Quand Bart de Wever veut décrédibiliser les syndicats…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 11 décembre 2014 14h14 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Bart de Wever, président de la NVA, en direct depuis la commune d’Anvers, dont il est bourgmestre. Dans son viseur ce matin, des cibles traditionnelles : les syndicats, le PS, notamment…

 

 

 

 

 

 

Les deux phrases choc à retenir de l’interview : « la FGTB est le bras armé du PS » et la « grève de lundi est une grève politique ».

C’est en fait l’expression d’une même idée, dans le raisonnement de Bart de Wever : que c’est le PS qui dirigerait la manœuvre, pour déstabiliser le gouvernement.  L’objectif, vous l’avez compris, c’est de décrédibiliser les syndicats, de minimiser la sincérité de leur action.  Bart de Wever ne se débine pas, il reconnait que les décisions économiques prises par la coalition fédérale sont difficiles…mais à aucun moment il ne va reconnaitre l’indignation des syndicats comme légitime.  

Soyons précis : évidemment qu’une grève est politique. Quel est l’intérêt des syndicats, si ce n’est de tenter d’influencer les partis politiques du gouvernement, pour obtenir des mesures plus favorables pour les travailleurs ? On serait tenté de dire qu’une grève est toujours politique ! En fait, dans le français de Bart de Wever, il faudrait plutôt comprendre : « cette grève est politicienne ».

On remarque au passage qu’il prend l’exemple de la FGTB, et se garde bien de parler du syndicat chrétien -on dit souvent de la CSC qu’elle est proche du CD&V – pour ne pas embarrasser son partenaire de gouvernement chrétien-démocrate flamand. Et parce que pour le coup, on ne peut pas suspecter la CSC de vouloir à tout prix nuire à son « bras politique », ou espérer la chute du gouvernement. 

 

Un geste d’ouverture de Bart de Wever…Il est prêt à discuter de la taxation des plus-values….

Ni taxation sur les grandes fortunes, ni sur les loyers ou l’épargne. Mais pourquoi pas les plus-values, la spéculation. A condition de diminuer en contrepartie les charges sur le travail. Si c’est pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs (jouer sur le salaire net en poche), il y a là un vrai terrain d’entente qui se dégagerait avec les syndicats.

 

Une réaction à l’indignation de Laurette Onkelinx. « Ceux qui m’ont traitée d’hystérique sont des machistes » a-t-elle dit hier sur notre antenne…

Sans reprendre l’accusation, Bart de Wever en rajoute une couche sur l’opposition bruyante/radicale/exagérée de la cheffe de groupe socialiste à la chambre. « Au Nord, on n’est pas comme ça ! », répond Bart de Wever, en parlant des débats agités. Pour le président de la NVA, c’est une façon insidieuse de faire passer son message préféré : l’idée qu’il existerait en Belgique deux démocraties, de deux peuples différents.

 

Antonio Solimando

 

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