Borsus (MR) : Réforme fiscale? Pas pour le moment

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 30 octobre 2014 13h33 | Ajouter un commentaire

Willy Borsus, ministre des classes moyennes et des petites et moyennes entreprises, entre autres, était sur Bel-RTL ce matin. L’invité de 7h50. Sa première interview en direct depuis sa nomination. Avec une grande question : la classe moyenne n’est-elle pas la victime de ce gouvernement?

 

 

 

 

 

 

De cette interview, on retient que la classe moyenne doit en quelque sorte prendre son mal en patience…

Prendre son mal en patience, et comprendre que le gouvernement cherche avant tout à stopper l’hémorragie de faillites et de pertes d’emploi. C’est le message entre les lignes, que l’on a reçu ce matin.  Jamais Willy Borsus ne va évidemment pas reconnaitre officiellement que c’est cette classe moyenne qui paye le plus lourd tribut aux mesures économiques du nouveau gouvernement… Alors que les plus grandes entreprises bénéficient de report de charges (baisse des cotisations salariales) et de saut d’index, et que les plus précarisés voient eux leurs allocations revalorisées.

Or dans les faits, si on additionne le saut d’index, la hausse des accises et taux de TVA divers ce sont les principaux consommateurs, la classe moyenne, qui se voit amputée de pouvoir d’achat. Une partie de cette frange de la population a voté MR pour sa promesse de réforme fiscale, réforme évoquée mais pas du tout assurée ni concrétisée, dans l’accord de gouvernement.

 

« L’état des finances ne nous permettent pas de faire cette réforme pour le moment », selon Willy Borsus…

Ce à quoi on peut répondre que la situation d’endettement de la Belgique était connue pendant la campagne électorale. La plupart des partis – MR en tête – ont proposé de gros cadeaux fiscaux aux électeurs sont pris à leur propre piège. Cela dit, la réforme n’est pas possible « pour le moment », la précision est importante. La coalition table sur une reprise de la croissance au niveau mondial, peut-être dans trois ans, pour pouvoir un peu desserrer le nœud de cravate.

Si elle intervient réellement vers 2018, la réforme fiscale interviendrait pile avant les prochaines élections législatives, et sauverait la mise, électoralement, pour les 4 partis du gouvernement fédéral. La classe moyenne, c’est le corps business, le public-cible des libéraux, de la NVA et du CD&V. En revanche, cette réforme n’aurait pas le temps de réellement produire des effets sur la consommation, avant le scrutin.

 

Antonio Solimando

 

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