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Vous quittez l’Europe cet hiver ? N’oubliez pas cette prise !

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 12 décembre 2014 11h01 | Ajouter un commentaire

Qui ne s’est jamais retrouvé sans batterie cause d’une différence de prise à l’étranger ? La plupart des touristes ou des travailleurs se déplaçant régulièrement. Pour ceux-là, on a la solution…

Vous quittez l'Europe cet hiver ? N'oubliez pas cette prise !

Tous ceux qui ont déjà quitté le continent européen ont déjà fait ce désagréable constat: le monde entier ne s’est pas entendu pour uniformiser les prises de courant. Royaume-Uni et Etats-Unis, pour ne prendre que ces deux destinations connues des touristes, utilisent leur propre format de prise. Trois pattes épaisses pour les premiers, deux petites pattes pour les seconds.

Ces différences avec l’Europe sont très peu pratiques, et bien souvent, un adaptateur est la dernière chose qu’on songe à mettre dans ses bagages. Du coup, arrivé à destination, et parfois même à l’aéroport ou à l’hôtel, on passe à la caisse.

Ces deux établissements ont la malhonnêteté de profiter de votre distraction ou de votre ignorance, pour gonfler les prix. A New-York, dans un bel hôtel, il vous en coutera facilement 25$ pour un simple adaptateur Europe -> USA.

 

Dans 150 pays…

Skross, un fabricant suisse, a eu l’intelligence de sortir un adaptateur universel, qui fonctionne « dans plus de 150 pays dans le monde ». De quoi voyager sans stress.

Ce « World Adapter Pro+ USB » est construit intelligemment: il suffit de faire clisser les pattes dont vous avez besoin pour l’utiliser dans le pays correspondant. Les six fiches différentes supportent une puissance maximale de 2.500 W.

De plus, comme son nom l’indique, il permet de fixer un petit adaptateur supplémentaire pour un faire un double chargeur USB, de quoi s’occuper d’un smartphone et d’une tablette en même temps, par exemple.

Son prix indicatif est de 20€, mais on vous déconseille de l’acheter dans un aéroport ou un hôtel.

Epson EcoTank: l’imprimante qu’on devrait tous acheter, mais on ne le fera pas…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 8 décembre 2014 12h14 | Ajouter un commentaire

Le fabricant japonais Epson a volontairement fixé un prix très élevé pour sa nouvelle imprimante qui utilise des récipients rechargeables à l’aide de bidon d’encre bon marché. On a tenté de comprendre pour quelles raisons le grand public va sans doute passer à côté d’un produit qui devrait pourtant remplacer toutes nos imprimantes…

Le petit monde de l’impression sur papier n’est pas forcément le plus remuant et le plus innovant. Et pourtant, depuis des dizaines d’années, la plupart des ménages se doit d’en posséder une. Pour imprimer un billet d’avion ou une recette, pour les devoirs des enfants, pour l’envoi d’un colis, etc…

Et il est probable que, au regard de votre faible usage (« quelques pages par mois »), vous ayez opté pour une solution bon marché: une imprimante jet d’encre couleur à 50€ environ, que l’on branche quand on en a besoin. Les plus à la pointe d’entre vous, ou ceux qui consomment davantage, ont sans doute opté pour un modèle « laser » équipé du Wi-Fi (environ 100€), qui permet d’imprimer plus sans changer de cartouche, et sans devoir relier le câble USB.

Vous pensez tous faire, plus ou moins, une bonne affaire. Et bien détrompez-vous…

 

Les consommables, un gouffre financier

Car, vous l’avez remarqué, quand il s’agit de remplacer ses cartouches, on tire souvent une drôle de tête. « 15€ pour un petit bout de plastique rempli d’encre ? », « 40€ pour un toner (imprimante laser) qui promet 1.000 pages mais n’en fait que 400? ». Bref, on a l’impression de se faire avoir. Et la vérité n’est pas loin.

Beaucoup de constructeurs ont volontairement baissé le prix des imprimantes (qui, sans doute, à frôler la perte), sachant qu’ils allaient très bien gagner leur vie sur les consommables, ces précieuses cartouches d’encre. Et comme les gens n’ont pas le choix, et que certains commencent à avoir une conscience écologique qui les empêche de se débarrasser d’un appareil en parfait état de marche, ils passent à la caisse, et hurlent sur les enfants qui impriment une photo.

 

Des réservoirs et des bidons, tout simplement

Epson ne se cache pas: le constructeur japonais, dont les imprimantes et les projecteurs représentent le marché principal, vend aussi des modèles à (très) bas prix, se rattrapant sur les cartouches.

Mais si on évoque ce fabricant, c’est parce qu’il a un sacré lapin dans son chapeau. Son système « EcoTank » pourrait vous faire gagner beaucoup d’argent. Il est pourtant d’une simplicité étonnante.

Au lieu d’avoir des cartouches, il y a des réservoirs. Et au lieu d’aller acheter de nouvelles cartouches, vous les remplissez avec les bidons fournis (un bleu, un rouge, un jaune et un noir). « De quoi tenir au moins deux ans pour un ménage avec une consommation normale », nous a expliqué Dominic Schouterden, un des managers d’Epson Belux, lors d’un point presse en banlieue bruxelloise.

Pour être concret, vous pourrez imprimer 4.000 pages en noir, 6.500 pages en couleur. Et après deux ans, pour tout remplir, il suffit d’acheter des bidons à 10€ pièce.
Selon le communiqué de presse d’Epson, cela équivaut à une économie de 65% par rapport aux traditionnelles cartouches.

 

Il y a un mais…

En voilà une bonne nouvelle. On va tous pouvoir faire des économies, alors ? Non, hélas, car les deux modèles d’imprimantes présentés (la L355, avec un simple scanner par-dessus, et la L555, avec fax et avaleur supplémentaires) sont très chers. 299€ pour le petit modèle, 399€ pour le grand. « Un investissement rentabilisé très rapidement à partir de 100 pages par mois, et qui est écologique: pas de cartouches à recycler, pas de trajet au magasin, etc« , selon Epson.

Mais ces arguments vont-il suffire pour vous convaincre à passer à la caisse ? Pas sûr… D’autant qu’il faudra les trouver, ces imprimantes. « On va les mettre dans les magasins spécialisés, comme Selexion, pour que les vendeurs puissent prendre la peine d’expliquer la différence de prix ».

 

Des copies-conformes

Car en effet, ces imprimantes sont des copies-conformes des modèles à bas prix d’Epson. Ce qui ne plaidera pas à leur faveur dans les rayons…

« Si le client voit une imprimante à 50€ et une à 299€, dont la seule différence visible est le réservoir d’encre et les bidons, on sait laquelle il va acheter », a directement avoué M. Schouterden. Il a sans doute raison: même si vous savez qu’après quelques centaines de pages, vous êtes gagnant, il est difficile de débourser 300€ pour une « bête » imprimante. A la limite, le modèle avec fax et avaleur a plus de chance de réussir, car il se rapproche d’un « multifonction » haut-de-gamme.

 

Pas plus cher à fabriquer !

Epson a été honnête: l’imprimante avec bidon ne coûte pas plus cher à produire que celle avec les cartouches. La technologie est globalement la même, et d’ailleurs, après l’avoir examinée à la rédaction durant quelques jours, le fonctionnement est identique, tout comme la qualité d’image (d’ailleurs relativement moyenne si on regarde de près).

Au lieu d’avoir un rac de cartouches fermées à usage unique, c’est un rac des cartouches reliées à des réservoirs disposés sur le côté, et que l’on remplit dès qu’ils sont vides.

 

De l’auto-concurrence

Mais alors, pourquoi cette imprimante coute-t-elle 6 fois plus cher ? C’est une question de stratégie, tout bêtement. Epson ne peut pas se tirer une balle dans le pied en proposant un produit qui concurrencerait, voire anéantirait immédiatement, les ventes de ses autres propres produits. Du coup, il le vend nettement plus cher.

Cela vaut pour les petites imprimantes pour particuliers, les moyennes pour les PME et les grosses pour les entreprises, ces dernières ayant d’immenses réservoirs d’encre.

 

Epson est prêt…

Mais alors, si les petites cartouches traditionnelles d’Epson rapportent plus, pourquoi mettre au point une technologie qui risque de bouleverser le marché ?

La première réponse que l’on a pu déduire de la conférence de presse, c’est qu’Epson est prêt au cas où la concurrence propose ce genre de produit. Et c’est lui qui l’a inventé, donc il gardera sans doute un coup d’avance. Mouais, sans doute

L’autre réponse, et celle-là est plus une devinette, c’est que HP détient 50% du marché belge, et Canon 25%, tout comme Epson. Ces petits bidons seraient, à notre avis, un sacrément bon moyen de faire voler en éclat un marché qu’il ne domine clairement pas. Et pour cause : Epson a « boudé » la Belgique durant quelques années, quand il a fallu inclure une taxe Reprobel dans chaque imprimante vendue.

Qui sait si le Japonais ne prépare pas une grosse offensive ? En tout cas, elle serait payante, soutenue par une bonne campagne publicitaire.

Terminons sur une notre positive, de la bouche d’un des managers d’Epson: « Si le marché évolue, si la concurrence fait la même chose, les prix pourraient baisser« . On n’attend que ça.

HTC Desire 816: une bonne phablette à moins de 300€

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 24 octobre 2014 12h01 | Ajouter un commentaire

Le taïwannais investi dans le segment du milieu de gamme avec une bonne phablette que l’on trouvé déjà à moins de 300€ sur le web. En vaut-elle la peine ?

Quand on pense à HTC, on voit le magnifique One (M8), un smartphone haut-de-gamme en métal brossé et aux bonnes performances.

Mais comme nous l’avait confié le responsable de HTC pour la Belgique et le Luxembourg, il y a du nouveau dans le rayon milieu de gamme du constructeur taïwanais.

Car les chiffres le confirment: les gens achètent de plus en plus de téléphone entre 200 et 300 euros.

D’où la sortie du Desire 816, une phablette de 5,5 pouces (14 cm) avec un cadre en plastique brillant, que l’on trouve déjà à 300€ environ sur le web.

 

Où sont faites les économies ?

On est donc très loin des 600 € du One, et il y a forcément quelques concessions qui sont faites:

La finition, bien entendu, puisqu’on est sur du plastique de base, qui confère un look très « moyen de gamme ». De plus, et c’est ennuyeux, le bouton de verrouillage/déverrouillage est situé tout en haut sur la tranche gauche. Impossible de l’atteindre facilement de la main droite.

La taille est également importante. Il y a de fameux bords au-dessus et en dessous de l’écran. Il a la même taille que le LG G3, mais le cadre encombrant étant nettement plus grand, il parait gigantesque à côté.

La mémoire interne est limitée à 8 GB, ce qui est parfois limite pour ceux qui installent beaucoup d’applications, la plupart d’entre elles ne pouvant pas fonctionner sur la carte microSD.

Enfin, la définition de l’écran est limitée à 1280 x 720 pixels, ce n’est donc pas le Full HD des modèles plus chers. Mais à l’œil nu, honnêtement, ça ne se remarque pas trop, car les écrans de HTC ont toujours été de très bonne qualité, très agréables à regarder et à toucher.

 

Conclusion

Ces petites « économies » faites par HTC pour proposer un bon produit à moins de 300€ ne vous effraient pas ?

Alors si vous cherchez un grand téléphone rapide et réactif (Snapdragon Quad Core 1,6 GHz), qui fait des bonnes photos (13 MP) et qui embarque l’excellente surcouche HTC Sense (avec notamment l’écran BlinkFeed qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent sans devoir lancer d’application), le Desire 816 est l’objet idéal, à moins 300 € sur Amazon.

Si c’est encore trop cher pour vous, sachez qu’il faut passer aux constructeurs chinois. Mais vous serez sans doute déçus par la différence de finition et de surcouche Android, pratiquement inexistante, alors que vous n’économiserez qu’une cinquantaine d’euros.

 

Nikon S6900: un appareil photo spécial « selfie » a-t-il du sens ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 8 octobre 2014 20h37 | Ajouter un commentaire

Il joue dans la cour des très grands avec des reflex pour professionnels, mais Nikon a besoin de vendre et de toucher une clientèle plus jeune et moins fortunée. D’où l’intérêt de ce dernier appareil photo compact, le S6900, que l’on peut tout-à-fait qualifier de « spécial selfie ».

Le célèbre constructeur japonais d’appareil photo, Nikon, n’est pas spécialement à la fête depuis l’avènement des smartphones, qui prennent des photos de plus en plus convenables.

Il n’est pas faux de dire que les meilleurs modèles remplacent aisément les appareils photos compacts entrée de gamme. Certes, il leur manquera toujours un zoom physique pour concurrencer la photographie classique. Mais le fait qu’on ait toujours son smartphone à portée de main, et qu’il y ait toutes les applications derrière pour éditer et partager les photos, est un plus indéniable.

Un plus qui est en train de couler un marché, lentement mais sûrement. « On constate des baisses des ventes au niveau belge de 26% sur les compacts. Les reflex sont également en baisse. Quant aux hybrides (les compacts à objectifs interchangeables), c’est un marché difficile en Europe« , nous a confié Laetitia Henry de Frahan, product manager chez Nikon Belux.

 

Qui veut des (beaux) selfies ?

Pour « élargir sa gamme » et essayer de « conquérir un public plus jeune« , Nikon vient de sortir le S6900, un appareil photo compact spécial selfie, des autoportraits très à la mode qu’il est inutile de définir. Le constructeur a même lancé un concours de selfie sur sa page Facebook.

Il est donc forcément un peu spécial, car l’idée est de prendre des (belles) photos de soi et non de paysage (même s’il sait le faire aussi correctement).

L’appareil photo est donc équipé d’un écran tactile amovible, que l’on peut bien entendu orienter dans tous les sens, de telle manière à voir la photo que l’on va prendre à bout de bras.

Il y a également un bouton déclencheur en façade, l’idée étant d’appuyer dessus avec le pouce alors que vous tenez l’appareil d’une main.

 

Un peu plus loin

C’est la base pour réussir un bon selfie sans faire trembler l’appareil. Mais heureusement, Nikon a été un peu plus loin, en incorporant un petit trépied pour déposer l’appareil et déclencher à distance. Comment ? Grâce à la reconnaissance de mouvement. Si vous passez la main dans un coin de l’écran, même à deux mètres de distance, un minuteur va se déclencher pour prendre la photo quand vous serez prêt.

Si ça ne vous suffit pas, il y a également l’application WMU (pour Wireless Mobile Utility) de Nikon, disponible pour Android et iPhone. Elle permet, à distance à partir de votre smartphone, de cadrer, zoomer et prendre une photo avec le S6900 (et bien d’autres appareils de la gamme, par ailleurs). Cette application permet également de transférer rapidement une photo vers le smartphone, pour la retoucher et/ou la partager immédiatement.

Ajoutez à cela quelques effets et décoration de photos intégrés dans l’interface minimaliste de l’appareil, et vous avez le compact idéal pour une jeune génération qui n’a pas forcément les moyens de s’offrir les smartphones haut-de-gamme, les seuls qui permettent de prendre jolis selfies.

 

Conclusion

Sans être révolutionnaire, le S6900, l’appareil photo le plus « selfie » que Nikon n’ai jamais mis sur le marché, a quelques bonnes idées pour convaincre. Notamment le trépied et le bouton en façade.

Sa connectivité (Wi-Fi et NFC) permet de le relier directement à un smartphone pour partager son selfie (car c’est un peu le but du jeu) sur les réseaux sociaux.

Certains diront qu’avec les 229€ que coute cet appareil, il vaudrait mieux s’acheter un meilleur smartphone. Ils ont en partie raison, mais le S6900 a un zoom 12x, lui…

 

Alors au final, un appareil photo spécial selfie a-t-il du sens en 2014 ?

Oui, car vous ferez de plus beaux selfies que la plupart de vos amis Facebook. Et que vus les prix des smartphones haut-de-gamme capables de faire de belles photos, 229€, ça n’est pas grand chose.

Non, car on imagine mal transporter un appareil photo compact d’une certaine dimension à chaque sortie ou chaque soirée, alors que le selfie est un concept souvent « improvisé ». D’où son succès sur smartphone. Ce qui importe avec le selfie, c’est avant tout le partage en image d’une rencontre, d’un moment ou d’une émotion, et non la qualité de la prise de vue…

Un mois avec la Surface Pro 3 de Microsoft: tablette ou PC?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 septembre 2014 08h32 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Microsoft s’est lancé dans un marché très concurrentiel: celui de constructeur de « tablette » (vous allez comprendre les guillemets) et de smartphone.

S’il a racheté Nokia et ses téléphones Lumia pour devenir un challenger d’Android et d’Apple, Microsoft s’est lancé seul dans le monde des tablettes/ordinateurs.

Et c’est finalement bien logique: qui mieux que celui imagine un système d’exploitation peut concevoir l’appareil supposé l’utiliser de la meilleure des manières ? Le succès des iPhone et iPad a sans doute poussé le créateur de Windows dans cette direction…

Mais ça n’est jamais simple… Même après avoir changé de direction et restructurer ses activités, on ne passe pas aussi facilement du rôle de créateur de système d’exploitation à celui de concepteur d’un produit fini.

 

Du beau matos

Après avoir décliné sa Surface en deux versions (dont une avec Windows RT, qui ne permettait d’installer des programmes qu’à partir du ‘store’, et non des .exe traditionnels), Microsoft rationalise sa gamme et ne propose plus qu’un seul modèle.

Notre exemplaire de test que nous avons utilisé durant 1 mois est le milieu de gamme: processeur Intel Core i5, 128 GB de disque dur SSD, 4 GB de RAM. Son prix est de 999€, ce qui positionne immédiatement la Surface dans la catégorie des ultrabooks, ces ordinateurs ultraportables mais performants.

L’écran est plus grand (12″), mais plus fin (9,1 mm), et ne pèse que 800 grammes.

C’est donc un bel objet, performant et bien pratique couplé à son bon clavier ‘type cover’ (vendu séparément à… 129€), qui peut désormais se replier légèrement sur l’écran pour une meilleure stabilité quand vous l’utilisez sur les genoux. De plus, le pied intégré se plie à présent dans tous les sens: vous trouverez facilement votre position préférée.

 

Une position délicate

Mais à minimum 799€ (processeur i3 et 64GB de stockage, dont une trentaine utilisée par Windows 8.1), on peut difficilement recommander la Surface à ceux qui cherchent une nouvelle tablette. L’iPad dernier cri coute pratiquement la moitié.

Selon la responsable de Microsoft qui nous a présenté la machine, « c’est un ordinateur et une tablette », et on achète donc deux outils en un.

Cet argument est sans doute valable pour les professionnels, qui ont besoin de travailler sur un ordinateur complet sous Windows, mais qui souhaitent également une interface tactile agréable pour le divertissement et certaines tâches professionnelles comme les emails, le calendrier, les démos, etc.

Parmi ces travailleurs modernes, quelques-uns seront ravis de se servir du stylet intelligent fourni. Celui-ci permet notamment de gribouiller des notes ou des croquis assez précisément sur l’application One Note à laquelle il est intimement lié (il suffit d’appuyer sur un de ses boutons pour la lancer).

Pour le grand public, l’argument du ‘2 en 1′ tient moins la route. Pour 930 euros (le prix de la Surface la moins chère et du clavier), une famille a tout intérêt à acheter un ordinateur portable classique à 500€ et un iPad à 430€…

 

Conclusion

La Surface Pro 3 de Microsoft est avant tout un très bon ordinateur ultraportable. Son clavier en option, qui inclut désormais une souris tactile (touchpad) d’excellente facture, la transforme en véritable outil de travail, dans toutes les positions envisagées (bureau, genou, avion, lit, etc…). Le tout avec une excellente gestion de l’autonomie.

A configuration égale (i5 et 128 GB), cependant, le MacBook Air d’Apple coute 899€, contre 1.129€ pour la Surface avec clavier. Certes il n’est pas tactile et n’a pas de stylet, mais bon… Microsoft aurait du se retenir de faire une publicité comparative (voir plus bas).

Les clients fortunés (surtout des professionnels) seront sans doute ravis de pouvoir l’utiliser comme une (grande) tablette.

Reste que Windows 8 n’est pas le système d’exploitation rêvé pour une tablette: le magasin d’applications est à des années lumières de celui d’iOS (pour l’iPad). De plus, vous repasserez régulièrement, même sans le vouloir (pour certaines configurations ou applications), sur l’interface traditionnelle du bureau Windows, qui n’est pas du tout conçue pour un usage tactile.

Microsoft fait donc le pari risqué qu’il existe une clientèle prête à mettre le prix pour avoir un ordinateur ultraportable qui puisse devenir une tablette. Au vu du succès des précédents modèles de la Surface, il est probable que le géant du logiciel se trompe. Mais rassurez-vous, ce n’est pas là son business principal. Les Surface sont des vitrines et des porte-drapeaux pour Windows 8, et bientôt Windows 9.

 

Lenco mélange les genres: une enceinte Bluetooth portable qui recharge votre téléphone

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 22 septembre 2014 08h25 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les fabricants d’électronique grand public proposent toujours plus d’enceintes portables.

La plupart d’entre elles fonctionnent donc sur batterie, pour être emmenée partout avec vous et rester à proximité de votre smartphone ou de votre tablette, qui diffusent leur musique via Bluetooth.

Un produit bien pratique mais qui a un gros inconvénient: il vide encore plus vite votre batterie. Tenir une journée devient un challenge, même avec un smartphone tout neuf.

Le produit proposé par Lenco, une marque connue pour ses prix planchers, tente de résoudre le problème.

 

Une autonomie d’une dizaine d’heures

La Grid-7 est une enceinte portable, d’une autonomie d’une dizaine d’heures. Mais qui permet également de recharger la batterie de votre smartphone. Cette autonomie baissera donc de manière inversement proportionnelle à celle de votre téléphone, mais ça vous l’aviez deviné. Il y a un port USB classique auquel vous brancherez votre précieux téléphone, comme s’il s’agissait du petit transformateur.

Côté connectique, c’est assez complet en plus du Bluetooth: lecteur de carte microSD, entrée auxiliaire, sortie casque, NFC (pour lier un smartphone en le touchant).

Une bonne idée de la part de Lenco, mais qui, à 119€, a forcément quelques défauts.

 

Deux bémols

Le premier est l’encombrement: le look est sympa mais l’appareil est plutôt gros (25 x 10 cm) et lourd (1,1 kg). Il est cependant livré avec une bandoulière, qui s’avèrerait indispensable en déplacement car il n’y a pas de poignée.

Le second bémol est la qualité du son. Ça n’a jamais été le point fort de Lenco et cette enceinte ne déroge pas à la règle. Malgré la taille, les basses sont terriblement légères. Et les aigus, pas assez perçants. La voix du chanteur ne se détachera pas. Bref, on ne s’improvise pas mélomane, soyez averti.

Nokia Lumia 930: toujours aussi… Windows Phone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 août 2014 13h03 | Ajouter un commentaire

Robuste, bien fini et bien équipé, l’un des derniers smartphones de l’ère Nokia (désormais englouti par Microsoft) tourne sous Windows Phone 8.1. L’occasion de faire le point sur ce système d’exploitation qui arrive à maturité.

Le Lumia 930 (environ 525€ sur le web) est l’un des dernières smartphones de Nokia, où l’un des premiers de la nouvelle ère de Microsoft Mobile. Le géant américain des logiciels a racheté Nokia pour quelques milliards, et a viré par la même occasion, logique cruelle des « fusion-acquisition », quelques milliers de personnes.

A lire la communication envers la presse, on parle bien d’un smartphone de Microsoft. Même si la marque Nokia est encore présente partout, du téléphone à l’emballage, en passant par les nombreuses applications exclusives de la marque.

Mais on sait qu’il faut quelques mois pour mettre au point un nouveau téléphone. Il faudra sans doute attendre 2015 pour avoir un premier « vrai » smartphone (le nom Lumia devrait rester) de Microsoft Mobile, qui deviendrait le petit cousin de la tablette de la marque, la Surface.

 

Un look inimitable

Alors que tous les constructeurs cherchent à sortir le smartphone le plus fin et le plus léger, Nokia continue de sortir des grosses dalles bien lourdes, de presque 1 cm d’épaisseur (9,8 mm) et pesant 169 grammes.

On est loin des 6,4 mm et des 124 grammes du Huawei Ascend P7, par exemple.

Mais soit, c’est un choix de Nokia, et cela a des avantages: tout d’abord, vu que la finition est toujours aussi parfaite, cela dégage un sentiment de solidité et de robustesse incomparable. On a peur de manipuler un iPhone dernier cri, c’est moins le cas avec le Lumia 930.

Ensuite, cet embonpoint avoué permet de dissimuler une configuration haut-de-gamme (et 32 GB de mémoire interne), un bon capteur photo de 20 MP (qui fait du bon boulot, surtout pour ceux qui aiment zoomer par après et recadrer), une batterie de 2420 mAh (mais qui ne fait pas de miracle: vous ne tiendrez pas deux jours) et le système de charge sans fil Qi (il faut cependant un chargeur non fourni pour en profiter).

 

Windows Phone 8.1: du mieux ?

Le Lumia 930 est également l’occasion de se pencher à nouveau sur Windows Phone, le système d’exploitation de Microsoft qui va fêter son 4e anniversaire l’automne prochain.

La dernière version s’appelle sobrement 8.1. L’OS est plus mûr, et apporte des nouveautés intéressantes: une simple (c’est tout ce qu’on demande) gestion des notifications, des tuiles (la ‘touch’ de Windows Phone) plus « petites » et donc plus modulables (3 colonnes au lieu de 2), un clavier sur lequel votre doigt peut désormais glisser pour écrire.

Ces améliorations comblent un retard avéré, dû au jeune âge, par rapport à iOS et Android, qui se partagent toujours plus de 90% des smartphones vendus dans le monde.

 

Fluide et beau

Il ne manque plus vraiment de fonctionnalités à Windows Phone, et l’interface très originale est vraiment agréable à utiliser. Simple, efficace et surtout, elle offre un écran d’accueil très personnalisable grâce aux tuiles (dynamiques pour certaines) colorées et ayant trois tailles différentes.

Côté fluidité, rien à redire: la config musclée (Snapdragon 800, 2 GB RAM) est plus que ce qu’il n’en faut pour faire tourner l’OS, rapide en toute circonstance, y compris le multitâche.

 

Un problème d’application, encore et toujours…

Il ne reste plus qu’un seul défaut à gommer pour Microsoft: son magasin d’applications, baptisé Market Place, est toujours aussi pauvre. Certes, on a dépassé la barre des 300.000 applications disponibles. Mais il y a beaucoup de bêtises, et il manque des applications essentielles: il n’y a que 6 applications du top 25 de l’App Store qui sont sur le Market Place (analyse de Windows Phone Central en juillet dernier), c’est dire.

YouTube et Snapchat n’ont pas de version officielle ;  les banques belges sont absentes (à part CBC) ;  tous ces objets connectés qui nécessitent une application pour être contrôlés, il faut oublier ; la FIFA n’a pas fait d’application officielle pour la dernière Coupe du Monde (elle est inutile désormais, mais c’est symbolique), Instagram est en bêta, il y a trop de doublons et d’imitations douteuses d’applications célèbres (VLC, Facebook, etc…).

Un dernier problème que Microsoft reconnait ouvertement, expliquant travailler sur « des mises à jour pour clarifier ce problème et supprimer les applications inutiles« .

Evoquons enfin les jeux, qui sont souvent « portés » en version Windows Phone quelques mois après les versions iOS et Android, et pas toujours de la meilleure des manières: mal « optimisés », ils tournent parfois au ralenti ou sollicitent énormément la batterie. Pas de Candy Crush Saga, par exemple, même si la popularité du jeu s’essouffle. Pas de « Simpsons », ni de « Clash of Clans ». Mais cela progresse tout de même, et des titres comme ceux de la saga Angry Birds ont droit à une version Windows Phone dès leur sortie.

 

Conclusion

Le Lumia 930 marque un retour aux sources en matière de design, et rappelle le 920. Epais, costaud et d’une finition irréprochable, il n’est pas le plus discret mais il est très élégant, et dégage une inimitable impression de robustesse.

Tout comme l’OS, Windows Phone 8.1, qui a (encore) gagné en maturité: c’est un modèle de fluidité et d’ergonomie. On a tout le temps envie de le déverrouiller, rien que pour parcourir son écran d’accueil très personnalisé, plein d’informations. Difficile de repasser ensuite à la sobriété lassante de l’interface de l’iPhone, avec sa liste d’icônes passives, dont se contente Apple depuis trop longtemps.

Certes, il manque encore des applications essentielles à un Market Place qui doit s’améliorer, et il est frustrant pour l’utilisateur de voir que la plupart des gros succès sont limités, dans un premier temps, à iOS et Android. Mais ce fossé se résorbe de mois en mois.

A 525€ environ, le Lumia 930 offre des performances de premiers plans, pour un prix inférieur aux modèles haut-de-gamme de Samsung, Apple ou HTC.

 

 

Tomtom GO 5000 : des abonnements à vie, mais un prix élevé

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 19 août 2014 21h56 | Ajouter un commentaire

Tomtom, qui doit faire face à la concurrence acharnée des applications de navigation sur smartphone (y compris la sienne), continue de vendre des GPS « traditionnels ». Connu pour son expertise dans le domaine, le fabricant néerlandais est-il toujours au top ?

Face à une concurrence féroce qui vient des fabricants à bas prix (de qualité moindre mais acceptable par le plus grand nombre) et des applications pour smartphones (certaines sont mêmes gratuites, mais avec de la publicité), Tomtom se casse la tête depuis plusieurs années pour endiguer la chute de son chiffre d’affaire.

L’une des forces de Tomtom, c’est son service d’info-trafic de pointe, qu’il intègre harmonieusement dans son GPS. Sur la droite de l’écran de navigation, on aperçoit une sorte de ligne de parcours, jusqu’à la destination. C’est ce qu’on appelle la « barre de parcours ».

Sur cette ligne apparaissent, entre autre chose et le cas échéant, des bulles rouges avec le nombre de minutes perdues.  Si vous démarrez votre trajet Waterloo – Bruxelles un lundi matin, vous verrez par exemple que « dans 10 km », il y aura « 28 minutes » de perdues à cause d’embouteillages sur une zone de 9 km.

 

Une plus-value indispensable

Et il ne s’agit pas que de vous prévenir. Si les retards deviennent trop importants, le GPS va vous proposer automatiquement un itinéraire alternatif, mais uniquement si celui-ci est plus rapide.

A vous de vérifier, c’est préférable, si le détour proposé en vaut la peine. C’est surtout utile, en réalité, en cas d’accident imprévu, et non aux heures de pointe de la capitale. Vous devez rejoindre Anvers et la E19 est à l’arrêt à cause d’un accident: Tomtom vous préviendra et vous conseillera l’autre route reliant Bruxelles à Anvers, à savoir la A12.

A bien y réfléchir, même si vous connaissez le chemin, il vaut parfois mieux brancher son Tomtom à chaque trajet sur autoroute, toujours dans l’optique d’éviter les mauvaises surprises.

 

Sans abonnement

Au jour le jour, cette fonction trafic devient vite indispensable pour tous ceux qui font qui prennent l’autoroute tous les jours.

Soyons honnête: elle est sans doute le plus gros avantage de ce GO 5000, car il ne faut pas payer d’abonnement de 50€ pour ce service trafic. Tout est compris.

Les appareils moins chers de Tomtom, et les anciens, doivent payer 50€ par an pour les services Live qui incluent le trafic. Mais pas le GO 5000 (299€), le constructeur néerlandais ayant décidé de décliner sa gamme et de vendre (très) chers les modèles avec abonnement à vie.

Les cartes également se mettront à jour à vie sur le GO 5000, ce qui est également un fait à prendre en compte pour ceux qui n’aiment pas devoir payer, après un an, pour que le nouveau rond-point du coin, ou la nouvelle sortie d’autoroute, apparaisse sur son GPS.

 

Quelques défauts

Si la finition de l’appareil, très sobre, est irréprochable, on peut être déçu par la qualité de l’écran, qui n’affiche que 480 x 272 pixels. C’est très peu pour un écran de 5 pouces (13 cm), sachant que les smartphones de cette taille offre souvent le Ful HD (1920 x 1080 pixels). Et surtout, c’est très peu pour un appareil à 299€…

Autre bémol: la fluidité de l’interface. Il y a 4 ans, on se serait contenté de cette latence dans les menus, du manque de réactivité (d’attendre une bonne seconde entre la pression d’une icône et la réaction du GPS). Mais en 2014, Tomtom aurait pu mettre un processeur un peu plus rapide.

 

Conclusion

Le Tomtom GO 5000 est bon GPS, léger, qui démarre rapidement et dont les plus gros avantages sont la gratuité à vie des (indispensables) services de trafic en temps réel, et des cartes.

Vous n’aurez plus ces rappels irritants sur votre GPS, vous incitant à passer à la caisse tous les ans pour mettre à jour une carte ou continuer à utiliser un service.

Ces deux abonnements « gratuits » à vie ne le sont pas vraiment. Car vous payez tout de même 299€ pour un appareil dont l’interface manque cruellement de fluidité, et dont l’écran est de qualité très moyenne. Nous avons même constaté un petit bug graphique récurrent dans l’affichage de certaines consignes (voir photo ci-dessous). Indigne à ce prix…

Si les abonnements offerts à vie ne vous intéressent pas, il y a des modèles de GPS nettement moins chers sur le marché, ou des applications de bonne qualité sur smartphone. Les deux largement en dessous des 100€.

 

La photo du petit bug d’affichage:

 

Test Cogito Classic: une montre connectée qui prend le problème à l’envers

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 août 2014 11h20 | Ajouter un commentaire

Cogito a pris le problème à l’envers en proposant une « smartwatch » originale: c’est avant tout une (belle) montre, mais elle est tout de même connectée, se limitant à de petites icônes d’alertes. Bonne idée ?

Les « smartwatchs », ces montres connectées à votre smartphone et qui commencent (tout doucement) à proposer des fonctionnalités intéressantes, ont un énorme défaut: leur autonomie.

Même les derniers modèles de LG et Samsung doivent être rechargés, au mieux, tous les deux jours. Plutôt gênant: qui a envie d’ajouter un chargeur, un câble et un appareil sur sa table de nuit ?

Ceux que l’autonomie ridicule (pour une montre) dérange peuvent se retourner vers la Cogito. Durée de vie des piles: entre 6 mois et 1 an !

Il s’agit d’une vision différente de la montre connectée, car sa fonction première est d’être… une montre. Aiguilles, mécanisme classique (d’origine japonaise), forme en cercle: Cogito a pris le problème à l’envers en fabriquant d’abord une montre, puis en la dotant de quelques fonctionnalités pour la rendre « smart ».

 

Des icônes

Oubliez le très bel écran OLED et incurvé de la Gear Fit de Samsung: sur votre Cogito, lorsqu’il se passe quelque chose sur votre téléphone, votre montre va vibrer (très légèrement), émettre un bip et une icône va vous indiquer si vous avez reçu un message, un mail, la personne ou le numéro de celui qui vous appelle, l’état de la batterie et le nom de l’événement dans votre calendrier.

Enfin, si la batterie de votre téléphone est sous les 20%, la montre va vous prévenir à intervalle régulier (même s’il est en charge, ce qui est un peu bête).

C’est tout, c’est peu mais… c’est déjà ça.

 

Via une application

Le tout étant, bien entendu, paramétrable, via l’application indispensable « Connected watch » (gratuite). Je vous déconseille d’activer les alertes email, au risque de voir votre montre sonner toute la journée. Il est également possible de mettre la montre en mode « vibreur » uniquement.

Bon à savoir: la nuit, en cas d’alerte (appel ou message, forcément), votre montre va faire du bruit même si votre téléphone est en mode vibreur ou « Ne pas déranger ».

Sachez enfin que l’alerte message rassemble intelligement vos activités SMS, WhatsApp, Facebook Messenger, etc.

 

Des petites options sympas en plus

Votre montre connectée permet de contrôler la musique qui est diffusée sur votre smartphone. Petite remarque: il n’y a que le lecteur de musique intégré d’iOS qui est concerné (pas les autres applications comme Spotify, par exemple).

Envie de prendre une photo à distance, après avoir bien positionné votre smartphone ? Via l’application dédiée « Connected watch », vous pouvez lancer une version très simplifiée de l’appareil photo de votre téléphone. C’est relativement limité: en appuyant sur le bouton coloré, vous prendrez une photo à distance. Il n’est pas possible de prendre une vidéo, par exemple.

Enfin, sachez qu’à part le look, il y a peu de différences entre les modèles « Classic » (179$) et « Pop » (129$). La moins cher ne fait qu’éclairer quatre icônes: appels entrants, SMS, notifications des réseaux sociaux comme Facebook ou WhatsApp, et une dernière pour les évènements et le niveau de la batterie. Elle ne peut pas afficher le nom de l’appelant, par exemple. Toutes les deux peuvent aller sous l’eau.

 

Conclusion

Au final, la Cogito Classic que nous avons essayée plusieurs semaines nous a laissé une bonne impression. Elle a du sens: contrairement aux nouvelles montres connectées de Samsung et LG (nettement plus riches en termes de fonctionnalités), la Cogito ne doit pas être rechargée tous les deux jours. Elle est équipée de deux piles qui ont une autonomie annoncée entre 6 mois et 1 an.

Rien que pour ça, elle mérite le titre de « montre », d’autant plus que son look est soigné et qu’il y a toujours les aiguilles pour vous donner l’heure de manière traditionnelle.

Bien entendu, on se limitera à quelques icônes pour être prévenu de ce qui se passe sur son smartphone connecté. Ce qui, au final, s’avère plutôt inutile, à moins de passer sa journée en déplacement. Et encore: si vous recevez un SMS et que vous êtes dans le métro, vous serez obligé de sortir votre téléphone pour savoir qui a envoyé quoi… Dans l’absolu, savoir qu’on a reçu un SMS n’est d’aucune utilité. Mais bon, c’est une montre et… elle est connectée.

On est donc à l’opposé du concept qui se développe de plus en plus: celui d’Android Wear, un système d’exploitation pour appareil « porté » mis au point par Google. Avec les montres équipées de Samsung et LG, on peut télécharger une liste sans cesse enrichie d’applications : météo, santé, sport, alarmes, WhatsApp, trafic, contrôle vocal, etc… Mais tous les soirs, ou presque, il faudra retirer la montre et la faire charger…

A vous de voir !

Canon PowerShot N100 : l’appareil photo spécial selfie !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 juin 2014 09h50 | Ajouter un commentaire

On vous en parle assez souvent, votre fil d’actualité Facebook ou Twitter en est rempli, et même les Diables Rouges s’y mettent : le fameux selfie.

Vous avez besoin d’une définition (vraiment?) : pour faire simple, c’est un autoportrait à bout de bras, réalisé avec l’appareil photo d’un smartphone.

 

Les fabricants d’appareil photo s’y mettent !

Alors qu’on pensait le selfie limité aux téléphones, les voilà qui débarquent, sous une forme légèrement différente il est vrai, dans les rayons des spécialistes de la photographie, dont ceux de Canon, éternel rival de Nikon.

Rassurez-vous : le PowerShot N100 est avant tout un appareil photo compact milieu de gamme (349€), doté d’un zoom 5x à l’avant et de modes de prises de vue (uniquement) automatiques.

 

Un capteur… à l’arrière

Samsung avait intégré sur un de ses modèles, il y a quelques années, un mini écran sur la face avant de l’appareil, ce qui permettait de cadrer (un peu) mieux les autoportraits.

Canon prend le problème dans l’autre sens, si l’on veut : il a ajouté un capteur sur la face arrière de l’appareil. Selon le communiqué de presse, l’idée est « d’enregistrer simultanément les émotions du photographe et du sujet ».

 

Comment ça marche ?

L’appareil photo est équipé d’un sélecteur inédit, qui permet de prendre deux photos en même temps : celle du paysage que vous venez de cadrer de manière traditionnelle, avec le bel écran Full HD ; mais également, et c’est là que le selfie nous rattrape, une photo de votre tête au moment ou vous prenez le cliché.

L’appareil ajoute ensuite votre petite tête dans le coin supérieur droit de la photo. Vous l’aurez compris : il vaut mieux éviter la grimace genre « ébloui par le soleil » ou « est-ce que j’ai bien cadré, je ne suis pas sûr de comprendre ?»

Un autre mode enregistre une petit vidéo de votre tête durant les quelques secondes que durent la prise de vue (mise au point, déclenchement, etc). Cette option nous semble un peu tirée par les cheveux…

 

Conclusion

Le Canon PowerShot N100 surfe de manière plutôt originale sur la vague du selfie. Le résultat est plutôt amusant. Nous l’avons testé lors de la rencontre Belgique-Tunisie, où il prend tout son sens : une photo du terrain et du stade, avec dans un coin, votre petite bouille ravie de supporter les Diables.

Cette idée du « dual shot » existe au travers de plusieurs applications pour smartphone, comme la « belge » Frontback. Moins narcissique que le « selfie » traditionnel, ce principe de mettre deux photos en une permet surtout de raconter une histoire. « J’ai été voir les Diables Rouges au stade, regardez comme ils sont beaux. Mais en plus, moi, je me suis bien amusé« …

Rassurez-vous: il ne s’agit que d’un « mode » pour ce compact à la finition exemplaire. Le N100 peut tout aussi bien faire office d’appareil photo traditionnel doté des dernières fonctionnalités, et il fera tout aussi bien son job. Son prix devrait tourner aux alentours des 349€, prix de lancement.