Joëlle Milquet, le Grand Pardon et la Réconciliation…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 3 novembre 2014 12h10 | Ajouter un commentaire

Joëlle Milquet, Vice-présidente CDH du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était l’invitée de Bel-RTL, ce matin. Elle a lancé un appel aux présidents de partis francophones : « les intérêts des Belges francophones sont en danger, il faut se revoir, pour reformer un front uni… »

 

 

 

 

 

 

Après Benoit Lutgen vendredi, Joëlle Milquet tente à son tour de réconcilier les partis francophones…

Sortie médiatique groupée. La sortie du président du CDH a un peu fait pschiit. Aucune réaction dans les autres partis francophones. Juste celle d’Isabelle Durant, dans le studio de Bel-RTL vendredi, parce qu’on lui a posé la question, mais pour indiquer une fin de non-recevoir. Joelle Milquet en rajoute une couche. Et à ce jour, elle n’a pas plus de succès.

En fait, le CDH le sait : si le besoin se fait sentir, les présidents de partis francophones vont naturellement prendre contact. Sur des dossiers ciblés, urgents. Comme en 2007, lorsqu’il était question de réforme de l’Etat, au milieu des négociations de l’orange bleue.

 

Pour l’heure, on est surtout dans le plan com’, chez les Humanistes…

On est toujours dans cette lutte entre les partis d’opposition pour exister : le PS est sorti bruyamment et intensivement, Ecolo a lancé des opérations de critiques chiffrées sur des sujets-cible, comme la SNCB. Le CDH se devait de trouver sa place, dans l’opposition. Et c’est le terrain du rassemblement, qu’il tente sa chance. On relève que Joelle Milquet souligne plusieurs fois qu’elle est une « Fédéraliste convaincue », et pourtant dans les faits :

1) Elle appelle à développer un Front Francophone (pas vraiment le fédéralisme de réconciliation avec la Flandre).

2) Elle veut développer le comité de concertation qui est, par définition, l’organe typique de gestion confédérale du pays…il regroupe les régions et le fédéral autour d’une table, pour concilier les points de vue.

3) Le CDH n’a pas voulu entrer au gouvernement fédéral avec la NVA pour ne pas rentrer dans le jeu communautaire, mais aujourd’hui, il invite à parler de sujets totalement communautaires comme la communauté métropolitaine bruxelloise, les circulaires linguistiques dans les communes à facilités,…

La NVA a relevé la contradiction et la tourne à son avantage, ce matin. Qui fait du communautaire ? Pas la NVA, selon le parti de Bart de Wever, mais bien le CDH.

 

Antonio Solimando

 

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