Kristof Calvo (Groen) et l’omnipotence de GDF-Suez

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 14 novembre 2014 13h37 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL ce matin à 7h50 : Kristof Calvo, le chef de file du groupe Ecolo-Groen à la chambre. GDF-Suez a annoncé hier espérer relancer deux réacteurs nucléaires en panne à la fin de l’hiver, l’écologiste flamand réagit…

 

 

 

 

 

 

L’objectif, clair, de l’écologiste : Décrédibiliser l’énergie nucléaire et ceux qui la fabriquent…

Parce qu’elle présente des risques, en termes de stockage de déchets radioactifs, de sécurité d’approvisionnement. Et de sécurité tout court. Cette stratégie a été employée par Ecolo et Groen pendant la campagne électorale, elle se poursuit de plus belle, depuis le début de la crise énergétique en Belgique, depuis la médiatisation du fameux « risque de blackt-out ».

Un exemple, tout simple, pour vous faire comprendre, ne serait-ce qu’au niveau du langage : Quand l’Etat parle de « microfissures » dans les réacteurs. Les partis verts insistent sur leur nombre « 8000 fissures », histoire de ne pas en minimiser l’impact.

On relève aussi un peu de mauvaise foi, dans l’interview de Kristof Calvo : il veut nous faire croire que GDF-Suez décide elle-même de relancer des réacteurs à l’arrêt. En fait, le communiqué de l’énergéticien précise bien que les réacteurs seront remis en marche « sous réserve de l’approbation de l’AFCN ». L’AFCN, c’est l’autorité qui contrôle les centrales nucléaires.

 

Une contradiction apparente, soulignée dans l’interview : Kristof Calvo est un opposant hyperactif à la NVA au fédéral…mais associé à ce parti au niveau communal !

Kristof Calvo s’est fait remarquer à la chambre, lors de la présentation de l’accord de gouvernement, parce qu’il n’a rien lâché, il a analysé tous les chiffres pour mieux souligner selon lui les injustices que la coalition allait provoquer…Et l’absence totale d’engagement écologique ambitieux dans l’accord. Un double clash gauche-droite. Et vert-droite.

 Ce même Calvo est associé au parti nationaliste à Malines. Et n’y voit aucun inconvénient. C’est aussi ce qui explique, parfois, le désarroi des électeurs en Belgique, perdu dans la brume de notre système politique proportionnel.  Même si, on le rappelle les enjeux locaux sont très différents: Schématisons très fort, il est plus facile de s’accorder sur le ramassage des poubelles, que sur la fiscalité, la vision économique et institutionnelle que doit en principe, insuffler un gouvernement fédéral.

 

Antonio Solimando

 

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