« Maison par maison », « dans les usines », la reconquête façon Di Rupo

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 21 novembre 2014 14h18 | Ajouter un commentaire

L’invité de Bel-RTL, Elio Di Rupo, ce matin à 7h50. Le socialiste se fera réélire par les militants, ce samedi soir, il est le seul candidat pour le poste de président de parti. Un parti qu’il veut lancer à la « reconquête des citoyens »…

 

 

 

 

 

 

Le fait : Elio Di Rupo n’assume aucune erreur tactique…

Non, rien de rien. Aucun regret sur rien. Ni sur la tactique d’opposition du PS, depuis cet été, ni sur son action en tant que premier ministre ces trois dernières années. Par exemple, Elio Di Rupo conteste tout saut d’index déguisé durant son mandat. Et pourtant, il y a bien eu modification du calcul du panier, et au final pour le portefeuille des citoyens, les mêmes effets qu’une non-indexation.

Intéressante à analyser son expression :  « le parti doit reconquérir les citoyens ». Reconquérir les citoyens, c’est d’abord ceux de gauche, partis au PTB ou dans des groupuscules protestataires.  « Maison par maison », « dans les usines », il ne choisit pas les exemples au hasard : Elio Di Rupo a forcé tous les candidats à faire du porte à porte, lors de la dernière campagne électorale. Pour être présent là où les petits partis étaient déjà passés pour récolter leurs signatures. Et puis dans les usines, l’électorat ouvrier est devenu un noyau électoral important du concurrent PTB…

 

Elio Di Rupo souhaite-t-il la chute du gouvernement ? Question simple, réponse ambigüe…

Dans l’interview, il évite le piège, et répond qu’il veut surtout faire reculer le gouvernement sur une série de mesures. Dans Le Soir, il disait ce matin que le « gouvernement tombera de lui-même, le moment venu ». Avant de se raviser, et de réfuter tout pronostic.

 

63 ans. Une expérience de 35 ans en politique. Mais un Elio Di Rupo toujours aussi prudent, à l’égard des journalistes et des interviews…

Il n’y avait pas de surprises, sur le contenu de l’interview, et pourtant, ce matin en studio, le président socialiste avait déballé ses notes. 5 pages A4 devant lui, avec les chiffres et les constats importants passés au fluo. Appelez-ça prudence, méfiance, ou expérience.

 

Antonio Solimando

 

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