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Charlie republie les caricatures

Par Christophe Giltay dans Divers , le 2 septembre 2020 08h42 | Ajouter un commentaire

Alors que s’ouvre le procès des attentats contre Charlie Hebdo et l’hyper Kasher, le magazine satirique republie les célèbres caricatures de Mahomet. Mais cet acte de liberté pourrait aussi être reçu comme une provocation.

 

Un acte de liberté mais aussi un acte de courage … « Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais », écrit Riss, dans ce numéro, dont le, titre de « Une » est : « Tout ça pour ça ! » Donc tout ça, tous ces crimes, pour ça, ces quelques dessins. Et c’est vrai qu’on n’aurait jamais cru qu’au 21ème siècle des dessinateurs de presse puissent être assassinés en France pour quelques dessins. Le journal reprend donc.  Ces douze dessins, publiés initialement par le quotidien danois Jyllands-Posten le 30 septembre 2005, puis par Charlie Hebdo en 2006, il y a rajouté au milieu un dessin de Cabu où l’on voit le prophète pleurer à chaudes larmes et déclarer au sujet des islamistes : « C’est dur d’être aimé par des cons. »

Pourquoi les republier ?

« On nous a souvent demandé depuis janvier 2015 de produire d’autres caricatures de Mahomet. Nous nous y sommes toujours refusés, non pas que cela soit interdit, la loi nous y autorise, mais parce qu’il fallait une bonne raison de le faire, une raison qui ait un sens et qui apporte quelque chose au débat », expliqué la rédaction du journal, «Reproduire cette semaine de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 ces caricatures nous a alors semblé indispensable»,  Il faut dire que depuis 2015 le dessin de presse a pris un coup dans l’aile, à cause des terroristes bien sûr mais aussi tout simplement à cause des réseaux sociaux. En janvier Riss écrivait : « Hier, on disait merde à Dieu, à l’armée, à l’Église, à l’État. Aujourd’hui, il faut apprendre à dire merde aux associations tyranniques, aux minorités nombrilistes, aux blogueurs et blagueuses qui nous tapent sur les doigts comme des petits maîtres d’école ».

Le dessin de presse menacé.

En 2019 le célèbre New York Times a décidé de renoncer aux dessins de presse, à la suite d’une campagne très dure contre un dessin qu’il avait publié et qui représentait Benjamin Netanyahou. Certes Charlie ne se dégonfle pas et ne se couche pas, mais le journal, ses journalistes et ses dessinateurs vivent sous protection policière 24 heures sur 24. Ce qui est difficile à comprendre pour ceux qui ont connu les année 70 ou 80, c’est quand et comment le retournement s’est effectué, entre un monde où le second degré était compris et accepté, et cet aujourd’hui où l’on prend tout au premier degré, où l’humour semble avoir disparu. Un sondage publié par Charlie en dit long sur la fracture de la société française 59 % des Français approuvent désormais la publication des caricatures de Mahomet, contre 38% en 2006… Mais 69 % de musulmans de France estiment que cette publication est une provocation inutile.

On parle souvent de réconcilier les Français… Ca va pas être facile !

 

Trump peut-il gagner ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 1 septembre 2020 09h52 | Ajouter un commentaire

   Donald Trump se rendra aujourd’hui à Kenosha, la ville où un jeune américain Jacob Blake  a été blessé de 7 balles dans le dos par des policiers. Il y rencontrera des policiers mais pas la famille du jeune homme. Donald Trump a fait de la sécurité l’axe central de sa campagne, est ce qu’il peut encore l’emporter malgré des sondages défavorables ?

 

Réponse oui !  On l’a bien vu en 2016 face à Hillary Clinton, d’ailleurs les sondages aujourd’hui sont assez semblable à ceux de l’époque, Joe Biden tourne autour de 50% d’intention de vote, et Donald Trump de 43%. Dans n’importe quel autre pays à deux mois du scrutin se serait plié, mais aux Etats Unis ça ne veut rien dire. A la même époque il y a quatre ans Hillary Clinton était à 48 % et Trump à 42, c’est-à-dire de chiffres tout à fait comparables. Au final Hillary Clinton a remporté le vote populaire avec 2 millions de voix de plus que Trump, mais elle a quand même perdu l’élection.

538 grands électeurs.

Aux Etats unis ce qui importe c’est le nombre de grands électeurs, envoyés par chaque Etat. Or quand on arrive premier dans un Etat on emporte tous les grands électeurs. Il suffit donc de quelques voix pour faire la différence. Il y a 538 Grands électeurs, il en faut donc 270 pour être élu. Il existe néanmoins une différence fondamentale entre 2016 et aujourd’hui, en 2016, Trump était un challenger qui apportait quelque chose de neuf par rapport à une candidate, ex première dame, ex Secrétaire d’Etat, qui incarnait l’establishment de Washington. Cette fois c’est lui le sortant qui doit défendre son bilan…or il a choisi une autre stratégie surfer sur la vague de violence déclenchée par les bavures policières à l’encontre des africains américains. Or son électorat blanc et populaire ne prend pas parti pour le mouvement Black Live Mater, il serait plutôt en phase avec Triumph qui truffe tous ses discours de référence à la loi et à l’ordre… D’ailleurs ces dernière semaines le mouvement de protestation a perdu 10 à 15% d’opinions favorables dans les sondages a cause justement des violences, commises lors des manifestations.

 La furie contre la sagesse.

Il suffirait de très peu de chose par exemple un ralentissement de l’épidémie et une relance économique même modeste pour rebooter Trump. Son électorat est beaucoup plus sensible aux questions du chômage et du pouvoir d’achat qu’au thème des droits de l’homme. En fait la stratégie de Trump est une stratégie clivante il veut mobiliser à fond se partisans en cognant le plus dur possible sur ses adversaires. Biden c’est le contraire, il tient un discours rassembleur pour mordre sur l’électorat républicain modéré. Sur le papier c’est la bonne stratégie, la plus sage… Mais par les temps qui courent, les sages n’ont pas toujours le dernier mot.

Un officier français au service des Russes

Par Christophe Giltay dans Divers , le 31 août 2020 09h31 | Ajouter un commentaire

On a appris hier qu’un officier français en poste sur une base de l’Otan en Italie est soupçonné d’avoir espionné l’Alliance pour le compte de la Russie. Arrêté par les services secrets français il a été écroué fin août à Paris.

 

Siège de la DGSI

 

On pourrait croire ce genre de scénario réservé aux séries, aux films ou aux romans d’espionnages… On oublie bien souvent ( à commencer par James Bond ), que les histoires d’espions sont bien souvent inspirées par des faits réels.

Certes dans le cas présent on est un peu loin de James Bond.  Il n’y a pas de cascade pas d’hélicoptère, pas d’Aston martin équipée de mitrailleuses et de missiles. L’espionnage au quotidien c’est beaucoup plus banal.

L’homme arrêté le 18 août et incarcéré le 21 est un lieutenant-colonel de l’armée française âgé d’une cinquantaine d’année et père de 5 enfants. Il était jusqu’alors en poste sur une importante base de l’OTAN à Naples en Italie. Il a été vu en compagnie d’un agent du GRU le redoutable service de renseignement de l’armée russe. Particularité : cet officier français parle russe.

Signalé le 22 juillet.

Le ministère de la défense a signalé son cas à la justice française le 22 juillet. Le parquet a alors ouvert une enquête pour : « trahison par intelligence avec une puissance étrangère et collecte d’informations pour les livrer à une puissance étrangère ». A ce moment l’officier était en vacances en France, alors qu’il s’apprêtait à repartir en Italie il été arrêté par la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure, le contre-espionnage français. Hier la ministre française de la défense Florence Parly a confirmé ces informations, « Nous avons pris toutes les mesures de sauvegarde qui étaient nécessaires et maintenant il faut que la justice puisse faire son travail. A-t-elle déclaré. Quant à l’officier il a été inculpé notamment pour : « compromission du secret de la défense nationale par une personne dépositaire de ce secret ». Il risque une très lourde peine de prison.

Pourquoi ?

On ne sait pas quels types de renseignement Il a pu fournir aux Russes, mais dans ce genre de situation, les agents d’une puissance étrangère sont preneurs d’à peu près tout, ça peut aller de horaires de relève de la garde, à la transmission des plans secrets d’une nouvelle arme. A noter que ce genre d’affaire s’est raréfiée depuis afin de la guerre froide, en trente ans seul 10 miliaires français ont été condamnée pour intelligence avec l’ennemi, dont un au profit de la Serbie lors de la guerre du Kosovo en 1998, et deux autres cette année au service de la Chine. Reste les motivations, qu’est ce qui peut pousser un officier à trahir. Pendant la guerre froide c’était souvent par conviction politique, çà s’est perdu, la soif de l’argent mais il parait que ça n’est pas si bien payé, le besoin de reconnaissance quand on a l’impression d’avoir raté sa carrière, ou encore, et ce n’est pas si rare, le chantage quand on a quelque chose à se reprocher. En Novembre 2019 Emmanuel Macron avait déclaré que l’OTAN était en état de mort cérébrale, cette affaire ne va probablement pas améliorer ses relations avec l’Alliance.

 

 

 

Hong Kong du meilleur au pire

Par Christophe Giltay dans Divers , le 1 juillet 2020 10h10 | Ajouter un commentaire

Hong Kong du meilleur au pire.

 La colonie britannique de Hong Kong a été rétrocédée à la Chine le 1re Juillet 1997. La Chine choisi le 23ème anniversaire de cet événement pour promulguer une loi liberticide qui met de facto fin à l’autonomie juridique du territoire. Elle était pourtant garantie par les accords négociés en 1984.

L’ombre de Mao plane sur Hong Kong

Je me souviens du 1er juillet 1997, ou plutôt dans la nuit du 30 juin au 1er Juillet. Je suivais les cérémonies de la rétrocession à la télévision. Une image m’est restée en mémoire : un peu avant minuit heure locale des camions militaires se sont présentés à la frontière, à bord des soldats chinois impeccablement vêtus de vrais militaires de parade. De l’autre côté un sous officier écossais des royal Highlands, avec son kilt et SON calot caractéristique. Il devait s’appeler Mac Donald, ou Mac Farlane, ou Mac Gregor ….On se serait cru dans un film !

Poor Britannia !

A minuit pile la barrière s’est ouverte et le premier camion s’est présenté,  imperturbable le sous-officier, a demandé ses papiers au chauffeur, tout était en ordre, le sergent Mac Gregor s’est écarté et l’Armée Populaire de Libération est entrée sur le territoire de Hong Kong. Au même moment la cérémonie officielle anglo- chinoise prenait fin. On abaissait l’Union Jack et le pavillon de la colonie de Hong Kong et on hissait à leur place, le drapeau chinois et le nouveau symbole du territoire, une fleur blanche à cinq pétales, sur fond rouge. Le prince Charles quittait les lieux pour rejoindre le Britannia, et pendant que le yacht royal s’éloignait dans la baie, un gigantesque feu d’artifice éclatait de mille couleurs au-dessus des buildings…

Un pays deux systèmes.

Je m’étais rendu à Hong Kong quelques mois auparavant, déjà on remplaçait les portraits de la reine Elisabeth sur les billets de banques et les timbres, mais le gouverneur Chris Patten roulait toujours en Rolls Royce immatriculée HK 1, Hong Kong1. Dans les derniers mois le Royaume uni avait accordé très parcimonieusement des passeports britanniques aux habitants du territoires, la plupart d’entre eux allait devoir rester. A l’époque une formule était très populaire : « nous espérons le meilleur, mais nous nous préparons au pire ». Sur le papier l’accord négocié en 1984 entre Margaret Thatcher et Deng Xiaoping annonçait le meilleur. Pendant 50 ans Hong Kong allait bénéficier d’un régime spécial selon la formule, « un pays deux systèmes ». L’ex colonie pouvait conserver ses lois, le libéralisme économique et le multipartisme.

Une loi liberticide.

Les premières années le choses se sont plutôt bien passées, puis sont venues les jeunes générations qui ont voulu utiliser à la lettre les libertés qu’ils avaient conservées. C’est là que le chose se sont gâtées. Pas question pour Pékin de laisser se développer des manifestations hostiles à son gouvernement. Ce matin une nouvelle loi sécuritaire votée à Pékin est entrée en vigueur. Elle est destinée officiellement à réprimer le séparatisme, le terrorisme, la subversion et la collusion avec l’étranger. En fait toute forme d’opposition au régime. Un recul inédit des libertés depuis 1997.

Ils espéraient tel meilleur, le pire est en train d’arriver.

 

 

Le COVID 19 pèse sur les obèses.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 avril 2020 07h50 | 2 commentaires

Une étude du CHU de Lille montre que les patients souffrant d’obésité ont sept fois plus de risques d’être placés sous ventilation que les malades avec un poids normal. Leur mortalité serait également plus élevée. On s’interroge en France après le confinement faudra-t-il mettre les obèses en quarantaine ?

Les Obélix sont en danger.

Nous ne sommes pas égaux devant le COVID 19, on sait que la maladie touche plus les hommes que les femmes et plus les personnes âgées que les jeunes et les enfants, mais le terrain le plus favorable à son développement est sans nul doute l’obésité. L’étude,réalisée par le CHU de Lille et publiée, le 9 avril, dans la revue Obesity, montre que les patients souffrant d’obésité forment probablement la population la plus menacée par le coronavirus.

A Lille, près de la moitié (47,6 %) des patients admis depuis le début en soin intensif étaient obèse, 28,2 % étant au stade obésité sévère. Et 85,7 % de ces derniers ont été mis sous ventilation.
Cette étude vient confirmer une autre, américaine, publiée le mois dernier et qui établit que le nombre de personnes en surpoids dans les unités de soins intensifs aux Etats Unis est de l’ordre de 49%.

Il n’y a pas de certitudes concernant les causes de cette surreprésentation des obèses ,mais il existe plusieurs hypothèses: d’abord des carences en vitamines et notamment en vitamine D. Ensuite la faculté pour les obèses de sécréter plus vite que les autres un certain type d’anticorps à l’origine des surréactions qui provoquent les pneumonies mortelles. Enfin les tissus adipeux stockeraient des quantité plus importante de virus…ainsi les obèses porteraient plus de virus que les autres, et surtout ils auraient plus de mal à les éliminer.Non seulement ils seraient plus nombreux dans les unités de soins intensifs, mais ils y resteraient aussi plus longtemps.

Par ailleurs la surcharge pondérale provoque souvent des troubles du sommeil et notamment des apnées nocturnes. En clair les gros ont déjà du mal à respirer naturellement, le COVID 19, est donc plus menaçant pour eux que pour quelqu’un en bonne forme physique. Le danger d’aggravation f​atale augmente avec le taux d’indice de masse corporelle, l’IMC, a 30 ils est encore acceptable, au delà de 40 les patients sont en réel danger. L’IMC se calcule en divisant le poids par le carré de la taille, un IMC normal se situe entre 18,5 et 25.

Alors que le déconfinement se profile, La question se pose désormais d’un confinement prolongé non seulement pour les personnes les plus âgées, mais aussi pour les victimes de surpoids. Ce qui pose toute une série de problèmes de discrimination, avec le risque de stigmatiser toute une partie de la population. Dans certaines régions de France comme le nord et l’est environ 20% de la population a un IMC supérieur à 30.

Une chose est sûre si vous en ête en surpoids respectez scrupuleusement les règles de sécurité. Dans votre situation le COVID 19 est une maladie véritablement dangereuse.

Dossier:

Interview de Jean Paul Allonsius:
Ancien Président fondateur de l’association des patients obèses BOLD et initiateur de la journée européenne de lutte contre l’obésité.

M. Allonsius qu’est ce que l’obésité ?

1-
Depuis 1997, l’obésité est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une maladie chronique évolutive. cette maladie chronique provoque d’importantes comorbidités telles que diabète, hypertension artérielle, accidents cardiaques, vasculaires et vasculaires cérébraux, l’apnée du sommeil, des difficultés respiratoires chroniques et articulaires, une sur-inflammation de bas grade et des cancers (seins, endomètre, pour ne citer que les plus fréquents)
L’obésité est également définie comme une maladie chronique multi-factorielle nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire sur mesure, et malheureusement, c’est une des rares maladies dont la société utilise le principal symptôme visible pour établir des jugements de valeurs qui enferment les patient dans une image réductrice, stigmatisante et discriminatoire de « gros ».

50% des des malades du COVID 19 qui développent la forme la plus grave de la maladie sont en surpoids, sait-on pourquoi ?

2- Il est en effet exact que les patients COVID19 en excès de poids sont avec les seniors, les patients qui développent le plus de complications. Selon les observations des soignants de par le monde, être obèse (avec un IMC supérieur à 35) augmente de façon importante le risque d’être placé sous respirateur artificiel avec tout ce que cela implique.
Pour chiffrer ce constat, plus de la moitié des patients admis en soins intensifs est obèse et près de 86% de ces cas finiront intubés.
De plus, certaines comorbidités liées à l’obésité ont des effets multiplicateurs de risques sur le développement de complications pouvant aller jusqu’au décès du patient. Parmi ces comorbidités, les scientifiques ont pointé : diabète, insuffisance cardiaque, antécédents pulmonaires chroniques, immunité exacerbée, …

L’obésité est-elle le facteur aggravant le plus dangereux ?

3- Si on devait établir un HIT-PARADE des personnes à risques, nous pourrions relayer les réalités suivantes :
l’âge des plus hauts risques se situe entre 50 et 70 ans et les patients de ce groupe d’âge aux antécédents cardiaques (accidents cardio vasculaires, hypertension, accidents vasculaires cérébraux, coronaropathie, chirurgie et insuffisance cardiaque) occupent la pôle position. Viennent ensuite les patients atteints de diabète insulino-dépendants, les patients présentant des difficultés respiratoires antérieures, les personnes présentant une insuffisance rénale et/ou hépatique.
Nous devons remarquer ici qu’un certain nombre de ces antériorités sont des complications et des comorbidités connues de l’obésité.

Les personnes en surpoids sont-elles suffisamment informées des risques ?

4-NON !Je pense que le focus établi sur la population des seniors a largement occulté les autres risques et qu’il est important d’informer plus largement et plus spécifiquement les +50% de la population qui est concernée par la maladie de l’obésité parmi lesquels, encore aujourd’hui, une large majorité ignore être ou refuse de se reconnaître malade.
Je renvoie toutes ces personnes victimes de cette maladie chronique vers les applications qui leur permettront de calculer leur IMC et leur tour de taille afin d’estimer leurs risque COVID 19.

Les personnes ne surpoids sont-elles discriminées ? « s’ils sont gros c’est de leur faute ! « 

5- l’obésité renvoie toujours aujourd’hui le patient en souffrance face à son miroir et à sa balance bien plus que vers son spécialiste de santé. C’est un constat bien triste de voir que cette société de la sur-information ne soit pas capable d’aider plus de 50 % de la population a bénéficier d’une main tendue plutôt que d’être pointée du doigt !

Les pouvoirs publics ont-il une responsabilité dans ce déficit d’information ?

6- Les pouvoirs publics tant belges que français semblent visiblement être enfermés dans une course poursuite pour pallier le manque de réactivité ainsi que le manque de préparation depuis le démarrage de la pandémie.
J’aimerais par ailleurs souligner qu’à ce jour notre pays n’a toujours pas reconnu l’obésité en tant que maladie chronique, ce qui, bien évidemment, n’est pas fait pour aider. Je dois remarquer que malgré nos efforts, la croyance du « ils n’ont qu’à manger moins et bouger plus » est encore très répandue parmi les décideurs politiques. Ah si c’était si simple, il n’existerait plus aucun obèse en Europe !
Je pense réellement que le gouvernement coure derrière le temps gâché qui a provoqué la pénurie que toute la presse dénonce et qui « MASQUE » pas mal d’autres réalités.

Quelles sont les mesures de préventions à conseiller aux personnes en surpoids ?

7- C’est assez simple de répondre à cette question. Restez chez vous bien confinés et si vous devez sortir, veillez à bien respecter toutes les mesures de protection individuelles indispensables CAR VOUS ETES A RISQUE !!
Et puis, surtout, essayez d’éviter de compenser l’ennui lié au confinement par des visites trop fréquentes à votre réserve de nourriture. (j’avoue avoir moi-même quelques difficultés avec ce dernier point)

On parle de déconfinement progressif, notamment pour les personnes âgées, faudrait-il élargir ces restrictions aux obèses ?

8- A l’évidence, toutes les personnes à risque (dont les obèses avec ou sans comorbidités) devraient bénéficier d’une considération particulière et d’une aide appropriée afin de ne pas augmenter le nombre de décès évitables !


Peut-on dire que le COVID 19 est un tueur de « gros »

9- SANS AUCUN DOUTE (même si je n’aime pas l’usage du mot « gros » qui n’a aucune autre signification que d’être une différence amenant une discrimination et une stigmatisation de la personne qui souffre)

J’aimerais ajouter ceci :

– Le traçage de la population de malades (peu importe la maladie) me semble une très mauvaise idée car elle comporte un certain nombre de risques excessivement dangereux tels que la stigmatisation et la discrimination des personnes pour cause de maladie (ce qui est, je le rappelle, interdit par la loi belge), le développement de telles applications portez atteinte au secret médical de façon incontestable et évidente, les risques de vol de ces données personnelles et confidentielles et /ou leur diffusion pourront également être utilisé pour empêcher l’accès des patients tracés a diverses formes de crédits, a certaines assurances ainsi qu’à certains transports publiques ou privés. « L’ENFER RESTE TOUJOURS PAVE DE BONNES INTENTIONS »
-J’engage toutes les personnes en excès de poids à aller demander une aide auprès des spécialistes de santé afin de recevoir une aide pour restaurer une immunité correcte et enfin, j’encourage toutes les victimes de l’obésité à aller consulter leur spécialiste de santé favori afin de pouvoir bénéficier d’une approche pluridisciplinaire sur mesure afin de contrôler la maladie chronique pour éviter son évolution vers ses comorbidités.

Les conseils du Docteur Carine Carchon nutritionniste.

Quand l’immunité joue un rôle primordial
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Dans cette période où toutes les théories possibles sont proposées, où on espère tous le pas attraper ce virus Covid 19 , l’immunité doit être certes mise en avant.
Le virus rentrerait surtout par la voie respiratoire (et oro-fécale pense-t-on ). Le confinement est effectivement la meilleure possibilité de ne pas le contracter, nous entendons aussi divers traitements allopathiques possibles mais malheureusement très peu au sujet de comment booster notre immunité. Rappelez-vous, une fois le virus contracté, il pénètre dans vos cellules et puis c’est l’intensité de l’orage cytokinique ( réponse inflammatoire excessive) qui va déterminer si vous allez survivre ou pas. Les patients ayant des maladies chroniques ( par exemple: diabète, obésité, problèmes cardiovasculaires, asthme, douleurs articulaires, etc) sont plus démunis devant ce virus. C’est l’impact de l’inflammation chronique appelée de bas grade, qui va ‘exploser’ dans ce cas du covid-19. Les cellules appelées NK Cell (natural killer cell) sont des tueurs en cas d’attaque de notre organisme. La quantité de NK Cell est directement proportionnelle, entre autre, à notre stress, à la quantité et surtout qualité de notre sommeil très souvent de mauvaise qualité chez les obèses car ils ont beaucoup d’apnées (il permet à l’hormone de croissance de réparer nos cellules endommagées par notre activité quotidienne), à notre capacité de s’amuser, de rire etc . Nous oublions très souvent ces facteurs qui finalement ne coûte pas grand chose. Un capital immunité cela oserais-je dire ‘se cultive’ et ‘s’entretient’ en permanence. Nous devons raisonner autrement. S’offrir une qualité de vie pour un avenir meilleur. L’activité physique, ludique est également très importante, des promenades, du vélo, du sport, qu’importe notre choix mais plusieurs études ont déjà prouvé que la sédentarité est pire que fumer. Notre contact social doit aussi rester que cela soit par écran, par portable, du moment que l’isolement ne fasse pas son apparition car il sera source de morosité, de dépression qui vont aussi travailler sur nos NK Cell .
En hiver, nous nous oxygénons moins, nous n’avons certes pas assez de vitamines, minéraux surtout parce que la quantité et qualité de fruits et légumes est moindre. Le contenu de notre assiette est très importante, nous avons tous tendance à manger plus riche en hiver et de moins bouger. De plus, les obèses ont moins de sérotonine (par inflammation chronique) et donc sont plus vite dépressifs et donc mangent plus vite des sucres pour compenser.
Mais quels sont les éléments absolument nécessaire comme armes complémentaires aux agents infectieux? Nous allons détailler certains principes :
– l’importance des omégas-3 (poissons gras 3x/sem 150gr : préférer les petits poissons gras style sardines, harengs, anchois,etc )
– les omégas-6 : pas en excès ! Pas trop de produits laitiers( fromages, yaourts, lait de vache, etc) , ni excès de viande (pas plus de 150gr par portion !), pas d’usage journalier d’huiles de tournesol, arachide, maïs .
-l’huile d’olive vierge (bio de préférence)
-l’ail : de préférence l’ail frais
-la vitamine D: essentielle au bon fonctionnement de l’immunité et anti-inflammatoire. Depuis que nous savons que 99% de la population est déficiente, il faut supplémenter en suffisance ! pour rappel, le patient obèse devra recevoir de grandes doses de vita D car elle se loge dans sa graisse et reste donc inaccessible à l’organisme .
-la vitamine C: travaille contre l’oxydation ( excessive surtout au niveau pulmonaire or ce virus attaque les voies respiratoires)
-le Zinc : inhiberait l’activité de multiplication virale , on estime que 80% de la population en est déficiente. On estime que le zinc fait partie du traitement de base en prévention et pendant l’attaque virale .
-le Sélénium: sa carence augmente le risque de contagion de maladies infectieuses virales.
-Le Co Q10 : puissant protecteur au niveau pulmonaire.
-La glutamine : surtout de source naturelle, mieux assimilée, elle constitue le carburant de nos cellules.
-le curcuma : frais ou extrait frais , il a un pouvoir anti-inflammatoire puissant.
-la vitamine E: elle est capitale pour la santé pulmonaire.
-les probiotiques : ils modulent l’inflammation et veillent au bon équilibre de la flore intestinale, souvent perturbée dans l’obésité
Bien sûr cette liste n’est pas exhaustive, elle sert surtout d’indications de base

Nous sommes en guerre

Par brenkin dans Divers , le 17 mars 2020 11h22 | Ajouter un commentaire

Emmanuel Macron a employé plusieurs fois l’expression « nous sommes en guerre »lors de son discours de lundi soir. Une formule que les autorités belges n’emploient pas de leur côté…Alors la question est simple sommes-nous vraiment en guerre ?

« Nous sommes en guerre », Emmanuel Macron l’a répété six fois lors de sa deuxième allocution télévisée consacrée au coronavirus. Je ne vais pas revenir sur les détails de mesures annoncées comme le confinement très large des Français à partir d’aujourd’hui midi. Non je voudrais simplement prendre avec vous la mesure des évènements de ces derniers jours.

Août 14.

La guerre disait Lénine est un « accélérateur de l’histoire ». Il pensait à la guerre de 14 qui a complétement bouleversé le monde, chamboulé les frontières, déplacé des populations, vu l’émergence de l’Union Soviétique et la fin des empires, mais aussi d’impressionnants progrès en matière de sciences, de techniques, de médecine et hélas aussi d’armement. Or avec le coronavirus nous sommes en août 14, au début de la grand guerre en espérant que celle-là ne durera pas quatre ans mais quelques semaines ou quelques mois tout au plus. En revanche l’accélérateur de l’histoire est bien là !

Tout a changé.

Souvenez-vous il y a quelques jours encore nous vivions dans un mode ouvert, mondialisé, on partait en weekend à Barcelone en congé dans les Antilles. Tous les samedis les gares et les aéroports étaient bondés de gens qui allaient voir leur famille ou rejoignaient leur amission de campagne. Chaque soir les autoroutes saturées ramenaient les navetteurs dans leur domicile éloignés des métropoles. Tous les loisirs étaient possibles des restaurants servaient toute la nuit, et dans les grandes vile l’offre de musées, de cinémas, et de théâtres n’avait jamais été aussi importante.

Ausweis bitte !

Enfin personne n’aurait imaginé qu’un jour on nous interdise de faire une fête à la maison en famille ou entre amis. Quant aux écoles … « fermer toutes les écoles vous n’y pensez pas ! » Et pourtant tout ça est arrivé, et je ne vous parle pas des contrôles aux frontières. Il y a quinze jours c’était pour les migrants entre la Turquie et la Grèce, aujourd’hui c’est entre la Franc et l’Allemagne « ausweis bitte ! » Et l’on entend déjà des mots comme couvre-feu, même si finalement il n’a pas été instauré.

L’après ?

Ca ressemble tellement à la guerre qu’Emmanuel Macron a du expliquer le rôle que jouerait l’armée française. Un rôle exclusivement sanitaire de rapatriement aérien ou d’établissement d’hôpitaux de campagne comme elle a commencé à le faire en Alsace. Contrairement à ce que colportait la rumeur, la population ne sera pas contrôlée par l’armée mais bien par la police, c’est la guerre peut être mais ce n’est pas un pronunciamiento militaire.

Enfin n’en doutez pas, il y aura un après. Comme l’a dit Emmanuel Macron hier «le jour d’après ne serait pas un retour au jour d’avant». L’après-guerre ne sera pas l’avant-guerre. Mais nul ne sait à quoi elle ressemblera.

Belgique, le gouvernement impossible

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 février 2020 08h20 | Ajouter un commentaire

La Belgique n’en finit pas de se chercher un gouvernement, alors que dans d’autres pays comme la France, il suffit parfois e 24 h pour connaitre le premier ministre et de deux jours pour découvrir son équipe. Comment se fait-il que ce soit impossible chez nous ?

 

Ça tient en fait à deux choses, le système politique et le mode de scrutin. Sans être comme les Etats Unis un régime présidentiel, aux Etats Unis par exemple il n’y a pas de Premier Ministre, la France est un régime où le Président constitue comme disait de Gaulle la clef de voûte des institutions. Cela n’a pas toujours été le cas, sous la quatrième République de 1946 à 1958 le régime était plus instable encore qu’en Belgique. Les gouvernements duraient parfois deux jours, le plus long a tenu 16 mois et une personnalité comme Pierre Mendes France considéré comme l’un de plus grands hommes d’Etat français n’est resté au pouvoir que 7 mois et demi. C’est pourquoi quand le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, il a voulu une constitution solide qui permettrait une grande stabilité gouvernementale.

France : Le gouvernement procède du président.

En France le président est élu au suffrage universel, puis il désigne un Premier Ministre qui lui propose un gouvernement que le président nomme ensuite, ça prend de 48 à 72 heures. Puis seulement ont lieu les élections législatives qui en général entérinent le choix du Président. De toute façon s’il y désaccord le chef de l’Etat peut toujours dissoudre l’Assemblée Nationale, de sa propre autorité. C’est tout le contraire de la Belgique où l’on vote d’abord pour le parlement, puis ensuite de ce parlement on cherche à extraire un gouvernement…

Proportionnelle contre majoritaire.

Le deuxième point c’est le système électoral, système majoritaire en France, proportionnel en Belgique. Le système proportionnel est plus juste, car tous les partis qui ont réalisé un score minimum disons 5%, et moins parfois selon les pays, sont représentés au parlement. C’est équitable mais ça crée des chambres très dispersée où personne n’a la majorité absolue et il faut former des coalitions parfois hétéroclites. La Belgique n’est pas la seule à connaitre les difficultés dues à la proportionnelle, l’Espagne et l’Italie en ont montré l’exemple ces dernières années.

UK : First past the post.

En revanche au Royaume Uni le système majoritaire à un tour, premier arrivé premier servi, produit en des majorités stables, soit conservatrices soit travaillistes. Avec comme inconvénient que des familles politiques entières comme les écologistes ne sont quasiment jamais représentées à la chambre des Communes.

Belgique : morcellement maximum.

En Belgique l’existence de deux corps électoraux séparés linguistiquement, avec chacun leurs partis politiques, rajoute encore au morcellement dû au suffrage proportionnel.

Conclusion : La quasi impossibilité de former un gouvernement fédéral n’est pas une incongruité en Belgique, elle est comme inscrite dans les textes ! Elle résulte simplement des réformes successives de la constitution qui ont renforcé les entités fédérées au détriment du fédéral, devenu une sorte de pouvoir résiduel, une coquille vide …Il est peut-être un peu tard maintenant pour s’en plaindre.

Griveaux : de la transparence à l’inquisition.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 février 2020 12h19 | Ajouter un commentaire

  En France c’est la ministre de la santé Agnès Buzyn qui remplacera Benjamin Griveaux comme candidate de la « République En Marche » à la mairie de Paris. Quatre jours après l’éclatement du scandale autour des vidéos érotiques de Benjamin Griveaux, on s’interroge beaucoup sur la notion de vie privée pour les acteurs politiques.

 

Benjamin Griveaux

 

La vie privée n’existe plus… On a beaucoup répété ces derniers jours cette phrase prononcée il y a 10 ans par Marc Zuckerberg le créateur de Facebook. Ce n’est peut-être pas tout à fait vrai pour le commun de mortels, mais indubitablement c’est le cas pour les hommes et les femmes politiques. Comme le faisait remarquer un célèbre éditorialiste, de nos jours François Mitterrand ne pourrait plus cacher l’existence de Mazarine pendant des années.

Coïncidence ou coup monté ?

On peut disserter sans fin sur la motivation de l’étrange Piotr Pavlenski, l’activiste russe qui a publié la « sex tape » de Benjamin Gri veaux, mais la question première reste comment un homme politique va-t-il pu prendre un tel risque ? Il semblerait d’ailleurs que la jeune femme, à qui l’ancien porte-parole du gouvernement envoyait des scènes érotiques fin 2018, était devenue depuis la compagne du russe. Affaire privée ? Affaire publique ? La justice tranchera car Benjamin Griveaux a porté plainte pour « atteinte à l’intimité de la vie privée ».

Une pudibonderie toute américaine.

Jusqu’à présent la France se targuait de ne pas être tombée dans le puritanisme en vigueur aux Etats Unis et en Angleterre, où les démissions de ministres convaincus d’adultères sont monnaies courantes. Cette fois encore on a répété à l’envi que ce n’est pas le comportement sexuel de Griveaux qu’il faudrait juger mais son positionnement politique. Il est difficile en effet de se prétendre le candidat des familles et d’exposer la sienne à qui mieux mieux quand on a de tels cadavres dans le placard…

Le président Félix Faure. « Victime de Vénus ».

Autres temps…

Imprudence, dérapage, folie ? On est loin des hommes politiques de la troisième République qui étaient rarement mariés et s’affichaient avec des demi mondaines. Sans oublier l’exemple fameux de Félix Faure mort quasiment dans les bras de sa maîtresse à l’Elysée. Désormais c’est le règne de la transparence, ceux qui prétendent guider le peuple doivent être irréprochables ou pas loin. La perfection n’étant pas de ce monde, je prédis qu’on aura de plus en plus de mal à trouver des candidats répondant à ces critères. Espérons que l’on saura raison garder et que Benjamin Griveaux gagnera son procès. Comme aurait dit Bourvil : La transparence oui ! L’inquisition non !

Brétécher faisait bien la moue

Par Christophe Giltay dans Divers , le 12 février 2020 08h15 | Ajouter un commentaire

   Claire Bretécher, la dessinatrice d’Agrippine et des Frustrés, est morte à 79 ans. Née en 1940 à Nantes, elle fait partie de la génération qui a réinventé les codes de la BD dans les années 70. Elle fut l’une des premières femmes à s’imposer dans ce milieu. Elle fut d’ailleurs la première dessinatrice à décrocher le grand prix d’Angoulême en 1982.

 

Claire Bretécher en 1979. Photo Li Erben. Getty images

 

La première fois qu’une jeune fille m’a offert un cadeau pour mon anniversaire, en 1978, j’avais 17 ans, ce fut un album des « Frustrés » de claire Bretécher. Je l’ai toujours, et je me souviens notamment d’un dialogue entre deux personnages qui dissertaient sur le sucre de droite et celui de gauche. Le sucre de gauche était forcément brun et rugueux et le sucre de droite blanc et lisse.

Poil à gratter de la gauche caviar.

A l’époque Bretécher publiait chaque semaine une page des « Frustrés » dans le Nouvel Observateur qui était pourtant le journal de la gauche bienpensante et un peu bourgeoise, ce qu’on appelait aussi la gauche caviar. Or Bretécher croquait avec cruauté ce milieu qui était pourtant le sien. Voilà ce qu’elle déclarait à libération en 1998 : « Les communistes, puis les Mao, avaient un discours quasiment nazi. Il fallait vraiment être con pour soutenir la Chine. Si on s’opposait à eux, on était forcément réac. En 1981, j’étais ravie que l’alternance joue, mais je détestais Mitterrand.» Bretécher qui avaient eu 20 ans des années 60 n’en gardait pas un bon souvenir. « J’étais un peu gourde, complètement fauchée. J’habitais dans un carton, je vivais avec une espèce de jules minable. Aujourd’hui, on porte au pinacle cette période, mais c’était atroce! On se faisait avorter tous les 5 minutes. Être enceinte sans le vouloir, c’était la même chose qu’avoir un cancer». Voilà pourquoi elle préférait de loin les années 70, et sa libération sexuelle.

Le salut par le dessin.

Le dessin fut sa passion dès l’enfance, ce qui lui permit de sortir de Nantes et de sa province. Sa première rencontre importante : René Goscinny le père d’Astérix, qui l’a fera travailler à Pilote, mais elle dessinera aussi pour Tintin, Spirou, puis l’Echo des savanes avant le Nouvel Observateur. Elle fut l’une des premières femmes çà s’imposer dans ce milieu alors très masculin. Féministe biens sûr mais plus solitaire que militante. Ainsi en mai 68 elle n’est pas descendue dans la rue. «  Je travaillais à Spirou, les manifs ne m’ont jamais intéressée. C’était un truc pour étudiants dorés sur tranche.» Paradoxalement le seul journal où elle souhaita dessiner en vain fut un magazine féminin. «J’ai toujours été bien reçue, sauf à Elle. Ce fut horrible. J’aurais adoré bosser là-bas, mais elles m’ont jetée sans ménagement. J’ai mis vingt-cinq ans avant de passer l’éponge.»

Agrippine.

En 1988 elle invente Agrippine une ado complétement barrée avec des parents qui ressemblent beaucoup aux « Frustrés » devenus quinquagénaires. Agripinne dont les amis ont des noms improbables : Moonlight Mollard, Melfrid Potetoz, Persil Wagonnet, et qui parle un argot bien à elle. Ainsi quand elle fait la gueule elle dit : « je prends vapeur ». Claire Bretécher ne faisait pas la gueule, mais elle faisait très bien la moue, on le voit sur presque toutes ses photos. Une moue irrésistible qui a fait dire hier à Enki Bilal en guise d’hommage : « elle  était vraiment belle…à Pilote nous étions tous amoureux d’elle ! »

 

 

 

Trump vers un second mandat

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 février 2020 17h05 | Ajouter un commentaire

Après son acquittement par le Sénat mercredi, le monde se prépare à la réélection de Donald Trump qui n’ a jamais été si populaire.

 

Lors de son élection il y a quatre ans, une grand partie des dirigeant mondiaux pensaient que Donald Trump ne serait qu’une parenthèse, un accident de parcours, un mauvais moment à passer. Son style si peu présidentiel, sa politique totalement en rupture avec ses prédécesseurs, son manque de considération pour les grands enjeux du moment comme le climat, son cynisme en matière économique, son isolationnisme sur le plan international…Bref tout portait à croire, qu’un histrion s’était introduit à la Maison Blanche, et que le vent de l’histoire allait rapidement l’en chasser. Sauf que le vent de l’histoire a tourné et qu‘aujourd’hui c’est Trump qui apparait comme un dirigeant normal et les autres comme des fantômes du passé.

Des amis dans bien des pays.

En tête parmi ceux qui souhaitent sa réélection, Benjamin Netanyahou à qui il vient de faire cadeau extraordinaire avec son plan pour régler la question israélo-palestinienne, juste derrière vient Boris Johnson le brexiteur qui voit en lui son meilleur allié pour se détacher complètement de l’Europe.

Vladimir Poutine ne l’apprécie pas beaucoup, mais il apprécie sa volonté de ne plus intervenir dans les affaires du monde, ce qui permet à la Russie de retrouver une influence non négligeable comme on l’a vu en Syrie. Je vous passe tous les Bolsonaro et Erdogan, l’époque est aux grandes gueules autoritaires.

Merkel contre, Macron pour.

Même en Europe les deux pays leaders ont une analyse différente sur Donald Trump. Angela Merkel qui ne le supporte pas continue à le considérer comme une incongruité et à espérer son départ rapide. En revanche la France se prépare à un second mandat. D’ailleurs les relations entre Emmanuel Macron et Donald Trump ne sont pas si mauvaises. C’est le pragmatisme qui domine, comme on dit à Paris, la France doit avoir de bonnes relations avec les Etats Unis quel que soit le président. D’ailleurs les sondages sont dans ambiguïté avec 49% d’opinions favorables Trump est au top de sa popularité.

L’échec de l’impeachment

La tentative de destitution menée par les démocrates n’a pas eu l’effet escompté, non seulement son image n’a pas été atteinte mais en plus elle s’est renforcée.    Reste une inconnue, une élection n’est jamais gagnée d’avance,  et il reste neuf mois de campagne. Tout est possible…mais à la grand surprise de l’establishment de Washington, c’est désormais l’hypothèse de la réélection qui apparait la plus plausible.