Hoyos (Ecolo) : PS et CDH se donnent en spectacle…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 20 octobre 2014 09h31 | Ajouter un commentaire

La coprésidente d’Ecolo Emily Hoyos était l’invitée de la rédaction ce vendredi à 7h50. Elle a livré son regard, sur les événements de la semaine : les débats agités autour du vote de confiance au nouveau gouvernement…


 

 

 

 

 

Après une semaine agitée à la chambre, la coprésidente d’Ecolo renvoie dos à dos le duo PS/CDH et la NVA…

Elle stigmatise le mauvais spectacle, donné par les autres partis francophones. Ecolo doit exister dans une opposition francophone très forte. Et il faut bien le dire très musclée cette semaine, parfois dans les excès de langage ou de bruit, du côté des socialistes et des Humanistes. Emily Hoyos reprend à son compte la tactique qu’elle avait adoptée pendant la campagne, astuce également utilisée par Benoit Lutgen et Olivier Maingain aussi d’ailleurs : rester en dehors de la mêlée, quand le débat devient trop politicien, quand les attaques se font en dessous de la ceinture. C’est sa façon de se démarquer des autres partis francophones d’opposition, qui ont tous élevé la voix cette semaine.

 

Disons-le : Ecolo n’a pas vraiment tiré son épingle du jeu, cette semaine…

Ses arguments ont été peu entendus, au milieu de la foire d’empoigne. Et pourtant, il y a toute la réflexion sur les transports publics, l’absence de vrais engagements sur l’environnement, dans l’accord de gouvernement.

Mais la tactique n’a pas payé. Pour une raison simple : l’opposition sur les casseroles de la NVA a occulté tout le reste, le fond de la déclaration gouvernementale et les critiques de ce projet. Et la durée des sujets dans les journaux radio et télé n’est pas extensible.

 

Un regret dans l’interview de ce vendredi matin: Emily Hoyos n’a pas annoncé sa décision, sur son avenir à la tête d’Ecolo.

On ignore toujours si elle va se représenter comme (co) présidente du parti. Emily Hoyos est partie un mois à l’étranger, en fin d’été, pour prendre du recul, méditer, elle avait promis une décision en octobre. Pas pour tout de suite, visiblement.

 

Avec un peu de recul sur l’actualité politique qu’on a connu cette semaine… Quel regard porter sur l’intronisation du gouvernement ?

C’est un peu comme un vainqueur du Tour de France qui triomphe une année où le peloton est décimé par des affaires de dopage. Façon Marco Pantani en 98 en pleine affaire Festina. Le gouvernement a fait son job, le Premier Ministre a bouclé son Tour cycliste, il a mouillé son maillot dans les cols. Mais sur le podium, au moment où il doit recevoir le sacre, le côté solennel est un peu gâché :

-La prestation de serment, entachée de signes politiques le V de la Victoire NVA.

-La déclaration gouvernementale à la chambre, moment le plus intense de notre démocratie, chahuté par les cris de l’opposition.

Jeudi dernier, Charles Michel était sur un nuage, comme dans un rêve, au congrès de participation du MR. Depuis, il a fait quelques cauchemars éveillés.

 

Antonio Solimando

 

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