La démocratie et le PTB : je t’aime, moi non plus?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 1 décembre 2014 11h37 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole du PTB. Un thème récurrent, dans l’interview, le rapport du PTB (ses membres, ses dirigeants et les militants grévistes) avec la démocratie…

 

 

 

 

 

 

 

 

C’était la troisième intervention de Raoul Hedebouw à 7h50…Avec toujours les mêmes recettes, il faut bien l’avouer…

L’idée que le progrès social ne se fait pas (que) dans les salons, pas dans les gouvernements, mais dans la rue, il nous la ressort à chaque fois, avec le même exemple des congés-payés acquis en 36.

Sa façon de se défendre contre les critiques d’instrumentalisation de la grève : « nous ne surfons pas sur la vague, nous sommes dans la vague ».

Enfin, assez cocasse: pour une fois, on n’a pas demandé à Raoul Hedebouw s’il accepte le qualificatif d’ « extrême gauche ». On ne lui a pas posé la question, mais il y a quand même répondu, on s’autoproclamant : « gauche décomplexée ». Ca fait un peu penser à Jean-François Copé en France, avec l’UMP. Une façon polie de dire que la droite se rapprochait du FN. Une sorte d’élément de langage pétébiste, en somme.

 

Même sa façon de défendre les mouvements sociaux, c’était du typique Hedebouw…

Le constat tiré par une partie de l’opinion publique, c’est que les mouvements sociaux sont souvent dictatoriaux. On force les gens à faire grève. Raoul Hedebouw s’en défend, exactement de la même façon qu’il y a près d’un an, il défendait la « démocratie cubaine », quasi au mot près :

(02/2014) Cuba, une dictature ? « Faut une fois aller voir comment ça tchatche en rue là-bas, (…) les caricatures, je ne peux pas entrer là-dedans »

(12/2014) Les grèves, une dictature ? « Faut une fois aller voir quand vous êtes à piquet de grève, des centaines de travailleurs discutent, de projets de société,…ça fait du bien à la démocratie »

 

Un mot sur la démocratie au sein du PTB, justement…

Raoul Hedebouw confirme que les mandats de l’équipe dirigeante du parti sont dépassés depuis un an. Et que le congrès de reconduction n’aura lieu qu’en juin prochain. Le président Mertens ou le porte-parole Hedebouw sont donc en quelque sorte « hors la loi », hors-statut pour le moment. On peut toujours s’en inquiéter, dans un mouvement qui bénéficie désormais de financement public, puisqu’il a plusieurs élus.

C’est le point faible du PTB. Le manque de transparence, autour de son organe de décision. On se souvient que le parti avait subi plusieurs départs fracassants pendant la campagne : des candidats qui avaient déserté le PTB à cause d’une direction qualifiée de dictatoriale. Ils s’étaient réfugiés, dans d’autres mouvements de gauche.

 

Antonio Solimando

 

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