Lacroix (PS) : une chanson, une insulte et des chiffres…

Par Fabrice Cecchi dans #Debrief7h50 , le 20 octobre 2014 12h27 | Ajouter un commentaire

Christophe Lacroix, le Ministre Wallon du budget a donné sa première interview radio en direct depuis sa nomination ce matin, sur Bel-RTL.
« Est-il interdit d’être de droite? » Question posée au Ministre socialiste, après l’opposition virulente de son parti la semaine dernière à la chambre…

 

 

 

 

Le Ministre a poussé la chansonnette, « Le temps des Cerises », en fin d’interview. C’est du jamais vu dans l’invité politique de 7h50…

Tentative de recherche de buzz – claire – ce matin. Même si Christophe Lacroix chante effectivement très bien. Pour votre info, il est baryton !
Le Ministre n’est pas un novice, en matière de communication moderne : on se souvient de ses clips vidéo de fin d’année, bucoliques, pour souhaiter les bons vœux. On se souvient de son dernier slogan de campagne, simple : « Avec Lacroix, j’y crois ». Court, simple à retenir, façon : « le changement c’est maintenant ». Voici donc la chanson : l’avantage, c’est qu’il se démarque, ça rend sympathique. L’inconvénient, c’est que c’est une minute perdue pour parler politique, projet de société. Sur 7 minutes d’interview. Et puis, c’est aussi l’assurance, pour les 5 ans qui viennent, qu’à chaque sortie, les journalistes, les collègues de gouvernement, les sympathisants, tous lui réclament une chansonnette…

 

A souligner aussi : l’insulte. Le « salopard » adressé à Bob Maes…

L’homme par qui le scandale est arrivé…Bob Maes, l’ancien collabo de la seconde guerre mondiale, celui dont deux membres de la NVA ont fêté l’anniversaire dimanche passé. Avec cette insulte, on comprend que le PS n’a pas choisi de calmer le jeu, après les excès de bruit ou de vocabulaire de la semaine dernière.

 

En marge de l’interview, des chiffres budgétaires nouveaux, révélés par le Ministre…

Christophe Lacroix a évoqué par deux fois dans l’interview le terme « loyal » en parlant du gouvernement fédéral.
Mais il relève les mauvais effets des décisions de Charles Michel pour la Wallonie :
Le saut d’index va permettre d’économiser 13 millions d’euros en 2015, sur le salaire des fonctionnaires wallons, mais va priver la Wallonie de 65 millions de rentrées fiscales. Parce que le saut d’index, c’est une perte de salaire pour la population active.
L’augmentation des frais forfaitaires – ça c’est positif pour le contribuable – sera financé en partie par les régions. Pour la Wallonie, un cout de 30 millions l’an prochain, 65 en 2016. Enfin, on parle de 3 millions d’euros de couts supplémentaires pour les TEC. La hausse des accises sur le diesel, c’est évidemment un cout supplémentaire pour les bus, de la société de transports, en Wallonie.

 

Antonio Solimando

 

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