Quand Charles Michel se pose en rassembleur…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 14 octobre 2014 12h36 | Ajouter un commentaire

Le nouveau Premier Ministre a choisi Bel-RTL pour sa première sortie radio en direct. Charles Michel était invité ce matin à 7h50 et dans le journal de 8H. Debrief de 20 minutes d’interview…

 

 

 

 

 

Sur la forme, Charles Michel donne l’image d’un Premier Ministre posé…

Calme. Détendu. Charles Michel est nouveau dans la fonction de Premier Ministre mais pas dans celle de l’interviewé. Ce qui frappe aussi, sur la forme, tout au long de l’interview, il distille les mots-clés d’unité, de rassemblement. Relevons les mots qu’il a utilisé: « Réconcilier », « Cohésion sociale », « j’ai sauvé le pays », rassembleur, « je souhaite rassembler, dans les deux langues du pays ». Tous ces mots doivent donner une image de Premier Ministre rassembleur et défenseur de tous les Belges…L’idée, c’est évidemment de contredire l’opposition, qui surligne en rose fluo son impopularité, côté francophone, le manque de représentativité de son parti au Parlement,…

 

« Faire de ses critiques un atout », c’est important en politique. Charles Michel prend donc ce dicton au pied de la lettre…

 On l’accuse d’avoir mis au point un gouvernement pro-flamand ? Il se pose en rassembleur. On l’accuse d’être le gouvernement des patrons ? Il se définit comme plus social que Di Rupo ! 

 

Charles Michel revendique aussi, comme tout nouveau Premier Ministre, de rompre avec les mauvaises habitudes du passé….

Parlant des déclarations gouvernementales de ses prédécesseurs comme des catalogues de bonnes intentions… Objection : il manque aussi des chiffres dans l’accord du Gouvernement Michel et dans l’interview du jour du Premier Ministre sur Bel-RTL : sur la réforme fiscale, annonce sans perspective concrète, pour le moment. A plusieurs reprises, dans l’accord de gouvernement, on annonce de beaux objectifs, en terme de mobilité par exemple, de justice résorption de l’arriéré judiciaire, en terme de création d’emploi : sans chiffres et avec des mesures qui restent à définir ou dont l’efficacité reste à prouver.

 

Sur l’âge légal de la pension, repoussé de deux ans : le chef de gouvernement revendique son sens des responsabilités…

C’est vrai, c’est une décision impopulaire, et le système de financement des pensions est en péril, à cause du vieillissement de la population. Mais la mesure ne figurait pas dans les programmes électoraux On peut donc se demander pourquoi, si cette mesure était indispensable, elle ne retrouvait pas dans les programmes des 4 partis de la coalition avant les élections. Les électeurs ne l’ont pas validée, ils n’ont pas mandaté les partis pour cette mesure. Il y a là une dose de déficit démocratique.

 

Antonio Solimando

 

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