Vervoort (PS) : « Radier les terroristes? Pas la solution miracle »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 2 octobre 2014 12h41 | Ajouter un commentaire

Le Ministre-président de la Région Bruxelloise, Rudi Vervoort, était l’invité de la rédaction ce matin. Il a répondu aux attaques de la NVA. Le parti nationaliste flamand reproche à Bruxelles son laxisme, en matière de lutte contre les terroristes de retour en Belgique après un séjour en Syrie….

 

 

C’est ce qui s’appelle « botter en touche » !

Des fameux talents de rugbyman, Rudi Vervoort. On résume la ligne de défense : les critiques de la NVA sont opportunistes et infondées. Opportunistes parce que le parti de Bart de Wever lorgne sur le portefeuille de l’Intérieur, au sein du futur gouvernement fédéral – c’est vrai, la NVA a d’ailleurs toujours été très offensive, sur le dossier du radicalisme, des djihadistes.

Infondées parce que le dossier relèverait du fédéral.  En fait, Rudi Vervoort rejette la responsabilité du suivi des terroristes sur le fédéral.  Et il minimise le rôle que les communes peuvent jouer dans cette lutte… Ce faisant, il soutient le contraire du bourgmestre de Bruxelles, et du même parti que lui.

 Yvan Mayeur nous disait dans ce même studio la semaine passée, que radier les combattants islamistes de retour de Syrie, ça les force à se signaler, pour récupérer leurs droits. Les autorités peuvent alors localiser ces personnes et les encadrer. Pour Rudi Vervoort, les radiations ne règlent aucun problème…

 

La vérité, c’est que la NVA est parvenue à faire du dossier, politiquement, une guerre entre Anvers et Bruxelles. 

Anvers, laboratoire d’idées NVA, capitale symbolique du pouvoir NVA, se mesure régulièrement à Bruxelles, ville et région dirigée par le PS. Il y a eu conflit sur le dossier des CPAS. Il y a depuis un an, conflit sur le dossier radicalisme. La NVA tente de montrer qu’elle agit plus vite et plus fermement que le PS. Dans le dossier radicalisme, sur le plan strict des chiffres, Anvers sort gagnante pour le moment : 70 radiations, contre deux à Bruxelles. Si on ne s’attache qu’aux chiffres.

A retenir, enfin, dans un tout autre dossier, le budget. Un chiffre, neuf, révélé en exclusivité dans cette interview: 300 millions d’euros.

C’est le montant du dérapage budgétaire Bruxellois. Jusqu’ici, le gouvernement avait toujours soutenu que ses finances étaient en équilibre, notamment grâce au refinancement, prévu dans la Réforme de l’Etat.

Le transfert de compétence devrait finalement couter 300 millions. On le précise, le chiffre n’est pas confirmé par le Ministre bruxellois du budget. Il représente plus de 5% du budget total de la région capitale…

Antonio Solimando

 

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