Les bons conseils de Laurence Descamps : Les familles recomposées - Comment réussir les premières vacances ensembles ?

Par asautois dans Divers, Enfant, Parents , le 16 mai 2012 18h15 | Ajouter un commentaire

Les vacances sont un moment trop précieux pour qu’on risque de les gâcher. En famille recomposée, c’est un nouveau chapitre qui s’écrit dans l’histoire de la nouvelle tribu. Des pistes pour faire de ces moments les premiers d’une longue série heureuse.

 

Apprendre à se connaître, mais se connaître déjà

 

Pas question de faire les présentations et de se découvrir les uns, les autres à l’occasion des vacances! C’est l’échec assuré! On veille à ce que tout le monde se soit déjà rencontré et ait passé au moins quelques jours ensemble, de manière à ce que la glace soit déjà brisée et que les éventuelles questions, interrogations, remise en question aient déjà fait l’objet de conversation, tous ensembles ou chaque parent avec ses enfants, de manière séparée.

 

Destination: un terrain neutre

 

Mieux vaut éviter de prendre la route pour une destination déjà connue d’une partie des enfants et non de l’autre: maison de famille, lieu où on a déjà séjourné en famille… Le mieux est de découvrir une nouvelle destination, inconnue de tous, ce qui permet à chacun de trouver sa place sur un terrain vierge.

 

Fixer les limites de commun accord

 

Même si, traditionnellement, les vacances sont un moment de l’année où plus de liberté est accordée aux enfants, sur les heures du coucher et du lever par exemple, il est préférable de se mettre d’accord entre adultes avant le départ afin d’harmoniser les consignes et les attentes. Une solution qui évitera les tensions et les jalousies pendant les vacances.

 

Partager le temps

 

L’idéal serait que chaque parent consacre quelques jours à des activités ou à un séjour pendant lequel il ne sera qu’avec ses propres enfants. Plus facile à dire qu’à faire! Plus simple, plus jouable certainement, que chaque parent veille à passer pendant le séjour un ou plusieurs moments privilégiés, en tête à tête avec ses propres enfants. C’est important car cela permet à chacun d’exprimer des ressentis qu’il n’est peut-être pas toujours bon de déballer devant tout le monde…. Dans un joli chassé-croisé familial, chaque parent peut aussi envisager de partager des moments et des activités avec les enfants de l’autre: une occasion de se découvrir, de parler, de mieux faire connaissance.

 

Respecter chacun

 

Il ne faut pas exiger une entente parfaite, idyllique et d’ailleurs idéaliste! Quelle famille traditionnelle peut prétendre vivre dans une atmosphère où aucun conflit ne surgit? Aucune très certainement! Il faut donc accepter que des conflits surgissent dans la famille recomposée aussi et s’ils surviennent, veiller à les résoudre au plus vite, dans le dialogue, le respect, le savoir-vivre qui doit d’ailleurs être le mot d’ordre général pour faire de ces premières vacances un succès!

 

Laurence Descamps

Journaliste ELLE Belgique

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Vivre Ensemble - Les familles recomposées

Par asautois dans Enfant, Parents , le 16 mai 2012 13h33 | Ajouter un commentaire

Ce mercredi dans Vivre Ensemble nous parlerons des familles recomposées.

 

De nombreux couples qui se séparent retrouvent des compagnes ou compagnons qui ont déjà des enfants. Est-il facile de composer avec des enfants issus de familles différentes? Quels obstacles rencontrent les parents? Les enfants? Est-ce que cela peut mettre en péril votre nouvelle relation ou au contraire est-ce une richesse?

 

On attend votre témoignage à l’adresse vivreensemble@rtl.be

Les bons conseils de Laurence Descamps : Réconciliez-vous avec votre corps

Par asautois dans Divers , le 9 mai 2012 18h29 | Ajouter un commentaire

laurence-descamps1-222x3001Au premier rayon de soleil (on espère qu’il ne tardera plus à se montrer!), on jette toutes et tous un oeil sur notre corps… Et on ne voit que ses défauts! Plutôt que de se lancer dans un régime affamant et toujours frustrant, apprenons à nous aimer tel(le) que nous sommes, à écouter notre corps et à le mettre en valeur. Cinq pistes faciles, à suivre tout de suite.

 

Manger intelligemment

 

C’est-à-dire en étant pleinement dans ce que l’on fait: quand on mange, on mange. Basta. On ne regarde pas la télévision, on ne boucle pas un dossier et, encore mieux, on ne pense pas à ce que l’on va faire après. C’est en étant ainsi pleinenement dans l’acte de manger qu’on peut:

 

* manger sans excès car on accorde alors au repas suffisamment de temps pour que la sensation de satiété s’installe durablement. Il faut pour cela que le repas dure au moins 15 minutes, qui est le temps nécessaire pour que le message “tu as assez mangé” arrive de notre estomac à notre cerveau.

 

* privilégier les aliments qui demandent un effort et doivent être mastiqués plutôt qu’avalés tout rond. Un aliment ferme qui demande de nombreux coups de mâchoires pour être réduit en purée avant d’être avalé engendre une dépense énergétique plus grande pour être digéré qu’un aliment mou! Autant de calories qui ne se transformeront pas en excès et graisses inutiles.

 

* manger sans contrainte. Pas d’extrêmisme alimentaire! Mangez sainement, de tout, mais raisonnablement.

 

Rester zen

 

Le stress nous pousse à manger plus que de raison et favorise l’accumulation des toxine dans l’organisme. Sans parler des tensions qu’il provoque, dans le haut ou le bas du dos, ou même dans le ventre. Chassez-le, c’est la meilleure manière de se sentir bien dans son corps. Une astuce toute simple: respirez. Inspirez en gonflant le ventre et les poumons tout en comptant jusque dix. Bloquez puis expirez en rentrant le ventre tout en comptant jusque 20. Tout bon puisqu’en plus, le massage généré par ce type de respiration tonifie la sangle abdominale.

 

Prendre suffisamment de repos

 

C’est pendant le sommeil que le corps sécrète la leptine, qui est l’hormone de la satiété, tandis que la production de ghréline, l’hormone qui met en appétit, est toujours présente en plus grande quantité quand on est fatigué. Dormez au moins sept à huit heures par nuit.

 

Faire du sport

 

Mais pour le plaisir, celui de bouger et de se sentir vivant. Une bonne hygiène de vie passe par un minimum d’exercice physique. Marcher, c’est déjà très bien et suffisant si on n’aime pas le sport.

 

Etre soi

 

Apprendre à s’aimer, ça passe par l’acceptation de nos différences, celles qui justement nous rendent uniques. On arrête donc de se comparer aux mannequins, hommes ou femmes, de vouloir à tout prix entrer dans un moule et on fuit les diktats. Le but ultime: être vrai, bien dans sa tête et donc en accord avec son corps.

 

Laurence Descamps

Journaliste ELLE Belgique

Retrouvez notre dossier corps dans l’édition de mai, en librairie jusqu’au 24 mai, et plus de conseils forme et bien-être sur notre site ELLE.be

Les bons conseils de Laurence Descamps : Le véritable luxe aujourd’hui, c’est d’avoir du temps!

Par Aurelie Van Groeningen dans Divers , le 25 avril 2012 18h36 | Ajouter un commentaire

Dans notre monde où tout tourbillonne et où tout va vite, une nouvelle définition du luxe voit le jour: avoir du temps. Du temps pour soi, du temps pour les autres, pour faire ce que l’on aime ou tout simplement pour ne rien faire du tout. Un luxe accessible à tous, à condition de se recentrer.

 

Bien sûr, la notion de temps a depuis toujours été étroitement liée à celle de luxe: il faut des heures pour que les premières d’atelier brodent les robes de la Haute Couture, il faut des mois voire des années pour qu’un bon vin devienne un grand cru millésimé… L’attente, ce “temps mort” qui met la patience à l’épreuve, est l’une des caractéristiques du luxe: les critères de qualité et de perfection impliquent qu’il est souvent nécessaire de compter un délai de plusieurs mois entre le moment où l’on commande l’objet convoité et le moment où il est enfin terminé et se trouve entre nos mains.

 

Mais aujourd’hui, le temps lui même devient un luxe! Nous vivons tous à un rythme effrené, les agendas débordent, on n’a plus le temps de rien, plus le temps de prendre du temps… Le souci de la rentabilité et les exigences de rendement font que nous courons tous après le temps qui en devient dès lors le plus désirable des “objets” de luxe: il est rare, il est précieux, il devient l’une des choses les plus convoitées… Ce nouveau luxe n’est plus dans la démonstration ni dans l’ostentation, c’est un luxe utilisé, consommé, ici et maintenant.

 

Se l’offrir ne demande pas de richesses matérielles, pas de compte en banque bien rempli – le temps, ça ne s’achète pas!-, mais exige avant tout d’adopter un autre point de vue sur les choses, de décider de fonctionner différemment, quitte à aller à contre-courant des normes établies par la société.

 

C’est ce que font par exemple

Ceux qui décident de débrancher téléphone portable, ordinateur, télévision, au moins une heure par jour et de consacrer ce temps à se retrouver en famille ou entre amis.

Ceux qui lèvent le pied, apprennent à dire “non”, pas toujours évident, et dégagent ainsi dans leur journée un temps précieux qu’ils passent à lire, à jardiner, à cuisiner ou à méditer.

Ou ceux encore qui deviennent des adeptes d’une nouvelle philosophie de vie qui s’appelle la luxèse. Union étonnante du mot “luxe” et du mot “ascèse”, ce néologisme renvoie à une nouvelle forme de luxe: l’idée n’est plus de posséder quantitativement, ni même qualitativement, mais de posséder émotionnellement. Il ne s’agit plus de s’offrir une pièce hors de prix, mais une seule, plutôt qu’une multitude de produits à petits prix, il ne s’agit même plus de s’acheter une pièce unique, il s’agit de sortir des convenances, de dire non aux normes sociales. Le propos n’est plus tant d’épater la galerie, mais de poser des choix qui favorisent l’estime de soi. Le luxe devient ainsi un nouvel art de vivre, celui de prendre le temps d’être vrai et en accord avec soi-même!

  

Laurence Descamps

Journaliste ELLE.be

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Le LUXE

Par Aurelie Van Groeningen dans Divers , le 25 avril 2012 18h30 | Ajouter un commentaire

Il représente le pire comme le meilleur, il est un moteur de nombreuses découvertes, proche de la perfection  il peut aussi être synonyme de mauvais gout… 

Le dossier du jour ressemble à une jolie robe sur une jolie femme : suffisamment long pour couvrir une heure d’émission et suffisamment court pour attirer l’attention …il tient en 4 lettres…L U X E…

Quel est votre définition du luxe…est ce tout s’offrir de manière ostentatoire ou au contraire n’avoir besoin de rien ? Le luxe est il forcément une affaire de gros sous ?

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Les bons conseils de Laurence Descamps : Prendre soin de soi quand on a un cancer

Par Aurelie Van Groeningen dans Divers , le 25 avril 2012 18h24 | Ajouter un commentaire

Prendre soin de soi quand on est atteint d’un cancer, c’est loin d’être futile. La maladie, les traitements provoquent des modifications physiques. Y être préparé et y répondre positivement, c’est une manière de renforcer son mental, lui aussi mis à mal, et à conserver l’énergie nécessaire pour faire face à cette lourde épreuve. Conseils pratiques.

Avoir l’air gravement malade nuit fortement à l’image de soi. Dès l’annonce de la malade et passé le choc du diagnostic, habituez-vous progresseivement à l’idée que votre corps, votre apparence, votre énergie vont être modifiés. Parlez-en autour de vous, discutez-en avec votre entourage, avec un thérapeute ou un médecin spécialiste si vous en ressentez le besoin. Mais si vous ne souhaitez pas en parler, ne vous forcez pas. Respectez avant tout ce que vous ressentez.

 

Les cheveux

*Toutes les chimiothérapies ne provoquent pas une chute des cheveux et en cas de radiothérapie, seules les zones irradiées sont touchées. Généralement cependant, la nature des cheveux changent: ils deviennent plus fins, moins denses et très cassants.

*La première chose à faire est sans doute que les couper courts. C’est une manière d’être actif face aux conséquences du traitement, ce qui permet de mieux les vivre et rend la chute est moins impressionnante. Pour les laver, de la douceur avant tout: aussi bien dans les gestes (pas de frictions énergiques) que dans la formule des produits lavants choisis. Pour préserver leur souplesse, faites régulièrement un masque hydratant après le shampooing. Quand la chute est trop importante, se raser les cheveux devient parfois la seule solution. Une décision qui n’est pas toujours facile à prendre. Pour la vivre moins douloureusement, adressez-vous à un professionnel (coiffeur ou perruquier) pour éviter les risques de blessures et d’infection. Continuez à soigner votre cuir chevelu en le lavant à l’eau tiède et en appliquant une crème hydratante pour éviter qu’il deviennent sec et démange.

*Si vous décidez d’acheter une perruque, adressez-vous toujours à un professionnel qui vous aidera à choisir le modèle le plus adapté à votre visage. Faites cet achat quand vous avez encore des cheveux, ce qui permet de choisir un modèle de perruque proche des cheveux naturels. Les perruques en cheveux naturels sont plus chères, mais aussi beaucoup plus belles (demandez toujours une facture pour obtenir l’intervention de l’assurance obligatoire). Mais si l’idée de porter une perruque vous rebute, il existe d’autres solutions: nouer un foulard ou un bandeau sur la tête pour les femmes, porter un chapeau, un bonnet ou une casquette.

 

La peau

Elle devient généralement plus sèche, le teint devient plus pâle, livide. Pour les hommes comme pour les femmes, une bonne hydratation, avec un soin spécial peau sensible, est indispensable au quotidien.

*Pour les femmes, il est évidemment possible de continuer à se maquiller, mais demandez toujours l’avis de votre médecin et n’utilisez que des produits hypoallergéniques. Dans certains hôpitaux, des spécialistes en maquillage sont là pour guider les patientes et leur apprendre comment utiliser fond de teint, anticernes et poudre pour unifier le teint et retrouver meilleure mine, crayon pour redessiner les sourcils dont les poils peuvent tomber pendant la chimiothérapie.

*Pour les hommes, les soins de la peau sont évidemment indispensables, nettoyage et hydratation en premier lieu. Pour le rasage, adaptez les gestes: n’utilisez que des produits ne contenant pas d’alcool ou de parfum qui peuvent occasionner l’apparition de rougeurs.

*Pas de bain de soleil bien sûr pendant le traitement et une haute protection quand vous sortez.

 

La forme

*Reposez-vous: le traitement fatigue énormément. Ménagez-vous, apprenez à déléguer, faites des siestes, allez-vous coucher plus tôt, faites un maximum de choses assis plutôt que debout.

*Mangez équilibré. Une alimentation équilibrée est plus que jamais importante: des fruits et des légumes en quantité, des protéines (viande, oeufs, poissons), des céréales, des légumineuses… Un peu de tout, en quantité raisonnable. Si vous avez moins d’appétit, fractionnez vos repas, mais veillez à toujours manger suffisamment pour ne pas risquer de carences.

*Bougez. Moins on bouge, plus la condition physique diminue. Pour rester en forme, bougez un minimum: marchez dans la nature, faites du yoga, du taï-chi, qui ont en plus l’avantage de zénifier l’esprit.

*Faites-vous masser. On a longtemps déconseillé aux personnes atteintes d’un cancer de se faire masser,  car le massage pourrait accélérer la prolifération des cellules cancéreuses dans tout l’organisme. En prenant certaines précautions, il est au contraire bénéfique car il stimule le système immunitaire, il améliore l’état psychologique et aide à surmonter certaines douleurs. Demandez toujours conseil à votre médecin et faites-vous masser par un thérapeute professionnel qui saura adapter son massage au type de cancer dont vous souffrez: un massage intégral de tout le corps est mieux adapté en cas de leucémie, mais en cas de cancer du sein, mieux vaut éviter de masser la zone du thorax.

 

Des huiles essentielles précieuses

L’aromathérapie peut vous aider à mieux vivre certains des désagréments du traitement. Les huiles essentielles ne soignent pas un cancer, mais elles peuvent être des aides précieuses. Parlez-en toujours à votre médecin ou voyez un aromathérapeute spécialisé pour des conseils vraiment personnalisés.

*En diffusion: lavande vraie ou ylang-ylang pour relaxer; citron ou lavande pour purifier l’air.

*En soin: un mélange d’huile végétale de rose musquée et d’huile essentielle de bois de rose à masser sur la peau pour la réhydrater ou un mélange d’huile végétale de jojoba et d’huile essentielle de niaouli à masser sur la peau avant la radiothérapie pour la protéger.

 

 

Laurence Descamps

Journaliste ELLE Belgique

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A quelques jours de la grande soirée de clôture…

Par Aurelie Van Groeningen dans Psycho, Santé , le 16 avril 2012 16h28 | Ajouter un commentaire

A quelques jours de la grande soirée du Télévie, ce mercredi dans Vivre ensemble nous parlerons des progrès réalisés grâce à la recherche pour soigner la leucémie et le cancer. Des avancées réalisées aussi grâce à vos dons et votre générosité. Si vous êtes concernés par la maladie, ou qu’elle touche quelqu’un de votre entourage venez nous faire part de votre témoignage. Si vous aussi vous participez au Télévie et que vos organisez régulièrement des actions pour récolter de l’argent venez nous en parler. Que représente pour vous le Télévie? Quelle est votre implication dans ce combat? On attend vos témoignages dès à présent à l’adresse vivrensemble@rtl.be.

Les bons conseils de Laurence Descamps : Vivre avec un handicap

Par Aurelie Van Groeningen dans Handicap , le 28 mars 2012 19h04 | Ajouter un commentaire

Notre société laisse-t-elle vraiment une place aux personnes handicapées ? Ne serait-il pas grand temps de changer le regard que nous portons sur ces personnes, gênées dans leur vie quotidienne, par un handicap moteur, sensoriel ou mental ? Et surtout, n’avons-nous pas énormément à apprendre de ces personnes pour qui le quotidien relève souvent du défi ? Pour y arriver, commençons par…

Accepter la différence. Vivre en harmonie avec les personnes handicapées implique avant tout que nous changions le regard que nous portons sur la différence. La personne handicapée nous met mal à l’aise, parce qu’elle n’est pas comme nous : elle nous ressemble, mais pas tout à fait… En fait, elle nous renvoie à notre propre fragilité, à nos propres imperfections, à notre peur de la dépendance, à notre pouvoir limité sur le monde qui nous environne. Sans doute, y a-t-il là sujet à réflexion sur nous-mêmes. Si la personne handicapée nous met mal à l’aise, c’est que nous avons des choses à changer dans notre perception de la vie. Ne sommes-nous pas trop attaché à une image idéale et donc irréaliste de l’être humain ?

Briser les tabous. Le handicap ne devrait pas être un tabou. Il faut pouvoir en parler, être disponible et à l’écoute, pour mieux accueillir la souffrance psychologique de la personne handicapée. Intéressant aussi de lui faire part de ce que l’on ressent par rapport à elle, ce qui éviter d’infantiliser la personne handicapée, de la déresponsabiliser et de finalement la réduire et l’enfermer dans son handicap.

Aider une personne handicapée. Oui, mais sans devenir invasif. Attendre qu’elle demande de l’aide ou proposer son aide, sans l’imposer. Aider, c’est aussi rassurer, mettre l’autre en confiance, ce qui suppose de l’écouter, d’écouter sa souffrance psychologique. En couple, en famille, oser parler du handicap, des difficultés qu’il suscite dans le quotidien, avoir des projets de vie réalistes, qui tiennent compte des limites de chacun, handicapé et accompagnant.

Finalement, si nous parvenons à construire une société qui vit et donne une place au handicap et aux handicapés, n’aurons-nous pas tout simplement réussi à construire une société plus humaine ?

 

Les handicapés sont des gens extraordinaires comme les autres

Sans prêcher le dépassement de soi à tout prix, il est certainement intéressant de poser un regard admiratif sur les personnes handicapées qui réussissent des choses extraordinaires. Parfois bien plus que ce que font les personnes dites valides. Quelques exemples parmi d’autres.

Aimee Mullins

Cette jeune américaine de 36 ans est née sans péroné. Amputée des deux jambes à l’âge d’un an, elle a fait de sa différence le moteur de sa vie. Athlète, elle été médaillée aux Jeux Paralympiques d’Atlanta. Elle est aussi actrice, mannequin (elle a défilé pour Alexander Mc Queen), égérie pour une grande marque de cosmétique. Avec ses douze prothèses, de tailles différentes, elle s’amuse même de son infirmité : ses amies sont, dit-elle, jalouses du fait qu’elle puisse choisir d’un jour à l’autre de faire dix centimètres de plus ou de moins ! En interview, elle dit des choses très vraies : « Pamela Anderson a plus de prothèses que moi, est-ce que cela en fait une handicapée ? » ou encore « la beauté est un acte de revendication, c’est à nous d’inventer le personnage de sa vie ».

Oscar Pistorius

Amputé des deux tibias, ce sud-africain est le premier athlète handicapé à avoir concouru dans un championnat du monde pour les valides (le Golden Gala à Rome). Ironie : le tribunal arbritral du sport s’est vu sommé de statuer sur le fait de savoir si ses prothèses en carbone ne lui donnaient pas un avantage sur les autres coureurs…

Christy Brown

Cet artiste peintre et poète irlandais, mort en 1981, était atteint de paralysie spasmodique. A l’âge de neuf ans, entouré par l’amour et le soutien de sa famille et des médecins, il parvient à maîtriser son pied gauche et commence alors à peindre et à écrire. Sa vie, exemplaire, a inspiré le film My Left Foot de Jim Sherida avec Daniel Day Lewis.

Frida Kahlo

Dans son enfance, la polio lui laisse une jambe déformée et à l’âge de 18 ans, un terrible accident de bus la cloue au lit pour plusieurs mois et lui laissera des doubleurs à la colonne vertébrale pour le reste de sa vie. Elle ne pourra jamais avoir d’enfant et subira de nombreuses interventions chirurgicales. C’est sa vie, ses souffrances qui composent la majeure partie des tableaux qu’elle peint et ont créé son style inimitable.

 

On pourrait encore parler de Beethoven, du jazzman Michel Petrucciani, du slammeur Grand Corps Malade, de l’humoriste Djamel Debbouze, de l’actrice Mimi Mathy… En parler ou mieux encore se taire et méditer sur tout ce qu’ils nous apprennent.

 

Laurence Descamps

Journaliste ELLE Belgique

Comment vivre avec un handicap?

Par Aurelie Van Groeningen dans Handicap , le 28 mars 2012 16h15 | Ajouter un commentaire

Ce mercredi dans Vivre Ensemble nous aborderons la question “Comment vivre avec un handicap?” Comment appréhender le regard des autres? Notre société est-elle adaptée aux personnes moins valides? Quels sont les progrès à réaliser? Nous évoquerons aussi le destin incroyable de personnes handicapées qui se surpassent et réalisent des prouesses. On attend vos réactions et témoignages à l’adresse vivreensemble@rtl.be

Les bons conseils de Julien Kaibeck : Des plantes aromatiques pour faciliter le deuil ?

Par Aurelie Van Groeningen dans Deuil , le 28 mars 2012 16h12 | Ajouter un commentaire

Les plantes aromatiques et les parfums ont eu tout au long de l’histoire des civilisations un rôle important à jouer dans les rites funéraires. On pense à l’encens brûlé lors de ces rites depuis l’Antiquité, mais aussi au cyprès plantés dans les cimetières méditerranéens. Droit et toujours vert, le cyprès symbolise la vie éternelle et le lien entre le ciel et la terre.

 

En cas de deuil, il est tout d’abord important de laisser le temps au temps et de vivre les diverses étapes du deuil. Une fois le choc passé, certaines huiles essentielles peuvent être utiles. On les utilise  seulement si l’on en ressent le besoin ou si l’on s’avère emprisonné dans une situation de dépression.

 

En cas de situation difficile qui perdure, l’aromathérapie nous propose de respirer des huiles essentielles pour faciliter le passage à une autre étape, pour continuer à vivre sans oublier mais plus sereinement.

 

La pruche (Tsuga Canadensis) est un conifère originaire du Canada qui donne une huile essentielle très réconfortante réputée faciliter le passage, la séparation et le deuil serein. Dans une moindre mesure, l’huile essentielle de cyprès (Cupressus Sempervirens) permet d’élever la pensée, de se reconnecter à la réalité de tous les jours tout en gardant un lien intime avec l’au-delà.

 

Ces huiles essentielles s’appliquent à raison de deux ou trois gouttes sur le plexus solaire (à la base de la cage thoracique). On respire alors profondément quelques instants avant de poursuivre sa journée. On peut aussi les respirer à même le flacon en cas de détresse intense.

  

Plus d’infos et de recettes à base d’huiles essentielles sur www.lessentieldejulien.com