Les coups de provoc’ de Marc Goblet (FGTB)

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 16 décembre 2014 06h46 | Ajouter un commentaire

Marc Goblet, secrétaire général du syndicat socialiste FGTB, était l’invité de Bel-RTL, ce lundi matin. Il a expliqué ce qu’il fallait mettre sur la table, selon lui, pour relancer le dialogue social, pour que les syndicats acceptent de négocier avec les patrons…

 

 

 

 

 

Un constat : les conditions imposées par Marc Goblet pour accepter de relancer la concertation sociale ne sont pas minces…

On traduit ses propos. Selon lui, conditions minimales : le gouvernement doit revenir sur le saut d’index, sur la modération salariale, sur la réformes des prépensions, ne pas prolonger l’âge légal, ne pas prévoir d’économies à la SNCB, ne pas réduire les effectifs de fonctionnaires dans les administrations fédérales, et laisser les patrons et les syndicats discuter de tous ces points entre eux. Le gouvernement doit aussi prévoir une taxation des grandes fortunes ou les plus-values.

Souvenez-vous, il y a près d’une semaine, quand le patron des patrons, Pieter Timmermans, dans notre studio, disait que les syndicats « ne voulaient pas négocier, mais jeter l’accord de gouvernement à la poubelle »… On mesure mieux ces propos maintenant que la FGTB dévoile ses intentions. On comprend mieux aussi, pourquoi il n’y a pratiquement pas de dialogue social pour le moment. Le gouvernement ne cèdera jamais sur autant de points.

 

La phrase choc de l’interview : « c’est Bart de Wever le premier ministre »

Ce n’est pas un geste d’apaisement, cette phrase. Elle sous-entend que Charles Michel et Kris Peeters, qui sont les numéros un et deux du gouvernement, n’ont rien à dire. C’est une provocation envers ceux qui sont aussi les deux interlocuteurs des syndicats dans ce gouvernement.

Soyons honnêtes. Que Bart de Wever décide de beaucoup, et qu’il ait obtenu beaucoup dans l’accord de majorité, c’est un fait. Il est le président du parti le plus important de la coalition, c’est donc tout à fait logique. Il en a toujours été ainsi dans notre histoire politique, que l’on qualifie souvent de particratie. Mais dire qu’il est le « Premier Ministre », c’est aller un pas plus loin dans la confrontation avec le gouvernement.

Là où Marc Goblet joue intelligemment, c’est quand il met le doigt sur les dissensions au sein de la coalition. Depuis la fin de la semaine dernière, le CD&V a pris ses distances avec les déclarations incendiaires de la NVA contre les syndicats. Et les Chrétiens-démocrates veulent le faire savoir. Il y a une vraie fracture entre les deux principaux partis flamands. Bart de Wever a dit que la FGTB souhaite la chute du gouvernement. La FGTB répond que le gouvernement peut tomber tout seul… 

 

Enfin, Marc Goblet a toujours du mal à se défendre, sur le niveau de son salaire…

4500 euros nets, exactement comme Anne Demelenne… La semaine passée, il balayait la question posée par l’un de nos auditeurs, d’un revers de la main. Ce lundi matin, il a tenté quelques arguments : son niveau de responsabilité, les sollicitations à tout moment, le week-end,… Débat démagogique, se défend-il. Débat pour tenter de le décrédibiliser, assurément.

 

Antonio Solimando

 

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