Pourquoi nos politiques nous parlent de François Hollande?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 7 novembre 2014 13h31 | Ajouter un commentaire

Le Vice Premier Ministre Alexander De Croo était l’invité de Bel-RTL, à 7h50. Le libéral flamand est revenu sur la contestation sociale d’hier. Il a concédé avoir été impressionné par le nombre de manifestants…

 

 

 

 

 

 

Le gouvernement et les syndicats se sont vus, hier ils ont accordé des interviews avant, après…Mais personne ne dévoile son jeu…

Peu de concret, depuis hier. Pas moyen de savoir si les syndicats ont des exclusives, des conditions sine qua non, avant d’accepter de s’asseoir autour de la table avec les patrons et le gouvernement. Vont-ils exiger le retour de l’index avant même de négocier le reste ? Pas moyen de le savoir pour le moment.

Du côté du gouvernement, on a compris qu’il n’était pas question d’abandonner le saut d’index et la retraite à 67 ans. Mais à part ça, ce n’est pas clair non plus.

On a eu un échantillon de ce qui divise le gouvernement et les syndicats, hier, en regardant les images de la manif. Mais même le langage les oppose : le gouvernement parle d’une « grande marge de négociation disponible pour les syndicats » Les syndicats, eux, jugent qu’il ne reste que des miettes à se négocier.

 

On relève aussi que le gouvernement ne parle pas tout à fait d’une seule voix, vis à vis de la concertation sociale…

Première contradiction : Kris Peeters, chargé de déminer le terrain, dit vouloir relancer la discussion au sein du Groupe des 10, donc entre syndicats et patrons. Alors que d’autres membres du gouvernement évoquent un dialogue à trois : syndicats-patrons-gouvernement.

Contradiction aussi, entre la position d’ouverture, mais ferme de Charles Michel et Alexander de Croo vis à vis de la concertation sociale, et la ligne dure, sèche, fermée de Bart de Wever.

Depuis quelques jours, dans les éléments de langage du gouvernement, on entend aussi parler beaucoup de François Hollande comme d’un exemple à ne pas suivre : la France, c’est le mauvais élève sur le déficit public, la France c’est l’incarnation de la rage taxatoire, et comme par hasard ce sont des socialistes qui la dirigent, cette France. Quant Bart de Wever hier ou Alexander de Croo ce matin font référence à François Hollande, c’est à l’image du PS qu’ils veulent renvoyer les manifestants. Pas le PS français, mais celui de Belgique Francophone. De Wever et De Croo sous-entendent que chez nous, l’opposition socialiste n’a pas les bonnes recettes, pour relancer notre économie.

 

Antonio Solimando

 

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