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HTC One A9: mon verdict après deux semaines de test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 novembre 2015 19h13 | Ajouter un commentaire

Présenté à la presse il y a quelques semaines, le HTC One A9 a fait l’objet d’un de mes tests plus approfondis. Pour la fiche technique détaillée, allez voir cette page officielle.

Le One A9 se place donc juste en dessous du flagship de HTC, le One M9. La preuve: il est plus petit (écran de 5″), son processeur est moins puissant (Snapdragon 617), sa mémoire embarquée moins impressionnante (16 Go de stockage et 2 Go de RAM), et son look moins premium.

Il coûte 599€ en Belgique.

 

Qualités: finition, capteur d’empreinte, Android 6, son

La finition et le design, comme souvent chez HTC, sont au rendez-vous. On a un bel appareil en métal brossé, avec un écran en 2,5D (qui ressort légèrement) offrant une excellente prise en main, même s’il glissera vite avec des mains moites. Le tout est très bien assemblé. Certains disent qu’il ressemble à l’iPhone 6S, et c’est assez vrai. Mais HTC, à bien regarder le design de la série One depuis quelques années, reste tout de même fidèle à lui-même.

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Le One A9 est équipé d’un capteur d’empreinte placé à l’avant, comme chez Samsung et Apple. Ce n’est pas la meilleure place ni la meilleure forme, selon moi (Huawei a mis un rond à l’arrière, au niveau de l’index), mais il a le mérite d’être rapide et performant. Le capteur fait également office de bouton d’accueil, comme sur l’iPhone.

Ce beau smartphone est équipé d’Android 6, la dernière version de l’OS de Google. C’est pas mal pour le mois de novembre 2015, sachant que certaines marques fabriquent encore des modèles avec Android 5. HTC y a ajouté une légère surcouche (Sense), qui est élégante et personnalisable avec de chouettes thème. Mais « Blinkfeed » (qui rassemble les actus en provenance de vos réseaux sociaux et de vos préférences) n’est pas très pratique à utiliser (on a trop d’infos, c’est impossible de les regrouper de manière lisible). Les widgets « Sense Home » sont par contre sympas: ils affichent vos applications les plus utilisées en fonction du lieu où vous vous trouvez: domicile, travail, sorties. Original et finalement pratique.

Autre qualité originale pour ce HTC: le son. Outre le fait qu’il gère les fichiers musicaux haute-résolution (cela concerne une niche d’audiophiles), le One A9 intègre un amplificateur permettant enfin de pouvoir pousser le son. Avec des petits écouteurs intra-auriculaires, c’est parfois essentiel dans un environnement bruyant, même s’il faut faire attention à ses oreilles. Notre test n’a cependant pas montré de prouesse comparé à d’autres smartphones.

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Défaut: prix, bords, couleurs de l’écran

Le premier défaut du A9 est son prix de 599€. Le LG G4 est passé sous la barre des 500€ et le Samsung Galaxy S6 se trouvent facilement à 599€ (32GB). La concurrence s’annonce donc acharnée, d’autant plus qu’Android 6, tant que les fonctions de paiement mobile et de gestion du capteur d’empreinte par les applications tierces ne seront pas accessibles chez nous ou utilisées par les développeurs, offre finalement peu de nouveautés. Or, les deux Coréens font de meilleures photos que le HTC One A9, sont plus grands et mieux équipés.

Ensuite, on pourra également reprocher la présence de bords importants à l’écran. Surtout dans le bas: HTC aurait du intégrer les trois touches tactiles de commandes sous l’écran (il y a de la place), au lieu de les rendre uniquement logicielle (les applications sont donc un peu tronquées et on perd de la place au niveau de la hauteur).

Quant à l’écran lui-même, on est en droit d’attendre mieux pour un smartphone haut-de-gamme à 600€. L’AMOLED permet des noirs profonds, mais les couleurs sont ternes, tirant vers le jaune. Cela manque aussi un peu de brillance. Peut-être une simple correction logicielle à faire, mais on est loin du Galaxy S6 de Samsung.

Conclusion

Comme beaucoup de smartphones dits « haut-de-gamme », le HTC One A9 n’a qu’un seul gros défaut: un prix important. Très élégant et bien assemblé, il est globalement très agréable à utiliser. Il aurait été un maître-achat s’il avait coûté 100€ de moins.

Mais à 599€, il ne parvient pas à justifier une telle différence de prix avec le milieu de gamme (pensez au Samsung Galaxy A5, 315€, ou même au nouvel HTC Desire 626, 299€), ou avec les autres ténors du haut-de-gamme dont les prix ont déjà baissé (Samsung Galaxy S6, LG G4).

Un très bon appareil, donc, mais un prix trop élevé. Espérons qu’il diminue déjà un peu pour les fêtes…

Qualités et défauts du nouveau Google Phone, le Nexus 5X

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 29 octobre 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

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Il y a quelques semaines, le Nexus 5X, l’un des derniers ‘Google Phone’, nous était présenté à Bruxelles juste après sa sortie.

Nous avons ensuite pu mettre la main sur le « petit » modèle, de 5,2″, développé à nouveau par LG, pour un test plus approfondi. Pour la partie technique, vous trouverez toutes les infos sur le site officiel de Google.

Voici notre avis final sur le premier smartphone équipé de la dernière version d’Android: 6.0 ou Marshmallow. Son prix de vente recommandé en Belgique est de 479€.

usbQualités: photo, empreinte, USB Type-C

Sans conteste, c’est la partie photo qui nous a le plus convaincus dans ce nouveau Google Phone signé LG. Le capteur de 12,3 MP fait des merveilles, surtout en plein jour, et notamment grâce au mode HDR+ qui gère parfaitement les contrastes et la balance des blancs. On reste cependant légèrement en deçà des ténors actuels (LG G4, Samsung S6), mais à 479€, c’est vraiment très bon.

C’est sans doute la plus grande amélioration dans le domaine du smartphone depuis de nombreuses années: la généralisation du capteur d’empreinte digitale va vraiment vous faciliter la vie. Il devient vite indispensable pour déverrouiller rapidement le smartphone, et dans quelques semaines/mois, les développeurs pourront mettre à jour leurs applications pour intégrer ce capteur afin de protéger certaines options. Android Pay permet déjà, par exemple, de payer une application sur le Google Play Store. Le Nexus 5X a eu la bonne idée de le placer à l’arrière, là où se pose naturellement notre index quand on prend l’appareil.

Quant à l’USB Type-C, c’est une bonne idée. Il ne faut plus faire attention au sens du port micro-USB que vous insérez dans le smartphone pour le recharger ou le relier à un ordinateur. C’est de l’USB 2.0 (le 3.0 existe mais pas sur le Nexus 5X), cependant, donc il n’y aura pas de miracle au niveau de la rapidité du transfert de données. Mais vous êtes prêts pour l’avenir (il ne reste plus qu’à recycler vos vieux câbles…).

Un petit mot tout de même sur Android 6.0, dont les principales nouveautés sont l’intégration logicielle du capteur d’empreinte, la meilleure gestion (comme iOS) des autorisations des applications (par exemple pour l’appareil photo, le calendrier ou les contacts), et un mode (Doze) permettant de réduire fortement l’usage de la batterie quand le téléphone est inactif durant 1h30 – mais on n’a pas remarqué de prouesses générales: vous tenez toute une journée, c’est déjà bien. Hélas, les nouveautés de l’assistant Google Now ne fonctionnent qu’en anglais: elles sont prometteuses mais nous n’avons pas pu les tester.

n3Défauts: pas de microSD, prix élevé, design bâclé

Du côté des défauts, on commence par un design pas très moderne. Du plastique mat qui ne donne pas l’impression d’une grande solidité, une finition moyenne au niveau des boutons (tout est en plastique), et un écran décevant au niveau de la luminosité, de la profondeur des noirs ou des couleurs (on est loin des AMOLED de la concurrence).

Il y a ensuite le prix, 479€. C’est assez cher pour le design et la finition, mais au niveau des performances et de l’appareil photo, c’est acceptable. La concurrence, comme les LG G4 et Samsung Galaxy S6, a baissé ses prix en quelques mois: ils tournent aux alentours de 550€. Autant dire que ça va être dur de les vendre…

Enfin, l’absence de port pour carte mémoire microSD est décevante: l’une des belles nouveautés d’Android 6, c’est la capacité de fusionner mémoire interne et mémoire de la microSD, ce qui est très intéressant pour les applications volumineuses (et elles le sont de plus en plus), mais également pour le prix au Go (une carte de 64 Go se trouve à 20€ sur Amazon).

letstConclusion

Peut mieux faire… A 479€, le Nexus 5X est un smartphone performant tournant sous un OS tout neuf (assez vierge car il n’y a pas de surcouche du constructeur), mais le design et quelques petits défauts nous font dire que le rapport qualité/prix n’est pas terrible.

Il est destiné avant tout aux fans d’Android et des Nexus, des appareils destinés à la base aux développeurs, mais que Google essaie de populariser. Hélas, à 479€, la mission s’annonce délicate.

Proximus TV envoie gratuitement de nouveaux décodeurs et métamorphose leur interface

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 22 octobre 2015 11h55 | Ajouter un commentaire

Pour rattraper une « box évasion » moderne du coté chez Voo, Proximus devait revoir entièrement la copie de l’interface de son décodeur TV. Nouveau design, nouvelle navigation, nouvelles options: elle est plus complète et sera disponible également sur tablette. Bonne nouvelle: ceux qui ont un ancien décodeur vont être contactés pour se faire envoyer une nouvelle version, gratuitement, par la poste !

Proximus ne chôme pas depuis l’arrivée de Dominique Leroy à la tête du groupe. Nouveau nom, nouveaux produits, nouvelles stratégies… elle a métamorphosé un Belgacom parfois poussiéreux.

Une transformation qui se traduit par une nouvelle interface pour l’un des produits phares du groupe: le décodeur de Proximus TV. Pour les dix ans du lancement de l’offre télévisée de Belgacom, il était temps de revoir en profondeur une interface vieillotte datant d’environ six ans !

« C’est une refonte complète plutôt qu’une évolution« , nous a expliqué Kim Wery, le responsable d’une nouvelle petite équipe chargée de développer les interfaces du décodeur (et de la SwipeBox dont on vous parlait récemment).

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Le nouvel écran d’accueil

Design en nette amélioration

Ce qui nous a frappés en premier lieu lors de notre test de la nouvelle interface au QG de Proximus, c’est le design et l’ergonomie de cette nouvelle interface, enfin en raccord avec son temps.

Voo et sa nouvelle « box évasion » avaient mis la barre assez haute il y a quelques mois, même s’il s’agit d’un décodeur différent et un peu plus cher que le Voocorder de base – alors que Proximus va mettre à jours tous les décodeurs (voir plus bas). Il était donc temps que l’opérateur historique réagisse. C’est chose faite: la nouvelle interface n’a rien à voir avec l’ancienne.

Tout d’abord, lorsqu’on allume son décodeur, on arrive sur l’écran d’accueil et non sur la dernière chaîne regardée (celle-ci apparait tout de même en vignette centrale, avec la diffusion du contenu). Rassurez-vous, au bout de 10 secondes, « pour ne pas perturber ceux qui veulent juste regarder la TV« , le live de la chaîne repasse automatiquement en plein écran.

Au niveau des graphismes, c’est nettement plus modernes: il y a beaucoup plus de grandes images et d’icônes au lieu de texte, c’est très visuel. Et avouons-le, bien pensé et agréable à regarder et à parcourir (surtout comparé à la version actuelle…). A certains égards, sans doute liés à la couleur bleue, on dirait l’interface d’une PlayStation 4.

Deux étages, une croix

C’est aussi au niveau de la navigation que l’expérience utilisateur a été complètement repensée. Les options les plus consultées sont nettement mieux intégrées et mises en avant.

On passe à une navigation « en croix » assez classique. « Il y a deux lignes de navigation« , et des colonnes pour agir sur les options sélectionnées. Assez intuitif.

L’écran d’accueil, celui sur lequel vous arrivez en allumant le décodeur, est sobre mais très complet: la ligne supérieure rassemble trois éléments qui ont plusieurs vignettes chacun. Au centre, c’est le live (télévision): ce qui est diffusé en ce moment sur les chaînes ; si on va vers la gauche, on affiche les enregistrements disponibles, les locations en cours, l’application Netflix ou le contenu gratuit (ma bibliothèque); si on va vers la droite, on arrive à la boutique (shop), pour louer des films ou s’abonner à des bouquets.

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Le guide TV

Un guide TV plus rapide et intuitif

Le guide TV est souvent consulté par les utilisateurs. Jusqu’alors, il était assez lent, avec uniquement du texte et une navigation lente.

Il a été complètement revu, lui aussi. Plus rapide, il jouit parfaitement de la navigation en croix du menu général. On passe à gauche (pour aller dans le passé sélectionner des programmes disponibles en TV Replay) ou à droite (pour aller programmer un enregistrement futur) de la liste verticale de chaînes (voir photos).

La chaîne en cours de visionnage continue à fonctionner en direct dans sa vignette, ou passe enPiP (Picture in Picture, image par-dessus l’image) en haut à droite de l’écran si vous regardez la programmation d’une autre chaîne.

Une expérience qui semble à des années lumières du guide TV actuel.


Quelques petites nouveautés intéressantes

Parmi les autres nouveautés intéressantes, nous avons découvert une recherche transversaleintéressante. « Lorsqu’on tape un critère de recherche comme Brad Pitt, on a les résultats pour la VOD (location payante de films) mais aussi pour les programmes TV en cours ou à venir« , nous a expliqué Kim Wery. Il nous a confié qu’à l’avenir, d’autres types de résultats, parmi les enregistrements effectués ou les films/séries de Netflix par exemple, pourraient être ajoutés à cette liste. On aurait alors la possibilité de taper un mot-clé (« horreur », « romance », « johnny depp », etc), et on choisirait entre de nombreuses possibilités. La TV du futur…inter004

La VOD (location payante à la demande, qui rapporte pas mal d’argent à Proximus) a également été revue et corrigée. Les menus et les catégories sont nettement plus conviviaux et plus visuels. Il y a davantage de classements (les plus populaires, les plus récents à l’intérieur d’une catégorie, etc) pour trouver ce que vous cherchez. Quant au film, les différentes versions (HD, sous-titré, français, etc) sont rassemblées sous un même titre, et ne sont plus des items différents.inter007

Il y a enfin cette histoire d’enregistrement dans le cloud. Il existe deux versions de décodeurs Proximus V5: une avec, et l’autre sans disque dur intégré pour l’enregistrement du contenu des chaînes. Que vous ayez l’un ou l’autre, il est déjà possible « même si votre disque dur est rempli, d’enregistrer des programmes dans le cloud de manière pratiquement illimitée (environ 400 heures): ils restent disponibles durant 60 jours« , puis s’effacent progressivement.


Proximus TV sur votre tablette ou votre smartphone !

Proximus a vraiment bossé durant un an pour sa nouvelle interface: il a même prévu une version pratiquement identique pour une application qui remplacera l’actuelle « TV Partout » sur iOS, Android et Windows Phone (avec moins d’options dans un premier temps pour cette dernière).inter002

La démo sur l’iPad était assez convaincante. On retrouve la nouvelle interface de Proximus TV sur la tablette, et on peut regarder des chaînes (une grande partie mais pas toutes) en direct, pour peu qu’on ait un pack NET + TV récent (et pas un vieux pack qu’on n’a pas encore mis à jour). « Cinq appareils par compte MyProximus peuvent y avoir accès, mais ils ne peuvent pas tous regarder le même programme en même temps…« .

Par contre, pas d’accès aux enregistrements « Techniquement, on pourrait aussi regarder les enregistrements et louer des films, mais pour des raisons règlementaires envers Google et Apple, on ne peut pas le faire sans devoir passer à la caisse« .

Il est possible de parcourir le guide TV, les enregistrements ou la VOD, et de le diffuser sur l’un ou l’autre décodeur de la maison. Un simple glissé-déposé du doigt et l’affaire est faite.

L’application peut également faire office de télécommande virtuelle (et donc de clavier pour la recherche !).


Bientôt votre nouveau décodeur… par Bpost

Dernière information importante: cette nouvelle interface ne fonctionne que sur les décodeurs les plus récents (V4 et V5).

« Mais Proximus veut que tous ses clients puissent y avoir accès: on va donc lancer une phase d’échange de décodeur, sans devoir se rendre dans une boutique Proximus. Les clients ayant des anciens modèles non compatibles vont être contactés par SMS. Un contrat a été signé avec Bpost pour envoyer les nouveaux décodeurs aux clients« , nous a expliqué pour sa part Haroun Fenaux, porte-parole de l’opérateur, qui va devoir en envoyer environ 500.000. Grosse dépense en vue…

La nouvelle interface sera déployée progressivement à partir de la mi-octobre, d’abord sur les nouveaux décodeurs. D’après nos informations, début 2016, tout le monde devrait avoir reçu la mise-à-jour ou le nouveau décodeur.





 

Huawei Mate S: notre verdict après deux semaines d’utilisation

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 24 septembre 2015 12h52 | Ajouter un commentaire

Vous savez déjà tout, ou presque, sur le Huawei Mate S (du moins si vous avez lu notre compte-rendu et nos premières impressions après la conférence de presse en marge de l’IFA).

Vu que le constructeur chinois avait pris la peine de fournir un exemplaire de test à tous les journalistes présents à sa conférence, nous sommes déjà en mesure de vous dire si le nouveau flagship de Huawei, dont le prix a grimpé à 649€, tient ses promesses.

Voici ce qui nous a le plus frappé, par ordre d’importance :

mateS0051. Un design très réussi

En à peine deux ans, le chinois s’est défait de son image « bas de gamme » en proposant des modèles à la finition toujours meilleure. Le Mate S est l’aboutissement du travail de Huawei au niveau du design.

Il est à la fois sobre et élégant, et a sa propre identité grâce à la face avant: l’écran en verre très résistant aux égratignures est légèrement en relief, mais les angles sont biseautés, tout comme le cerclage en métal. Du plus bel effet.

L’arrière est légèrement courbé, et les arêtes sont à nouveau biseautées, ce qui confère une excellente prise en main. Après deux semaines d’utilisation soigneuse (mais sans aucune protection), l’appareil est comme neuf.

Du bon travail de Huawei.

2mateS003. Un capteur d’empreintes parfait

Verrouiller son smartphone est devenu pratiquement indispensable, à l’heure où il est devenu un assistant virtuel contenant une partie de notre vie privée et professionnelle. Ce verrouillage permet également de le localiser et d’effacer le contenu à distance en cas de vol.

Mais le revers de la médaille, c’est qu’il faut le déverrouiller plusieurs fois par jour pour l’utiliser. Chez certains, c’est une opération qui se fait plusieurs dizaines de fois quotidiennement. Dès lors, si dessiner le schéma ou introduire le code de 4 chiffres vous agace (et c’est normal…), le lecteur d’empreinte digitale intelligemment situé au dos du Mate S mérite à lui seul l’achat du smartphone.

Si on l’aime tant, c’est tout simplement parce qu’il fonctionne parfaitement. Il suffit de le prendre en plaçant le doigt sur le capteur (c’est assez intuitif) pour qu’il se déverrouille instantanément. On ne se rend même pas compte qu’il était verrouillé et surtout, il n’y a pas de geste à faire: sur un Samsung Galaxy S6, un iPhone (de 5S  à 6S) ou un OnePlus 2, il faut prendre la peine de déposer le pouce au niveau du bouton d’accueil (dans le bas du téléphone) pour que le déverrouillage se fasse.

Ça semble anodin sur le papier, mais au jour le jour, c’est terriblement pratique.

Ce capteur sert aussi à faire défiler les photos d’une galerie, mais c’est plus accessoire. Ça permet de montrer plusieurs photos à tout le monde sans devoir passer son gros pouce sur l’écran toutes les secondes.

mateS0023. Des photos trop moyennes

Le gros point faible du Mate S est sans conteste la partie photo. On est clairement sur de la technologie moyen-de-gamme, le capteur stabilisé de 13 MP étant relativement décevant.

En plein jour, pas de souci, même s’il y a un certain manque de définition, de netteté. Mais dès que la lumière diminue, ça ne va plus. Le niveau de détails diminue encore et le bruit de l’image (une sorte de bouillie de pixels) augmente. Difficilement admissible pour un smartphone (au prix) haut-de-gamme de 2015…

Un défaut en partie comblé par un capteur frontal renforcé pour de plus beaux selfies: 8 MP et un flash (très léger) dès qu’il fait plus sombre.


mateS0064. Une excellente réception réseau

Certains se plaignent que la partie Wi-Fi du Mate S ait fait l’impasse sur la norme  802.11ac (et donc sur la bande 5 GHz de certains modems/routeurs). Le grand public sait à peine de quoi il s’agit et au jour le jour, le « simple » Wi-Fi suffit.

En revanche, nous avons remarqué après deux semaines d’utilisation que la partie réseau GSM était excellente. Dans de nombreux endroits où la plupart des smartphones que nous essayons peinent à accrocher de la 3G/4G, le Mate S les coiffe tout sur le poteau, avec une réception largement meilleure.

II s’agit bien entendu d’une impression, et non d’un test technique détaillé. Mais sur la petite dizaine de smartphones haut-de-gamme qu’on essaie par an, le Mate S s’est vraiment distingué dans des sous-sols ou dans des zones plus isolées.

Cette qualité est peut-être due à l’activité principale de Huawei, une entreprise qui fournit depuis longtemps (et aujourd’hui encore) du matériel de télécommunication de pointe à des nombreux fournisseurs (antennes-relais, serveurs, etc).

Conclusion

Design, capteur d’empreinte pratiquement révolutionnaire, excellente réception des réseaux, autonomie décente (grâce à la possibilité de couper facilement les applications énergivores), interface classique (Emotion UI 3.1, la surcouche d’Android 5.1.1, est plutôt agréable à utiliser) ; le Mate S de Huawei n’a qu’un défaut: des photos de qualité trop moyenne.

S’il avait coûté un peu moins cher, le Mate S aurait été un best-seller.

Mais vendu à partir de 649€ pour la version 3 Go de RAM et 32 Go de stockage (la seule disponible actuellement en précommande avec un délai de 4 à 5 semaines sur la boutique officielle de la marque), ce nouveau flagship joue dans la cour des grands.

Samsung ayant baissé le prix de son excellent Galaxy S6, tout comme LG avec son G4, la partie s’annonce compliquée pour Huawei.

Sans parler d’un certain Sony Xperia Z5 Compact, vendu 599€, étanche, avec un appareil photo 23 MP et un capteur d’empreinte digital sur la tranche… Il pourrait jouer les challengers dans le haut du panier.

Voici LA tendance du plus grand salon des nouvelles technologies

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique , le 7 septembre 2015 07h29 | Ajouter un commentaire

A côté des télévisions OLED, des smartphones et autres smartwatches, une vraie révolution est en cours : celle de l’Internet des Appareils (IoT). Samsung, leader européen de l’électronique grand public, ne compte pas louper le train, qu’il estime être « une source de croissance pour les cinq prochaines années ». Il en est même l’un des principaux acteurs. J’ai assisté à la conférence de presse du géant coréen, début septembre à l’IFA de Berlin.

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Cela fait plus d’un an que Samsung travaille d’arrache pied pour ne pas rater le train du fameux « Internet of Things » (IoT). Il s’agit de LA technologie dont on va énormément parler dans les années à venir. On estime que le marché générera 1.000 milliards de dollars d’ici 2020… Elle se base sur le principe que n’importe quel objet de notre vie quotidienne, que ce soit à la maison, au travail ou en déplacement, peut très facilement être connecté au réseau, et donc à internet. C’est pour ça qu’on parle de l’Internet des Appareils, s’il fallait traduire le concept.

Il y a deux intérêts principaux à connecter les objets : les rendre facilement contrôlables à distance avec des applications pour smartphone, tablette ou via un site web ; et les faire communiquer entre eux. Plusieurs écueils freinent le développement de cette technologie, le premier étant la multiplicité des « normes » pour que ces appareils se connectent au réseau, et a priori pour qu’ils puissent communiquer entre eux. Cette coexistence de plusieurs protocoles nous oblige actuellement à avoir autant d’applications et de petits boitiers à connecter au routeur (dans les cas les plus fâcheux, comme le système de lumières Hue de Philips, mais pas pour le Nest, par exemple) qu’on possède d’appareils connectés.

Pour prendre un exemple, Apple et son HomeKit sont également en train de pousser une « norme » pour que les iPhone, iPad et Watch puissent centraliser le contrôle de plusieurs appareils connectés.

L'application et le Hub de "Samsung SmartThings"

L’application et le Hub de « Samsung SmartThings »


Le HUB de Samsung

Mais en présentant son nouveau « Hub », Samsung, avec sa grande force de persuasion, ses dizaines d’appareils déjà connectés et son influence indéniable sur le marché des nouvelles technologies, a jeté un gros pavé dans la mare. Ce Hub est un simple boitier que vous allez relier à votre modem, chez vous. Il servira de plaque tournant pour tous les objets connectés que votre maison pourrait contenir. On a appris ce jeudi à l’IFA de Berlin qu’il a perdu du poids depuis le premier modèle mis au point par Smart Things, une start-up américaine rachetée l’an dernier par Samsung dans le but d’intégrer la série d’objets connectés qu’elle avait déjà mis au point. On vous en a déjà parlé il y a quelques mois dans cet article.

Il est donc moins encombrant, mais intègre tout de même une batterie : en cas de coupure de courant (jusque 10 heures), le Hub pourra continuer à fonctionner et contrôler tous vos appareils connectés.

Quels appareils seront contrôlés par le Hub de Samsung ?

Mais de quel genre d’appareils parle-t-on, finalement ? Ceux de Samsung, forcément (TV, caméra, smartphone, enceinte, four, frigo, machine à laver, etc…), mais également les capteurs de Smart Things (présence, ouverture de porte, humidité, caméras). Heureusement, ça n’est pas tout. Samsung va user de toute son influence (et le fait déjà depuis quelque temps) pour que son Hub puisse aussi communiquer avec d’autres marques, comme c’est déjà le cas avec les ampoules de Philips, les caméras de Belkin, les serrures connectées de Yale, etc… (voir la liste ici).

Les responsables l’ont reconnu volontiers : « L’ouverture (aux autres appareils) est indispensable » pour garantir le succès de cette nouvelle plateforme. C’est pourquoi le logo et la mention « Works With Smart Things » ont été créés, et apposés déjà sur de nombreux produits.

Quelques exemples d'appareils contrôlables par le Hub.

Quelques exemples d’appareils contrôlables par le Hub.

Une seule application

L’autre écueil dont on parlait, c’est la multiplication des applications. Avec son Hub, Samsung a également mis au point une application (Smart Things) centralisant toutes les autres. La partieSmart Home Monitor assurera « le contrôle et l’accès unifiés contre l’intrusion, la fumée, le feu, les fuites, les inondations et bien d’autres problèmes domestiques courants, en fournissant des notifications en temps réel et des clips vidéo à partir de caméras multiples« . Contrôle des serrures connectées de Yale, des caméras réseau, des détecteurs de Smart Things, etc.

Il y a également d’autres parties pour la musique (les enceintes connectées, la TV, etc), par exemple.

L’application vient d’être mise à jour et le Royaume pourra s’offrir des kits, à compléter par d’autres appareils (et d’autres marques) qui sont « Works With Smart Things »…

Le nom Smart Things demeure

Alors que Samsung nous avait dit que Smart Things allait être digéré, il n’en est rien. La marque demeure attachée à sa technologie. Le nom du Hub est d’ailleurs : « Samsung Smart Things Hub », tandis que son patron, Alex Hawkinson, était sur scène à Berlin pour parler des nouveautés de son entreprise qui « fait partie de la famille Samsung« .

C’est plutôt une bonne nouvelle : cela signifie que ceux qui ont eu les bonnes idées en fondant Smart Things sont toujours là, et prennent toujours certaines décisions.

Conclusion

Samsung fait un (petit) pas de plus vers la SmartHome, la fameuse maison connectée. Certes, on ne verra rien en Europe avant « le courant de l’année 2016« , même si la Grande-Bretagne a droit à la primeur cet automne, après les Etats-Unis où la solution existe déjà. Mais les jalons sont posés, et on peut voir vers où l’on va : une maison dont tous les appareils seront connectés, de la TV (c’est déjà le cas) au frigo, en passant par la machine à laver et les systèmes de surveillance.

Le gros avantage de voir Samsung intervenir, c’est la présence et la disponibilité des produits dans nos rayons. C’est aussi l’assurance que de lourds investissements vont être faits, car « les 5 prochaines années » seront celles de l’IoT (Internet of Things, soit la connexion de tous nos appareils au réseau) pour Samsung, nous a promis W.P.Hong, responsable mondial du marketing pour Samsung Electronics.

Et vu la pénétration déjà profonde de Samsung dans nos foyers, on devrait en entendre parler très bientôt. Pas convaincu ? « Chaque année, Samsung vend plus de 300 millions de produits à des consommateurs européens. Aujourd’hui, plus de 85 millions d’Européens utilisent nos produits à domicile et, de plus en plus souvent, au travail. Aucune organisation n’est mieux placée pour s’assurer que la révolution industrielle en cours » se poursuive, a-t-il ajouté.

On est fort tenté de le croire…

Le plus petit PC du monde a la taille d’une grosse clé USB: notre test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 25 août 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

Il a les caractéristiques d’un ordinateur entrée de gamme sous Windows, mais il a la forme d’une grosse clé USB: que peut-on faire avec l’IdeaCentre Stick 300 de Lenovo (129$) ? 

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Il y a quelques semaines, nous évoquions sur RTL info le « PC qui tient dans la main » de HP. A la rentrée, ça rétrécit encore: le « IdeaCentre Stick 300 » du chinois Lenovo, comme son nom l’indique, a la taille d’une (grosse) clé USB.

Mais ce stick est bel et bien un ordinateur complet, tournant sous Windows 8.1 (la mise-à-jour vers Windows 10 serait possible, même si nous n’avons pas vu l’icône durant notre test). Lenovo, le N.1 des PC en Belgique, est parvenu à insérer un processeur Intel Atom (Z3735F), 2 GB de RAM, 32 GB de stockage (dont une bonne dizaine accaparée par Windows), le Wi-Fi, le Bluetooth, un port USB 2.0, un slot pour carte microSD (jusqu’à 128 GB de stockage supplémentaire) et un port HDMI (c’est lui que se cache derrière le capuchon).
Un écran d’ordinateur… ou une TV

Pour être utilisé, le mini PC de Lenovo doit être inséré dans un écran d’ordinateur équipé d’un port HDMI (c’est désormais souvent le cas), ou même dans une télévision (elles ont forcément plusieurs ports HDMI).

Dans le cas d’une télévision, vérifiez tout de même la disposition des ports HDMI pour vous assurer qu’il est possible d’y insérer complètement le petit PC, dont les dimensions sont de 10 x 3,8 x 1,5 cm.

La résolution maximale supportée est de 1920 x 1200 pixels, soit celle de la plupart des téléviseurs du marché (Full HD).

Il faut également pouvoir le commander. En option, il y a ce kit clavier souris de Lenovo un peu étrange. Mais heureusement, il nous a suffi d’insérer la mini-clé USB de Logitech pour que le petit PC reconnaisse immédiatement notre souris et notre clavier sans-fil. Le PC était cependant déjà configuré, donc si vous l’achetez, n’oubliez pas d’avoir sous la main un kit souris/clavier avec câble USB, au cas où.

7Que peut-il faire ?

Lenovo a réussi à mettre beaucoup de chose dans son stick. Mais forcément, annoncé à 129$ (prix belge pas encore connu), ce PC qui tient dans la poche se contente du minimum syndical au niveau des performances. C’est plutôt logique.

Aucun ralentissement pour la bureautique (mail, documents Word ou Excel, etc).

Pas trop de souci pour aller sur internet, même si les sites très chargés ou avec beaucoup de vidéos se sont montrés assez lents.

Aucun problème pour la lecture de vidéo, même en Full HD.

En revanche, pour les jeux, il faudra se contenter des titres anciens.

Nous avons également installé l’application Popocorn Time, idéale si vous placez le stick dans une TV. Cette application gratuite permet de regarder des films. Tout a fonctionné assez bien, même si les temps de chargement aurait sans doute été plus rapide avec un ordinateur plus puissant.
4Conclusion

Ce stick de Lenovo n’a pratiquement que des qualités: c’est le plus petit PC sous Windows qu’il nous ait été possible d’essayer, il n’est pas cher et sa puissance est suffisante pour la bureautique et le multimédia (oubliez le jeu vidéo, cependant). C’est la version Windows du Chromecast de Google, aux possibilités nettement inférieures.

Son format avec le port HDMI qui ressort permet de l’insérer dans pratiquement toutes les télévisions et autres écrans, qu’il transforme immédiatement en PC sous Windows 8.1 (la mise-à-jour vers Windows 10 est possible).

L’usage typique sera de le brancher en permanence à une télévision, la rendant d’un coup très intelligente. Un kit de clavier et souris sans-fil à ranger dans la table de salon, et l’affaire est dans le sac. Les voyageurs seront également conquis par sa taille de guêpe.

Il n’est cependant pas complètement autonome: l’IdeaCentre Stick 300 a besoin d’énergie. Un chargeur identique à celui d’un smartphone, et un câble micro USB, sont donc nécessaires en permanence.

Petit bémol: la connexion Wi-Fi visiblement un peu faiblarde, qui nous a joué des tours durant le test. Mieux vaut ne pas être trop éloigné de votre modem.

Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau Windows 10

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 30 juillet 2015 08h36 | Ajouter un commentaire

Alors qu’elle est disponible au téléchargement gratuitement depuis ce mercredi matin, la dernière version du célèbre système d’exploitation pour ordinateur (et désormais pour tablette et smartphone), baptisée Windows 10, a été essayée durant un mois par RTL info. Nous avons également rencontré le responsable de son lancement, qui nous a dit qu’il s’agissait « du meilleur de Windows 7 et de Windows 8 ». Alors, promesse tenue ?

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Microsoft connait un nouveau tournant déterminant dans sa tentative de (re)séduction du grand public. Après avoir profité d’une situation de quasi-monopole sur nos outils informatiques jusqu’à la fin des années 2000, Windows n’est plus le système d’exploitation le plus populaire.

La faute à l’explosion de l’usage des appareils mobiles (smartphones, tablettes et autres objets connectés), qui a fait d’Android, utilisé par la plupart des grands fabricants, le système d’exploitation le plus vendu dans le monde (même si Windows 7 reste l’OS le plus utilisé pour aller sur internet, par exemple).

L’ordinateur (portable et de bureau) est cependant très loin d’avoir dit son dernier mot. Au travail ou à la maison, la plupart des gens utilisent toujours un PC, que ce soit pour jouir d’un espace de travail plus grand avec un clavier et une souris, ou simplement pour avoir davantage de souplesse dans l’installation de logiciel ou les options de connectivité.
Windows 8 n’a pas convaincu

Les ordinateurs ont donc survécu aux tablettes, même s’ils n’ont pas été aidés par Windows 8, sorti en 2012. Microsoft a été un peu trop vite à l’époque, tentant d’imposer une interface conçue pour un usage tactile. Aussi jolie et intéressante fut-elle, elle n’a pas convaincu la majorité des utilisateurs en trois ans d’existence.

D’abord parce que les fabricants et le grand public n’ont pas été aussi enthousiastes que le géant du logiciel: les grands ordinateurs portables traditionnels, surtout en Belgique, ont continué à se vendre nettement mieux que les nouveaux modèles hybrides ou « 2 en 1 » (l’écran pouvant se détacher et devenir une tablette).

Du coup, et c’est la deuxième raison de l’échec de Windows 8, les utilisateurs ont été décontenancés par une double interface (les grosses tuiles conçues pour un écran tactile qu’ils n’avaient pas, et la version traditionnelle du bureau) pour le moins délicate à appréhender. Les allers-retours incessants entre les deux interfaces n’avaient – et n’ont toujours – aucun sens en termes d’efficacité et d’homogénéité de l’expérience utilisateur. Or, avec son iPhone lancé en 2007, Apple avait justement mis cette expérience utilisateur au centre de son iOS, le rendant simple, accessible et « intuitif ». Avec le succès qu’on lui connait.
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Windows 10 devrait (enfin) nous réconcilier

Le relatif échec de Windows 8 devrait être gommé par la sortie (gratuite, voir plus bas) de Windows 10, disponible au téléchargement depuis ce mercredi 29 juillet.

Afin de vous faire découvrir la nouvelle version du système d’exploitation de Microsoft, nous avons testé un ordinateur équipé de l’une des dernières « preview », après avoir assisté à son lancement sa présentation à la presse il y a quelques jours.

Windows 10 « réunit le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« , nous a expliqué Jean-Benoit Van Bunnen, responsable des produits Windows au sein de Microsoft Belux.

C’est en effet ce qu’on est tenté de dire après quelques minutes d’utilisation. Premier soulagement: la double interface a disparu. Il y a un écran principal, qui n’est autre que le bon vieux « bureau » avec sa barre des tâches. Cette double interface impliquait également la présence de deux versions différentes d’Internet Explorer, autre symbole de confusion. Tout cela est de l’histoire ancienne.

Deuxième soulagement: le menu « démarrer » fait son retour. Mais il a bien changé. Forcément: il intègre (ou pas, c’est à vous de le configurer à votre guise) les tuiles colorées et dynamiques que l’interface moderne de Windows 8 a tenté d’imposer. Si vous aimez ça, vous aurez donc un immense menu démarrer qui occupera l’ensemble de votre bureau… Si vous n’aimez pas, vous aurez un menu démarrer plutôt classique, bien que largement remanié au niveau du design et des fonctionnalités. Microsoft le reconnait: « Les Belge adorent les gros ordinateurs portables de 17 pouces, avec pavé numérique. Pour eux, Windows 10 aura un écran principal assez similaire à Windows 7« , ce qui va plaire à des milliers d’utilisateurs…

Jean-Benoit Van Bunnen tient également à rassurer ceux qui possèdent des PC sous Windows 7 ou 8. « La mise-à-jour vers Windows 10 est gratuite, et on encourage les gens à le faire, même sur des machines plus anciennes. Il faut aller voir dans la boite de dialogue qui s’ouvre lorsqu’on clique sur l’icône de mise-à-jour, en bas à droite du bureau. De plus, il n’y a que très peu de matériel ou de logiciel qui pourraient ne pas fonctionner avec Windows 10. Un test de compatibilité sera effectué avant de commencer la mise-à-jour qui se fera en toute transparence: personne ne perdra de données« .
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Quelles sont les principales nouveautés ?

La fin de la double interface et le retour d’un menu démarrer largement revisité sont les deux principales nouveautés de Windows 10, une version qui marque un changement dans la stratégie de Microsoft car elle sera mise-à-jour continuellement (ce qui justifie peut-être le saut de Windows 8 à 10). « L’OS va s’améliorer tout le temps. Et il ne s’agira pas uniquement de mises-à-jour de sécurité et de correctifs… On va offrir régulièrement de nouvelles fonctionnalités« , a-t-on appris lors de la présentation au Microsoft Executive Briefing Center de Bruxelles.

Mais il y a bien entendu d’autres nouveautés qui valent la peine d’être mises en avant.

L’une des plus intéressantes, mais qui demandera quelques tests pour en approuver l’efficacité, c’est le côté « multiplateforme » de Windows 10, qui équipera également les smartphones, dans une version qu’on nous promet pratiquement identique. Selon notre présentateur du jour, « on pourra faire tourner les mêmes applications sur les différentes plateformes« . Lors de la démo, on a aperçu une synchronisation entre l’application Mail : on pourrait donc commencer un email dans le métro avec son smartphone sous Windows 10 (dans un premier temps les nouveaux Lumia de Microsoft, issus du rachat de Nokia), et le terminer chez soi sur son ordinateur ou sa tablette tournant également sous Windows 10. Reste à voir si et comment les développeurs d’applications utiliseront ce (gros) potentiel.

On a également aperçu Cortana, le nouvel assistant personnel de Windows 10, dont le nom est issu d’un personnage féminin de Halo, le célèbre jeu vidéo de Microsoft sur Xbox et PC. « Elle sait ce que je fais, et qui je suis. En disant simplement, ‘Hey Cortana’, on peut lui poser tout sorte de questions« . Cela fonctionne à peu près comme le Siri d’Apple, avec un langage naturel. Un exemple assez sympa tirait profit du côté multiplateforme de Windows 10. « Je peux demander à Cortana de me rappeler de dire à mon frère d’acheter des fleurs pour notre mère, la prochaine fois qu’il me téléphone« .

Lorsqu’on effleure le côté droit de l’écran de l’extérieur vers l’intérieur, on fait apparaitre un nouveau centre de notifications et de gestion des paramètres, qui fait penser à ce que l’on voit sur les smartphones. Assez pratique, il affiche des notifications paramétrables issues des applications internes ou téléchargées via le Store de Windows (voir plus bas). On peut également activer ou désactiver plusieurs options.

Parmi les options, il y a le « mode tablette« . En réalité, Windows 10 est devenu malin: il reconnait le type d’ordinateur que vous utilisez, et ses capacités à se transformer en tablette. Dès lors, si vous déclipsez l’écran de votre « 2 en 1 », ou si vous retournez l’écran de votre portable « 360 » pour le mettre en mode chevalet, le système d’exploitation le sait et active le mode « tablette ». On a l’impression alors de retrouver le Windows 8 dans sa version moderne, avec toutes les tuiles dynamiques et colorées que vous avez configurées dans votre menu démarrer, mais qui apparaissent en plein écran. Windows bascule automatiquement vers ce mode dans certaines conditions, mais pouvez également l’activer ou le désactiver via le menu rapide des réglages.

Windows Hello est une option de (dé)verrouillage visuel très pratique, grâce à la reconnaissance faciale. La fonction existe déjà sur certains smartphones Android, mais elle n’est pas toujours très performante. Le test auquel nous avons eu droit avec Windows 10 était impressionnant: en un éclair, l’ordinateur s’est déverrouillé dès que notre orateur a regardé l’écran. Une dizaine d’ordinateurs seront compatibles lors du lancement, mais on imagine que ce sera rapidement la norme.

La taille des menus contextuels et des boutons des fenêtres d’application (fermer, agrandir, etc) s’adapte à la manière avec laquelle vous utilisez Windows 10: avec une souris et un clavier, un stylet ou le doigt. Une chose essentielle pour un OS qui se veut utilisable aussi bien sur une tablette que sur un portable.

Certaines applications de Windows, comme Mail, prouvent que Windows 10 est bien multiplateforme. Elle s’adapte en fonction de la taille que vous octroyez à la fenêtre. Les menus et les boutons sont plus ou moins gros selon la largeur de la fenêtre. Réduite au minimum, l’application Mail ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Windows 10 pour smartphone. Cela fait penser à certains sites web qui s’adaptent à la taille de l’écran (smartphone, tablette, ordinateur), afin d’être toujours facilement utilisables. C’est ce qu’on appelle le « responsive design ».

Avec la fonction « Snap« , il est à nouveau possible d’ajuster automatiquement et rapidement la taille de deux fenêtres afin qu’elles occupent chacune 50% de votre bureau. Le but étant de pouvoir écrire un document Word tout en regardant une feuille de calcul Excel, par exemple. Une fonction qui existait sous Windows Vista mais qui avait disparu avec Windows 7. Vous pouvez ainsi afficher facilement jusqu’à 4 fenêtres sans perdre de temps à les redimensionner et à les placer.

L’option « Task View » se veut être un « Alt-Tab » plus moderne. Ce bouton présent dans la barre des tâches, et qui peut aussi être lancé en appuyant sur les touches Windows puis Tab sur le clavier, permet d’afficher les applications ouvertes en cours, et de passer de l’une à l’autre. Cela permet également de créer et de naviguer entre plusieurs « espaces de travail », des bureaux que vous pouvez assigner à certaines tâches, par exemple (privé, loisir, travail, etc).

Il y a également le nouveau navigateur internet de Microsoft, baptisé « Edge« . Il ne remplace pas totalement Internet Explorer, toujours disponible sous Windows 10, mais c’est le browser par défaut du nouvel OS. Une de ses fonctionnalités originales est un mode de lecture intelligent, qui nous a cependant semblé un peu perturbant lors de notre essai: il y a des zooms et des dézooms assez fréquents lorsque vous parcourez un article avec du texte.

Enfin, et même si nous n’avons pas pu l’essayer, il y a le principe de « Universal Windows Plateform », qui permet de connecter un clavier et une souris en Bluetooth à un smartphone Windows 10, et de le relier à une télévision, le transformant, grâce à l’ajustement de la taille des applications, en un véritable ordinateur. Nous avons vu une démo avec une feuille de calcul Excel, et elle démontre un certain potentiel.

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Conclusion

Après quelques heures d’utilisation, et la rencontre avec les responsables belges de Microsoft, le verdict est sans appel: il n’y a que des avantages à télécharger Windows 10 gratuitement si vous avez un ordinateur sous Windows 7 ou Windows 8.

Le slogan fleure bon le marketing de bas étage, mais il est pourtant vrai: « Windows 10 offre le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« . On retrouve effectivement l’espace de travail traditionnel de Windows 7, avec un menu démarrer et des icônes d’application. Mais en ouvrant ce menu démarrer, on peut, si on le souhaite, se configurer un genre de deuxième bureau, issu lui de l’interface moderne de tuiles dynamiques que Microsoft a tenté d’imposer avec Windows 8.

Les défauts de Windows 8 (principalement: la double interface très peu pratique) sont gommés, mais les tuiles colorées et affichant du contenu en permanence sont conservées ; tandis que l’interface « traditionnelle » de Windows 7 est complètement revue et agrémentée de nombreuses et nouvelles fonctionnalités très intéressantes.

Reste un point que nous avions volontairement oublié: le « Store » de Windows, ce magasin d’applications apparu sous Windows 8, mais qui n’a jamais connu un franc succès. Il est toujours présent et… toujours aussi perturbant. Surtout parce qu’il est destiné avant tout à l’interface dite « moderne » et donc tactile, lourd héritage de Windows 8. C’est grâce aux applications issues de ce Store que vous pourrez configurer des tuiles dynamiques sur votre menu démarrer. Or Windows 10, c’est plus que probable, sera principalement utilisé de manière traditionnelle, avec un clavier et une souris. Dès lors, ces applications n’auront pas grand intérêt. Celle de Facebook est symptomatique: elle est lente et a nettement moins de fonctionnalités que le site facebook.com. Elle n’a donc aucun avantage, sauf si vous êtes sur une tablette (et encore, il est possible d’appuyer sur les boutons via le navigateur…). Pour les autres applications, il en va parfois de même, comme les lecteurs vidéos: autant télécharger un bon vieux .exe de VLC plutôt que de se perdre sur les nombreuses mais étranges applications vidéos du Store de Windows. Il reste bien quelques jeux amusants et gratuits pour le tactile, mais laissons ça aux smartphones. Le Store va sans doute évoluer avec le déploiement qu’on imagine rapide (car gratuit…) de Windows 10, mais dans un premier temps, oubliez-le…

 

Samsung Gear VR: que vaut la réalité virtuelle enfin disponible en Belgique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 2 juillet 2015 08h47 | Ajouter un commentaire

La technologie de réalité virtuelle mise au point par Oculus n’est pas encore commercialisée physiquement par cette petite société américaine. Mais le géant Samsung, lui, est déjà présent: son dispositif exploite le travail d’Oculus grâce à un casque et… un smartphone. RTL info l’a essayé durant deux semaines.

s3Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous entendez parler de la réalité virtuelle. Vous avez peut-être déjà aperçu des gens portant ces drôles de casques et remuant la tête pour regarder dans différentes directions.

Mais peu de gens savent réellement à quoi cela sert, comment ça marche et les types de contenus accessibles. C’est pour cette raison que RTL info a enfilé le premier casque Gear VR commercialisé par Samsung en Belgique, exploitant la technologie de réalité virtuelle d’Oculus, la plus avancée dans le domaine actuellement.

En attendant 2016…

La société Oculus développe depuis quelques années son propre casque, le Rift. Mais selon leur site web, il faut attendre le début de l’année 2016 pour qu’il soit commercialisé. Il y aura des accessoires compatibles, comme la manette de la Xbox One, des contrôleurs sans fil spéciaux, etc… On a hâte de voir ce que ça va donner.

Samsung était plus pressé, et avec les gros moyens qu’il peut mettre sur la table, il a développé son propre casque. C’était plus facile pour lui, car il a déjà des smartphones sous Android. Si vous avez un Samsung Galaxy S6 (ou S6 Edge), il n’y a plus qu’à acheter le nouveau modèle du casque Gear VR (199€) commercialisé en Belgique depuis peu par le géant coréen.

Impressionnant

En enfilant le casque équipé du smartphone, on entre directement dans une réalité parallèle. Vous êtes dans le salon d’une superbe demeure et devant vous, il y a l’écran d’accueil assez austère, avec les menus Home, Library (tous vos contenus) et Store (le magasin d’applications).

Déjà à ce moment-là, si vous tournez la tête dans tous les sens (ou, comme il est recommandé, si vous tournez sur votre chaise de bureau pour ne pas avoir un torticolis), vous goutez à la réalité virtuelle: le casque suit vos mouvements et affiche le contenu en conséquence, de telle sorte que vous avez l’impression d’être réellement dans la pièce, que vous regardiez en haut, en bas, à droite ou à gauche.

s2Un confort limité

On remarque aussi rapidement qu’on ne tiendra pas des heures dans cette réalité virtuelle. Il y a une zone bien nette au centre de l’écran, mais si vous regardez ailleurs (avec vos yeux, pas en bougeant la tête), cela devient assez vite flou.

On peut parler ici de 3D, forcément, puisque vos yeux sont « isolés ». Ils ont chacun un « écran » affiché sur le smartphone (même si cela ne se remarque pas). Avec tous les effets indésirables que cela impliquent: certains ne le supportent même pas une minute, les plus résistants devront attendre un quart d’heure avant d’avoir un léger mal de tête (ou mal « aux yeux »), sans que cela soit très dérangeant. Des séances de 15 minutes sont davantage appropriées.

Le casque est bien fait, et très bien arrimé à votre tête. Il ne fera jamais mal.

Il est équipé de deux grosses loupes qui zooment sur l’écran du smartphone, c’est pour cette raison que la réalité virtuelle est pour l’instant « pixélisée » (on remarque vite les petits carrés).

Des jeux vidéo

En allant faire un tour dans le store, on constate que les premiers jeux vidéos sont là. Mais aussi qu’on en est vraiment au début: les graphismes n’ont rien de terribles, ni l’interface. L’idéal pour le jeu vidéo est d’utiliser la manette de Samsung, avec des curseurs et des boutons.

Nous avons essayé un jeu d’horreur « de couloir ». L’immersion est terrifiante, on a réellement l’impression de traverser un château hanté et d’y croiser quelques horreurs. Le jour où les graphismes seront à la hauteur, ça sera vraiment effroyable… Pour avancer, on utiliser les joysticks de la manette, mais pour choisir la direction dans laquelle on avance, il faut tourner votre corps (et non la tête), soit en étant debout, soit en étant sur une chaise de bureau pivotante.

s1Des « films »

A côté des jeux vidéo, il y a beaucoup des « films » ou des « trailers ». Jurassik World (550 MB pour deux minutes de « séquence ») en a fait un: vous observez un dinosaure se réveiller, et vous renifler. Pas d’interaction, mais quelques frissons lorsque l’immense bébête se rapproche de vous.

Idem pour « The Avenger » (plus de 2 GB à télécharger): vous observez au ralenti l’attaque des superhéros. En regardant autour de vous, vous « vivez » vraiment l’assaut. C’est comme si vous étiez un acteur du film, perdu en plein milieu de l’action. Au préalable, vous avez ressenti ce que vit Tony Stark, celui qui dirige Iron Man dans les films éponymes, quand il est à l’intérieur du robot. Mythique, mais trop court, trop limité et pas du tout interactif. Vivement la suite !

Il y a également quelques séquences vidéo (Le Cirque du Soleil) spectaculaires, jouant sur la 3D.

Enfin, il y a le « cinéma » d’Occulus, où dans un cadre amusant (la lune, une maison, un jardin au proportion d’une fourmi, etc), des films peuvent être « projetés ». L’idéal est qu’ils soient en 3D, comme les quelques séquences des films de Dreamworks qu’il est possible de télécharger.

Amusant, mais sans plus. Et à nouveau, on ne vous conseille pas d’utiliser le Gear VR pendant plus de 15 minutes, sans pause. Du coup, regarder un film en entier sera compliqué.

Conclusion

La réalité virtuelle est bel et bien accessible. Elle ne coûte que 199€, mais il faut le dernier smartphone de Samsung (Galaxy S6 ou S6 Edge, minimum 550€) pour faire office d’écran, en le clipsant sur le casque Gear VR.

En attendant l’arrivée du casque d’Occulus, dont la technologie est exploitée par Samsung pour l’instant, c’est le seul moyen de goûter à cette plongée dans un monde parallèle.

Un monde assez limité pour l’instant: quelques jeux amusants, des séquences d’immersion, des vidéos « 360 degrés »… il ne faut pas être trop gourmand. « La sélection comporte pour l’instant plus de 50 titres gratuits et payants« , nous a expliqué Samsung, ajoutant que « vu l’intérêt des développeurs pour cette nouvelle technologie, ce nombre devrait croître rapidement dans un avenir proche« .

Le contenu est limité car très lourd à construire: il ne faut pas créer (ou filmer) un plan de 2000×1000 pixels, mais bien un monde entier à afficher différemment au moindre mouvement de la tête ou du corps.

Si le dispositif mis au point par le géant coréen est confortable, la réalité virtuelle, soit les images que vous apercevez sur l’écran du smartphone à travers deux loupes, n’est pas encore parfaite. Un peu floue sur les côtés, relativement pixélisée (forcement, vous êtes à 2 centimètres de l’écran…), on ne tiendra pas plus de 15 minutes sans devoir retirer le casque.

Mais le résultat est déjà bluffant: l’immersion est totale, quel que soit l’environnement (un jeu, un film d’animation, une vidéo, etc). On attend avec impatience que cela s’améliore, et que le contenu s’étoffe. Les domaines d’applications sont infinis, et on est sur le point de vivre la plus grande révolution de l’histoire du jeu vidéo…

Cette Mercedes roule déjà toute seule: nous l’avons essayée

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juin 2015 09h12 | Ajouter un commentaire

Bardée d’options, de capteurs et d’assistance à la conduite, cette voiture de série du constructeur allemand est capable de freiner, accélérer et de tourner sans votre intervention. Mercedes n’a donc pas attendu Google pour développer sa voiture autonome. RTL info a passé une semaine avec cette Classe S très, très intelligente…

Cela ne fait aucun doute: l’aboutissement de tous les systèmes d’aide à la conduite, apparus il y a des dizaines d’années avec l’ABS (qui empêchait alors les roues de se bloquer lors d’un freinage), est la voiture autonome, capable de se déplacer sans intervention humaine.

Si Google dépense sans compter depuis longtemps pour avancer dans un domaine où il semble assez seul, les grands groupes automobiles n’attendent pas dans leur coin que la technologie du géant californien soit au point.

Depuis longtemps, des véhicules comme Volvo freinent tout seul en ville pour éviter un obstacle. Mais c’est du côté de Mercedes que nous avons pu mettre la main sur un système très avancé d’aide à la conduite, qui a l’avantage d’être déjà disponible en option sur certains modèles. Preuve que la technologie est tout à fait au point.

Dans sa limousine (la Classe S), plusieurs systèmes d’aide à la conduite travaillent de concert pour la faire rouler toute seule dans certaines conditions.

Qu’entend-on par « rouler toute seule » ?

Le cas de figure idéal pour expliquer comment cette voiture roule toute seule, c’est une autoroute encombrée. Heureusement, près de Bruxelles, ça ne manque pas.

Il suffit dès lors d’activer le régulateur de vitesse très sophistiqué de Mercedes sur 30 km/h (vitesse faible par défaut), tout en veillant à ce que le bouton « volant » soit allumé (il ne faut pas le réactiver à chaque fois, bien entendu). Ensuite, la magie opère.

Le « Distronic+ » (nom du régulateur de vitesse version 2.0), à l’aide des nombreux capteurs disséminés un peu partout sur la voiture, prend le contrôle entier de la voiture: accélération (pour rester à 30 km/h), freinage (pour garder une distance de sécurité minimale avec la voiture de devant) et volant (il bouge tout seul pour que la voiture reste sur sa bande).

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Comment ça marche ?

Toutes nos tentatives de « pilote automatique » ont été fructueuses, ce qui est plutôt logique vu que c’est une voiture de série…

Pour rouler toute seule, cette voiture blindée de nouvelles technologiques se fie à ses nombreux capteurs. On en aperçoit 4 dans le pare-brise, au niveau du rétroviseur. Un gros dans la calandre, sous l’étoile Mercedes. Et plusieurs (caméras et capteurs) en dessous des rétroviseurs latéraux.

Chacun remplit son rôle. Les rétros filment les lignes blanches présentes sur les voies rapides, afin de permettre à la voiture de contrôler le volant pour garder la bonne trajectoire.

Les multiples capteurs situés à l’avant analysent ce qu’il se passe devant vous. Ils font freiner la voiture (plus ou moins) en douceur s’il y a un véhicule devant vous qui est moins rapide. C’est également eux qui disent quand la voie est dégagée et quand votre voiture peut dès lors atteindre son rythme de croisière, soit la vitesse que vous avez fixée avec le régulateur de vitesse Distronic+.
Un pilote automatique exigeant

Pour que la voiture roule de manière entièrement autonome durant plus de 10 secondes, vous permettant par exemple de lire un email sur votre smartphone ou de vous détendre avec les sièges massant, votre vitesse ne doit pas dépasser les 30 km/h.

Au-delà de 30 km/h, pour des raisons sécuritaires et réglementaires, vous devez toucher le volant lorsque la grosse icône lumineuse vous le demande, sur le tableau de bord. Vous pouvez ensuite le relâcher, mais il faudra à nouveau le reprendre en main 10 secondes plus tard. La technologie perd un peu de son intérêt, dès lors.

Il y a une autre exigence pour que le volant bouge tout seul: la présence des lignes blanches au sol. En cas de travaux ou de bandes partiellement effacées, l’icône avec le volant vert devient grise. Ce qui n’empêche pas le freinage et l’accélération de rester automatiques, car eux se basent sur les « détecteurs d’obstacle » situés à l’avant de la voiture et dans le parebrise.

Enfin, sachez que le « pilotage automatique » à haute vitesse peut vous causer des frayeurs. La voiture tourne toujours légèrement, pour éviter les coups de volant. Du coup, elle semble parfois dévier un peu trop de sa trajectoire. Lors de notre test, la voiture s’est rapprochée un peu trop fort à notre goût d’un camion – et nous n’avons pas attendu de voir jusqu’où elle allait…

Donc vous l’aurez deviné: le volant qui bouge tout seul, c’est surtout utile pour les embouteillages.

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Elle sait aussi se garer toute seule

Au-delà du fait que cette voiture roule toute seule, ses nombreux capteurs la rendent vraiment plus intelligente que la moyenne.

Lors d’une marche arrière ou d’une manœuvre, une caméra arrière s’affiche sur le très grand écran du tableau de bord. Classique. Ce qui l’est moins, c’est la simulation d’une vue de haut qui s’affiche juste à côté, comme si une caméra vous filmait perpendiculairement à la route, à 3 mètres du sol. Cela est rendu possible grâce aux caméras placées sous les rétroviseurs latéraux. Vous voyez donc tout ce qui est autour de la route, et la distance qui vous sépare du mur, de la voiture, de la bordure, etc…

Cette très longue Classe S peut également se garer toute seule. Elle sait faire un créneau (cela existe depuis longtemps ailleurs), mais aussi se garer perpendiculairement à la route, comme pour trouver une place dans un parking de supermarché. Il suffit de rouler doucement avec son clignoteur, et lorsque l’espace est suffisant, la voiture vous propose de se garer à votre place. Il suffit d’appuyer légèrement sur l’accélérateur pour la lancer, et de changer les vitesses (D pour avancer ou R pour reculer) si la voiture doit s’y prendre à deux fois pour se placer correctement dans une place un peu exigüe.

Sachez également que cette voiture hybride, grâce à ces modes de conduite économes, répartit de manière optimale l’utilisation de sa batterie située dans le coffre pour alterner entre moteur essence et moteur électrique. Si vous entrez une destination, c’est encore mieux: elle va faire en sorte que l’autonomie électrique soit épuisée à l’arrivée, elle prendra alors plus ou moins souvent le relais. L’idée étant qu’à la maison ou au bureau, vous la branchiez à une prise pour recharger la batterie en quelques heures. Résultat: 3,7 litres/100 pour aller jusqu’à RTL House, à 40 km de notre domicile.

Conclusion

Après une semaine de test, et de nombreux passagers épatés (ou effrayés au début…) par le pilotage automatique de cette Mercedes Classe S, le verdict est sans appel: la voiture roule effectivement toute seule sur autoroute ou sur voie rapide (avec des lignes blanches correctes).

Elle accélère, freine et tourne elle-même, de telle sorte qu’elle restera sur sa bande de circulation, à la vitesse souhaitée, tout en gardant une distance raisonnable avec la voiture de devant.

A haute vitesse, le volant doit être tenu au moins une fois toutes les 10 secondes, ce qui rend le pilotage un peu moins automatique. La gestion du régulateur de vitesse, qui tient compte de la distance avec la voiture de devant, vous évite néanmoins de devoir freiner puis réenclencher lecruise control. Vous pouvez théoriquement traverser la Belgique sur autoroute sans toucher aux pédales !

Sous les 30 km/h, dans des embouteillages par exemple, ce pilotage automatique prend tout son sens. Il peut vous emmener sur des dizaines de kilomètres sans que vous ne deviez faire quoi que ce soit. Libre à vous de lire un livre ou de consulter votre smartphone sans crainte. Même si on doute que la police vous croie sur parole en cas de flagrant délit de téléphone au volant…

Google n’est donc pas le seul à essayer de faire rouler des voitures de manière autonome. Mercedes est déjà bien avancé dans le domaine, et surtout, il propose déjà cette option dans quelques modèles. La nouvelle Classe E aura d’ailleurs, elle aussi, toute une panoplie d’assistances à la conduite. On ne manquera pas de la tester dans quelques mois…

 

Huawei P8: quand le Made In China s’embourgeoise…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 6 juin 2015 09h53 | Ajouter un commentaire

Huawei P8. Derrière ce nouveau smartphone se cache une petite révolution: l’entrée d’un constructeur chinois dans la cour des smartphones haut-de-gamme, dont le prix forcément plus élevé (499€) reste en deçà de la concurrence. RTL info a essayé cet appareil qui prouve que le Made in China n’a plus à rougir, et a de solides arguments.

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Alors qu’une majeure partie de nos appareils électroniques est fabriquée en Chine – des smartphones aux frigos, en passant par les aspirateurs et les télévisions – le « Made In China » a toujours mauvaise presse.

Pourtant, les sociétés chinoises ont évolué ces dernières années. Et très rapidement. C’est via l’un des marchés les plus fleurissants de l’électronique qu’elles se sont fait connaître auprès du grand public européenne, et donc belge: le smartphone.

L’un des exemples les plus frappants est Huawei. Ce nom difficilement prononçable  cache une énorme multinationale fondée en 1988, qui a débuté avec la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs. Pour faire simple, il s’agissait d’antennes GSM.

Petit-à-petit, il a diversifié ses activités, se concentrant tout de même sur les télécoms: serveurs informatiques, modems et… smartphones.

« Bel ouvrage »

Comme d’autres entreprises chinoises (on pense à ZTE), Huawei, qui signifie « Bel ouvrage », a d’abord fabriqué des smartphones « sous marque blanche ». Des entreprises, souvent des opérateurs, y apposaient leur propre logo à l’arrière.

Cette pratique n’a plus tellement la cote, c’est pourquoi depuis quelques années, des marques chinoises ont fait leur apparition sur le marché des smartphones, en marque propre. En Belgique, Huawei a visiblement trouvé la bonne stratégie, car en deux ans, le fabricant est pris de grosses parts de marché.

Surtout considérée comme une marque « low cost » (car c’est dans ce segment qu’il vend beaucoup d’appareils) Huawei vise désormais plus haut, notamment avec le P8 qui vient de sortir, et qui est déjà sur le bureau de RTL info.

 

huawei006Dans la cour des grands

Les premiers smartphones Huawei que nous avons essayés il y a deux ans étaient faits de plastique bon marché et embarquaient une version d’Android très basique.

Le P8 est la preuve qu’il s’agit d’une histoire ancienne. Désormais, comme Samsung, LG, Sony ou HTC, Huawei se donne une identité propre en soignant le look, la qualité des photos et l’interface.

La configuration parle d’elle-même: boitier en aluminium de 6,4 mm d’épaisseur, écran Full HD de 5,2″, processeur 8 cœurs et 64 bits, 3GB de RAM, 16GB de stockage, appareil photo 13 MP à l’arrière, 8 MP à l’avant. Bref, on est dans le haut du panier.

Huawei ajoute également des petites fonctionnalités originales, bien que moyennement utiles: des gestes par forcément intuitifs en dehors de l’écran, des pressions avec l’articulation du doigt, une reconnaissance vocale en anglais pour retrouver le smartphone sous les couvertures, etc…

Pas de doute, le Chinois est entré dans la cour des grands. Ce n’est pas pour autant qu’il va les battre à la récré, mais au moins il y est.

 

huawei001Une finition haut-de-gamme (trop) proche de l’iPhone 6 ?

Ce qui nous a surtout frappé, et finalement ce qui prouve que Huawei veut aussi commercialiser (et augmenter ses marges avec) des « flagships » comme l’iPhone 6 d’Apple et le Galaxy S6 de Samsung, c’est la qualité de la finition et des matériaux utilisés.

Du métal et du verre: le P8 ressemble de loin aux deux icônes qu’on vient d’évoquer.

Certains diront qu’il ressemble même un peu trop à l’iPhone 6. C’est vrai que les grilles de haut-parleurs sur la tranche inférieure, et les bandes blanches dans le cerclage en métal et dans le dos, sont d’inspiration très californienne. Mais qui s’en plaindra, finalement ?

 

huawei003Conclusion

A 499€ (16 GB de stockage interne), le P8 de Huawei marque l’entrée du Chinois dans la cour des grands. C’est un sacré défi, car à la récré, il y a déjà Apple, Samsung, Sony, HTC et LG qui font les malins.

Le plus gros argument de Huawei, c’est son prix. Il est environ 200€ moins cher que les autres. Des économies ont du se faire quelque part, mais ce n’est pas au niveau de la finition et du design (écran sans bordure du plus bel effet), ni de la qualité des photos. Il fait pratiquement jeu égal sur ces aspects qui ont leur importance au moment de choisir un smartphone.

Là où on peut chipoter, c’est sur la puissance des puces embarquées (en retrait par rapport au Galaxy S6, notamment), de l’autonomie un peu décevante (il a perdu 30% de sa batterie durant une nuit, sans être utilisé une seule fois…), de la luminosité maximale inférieure aux autres cadors du secteur. Mais n’oublions pas que la facture est plus légère (200€ de moins).

Reste un « problème » qui ne se chiffre pas: l’image de marque de Huawei. Elle a bien évolué en deux ans, mais elle reste moins sexy que Samsung ou Apple, malgré des investissements colossaux en marketing et en sponsoring, notamment dans le monde du football. Et qu’on se le dise: le plus grand stand du dernier Mobile World Congress que nous avons visité, c’était celui de Huawei…

Le Chinois, qui s’embourgeoise, estime qu’une clientèle est prête à dépenser 499€ pour acheter un de ses smartphones. Même en Chine, un pays où émerge progressivement une classe moyenne.

L’avenir nous dira s’il avait raison, mais on a déjà une petite idée…

lastone