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Tablette ‘pro’ ou ordinateur portable: lequel choisir?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 18 février 2016 18h44 | Ajouter un commentaire

Alors que les tablettes veulent jouer aux ordinateurs portables, il est temps de remettre l’église au milieu du village: si vous cherchez un outil polyvalent et permettant de travailler et d’écrire des textes, ce n’est pas dans cette direction qu’il faut chercher. En voici la preuve, avec le test du Toshiba Satellite Radius 12, un ordinateur portable avec écran tactile.

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Depuis des années, on essaie de vous faire croire que la tablette peut remplacer l’ordinateur portable pour la plupart des tâches de la vie quotidienne. On en est même arrivé à un point où les tablettes se déclinent en mode ‘pro’, s’équipant d’un clavier faisant également office d’étui de protection une fois rabattu, et dont le prix grimpe en flèche.

C’est un peu absurde, avouons-le. Si on a tant besoin d’un clavier, qui de plus doit rester fixé à la tablette pour la protéger une fois qu’on referme l’ensemble, pourquoi ne pas simplement acheter un ordinateur portable ?

Nous allons essayer de vous prouver que selon nous, un bon ordinateur portable vaut mieux qu’une tablette orientée ‘pro’ (pour professionnel ou productivité). On a mis toutes les chances de notre côté en testant le Toshiba Satellite Radius 12.

PREUVE 1: les ordinateurs portables ont changé

Depuis quelques temps, à partir d’une certaine gamme (et donc un prix assez élevé, hélas), on trouve des ordinateurs portables fins et légers, élégants, dotés d’une belle autonomie et d’un écran tactile. C’est ce qu’on appelait, à un moment, les Ultrabook. En 2016, cela signifie également un écran avec de fines bordures (comme les téléviseurs).

Nous en avons pour preuve le Toshiba Satellite Radius 12, un excellent portable de 12 pouces (taille idéale, compromis entre productivité et encombrement) qui joue les acrobates. L’écran peut se replier complètement sur le clavier pour en faire une sorte de tablette très lourde, pour ceux qui aiment utiliser le côté ‘moderne’ de Windows 10.

Ce modèle, de plus, est équipé de bons petits haut-parleurs signé harman/kardon. Et même si les grands de l’audio ont vendu leur âme au diable en apposant leur nom sur des smartphones, des tablettes ou des PC, le son qui sort de cet ordinateur de 12 pouces est nettement meilleur que celui de la grande majorité des tablettes.

Le clavier de ce Toshiba est également de très bonne facture : il est rétroéclairé, agréable à utiliser et offre une bonne impression de solidité. Contrairement aux tablettes qui veulent jouer aux ordinateurs, sur le Satellite Radius 12, tous les composants et donc tout le poids de l’appareil est sous le clavier, ce qui est un gage indéniable de stabilité, que l’ordinateur soit sur le bureau ou sur les genoux.

Enfin, la définition de l’écran est imbattable : 3840 x 2160, on est dans ce qu’on appelle la 4K ou la UltraHD sur les téléviseurs. Le gros avantage : si vous avez une vue correcte, vous allez fortement apprécier la taille de l’espace de travail. Attention, cependant, certaines applications ne supportent pas cette définition élevée et s’affichent donc en très, très petit.

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PREUVE N.2 : Windows a évolué

Windows 10, la dernière version du système d’exploitation de Microsoft, est devenu plus raisonnable en termes d’utilisation tactile. On oublie la double interface (bureau traditionnel et bureau moderne avec les grandes icônes dynamiques), on retrouve le menu démarrer, ainsi qu’un meilleur panneau de notifications / configuration accessible très rapidement.

Mais ce n’est pas tout : Windows 10 détecte lorsque vous modifiez la position de votre portable. Il se met alors automatiquement (si vous le souhaitez) en mode ‘tablette’ lorsque vous transformez votre portable en chevalet (‘tente’) ou en tablette (lorsque vous repliez complètement le clavier sur le dos de l’écran).

En mode tablette, Windows 10 se transforme en Windows 8 : il n’y a plus de bureau et lorsque vous appuyez sur le bouton Windows, les icônes dynamiques occupent tout l’espace de l’écran, de manière aérée, alors qu’en temps normal elles sont confinées dans le menu démarrer (qu’on ne peut plus appeler comme ça…).

Si le mode chevalet est assez pratique pour dessiner ou regarder une vidéo (voir notre photo), le mode pure tablette (avec le clavier entièrement rabattu) n’est pas génial. Quand on manipule l’ordinateur de cette manière, on touche forcément en permanence les touches. Celles-ci sont désactivées, bien entendu, mais la prise est main est hasardeuse et si on n’en prend pas soin, il est probable qu’on abîme rapidement le clavier et la souris en déposant la pseudo tablette.

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Conclusion

Pourquoi s’acheter une tablette qui essaie d’être un ordinateur lorsqu’on peut acheter un ordinateur portable avec un écran tactile ? C’est la conclusion la plus évidente, au grand dam des Microsoft Surface Pro 3, iPad Pro ou Galaxy Tab Pro S…

Et cela parait logique : une tablette est conçue pour être légère et de petit format, elle est destinée avant tout aux loisirs, et si elle n’a pas de clavier physique, c’est pour une bonne raison. Alors ajouter un clavier physique faisant office de protection une fois replié, cela revient au même que d’acheter un bon ordinateur portable avec écran tactile.

Et le bon vieil ordi portable a encore de beau jour devant lui, dès lors. Par rapport à une tablette ‘pro’, il a l’avantage d’avoir son moteur en dessous du clavier. Tout le poids s’y trouve dès lors, ainsi que la connectique, ce qui rend la stabilité et la manipulation nettement plus pratiques.

A condition de mettre le prix, on aura la même compacité et mobilité qu’une tablette, mais avec tous les avantages d’un ordinateur classique sous Windows.

Et pour ceux qui aiment tapoter l’écran de temps en temps, l’ordi (et Windows) se mettent en mode ‘tablette’ dès que vous faites passer le clavier de l’autre côté…

Le Toshiba Satellite Radius 12 est un des nombreux exemples de ce genre d’ordinateur. La version que nous avons essayée (Intel Core i7, 8 GB RAM, 256 GB SSD, écran UHD) coûte la bagatelle de1600€, mais on trouve difficilement mieux au niveau du rapport puissance/encombrement.

Il existe cependant, chez Toshiba comme ailleurs, des configurations plus raisonnables sous les 1.000€.



Enfin une smartwatch qu’on pourrait presque acheter

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 28 janvier 2016 21h21 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est la bonne: après 6 modèles en un peu plus de deux ans, Samsung a sorti sa ‘smartwatch’ la plus aboutie à la fin de l’année 2015. La Gear S2, à partir de 349€, allie les avantages des fonctionnalités et du design d’un belle montre connectée, à ceux d’un bracelet de suivi d’activité. J’ai pu la tester en profondeur et (au bas de l’article) en vidéo. ver

Si elles existent depuis quelques années, la plupart des ‘montres intelligentes’ restent des gadgets qu’on a du mal à recommander. Lors de nos tests, il est amusant d’en passer une au poignet durant quelques jours, mais on est souvent content de la rendre, tant leur utilité est contestable, leur encombrement trop important et leur recharge trop fastidieuse.

Mais comme dans tous les domaines, les appareils s’améliorent avec les années. Et Samsung, l’un des premiers à avoir soutenu une technologie en sortant plusieurs modèles par an, a sans doute enfin trouvé la formule magique: la Gear S2.

SamGear001Une vraie montre (à bague)

C’est la première fois que nous recevons un compliment sur une smartwatch. Les « pffft, c’est quoi ce nouveau gadget » ont laissé la place à un plus agréable « elle est belle, ta montre« .

Ecran rond, bague pivotante, design discret mais élégant… La Gear S2 ressemble à une (belle) montre, à l’instar de la Huawei Watch dont nous vous avons déjà parlé (mais qui tourne, elle, sousAndroid Wear, le système d’exploitation de Google pour les wearables, les objets connectés et portés).

Il y a différentes finitions et bracelets disponibles, dont la « Classic » – celle que nous avons essayée – avec une bague en métal et un bracelet  en cuir noir de bonne qualité. Elle est vendue 399€ mais il y a moyen de trouver des promotions.

La particularité de la dernière montre de Samsung, c’est donc cette bague encerclant l’écran, qui permet une navigation alternative pratique en la tournant vers la droite ou la gauche (un peu comme la molette de l’Apple Watch).

Une alternative qui, accompagnée de deux boutons, rend la navigation nettement plus facile qu’avec les uniques mouvements du doigt, souvent délicat sur la concurrence sous Android Wear (on pense à nouveau à la Huawei Watch).

Plus de fonctionnalités qu’Android Wear

L’autre intérêt d’utiliser Tizen (l’OS maison de Samsung, qu’on retrouve sur certaines smartphones et certaines télévisions), c’est de pouvoir proposer sa propre vision de la montre connectée, sans devoir se contenter de ce qu’Android Wear propose (et qui n’est pas très fourni actuellement).

Il existe donc des applications propres à la Gear S2, qu’il faut télécharger via l’application ‘Samsung Gear’, disponible sur le Google Play Store (également sur l’App Store de l’iPhone dans quelques semaines). Il y a par exemple des infos de CNN, ou l’application Nike+.

Un petit ‘store’ qui devrait être fignolé: il est automatiquement en néerlandais et nous n’avons pas réussi à en changer la langue, après avoir eu quelques difficultés pour s’inscrire.

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La santé, avant tout

Mais Samsung a déjà préinstallé un bon nombre d’applications dédiées à sa Gear S2 (il n’y en a pas des milliers…). L’une des plus utiles est sans conteste S Health, l’appli santé de Samsung, qui va afficher toutes les infos captées par la montre: le nombre de pas et de kilomètres parcourus à pied, les séances de vélo, les pulsations cardiaques, etc…

Lors de notre test, la montre a détecté automatiquement notre demi-heure de vélo, qu’elle a su différencier du nombre de pas effectués, ainsi que du petit jogging. L’application fait le bilan de votre activité, et vous savez où vous en êtes par rapport à votre objectif quotidien ou hebdomadaire.

La montre vous dit également où se situe votre rythme cardiaque (au repos, après l’effort, etc…), par rapport à la moyenne mondiale et à d’autres données statistiques.

On avait toujours dit qu’une smartwatch aurait plus de sens si elle cumulait les fonctions ‘montre connectée’ et ‘bracelet d’activités’. C’est le cas de la Gear S2.

Les infos sur votre activité physique et votre santé peuvent être observées directement sur la montre, ou via l’application S Health du smartphone.

SamGear003D’autres petites fonctions sympas

A côté de la santé, il y a également toutes les notifications d’usage: vous voyez qui vous appelle, vous pouvez lire les nouveaux SMS ou les nouveaux messages instantanés de type WhatsApp, tout comme les nouveaux emails. Pratique si vous ne voulez pas sortir le smartphone de votre poche toutes les 5 minutes. Il n’est cependant pas possible de lancer l’application SMS, WhatsApp ou Email pour consulter votre boite aux lettres.

Cependant, à partir du bouton ‘Amis’, qui rassemble vos contacts favoris, vous pouvez composer un SMS, soit à l’aide de phrase prédéfinies, soit en encodant le texte sur le petit clavier tactile de type (vieux) GSM. Heureusement qu’il y a des suggestions de mots, car la tâche est délicate, mais pas impossible. Mais vu que la montre doit être connectée à votre smartphone, il est certainement plus rapide et plus simple de l’utiliser à la place de la montre pour cette tâche…

Ajoutez à cela un minuteur, un chronomètre, la possibilité de contrôler la musique de votre smartphone (et donc de l’enceinte Bluetooth qui y est de plus en plus souvent reliée), la galeriephotos (à transférer à l’avance via l’application Gear), la météo locale, une carte (HERE) de l’endroit où l’on se trouve, etc… et vous avez l’embarras du choix, même si la plupart de ces applications ne seront que très rarement ouvertes (car à nouveau, c’est nettement plus pratique d’utiliser le smartphone qui doit forcément être dans un rayon de quelques mètres, car c’est par lui que la montre se connecte au réseau).

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La Gear S2 de Samsung est la première smartwatch passant dans nos mains qui nous donnerait presque envie d’en porter une. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est essentiel de débourser au minimum 349€ pour s’en offrir une, mais au mois, pour une fois, vous n’aurez pas l’air d’un geek ou d’un frimeur, et elle pourra vous être vraiment utile au niveau du suivi de votre activité physique ou de l’affichage des appels et notifications.

Seule petit différence par rapport à un bracelet d’activité: la Gear S2 et l’application S Health ne calcule pas la qualité de votre sommeil (mouvement, rythme cardiaque, etc…). Mais nous vous recommandons, de toute façon, de déposer la montre sur son socle de recharge aimanté très pratique sur la table de nuit, afin d’être certain de ne pas tomber à court d’énergie l’après-midi (même s’il est possible de tenir deux journées entières, théoriquement).

Notez également que lors du dernier CES, grand salon des nouvelles technologies, Samsung a présenté deux nouvelles finitions plus luxueuses (gris platinium et plaqué or rose, voir la photo ci-contre), qui ne coûtent que quelques dizaines d’euros supplémentaires. Il a également confirmé que la montre pourrait être utilisée avec un iPhone « plus tard dans l’année« .

Le Coréen nous a également confié, lors d’une récente rencontre, que la Gear S2 était le premier modèle qui se vendait enfin correctement en Belgique (et a fortiori dans le monde).

 

Enfin une solution concrète pour rendre sa maison connectée et intelligente

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Pratique, Test , le 12 janvier 2016 08h00 | Ajouter un commentaire

L’Allemand Devolo s’est lancé dans la course à la maison connectée avec de nombreux produits disponibles immédiatement, à des prix allant de 40€ à 100€. J’ai testé tous ces petits objets qui, une fois installés, doivent être intégrés dans des « Règles » que vous devrez définir vous-mêmes.

On dit que c’est LA grande technologie des 5 prochaines années: l’internet des objets (IoT) sera une nouvelle révolution dans nos habitudes numériques, n’importe quel objet pouvant être connecté au réseau, contrôlable à distance et donc, « smart » (intelligent).

Mais concrètement, où en est-on en cette fin d’année 2015 ? La situation avance timidement, il faut le reconnaître, du moins au niveau de l’offre pour le grand public. En cause, sans doute, la coexistence de plusieurs normes de communication entre les appareils, et la mise en place progressive d’un réseau mobile dédié à ces petits objets (Proximus vient d’annoncer son LoRa), qui ne devraient plus automatiquement être reliés à votre réseau, à votre modem.

vertDes stratégies différentes

Certains grands acteurs comme Nest (une société rachetée par Google il y a quelques années) proposent déjà des thermostats, des détecteurs de fumée et des caméras de surveillance pour le salon. Mais Nest ne se précipite pas, et chaque produit est mûrement réfléchi avant d’être commercialisé.

D’autres, comme l’inévitable géant de l’électronique Samsung, ont choisi la prudence. Après avoir acheté Smart Things, le Coréen prend le temps d’adapter cette technologie à nos marchés européens. Il veut également rendre compatible la plupart de ces nouveaux produits (du frigo à la télévision), et ils sont très (très) nombreux.

Devolo fonce, tête (presque) baissée

Et enfin, il y a d’autres acteurs qui décident de se lancer dans l’aventure pour être parmi les premiers. C’est le cas de Devolo, qui nous a présenté son kit ‘Home Control’ et nous a permis d’installer et de tester ses petits gadgets connectés.

De la vanne thermostatique au détecteur de mouvement, le constructeur allemand, qui s’est fait connaître avec ses boitiers CPL (une alternative au Wi-Fi faisant transiter le réseau via l’installation électrique), y a été franchement. Tous les produits sont déjà disponibles, notamment chez Media Markt.

Le système Home Control ne se configure pas à partir d’une application, mais à partir d’un page web, idéalement sur un ordinateur avec souris (sur une tablette, c’est possible également, mais certaines manœuvres seront plus délicates).

Pour l’instant, on ne peut pas parler d’une fonction d’alarme, car il n’y a pas de sirène pouvant s’enclencher si un détecteur de mouvement ou d’ouverture est activé. Au mieux, vous recevrez un SMS (les premiers sont gratuits mais après il faut payer) ou un email. On n’est donc pas dans de la sécurité, comme le kit iSmartAlarm dont nous vous avons déjà parlé.

Un kit de base à 219€

Le kit de démarrage à 219€ comprend le ‘hub’ (cerveau de l’installation, reliée à votre routeur), un détecteur d’ouverture et une prise intelligente.

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Le ‘hub’
 : c’est avec lui que communique tous les appareils de la gamme Devolo Home Control. Cette petite boite blanche se branche directement dans une prise murale, et n’a pas besoin d’être branchée avec un câble réseau à votre modem si celui-ci est déjà relié au réseau électrique par un boitier CPL (Courant Porteur en Ligne, quelle que soit la marque). Plutôt pratique et discret.

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Le détecteur d’ouverture
 : comme son nom l’indique, il est composé d’un petit boitier blanc avec diode rouge à fixer sur l’encadrement, et d’un petit élément à placer sur la porte. Il sait quand elle est ouverte ou fermée. Il peut s’utiliser sur une fenêtre, une armoire, un tiroir… ou tout ce qui s’ouvre et se ferme, a priori. Son installation est simple, car tout est très léger : avec des morceaux de double-face ajustés (fournis) ou des petites vis (fournies également, avec les chevilles). Son rôle est celui de déclencheur d’une autre action au sein du système Home Control, comme l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente. 49€ si vous l’achetez à part.

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La prise :
rien de bien compliqué, il s’agit d’un adaptateur à brancher dans une prise murale, qui sera donc contrôlée par le hub pour être allumée ou éteinte. On y branchera par exemple une lampe, qu’on laissera toujours allumée, et qui se commandera de manière intelligente via le système Home Control. 49€ si vous l’achetez à part.
Construire sa maison connectée

L’idée et le slogan de Devolo sont : « Construisez vous-même votre maison connectée » en y ajoutant progressivement de nouveaux appareils de la gamme, ceux dont vous pensez avoir besoin. Voici les autres gadgets disponibles que nous avons pu installer :

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Le détecteur de mouvement (69€) :
même principe que le détecteur d’ouverture / fermeture. C’est d’ailleurs un petit boitier au look et aux dimensions identiques. Nous l’avons placé dans un garage et il a parfaitement réagi, même lors de mouvements légers à 3 ou 4 mètres. Son but est également de servir de déclencheur à une action que vous devrez configurer.

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Le détecteur de fumée (59€) :
il est livré avec des petites vis pour un montage facile. Le plastique est de bonne qualité, et l’installation assez simple. Il est forcément équipé d’une petite sirène pour un déclenchement automatique, indépendant de votre système Home Control. En cas de problème, vous serez réveillé avant que n’importe quelle autre action ne puisse se déclencher. Via une règle à configurer, il pourrait déclencher, en cas de problème, l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente.

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L’interrupteur (49€) et la télécommande (39€)
 : il s’agit simplement de dispositifs permettant de déclencher une action (il y a 4 boutons donc 4 actions que vous pouvez programmer). Leur intérêt : vous éviter d’ouvrir l’application ou la page web de votre système Home Control pour déclencher allumer une prise ou définir une température. Un bon gain de temps à la clé. L’interrupteur est très léger et peut donc se coller n’importe où avec le ‘double-face’ fourni. La télécommande est petite et prévue pour être utilisée en porte-clés.

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La vanne thermostatique (69€):
bel effort de Devolo, qui a pris la peine de mettre au point une vanne thermostatique intelligente qui ouvre et ferme la circulation d’eau chaude dans votre radiateur. La vanne est fournie avec deux bagues, le tout se serrant à la main, et puis de manière plus importante une fois que la vanne est connectée. Il y a un petit écran qui indique la température assignée à la vanne lorsqu’on pousse sur un bouton, et deux flèches pour modifier cette température. En aucun cas cette température sera transmise à votre thermostat de chaudière. C’est une température indicative : si vous la mettez sur 22 degrés, la vanne sera ouverte (laissant circuler l’eau chaude dans le radiateur si la chaudière ‘tourne’) tant que la température n’est pas atteinte. Dès qu’il fait plus de 22 degrés dans la pièce, elle ferme l’arrivée d’eau chaude.

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Le thermostat d’ambiance (99€):
c’est un simple outil d’indication (de la température ambiante) qui peut engendrer d’autres actions. Contrairement aux thermostats de Nest ou de Netatmo, on ne peut pas (pour l’instant) le relier à une chaudière pour qu’il active la circulation d’eau chaude dans les radiateurs, mais il peut par exemple être couplé à une prise intelligente de votre système Home Control qui commanderait un radiateur électrique. On pourrait alors créer un règle : si la température constatée par le thermostat est supérieure à 22°, alors la prise (et donc le radiateur électrique) doit s’éteindre. Le petit boitier se colle ou se fixe avec des petites vis fournies dans n’importe quelle pièce, et est équipé de boutons pour modifier la température désirée.
L’intelligence est… dans votre tête

Tous ces petits appareils de détection ou de contrôle ne servent à rien (sauf le détecteur de fumée) si vous ne créez pas de ‘Règles’ via la page web de gestion de votre système Home Control. Devolo a donc une approche inverse à celle de Nest, par exemple, dont le thermostat s’ajuste automatiquement, et dont le détecteur de fumée et la caméra s’intègrent dans votre maison Nest avec une ‘intelligence artificielle’ (vous ne devez pas leur dire ce qu’ils doivent faire).

Avec Devolo, c’est à vous d’imaginer des règles entre un détecteur (par exemple, l’ouverture de la fenêtre de la salle de bain) et un contrôleur (par exemple, la vanne thermostatique du radiateur de la salle de bain qui se couperait automatiquement en cas d’ouverture de la fenêtre).

Nous avons créé cette autre règle assez simple: lorsque le détecteur de présence placé dans le garage détecte du mouvement, la prise intelligente placée dans le garage, à laquelle est reliée une lampe, s’allume.

Les seules limites sont celles de votre imagination, même si on aurait aimé pouvoir ajouter une plage horaire à la règle de l’allumage automatique de la lampe du garage (uniquement la nuit, idéalement).

Comme vous le voyez ci-dessous, ces règles se configurent assez simplement via cette interface où vous faites glisser des éléments de votre système Home Control.
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Quelques couacs

Durant notre test, nous avons rencontré deux petits problèmes, qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série. La prise, qui permet d’allumer ou d’éteindre l’appareil connectée à cette petite prise murale, a été assez capricieuse. Dans la chambre, lors de notre premier essai (sur un bloc multiprises, mais ça n’est pas déconseillé), elle s’est allumée et éteinte intempestivement, parfois en pleine nuit, alors qu’elle avait pour consigne d’éteindre notre installation TV/Décodeur durant la nuit et une partie de la journée. Vu le petit « clic » qui va avec l’allumage ou l’extinction de la prise, cela a suffi à nous réveiller…

Placée dans le garage pour allumer une lampe qui y était reliée lors de la détection d’un mouvement, elle a fonctionné durant quelques jours avant de devenir « inaccessible » ou incontrôlable à distance, restant parfois allumé toute la nuit.

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L’autre appareil qui nous a posé problème est l’interrupteur. Nous n’avons pas réussi à l’installer, malgré le suivi de la procédure en vidéo. Pire : lorsque nous avons tenté de le réinitialiser en suivant une autre procédure, celle de l’aide en ligne, cela n’a pas fonctionné non plus. Un objet complètement inutilisable.

Deux couacs qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série, mais qui sont révélateurs de la précipitation de Devolo, qui n’a sans doute pas pris la peine de tester tous les appareils dans les moindres détails.

Conclusion

Devolo a beaucoup de mérite à se lancer aussi vite, et aussi fort, dans la course à la maison connectée, celle qui deviendrait intelligente car on lui ajouterait (facilement) un tas d’accessoires gérés par une application, et capables de communiquer entre eux.

Les petits objets proposés par la marque allemande sont nombreux, et leur finition est plutôt bonne. Leur installation ne nous a pas posé de problème, hormis celle de l’interrupteur (voir plus haut).

Mais Devolo a pris le pli de confier l’intelligence derrière sa maison connectée à l’utilisateur, qui doit créer des règles, sinon tous ces objets sont pratiquement inutiles. Si le site web est relativement fonctionnel (même si on retrouve des commandes en allemand par ci par là), il est assez révélateur que l’application ne puisse que contrôler les appareils : c’est assez lourd (et complexe) de configurer sa maison connectée quand on doit penser à tout.

De plus, dans la précipitation, il semblerait que certains appareils soient capricieux, et que certains bugs persistent. Si les prix étaient peu élevés, on le comprendrait. Mais pour couvrir les deux années de développement de la gamme, il faut débourser entre 40€ et 100€ pour agrandir son système Home Control. On n’accepte donc difficilement le moindre bug à ce prix-là, d’autant que les conséquences peuvent être fâcheuses (une lampe qui reste allumée, ou pire, un radiateur électrique). Pour notre « maison connectée », on veut être sûr de son matériel…

D’autres acteurs, comme Nest (Google), sont nettement plus prudents, et vendent nettement mois d’objet car ils entendent fournir l’intelligence qui contrôle ces appareils connectés, et veille à une fiabilité totale.

Nest s’adresse à Monsieur et Madame Tout le Monde, tandis que Devolo est davantage réservé aux geeks / bricoleurs, qui aiment doter leur maison de quelques gadgets, et dont les règles qu’ils devront imaginer eux-mêmes peuvent effectivement faciliter la vie, et rendre la maison plus « smart ».



Apple s’invite dans la voiture: CarPlay transforme l’ordinateur de bord en iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 3 décembre 2015 07h25 | Ajouter un commentaire

Les voitures essaient d’être de plus en plus intelligentes. Mais il n’est pas donné à tous les constructeurs d’avoir une interface et un ordinateur de bord aussi bien faits (et bien remplis en musique et en applications) qu’un iPhone. On en parle depuis deux ans, mais c’est la première fois que je peux essayer CarPlay, une fonction d’Apple qui transforme le système intégré de cette Opel Insigna en iPhone.

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Si vous aimez tout ce qui a un écran, vous avez déjà, peut-être, fait ce constat trivial: les constructeurs automobiles se cassent la tête depuis une petite dizaine d’années pour produire des interfaces simples pour leurs systèmes embarqués, mais les résultats sont décevants.

Design, ergonomie, convivialité, facilité d’utilisation, contenu multimédia… tactile ou pas, les ordinateurs de bord 2.0 de nos voitures sont rarement convaincants. C’est qu’il n’est pas donné à tout le monde de concevoir de bons ‘systèmes d’exploitation’.

Alors finalement, pourquoi ne pas laisser faire les experts du domaine que sont Apple et Google ? Les deux géants américains, avec iOS et Android, peaufinent depuis 2007 leur OS tactile pour smartphone et tablette. Nous avons pu essayer CarPlay d’Apple (voir directement nos conclusions).

Car Play sur une Opel Insigna

La marque a la pomme a donc eu l’idée de concevoir un petit logiciel à intégrer dans les voitures, et qui permet de retrouver la simplicité de l’interface d’un iPhone ou d’un iPad, adaptée à notre usage d’un véhicule.

On en parle depuis près de deux ans, le temps pour Car Play, c’est le nom de cette fonctionnalité, de traverser l’Atlantique et d’équiper des voitures européennes.

Opel a eu la bonté de nous prêter une berline Insigna équipée de cette option: on peut enfin tester ‘Apple dans la voiture’… Si vous cherchez l’option dans le catalogue, il faut cocher le « système multimédia Radio RF900 Navi IntelliLink ». Ce système embarqué est facturé 1.730€, mais il offre bien plus que CarPlay d’Apple.

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Deux choses importantes à savoir

Tout d’abord, précisons que Car Play ne remplace pas le système musique/navigation/ordinateur de bord de la voiture. Ce n’est qu’une option. Il faut appuyer sur le bouton « projection » et relier, avec un câble non fourni, son iPhone à la voiture. Notons que la position du port USB dans l’accoudoir de la voiture est malheureuse: on plie (et à la longue, on abîme) le câble si on ferme le couvercle de l’accoudoir. Il est théoriquement possible que tout se passe avec Bluetooth, mais notre Opel nous a chaque fois demandé de relier l’iPhone avec un câble (ceci dit, pour la batterie, c’est mieux).

Il est également essentiel d’évoquer Siri, l’assistant vocal d’Apple, qui va le plus possible remplacer vos doigts pour contrôler les applications disponibles avec CarPlay. Il a évolué au fil des ans et il est, a priori, l’un des meilleurs outils de commande vocale (car il fonctionne sous la forme de conversation et est assez intelligent). Une simple pression sur le bouton « commande vocale », présent sur le volant, lance la conversation. A vous de dire ce que vous voulez faire, mais ce sera limité aux applications maison d’Apple (téléphone, message, plans, musique). Impossible de lui demander une playlist Spotify, par exemple.

Peu d’applications

Venons-en donc à l’essentiel: les applis disponibles. Petite déception: CarPlay n’est finalement qu’une sélection très restreinte d’applications présentes sur votre iPhone:

Téléphone: permet forcément de passer des appels et de décrocher, mais aussi de consulter le journal des appels, la liste des contacts, les favoris et la messagerie.

Musique: pas de surprise de ce côté-là non plus. On a accès à toute la musique de l’iPhone, à l’aide d’une interface à la fois bien connue, mais largement remaniée pour être lisible de loin, et pour que les zones tactiles des boutons soient suffisamment larges. A noter: en arrière-plan s’affiche, floutée, la pochette de l’album. Le bouton A l’écoute vous envoie vers la musique en cours. Podcasts et Livre audio, comme leur nom l’indique, permet d’écouter les éventuels podcasts et livres audio stockés sur votre iPhone.

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Plans: Apple met forcément à disposition dans CarPlay son application de localisation et de navigation. Si ses débuts étaient scabreux, Plans est désormais relativement bien fait et complet, même si on est loin d’un bon GPS Tomtom avec info trafic en live. Il nécessite cependant un accès au réseau permanent (car les cartes ne sont pas stockées sur l’iPhone). Si votre connexion 4G est bonne, tout sera très fluide et détaillé. Si vous vous enfoncez dans des bois isolés, méfiez-vous. L’application Plans est intelligente: elle sait faire le lien entre un rendez-vous imminent à une telle adresse (si vous l’avez encodée dans votre agenda), et peut aller voir dans les adresses de vos contacts (il vous suffit alors de dire chez qui vous voulez aller). « Plans » vous emmènera d’un point A à un point B, mais on aurait aimé d’autres options, comme l’application Google Maps, très performante.

Message: « Ecouter et Dicter ont remplacé Lire et Ecrire« . C’est de cette belle façon qu’Apple, prudent car on est supposé conduire dans une voiture, présente les fonctionnalités de l’application Message de CarPlay. Jamais vous ne verrez un SMS s’afficher, ni un clavier virtuel pour en écrire un. Vous verrez, au mieux, la liste des expéditeurs. En appuyant dessus, vous pouvez faire lire, par Siri, le contenu du message. Pour envoyer un SMS, même si vous appuyez sur le bouton « nouveau message », il faudra là aussi s’arranger avec Siri. L’assistant, on l’a dit, est relativement intelligent et intuitif à utiliser. Mais pour rédiger de longs messages, c’est parfois un peu compliqué. Pas de souci, en revanche, pour lui faire écrire « Je suis à la maison dans 30 minutes » ou « Je passe faire des courses avant de rentrer« .

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Quelques applications ‘externes’

Apple n’a pas tout-à-fait fermé la porte aux applications tierces (développées par d’autres sociétés). Ce sont surtout des applications liées à l’audio qui sont disponibles dans CarPlay: radio, services de musique, livres audios, etc.

L’une des meilleurs d’entre elles, actuellement, c’est Spotify (le plus célèbre service de musique illimitée par abonnement mensuel). La navigation et les recherches dans les menus Spotify n’est pas des plus aisées, hélas. Et Siri ne peut pas vous aider: il ne fonctionne qu’avec les applications maison d’Apple CarPlay. Mais le principal est là: 30 millions de chansons sont disponibles dans la voiture !

A part Spotify et quelques applications audio, il n’y a pas grand-chose d’autre dans CarPlay. On aurait aimé avoir quelques services de messagerie (comme WhatsApp), d’autres applis de navigations, des applis photos/vidéos pour les enfants ou lorsqu’on est à l’arrêt, etc… Mais ça n’est visiblement pas pour tout de suite.

Notez que les constructeurs de voiture ont le loisir de développer des applis compatibles CarPlay pour contrôler la voiture sans devoir quitter l’interface d’Apple, mais Opel ne l’a pas (encore) fait.

Conclusion

Disponible sur certaines voitures dont l’Opel Insigna que nous avons pu essayer, l’option CarPlay d’Apple est sans conteste la meilleure interface pour les systèmes embarqués des voitures – en attendant de pouvoir tester la solution de Google.

Que ce soit au niveau du design, des fonctions, de la musique ou de la commande vocale via Siri, il y a un gouffre entre CarPlay et les systèmes « maison » de la plupart des constructeurs, souvent très moches et très peu ‘user friendly’.

On aimerait cependant qu’il y ait un peu plus d’applications de l’iPhone disponibles dans CarPlay. Lors de notre test (nous n’avons pas Spotify), il n’y avait que les 7 applications maisons d’Apple disponibles, dont « Plans » qui est loin d’être le meilleur GPS…

Sachez également que l’usage de Siri (l’assistant vocal intelligent d’Apple) est recommandé pour commander les applications, et qu’il est même obligatoire dans certains cas (lire ou envoyer un SMS, par exemple). Mais il ne fonctionne pas avec les applications tierces comme Spotify.

Enfin, dernier bémol: nous avons du chaque fois retirer l’iPhone de la poche et le relier avec un câble dans l’accoudoir de la voiture (même si en théorie, le Bluetooth devrait suffire). On rêve d’un iPhone avec recharge sans fil: il suffirait de le déposer sur la zone ad hoc pour qu’il se recharge, se connecte automatiquement à la voiture et lance CarPlay. C’est sans doute l’histoire d’un ou deux ans.




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L’OLED de LG permet des folies: nous avons essayé la TV ‘enroulabe’ (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 16 novembre 2015 21h29 | Ajouter un commentaire

Les écrans souples sont déjà une réalité. Le leader mondial de la technologie OLED, le coréen LG, a montré à quelques journalistes un prototype de télévision potentiellement enroulable, même si pour l’instant, elle ne se « plie » qu’à moitié.

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Le géant coréen LG (100.000 employés répartis dans 119 filiales à travers le monde) mise énormément sur l’OLED. L’entreprise, qui est l’une des plus gros producteurs d’écran au monde, commence à bien maîtriser cette technologie (5 ans d’expérience), au point de pouvoir désormais vendre en Belgique un modèle 55 pouces à 2.300€.

Cela reste très cher par rapport aux télévisions LED classiques, mais la différence de prix est justifiée par la qualité de l’image, inégalée (nous vous en avons déjà parlé).

Les noirs sont d’une profondeur incroyable car, comme l’a dit un responsable LG lors d’un point presse, « on peut éteindre les pixels« , alors que les systèmes traditionnels, pour faire simple, doivent « éclairer » un pixel noir (ce qui donne un résultat gris).

Mais l’OLED permet bien d’autres choses que des noirs profonds et des couleurs somptueuses. Il n’y a pas de rétroéclairage (car chaque pixel est allumé ou éteint selon la couleur à obtenir), donc l’épaisseur peut se réduire à la taille du pixel et à l’une ou l’autre couche servant à les maintenir et à transférer le courant.

verticOn enroule !

Du coup, pour l’instant, LG s’amuse à montrer à quoi il faut s’attendre en matière d’écran dans un futur de moins en moins lointain.

A Edegem, au siège de sa filiale belge, un des 4 prototypes de télévision « enroulable » a été présenté à la presse.

Le proto s’appelle « Wall Paper OLED », ou « papier peint OLED ». L’écran flexible, qui a été plié en partie devant nous, est maintenu au cadre de la télévision par des aimants.

S’il peut être plié, c’est parce qu’il ne mesure que 0,9 millimètre, un record absolu, et qu’il n’y a pas de « vitre » au-delà de l’écran, juste une couche de « plastique » souple qui maintient les OLED.

Inutile

Bien entendu, à l’heure actuelle, il faut encore embarquer des composants électroniques et des câbles, ce qui ne permet, du coup, de plier que la moitié de la télévision prototype qui nous a été présentée.

C’est donc de la poudre aux yeux (techniquement, ça ne sert à rien), mais cela montre l’étendue des possibilités de l’OLED.

Car cet écran de 0,9 mm a la même qualité d’image que les téléviseurs OLED vendus par LG.

LG a déjà investi 7,5 milliards de dollars dans cette technologie, et compte bien en récolter les fruits dans les années à venir.

Mathieu Tamigniau (Twitter: @mathieu_tam)

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HTC One A9: mon verdict après deux semaines de test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 novembre 2015 19h13 | Ajouter un commentaire

Présenté à la presse il y a quelques semaines, le HTC One A9 a fait l’objet d’un de mes tests plus approfondis. Pour la fiche technique détaillée, allez voir cette page officielle.

Le One A9 se place donc juste en dessous du flagship de HTC, le One M9. La preuve: il est plus petit (écran de 5″), son processeur est moins puissant (Snapdragon 617), sa mémoire embarquée moins impressionnante (16 Go de stockage et 2 Go de RAM), et son look moins premium.

Il coûte 599€ en Belgique.

 

Qualités: finition, capteur d’empreinte, Android 6, son

La finition et le design, comme souvent chez HTC, sont au rendez-vous. On a un bel appareil en métal brossé, avec un écran en 2,5D (qui ressort légèrement) offrant une excellente prise en main, même s’il glissera vite avec des mains moites. Le tout est très bien assemblé. Certains disent qu’il ressemble à l’iPhone 6S, et c’est assez vrai. Mais HTC, à bien regarder le design de la série One depuis quelques années, reste tout de même fidèle à lui-même.

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Le One A9 est équipé d’un capteur d’empreinte placé à l’avant, comme chez Samsung et Apple. Ce n’est pas la meilleure place ni la meilleure forme, selon moi (Huawei a mis un rond à l’arrière, au niveau de l’index), mais il a le mérite d’être rapide et performant. Le capteur fait également office de bouton d’accueil, comme sur l’iPhone.

Ce beau smartphone est équipé d’Android 6, la dernière version de l’OS de Google. C’est pas mal pour le mois de novembre 2015, sachant que certaines marques fabriquent encore des modèles avec Android 5. HTC y a ajouté une légère surcouche (Sense), qui est élégante et personnalisable avec de chouettes thème. Mais « Blinkfeed » (qui rassemble les actus en provenance de vos réseaux sociaux et de vos préférences) n’est pas très pratique à utiliser (on a trop d’infos, c’est impossible de les regrouper de manière lisible). Les widgets « Sense Home » sont par contre sympas: ils affichent vos applications les plus utilisées en fonction du lieu où vous vous trouvez: domicile, travail, sorties. Original et finalement pratique.

Autre qualité originale pour ce HTC: le son. Outre le fait qu’il gère les fichiers musicaux haute-résolution (cela concerne une niche d’audiophiles), le One A9 intègre un amplificateur permettant enfin de pouvoir pousser le son. Avec des petits écouteurs intra-auriculaires, c’est parfois essentiel dans un environnement bruyant, même s’il faut faire attention à ses oreilles. Notre test n’a cependant pas montré de prouesse comparé à d’autres smartphones.

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Défaut: prix, bords, couleurs de l’écran

Le premier défaut du A9 est son prix de 599€. Le LG G4 est passé sous la barre des 500€ et le Samsung Galaxy S6 se trouvent facilement à 599€ (32GB). La concurrence s’annonce donc acharnée, d’autant plus qu’Android 6, tant que les fonctions de paiement mobile et de gestion du capteur d’empreinte par les applications tierces ne seront pas accessibles chez nous ou utilisées par les développeurs, offre finalement peu de nouveautés. Or, les deux Coréens font de meilleures photos que le HTC One A9, sont plus grands et mieux équipés.

Ensuite, on pourra également reprocher la présence de bords importants à l’écran. Surtout dans le bas: HTC aurait du intégrer les trois touches tactiles de commandes sous l’écran (il y a de la place), au lieu de les rendre uniquement logicielle (les applications sont donc un peu tronquées et on perd de la place au niveau de la hauteur).

Quant à l’écran lui-même, on est en droit d’attendre mieux pour un smartphone haut-de-gamme à 600€. L’AMOLED permet des noirs profonds, mais les couleurs sont ternes, tirant vers le jaune. Cela manque aussi un peu de brillance. Peut-être une simple correction logicielle à faire, mais on est loin du Galaxy S6 de Samsung.

Conclusion

Comme beaucoup de smartphones dits « haut-de-gamme », le HTC One A9 n’a qu’un seul gros défaut: un prix important. Très élégant et bien assemblé, il est globalement très agréable à utiliser. Il aurait été un maître-achat s’il avait coûté 100€ de moins.

Mais à 599€, il ne parvient pas à justifier une telle différence de prix avec le milieu de gamme (pensez au Samsung Galaxy A5, 315€, ou même au nouvel HTC Desire 626, 299€), ou avec les autres ténors du haut-de-gamme dont les prix ont déjà baissé (Samsung Galaxy S6, LG G4).

Un très bon appareil, donc, mais un prix trop élevé. Espérons qu’il diminue déjà un peu pour les fêtes…

Qualités et défauts du nouveau Google Phone, le Nexus 5X

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 29 octobre 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

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Il y a quelques semaines, le Nexus 5X, l’un des derniers ‘Google Phone’, nous était présenté à Bruxelles juste après sa sortie.

Nous avons ensuite pu mettre la main sur le « petit » modèle, de 5,2″, développé à nouveau par LG, pour un test plus approfondi. Pour la partie technique, vous trouverez toutes les infos sur le site officiel de Google.

Voici notre avis final sur le premier smartphone équipé de la dernière version d’Android: 6.0 ou Marshmallow. Son prix de vente recommandé en Belgique est de 479€.

usbQualités: photo, empreinte, USB Type-C

Sans conteste, c’est la partie photo qui nous a le plus convaincus dans ce nouveau Google Phone signé LG. Le capteur de 12,3 MP fait des merveilles, surtout en plein jour, et notamment grâce au mode HDR+ qui gère parfaitement les contrastes et la balance des blancs. On reste cependant légèrement en deçà des ténors actuels (LG G4, Samsung S6), mais à 479€, c’est vraiment très bon.

C’est sans doute la plus grande amélioration dans le domaine du smartphone depuis de nombreuses années: la généralisation du capteur d’empreinte digitale va vraiment vous faciliter la vie. Il devient vite indispensable pour déverrouiller rapidement le smartphone, et dans quelques semaines/mois, les développeurs pourront mettre à jour leurs applications pour intégrer ce capteur afin de protéger certaines options. Android Pay permet déjà, par exemple, de payer une application sur le Google Play Store. Le Nexus 5X a eu la bonne idée de le placer à l’arrière, là où se pose naturellement notre index quand on prend l’appareil.

Quant à l’USB Type-C, c’est une bonne idée. Il ne faut plus faire attention au sens du port micro-USB que vous insérez dans le smartphone pour le recharger ou le relier à un ordinateur. C’est de l’USB 2.0 (le 3.0 existe mais pas sur le Nexus 5X), cependant, donc il n’y aura pas de miracle au niveau de la rapidité du transfert de données. Mais vous êtes prêts pour l’avenir (il ne reste plus qu’à recycler vos vieux câbles…).

Un petit mot tout de même sur Android 6.0, dont les principales nouveautés sont l’intégration logicielle du capteur d’empreinte, la meilleure gestion (comme iOS) des autorisations des applications (par exemple pour l’appareil photo, le calendrier ou les contacts), et un mode (Doze) permettant de réduire fortement l’usage de la batterie quand le téléphone est inactif durant 1h30 – mais on n’a pas remarqué de prouesses générales: vous tenez toute une journée, c’est déjà bien. Hélas, les nouveautés de l’assistant Google Now ne fonctionnent qu’en anglais: elles sont prometteuses mais nous n’avons pas pu les tester.

n3Défauts: pas de microSD, prix élevé, design bâclé

Du côté des défauts, on commence par un design pas très moderne. Du plastique mat qui ne donne pas l’impression d’une grande solidité, une finition moyenne au niveau des boutons (tout est en plastique), et un écran décevant au niveau de la luminosité, de la profondeur des noirs ou des couleurs (on est loin des AMOLED de la concurrence).

Il y a ensuite le prix, 479€. C’est assez cher pour le design et la finition, mais au niveau des performances et de l’appareil photo, c’est acceptable. La concurrence, comme les LG G4 et Samsung Galaxy S6, a baissé ses prix en quelques mois: ils tournent aux alentours de 550€. Autant dire que ça va être dur de les vendre…

Enfin, l’absence de port pour carte mémoire microSD est décevante: l’une des belles nouveautés d’Android 6, c’est la capacité de fusionner mémoire interne et mémoire de la microSD, ce qui est très intéressant pour les applications volumineuses (et elles le sont de plus en plus), mais également pour le prix au Go (une carte de 64 Go se trouve à 20€ sur Amazon).

letstConclusion

Peut mieux faire… A 479€, le Nexus 5X est un smartphone performant tournant sous un OS tout neuf (assez vierge car il n’y a pas de surcouche du constructeur), mais le design et quelques petits défauts nous font dire que le rapport qualité/prix n’est pas terrible.

Il est destiné avant tout aux fans d’Android et des Nexus, des appareils destinés à la base aux développeurs, mais que Google essaie de populariser. Hélas, à 479€, la mission s’annonce délicate.

Proximus TV envoie gratuitement de nouveaux décodeurs et métamorphose leur interface

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 22 octobre 2015 11h55 | Ajouter un commentaire

Pour rattraper une « box évasion » moderne du coté chez Voo, Proximus devait revoir entièrement la copie de l’interface de son décodeur TV. Nouveau design, nouvelle navigation, nouvelles options: elle est plus complète et sera disponible également sur tablette. Bonne nouvelle: ceux qui ont un ancien décodeur vont être contactés pour se faire envoyer une nouvelle version, gratuitement, par la poste !

Proximus ne chôme pas depuis l’arrivée de Dominique Leroy à la tête du groupe. Nouveau nom, nouveaux produits, nouvelles stratégies… elle a métamorphosé un Belgacom parfois poussiéreux.

Une transformation qui se traduit par une nouvelle interface pour l’un des produits phares du groupe: le décodeur de Proximus TV. Pour les dix ans du lancement de l’offre télévisée de Belgacom, il était temps de revoir en profondeur une interface vieillotte datant d’environ six ans !

« C’est une refonte complète plutôt qu’une évolution« , nous a expliqué Kim Wery, le responsable d’une nouvelle petite équipe chargée de développer les interfaces du décodeur (et de la SwipeBox dont on vous parlait récemment).

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Le nouvel écran d’accueil

Design en nette amélioration

Ce qui nous a frappés en premier lieu lors de notre test de la nouvelle interface au QG de Proximus, c’est le design et l’ergonomie de cette nouvelle interface, enfin en raccord avec son temps.

Voo et sa nouvelle « box évasion » avaient mis la barre assez haute il y a quelques mois, même s’il s’agit d’un décodeur différent et un peu plus cher que le Voocorder de base – alors que Proximus va mettre à jours tous les décodeurs (voir plus bas). Il était donc temps que l’opérateur historique réagisse. C’est chose faite: la nouvelle interface n’a rien à voir avec l’ancienne.

Tout d’abord, lorsqu’on allume son décodeur, on arrive sur l’écran d’accueil et non sur la dernière chaîne regardée (celle-ci apparait tout de même en vignette centrale, avec la diffusion du contenu). Rassurez-vous, au bout de 10 secondes, « pour ne pas perturber ceux qui veulent juste regarder la TV« , le live de la chaîne repasse automatiquement en plein écran.

Au niveau des graphismes, c’est nettement plus modernes: il y a beaucoup plus de grandes images et d’icônes au lieu de texte, c’est très visuel. Et avouons-le, bien pensé et agréable à regarder et à parcourir (surtout comparé à la version actuelle…). A certains égards, sans doute liés à la couleur bleue, on dirait l’interface d’une PlayStation 4.

Deux étages, une croix

C’est aussi au niveau de la navigation que l’expérience utilisateur a été complètement repensée. Les options les plus consultées sont nettement mieux intégrées et mises en avant.

On passe à une navigation « en croix » assez classique. « Il y a deux lignes de navigation« , et des colonnes pour agir sur les options sélectionnées. Assez intuitif.

L’écran d’accueil, celui sur lequel vous arrivez en allumant le décodeur, est sobre mais très complet: la ligne supérieure rassemble trois éléments qui ont plusieurs vignettes chacun. Au centre, c’est le live (télévision): ce qui est diffusé en ce moment sur les chaînes ; si on va vers la gauche, on affiche les enregistrements disponibles, les locations en cours, l’application Netflix ou le contenu gratuit (ma bibliothèque); si on va vers la droite, on arrive à la boutique (shop), pour louer des films ou s’abonner à des bouquets.

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Le guide TV

Un guide TV plus rapide et intuitif

Le guide TV est souvent consulté par les utilisateurs. Jusqu’alors, il était assez lent, avec uniquement du texte et une navigation lente.

Il a été complètement revu, lui aussi. Plus rapide, il jouit parfaitement de la navigation en croix du menu général. On passe à gauche (pour aller dans le passé sélectionner des programmes disponibles en TV Replay) ou à droite (pour aller programmer un enregistrement futur) de la liste verticale de chaînes (voir photos).

La chaîne en cours de visionnage continue à fonctionner en direct dans sa vignette, ou passe enPiP (Picture in Picture, image par-dessus l’image) en haut à droite de l’écran si vous regardez la programmation d’une autre chaîne.

Une expérience qui semble à des années lumières du guide TV actuel.


Quelques petites nouveautés intéressantes

Parmi les autres nouveautés intéressantes, nous avons découvert une recherche transversaleintéressante. « Lorsqu’on tape un critère de recherche comme Brad Pitt, on a les résultats pour la VOD (location payante de films) mais aussi pour les programmes TV en cours ou à venir« , nous a expliqué Kim Wery. Il nous a confié qu’à l’avenir, d’autres types de résultats, parmi les enregistrements effectués ou les films/séries de Netflix par exemple, pourraient être ajoutés à cette liste. On aurait alors la possibilité de taper un mot-clé (« horreur », « romance », « johnny depp », etc), et on choisirait entre de nombreuses possibilités. La TV du futur…inter004

La VOD (location payante à la demande, qui rapporte pas mal d’argent à Proximus) a également été revue et corrigée. Les menus et les catégories sont nettement plus conviviaux et plus visuels. Il y a davantage de classements (les plus populaires, les plus récents à l’intérieur d’une catégorie, etc) pour trouver ce que vous cherchez. Quant au film, les différentes versions (HD, sous-titré, français, etc) sont rassemblées sous un même titre, et ne sont plus des items différents.inter007

Il y a enfin cette histoire d’enregistrement dans le cloud. Il existe deux versions de décodeurs Proximus V5: une avec, et l’autre sans disque dur intégré pour l’enregistrement du contenu des chaînes. Que vous ayez l’un ou l’autre, il est déjà possible « même si votre disque dur est rempli, d’enregistrer des programmes dans le cloud de manière pratiquement illimitée (environ 400 heures): ils restent disponibles durant 60 jours« , puis s’effacent progressivement.


Proximus TV sur votre tablette ou votre smartphone !

Proximus a vraiment bossé durant un an pour sa nouvelle interface: il a même prévu une version pratiquement identique pour une application qui remplacera l’actuelle « TV Partout » sur iOS, Android et Windows Phone (avec moins d’options dans un premier temps pour cette dernière).inter002

La démo sur l’iPad était assez convaincante. On retrouve la nouvelle interface de Proximus TV sur la tablette, et on peut regarder des chaînes (une grande partie mais pas toutes) en direct, pour peu qu’on ait un pack NET + TV récent (et pas un vieux pack qu’on n’a pas encore mis à jour). « Cinq appareils par compte MyProximus peuvent y avoir accès, mais ils ne peuvent pas tous regarder le même programme en même temps…« .

Par contre, pas d’accès aux enregistrements « Techniquement, on pourrait aussi regarder les enregistrements et louer des films, mais pour des raisons règlementaires envers Google et Apple, on ne peut pas le faire sans devoir passer à la caisse« .

Il est possible de parcourir le guide TV, les enregistrements ou la VOD, et de le diffuser sur l’un ou l’autre décodeur de la maison. Un simple glissé-déposé du doigt et l’affaire est faite.

L’application peut également faire office de télécommande virtuelle (et donc de clavier pour la recherche !).


Bientôt votre nouveau décodeur… par Bpost

Dernière information importante: cette nouvelle interface ne fonctionne que sur les décodeurs les plus récents (V4 et V5).

« Mais Proximus veut que tous ses clients puissent y avoir accès: on va donc lancer une phase d’échange de décodeur, sans devoir se rendre dans une boutique Proximus. Les clients ayant des anciens modèles non compatibles vont être contactés par SMS. Un contrat a été signé avec Bpost pour envoyer les nouveaux décodeurs aux clients« , nous a expliqué pour sa part Haroun Fenaux, porte-parole de l’opérateur, qui va devoir en envoyer environ 500.000. Grosse dépense en vue…

La nouvelle interface sera déployée progressivement à partir de la mi-octobre, d’abord sur les nouveaux décodeurs. D’après nos informations, début 2016, tout le monde devrait avoir reçu la mise-à-jour ou le nouveau décodeur.





 

Huawei Mate S: notre verdict après deux semaines d’utilisation

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 24 septembre 2015 12h52 | Ajouter un commentaire

Vous savez déjà tout, ou presque, sur le Huawei Mate S (du moins si vous avez lu notre compte-rendu et nos premières impressions après la conférence de presse en marge de l’IFA).

Vu que le constructeur chinois avait pris la peine de fournir un exemplaire de test à tous les journalistes présents à sa conférence, nous sommes déjà en mesure de vous dire si le nouveau flagship de Huawei, dont le prix a grimpé à 649€, tient ses promesses.

Voici ce qui nous a le plus frappé, par ordre d’importance :

mateS0051. Un design très réussi

En à peine deux ans, le chinois s’est défait de son image « bas de gamme » en proposant des modèles à la finition toujours meilleure. Le Mate S est l’aboutissement du travail de Huawei au niveau du design.

Il est à la fois sobre et élégant, et a sa propre identité grâce à la face avant: l’écran en verre très résistant aux égratignures est légèrement en relief, mais les angles sont biseautés, tout comme le cerclage en métal. Du plus bel effet.

L’arrière est légèrement courbé, et les arêtes sont à nouveau biseautées, ce qui confère une excellente prise en main. Après deux semaines d’utilisation soigneuse (mais sans aucune protection), l’appareil est comme neuf.

Du bon travail de Huawei.

2mateS003. Un capteur d’empreintes parfait

Verrouiller son smartphone est devenu pratiquement indispensable, à l’heure où il est devenu un assistant virtuel contenant une partie de notre vie privée et professionnelle. Ce verrouillage permet également de le localiser et d’effacer le contenu à distance en cas de vol.

Mais le revers de la médaille, c’est qu’il faut le déverrouiller plusieurs fois par jour pour l’utiliser. Chez certains, c’est une opération qui se fait plusieurs dizaines de fois quotidiennement. Dès lors, si dessiner le schéma ou introduire le code de 4 chiffres vous agace (et c’est normal…), le lecteur d’empreinte digitale intelligemment situé au dos du Mate S mérite à lui seul l’achat du smartphone.

Si on l’aime tant, c’est tout simplement parce qu’il fonctionne parfaitement. Il suffit de le prendre en plaçant le doigt sur le capteur (c’est assez intuitif) pour qu’il se déverrouille instantanément. On ne se rend même pas compte qu’il était verrouillé et surtout, il n’y a pas de geste à faire: sur un Samsung Galaxy S6, un iPhone (de 5S  à 6S) ou un OnePlus 2, il faut prendre la peine de déposer le pouce au niveau du bouton d’accueil (dans le bas du téléphone) pour que le déverrouillage se fasse.

Ça semble anodin sur le papier, mais au jour le jour, c’est terriblement pratique.

Ce capteur sert aussi à faire défiler les photos d’une galerie, mais c’est plus accessoire. Ça permet de montrer plusieurs photos à tout le monde sans devoir passer son gros pouce sur l’écran toutes les secondes.

mateS0023. Des photos trop moyennes

Le gros point faible du Mate S est sans conteste la partie photo. On est clairement sur de la technologie moyen-de-gamme, le capteur stabilisé de 13 MP étant relativement décevant.

En plein jour, pas de souci, même s’il y a un certain manque de définition, de netteté. Mais dès que la lumière diminue, ça ne va plus. Le niveau de détails diminue encore et le bruit de l’image (une sorte de bouillie de pixels) augmente. Difficilement admissible pour un smartphone (au prix) haut-de-gamme de 2015…

Un défaut en partie comblé par un capteur frontal renforcé pour de plus beaux selfies: 8 MP et un flash (très léger) dès qu’il fait plus sombre.


mateS0064. Une excellente réception réseau

Certains se plaignent que la partie Wi-Fi du Mate S ait fait l’impasse sur la norme  802.11ac (et donc sur la bande 5 GHz de certains modems/routeurs). Le grand public sait à peine de quoi il s’agit et au jour le jour, le « simple » Wi-Fi suffit.

En revanche, nous avons remarqué après deux semaines d’utilisation que la partie réseau GSM était excellente. Dans de nombreux endroits où la plupart des smartphones que nous essayons peinent à accrocher de la 3G/4G, le Mate S les coiffe tout sur le poteau, avec une réception largement meilleure.

II s’agit bien entendu d’une impression, et non d’un test technique détaillé. Mais sur la petite dizaine de smartphones haut-de-gamme qu’on essaie par an, le Mate S s’est vraiment distingué dans des sous-sols ou dans des zones plus isolées.

Cette qualité est peut-être due à l’activité principale de Huawei, une entreprise qui fournit depuis longtemps (et aujourd’hui encore) du matériel de télécommunication de pointe à des nombreux fournisseurs (antennes-relais, serveurs, etc).

Conclusion

Design, capteur d’empreinte pratiquement révolutionnaire, excellente réception des réseaux, autonomie décente (grâce à la possibilité de couper facilement les applications énergivores), interface classique (Emotion UI 3.1, la surcouche d’Android 5.1.1, est plutôt agréable à utiliser) ; le Mate S de Huawei n’a qu’un défaut: des photos de qualité trop moyenne.

S’il avait coûté un peu moins cher, le Mate S aurait été un best-seller.

Mais vendu à partir de 649€ pour la version 3 Go de RAM et 32 Go de stockage (la seule disponible actuellement en précommande avec un délai de 4 à 5 semaines sur la boutique officielle de la marque), ce nouveau flagship joue dans la cour des grands.

Samsung ayant baissé le prix de son excellent Galaxy S6, tout comme LG avec son G4, la partie s’annonce compliquée pour Huawei.

Sans parler d’un certain Sony Xperia Z5 Compact, vendu 599€, étanche, avec un appareil photo 23 MP et un capteur d’empreinte digital sur la tranche… Il pourrait jouer les challengers dans le haut du panier.

Voici LA tendance du plus grand salon des nouvelles technologies

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique , le 7 septembre 2015 07h29 | Ajouter un commentaire

A côté des télévisions OLED, des smartphones et autres smartwatches, une vraie révolution est en cours : celle de l’Internet des Appareils (IoT). Samsung, leader européen de l’électronique grand public, ne compte pas louper le train, qu’il estime être « une source de croissance pour les cinq prochaines années ». Il en est même l’un des principaux acteurs. J’ai assisté à la conférence de presse du géant coréen, début septembre à l’IFA de Berlin.

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Cela fait plus d’un an que Samsung travaille d’arrache pied pour ne pas rater le train du fameux « Internet of Things » (IoT). Il s’agit de LA technologie dont on va énormément parler dans les années à venir. On estime que le marché générera 1.000 milliards de dollars d’ici 2020… Elle se base sur le principe que n’importe quel objet de notre vie quotidienne, que ce soit à la maison, au travail ou en déplacement, peut très facilement être connecté au réseau, et donc à internet. C’est pour ça qu’on parle de l’Internet des Appareils, s’il fallait traduire le concept.

Il y a deux intérêts principaux à connecter les objets : les rendre facilement contrôlables à distance avec des applications pour smartphone, tablette ou via un site web ; et les faire communiquer entre eux. Plusieurs écueils freinent le développement de cette technologie, le premier étant la multiplicité des « normes » pour que ces appareils se connectent au réseau, et a priori pour qu’ils puissent communiquer entre eux. Cette coexistence de plusieurs protocoles nous oblige actuellement à avoir autant d’applications et de petits boitiers à connecter au routeur (dans les cas les plus fâcheux, comme le système de lumières Hue de Philips, mais pas pour le Nest, par exemple) qu’on possède d’appareils connectés.

Pour prendre un exemple, Apple et son HomeKit sont également en train de pousser une « norme » pour que les iPhone, iPad et Watch puissent centraliser le contrôle de plusieurs appareils connectés.

L'application et le Hub de "Samsung SmartThings"

L’application et le Hub de « Samsung SmartThings »


Le HUB de Samsung

Mais en présentant son nouveau « Hub », Samsung, avec sa grande force de persuasion, ses dizaines d’appareils déjà connectés et son influence indéniable sur le marché des nouvelles technologies, a jeté un gros pavé dans la mare. Ce Hub est un simple boitier que vous allez relier à votre modem, chez vous. Il servira de plaque tournant pour tous les objets connectés que votre maison pourrait contenir. On a appris ce jeudi à l’IFA de Berlin qu’il a perdu du poids depuis le premier modèle mis au point par Smart Things, une start-up américaine rachetée l’an dernier par Samsung dans le but d’intégrer la série d’objets connectés qu’elle avait déjà mis au point. On vous en a déjà parlé il y a quelques mois dans cet article.

Il est donc moins encombrant, mais intègre tout de même une batterie : en cas de coupure de courant (jusque 10 heures), le Hub pourra continuer à fonctionner et contrôler tous vos appareils connectés.

Quels appareils seront contrôlés par le Hub de Samsung ?

Mais de quel genre d’appareils parle-t-on, finalement ? Ceux de Samsung, forcément (TV, caméra, smartphone, enceinte, four, frigo, machine à laver, etc…), mais également les capteurs de Smart Things (présence, ouverture de porte, humidité, caméras). Heureusement, ça n’est pas tout. Samsung va user de toute son influence (et le fait déjà depuis quelque temps) pour que son Hub puisse aussi communiquer avec d’autres marques, comme c’est déjà le cas avec les ampoules de Philips, les caméras de Belkin, les serrures connectées de Yale, etc… (voir la liste ici).

Les responsables l’ont reconnu volontiers : « L’ouverture (aux autres appareils) est indispensable » pour garantir le succès de cette nouvelle plateforme. C’est pourquoi le logo et la mention « Works With Smart Things » ont été créés, et apposés déjà sur de nombreux produits.

Quelques exemples d'appareils contrôlables par le Hub.

Quelques exemples d’appareils contrôlables par le Hub.

Une seule application

L’autre écueil dont on parlait, c’est la multiplication des applications. Avec son Hub, Samsung a également mis au point une application (Smart Things) centralisant toutes les autres. La partieSmart Home Monitor assurera « le contrôle et l’accès unifiés contre l’intrusion, la fumée, le feu, les fuites, les inondations et bien d’autres problèmes domestiques courants, en fournissant des notifications en temps réel et des clips vidéo à partir de caméras multiples« . Contrôle des serrures connectées de Yale, des caméras réseau, des détecteurs de Smart Things, etc.

Il y a également d’autres parties pour la musique (les enceintes connectées, la TV, etc), par exemple.

L’application vient d’être mise à jour et le Royaume pourra s’offrir des kits, à compléter par d’autres appareils (et d’autres marques) qui sont « Works With Smart Things »…

Le nom Smart Things demeure

Alors que Samsung nous avait dit que Smart Things allait être digéré, il n’en est rien. La marque demeure attachée à sa technologie. Le nom du Hub est d’ailleurs : « Samsung Smart Things Hub », tandis que son patron, Alex Hawkinson, était sur scène à Berlin pour parler des nouveautés de son entreprise qui « fait partie de la famille Samsung« .

C’est plutôt une bonne nouvelle : cela signifie que ceux qui ont eu les bonnes idées en fondant Smart Things sont toujours là, et prennent toujours certaines décisions.

Conclusion

Samsung fait un (petit) pas de plus vers la SmartHome, la fameuse maison connectée. Certes, on ne verra rien en Europe avant « le courant de l’année 2016« , même si la Grande-Bretagne a droit à la primeur cet automne, après les Etats-Unis où la solution existe déjà. Mais les jalons sont posés, et on peut voir vers où l’on va : une maison dont tous les appareils seront connectés, de la TV (c’est déjà le cas) au frigo, en passant par la machine à laver et les systèmes de surveillance.

Le gros avantage de voir Samsung intervenir, c’est la présence et la disponibilité des produits dans nos rayons. C’est aussi l’assurance que de lourds investissements vont être faits, car « les 5 prochaines années » seront celles de l’IoT (Internet of Things, soit la connexion de tous nos appareils au réseau) pour Samsung, nous a promis W.P.Hong, responsable mondial du marketing pour Samsung Electronics.

Et vu la pénétration déjà profonde de Samsung dans nos foyers, on devrait en entendre parler très bientôt. Pas convaincu ? « Chaque année, Samsung vend plus de 300 millions de produits à des consommateurs européens. Aujourd’hui, plus de 85 millions d’Européens utilisent nos produits à domicile et, de plus en plus souvent, au travail. Aucune organisation n’est mieux placée pour s’assurer que la révolution industrielle en cours » se poursuive, a-t-il ajouté.

On est fort tenté de le croire…