Quand une ado vit son rêve extrême
« Oh oh, Laura, petit rien du tout mais tant pour moi, Tous ces conseils qu’on donne, tu ne les entendras pas. » Johnny chantait ces paroles pour sa fille Laura, mais c’est certainement ce qu’a pensé le père de Laura Dekker lorsque la jeune Hollandaise lui a annoncé son intention de parcourir le monde sur son voilier, Guppy.
A seize ans, elle est la plus jeune navigatrice à avoir réalisé un tour du monde à la voile en solitaire
Laura Dekker est née sur un bateau en Nouvelle-Zélande. Mordue de navigation, à dix ans déjà, elle rêvait de faire le tour du monde. Sa force ? La jeune fille n’a jamais imaginé qu’un tel projet serait impossible à concrétiser. Au début, elle a été confrontée au scepticisme des parents. Mais face à son obstination et en constatant qu’elle préparait son expédition sur tous les fronts, ils se sont fait une raison. Les obstacles sont survenus plus tard : les services de protection de l’enfance ont introduit une demande en justice estimant que les garanties pour sa sécurité étaient insuffisantes. Finalement, le tribunal a rejeté la demande de prolongation de cette mesure. Le 21 août 2010, Laura a quitté Gibraltar pour arriver, triomphante, le 21 janvier 2012 à Saint-Martin.
Laura ne connait pas la peur
Dans une interview publiée sur son site officiel, l’adolescente explique qu’elle n’a pas peur. Elle est consciente des dangers que représentent les ports. « Dans un monde de marins, on n’est jamais seul(e), explique-t-elle. Il peut toujours arriver quelque chose, tout comme il peut se passer quelque chose dans mon pays. Je dois pouvoir compter sur moi-même, me faire confiance, mais c’est déjà ce que je fais depuis ma naissance. »
J’ai interrogé Marc Sluszny, sportif belge de l’extrême, sur l’aventure de Laura
« L’exploit de Laura est incroyable. Je suis impressionné ! Malgré tous les obstacles présents sur sa route. Laura a réalisé son rêve. Cependant, en tant que parents et navigatrice, il faut garder une chose à l’esprit : il existe toujours un risque que cette expédition tourne mal. La voile fait partie des sports extrêmes, tout comme l’alpinisme. Pourquoi ? Tout simplement à cause des forces imprévisibles de la nature. Bien sûr, on peut toujours vérifier le temps. Mais une fois en montagne ou en mer, il est impossible de trouver refuge en cas de détérioration des conditions atmosphériques. Ce genre de sport nécessite aussi une préparation technique et mentale de quelques années, il n’est pas à la portée de tous !, conclut l’aventurier. »
Laura est une héroïne des temps modernes
Et un exemple à suivre, pour son courage, sa détermination, sa force de caractère. Elle a dû trouver en elle les ressources lui permettant de surmonter les difficultés, dominer ses peurs, se motiver et aller jusqu’au bout, seule.
Pour en savoir plus :
Le site officiel de Lara Dekker :www.lauradekker.nl
Le site officiel de Marc Sluszny : www.marcsluszny.com

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