Le Beaujolais Nouveau a 60 ans

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 novembre 2011 02h37 | Ajouter un commentaire

Nous sommes le troisième jeudi de Novembre et comme chaque année, le Beaujolais nouveau est disponible depuis 0h. Ce vin primeur qui fête ses 60 ans, a un peu perdu de sa superbe ces dernières années, il est pourtant difficile de rater le rendez vous …

beaujolais

 

Ce matin quand j’ai vu l’actualité, et notamment le classement sans suite, faute de preuve, des révélations sur les mallettes africaines, prétendument versées à des responsables politiques français, je me suis longuement interrogé, fallait-il encore une fois parler du Beaujolais nouveau, rendez-vous incontournable de Champs Elysées depuis le début. Et puis après réflexion,  il sera toujours temps de revenir demain sur les turpitudes de la politique.

 

Un primeur sexagénaire.

 

Il n’y  pas de mal à  rappeler que le beaujolais nouveau, est né en 1951, d’une loi autorisant sa commercialisation à partir du 15 novembre soit un mois avant les autres vins. En 1985, les producteurs ont décidé de recréer l’événement avec ce rendez-vous le troisième jeudi du mois de novembre, à 0h. Vous avez tous vu des reportages où les japonais attendent avec impatience la première livraison, qu’ils peuvent déguster, grâce au décalage horaire, plusieurs heures avant les français.

 Cette année encore le Japon consommera 7 millions de bouteilles. Pourtant la production beaucoup chuté depuis les années 90, on est passé en gros de 500 000 à 300 000 hectolitres. Il faut dire que pas mal de producteurs surfant sur l’aubaine avaient parfois proposé des produits n’ayant qu’un vague rapport avec le vin. Désormais on en a presque fini avec les goûts de banane et de bonbon anglais cette année ce serait : « des fruits noirs en entrée de bouche et l’onctuosité d’une framboise en fin de bouche » .

 

Un vin de soif.

 

Cela dit n’attendez pas du Beaujolais nouveau ce qu’il ne peut pas vous donner , comme dit mon copain Robert ça reste un vin de soif, de comptoir, de pot entre copains. Et même si le primeur représente 30% de la production totale du Beaujolais, ce ne sera jamais le compagnon d’un repas de haute tenue gastronomique. Pour cela il y a d’autres Beaujolais, les 10 crus classiques : Morgon, Régnié, Chénas, Juliénas, Chiroubles, Brouilly, côte de Brouilly, Fleurie, Moulin à vent, et bien sûr le Saint Amour qui reste mon préféré. Il existe même des Beaujolais blanc cépage chardonnay qui méritent le détour, il y a également des crémants de Beaujolais, pour ceux qui aiment les bouchons qui sautent, mais là encore n’allez pas croire que c’est du Champagne !

 

 

Avec « modération »…

 

 

Si vous souhaitez sacrifier à la tradition, je vous recommande plutôt de chercher un vin de vigneron, et si possible un Beaujolais village nouveau. C’est un peu plus cher mais il y a moins de risque de tomber sur de la grenadine. Car si la qualité s’est améliorée, il y a encore des petits malins qui profitent de ce qui est indubitablement la plus formidable opération de marketing vinicole au monde.

 Et puis bien sûr : « sachez apprécier et consommer avec modération.. »… J’en connais qui sont très modérés…dans la modération…

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