Benoit Lutgen et les comparaisons d’extrême droite….

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 13 octobre 2014 12h33 | Ajouter un commentaire

Le président du CDH Benoit Lutgen était l’invité de la rédaction, à 7h50, sur Bel RTL. Au micro de Martin Buxant, il a dit tout le mal qu’il pensait du nouveau gouvernement, notamment du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA)…

 

 

 

 

 

 

Le CDH avait qualifié la N-VA de parti d’extrême droite avant les élections, le président continue sur le même registre après le scrutin…

Avant le 25 mai, il parlait de parti d’extrême droite, raciste. Cette fois, c’est à Jean-Marie Le Pen, que le président Benoit Lutgen compare Jan Jambon, ministre de l’intérieur, chef de file des nationalistes au gouvernement. Vous vous souvenez, le fondateur du front national avait parlé des chambres à gaz nazies comme un point de détail de l’histoire de la guerre.

Bref, Benoit Lutgen met sur le même pied : minimiser sa participation à des réunions avec des personnes qui excusent la collaboration des flamands pendant la guerre, et minimiser l’extermination des juifs. La comparaison est sulfureuse. On se souvient dans le même registre du discours du Roi Albert comparant la NVA au populisme des années 30. Et la polémique que cela avait engendré.

 

Sur Charles Michel, Benoit Lutgen semblent s’attaquer autant à la personne du Premier Ministre qu’aux futures mesures de son gouvernement…

Regardez de plus près les mots utilisés dans l’interview :

-Charles Michel, c’est un fils défendu par son papa Louis Michel.

-Charles Michel est mal éduqué, parce qu’il renie sa parole.

-Charles Michel confond courage et inconscience, sous-entendu : c’est un naïf…

Benoit Lutgen y ajoute une leçon de morale : « Bien mal acquis ne profite jamais ». Le président du CDH ponctue l’interview en expliquant qu’il sera bien difficile de renouer le dialogue politique avec Charles Michel à l’avenir. L’interview de ce matin n’aura rien arrangé.

 

Sur l’accord de gouvernement, Benoit Lutgen veut prouver qu’il est constructif, qu’il ne rejette pas tout en bloc.

Il cite deux exemples de bonnes mesures : la réduction des cotisations patronales et l’extension du congé parental, pour s’occuper des enfants malades. Une mesure de droite, et une de gauche..Ca tombe bien, pour un centriste ! Ce qui n’empêche pas le président du CDH, entre temps, de qualifier l’accord de gouvernement d’ultra-libéral…

 

Antonio Solimando

 

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