Fonck (CDH) :  » Je subis des insultes, dans le dossier de survol de Bruxelles »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 6 octobre 2014 05h13 | Ajouter un commentaire

La Secrétaire d’Etat en affaires courantes, la CDH Catherine Fonck, était l’invitée la rédaction ce vendredi. Elle a hérité depuis neuf semaines des matières de l’énergie (avec le risque de pénurie d’électricité) et des transports (avec l’épineux survol de Bruxelles)…et déclare être victime de violences, insultes et menaces en permanence. 

 

 

 

 

 

 

L’intérêt de notre « #débrief7h50 », c’est aussi de souligner ce que la Ministre n’a pas dit. Ce matin en l’occurrence, sur la formation du gouvernement : qu’elle n’a pas voté contre la participation de son parti aux négociations fédérales…

Contrairement à son président de parti Benoit Lutgen, qui a rejeté la négociation avec les libéraux, le CD&V et la NVA, elle s’est abstenue. Elle l’a dit à La Libre Belgique, ce vendredi matin. Elle me l’avait confié il y a quelques semaines. Elle n’a pas eu le temps de dire sur antenne, mais ça, c’est la loi de la radio, où le temps est compté: 8 minutes imparties, au maximum.

 

Comment interpréter cette sortie ? Pourquoi révéler qu’elle n’a pas partagé la ligne de son président en juillet ?

Deux éléments. D’abord – et on l’a observé chez une autre éminence du CDH, Maxime Prévot, quand il était venu dans ce studio à 7h50 il y a trois semaines – l’idée, c’est de contenter la frange de centre-droit de l’électorat Humaniste. Électorat favorable à une réforme fiscale, notamment, qui aurait été possible dans ce gouvernement.

En montrant qu’il y a eu débat, au CDH, et que tous les membres du bureau de parti n’ont pas tous voté le rejet de la participation aux négociations fédérales, Catherine Fonck contribue à casser l’image de parti scotché au PS.

 

Pourquoi cette sortie ? Il y a aussi une explication à chercher dans le futur de Catherine Fonck…

Quand le gouvernement fédéral sera formé. En principe, dans quelques jours, elle devrait redevenir chef de groupe du CDH à la chambre. Elle siégera donc dans l’opposition. A côté des PS, Ecolo, et PTB, qui joueront un rôle d’opposition de gauche, très virulente, à l’égard du gouvernement, le CDH se différencie déjà : il sera plus conciliant, votera peut-être certaines mesures socio-économiques qu’il juge bénéfiques. Mais sera intraitable sur les projets communautaires, ou qui seraient contraires aux intérêts des francophones.

Le CDH se différencie des autres partis francophones d’opposition. La différenciation de l’offre politique, c’est un des principes de base, du marketing électoral.

 

Antonio Solimando

 

 

 

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