Syndicats/Patrons : Qui va faire tapis, qui bluffe?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 9 décembre 2014 11h27 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Pieter Timmermans, administrateur-délégué de la FEB, la fédération des entreprises de Belgique. Il flingue l’attitude des syndicats, qui refusent de négocier avec les patrons les détails de l’accord de gouvernement….

 

 

 

 

 

 

C’est l’information à retenir, de cette interview : la concertation entre les syndicats et les patrons n’a pas bougé d’un iota, depuis le début de la médiation…

La mission de Kris Peeters est un échec cuisant. Les syndicats campent sur leurs positions. Il faut voir cette négociation comme un jeu de cartes : les syndicats ont un mauvais jeu, et ils demandent au croupier, le gouvernement, de pouvoir taper dans la pioche. Ils menacent de faire tapis, plutôt que d’entamer la partie. De leur côté, les patrons ont des atouts, et jouent la montre. Il exposent leur bonne volonté, qu’elle soit sincère ou non. Vous avez remarqué qu’à aucun moment le patron des patrons ne ferme la porte à une taxation du capital, à un impôt sur les grandes fortunes, dans l’interview. Il dit même au syndicat libéral que l’on peut négocier cette mesure.  Et pourtant, on l’imagine mal, dans l’état actuel des choses, adopter cette nouvelle fiscalité. La partie n’est visiblement pas assez équilibrée, au yeux des représentants des travailleurs…

 

Le patron des patrons cite l’enveloppe bien-être, comme un point à négocier. Mais le montant et la mesure sont déjà acquis…

Seule la répartition, de combien va-t-on revaloriser les allocations sociales, le chômage un peu plus, les retraites un peu moins, voilà ce qui est négociable. Un détail, pour les syndicats alors qu’eux réclament l’abandon d’une des « mesures insupportables » (saut d’index, recul de l’âge légal), ou un transfert significatif des taxes sur le travail vers le capital. On a l’impression que tant que le gouvernement ne bougera pas sur la question de la taxation du capital– et singulièrement la NVA et l’Open VLD – aucun dialogue ne sera possible. Une information confirmée en coulisses, par des membres CD&V et même certains Réformateurs.

 

On n’a pas pu en parler dans cette interview: le Luxembourg va communiquer à la Belgique les entreprises qui ont bénéficié du « rulling »… Qu’en pense la FEB ?

Le rulling, on le rappelle, c’est une façon de contourner l’impot des sociétés, par un système de transfert d’argent vers le Grand-Duché. Pieter Timmermans rappelle que ce n’est pas une fraude, pas « illégal». Le patron des patrons n’est pas inquiet, pour les membres de la FEB qui seraient concernés.

 

Antonio Solimando

 

Laisser un commentaire

  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

Laisser un commentaire