La taxation du capital est-elle encore « socialiste » ?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 8 décembre 2014 13h32 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Didier Reynders, Vice Premier Ministre MR et Ministre des Affaires Etrangères, en direct depuis Kiev, en Ukraine, où la Belgique essaie de jouer les médiateurs, pour déminer la crise ukrainienne…

 

 

 

 

 

 

Didier Reynders semble minimiser l’ampleur de la tâche, en Ukraine…

Il range au rayon des « objectifs limités » : 1) Un cessez-le-feu effectif dans l’Est de l’Ukraine. 2) Un contrôle et un respect des frontières. 3) Le retour de l’aide humanitaire sur place. 4) La tenue de vraies élections locales dans la région.

Ce sont précisément les problèmes majeurs qui minent la région, qui ont justifié les sanctions européennes à l’égard de Moscou, et qui ont fait craindre un moment le retour d’une guerre froide entre l’Occident et le géant russe. Voir dans la réalisation de ces objectifs, une mission « limitée », c’est ce qu’on appelle un euphémisme…

 

On en parle peu, la Belgique préside le Conseil de l’Europe, en ce moment…

C’est dans ce cadre, qu’elle multiplie les rencontres internationales de premier plan. Le pape accueilli par le Premier Ministre Charles Michel. Ce voyage en Ukraine et en Russie. On rappelle qu’il ne faut pas confondre le Conseil de l’Europe avec le Conseil européen. Le Conseil (intergouvernemental) de l’Europe, c’est 47 pays qui ont décidé de respecter ensemble la charte des droits de l’homme, par exemple. Le Conseil européen, c’est la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats-Membres de l’Union Européenne, qui peuvent discuter et décider dans toutes les matières de la vie politique.

 

Sur la politique intérieure, entre Didier Reynders et les syndicats, ça reste la guerre froide, justement…

La guerre froide sans les armes de dissuasion, et sans le traité de non-prolifération ! Les syndicats réclament une fiscalité plus juste, or de tous les membres du MR, c’est Didier Reynders qui est le plus réticent, à une taxation du capital ! A chaque interview, il l’associe aux politiques socialistes. D’où la question : « la taxation du capital est-elle socialiste ? » On rappelle qu’elle défendue au sein du gouvernement fédéral par le CD&V, qui n’est pas vraiment un parti socialiste. Mieux. Charles Michel, lui-même, s’est prononcé, par le passé, pour une taxation de la spéculation.

 

Antonio Solimando

 

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