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Duhamel : l’incroyable omerta.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 janvier 2021 09h01 | Ajouter un commentaire

Une affaire d’inceste secoue le monde politico-médiatique français. Olivier Duhamel célèbre politologue est accusé d’avoir entretenu dans les années 80 des relations contraintes avec son beau-fils de 14 ans. Or ce beau fils n’est autre que le fils de l’ancien ministre et fondateur de Médecins Sans Frontière, Bernard Kouchner.

Olivier Duhamel

L’affaire est révélée par un livre publié le 7 janvier.… « Familia Grande », un ouvrage dans lequel Camille Kouchner, aujourd’hui âgée de 45 ans, accuse son beau-père d’avoir abusé de son frère jumeau lorsqu’ils étaient adolescents. Il faut savoir que Bernard Kouchner avant de se lier à Christine Ockrent était le compagnon d’Evelyne Piser, la sœur de l’actrice Marie France Pisier, avec qui il a eu trois enfants. Après leur séparation Evelyne Pisier figure de la gauche française qui fut dans sa jeunesse à Cuba la maitresse de Fidel Castro, a épousé un talentueux politologue, Olivier Duhamel son cadet de dix ans. Un personnage déjà très médiatique à qui un bel avenir était promis.

Un politologue très médiatique.

  Olivier Duhamel ( qui n’a rien à voir avec le journaliste Alain Duhamel) a en effet fait ensuite une brillante carrière, fils d’un ministre de Pompidou, ami de François Hollande, il a été entre autre député européen, et début janvier  il dirigeait encore la fondation de Science Po paris et occupait des fonctions d’intervenant et d’animateur à LCI et Europe 1. Dès l’annonce de la sortie du livre lundi soir, il a démissionné de tous se postes, et depuis il garde le silence, affirmant qu’il n’avait rien à dire sur cette affaire.

 

 

Un silence de trente ans.

Camille Kouchner écrit dans son livre que quand ils avaient 14 ans son frère jumeau, désigné par le prénom fictif de Victor, lui a confié que son beau-père l’avait violé. « Il est venu dans mon lit et il m’a dit : « Je vais te montrer. Tu vas voir, tout le monde fait ça. » Il m’a caressé et puis tu sais… » Mais Victor a aussi fait jurer à sa sœur le silence. « Si tu parles, je meurs. J’ai trop honte. » Pendant plus de trente ans, Camille Kouchner a respecté la parole de son frère, mais  aujourd’hui elle a décidé de tout révéler… Victor a finalement accepté qu’elle raconte son histoire. Il a relu le manuscrit. «Il ne m’a pas dit : « Vas-y, parle pour moi », raconte-t-elle encore dans  l’hebdomadaire l’Obs. En revanche, il m’a dit : « Je comprends que tu parles ».»

Bernard Kouchner le père biologique était au courant depuis 2011, il avait envisagé d’aller « casser la gueule »  à Duhamel mais là aussi Victor avait insisté pour qu’on garde le silence.  Informé de la sortie du livre il a approuvé et félicité sa fille. « Un lourd secret qui pesait sur nous depuis trop longtemps a été heureusement levé ».

 

La honte de la gauche caviar.

 

Ce qu’il y a d’hallucinant dans cette histoire c’est la véritable omerta qui a été respectée par des dizaines de gens, tous plus importants les uns que les autres.  La mère, (morte en 2017) comme c’est souvent le cas a couvert son mari, minimisant les faits, au point de se brouiller avec sa sœur Marie France. Les amis à qui les enfants se sont confiés n’ont rien dit, pas plus que le milieu politique de la gauche dite caviar au sein duquel Olivier Duhamel cheminait comme un poisson dans l’eau. De toute façon les abus étaient prescrits alors « A quoi bon ? ».  Le parquet de Paris a ouvert une enquête « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans » mais compte tenu de la prescription Olivier Duhamel échappera surement à la justice.

Restent les enseignements à tirer. Que cette histoire se déroule chez des gens célèbres va peut-être permettre à la société française, de lever le terrible tabou sur les abus sexuels commis sur les enfants, à l’intérieur des familles y compris le plus respectables. Avec une leçon que nous donne aujourd’hui Camille Kouchner : il ne faut pas se taire !

 

 

Trump joue ses dernières cartes

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 janvier 2021 08h10 | Ajouter un commentaire

Le 6 janvier, le congrès américain se réunira pour confirmer l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche. Ce ne devrait être qu’une formalité, mais Donald Trump n’a pas concédé sa défaite. Il y a quelques jours il a même téléphoné à un responsable de Georgie pour faire inverser le résultat des élections dans cet Etat.

C’est le Washington Post qui a révélé l’affaire. Samedi dernier Donald Trump a téléphoné au secrétaire d’Etat de la Géorgie noir lui demander tout simplement de le déclarer vainqueur. Tout ce que je veux, c’est trouver 11.780 votes, ce qui est un peu plus que ce que nous avons. Parce que nous avons gagné l’État. … Le peuple de Géorgie est en colère, le peuple de tout le pays est en colère… Et il n’y a rien de mal à dire, vous savez, euh, que vous avez recalculé » ; « Eh bien, Monsieur le président, a répondu son interlocuteur Brad Raffensperger. Le problème est que les données que vous avez sont fausses. »

Fraude ou pas fraude ?

Donald Trump a insisté, au cours de cet appel, auquel participait le secrétaire général de la Maison-Blanche, et plusieurs avocats, il a repris ses accusations de fraude : urnes retirées, machines de comptage trafiquées, électeurs décédés et comptabilisés, bulletins en sa faveur délibérément détruits. Etc…. « Il n’est tout simplement pas possible que j’aie perdu la Géorgie, a dit Trump. Ce n’est pas possible… Mais ils ont rajouté beaucoup de votes, tard dans la nuit. Vous le savez bien, Brad. Et c’est ce sur quoi nous travaillons de manière très, très rigoureuse. »

Mais son interlocuteur a tenu bon… « Monsieur le président, vous avez des gens qui vous fournissent des informations et nous avons nos gens qui nous fournissent des informations, a répondu Raffensperger. Nous pensons que nos chiffres sont justes. »

Jusqu’au dernier jour.

  Alors Trump s’est énervé il s’en est pris au gouverneur de l’Etat, un Républicain comme lui, en déclarant qu’il regrettait de l’avoir soutenu pour sa réélection. Une attitude très révélatrice. Pour Trump la légalité doit passer après la fidélité à sa personne. C’est un trait assez commun dans les dictatures. Mais voilà aux Etats Unis ça ne marche pas, d’où la diffusion par la presse de cette conversation hallucinante ;..sans que l’on sache si l’enregistrement vient de la Maison Blanche ou de l’administration de Géorgie.

Le résultat n’a donc pas été inversé mais Triumph veut jusqu’ au bout ses dernières cartes. Ainsi une douzaine de sénateurs et près de 140 représentants républicains au Congrès ont annoncé leur intention de s’opposer à la proclamation officielle des résultats mercredi. Par ailleurs Trump a appelé ses électeurs à manifester ce jour-là à Washington, et il y aura du monde car en majorité les électeurs Républicains, restent persuadé que c’est Trump qui  a gagné.

Ça n’empêchera pas Joe Biden d’accéder au pouvoir, mais nul ne sait si Donald Trump acceptera de le recevoir à la Maison Blanche, le 20 janvier, comme c’est la tradition, ou s’il devra passer par la fenêtre pour accéder au bureau ovale.

Giscard-Chirac 40 ans de rivalité.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 décembre 2020 09h23 | Ajouter un commentaire

 

Le principal adversaire politique de Valéry Giscard d’Estaing fut François Mitterrand qu’il a battu à la présidentielle de 1974, avant d’être lui-même vaincu lors de la revanche en 1981. Mais son plus grand rival était un autre homme de droite qui fut lui aussi président : Jacques Chirac.

 

C’était quelques chose la relation Giscard Chirac,  un mélange de haine et de complicité au sens criminel du terme. Tout avait commencé par un mauvais coup. En 1974 à la mort du président Pompidou, toute la France s’attend à ce qu’un gaulliste succède à celui qui avait lui-même succédé au Général de Gaulle. Candidat désigné par le parti gaulliste Jacques Chaban Delmas, ancien premier ministre, ancien plus jeune général de France qui avait participé la libération de Paris. Mais pendant ta campagne électorale un groupe de 43 députés gaullistes emmené par Jacques Chirac décide de trahir Chaban et de soutenir Giscard. Chaban sera éliminé au premier tour et Giscard l’emportera de justesse face à Mitterrand au second tour. Récompense pour Chirac le poste de Premier Ministre.

Une alliance contre nature.

Les choses vont vite se gâter car VGE est bien décidé à gouverner comme il l’entend de façon moderne et européenne. Il abaisse la majorité à 18 ans, il légalise l’avortement, autorise le divorce par consentement mutuel, et surtout il est très pro européen, très proche du chancelier Helmut Schmidt. Il est lui-même né en Allemagne à Coblence et parle allemand couramment, alors que les gaullistes sont plutôt nationalistes. En 1976 Chirac démissionne, fonde le RPR et se fait élire l’année suivante maire de Paris contre le candidat de Giscard, Jean d’Ornano. La suite ne sera plus qu’une longue rivalité pour le leadership de la droite. En 1981 jacques Chirac se présente contre Giscard, éliminé au premier tour, il fait secrètement voter pour Mitterrand au second tour. Giscard lui-même qui a eu vent de cette manœuvre téléphone à une section locale du RPR et demande s’il faut bien voter pour Giscard d‘Estaing, et on lui répond : « non non surtout pas il faut voter Mitterrand ! »  On connait la suite Giscard sera battu et ne pardonnera jasmin à Chirac cette nouvelle trahison.

Deux hommes deux styles.

Giscard ne s’est jamais vraiment relevé de sa défaite, bien sûr il essayera de remonte la pente en se faisant réélire député, puis président de la région Auvergne puis président de la commission pour la constitution européenne, puis membre de l’Académie Française, mais il aura toujours ce regret du pouvoir.

La différence avec Chirac c’est que malgré son accordéon et ses dîners chez les français, il n’était pas proche des gens. Il avait gardé ce port altier et cet accent aristocratique qu’imitait si bien Thierry Le Luron. Chirac racontait d’ailleurs qu’un jour invité au fort de Brégançon la résidence d’été des présidents, Bernadette et lui s’était retrouvé assis sur des chaises, alors que Giscard et son épouse Anne Aymone trônaient sur des fauteuils. Chirac trouvait Giscard arrogant, et VGE pensait que Chirac était un imbécile. Politiquement c’est finalement Chirac qui l’a emporté puisqu’il a réussi à assurer deux mandats de président contre un seul à VGE.  Mais au final c’est Giscard qui triompha dans le tourbillon de la vie, il a notamment gardé toute sa tête et sa brillante intelligence quand Chirac sombrait.  Ultime revanche, sa dernière apparition publique il y a un an ce fut, ironie du sort, aux obsèques de Chirac, il lui a alors dit définitivement : Au revoir….

Sauvons Obélix avec une médecin nutritionniste

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 novembre 2020 10h12 | Un commentaire>

Questions à Carine Carchon médecin nutritionniste.

Covid 19 : Les Obélix sont en danger.

 

Est ce une bonne idée de demander aux personnes en surpoids de perdre 5% de leur poids pour se protéger du virus ?

Perdre du poids quand on a un excès est toujours positif pour son capital santé , non seulement contre les virus mais aussi contre les maladies graves. Cette perte sera positive pour son moral et le motivera à continuer ! il faut arrêter de parler de ‘morts’ de ‘réanimation’ mais plutôt s’attarder à la prévention des maladies (virales ou autre ).
La société est malade , pas le patient ! Il devient malade par l’angoisse et la culpabilité qu’on aime lui donner . Nous sommes tout à fait à côté de notre programmation . Nous devons bouger tous les jours (max tous les 2jours), se relaxer, manger sainement , rire et sourire , employer des remèdes simples comme nos grands parents .
Notre société actuelle agit à l’inverse .

Comment renforcer immédiatement notre immunité ?

Le contrôle du stress engendré par notre quotidien peut être à l’origine d’une diminution de l’immunité, il augmente le cortisol et donc fait grossir.

Prenons donc le temps de lire, d’ écouter de la musique, s’essayer au mindfullness, au yoga etc

Renforcer rapidement son immunité commence par quelques habitudes élémentaires :

1. La pratique d’un sport ludique 3 fois par semaine comme la marche à raison de 10.000 pas par jour, 30 min de vélo d’appartement ou de natation par exemple .

2. Le contrôle du stress engendré par notre quotidien peut être à l’origine d’une diminution de l’immunité, il augmente le cortisol et donc fait grossir.

Prenons donc le temps de lire, d’ écouter de la musique, s’essayer au mindfullness, au yoga etc

3. Le choix d’une nourriture saine et équilibrée en favorisant :

– les fruits avec une préférence pour les petits fruits de rouges ou bleus contenant des antioxydants. Il faudra par contre limiter les fruits trop riches en glucides comme les bananes les cerises ou encore les raisins.

– les légumes surtout les verts, recommandés pour leur teneur en acide folique qui intervient dans la qualité du sommeil, anti-sur la perte de graisse, dans les pathologies comme le cancer etc)

Les légumes rouges/oranges riches en vit A interviennent dans la régulation de l’immunité et du taux d’insuline.

Enfin, un minimum de viande et poisson à raison de 3 rations de 150 gr pesées à cru par semaine.
car notre organisme a besoin de protéines de bonne qualité afin de maintenir la masse musculaire donc de fait le maintien d’une bonne immunité et d’ un métabolisme de base correct favorisant la perte de masse grasse.

4. Se complémenter régulièrement avec de bons probiotiques, minéraux comme le zinc, le magnésium et les vitamines vit D et vita C en cas de carences alimentaires.

Est-il nécessaire d’avoir une ordonnance pour se fournir en vitamine D,C et Zinc ?

Non, pas d’ordonnance , la population est carencée à plus de 90% en zinc, vita D , vita C . Surtout dès septembre nous devons prendre une cure de zinc (surtout chez les 60+ ) de préférence forme bisglycinate de zinc , prise hors repas sinon aucune absorption correcte. La vitamine D, notre absorption via le soleil et son transport sont trop faible d’où notre carence pratiquement systématique. Il faut essayer d’atteindre des taux supérieurs à 60ng/ml ! ce qui correspond à une prise d’au moins 4000UI/jour pendant le repas (obligatoire) pendant 3mois puis 2000UI/j jusqu’à atteinte du taux ‘santé’.La vita C devrait être prise sous forme acérola C ou un smoothie d’oranges fraîchement fait et directement absorbé .

En cas de contamination comment éviter une forme grave de la maladie, existe-t- il un traitement à prendre tout de suite ?

Le zinc et la vita D car ont tous 2 prouvés leur action sur la cassure de ARN viral et anti-inflammatoire , agissent donc sur leur capacité de blocage de la multiplication du virus . La vita C agit comme très bon anti-oxydant , les probiotiques aussi interfèrent dans le déclenchement de l’orage cytokinique (facteur de dégradation vers une forme sévère de la maladie.

Si vous aviez un seul conseil à donner à Obelix quel serait il ?

Obélix et Bonnemine doivent bouger ! le fait de bouger augmente sa masse musculaire, diminue sa masse graisseuse, produit de irisine (puissant anti-inflammatoire naturel) et déstresse .

Et deux conseils ?

Ne pas angoisser ! le stress augmente sa masse graisseuse (via le cortisol libéré) , le déstabilise sur sa vision positive de l’avenir, le rend triste , le culpabilise de tout .

Merci beaucoup par Toutatis !

Panoramix ne donnerait de la potion qu’à celui qui pourra bien utiliser sa force ! Il aime les gens , il est la sagesse

Carine Carchon
Médecin nutritionniste et esthétique anti-âge

Oratrice dans l’enseignement de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle (cycle de cours pour médecins, pharmaciens, kinés, ostéopathes, écoles et entreprises diverses).

Fondatrice de Medical Diet Center, centre où accompagnée de diététiciennes diplômées et esthéticiennes diplômées et reconnues, j’exerce la nutrition, la médecine fonctionnelle et l’esthétique.

La France célèbre de Gaulle

Par Christophe Giltay dans Divers , le 9 novembre 2020 08h37 | Ajouter un commentaire

Emmanuel Macron se rendra aujourd’hui à Colombey les deux églises pour rendre hommage au général de Gaulle, à l’occasion du 50 ème anniversaire de sa mort. De nos jours le général de Gaulle fait l’unanimité en France, mais ça n’a pas toujours été le cas.

Charles de Gaulle

Tout d’abord un souvenir personnel, je me souviens très bien du décès du général de Gaulle que j’ai appris le 10 Novembre 1970 en allumant la télévision. J’avais 9 ans à l’époque c’était les vacances de la Toussaint, et je me faisais une fête à l’idée de regardera à la télé mes dessins animés favoris ! Et puis paf, la déception… Juste la mire et de la musique classique. Je ne sais pas pourquoi peut être déjà le flair du journaliste, je me suis dit : « zut à tous les coups le général De Gaulle est mort », ça n’a pas raté quelques secondes plus tard, j’entendais l’interview d’un homme attristé, peut être un ministre, qui disait quelque chose comme : « je l’ai bien connu … »

Cérémonie intime à Colombey.

Bien sûr à sa mort les condoléances et les hommages sont arrivés du monde entier, et j’ai gardé aussi en mémoire le jour de ses obsèques, le 12 novembre. Il avait souhaité une cérémonie simple dans la petite église de Colombey, son village, avec juste sa famille, les villageois, une délégation militaire et les compagnons de la libération, l’ordre créé pendant guerre pour magnifier la résistance. Son cercueil avait quitté sa propriété la Boisserie, et rejoint l’église posé sur un blindé, hommage rendu au premier officier français à avoir cru aux divisions blindées. Au même moment à Paris, à Notre Dame, avait lieu une grand-messe avec pratiquement tous les chefs d’états du monde, je me souviens encore du roi Baudouin au premier rang.

Le cercueil du général de Gaulle sur un blindé.

 

 Plébiscité aujourd’hui, controversé hier.

Ces jours-ci vous entendrez un son unanime sur tous les chaînes de télévision françaises. Les uns vont célébrer le chef de la  France libre, celui qui a dit non à la défaite de juin 40. Les autres se souviendront du chef d’état fondateur de la Vème République le régime toujours en vigueur aujourd’hui. Rares sont ceux qui se souviennent que le général été condamné à mort par le régime de Pétain pendant guerre ; qu’il a passé 13 ans dans l’opposition après quitté le pouvoir en 1945 ; qu‘il n’a du son retour en 1958 qu’à la guerre d’Algérie quand tout d’un coup la France a eu de nouveau besoin d‘un sauveur.  On oublie aussi qu’on l’a traité de dictateur et que pendant mai 68 les manifestant défilaient en criant « 10 ans ça suffit ! » Aujourd’hui il est plébiscité et personne ne tient plus de discours critique à son égard…

Un homme et son époque.

L’homme est regretté bien sûr, mais aussi l’époque. Les trente glorieuses, le plein emploi, la croissance, le progrès l’optimisme, et puis surtout un temps où le politique avait encore une prise sur la réalité, quand l’économie libérale mondialisée n’avait pas encore pris le pouvoir… Nostalgie quand tu nous tiens !  Mais comme disait le général :

« On peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages. Mais quoi ? Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités ».

Le discours hallucinant de Trump à la télévision

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 novembre 2020 08h13 | Ajouter un commentaire

Alors qu’il ne s’était pas exprimé à la télévision depuis le soir de l’élection, Donald Trump a livré cette nuit un discours lunaire dans lequel il a accusé les démocrates de fraude. Le ton était tellement violent que les trois principaux réseaux de télévision ont interrompu la retransmission.

 

Maison Blanche ou Fort Alamo ?

 

«Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l’élection», «Notre but est de défendre l’intégrité de l’élection. Nous ne permettrons pas que la corruption vole une élection aussi importante»… etc etc etc…

Tous les coups sont permis.

15 minutes de délire au cours desquelles Tuomp a martelé qu’on lui volait sa victoire que les décomptes étaient truqués que les sondages étaient faux et que ses adversaires étaient corrompus. Tout ça bien sûr sans apporter la moindre preuve. ABC CBS et NBC les trois grands réseaux de télévision américains ne l’ont pas laissé terminer, seules CNN et Fox News ont diffusé l’intégralité du discours, mais pour le démolir ensuite au cours d’éditoriaux impitoyables. Pour un observateur censé, Trump a comme on dit « pété les plombs » et cherche à faire exploser le système pour se maintenir coute que coute au pouvoir, si nécessaire avec l’aide de la cour suprême.  Il a d’ailleurs promis de porter devant la justice une énorme quantité de contentieux.

 Mauvais joueur, mauvais perdant.

Cette attitude tranche complètent avec la tradition de faire Play, généralement adoptée dans les heures qui suivent eu élection présidentielle. Jusqu’à présent le rituel était immuable… le candidat vaincu prenait la parole le premier dans la nuit et commençant généralement son allocution apr. ces mots je viens de téléphoner à mon adversaire, pour le féliciter, je souhaite qu’il réussisse dans sa tâche de résident des Ets unis. Quelque sinuâtes plus tard le vainqueur remerciait ses lecteurs et avait généralement un mot aimable pour son concurrent. Même en l’an 2000 quand Al Gore a contexte le résultat durant des semaines, ce scénario s’est reproduit.  Une fois que la justice a tranché le candidat démocrate a reconnu publiquement sa défaite.

Jusqu’à la dernières cartouche. 

Mais là rien de tel, Donald Trump fait partie de ces gens qui ne reconnaissent jamais une défaite, c’est l’archétype du mauvais perdant. Fort des 68 Millions d’électeurs qui ont voté pour lui, (un score plus élevé qu’en 2016 ) , il va s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, les recours légaux, mais aussi les actions dans la rue. Pour l’instant ses partisans se contentent de manifester devant les bureaux de vote en criant « stoppez le décompte », mais demain tout est possible ! Imaginez que Trump leur demande de camper devant la Maison-Blanche pour le protéger, ils seront des centaines, voire des milliers à le faire. C’est là que la démocratie américaine devra montrer sa solidité.

Un peu comme hier soir quand les grandes chaînes lui ont coupé la parole, il faudra peut-être celui couper le courant pour qu’il rende les clefs.

 

Trump – Biden, l’écart se resserre

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 octobre 2020 08h26 | Ajouter un commentaire

 

A une semaine du scrutin c’est le sprint final pour Joe Biden et Donald Trump. Le président sortant multiplie les déplacements et tient jusqu’à trois meetings par jour. La question est simple va-t-il réussir le même coup de poker qu’il y a quatre ans ?

 

Réponse : on le saura dans la nuit du 3 au 4 novembre aux alentours de 5 heures du matin. Je peux vous dire qu’il y a quatre ans j’étais en plateau sur RTL – TVI pour commenter les résultats et que je suis comme on dit tombé de ma chaise tant les sondages étaient jusqu’au dernier moment hyper favorables à Hillary Clinton… Cette fois c’est encore le cas, Joe Biden est donné largement en tête, mais je me garderais bien de tout pronostic !

Vote populaire contre grands électeurs.

Aux Etats Unis le principe un homme une voix ne fonctionne pas. Hillary Clinton a gagné ce qu’on appelle le vote populaire avec 2,8 millions de voix d’avance sur Trump, et c‘est pourtant Trump qui est président.  Le coup poker tient à sa victoire de justesse dans quelques états clefs qui ont lui permis d’obtenir plus de grands électeurs que sa rivale démocrate. Je vous rappelle que l’élection du président aux Etats Unis se fait en deux étapes, le vote lui-même qui désigne les grands électeurs, puis le vote de grands électeurs qui élisent le Président. Il y a 538 grands électeurs pour l’ensemble du pays. Soit le même nombre que de membres du congrès, représentants et sénateurs. Or dans la plupart des états c’est le candidat arrivé en tête qui empoche la totalité des grands électeurs . Exemple un état envoie 20 grands électeurs au collège électoral, Trump l’emporte avec une voix d’avance, conséquences tous les grands électeurs de cet état voteront pour lui, on ne partage pas comme en Belgique à la proportionnelle 11 pour l’un 9 pour l’autre.

Le coup de poker.

C’est ainsi qu’en 2016, Trump s’est fait élire en gagnant certain états clefs avec une toute petite avance :  0,3 % dans le Michigan, 0,7 dans le Wisconsin et la Pennsylvanie. Et qu’importe si Hillary Clinton a fait des scores énormes en Californie ou à New York, les fermiers du Wisconsin détenaient la clef du scrutin. Même si les sondages nationaux sont très favorables à Biden, dans une dizaine d’états l’écart est de moins de 3 %, c’est la marge d’erreur tout est possible. Et voilà pourquoi Trump sillonne l’Amérique avec Air force one, multipliant les meetings sur le tarmac même des aéroports où il se pose. Côté Biden on est plus discret, mais il utilise les classiques américains en mettant en avant son épouse et sa famille. Biden joue la sagesse contre la furie, en espérant que le rejet de Trump dans une partie de la population l’emportera sur l’enthousiasme de ses partisans. C’est tout le paradoxe, Biden n’est pas charismatique, mais c’est son principal atout.

Kanaky, Nouvelle Calédonie… ou les deux ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 5 octobre 2020 07h39 | Ajouter un commentaire

Les citoyens de Nouvelle Calédonie se sont prononcés le dimanche 4 octobre  pour ou contre l’indépendance. Le maintien dans la République française  l’a emporté avec une courte avance, mais sur le fond rien n’est réglé.

Un Totem Kanak.

53,26% pour non à l’indépendance, 46,74% pour le oui, à première vue le résultat parait clair, la Nouvelle Calédonie devrait rester Française. Mais les choses ne sont pas si simples. Car même s’ils ont perdu en apparence, les indépendantistes ont nettement progressé en eux ans. Lors du précédent référendum en 2018, il n’était qu’à 43%, ils ont gagné 3 % en deux ans, or il devrait y avoir un troisième référendum, dans deux ans en 2022. Le calcul est simple s’ils continuent à progresser au même rythme, les deux camps seraient alors à 50/50.

L’impuissance du référendum.

Comme disait le général de Gaulle, on n’emporte un référendum qui si le « oui est franc et massif », or ce n’est pas le cas. C’est en peu comme en Belgique, quand vous avez face à face deux communautés d’égale importance, qui votent de manière diamétralement opposées, un référendum couperet ne sert à rien.

On l’a vu lors de la consultation populaire de 1950 sur le retour du roi Léopold III. La moyenne nationale donnait une victoire au oui, mais si les Flamands avaient voté largement en ce sens, les Wallons et les Bruxellois s’étaient prononcés contre. Résultat le retour fut un fiasco et le roi a dû abdiquer. En Calédonie c’est pareil les Kanaks, les habitant historiques de l’île votent quasiment tous pour l’indépendance alors que les Caldoches, les descendants de colons français, veulent majoritairement rester dans la République.

L’ombre du plan Van Bilsen.

Si le troisième référendum devait avoir lieu, rien ne serait réglé car les deux communautés se retrouveraient face à face comme en 1988, quand ce territoire était au bord de la guerre civile. Or à l’époque le gouvernement français de Michel Rocard avait réussi à calmer le jeu en proposant un plan de développement sur dix, puis sur trente ans.

Un peu à l’image du plan imaginé en 1956 par l’universitaire Jeff Van Bilzen pour le Congo belge. Il avait prévu une indépendance en douceur, le temps de former des cadres congolais, jusqu’à l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans les années 80. L’histoire n’en a pas voulu ainsi.

En revanche en Nouvelle Calédonie ça a marché, sauf qu’on est maintenant au bout de chemin.

La République en arbitre.

Hier Emmanuel Macron a annoncé que la France allait prendre une initiative, les principaux leaders calédoniens des deux camps lui ont d’ailleurs lancé un appel. L’idée serait d’échapper à un troisième référendum en trouvant une solution négociée, une très large autonomie ou une indépendance en association avec la France. Ce type de construction institutionnelle existe déjà dans la région, par exemple entre les îles Cook et la nouvelle Zélande. On pourrait même imaginer une double nationalité, ainsi les Kanaks seraient maîtres chez eux et les Caldoches garderaient leur passeport français. Ce nouveau pays pourrait s’appeler Kanaky-Nouvelle Calédonie.

Afin de ne fâcher personne…

 

 

Sylvain l’instituteur tatoué  

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 septembre 2020 07h28 | Ajouter un commentaire

On a beaucoup parlé ces derniers jours de la tenue des élèves à l’école. Certaines jeunes filles ont parfois été renvoyées chez elles parce qu’elles portaient des « crop tops », dévoilant leur nombril. Mais qu’en est-il des enseignants ?  En France un professeur au visage tatoué est contesté par plusieurs parents d’élèves, il ferait peur aux enfants.

 

Il s’appelle Sylvain il a 35 ans et c’est l’homme le plus tatoué de France. Sous le nom de Freaky Hoody il est très connu dans le milieu du tatouage, notamment pour ses photos de nus. En effet il est tatoué partout ! Mais vraiment partout,  le corps bien sûr, le visage, le crâne rasé, le parties intimes, des motifs floraux plutôt esthétiques… Mais il s’est aussi fait tatouer aussi le blanc des yeux, ce qui lui un regard noir qui ferait peur aux enfants…

Monsieur Sylvain.

Au-delà de sa carrière de modèle et de vedette des salons « Tatoo », Sylvain a un autre métier qu’il exerce par vocation et passion depuis 12 ans, il est ce qu’on appelle en France un « professeur des écoles », c’est à dire un instituteur. Il effectue des remplacements dans la région parisienne, il est actuellement en poste à Palaiseau dans l’Essonne. C’est là que des enfants se sont plaints à leurs parents, ils ont eu peur de lui ne le croisant dans les couloirs. Il faut dire que Sylvain donne cours à de jeunes enfants, dans l’équivalents français de la première et de la deuxième année.

Banni de maternelle.

Autrefois il enseignait même en maternelle. Début 2019, de parents ont envoyé à l’inspection académique un dossier contre lui auquel ils avaient joint quelques-unes de ses photos de nus. Sylvain avait été suspendu 7 semaines, une expérience qu’il a mal vécue. Puis un compromis avait été trouvé, il n’enseignerait plus en maternelle, en revanche pas de problème avec l’école primaire. Lui-même dit qu’il n’évoque jamais la question de son apparence en classe, il est là pour donner cours. Et quand un enfant lui demande pourquoi il a les yeux noirs, il répond : On en parle à la récréation. En fait deux camps s’apposent, les parents horrifiés qui voient en Sylvain une figure d’Halloween, d’autres qui apprécient ses talents d’enseignants et se refusent à juger de son look, il a les yeux noirs, et alors ?  C’est comme avoir la peau noire, ce n’est pas un problème…

 Des enseignants « exemplaires ! »

Interrogé par le journal le parisien, le syndicats d’instituteurs ne se prononcent pas, la loi française parle d’exemplarité des enseignants sans préciser ce qu’est l’exemplarité, seuls les signes religieux ostentatoires sont interdits. En fait il semblerait qu’à chaque fois qu’il y a eu des plaintes contre l’instituteur tatoué, elles émanaient de parents d’autres classes, dont les enfants avaient juste croisé Sylvain…En revanche comme il le dit lui-même « jamais un de mes élèves ne m’a dit que j’étais horrible ! »

On ne connait pas la réaction de parents à qui les enfants ont lancé en rentrant à la maison : « quand je serais grand je veux être comme monsieur Sylvain ! »

Tout Info : la polémique paye.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 septembre 2020 10h10 | Ajouter un commentaire

     Le paysage audiovisuel français a été bouleversé par le confinement. Les téléspectateurs coincés chez eux ont plébiscité les chaînes d’info, dont les stratégies sont parfois très différentes. Entre « hard news » et débats polémiques la concurrence est rude.

Pascal Praud qui anime « l’heure des pros » sur C News.

 

Les chaines « Tout info » ont fait leur apparition en France il y a une vingtaine d’année. La première fut LCI émanation de TF1, le modèle était très ouvertement tournée vers le talk, le débat, c’était une manière pour TF1 de faire passer à la télé toute une série de personnalités, et notamment des politiques qui n’auraient pas été invités aux 20 heures.

La révolution BFM TV

Il y a  une quinzaine d’années on a vu apparaître un autre modèle celui de BFMTV. Une sorte de CNN à la française, uniquement consacré à ce qu’on appelle le « hard news », c’est à dire l’info la plus chaude possible. De directs en éditions spéciales. BFM TV est devenu en en quelques années la principale chaîne d’info, et la seule rentable avec 2,5% d’audience en 2019 ( 4% pendant le confinement) . On pensait donc que le modèle du « hard news » était donc le bon, mais un autre profil est en train de se faire une place : la chaîne du débat polémique.

C News, le pavé dans le PAF.

En l’occurrence C News, la chaîne « Tout info » du groupe Canal Plus, qui s’appelait autrefois I télé. Depuis sa transformation et le départ de la quasi totalité de l’ancienne équipe, C News est devenue un peu le Fox News à la française, avec des figures de proues comme Eric Zemmour qui rassemble 450 000 téléspectateur tous les soirs, Morandini dont l’arrivée avait provoqué une grève à I télé, et le matin de 9 h à 10h30, « l’heure des pros » présenté par Pascal Praud un ancien de Télé foot.

L’heure des pros où s’affrontent des éditorialistes de droite et de gauche décortique tous les jours la société française dans ce qu’elle a de plus polémique, du port du voile au port du masque. La semaine dernière fut très chaude avec le débat autour des options des nouveaux maires écologistes accusés de vouloir détruire les traditions françaises ( plus de sapin de Noël à Bordeaux, le Tour de France qualifié de polluant et machiste à Lyon ) .Avec ses débats genre café du commerce C News a doublé son audience en un an, passant de 0,7 à 1,5%, elle est désormais aux portes de la rentabilité.

1 BFM, 2 CNEWS… pour le moment !

En audience BFM TV est toujours en tête devant C News, LCI, et France info, mais sa place de leader est contestée, d’autant plus que le groupe Altice qui en est propriétaire a annoncé un plan social et de nombreux départs, dont 50% des pigistes.

C’est la clef du problème ! Pour produire du « hard news » il faut être tout le temps sur la balle et disposer de beaucoup de moyens, alors que pour un débat une table et cinq chaises suffisent. Après le tout est une question de style, LCI reste très politiquement correct, alors que C News a adopté un ton inspiré des réseaux sociaux. C’est un peu tweeter à la télé…

Ce combat entre chaînes d’infos sera intéressant à suive lors de la prochaine présidentielle dont la campagne va commencer dans un an. Il n’est pas exclu que les chaines info et notamment C News fassent émerger un candidat clivant genre Trump. Il parait que chez Emmanuel Macron on s’en inquiète déjà.