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HTC One: toi, je t’ai déjà vu quelque part…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 31 mars 2015 16h21 | Ajouter un commentaire

htc1Le dernier fleuron du constructeur taïwanais ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur. Est-ce une tare ? Nous l’avons essayé durant deux semaines.

Dans la guerre sans merci que se livrent chaque jour les très (trop) nombreux fabricants de smartphone sous Android, il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

Alors que Samsung a opté pour un écran incurvé sur les côtés de son Galaxy S6 Edge qui sort dans quelques jours, un autre grand nom du smartphone est sur le point de mettre en vente un nouvel appareil haut-de-gamme: HTC.

Le Taïwanais n’a pas pris de risque, en reconduisant pratiquement à l’identique le design des versions précédentes de son célèbre One. Le M9 est donc facilement reconnaissable, avec sa carapace en métal, ses deux grilles de haut-parleurs et ses discrètes lignes blanches. Originalité: il y a deux tons dans le métal: sur notre exemplaire de test, le dos était gris, et les bords dorés. C’est qu’il soigne son apprence, ce nouveau One… HTC promet que ce métal est inrayable, tout comme l’écran.

Quoi de neuf ?

A part des performances forcément plus musclées, grâce à un processeur Qualcomm Snapdragon 810 et 3 Go de RAM, les principales nouveautés du cru 2015 d’un smartphone toujours aussi haut-de-gamme sont logicielles.

En effet, la surcouche « Sense » en version 7.0 est très réussie, et apporte son lot de nouveautés sous Android Lollipop (5.0.2), surtout au niveau de la personnalisation de l’interface. Cela passe par des thèmes à télécharger gratuitement, et qui modifient les icônes, les fonds d’écrans, les menus, etc. Ces thèmes eux-mêmes sont personnalisables, par exemple à partir d’un photo personnelle.

Il y a également ce groupe d’icônes d’applications sur l’écran d’accueil, qui varie en fonction de l’endroit où l’on se trouve (travail, maison et sortie). Les applis les plus utilisées s’affichent automatiquement, après quelques jours d’utilisation. Amusant mais loin d’être indispensable.

N’oublions pas « BlinkFeed », une petite exclu d’HTC. Il s’agit d’un écran supplémentaire, à l’extrême gauche de votre bureau, qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent (articles thématiques à choisir, fil d’actus Facebook et Twitter, etc). Cela peut s’avérer pratique à l’usage, même si le contenu est essentiellement français. Pour les fainéants qui n’ont pas le courage de lancer plusieurs applis pour se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde ou sur les réseaux sociaux, BlinkFeed pourrait devenir incontournable.

Quel son!

Le HTC One M9 parvient à encore améliorer le son produit par les haut-parleurs stéréo, qui sont par ailleurs sur le devant du téléphone. C’est pour cette raison qu’il y a encore de fameux « bords » en haut et en bas, pour accueillir le « BoomSound ». On sent même la spatialisation générée timidement par la technologie Dolby intégrée. Au final, si on tient bien le smartphone devant soi, on peut apprécier un vrai son stéréo, d’une qualité rarement atteinte sur un téléphone. Du très bon travail.

Quant à l’appareil photo, HTC a rangé l’optique supplémentaire qu’il y avait à l’arrière, et a mis un bon capteur de marque Toshiba de 20 MP. Là aussi, la qualité est au rendez-vous, sans bouleverser le genre. Quant à l’appareil photo frontal, il est de 4 MP, et permet de beaux petits selfies, même dans des conditions de lumières plutôt basses.

htc2


Conclusion

Le HTC One dans sa version M9 est un bien bel objet. Son châssis en métal (argent sur le dos, doré sur les côtés) est une prouesse technique qui demande beaucoup de travail pour l’assemblage, même si au final, cela passe assez inaperçu.

Le design n’a pas vraiment changé, mais la finition est proche de la perfection: solidité, assemblage, rigidité… C’est juste parfait à prendre en main.

On se pose alors la question: faut-il forcément modifier un style qui a fait ses preuves, même si c’était il y a trois ans ? Dans l’absolu, non. Pensez à Porsche et sa 911, qui peaufine une même silhouette depuis des dizaines d’années.

Mais dans le cas présent, on parle de smartphone, ces appareils que l’on remplace en moyenne tous les deux ans, et dont le nouveau modèle arrive chaque année…

Du coup, même si le HTC One M9 n’a aucun défaut apparent, on se demande s’il connaitra le succès promis au Galaxy S6 et à l’iPhone 6, surtout à cause de son prix: 749€ (32 GB de stockage interne). Il s’adresse avant tout aux puristes de HTC.

On a testé la réparation de smartphone à domicile

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2015 09h29 | Ajouter un commentaire

Changer l’écran de son téléphone plutôt que d’aller en acheter un nouveau: vous êtes de plus en nombreux à le faire. Les boutiques se multiplient et pour se démarquer, une enseigne a décidé de réparer votre smartphone… chez vous. J’ai testé le concept pour vous.

t1Cela fait très longtemps que la plupart des gens changent de téléphone portable en moyenne tous les deux ans. Une batterie qui s’essouffle, un écran griffé, un gros coup dans le coin après une chute, une interface trop lente… les problèmes ne manquent pas.

Pour le « téléphone lent », il n’y a hélas pas grand-chose à faire : les systèmes d’exploitation et les applications se mettent très souvent à jour, pour exploiter l’évolution technique des nouveaux modèles, plus puissants et/ou avec plus de fonctionnalité. On n’arrête pas le progrès (même si parfois on aurait bien envie…)

Vous êtes de plus en plus nombreux à réparer

En revanche, pour les autres soucis que rencontrent de nombreux smartphones, il est possible de faire quelque chose pour éviter de le remplacer. Un principe très simple, finalement, qui s’appliquait à tous nos appareils il y a une vingtaine d’années: les faire réparer !

Ça n’est pas nouveau, mais visiblement les Belges se de plus en plus disposés à le faire. Le magasin iFixTech, qui ne comptait à l’origine qu’un seul réparateur (son fondateur…), a désormais plusieurs employés et a même investi dans des machines pour fabriquer lui-même la « vitre » qui compose les écrans.

« Cela a grandement réduit le coût des pièces, et donc la facture finale pour le client », nous a expliqué Jeremy Golender, qui nous a rendu une petite visite un peu particulière.

t2Un service à domicile

En effet, après un premier magasin à Overijse et un second Avenue Louise à Bruxelles, la petite société a lancé un nouveau service il y a quelques mois: la réparation de smartphone à domicile. Nous l’avons testée pour vous !

La première étape est de remplir un formulaire sur le site iFixTech.be, ou d’appeler la boutique (il sera bientôt possible de le faire via une application). Il faut expliquer le problème, donner ses disponibilités, etc…

Ensuite, un rendez-vous est fixé, et un technicien vous rend une petite visite. Il se déplace avec une voiture bien reconnaissable (surmontée d’un grand smartphone…), des petits outils et un grand buvard pour ne pas salir votre table et ni perdre de petites pièces.

S’il s’agit d’un simple remplacement d’écran cassé, cela peut aller très vite. Nous avons testé le service de réparation à domicile avec un Nokia Lumia 1020 complètement mort, tombé sur l’écran et qui ne réagissait plus à rien. La vitre était brisée sur toute sa surface.

« C’est souvent uniquement l’écran. Parfois, on peut se contenter de remplacer la vitre, le reste des composants étant encore fonctionnel. Mais ce n’est pas le cas avec tous les smartphones ».

t3Seulement 10 minutes

Dix minutes (et une dizaine de manipulations délicates) plus tard, l’appareil démonté puis remonté avec un nouvel écran se réveille. Ce n’était donc que ça… Test réussi !

Jusqu’à présent, « ce sont surtout les entreprises qui sont intéressées par ce service à domicile, qui est par ailleurs très répandu dans d’autres pays », selon Jeremy.

La facture dans notre cas s’élevait à 200€, hors frais de déplacement. Mais ce sont surtout les pièces de notre écran qui coutaient cher. A titre d’exemple, une telle réparation pour un iPhone 4/4S ne coûte plus que 65€ (alors qu’il fallait compter 140€ il y a deux ans).

Un forfait de 15 euros pour les déplacements

Le déplacement est facturé 15 euros au particulier, mais pour les entreprises, « nous envisagerons peut être un service à domicile gratuit en fonction du nombre d’appareils à réparer ».

L’avantage de la réparation à domicile ? Le gain de temps. Si vous allez en boutique avec votre appareil cassé, il n’y aura peut-être aucun technicien disponible pour le réparer directement. Vous devrez soit attendre, soit revenir le chercher quelques heures plus tard.

Or, être séparé si longtemps de son smartphone, c’est… difficile pour certains.

FixMeStick: la clé USB de la dernière chance pour réanimer votre PC

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 19 mars 2015 16h15 | Ajouter un commentaire

f1FixMeStick pourrait devenir votre clé USB préférée: elle est capable de débarrasser votre ordinateur de tous ses virus dans devoir lancer Windows, souvent paralysé par ces logiciels malveillants.

C’est le mal du 21e siècle: des milliers de personnes, pour ne pas dire des millions, sont victimes chaque jour de l’infection… de leur ordinateur.

Certains vont même jusqu’à en acheter un autre, pensant que tout est perdu, que leur machine est trop lente parce qu’elle a « déjà » 4 ans. Souvent, c’est à cause de la présence de virus, ou plutôt de logiciels malveillants au sens large, qui monopolisent les ressources de l’ordinateur pour en analyser le contenu, transmettre des informations à des serveurs, lancer des fenêtres ‘pop-up’.

Dans la plupart des cas, ces ‘malwares’ sont tellement envahissants qu’ils paralysent les ordinateurs moins récents (et donc moins puissants), rendant également inutilisables les logiciels antivirus.

Impossible de scanner le disque dur, et donc d’isoler ces petits logiciels pour les empêcher de nuire.

Un antivirus qui n’a pas besoin de Windows !

Dans ces cas les plus désespérés, il devient alors nécessaire de réinstaller complètement Windows. Un processus long qui entraîne la perte de données personnelles… pour autant qu’on puisse retrouver le CD d’origine (ce qui pour la plupart des gens et un casse-tête).

Mais il y a une alternative, et elle permettra même conserver toutes les données personnelles: le FixMeStick. Il s’agit d’une clé USB qui contient plusieurs logiciels de sécurité (Kaspersky, Sophos et Vipre), et qui le gros avantage de tourner sous son propre système d’exploitation.

L’ordinateur n’a donc pas besoin de démarrer Windows (ou Mac OS) pour faire tourner les antivirus. Il démarre le propre OS du stick USB, une interface assez simplifiée qui vous permet d’analyser le disque dur, de repérer les logiciels malveillants et de les empêcher de nuire.

De plus, cela empêche les virus et autres spyware d’être actifs, car ils se lancent automatiquement au démarrage de Windows.

F2Et dans la pratique ?

Voilà pour la théorie. Nous sommes passés à la pratique en essayant de redonner vie à un ‘vieil’ ordinateur portable sous Windows Vista, qui mettait environ 10 minutes à démarrer, pour être ensuite pratiquement inutilisable. Nous avions auparavant essayé de supprimer les logiciels suspects et de faire tourner un antivirus, mais l’ordinateur se paralysait au bout de quelques tentatives.

Dans un premier temps, vue la lenteur de la machine, nous avons essayé la manière forte: forcer le démarrage immédiat à partir de la clé USB, en appuyant sur F8, F9, F10, F11 ou F12 juste après avoir allumé l’ordinateur.

Des options de démarrage ont fini par apparaître, mais jamais la possibilité de lancer immédiatement l’OS du stick USB. Une opération plus délicate, sans doute réservé aux experts.

Un peu de patience

Nous avons dès lors suivi la procédure standard: démarrer Windows normalement, puis dès que possible lancer le fichier « FixMeStick.exe » présent sur la clé USB. Comme l’ordinateur était très lent, cela a pris 15 bonnes minutes avant que le petit programme s’exécute.

Il a alors redémarré l’ordinateur dans le mode adéquat, à savoir l’OS du stick USB, qui a dès lors pu faire son job comme promis.

Après deux bonnes heures, le scan minutieux était terminé, et les (très nombreux) logiciels malveillants mis en quarantaine.

Quelques heures plus tard, l’ordinateur était mis à jour sans trop de souci, avec les dernières versions de Windows Vista, et à nouveau utilisable comme au premier jour (même si la batterie n’a plus que quelques minutes d’autonomie…).

Du bon travail, donc.

Le FixMeStick est dispo sur internet et chez Vandenborre au prix recommandé de 59€. Cependant, les antivirus qu’il contient seront véritablement efficaces durant 1 an: après, il faudra payer pour les maintenir à jour.

Ce petit appareil ne servira donc peut-être qu’une seule fois, mais cela vous évitera d’acheter un nouvel ordinateur ou de faire appel à un professionnel pour récupérer vos données privées.

Voici le nouveau Samsung Galaxy S6 (et son grand frère arrondi)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 mars 2015 10h12 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen, qui a perdu beaucoup de part de marché (sur les smartphones) en 2014, mise tout sur son Galaxy S6 et S6 Edge, deux smartphones présentés la veille du Mobile World Congress de Barcelone. J’ai déjà pu essayer l’appareil qui sortira à la mi-avril.

samAlors que le Mobile World Congress n’a pas encore commencé, quelques fabricants ont tenté d’être la star de l’événement en présentant leur nouvel étendard la veille de coup d’envoi du plus grand salon des technologies mobiles – et Dieu sait si elles sont nombreuses et diversifiées.

Alors que le taïwanais HTC a montré un One toujours aussi beau à voir (du magnifique métal brossé) et à utiliser (un surcouche Android parmi les meilleurs), Samsung a tenu, dimanche soir, son désormais célèbre « Unpacked », version 2015.

Avec un appareil qui doit aider le Coréen à regagner des parts de marché, après une « petite » chute en 2014 (de 34% à 20%): le Galaxy S6 (et le S6 Edge), qui est, vous l’aurez compris, la sixième itération d’un téléphone qui a fait rentrer Samsung dans la cour des fabricants « premium ».

Acheter cela comme un ordinateur

Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons une chose: comme pour le HTC One M9, on reste un peu sur sa faim en termes de nouveautés fracassantes. Il faut dire que depuis un certain temps, les smartphones se suivent et se ressemblent. En réalité, les constructeurs ont fait le tour de la question, et ne savent plus trop quoi faire pour se démarquer.

Il faut s’y faire, en choisissant son smartphone comme on choisit un nouvel ordinateur. Et ne pas attendre chaque année une nouvelle fonction, une nouvelle application incroyable. Après tout, on a acheté pendant 20 ans des ordinateurs qui n’avaient de nouveaux que la vitesse du processeur.

Pourquoi arrondir les bords de l’écran ?

Néanmoins, cette année, Samsung a confirmé son envie de vendre des smartphones avec des écrans arrondis sur les deux côtés verticaux de l’appareil. Après le Galaxy Note Edge, place au Galaxy S6 Edge, présenté en même temps que le « simple » Galaxy S6. Mais il lui a volé toute la vedette, du moins pour ceux qui cherchent des téléphones originaux.

Le S6 Edge est assez cher: 849€ pour la version 32 GB. Outre un design vraiment inédit (forcément avec un écran arrondi), le Edge a deux petites fonctions amusantes: vous pouvez assigner une couleur à 5 contacts différents, et lorsque l’un d’eux vous appelle, les bords arrondis clignoteront avec la couleur liée. De telle sorte que si votre smartphone repose sur l’écran, vous saurez qui vous appelle sans devoir le retourner, ou sans devoir aller le chercher s’il n’est pas tout près de vous.

L’autre intérêt de cette courbure est de faire office de petit réveil. Posé sur le dos, la nuit, il peut afficher l’heure sur sa tranche si vous le tapotez.

Vous l’avez compris, cette courbure est avant tout une question de design. Un design heureusement très réussi, Samsung ayant, de plus, opté pour de nouveaux coloris, dont un « vert émeraude » très réussi.

Une courbure qui a l’air d’un gadget, mais qui demande une solide maitrise de la fabrication d’écran. Seuls Samsung et LG, les deux plus grands constructeurs d’écrans au monde, peuvent se permettre de s’amuser à tordre nos smartphones. « Il faut chauffer les composants à 800 degrés pour pouvoir plier l’écran », a-t-on appris lors de la conférence de presse.

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Et à l’intérieur ?

Forcément, conférence de presse oblige, le S6 est « le plus beau smartphone de l’histoire de Samsung », et la preuve que pour le constructeur coréen, « le futur, c’est maintenant ».

Au final, en y regardant de plus près, à part le Edge courbé, le S6 de base est simplement une nouvelle version d’un smartphone haut-de-gamme, rapide et au design soigné.

Il faut oublier l’étanchéité du Galaxy S5, et le port microSD. Tout se passe désormais dans la mémoire intégrée qui va de 32 GB à 128 GB. Un espace minimum suffisant pour la plupart des utilisateurs, cependant.

On a appris que le processeur dernière génération était encore plus petit, plus puissant mais moins gourmand en énergie.

L’écran de 5,1 pouces est « quad HD Super Amoled », ce qui veut dire en langage Samsung: avec beaucoup de pixels, des couleurs très criardes et un contraste extraordinaire.

Quelques petites nouveautés

Le S6, qui ne diffère du S6 Edge que par les courbures de l’écran, est prêt pour la recharge sans fil. Il est compatible avec les deux normes les plus courantes. Le socle de recharge sans fil est hélas vendu en option à 49€ (mais offert pour les précommandes).

Samsung a également fait un gros effort sur l’appareil photo, qui ferait (mais c’est à vérifier) des miracles en conditions de basse luminosité. De plus, et ça on a pu le vérifier: lorsque le smartphone est verrouillé, il ne faut que 0,7 seconde pour utiliser l’appareil photo, en appuyant deux fois sur le bouton d’accueil.

Enfin, toujours selon les dires de Samsung, la batterie du Galaxy S6, d’une capacité classique, pourrait être rechargée « en 10 minutes pour une durée d’utilisation de 4H », et serait « deux fois moins longue à recharger entièrement qu’un iPhone 6″.

En conclusion, ce S6, qui était baptisé « project 0″, a pour ambition de faire oublier le S5, qui n’a pas convaincu le public, et de revenir en force dans la lutte contre l’iPhone 6 d’Apple. Le design est là, la qualité Samsung aussi (écran, finition, surcouche logicielle). Les nouveautés ne sont pas extraordinaires mais à part la taille, l’iPhone 6 n’avait rien de renversant par rapport à la génération précédente. La lutte s’annonce donc serrée.

deux

On a testé la tablette avec projecteur intégré de Lenovo

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 17 février 2015 18h41 | Ajouter un commentaire

Les constructeurs de tablettes Android, qui inondent le marché avec des prix et des qualités très variables, doivent redoubler d’originalité pour se démarquer. Le chinois Lenovo a choisi d’utiliser une grosse poignée dans laquelle il a insérer une béquille (pour multiplier les positions), une batterie et… un projecteur ! Tout cela n’est-il que de la poudre aux yeux ? RTL info a passé deux semaines avec la Yoga Tablet 2 Pro, environ 450€.

Même si le marché de la tablette, toujours largement dominé par Apple et son célèbre iPad, est en stagnation pour la première fois depuis 2010, cet outil reste un remplaçant partiel de nos outils informatiques.

Avec Android, le système d’exploitation de Google pour smartphone et tablette, tous les constructeurs peuvent proposer leur modèle, avec des prix, des qualités et des innovations qui vont du ridiculement mauvais à l’excellent.

De quoi s’amuser

Le constructeur chinois Lenovo, surtout connu chez nous pour ses ordinateurs portables, est au niveau mondial un grand fabricant de smartphone et de tablette. En attendant que les téléphones (ceux que nous avons pu manipuler sur des salons internationaux avaient un rapport qualité prix appréciable) débarquent sur notre continent, il faut se retourner vers les tablettes pour apprécier le sérieux de l’entreprise, qui prouve que le « Made in China » n’est plus (toujours) ce qu’il était.

Avec des marchés aussi gigantesques que la Chine et l’Inde, Lenovo a de l’argent à consacrer à la recherche et au développement. De quoi s’amuser à sortir des produits inédits, dont la Yoga Tablet 2 PRO, qui a l’originalité d’intégrer un petit projecteur, une béquille et une batterie dans sa poignée tubulaire.

Un projecteur, vraiment ?

Il va de soi que pour des raisons de coût, d’usage de la batterie et d’espace, la puissance de ce qu’on appelle un « pico-projecteur » est assez limitée. On parle de 30 à 40 lumens, ce qui n’est pas très lumineux.

L’image projetée est de 854 x 480 pixels (en-dessous de la HD, donc), ce qui est nettement moins que l’écran de la tablette: une dalle de 13,3 pouces (34 cm, c’est très grand…) affichant 2560 x 1440 pixels (au-dessus du Full HD).

Selon la documentation, la distance idéale de projection est de 2 mètres, ce qui permet d’avoir une image de 50 pouces (127 cm).

Il faudra dès lors une obscurité quasi-totale, vue la puissance limitée du projecteur. Et avec une telle taille, le manque de pixels se voit assez bien.

Comme vous l’imaginez, la luminosité faiblit proportionnellement à la distance de projection. Ce qui équivaut à dire: au plus sombre est la pièce, au plus loin sera la distance acceptable de projection, et au plus grande sera l’image.

Sachez qu’il est recommandé de sortir le pied intégré pour une position idéale de la tablette. Celle-ci utilise cependant un capteur pour connaitre l’inclinaison de l’appareil, et donc ajuster le « trapèze » de l’image en fonction (mais les résultats sont discutables, nous l’avons essayé).

Il y a également une toute petite molette d’ajustement de la netteté en fonction de la distance de projection, près de l’ampoule de projection. Mais elle n’est pas très précise.

Gadget ? Oui et non… Il faut le voir comme un pico-projecteur, qui n’a pas l’ambition d’être un home cinéma. Pour de photos et des vidéos, c’est franchement utile dans la pénombre. Pour un film entier, cela peut le faire, mais le positionnement de la tablette est délicat. Quant à la qualité de l’image, sachant que le projo est intégré dans la poignée d’une tablette à 450€, il n’y a pas de quoi se plaindre.

Et à part ça ?

Hormis cette fonction de projection inédite sur une tablette, la Yoga Tablet 2 Pro se distingue – et c’est pour ça qu’on l’appelle Yoga – par un éventail intéressant de positions disponibles.

Vous pouvez la tenir à la verticale, comme un journal, à l’aide de la protubérance tubulaire. C’est plutôt sympa pour des applications comme Facebook et Twitter, qui affichent un fil d’actualité continu. Mais comme elle est grande et que son format est très « 16:9″, c’est assez encombrant et lourd pour une seule main (1 kg).

L’idéal, selon nous, est la position « tilt », soit presque à plat, mais dont un côté est relevé par la béquille intégrée. Elle permet de travailler confortablement si vous devez taper un texte, même si à nouveau, vu le format 16:9, la place occupée par le clavier équivaut à la moitié de l’écran.
La position chevalet, soit debout mais reposant sur le pied réglable, est pratique pour regarder un film ou en faire un « cadre » pour montrer des photos ou des documents, sans devoir la tenir.

Autre nouveauté sur cette tablette: la position « accrochée », rendue possible grâce au trou dans le pied pivotant. Vous pouvez la suspendre à un crochet, un clou, etc. Un peu gadget mais ça peut servir…

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Un « vieil » Android ?

La Yoga Tablet 2 Pro tourne sous Android 4.4.2, une version sortie en décembre 2013. On est donc loin de Lollipop (Android 5.0) qui devient progressivement le nouveau standard pour les smartphones et les tablettes.

Mais le « vieil » Android a été largement remanié par Lenovo, qui a ajouté de nombreuses fonctions supplémentaires (deux applications ouvertes et affichées en même temps, un menu glissant dans le bas de l’écran avec les réglages, etc).

Ce n’est donc pas l’expérience ultime d’Android, mais pour le commun des mortels, c’est un détail.

Conclusion

La Yoga Tablet 2 Pro est avant tout une (très) grande tablette: 13,3 pouces. Ce qui permet de placer un bel écran lumineux et détaillé (2560 x 1440 pixels). Mais tout ça est gourmand en énergie, vous l’imaginez. Et vu qu’elle est équipée d’un processeur Intel Atom Z3745, moins puissant et plus énergivore que les puces plus récentes, la batterie n’est pas des plus durables.

La configuration est cependant sérieuse: 2 GB de RAM, un stockage interne de 32 GB (dont 6,5 GB utilisé par le système d’exploitation), extensible via microSD et un appareil photo convenable de 8MP.

Elle a deux signes distinctifs: tout d’abord un petit projecteur intégré dans la poignée, qui se rapproche plus d’un gadget vue sa puissance forcément contenue, mais qui reste utilisable dans l’obscurité. Pourquoi pas, après tout ?

Ensuite, il y a le nombre de positions rendues possibles grâce au pied intégré pivotant. La stabilité est au rendez-vous quel que soit le mode choisi, et c’est franchement une excellente idée.

Si ces deux caractéristiques vous branchent, foncez car le prix est contenu: on la trouve déjà à 450€ sur Amazon. Vous en aurez (largement) pour votre argent.

PowerBot: enfin un robot aspirateur utilisable ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 10 février 2015 12h21 | Ajouter un commentaire

Je me suis rendu au forum européen de Samsung cette semaine. De quoi découvrir et essayer les dernières nouveautés, qui vont de la télévision au lave-vaisselle. En passant par un certain robot-aspirateur…

Les robots aspirateurs existent depuis années, et en tant qu’acteur majeur de l’électronique grand public, Samsung se doit de consacrer une partie de son immense budget « recherche et développement » à cette catégorie de produits.

Le dernier-né du géant sud-coréen s’appelle « PowerBot », son nom faisant référence à la puissance enfin décente de l’aspiration (60 fois plus qu’un modèle antérieur de la marque), et au fait qu’il s’agisse d’un robot…

« Les clients se plaignaient surtout du manque d’aspiration des robots. Le PowerBot atteint enfin une puissance identique aux aspirateurs traditionnels« , nous a expliqué l’un des responsables produits de Samsung Belgique, en marge du forum européen qui se tenait à Monaco.

Mais il y a nettement plus important que la puissance d’aspiration: la facilité d’utilisation, et l’intelligence du robot. Et là aussi, il y a de fameux progrès.

Des capteurs et des caméras

Le PowerBot est équipé de plusieurs capteurs qui analysent en permanence son environnement: il contourne donc intelligemment les pieds d’une table, même s’ils sont très fins, en les frôlant plutôt qu’en faisant demi-tour. Démonstration à l’appui, cela s’avère en effet efficace.

Au sommet de l’appareil, il y a également une caméra qui réalise une cartographie de votre maison. « Cela permet de tracer le chemin de nettoyage optimal. Grâce à des puces informatiques, à 10 capteurs et à cette caméra, le robot recrée une carte complète de la maison. Il sait ainsi toujours où il se trouve« , nous a expliqué Jan Van Riet, un des nombreux product managers belges.

Ces différents capteurs repèrent également la saleté. Lors de la démonstration au forum, l’aspirateur a remarqué qu’on venait de verser du riz devant lui, et il a tout nettoyé, dans un bruit très contenu (nettement moins qu’un aspirateur classique).

Différents modes et… un pointeur laser !

Le PowerBot est également facile à utiliser, car il va se recharger tout seul à sa station d’accueil une fois que toutes les pièces sont propres, où lorsque sa batterie est plate, bien entendu.

Au niveau des modes de fonctionnement, « il y a 7 modes au total, dont un full automatique et une programmation manuelle« , pour le faire travailler uniquement lorsque vous êtes au travail, par exemple.

Si ça ne suffit pas, il y a une télécommande équipée d’un pointeur laser rouge, qui va automatiquement attirer l’aspirateur. Pointez des petites crasses et le petit robot débarque…

Sachez enfin que sa brosse est plus large que les autres modèles: 31 cm au lieu d’une vingtaine habituellement.

Conclusion

Le PowerBot VR9000 de Samsung est sans doute le seul aspirateur qu’un homme peut offrir à sa compagne sans la décevoir, ou passer pour un goujat. Il est surtout le meilleur ami des allergiques aux tâches ménagères.

Le fait qu’il soit autonome change tout: auparavant, la gestion de la batterie, la mise en place et la propreté relative demandaient parfois autant de temps que de sortir son vieil aspirateur, surtout si on devait nettoyer des pièces de taille moyenne.

Efficace et intelligent, il est forcément assez cher: 999€

En attendant le Galaxy S6…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 février 2015 18h58 | Ajouter un commentaire

C’est le premier  mars prochain lors du Mobile World Congress de Barcelone que Samsung va dévoiler son nouveau smartphone haut-de-gamme, le désormais célèbre Galaxy S, sixième du nom. RTL info sera à cet évènement, tout comme à l’ensemble du plus grand salon international dédié aux nouvelles technologies mobiles (téléphones, tablettes, montres, « wearables », etc).

En attendant de voir comment Samsung va essayer de repositionner son porte-drapeau au sommet des ventes de smartphones (le Galaxy S5 n’a pas vraiment été un succès) , attardons-nous sur un des petits derniers de la (large) gamme du géant sud-coréens de l’électronique grand public: le Samsung Galaxy Alpha.

Précisons tout de suite qu’il s’agit d’un « one shot », le nom Alpha disparaissant déjà du line-up 2015 de la marque. Il faut le voir comme un coup d’essai au niveau du design, ou comme un prototype de voiture destiné à voir la réaction des gens.

Plus petit (4,7 pouces, comme l’iPhone 6), très élégant avec son cadre en aluminium brossé et son dos en plastique mat agréable au toucher, le Galaxy Alpha offre une bonne prise en main. C’est sans doute la finition la plus flatteuse qu’un smartphone de Samsung ait jamais offerte.

Il y a bien entendu des signes qui le distinguent de son aîné, le Galaxy S5: il n’est pas étanche et n’a pas de port pour carte microSD.

A l’intérieur, on trouve une puce maison Exynos octo-cœur cadencée à 1,3 GHz, épaulée par une mémoire vive de 2 Go. Le capteur photo principal affiche 12 MP quand la batterie embarque 1.860 mAh. Le tout avec un stockage de 32 GB.

Pas encore de Lollipop

Le tout sous Android 4.4, pas encore de mise-à-jour vers Lollipop (5.0).

Il n’y a donc pas grand-chose à dire que vous ne sachiez déjà. C’est un bon smartphone Samsung, avec la bonne interface TouchWiz maison et un écran AMOLED offrant comme toujours un contraste exceptionnel et des couleurs sublimes.

Son prix est passé sous la barre des 400€ sur le web, donc n’hésitez pas si le design vous plait.

Pour les nouveautés Samsung, il faudra attendre le 1er mars et le Galaxy S6, qui sera accompagné d’une refonte de l’interface maison que le Coréen va apposer à Android 5.0. Son prix de lancement devrait être aux alentours de 699€…

On a testé la tablette officielle de Google: faut-il craquer ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 janvier 2015 17h46 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est HTC qui s’y colle. Le constructeur taïwanais, qui voit enfin ses comptes revenir dans le vert, a construit la Nexus 9, la tablette « officielle » de Google, tournant sous la version standard du dernier Android, Lollipop.

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C’est HTC qui a eu l’honneur de fabriquer la « tablette officielle » annuelle de Google, baptisée Nexus 9. Il s’agit surtout pour le géant californien du web de montrer une version épurée de son nouveau système d’exploitation, baptisé Lollipop.

La version 5.0 d’Android, le système d’exploitation mobile le plus utilisé dans le monde, reçoit avec la Nexus 9 un écrin esthétiquement simple, mais avec des caractéristiques haut-de-gamme: écran 8,9″ de 2048×1536 pixels, grosse puce Nvidia Tegra K1 64-bits cadencée à 2,3 GHz, 2 Go de RAM, 16/32 GB de stockage interne, Wi-Fi, Bluetooth 4.0, NFC, GPS et 4G (en supplément à 80€).

Vous l’avez compris, Google a sauté un cran au niveau de la configuration, et du prix. Il faut débourser 399€ minimum pour sa tablette « officielle », alors que le positionnement était plutôt milieu de gamme les années précédentes.

La prise en main est agréable, même si on cherche un peu les boutons (volume et alimentation), cachés sur la tranche. Plastique mat, cerclage en alu, dalle en verre… on est bien dans le haut-de-gamme. Seul le petit capteur photo, hérité d’un smartphone entrée de gamme de la marque, est décevant.

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Alors, Lollipop ?

L’intérêt de cette tablette, c’est surtout qu’elle nous fait découvrir Lollipop, la cinquième et dernière version du célèbre système d’exploitation mobile Android, développé par Google. Cet OS, commun pour les smartphones et les tablettes, est « en cours de déploiement » sur certains modèles (mais les constructeurs sont rarement pressés de faire ses mises à jour qui leur demandent beaucoup de travail).

Parmi les plus notables nouveautés, on note un design coloré et épuré, baptisé « flat design ». Il y a également une meilleure gestion des écrans de notifications et de raccourcis, que l’on fait apparaitre en glissant le doigt du haut vers le bas de l’écran.

Le multitâche, la manière de passer d’une application ouverte à l’autre, a également été refondu. D’une liste de vignettes, on passe à affichage d’onglet à la verticale. Utile également (ça existait déjà chez LG et Nokia): la sortie de veille de la tablette en tapotant deux fois l’écran.

On peut désormais avoir plusieurs comptes sur une tablette. Vu que c’est un objet familial dans de nombreux cas, il est important d’avoir des sessions différentes, y compris une « invité » pour un usage limité et temporaire.

Le menu des réglages a également été revu en profondeur, mais c’est plus pour les initiés qui aiment trifouiller dans les entrailles de leur machine.

Et avec la configuration qu’elle affiche, comptez sur la Nexus 9 pour être d’une fluidité exemplaire en toutes circonstances (jeu, vidéo haute résolution, multitâche, traitement photo, etc).

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Conclusion

Rapide, efficace, bien finie… la Nexus 9 de HTC est certainement une tablette qu’on vous recommande, et l’un des premiers appareils disponibles tournant sous une nouvelle version rafraichissante d’Android, Lollipop (5.0)

Un seul bémol: son niveau de prix (minimum 399€) la place dans la catégorie des tablettes haut-de-gamme: l’iPad Mini 3 est au même prix, avec toutes les qualités qu’on lui connait. Le splendide iPad Air 2 démarre lui à 499€, tandis qu’on trouve l’excellente Samsung Galaxy Tab S à 379€ chez Krëfel (avec le « vieil » Android 4.4).

De plus, il existe une très grande diversité de tablettes Android, les prix allant de 50 à 500€. Difficile de se faire remarquer, donc, même si on est un excellent produit… à moins de mettre en place la machine marketing comme Samsung. Mais ce n’est pas prévu par HTC et Google en Belgique.

Nouvelles technologies: ce qu’il faut retenir du salon de Las Vegas

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Mobilité, Pratique , le 12 janvier 2015 08h35 | Ajouter un commentaire

Le salon d’électronique grand public de Las Vegas, International CES, est déjà terminé. Voici 10 tendances à retenir de cette édition 2015:

Une télévision ultra-haute définition

Des écrans géants, incurvés pour une vision panoramique, et surtout toujours plus haute définition avec en particulier une poussée du format « 4K », de qualité quatre fois supérieure à la HD actuelle: les groupes d’électronique ont sorti les grands moyens pour convaincre les consommateurs de changer leurs téléviseurs.

Des voitures sans conducteur

Les grands constructeurs automobiles ont amené à Las Vegas des véhicules hyper-connectés, et n’ayant pour certains même plus besoin d’un conducteur.

Mention spéciale pour l’allemand Daimler et son prototype futuriste très poussé, totalement autonome avec un espace intérieur réinventé pour créer un salon roulant où l’on peut discuter, travailler ou se relaxer en tournant le dos à la route.
 
Des transports roulants écolos

A côté des voitures, un tas d’appareils légers, équipés de une à parfois cinq roues et inspirés du scooter, du segway, voire du skateboard et des patins à roulettes, sont venus au CES avec l’ambition de s’imposer comme un nouveau mode écologique de déplacement urbain.

Des drones partout
 
Le CES leur a pour la première fois consacré un espace dédié, preuve de l’usage croissant de ces mini appareils volants sans pilote embarqué, initialement à usage militaire mais qui trouvent des applications croissantes dans l’industrie, l’agriculture ou la vidéo.

Des « selfies » vus d’en haut

Marre de vous prendre en photo en tendant votre smartphone à bout de bras ? Prenez une autre perspective, celle des airs, en utilisant votre drone auto-suiveur pour faire votre « selfie ». Ou encore un « bras à selfie » télescopique, un accessoire qui a rencontré du succès parmi les visiteurs du salon.

La réalité devient virtuelle

Une autre perspective, c’est aussi ce que promettent des technologies toujours plus immersives. Avec des images et du son en trois dimensions plus vrais que nature, la création d’univers virtuels apparaît de moins en moins comme de la science-fiction.

L’un des sociétés phares du secteur, Oculus (Facebook), faisait tester au CES la dernière version de son casque prototype. Au-delà d’applications évidentes dans le cinéma et les jeux vidéo, certains imaginent déjà de s’en servir dans les communications, l’éducation, ou l’entraînement des militaires et des chirurgiens.

Des « coachs » connectés et vraiment portables

Les objets connectés ne se contentent plus de compter vos pas ou vos battements de coeur, ils donnent des conseils au sportif amateur et surveillent l’état de santé en connexion le cas échéant avec le médecin, avec l’espoir de jouer un rôle préventif.

Bracelets, montres, lunettes: l’électronique devient particulièrement prête-à-porter dans les « wearables », en plein essor. Mais elle cherche aussi de plus en plus à se faire oublier pour séduire au-delà des « geeks », avec des bracelets d’activité ressemblant à de vraies montres, ou des fils conducteurs tissés directement dans le textile.
 
La puce « bouton » d’Intel

Intel a présenté une nouvelle puce de la taille d’un bouton. Baptisée Curie, elle est censée lui permettre de se positionner dans les « wearables ».

Des robots plus humains

Plusieurs exposants montraient des robots d’assistance au CES. Mais la star a été Chihira Aico, la Japonaise plus vraie que nature de Toshiba dont le visage au grain de peau hyperréaliste offre les mêmes expressions faciales qu’un humain: elle chante, parle, sourit, cligne des yeux, et ambitionne d’aider les visiteurs des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Une maison connectée

Le CES a permis d’exposer un tas d’appareils et de dispositifs anticipant les besoins des habitants de la maison, de la sonnette qui observe les visiteurs approcher à l’électroménager qui détecte la présence.

(Avec AFP)

Cette application a permis d’ouvrir 10.000 boutiques en une nuit

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 6 janvier 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

Actuellement, la grande majorité du commerce en ligne s’effectue via un ordinateur. Mais à l’heure où le smartphone est en train d’accomplir de plus en plus de tâches de la vie de tous les jours, il se pourrait bien qu’il devienne le moyen de paiement numérique N.1 dans les mois (années?) à venir. Explications et interview d’un Belge impliqué dans un projet très ambitieux.

Un constat empêche tous les e-commerçants de dormir depuis plusieurs années: 70% des gens qui sélectionnent des produits sur des sites marchands comme Amazon.fr, ne valident pas leur panier.

La plupart des gens passent donc beaucoup de temps à chercher et choisir quelque chose qu’ils souhaitent acheter, mais pour différentes raisons, annulent tout lors du paiement. Indécision, manque de confiance dans les moyens de paiement du site (on hésite parfois à laisser trainer ses coordonnées bancaires), etc… Ou tout simplement, votre carte de crédit est dans votre portefeuille, et vous avez la flemme de vous lever pour aller la chercher.

Seuls les mastodontes du secteur, comme Amazon et Zalando (les deux plus importants webshops en Belgique, selon la récente publication BeShopping), peuvent se permettre d’avoir une application mobile et des structures informatiques suffisamment efficaces pour amener les gens à utiliser leur smartphone afin de trouver puis acheter effectivement des produits chez eux.

Pour les autres, il faut se contenter des 30% qui valident le panier…

 

Un intermédiaire puissant

Mais il y a peut-être une solution intelligente qui est en train de se mettre en place, et dont le potentiel est immense. Son nom: PowaTag. Son crédo: « Libre d’acheter où vous voulez, quand vous voulez ».

Le principe semble pourtant déjà vieux: un code QR (ces petits carrés noirs et blancs) scanné avec un smartphone lance une action, la plupart du temps un site web via le navigateur. En un sens, PowaTag est comme Apple: il prend un concept qui existe déjà, le repense complètement et le rend facile et agréable à utiliser.

L’idée de base est de servir d’intermédiaire entre l’acheteur potentiel et le magasin en ligne. Au lieu qu’un code QR vous renvoie vers le site web souvent mal foutu où vous devrez entrer votre adresse et les détails de votre carte de crédit, les « tags » de PowaTag se font à partir de l’application.

 

Pas de perte de temps

Et celle-ci ouvre directement la page du produit désiré. S’il s’agit d’un vêtement, il reste à choisir la taille et ensuite, on achète, toujours via l’application qui a enregistré lors de l’inscription votre adresse et les détails de votre carte de crédit.

« L’acheteur gagne beaucoup de temps. D’habitude, avec un code QR, on est envoyé sur un site marchand, où il faut s’inscrire et entrer de nombreuses données, toujours les mêmes en plus. Avec Powatag, tout est simplifié et transparent« , nous a expliqué Geert Berckmans, le Belge qui est responsable de l’entreprise pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Et il s’agit bien d’un intermédiaire car le paiement se fait directement sur le compte du commerçant, l’application n’étant qu’une interface différente et simplifiée du site ciblé.

 

« Plus de 10.000 boutiques ouvertes en une nuit »

L’idée plait tellement aux distributeurs que la chaîne française « Comptoir des cotonniers », qui vend des vêtements et des accessoires de mode, a servi de projet pilote.

« Ils ont fait toute une campagne d’affichage ou chaque panneau dans la rue était une boutique. Leur slogan était : ‘Plus de 10.000 boutiques ouvertes en une nuit’. Car sur chaque publicité, il y avait des produits et des tags de PowaTag, qui permettaient aux clients qui scannaient d’acheter dans la rue, dans la station de métro, en quelques secondes. On a appelé cela le fastshopping ».

Les commerçants traditionnels n’ont donc visiblement pas peur de vider leur boutique pour envoyer tout le monde sur l’e-commerce… « Ils vivent avec leur temps, et constatent les habitudes changeantes des clients ».

 

Eduquer les gens

On a tous compris l’idée, et elle est bonne. Elle nous ferait indéniablement gagner du temps, « et pour les entreprises, c’est un incroyable moyen de collecter des statistiques sur ses clients (qui a acheté quoi, où, quand, comment) ».

Reste à convaincre les gens de télécharger l’application, et les commerçants d’utiliser le concept. Tout se met en place depuis quelques mois. « La télévision italienne RAI, par exemple, va faire la promotion pour nous auprès de leurs annonceurs ; et récemment, en France, Carrefour a utilisé notre système pour que les gens puissent faire un don au Telethon dans leur magasin – ça simplifie tellement la procédure pour ceux qui veulent donner« .

 

Conclusion

PowaTag est à la fois brillant et effrayant. Il facilite grandement le paiement via smartphone – des appareils de plus en plus utilisés – mais il surfe également, sans se cacher, sur notre propension à être des acheteurs compulsifs.

« Clairement, on joue sur l’impulse« , reconnait l’entreprise. C’est d’ailleurs son argument principal auprès des marques: il faut profiter de l’effet immédiat d’une publicité pour faire passer le consommateur à la caisse. On pousse donc à l’achat impulsif, celui qu’on regrette parfois quelques minutes plus tard. « Mais il y a des législations en Europe qui garantissent un droit de rétractation« , argumente-t-on chez PowaTag. Sauf qu’on n’annulera pas l’achat, car au fond, on en a vraiment envie, même si ça n’est pas raisonnable. On se contentera de regretter…

On ne doute donc pas du succès de PowaTag en 2015. « Le patron, Dan Wagner, très connu en Angleterre, a levé 125 millions de dollars d’investissement aux Etats-Unis« . Ce qui est généralement la garantie d’un certain succès.

Il est vrai que le projet peut rapporter beaucoup d’argent: « pour chaque tag qui donne lieu à une transaction, on reçoit 30 centimes environ« , a conclu M. Berckmans.