Ska (CSC) : « Mme Galant, étudiez vos dossiers et apprenez la règle de trois »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 24 octobre 2014 12h41 | Ajouter un commentaire

Marie-Helène Ska, invitée de Bel-RTL à 7h50 ce matin.  La secrétaire générale du syndicat chrétien, la CSC, a répondu aux questions de Martin Buxant.. Notamment, sur l’action de saccage de la vitrine du MR, organisée par la FGTB Namur… 

 

 

 

 

 

 

La patronne francophone de la CSC n’a pas vraiment condamné les opérations choc de la FGTB contre la façade du MR…

Elle marche sur des œufs, sur la question. Son message : « Ce n’est pas sa vision des choses », mais elle ne dénonce pas l’opération non plus, mieux, elle « comprend la frustration ».

Comment interpréter cette prudence ?

1) D’abord la CSC n’est pas à l’abri de débordements identiques. Et les grèves sauvages prouvent que la base militante échappe pour le moment au contrôle de la direction des organisations syndicales.

2) Condamner, c’est montrer une faille dans le front commun, l’organisation commune aux trois syndicats, qui est en place pour les prochaines semaines des actions de protestation. Et une façon d’arriver face aux patrons et au gouvernement en ordre dispersé, c’est évidemment perdre de l’influence.

 

Une impression, tout au long de l’interview, on sent Marie-Helène Ska assez mesurée…

Calme, volonté d’éviter les mots forts, les condamnations fortes. C’est une façon de se démarquer de la fougue de l’homologue de la FGTB Marc Goblet. Calme, nuance. Sauf, quand le sujet des économies à la SNCB est abordé dans l’interview. La patronne francophone du syndicat chrétien s’adresse à la ministre de la mobilité Jacqueline Galant, pour lui dire : « Etudiez vos dossiers, et apprenez à faire une règle de trois ». Et ça, c’est cash.

 

Le « debrief de 7h50 », ça sert aussi à faire de la vérification. Et quand Marie-Hélène Ska soutient qu’elle n’a pas été invitée par le gouvernement pour discuter…elle ment ?

Elle a bien été invitée à plusieurs reprises. On le sait désormais à bonne source. Mais elle a n’a pas honoré l’invitation. « C’était une entrevue pour faire connaissance, pas une invitation à négocier » se défend a posteriori la secrétaire générale. Ce qui est vrai, c’est que dans la logique syndicale, il n’est pas question de négocier sur des miettes. Il y a dans l’accord de gouvernement des passages inacceptables pour les syndicats. Le saut d’index et la baisse de cotisations sociales, par exemple. Accepter la concertation sociale sur ces points, ce serait valider le choix du gouvernement, et ne pouvoir en négocier que des détails. A la FGTB et à la CSC, c’est impensable.

 

Antonio Solimando

 

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