Reynders (MR) : « La NVA a la main sur tout, sauf sur moi »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 5 novembre 2014 13h07 | Ajouter un commentaire

Le Vice-Premier Ministre MR Didier Reynders était l’invité de Bel-RTL ce matin. Il ne s’était plus exprimé en direct depuis la formation du gouvernement. Il a commenté la mobilisation syndicale qui se prépare, avant la grande manifestation de demain…

 

 

 

 

 

 

Face aux syndicats, Didier Reynders tente une sorte de double déstabilisation…

Il a trouvé deux points faibles, deux plaies dans les biceps tendus des syndicats. Et il appuie dessus très fort. D’abord, la mobilisation asymétrique : on risque d’assister à une forte mobilisation côté wallon, et un mouvement moins suivi au nord du pays. Didier Reynders accuse donc les syndicats de faire du communautaire, de diviser le pays. Et alerte sur « les risques de tension ». Or dans l’absolu, un gouvernement peut très bien prendre des mesures qui touchent davantage une communauté plutôt que l’autre. Surtout quand l’une des régions est plus défavorisée économiquement.

L’autre plaie syndicale. C’est l’étiquette socialiste du patron francophone de la FGTB, Marc Goblet. Didier Reynders n’hésite pas à le rappeler, suspectant donc la FGTB d’avoir des visées plus politiques que sociales.

 

Sur l’aspect personnel, on se contentera de cette unique confidence : Didier Reynders est « déçu », de ne pas avoir décroché le poste de commissaire européen…

Il en parle au passé, de cette déception. Il n’empêche, il n’avait plus donné d’interview en direct en radio ou en télé depuis deux mois, depuis la désignation de Marianne Thyssen. Preuve qu’il y avait probablement plus qu’ « une déception sur le moment même».

 

Pas une fois au cours de l’interview, le Vice Premier n’a prononcé le nom de Charles Michel… 

Pas une fois. Il a parlé de « ce gouvernement », mais jamais du Premier Ministre. A ce sujet, une petite phrase prononcée par Didier Reynders est passée un peu inaperçue ce matin, mais mérite qu’on s’y attarde.  Une phrase de Didier Reynders dans le journal Le Soir. « La NVA a tous les leviers », font remarquer nos confrères. Didier Reynders réplique : « la NVA a la main sur tout, sauf sur moi ».

On peut y voir un tacle discret sur Charles Michel, le chef du gouvernement et président du MR au moment de la négociation, à qui Didier Reynders semble reprocher d’avoir capitulé face aux nationalistes.

 

Antonio Solimando

 

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