La bonne et la mauvaise austérité, selon Courard (PS)

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 20 novembre 2014 13h55 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Philippe Courard, le nouveau président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a commenté les mesures d’économies wallonnes, et l’enquête judiciaire sur Jean-Charles Luperto, son prédécesseur au perchoir du parlement…

 

 

 

 

 

 

Le discours est rôdé, au PS : ne pas mettre sur le même pied les mesures d’économies wallonnes avec celles du fédéral…

Un peu comme le sketch des Inconnus sur les chasseurs : il y aurait la « bonne » et la « mauvaise » austérité. La Wallonne ne toucherait pas à la qualité de vie des citoyens. Mais en fait, le critère avancé par Philippe Courard ne résiste pas à l’analyse.

D’abord, sur la quantité : les efforts budgétaires réalisés au fédéral et en Wallonie sont de même ampleur, proportionnellement aux budgets de ces deux niveaux de pouvoir : 1,1 milliards d’économies sur 17 milliards d’euros de budget wallon, moins de 20 milliards de coupes sur 190 milliards au niveau fédéral.

Sur la qualité, Philippe Courard indique que les mesures wallonnes ne touchent pas le citoyen. Quand on rabote la déductibilité des titres-services, quand on réduit les primes énergie, et quand on taxe les petites entreprises, 10% de frais en plus, sur l’outillage, ce sont évidemment aussi les petits qui trinquent ! Dans le même esprit  que le saut d’index ou la hausse des accises fédérales.

 

Toujours sur les mesures du gouvernement PS-CDH, Philippe Courard hésite à se mouiller, sur le minerval, les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur…

Le minerval pour les étudiants dont les parents sont riches doit être augmenté. Proposition de Jean-Claude Marcourt. Le CDH, partenaire de gouvernement n’est pas favorable. Philippe Courard fait tout pour ne pas dire que c’est une « bonne mesure », il répète qu’elle doit être discutée. Une façon de ne pas en rajouter sur la dispute entre les deux partenaires de gouvernement.

 

Sur l’affaire Luperto, il parle d’un traitement « scandaleux ». Le mot est fort…l’explication moins claire…

Nous lui avons demandé des précisions après l’interview, il vise en fait les enquêteurs qui ont organisé les fuites, et les titres accusateurs de certains journaux. Il estime que certains sont allé trop loin. Cela dit, on le rappelle les faits reprochés, les perquisitions ne sont pas des rumeurs non-vérifiées, elles ont été communiquées et expliqués par le parquet de Namur, l’autorité officielle, en conférence de presse.

 

Antonio Solimando

 

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