Crucke (MR) : « Charles Michel et Didier Reynders doivent avoir une discussion entre 4 yeux »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 24 septembre 2014 11h07 | Ajouter un commentaire

Invité de la rédaction : Le député wallon Jean-Luc Crucke. Le Réformateur est pressenti pour devenir Ministre dans le futur gouvernement fédéral. Martin Buxant lui a demandé si le MR devait s’emparer du poste de Premier Ministre…

 

 

 

 

 

 

 

Ce qu’on comprend, c’est que le MR n’aurait pas intérêt à briguer le poste de Premier Ministre, pour le bien du parti…

Jean-Luc Crucke insiste bien : Est-ce que le MR, dans cette configuration où il est le seul francophone, doit en plus livrer l’homme qui devra imaginer le compromis, faire les concessions ? Le député le formule sous forme de question, dans l’interview, ce n’est pas une déclaration. Mais ça y ressemble fort. L’option d’avoir deux vice-premiers ministre MR, et ne pas s’asseoir derrière le bureau du 16 Rue de la Loi, on le sent bien, fait son chemin dans les rangs des réformateurs.

Cette option a l’avantage de rééquilibrer les positions au comité ministériel restreint. Sans l’inconvénient : devoir assumer la totalité du bilan du gouvernement. Ce qui est arrivé à Elio Di Rupo lors des dernières élections. L’idée fait son chemin au MR. Cela dit, pas sûr qu’elle ait convaincu Charles Michel…

 

Ce qu’on retient, c’est que la question des postes n’est toujours pas réglée, au sein du parti.

On le rappelle, l’option des libéraux était d’envoyer Didier Reynders à la commission européenne. L’obstination du CD&V pour finalement décrocher le poste en a décidé autrement. L’option Didier Reynders comme Premier Ministre semble écartée. Reste à voir, s’il accepterait d’être le second, le Vice Premier, sous les ordres de Charles Michel Premier Ministre. Jean-Luc Crucke, proche de Didier Reynders, ne se prononce pas. Mais il suggère que les deux hommes en discutent ensemble. En tête à tête. Bref, une solution de compromis entre eux, plutot qu’une délicate question à soumettre au bureau du parti. Et un risque de déchirement. Au moment où l’on entre officiellement dans un nouveau gouvernement, les prestations de serments, la consécration des ministres, il vaut toujours mieux avoir l’air uni. C’est toujours mieux pour l’image.

 

Antonio Solimando

 

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