Bracke (NVA) : « J’ai été socialiste pendant plusieurs années »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 4 novembre 2014 13h45 | Ajouter un commentaire

Siegfried Bracke, le président de la chambre, était l’invité de Bel-RTL ce matin en direct. Martin Buxant lui a demandé ce que ça fait, pour un nationaliste flamand NVA, de se retrouver 2ème personnage de l’Etat, dans l’ordre de protocole de la Belgique…Sa réponse? « Rien ».

 

 

 

 

 

 

Rassurer, ne pas véhiculer les préjugés sur les francophones : un Bracke très consensuel, ce matin dans nos studios…

 « Pas de communautaire pendant 5 ans », la phrase répétée inlassablement par les membres NVA de la majorité. Sur ce plan, le président de la chambre a été en quelque sorte un pionnier, un visionnaire. Il avait été le premier, dans son parti, il y a un an, à oser se répandre dans la presse, pour appeler de ses voeux un gouvernement uniquement socio-économique avec la NVA, au fédéral. Et tant pis pour le confédéralisme, remis aux calendes grecques. A l’époque, il s’était fait taper sur les doigts par Bart de Wever, « pas encore prêt à lâcher officiellement les revendications communautaires ».

Les faits ont donné raison à Siegfried Bracke.

Cela dit, pas d’angélisme : D’abord rien ne dit que les sujets communautaires seront absents de la législature. L’opposition relève déjà des points suspects, dans les décisions budgétaires, notamment les coupes dans les institutions culturelles fédérales et Bruxelloises.

Et puis Bracke reste ce qu’il est : un Orangiste. Un adepte de la grande réunion de la Flandre avec les Pays-Bas. Un peu comme les rattachistes, qui prônent l’annexion de la Wallonie à la France. Il ne va pas devenir le grand défenseur de la Belgique fédérale du jour au lendemain.

 

Un élément marquant : le président de la chambre admet que la collaboration est un crime…

Mais sans renier les propos et les actes de ses collègues Jan Jambon et Théo Francken. La justification est assez lapidaire. Siegfried Bracke dit préférer s’occuper des problèmes de ce siècle. Et pourtant le racisme, les régimes autoritaires, et le respect des valeurs démocratiques sont encore des fléaux d’aujourd’hui.

 

Un mot sur la forme. Bracke s’exprime plutôt bien en français…

Mais il parlait assez lentement, ce matin. Petite confidence de l’intéressé, après coup : « c’est pour que l’interview dure moins longtemps ». Comprenez : pour qu’on puisse aborder un minimum de sujets…

 

Antonio Solimando

 

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