Dette wallonne, chômage,..Les comptes difficiles d’André Antoine

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 17 novembre 2014 13h19 | Ajouter un commentaire

André Antoine (CDH), invité de Bel-RTL à 7h50. Le président du Parlement Wallon est revenu sur la dette wallonne, passée de 6 à 18 milliards d’euros en fin d’année passée…

 

 

 

 

 

 

L’ampleur de la dette wallonne a pourri la fin de mandat de ministre d’André Antoine…elle continue de le tracasser…

C’est vrai, ici, c’est Martin Buxant qui remet la question sur la table. Mais quand vous téléphonez à André Antoine, il revient souvent lui-même sur le sujet. Même lors du déplacement à Compostelle, premier grand déplacement d’une délégation du parlement wallon à l’étranger, l’un de ses objectifs était de convaincre d’autres régions, de contester la vision de l’Union Européenne, sur le calcul de la dette.

On le rappelle, l’an dernier, l’Europe a changé ses méthodes de calculs budgétaires. L’Union intègre dans la dette les dépenses engagées par tous les organismes publics, pas seulement le gouvernement : les sociétés de logements sociaux, par exemple. André Antoine a eu beaucoup de mal à l’admettre en fin de législature, il reste opposé à l’intransigeance de l’Europe, sur ce plan. Les dépenses d’investissements sont bien entendu nécessaires, pour avoir une économie performante. « Ce que l’Europe exige des régions, c’est un peu comme si on vous demandait d’acheter votre maison en cash ». L’exemple choisi par le président du parlement est efficace. Problème : la Wallonie n’est pas n’importe quel ménage qui fait des plans sur l’avenir. C’est aussi un ménage déjà surendetté. Essayez donc, vous, de contracter un prêt alors que vous êtes déjà surexposé !

 

Quelques libertés avec les chiffres ou la vérité, notamment sur les chiffres du chômage…

André Antoine, ancien ministre wallon de l’emploi, parle de baisse du chômage wallon, mais il oublie de préciser qu’on ne tient pas compte, dans ces chiffres, des chômeurs exclus, ou de ceux dont l’allocation est suspendue.

Sur l’emploi toujours, il dénonce l’exclusion de jeunes chômeurs au 1er janvier, sauf que dans son programme, le CDH ne voulait pas supprimer la réforme des allocations d’insertion, mais en corriger quelques paramètres, notamment par rapport au travail intérimaire.

Enfin, André Antoine dit partager l’avis de Philippe Maystadt sur la NVA. Pour l’ancien président du PSC, « Le CDH aurait dû négocier avec la NVA ». Ne pas dire non à la note de l’informateur Bart de Wever. (C’est ce qu’il a dit à nos confrères du journal Le Soir et de La Première samedi). En vérité, ça n’est pas ce que dit André Antoine. Mais avec son aplomb, il vous ferait passer une divergence pour un accord…

 

Antonio Solimando

 

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