UMP : un pas de Copé

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 décembre 2012 08h44 | Un commentaire>

     Un compromis semble se profiler pour la direction de l’UMP, le principal parti de droite en France. Jean François Copé qui refusait jusqu’alors d’envisager un nouveau scrutin avant les municipales de 2014, se dit prêt, à revoter en septembre 2013. Un pas en direction de François Fillon qui souhaitait un vote immédiat.

 

 

Il y a quelque chose de très révélateur qui s’est passé ce weekend. Trois postes de députés annulés après les élections de Juin étaient de nouveau disputés devant les électeurs,  et l’UMP a remporté haut la main, ces trois scrutins partiels deux au détriment de la gauche et un à celui d’un député centriste sortant.  Si même après un mois de guerre sanglante les électeurs ne sont pas écœurés, il aurait été complètement imbécile pour les deux leaders de ne pas comprendre le message, la raison devait l’emporter.

 Un nouveau calendrier

 Jean François Copé, le président auto proclamé  a donc accepté de mettre de l’eau dans son vin, et propose l’organisation d‘un nouveau scrutin en Septembre, et non plus au printemps 2014. Fillon souhaitait le printemps 2013, Copé a fait la moitié du chemin, ce sera donc l’automne.

Les deux hommes posent bien évidement leurs conditions : Fillon veut une direction paritaire ouverte à toutes les sensibilités de l’UMP. Il devrait également exiger que le président actuel, s’il est candidat, se place en réserve dès le début de la nouvelle campagne et qu’une haute autorité soit chargée de diriger le processus électoral. Pas fou Fillon, il sait que celui qui organise une élection est disons, bien placé, pour l’orienter en sa faveur.

   De son côté Copé va demander la suppression du groupe parlementaire dissident le rassemblement UMP, et l’annulation du référendum des députés prévu mardi, il aurait été très certainement favorable à  Fillon.

 Des intérêts bien compris.

 La page est-elle tournée pour autant, non, il y a toujours deux courants opposés dans le parti dominant de la droite. Mais au fond ces courants ont toujours existé : Chaban contre Pompidou, Chirac contre Balladur, Sarkozy contre Villepin, et maintenant Copé contre Fillon. Mais à chaque fois que la victoire s’est présentée, les antagonismes ont su se taire… il est si bon de se partager le gâteau du pouvoir !  Hier le doux fumet du succès a tout d’un coup réveillé les appétits de l’UMP.

 Si les socialistes continuent à cafouiller comme ils le font, (merci Gérard),  ils pourraient perdre en 2014, plusieurs des grandes villes qu’ils détiennent dont Paris. Et comme disait Henri IV : « Paris vaut bien une messe… » de réconciliation.

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1 réaction à “UMP : un pas de Copé”

  1. Après une série de pas de clercs, pas trés clairs, les frères ennemis semblent se réconcilier mais l’oeil de quel Caïn veillera-t-il dans ou sur la tombe de l’autre.
    La suite à la prochaine escarmouche!
    Le feulleton n’est pas terminé, hélas