Mourir pour Taïwan ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 10 novembre 2021 09h01 | Ajouter un commentaire

La troisième guerre mondiale va-t-elle éclater en Mer de Chine ? Cela paraît un peu fou de poser ainsi la question, mais les récentes tensions entre la Chine et les Etats-Unis autour de Taïwan pourraient nous inquiéter.

Taipei capitale de Taïwan.

Il y a quelques jours [le 22 octobre], Joe Biden a déclaré que si la Chine attaquait Taïwan, les Etats-Unis se porteraient à son secours. Et hier [le 26 octobre] c’est le secrétaire d’État américain Antony Blinken qui appelait le monde à soutenir la participation de Taïwan aux institutions de l’ONU. Ce qui est un véritable casus belli aux yeux de la Chine, d’autant que ce communiqué a été publié le jour où Pékin fêtait le cinquantième anniversaire de son entrée à l’ONU.

Taïwan est une île située à 160 km de la Chine continentale. Sa superficie est de 33 000 km2 et elle compte un peu plus de 23 millions d’habitants. C’est l’une des économies les plus prospères du monde, elle se classe 15e au niveau de son PIB global.

Deux Chine pour un pays. 

Vous allez me dire : où est le problème ? Le problème, c’est que le nom officiel de Taïwan, c’est République de Chine, et que depuis 1949 Taïwan revendique la souveraineté sur l’ensemble de la Chine, alors que la Chine considère Taïwan comme sa 23e province, à peine plus autonome que Hong Kong. C’est un héritage de l’histoire. En 1949, le gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek est vaincu par les communistes de Mao Tsé Toung. Son gouvernement se replie alors à Taïwan, sous la protection de la flotte américaine. Pendant de nombreuses années, les Occidentaux vont maintenir le mythe d’une Chine nationaliste capable de revenir sur le continent.

Mais peu à peu, la réalité va l’emporter. La France sera, en 1964, la première puissance occidentale à reconnaître la nouvelle Chine. Pour les États-Unis, il faudra attendre 1971. Cette année-là, la Chine communiste entre à l’ONU à la place de Taïwan. C’est pourquoi la déclaration d’Antony Blinken est un vœu pieux. La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité, opposera toujours  son veto à un retour de Taïwan. D’ailleurs actuellement, seuls 15 États, dont le Vatican, reconnaissent encore Taïwan comme la vraie Chine. Plusieurs avions de chasse chinois ont d’ailleurs ces derniers jours [le 1er octobre] violé l’espace aérien de Taïwan, histoire de montrer que la Chine est là-bas chez elle.

Si vis pacem para bellum. 

Pour autant, faut-il mourir pour Taïwan ? Si les Chinois veulent récupérer l’île par la force, ils en ont les moyens, et la Américains, qui sont bien loin, auront du mal à s’y opposer. Mais si l’Amérique abandonne Taïwan, elle perdra sur le champ la confiance de tous les États du Pacifique, y compris le Japon. Et c’en sera fini du fameux axe « Indo-Pacifique », si cher à Joe Biden. C’est donc bien là que se joue l’avenir du monde, autour d’une île grande comme la Belgique.

6 juillet 1885 : Pasteur vaccine le petit Joseph

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 juillet 2021 08h30 | Ajouter un commentaire

 

Nous évoquons aujourd’hui un événement qui a encore des répercussions aujourd’hui, et qui est même, en ces temps de pandémie, au centre de nos préoccupations. Le 6 juillet 1885, Louis Pasteur a fait vacciner le petit Joseph Meister, mordu par un chien enragé, l’enfant survivra et Pasteur deviendra une sommité mondiale.

 

Louis Pasteur

Je me souviens de l’histoire du petit Joseph. Le 4 juillet 1885 ce petit alsacien Joseph Meister 9 ans, est attaqué sur le chemin de l’école par un chien qui le mord quatorze fois. Les gendarmes abattent le chien, et très vite affirment qu’il a la rage. A l’époque, il n’existe aucun remède et la rage conduit inéluctablement à la mort. Le médecin qui soigne le petit garçon conseille à s amè ans re d l’emmener à Paris où un scientifique Louis Pasteur mène depuis des expériences de vaccination sur des animaux. Mme Meister rencontre Louis Pasteur et lui demande de tester son vaccin sur son fils…Pasteur hésite… En 1939 Joseph racontait la scène : « Ma mère insista, faisant valoir que puisque j’étais condamné, je n’avais rien à craindre et que l’on pouvait essayer sur moi le seul traitement qui existait.” Finalement pasteur accepte et fait vacciner Joseph par le docteur Grancher, car Pasteur qui est chimiste n’est pas médecin.

 

Joseph Meister

 

L’étrange destin de Joseph.

Joseph va recevoir au total 21 injection, avec à chaque fois une forme de plus en plus importante du virus de la rage, la dernière est une inoculation du virus vivant. Deux ans plus tôt Pasteur avait défini la vaccination :Inoculer des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui préserve de la maladie mortelle.”

Joseph rentre chez lui le 27 juillet. Après dix jours d’attente il faut se rendre à l’évidence, Joseph n’a pas développé la rage, le vaccin a fonctionné. Pasteur va écrire un article scientifique sur ce cas, en quelques semaines il devient une star mondiale, les dons affluent et l’institut Pasteur est fondé en 1888. Joseph en deviendra le concierge en 1918. Hélas ça se finit mal, en 1940 au début de la seconde guerre mondiale, pensant que sa femme et ses enfants ont été tués dans un bombardement, Joseph se suicidera au gaz.

Un précédent en 1776.

Il restera pour la postérité le premier être humain a avoir été vacciné avec succès. Enfin pas tout à fait, un siècle plus tôt en 1776 un Anglais Edward Jenner avait vacciner lui aussi un enfant avec le pu d’une femme atteinte d’une forme de la variole appelée vaccine et transmise par les vaches. Il avait constaté que des paysannes qui s’occupaient de vaches atteintes par la vaccine ne développaient qu’une forme très atténuée de variole. Conséquence l’enfant n’a jamais eu la variole. On dit parfois que Jenner a inventé la vaccination et Pasteur les vaccins. Ne croyez pas pour autant que tout fut facile, à l’époque de Pasteur déjà il y avait des sceptiques et l’on polémiqua longtemps pour savoir si le chien avait eu réellement la rage. Au final l’histoire a tranché en faveur du vaccin. La variole a été éradiquée en 1978, et une fois vacciné on ne meurt plus de la tuberculose, de la rage ou du tétanos.

Quant au coronavirus… On refait tous un peu, ces jours-ci, le pari du petit Joseph.

François sur la terre d’Abraham

Par Christophe Giltay dans Divers , le 5 mars 2021 09h45 | Ajouter un commentaire

 Le pape François débute aujourd’hui un voyage de trois jours en Irak. Un déplacement historique sous très haute protection et malgré la pandémie, dans un pays martyrisé où il entend réconforter l’une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde.

C’est un voyage surprenant a priori car il est dangereux et compliqué…Dangereux parce que l’Irak connait toujours une guerre larvée, dix roquettes ont touché hier une base abritant des soldats américains, provoquant la mort d’un sous-traitant civil. Dangereux parce que la pandémie ravage ce pays avec plus 5000 cas par jour, d’ailleurs le Pape sera privé des bains de foule qu’il affectionne tellement, car le pays sera confiné tout le weekend…

Fratelli tutti 

Hier dans un message vidéo il s’est adressé aux irakien depuis le Vatican ;  Je viens comme pèlerin, comme pèlerin pénitent pour implorer du Seigneur pardon et réconciliation après tant d’années de guerre et de terrorisme» «J’ai beaucoup pensé à vous pendant ces années, à vous qui avez beaucoup souffert mais qui ne vous êtes pas laissés abattre. A vous, chrétiens, musulmans, à vous, peuples, comme les Yiddish, qui avez tant souffert »… Le choix le de l’Irak n’est pas anodin, l’Irak c’est la Mésopotamie antique entre le Tigre et l’Euphrate la terre d’Abraham le père des trois religions du livre, Judaïsme, Christianisme, Islam… d’ailleurs le thème de la réconciliation sera au cœur du voyage pontifical, inspiré par son encyclique d’octobre 2020 : « Fratellini tutti » Tous frères, une formule empruntée à Saint François d’Assises.

Des Chrétiens d’Orient en voie de disparition.

En Irak le pape ne va pas uniquement à la rencontre des communautés chrétiennes. Au début des années 2000, l’Irak comptait encore 1,5 millions de chrétiens dont certains occupaient de haute fonctions. Vous vous souvenez peut être de Tarek Aziz le ministre des Affaires Etrangères de Saddam Hussein, c’était un chrétien chaldéen , une église catholique orientale. Aujourd’hui les chrétiens ne sont plus que 3 à 400 000 en Irak, ils ne représentent que 1% de la population, ce qui n’empêche pas les terroristes islamistes de les prendre pour cible, de détruire leurs églises et d’attaquer leurs communautés. En revanche les autorités officielles mulsmanes continue à considérer els chrétiens comme des « dhimmis » (protégés) d’ailleurs pour la première fois de l’histoire  le Pape va rencontrer le grand ayatollah Ali Sistan 90 ans, la plus haute autorité chiite d’Irak , qui n’apparaît jamais en public. Il célébrera également dimanche une messe à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, devant des milliers de fidèles. Il visitera également Bagdad bien sur, Mossoul qui fut la capitale du prétendu état islamique en Irak, et Ur, la cité antique considérée comme la ville d’Abraham…

La Vatican combien de divisions ? ( Staline)

On peut se demander quelle eut être l’utilité d’un tel voyage. D’abord réconforter les chrétiens, pour le Vatican il est très important qu’il subsiste des chrétiens dans cette région du monde où le judaïsme et le christianisme sont nés…C’est pourquoi le Saint Siège déploie de très grands efforts pour inciter les chrétiens à rester chez eux et à ne pas émigrer en Europe ou aux Etats Unis. Ensuite tendre la main aux musulmans pour faire régner la paix plutôt que la guerre et protéger les communautés chrétiennes d’orient. Enfin agir diplomatiquement pour que l’Irak et la région retrouvent une stabilité et une prospérité disparues depuis près de trente ans.

Espérance illusoire ? La visite d’un pape, ce n’est jamais qu’un ministère de la parole …

Peut-être …Mais en 1983 en Pologne, sous le régime communiste, au cours d’un voyage mémorable Jean Paul II a apporté son soutien au syndicat solidarité et rencontré Lech Walesa pourtant en résidence surveillée…

Et au final le mur de Berlin est tombé !

Jeunesse : Les poilus du COVID

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 mars 2021 10h17 | Ajouter un commentaire

   A Liège, à Bruxelles, mais aussi à Gand ou à Louvain ces derniers jours de milliers de jeunes se sont réunis dans les parc au mépris des règles de sécurité. Leur justification est toujours la même « On en a marre du COVID, de ne plus se voir et de suivre les cours à distance ». Ainsi ils prennent le risque de diffuser la maladie, alors faut-il le comprendre ou les sanctionner ?

Rassemblement de jeunes au parc de la Boverie à Liège.

 

J’en parlais hier avec un ami qui était assez furieux, vous savez du genre : « Ils ne savent pas ce qu’ils font ! En 1914 on les aurait envoyés dans les tranchées sans leur demander leur avis, et c’était quand même une autre paire de manche… et qu’on ne me dise pas qu’on sacrifie la jeunesse, la jeunesse on l’a sacrifiée en 14-18 et là c’était pas une vue de l’esprit.

 Avoir 20 ans en 1914.

Sur le fond historique cet ami n’a pas tort. Et je recommande toujours aux gens qui s’intéressent à la guerre de 14 de se rendre à Verdun, ce n’est pas très loin de la Wallonie, l’ossuaire de Douaumont, les terrains encore bouleversés par les obus, et ces milliers de croix à l’infini. Il art regarder les âges sur les croix, les soldats avaient 20 ans et les officiers subalternes 25. Oui l’Europe a sacrifié sa jeunesse et ça lui a valu d’ailleurs de perdre son leadership mondial. Mais on n’est plus en 1914, d’ailleurs en 1914 la jeunesse ça n’existait pas, on était enfant ou adulte. Et adulte on le devenait vite puisque la majorité des gens quittaient l’école à 14 ans, pour entrer à l’usine ou travailler dans les champs.

Enfin la jeunesse vint.

La jeunesse conçue comme une classe sociale à part entière est un concept relativement récent, je dirais les années 1950, d’ailleurs j’ai un repère pour dater cette apparition «  La fureur de vivre ( Rebel without a cause) » de Nicolas Ray avec James Dean 1955. Depuis le fossé des générations n’a cessé de se creuser, la jeunesse avec sa musique, sa mode, sa consommation, ses emballements, ses idées, sa générosité et ses études aussi. C’en est fini de quitter l’école à 14 ans, aujourd’hui les études supérieures sont accessibles à la moitié d’une classe d’âge c’est un autre monde ! En bon baby boomer, je continue à croire que l’humanité avance cahin cacha vers le progrès, et je crois donc dur comme fer qu’il vaut mieux être jeune en 2021 qu’en 1914. À ce sujet juste un détail pendant ta guerre de 14 le soldat dans les tranchées étaient relevés à intervalles réguliers; pendant leurs permissions ils partaient à l’arrière où il y avait des bistrots, des auberges, des théâtres, le célèbre théâtre aux armées, et pardonnez-moi aussi des bordels. Ils pouvaient souffler.

L’absence de permissions.

Le grand problème de poilus du Covid c’est qu’il n’y pas de permissions ; pas de relevés ; pas de soupapes de sécurité. Alors ils font comme les soldats de 1917, ils se mutinent et descendent dans les parcs. En 1917 on en a fusillé pour l’exemple, aujourd’hui on les fusille à coude de PV à 250 euros, je ne suis pas sûr que ça soit la bonne solution. Je pense qu’il faut inventer des soupapes de sécurité, des espaces de liberté, des moments pour souffler . On pourrait mobiliser les artistes mobiliser les artistes. Je rêvais ce matin de cours de pantomime sur les places publiques. Pour la pantomime on peut garder son masque, et j’imaginais ainsi des armées de « Baptiste » marcher contre le vent comme dans les « Enfants du paradis », ou alors des exercices de Feng shui dans les parcs, oui je sais, ils préfèrent les affrontement de hip hop et alors pourquoi pas ? Il faudrait nommer un commissaire à la jeunesse, qui s’entoure d’une équipe qui réfléchirait à de solutions… Il y en a. Il suffit de mettre l’imagination au pouvoir !

Covid 19 : Le FMI étudie l’histoire.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 1 mars 2021 09h33 | Ajouter un commentaire

Le fond monétaire international, s’inquiète des conséquences sociales et politiques de la pandémie du Covid 19. Et parmi les nombreuses études qu’il mène, il y en a une qui porte sur les émeutes qui ont secoué Paris en 1832 en pleine épidémie de choléra.

 

Gavroche

Vous connaissez tous les événements de Paris en 1832 ! Mais si …Imaginez un jeune garçon sur les barricades qui nargue les soldats. Il porte une casquette un peu trop grande pour lui, et se moque des balles qui ricochent à droite et à gauche et puis il chante… «  il est tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau c’est la faute à Rousseau… » Tout d’un coup lui aussi tombe à terre, mortellement blessé. Il s’appelait Gavroche.  Victor Hugo a consacré un chapitre entier des Misérables au soulèvement républicain de 1832. Soulèvement réprimé sans coup férir par les troupe sud roi Louis Philippe.

Le choléra insurrectionnel.

Ces émeutes avaient été provoquée par la mort d’un général Républicain le général Lamarque, victime de l’épidémie de choléra qui ravageait l’Europe et la France cette année là faisant 100.000 victimes en six mois dans l’Hexagone, dont 20 000 à paris qui ne comptait alors que 650 000 habitants. On ramassait les morts dans les rues, les quartiers populaires étaient décimés. Les classes aisées accusaient les pauvres de transmettre la maladie et les pauvres accusaient les riches de les empoisonner. Si ça vous rappelle quelque chose du genre, on veut nous imposer un vaccin, mais on ne sait pas ce qu’il y a dedans, ou encore les jeunes sont irresponsables, c’est leur faute si la pandémie se propage. Voilà vous avez tout compris les experts du FMI se plongent dans l’histoire pour voir ce qui peut ressembler à la situation actuelle et en tirer des enseignements.

Epidémie : accélérateur de l’Histoire.

 

Or en 1832 l’épidémie a provoqué à l’occasion des obsèques du général Larmarque une véritable insurrection. La maladie a agi comme une sortie d’accélérateurs de problèmes sociaux.

Une épidémie, affirment les experts du FMI… révèle ou aggrave des lignes de fracture préexistantes dans la confiance dans les institutions ou le sentiment que la classe dirigeante est indifférente, incompétente ou corrompue. » Là encore si ça rappelle quelque chose…

Alors évidement comparaison n’est pas raison et le FMI ne se contente pas de relire Victor Hugo, ses experts étudient l’histoire de 130 pays pour en tirer des enseignements.

Une révolution tôt ou tard ?

Paradoxalement, la pandémie dans un premier temps, aurait plutôt calmé les tensions sociales regardez par exemple en France le mouvement de gilets jaunes a quasiment disparu, mais ce n’est peut-être que reculer pour mieux sauter…en 1832, Louis Philipe avait réussi à sauver son trône. En 1848, il sera néanmoins renversé par une révolution…

Emmanuel Macron quia bien sur lu Les Misérables est conscient du problème et il s’inquiéterait du risque d’ochlocratie, un terme qu’emploie Victor Hugo dans les Misérables … ça signifie le pouvoir de la foule. Un pouvoir qui à la faveur d’une insurrection l’emporterait sur tous les autres …

 

« Je suis tombé par terre, / C’est la faute à Voltaire, / Le nez dans le ruisseau, / C’est la faute à…

Il n’acheva point. Une seconde balle du même tireur l’arrêta court. Cette fois il s’abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s’envoler. »

Victor Hugo, Les Misérables.

France : le président préside !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 1 février 2021 09h57 | Ajouter un commentaire

   En France le président Macron a finalement décidé de ne pas reconfiner le pays contrairement à ce qui était attendu et annoncé depuis une semaine. Il a visiblement pris cette décision seul en désaccord avec son premier ministre.

 

Ça s’est joué vendredi soir à l’Elysée. Un conseil de défense se tenait à 18h, et à 19h30 la décision est tombée par question de reconfiner.  Pourtant c’était le conseil donné par les scientifiques, et le Premier ministre Jean Castex avait déjà, laissé filtrer l’information à tel point que certains élus l’avaient même annoncé à leurs administrés avant de faire machine arrière disant qu’on les avait mal compris. Le président de la république n’était pas sur la même longueur d’onde, persuadé que les Français supporteraient très mal de revenir à la situation du printemps dernier, il redoutait notamment des troubles à l’ordre public comme ceux qu’on a connu ces derniers jours aux Pays Bas. En France le climat est à la fronde en témoignent ces restaurateurs qui ont décidé d’ouvrir illégalement aujourd’hui à l’image d’un de leur collègue à Nice qui pour avoir ouvert son restaurant un midi, s’est retrouvé en g  arde à vue.

Castex plie.

Jean Castex a donc dû se plier à la décision du président de la République, appliquant le bon vieux principe : les scientifiques conseillent, les politiques décident. Il a dû boire le calice jusqu’à la lie car c’est lui qui a été chargé d’annonce la nouvelle en direct à la télévision. Il n’avait pas le temps dans rentrer dans ses bureaux à l’hôtel Matignon, car il était prévu qu’il intervienne dans les JT de 20h. C’est ainsi qu’il a rédigé sa déclaration à main levée aidé d’un conseiller et de trois ministres, sur une table dans la salon Murat de l’Elysée où venait de se terminer le conseil. Et c’est aussi depuis qu’il a pris la parole, dans une courte allocution de cinq minutes, où pouvait facilement constater bien que ça tenait plus du pensum que de la déclaration triomphale…

 

Un pari.

Coté président on se facilite de la décision, ses proches dont le centriste François Bayrou estiment que c’était la bonne décision : un couvre-feu renforcé, la fermeture de plus grand centres commerciaux, mais pas de reconfinement.

Si l’épidémie ne rebondit pas, le président aura beau jeu de dire qu’il a su tenir la barre et que la volonté politique l’a emporté sur la peur de la maladie. Et si ça ne marche pas on reconfinera, option toujours possible.  Quant au Premier ministre, il aura joué son rôle de fusible… et si d’aventure il devait « fondre », ce ne serait jamais que dans l’ordre des choses.

Duhamel : l’incroyable omerta.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 janvier 2021 09h01 | Ajouter un commentaire

Une affaire d’inceste secoue le monde politico-médiatique français. Olivier Duhamel célèbre politologue est accusé d’avoir entretenu dans les années 80 des relations contraintes avec son beau-fils de 14 ans. Or ce beau fils n’est autre que le fils de l’ancien ministre et fondateur de Médecins Sans Frontière, Bernard Kouchner.

Olivier Duhamel

L’affaire est révélée par un livre publié le 7 janvier.… « Familia Grande », un ouvrage dans lequel Camille Kouchner, aujourd’hui âgée de 45 ans, accuse son beau-père d’avoir abusé de son frère jumeau lorsqu’ils étaient adolescents. Il faut savoir que Bernard Kouchner avant de se lier à Christine Ockrent était le compagnon d’Evelyne Piser, la sœur de l’actrice Marie France Pisier, avec qui il a eu trois enfants. Après leur séparation Evelyne Pisier figure de la gauche française qui fut dans sa jeunesse à Cuba la maitresse de Fidel Castro, a épousé un talentueux politologue, Olivier Duhamel son cadet de dix ans. Un personnage déjà très médiatique à qui un bel avenir était promis.

Un politologue très médiatique.

  Olivier Duhamel ( qui n’a rien à voir avec le journaliste Alain Duhamel) a en effet fait ensuite une brillante carrière, fils d’un ministre de Pompidou, ami de François Hollande, il a été entre autre député européen, et début janvier  il dirigeait encore la fondation de Science Po paris et occupait des fonctions d’intervenant et d’animateur à LCI et Europe 1. Dès l’annonce de la sortie du livre lundi soir, il a démissionné de tous se postes, et depuis il garde le silence, affirmant qu’il n’avait rien à dire sur cette affaire.

 

 

Un silence de trente ans.

Camille Kouchner écrit dans son livre que quand ils avaient 14 ans son frère jumeau, désigné par le prénom fictif de Victor, lui a confié que son beau-père l’avait violé. « Il est venu dans mon lit et il m’a dit : « Je vais te montrer. Tu vas voir, tout le monde fait ça. » Il m’a caressé et puis tu sais… » Mais Victor a aussi fait jurer à sa sœur le silence. « Si tu parles, je meurs. J’ai trop honte. » Pendant plus de trente ans, Camille Kouchner a respecté la parole de son frère, mais  aujourd’hui elle a décidé de tout révéler… Victor a finalement accepté qu’elle raconte son histoire. Il a relu le manuscrit. «Il ne m’a pas dit : « Vas-y, parle pour moi », raconte-t-elle encore dans  l’hebdomadaire l’Obs. En revanche, il m’a dit : « Je comprends que tu parles ».»

Bernard Kouchner le père biologique était au courant depuis 2011, il avait envisagé d’aller « casser la gueule »  à Duhamel mais là aussi Victor avait insisté pour qu’on garde le silence.  Informé de la sortie du livre il a approuvé et félicité sa fille. « Un lourd secret qui pesait sur nous depuis trop longtemps a été heureusement levé ».

 

La honte de la gauche caviar.

 

Ce qu’il y a d’hallucinant dans cette histoire c’est la véritable omerta qui a été respectée par des dizaines de gens, tous plus importants les uns que les autres.  La mère, (morte en 2017) comme c’est souvent le cas a couvert son mari, minimisant les faits, au point de se brouiller avec sa sœur Marie France. Les amis à qui les enfants se sont confiés n’ont rien dit, pas plus que le milieu politique de la gauche dite caviar au sein duquel Olivier Duhamel cheminait comme un poisson dans l’eau. De toute façon les abus étaient prescrits alors « A quoi bon ? ».  Le parquet de Paris a ouvert une enquête « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans » mais compte tenu de la prescription Olivier Duhamel échappera surement à la justice.

Restent les enseignements à tirer. Que cette histoire se déroule chez des gens célèbres va peut-être permettre à la société française, de lever le terrible tabou sur les abus sexuels commis sur les enfants, à l’intérieur des familles y compris le plus respectables. Avec une leçon que nous donne aujourd’hui Camille Kouchner : il ne faut pas se taire !

 

 

Trump joue ses dernières cartes

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 janvier 2021 08h10 | Ajouter un commentaire

Le 6 janvier, le congrès américain se réunira pour confirmer l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche. Ce ne devrait être qu’une formalité, mais Donald Trump n’a pas concédé sa défaite. Il y a quelques jours il a même téléphoné à un responsable de Georgie pour faire inverser le résultat des élections dans cet Etat.

C’est le Washington Post qui a révélé l’affaire. Samedi dernier Donald Trump a téléphoné au secrétaire d’Etat de la Géorgie noir lui demander tout simplement de le déclarer vainqueur. Tout ce que je veux, c’est trouver 11.780 votes, ce qui est un peu plus que ce que nous avons. Parce que nous avons gagné l’État. … Le peuple de Géorgie est en colère, le peuple de tout le pays est en colère… Et il n’y a rien de mal à dire, vous savez, euh, que vous avez recalculé » ; « Eh bien, Monsieur le président, a répondu son interlocuteur Brad Raffensperger. Le problème est que les données que vous avez sont fausses. »

Fraude ou pas fraude ?

Donald Trump a insisté, au cours de cet appel, auquel participait le secrétaire général de la Maison-Blanche, et plusieurs avocats, il a repris ses accusations de fraude : urnes retirées, machines de comptage trafiquées, électeurs décédés et comptabilisés, bulletins en sa faveur délibérément détruits. Etc…. « Il n’est tout simplement pas possible que j’aie perdu la Géorgie, a dit Trump. Ce n’est pas possible… Mais ils ont rajouté beaucoup de votes, tard dans la nuit. Vous le savez bien, Brad. Et c’est ce sur quoi nous travaillons de manière très, très rigoureuse. »

Mais son interlocuteur a tenu bon… « Monsieur le président, vous avez des gens qui vous fournissent des informations et nous avons nos gens qui nous fournissent des informations, a répondu Raffensperger. Nous pensons que nos chiffres sont justes. »

Jusqu’au dernier jour.

  Alors Trump s’est énervé il s’en est pris au gouverneur de l’Etat, un Républicain comme lui, en déclarant qu’il regrettait de l’avoir soutenu pour sa réélection. Une attitude très révélatrice. Pour Trump la légalité doit passer après la fidélité à sa personne. C’est un trait assez commun dans les dictatures. Mais voilà aux Etats Unis ça ne marche pas, d’où la diffusion par la presse de cette conversation hallucinante ;..sans que l’on sache si l’enregistrement vient de la Maison Blanche ou de l’administration de Géorgie.

Le résultat n’a donc pas été inversé mais Triumph veut jusqu’ au bout ses dernières cartes. Ainsi une douzaine de sénateurs et près de 140 représentants républicains au Congrès ont annoncé leur intention de s’opposer à la proclamation officielle des résultats mercredi. Par ailleurs Trump a appelé ses électeurs à manifester ce jour-là à Washington, et il y aura du monde car en majorité les électeurs Républicains, restent persuadé que c’est Trump qui  a gagné.

Ça n’empêchera pas Joe Biden d’accéder au pouvoir, mais nul ne sait si Donald Trump acceptera de le recevoir à la Maison Blanche, le 20 janvier, comme c’est la tradition, ou s’il devra passer par la fenêtre pour accéder au bureau ovale.

Giscard-Chirac 40 ans de rivalité.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 décembre 2020 09h23 | Ajouter un commentaire

 

Le principal adversaire politique de Valéry Giscard d’Estaing fut François Mitterrand qu’il a battu à la présidentielle de 1974, avant d’être lui-même vaincu lors de la revanche en 1981. Mais son plus grand rival était un autre homme de droite qui fut lui aussi président : Jacques Chirac.

 

C’était quelques chose la relation Giscard Chirac,  un mélange de haine et de complicité au sens criminel du terme. Tout avait commencé par un mauvais coup. En 1974 à la mort du président Pompidou, toute la France s’attend à ce qu’un gaulliste succède à celui qui avait lui-même succédé au Général de Gaulle. Candidat désigné par le parti gaulliste Jacques Chaban Delmas, ancien premier ministre, ancien plus jeune général de France qui avait participé la libération de Paris. Mais pendant ta campagne électorale un groupe de 43 députés gaullistes emmené par Jacques Chirac décide de trahir Chaban et de soutenir Giscard. Chaban sera éliminé au premier tour et Giscard l’emportera de justesse face à Mitterrand au second tour. Récompense pour Chirac le poste de Premier Ministre.

Une alliance contre nature.

Les choses vont vite se gâter car VGE est bien décidé à gouverner comme il l’entend de façon moderne et européenne. Il abaisse la majorité à 18 ans, il légalise l’avortement, autorise le divorce par consentement mutuel, et surtout il est très pro européen, très proche du chancelier Helmut Schmidt. Il est lui-même né en Allemagne à Coblence et parle allemand couramment, alors que les gaullistes sont plutôt nationalistes. En 1976 Chirac démissionne, fonde le RPR et se fait élire l’année suivante maire de Paris contre le candidat de Giscard, Jean d’Ornano. La suite ne sera plus qu’une longue rivalité pour le leadership de la droite. En 1981 jacques Chirac se présente contre Giscard, éliminé au premier tour, il fait secrètement voter pour Mitterrand au second tour. Giscard lui-même qui a eu vent de cette manœuvre téléphone à une section locale du RPR et demande s’il faut bien voter pour Giscard d‘Estaing, et on lui répond : « non non surtout pas il faut voter Mitterrand ! »  On connait la suite Giscard sera battu et ne pardonnera jasmin à Chirac cette nouvelle trahison.

Deux hommes deux styles.

Giscard ne s’est jamais vraiment relevé de sa défaite, bien sûr il essayera de remonte la pente en se faisant réélire député, puis président de la région Auvergne puis président de la commission pour la constitution européenne, puis membre de l’Académie Française, mais il aura toujours ce regret du pouvoir.

La différence avec Chirac c’est que malgré son accordéon et ses dîners chez les français, il n’était pas proche des gens. Il avait gardé ce port altier et cet accent aristocratique qu’imitait si bien Thierry Le Luron. Chirac racontait d’ailleurs qu’un jour invité au fort de Brégançon la résidence d’été des présidents, Bernadette et lui s’était retrouvé assis sur des chaises, alors que Giscard et son épouse Anne Aymone trônaient sur des fauteuils. Chirac trouvait Giscard arrogant, et VGE pensait que Chirac était un imbécile. Politiquement c’est finalement Chirac qui l’a emporté puisqu’il a réussi à assurer deux mandats de président contre un seul à VGE.  Mais au final c’est Giscard qui triompha dans le tourbillon de la vie, il a notamment gardé toute sa tête et sa brillante intelligence quand Chirac sombrait.  Ultime revanche, sa dernière apparition publique il y a un an ce fut, ironie du sort, aux obsèques de Chirac, il lui a alors dit définitivement : Au revoir….

Sauvons Obélix avec une médecin nutritionniste

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 novembre 2020 10h12 | Un commentaire>

Questions à Carine Carchon médecin nutritionniste.

Covid 19 : Les Obélix sont en danger.

 

Est ce une bonne idée de demander aux personnes en surpoids de perdre 5% de leur poids pour se protéger du virus ?

Perdre du poids quand on a un excès est toujours positif pour son capital santé , non seulement contre les virus mais aussi contre les maladies graves. Cette perte sera positive pour son moral et le motivera à continuer ! il faut arrêter de parler de ‘morts’ de ‘réanimation’ mais plutôt s’attarder à la prévention des maladies (virales ou autre ).
La société est malade , pas le patient ! Il devient malade par l’angoisse et la culpabilité qu’on aime lui donner . Nous sommes tout à fait à côté de notre programmation . Nous devons bouger tous les jours (max tous les 2jours), se relaxer, manger sainement , rire et sourire , employer des remèdes simples comme nos grands parents .
Notre société actuelle agit à l’inverse .

Comment renforcer immédiatement notre immunité ?

Le contrôle du stress engendré par notre quotidien peut être à l’origine d’une diminution de l’immunité, il augmente le cortisol et donc fait grossir.

Prenons donc le temps de lire, d’ écouter de la musique, s’essayer au mindfullness, au yoga etc

Renforcer rapidement son immunité commence par quelques habitudes élémentaires :

1. La pratique d’un sport ludique 3 fois par semaine comme la marche à raison de 10.000 pas par jour, 30 min de vélo d’appartement ou de natation par exemple .

2. Le contrôle du stress engendré par notre quotidien peut être à l’origine d’une diminution de l’immunité, il augmente le cortisol et donc fait grossir.

Prenons donc le temps de lire, d’ écouter de la musique, s’essayer au mindfullness, au yoga etc

3. Le choix d’une nourriture saine et équilibrée en favorisant :

– les fruits avec une préférence pour les petits fruits de rouges ou bleus contenant des antioxydants. Il faudra par contre limiter les fruits trop riches en glucides comme les bananes les cerises ou encore les raisins.

– les légumes surtout les verts, recommandés pour leur teneur en acide folique qui intervient dans la qualité du sommeil, anti-sur la perte de graisse, dans les pathologies comme le cancer etc)

Les légumes rouges/oranges riches en vit A interviennent dans la régulation de l’immunité et du taux d’insuline.

Enfin, un minimum de viande et poisson à raison de 3 rations de 150 gr pesées à cru par semaine.
car notre organisme a besoin de protéines de bonne qualité afin de maintenir la masse musculaire donc de fait le maintien d’une bonne immunité et d’ un métabolisme de base correct favorisant la perte de masse grasse.

4. Se complémenter régulièrement avec de bons probiotiques, minéraux comme le zinc, le magnésium et les vitamines vit D et vita C en cas de carences alimentaires.

Est-il nécessaire d’avoir une ordonnance pour se fournir en vitamine D,C et Zinc ?

Non, pas d’ordonnance , la population est carencée à plus de 90% en zinc, vita D , vita C . Surtout dès septembre nous devons prendre une cure de zinc (surtout chez les 60+ ) de préférence forme bisglycinate de zinc , prise hors repas sinon aucune absorption correcte. La vitamine D, notre absorption via le soleil et son transport sont trop faible d’où notre carence pratiquement systématique. Il faut essayer d’atteindre des taux supérieurs à 60ng/ml ! ce qui correspond à une prise d’au moins 4000UI/jour pendant le repas (obligatoire) pendant 3mois puis 2000UI/j jusqu’à atteinte du taux ‘santé’.La vita C devrait être prise sous forme acérola C ou un smoothie d’oranges fraîchement fait et directement absorbé .

En cas de contamination comment éviter une forme grave de la maladie, existe-t- il un traitement à prendre tout de suite ?

Le zinc et la vita D car ont tous 2 prouvés leur action sur la cassure de ARN viral et anti-inflammatoire , agissent donc sur leur capacité de blocage de la multiplication du virus . La vita C agit comme très bon anti-oxydant , les probiotiques aussi interfèrent dans le déclenchement de l’orage cytokinique (facteur de dégradation vers une forme sévère de la maladie.

Si vous aviez un seul conseil à donner à Obelix quel serait il ?

Obélix et Bonnemine doivent bouger ! le fait de bouger augmente sa masse musculaire, diminue sa masse graisseuse, produit de irisine (puissant anti-inflammatoire naturel) et déstresse .

Et deux conseils ?

Ne pas angoisser ! le stress augmente sa masse graisseuse (via le cortisol libéré) , le déstabilise sur sa vision positive de l’avenir, le rend triste , le culpabilise de tout .

Merci beaucoup par Toutatis !

Panoramix ne donnerait de la potion qu’à celui qui pourra bien utiliser sa force ! Il aime les gens , il est la sagesse

Carine Carchon
Médecin nutritionniste et esthétique anti-âge

Oratrice dans l’enseignement de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle (cycle de cours pour médecins, pharmaciens, kinés, ostéopathes, écoles et entreprises diverses).

Fondatrice de Medical Diet Center, centre où accompagnée de diététiciennes diplômées et esthéticiennes diplômées et reconnues, j’exerce la nutrition, la médecine fonctionnelle et l’esthétique.