SiteSelector

Archive Page 2

Facebook Home, c’est presque un smartphone…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 avril 2013 20h09 | Ajouter un commentaire

Facebook Home a été présenté à la presse jeudi soir. Il s’agit d’une couche logicielle qui s’appliquera à certains smartphones tournant sous Android. Explications.

Non, Facebook n’a pas présenté de Facebook Phone jeudi soir. Ce qui s’appelle « Facebook Home » est une surcouche logicielle disponible pour plusieurs smartphones sous Android, à partir du 12 avril.

Ce n’est pas non plus un système d’exploitation, mais une couche supplémentaire appliquée à l’OS de Google, qui par définition est ouvert et peut être modifié à souhait. Dans un premier temps, les seuls smartphones qui pourront installer la couche Facebook Home sont les HTC One et One X, et les Samsung Galaxy SIII, 4 et Note II.

Il y a cependant des partenaires privilégiés, comme HTC et AT&T, un opérateur aux USA. Il y aura donc bientôt, aux Etats-Unis, un HTC First, avec Facebook Home préinstallé. Peter Chou, le boss d’HTC, l’a présenté lui-même (notre photo). Il fonctionnera bien entendu sur le réseau LTE (4G) d’AT&T. Il s’agit donc de commercialisation, et de marketing. Pas d’exclusivité.

 

C’est quoi, Facebook Home ?

L’importance de Facebook dans le monde des applications pour smartphone se traduit dans les chiffres: 23% du temps passé sur des applications, c’est pour Facebook. La deuxième application – Pandora, aux Etats-Unis, n’en rassemble que 7%. Une bonne stat pour Mark Zuckerberg, le big boss, qui a présenté lui-même Facebook Home, dont la principale idée est « de mettre les gens au centre, et non les applications« .

Cela se traduit par un écran d’accueil, celui que l’on voit une centaine de fois par jour, complètement repensé. Ils appellent ça « Cover feed », car c’est un flux d’actualités Facebook qui défile devant vos yeux, lorsque vous déverrouillez votre smartphone.

C’est « la fondation de ce qu’on a construit« , a expliqué un développeur.   »Quand on l’allume, on voit ce qui arrive au gens. On ne ratera aucune actu, car il ne faut rien faire pour les afficher. Tout est là dès qu’on utilise le téléphone. Vous aimez une actu ? Appuyez deux fois dessus équivaut à un ‘like’. Pour la commenter, c’est aussi simple« .

 

Messagerie originale

Au-delà de cette mise en avant de contenus Facebook (et on espère que les pubs n’en feront pas trop partie…), il y a l’intégration de la messagerie instantanée. C’est le « Chat head« : la photo de profil de vos amis apparait sous forme d’une petite bulle, au-dessus de votre application, lorsqu’ils veulent vous parler (via Facebook ou via SMS). Il est bien sûr possible de la déplacer, d’y répondre ou de la supprimer.

Les interactions sont assez fluides, et à partir de l’écran d’accueil, vous pouvez ouvrir rapidement une fenêtre qui rassemble vos applications favorites. Tout est paramétrable, et on se rapproche alors de l’utilisation classique d’Android, les widget en moins.

 

Conclusion

Facebook a eu l’intelligence de ne pas se lancer dans la construction d’un téléphone, ni dans le déploiement délicat d’un nouveau système d’exploitation. Facebook Home est une surcouche logicielle qui annule en quelque sort celle de Samsung ou de HTC. Elle place vos amis Facebook au centre de l’écran d’accueil.

Les gens passent trois fois plus de temps sur l’application Facebook que sur les autres: Facebook Home leur permettra de ne plus devoir lancer l’application, mais d’y avoir accès en permanence, en la mettant au-dessus de tout le reste.

Une idée et un concept qui ont été bien construits. A réserver aux fans de Facebook, forcément. Et ils sont un milliard, ce qui annonce quelques téléchargements de « Facebook Home » sur le Google Play Store, à partir du 12 avril.

Cette annonce est également un sacré coup de pouce à la plateforme Android de Google, car elle risque d’attirer pas mal de monde. Les gros utilisateurs de Facebook, qui veulent en faire le centre de leur smartphone, devront donc privilégier Android. D’autres compatibilités, notamment avec les Xperia de Sony, sont annoncées pour plus tard.

Un anayste prétend cependant que « Google a de quoi s’inquiéter« , car il risque de perdre des parts de la « monétisation liées à Facebook » avec ce nouvel écran aux couleurs du groupe de Menlo Park.

Quoi qu’il en soit, c’est un coup dur pour l’iPhone, pour Windows Phone et pour BlackBerry.

Utile, le chargement sans fil d’un smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2013 19h33 | Ajouter un commentaire

Il existe enfin un « standard », une norme, pour les systèmes de chargement sans fil des appareils mobiles. On le sait: c’est le noeud du problème. On améliore sans cesse la puissance, la taille et la connectivité des smartphones, mais c’est hélas au détriment de l’autonomie.

L’argument de Nokia, quand il a présenté son plateau de recharge, son Lumia 920 (récepteur inclus) et son Lumia 820 (récepteur disponible sous forme de coque amovible), c’est de recharger son smartphone dès que possible. Vous arrivez au bureau, vous êtes dans la cuisine… au lieu de déposer votre appareil sur une table, vous le faites sur son petit plateau de recharge.

 

Qi = « chi »

Cette norme, c’est Qi, un terme qui vient du chinois et qui se prononce « chi ». HTC, Huawei, LG, Motorola, Nokia, Samsung, Sony… tous les plus grands noms de l’électronique sont là, et ça ne se limite pas aux fabricants de smartphones.

L’idéal serait que tout le monde adopte ce standard. Si tous les smartphones/tablettes/appareil photo en sont équipés, cela poussera d’autres domaines à en faire autant. Je pense aux fabricants de meubles, aux constructeurs d’avions ou de voitures, aux chaînes d’hôtel, etc… Si tout le monde joue le jeu, on ne tombera plus jamais à court de batterie !

 

Comment ça marche ?

Avec la norme Qi, le transfert de « faible puissance » équivaut à une puissance allant de 0 à 5 W. Cela fonctionne avec un couplage inductif entre deux bobines planaires pour transférer la puissance de l’émetteur vers le récepteur de l’appareil mobile. La distance entre les bobines est généralement de 5 mm.

La régulation du voltage de sortie, est effectuée par une boucle de contrôle dans le transmetteur communiquant avec le récepteur qui peut alors demander plus ou moins de puissance. La communication en question est unidirectionnelle depuis récepteur vers le transmetteur, via rétro-diffusion d’ondes. En rétro-diffusion d’ondes, la bobine réceptrice est chargée, changeant ainsi la valeur du courant sur la bobine émettrice. Ces changements sont surveillés et traités par le récepteur, afin de faire concorder les deux périphériques. Le but étant d’arrêter la charge quand la batterie est pleine, afin d’éviter de l’endommager.

 

Plateau ou Fatboy ?

Nokia est le premier à intégrer cette norme dans un smartphone tout en proposant les accessoires qui vont avec. C’est plutôt malin et dans l’air du temps. Sony, par exemple, a rendu son dernier Xperia Z complètement étanche. Nokia a joué la carte de la recharge sans fil. Le Finlandais a même offert (ou offre encore) le plateau de recharge – 70€ tout de même – durant les premiers mois de la commercialisation du Lumia 920 en Belgique.

Le DT-900 est disponible en cinq couleurs, et peut correspondre à celle de votre Lumia. C’est la base. Maintenant, si vous voulez un peu d’originalité – bien que cet accessoire le soit déjà – vous pouvez prendre l’option « Fatboy ». Nokia s’est en effet associé avec le fabricant de pouf pour en faire un coussin de recharge.

 

Conclusion

Personnellement, le plateau suffit (70€). Petit et discret, il est assorti à la couleur de votre smartphone, et ça donne pas mal sur une table de nuit, sur un appui de fenêtre. Le Fatboy prend plus de place, coûte plus cher (90€) et c’est simplement le plateau inséré dans un petit coussin. Vous devrez de toute façon ajuster votre téléphone pour qu’il soit bien positionné. Sinon, ça ne marchera pas.

Indispensable, cette recharge sans fil ? Pas pour l’instant. Tant que ça reste cantonné à votre petit plateau, c’est plutôt pour la frime. Entre déposer un smartphone sur une petite base ou lui coller une petit prise micro-USB, il n’y a pas de grandes différences. Une ou deux secondes, sans doute.

Problème de ce système de recharge sans-fil: vous ne pourrez pas manipuler l’appareil durant la charge, il faut qu’il reste collé à son plateau ou à son coussin. Je trouve également qu’il chauffe un peu plus qu’avec un chargeur classique.

Dernier défaut: le prix. 70€, c’est du luxe. Et comme souvent, le luxe n’est pas indispensable.

Sachez enfin qu’il existe d’autres accessoires: un plateau de recharge vertical, une enceinte de JBL sur laquelle vous pouvez déposer (et charger) votre Lumia, et des écouteurs sans fil qui pourront aussi être déposé sur un plateau de recharge.

 

Test: le Z10 peut-il sauver BlackBerry ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 mars 2013 12h21 | Ajouter un commentaire

BlackBerry fait partie de ces marques, au même titre que Nokia, qui ont marqué les grands débuts du GSM, puis du smartphone. A l’époque, avec un abonnement spécial BlackBerry, vous pouviez recevoir vos mails instantanément sur votre (petit) smartphone. Le mot « push » était une révolution: au lieu de relever vos mails, on vous signalait quand ils étaient arrivés. Vu la faiblesse des connexions « 1G » de l’époque, il fallait compresser le message pour qu’il soit le plus léger possible (quelques octets…): éliminer les images, limiter les mises en page et les jeux de caractères, etc. Ce que BlackBerry faisait très bien, par ailleurs.

Une autre époque ? Oui, assurément. Depuis quelques années, on a atteint des vitesses de 3G (bientôt de 4G) très satisfaisantes et notre abonnement « data », souvent de plusieurs centaines de mégaoctets (Mo) par mois, n’impose plus de réduire la taille des mails.

Sans oublier que le principe du « push mail » s’est généralisé: plus besoin d’avoir un abonnement spécial BlackBerry pour être prévenu de l’arrivée de nouveaux emails.

Vous me voyez venir: que reste-t-il à RIM, l’ancien nom de l’entreprise canadienne qui produit les BlackBerry (aujourd’hui, elle s’appelle tout simplement BlackBerry) ? Pas grand chose d’exclusif, à vrai dire. Apple et Samsung (avec Google pour Android) ont véritablement brisé, en six années, tout le business modèle bien établi des BlackBerry. Mais il y a encore du bon, vous allez voir.

 

BlackBerry 10, le sauveur ?

Conscient d’un retard conséquent sur la concurrence, d’une remise en question tardive – les ventes en chute libres le lui rappellent tous les trimestres depuis deux ans – RIM a abattu ses dernières cartes il y a quelques jours, en sortant le Z10. Il s’agit de premier smartphone sous l’OS BlackBerry 10. Il est d’ailleurs passé de 7 à 10, c’est dire la volonté de rupture…

Une rupture que l’on retrouve dès le premier coup d’oeil. Le Z10 est plutôt classique: format « iPhone » avec bord arrondis, écran de 4,2″, processeur Dual Core de 1,5 GHz, 2 GB de RAM, 16 GB de stockage interne (plus un port MicroSD), une caméra 8MP à l’arrière, 2MP en frontal et une autonomie moyenne.

 

Tout est dans l’OS

Les grandes différences par rapport à l’iPhone ou aux smartphones sous Android se trouvent dans l’interface. BlackBerry 10 est pratiquement parti d’une feuille blanche. Ou plutôt de QNX, un système d’exploitation basé sur UNIX qui a été racheté en 2010, et déjà intégré en 2011 dans le PlayBook, la très discrète tablette de BlackBerry.

Des anciens OS, il ne reste plus grand chose: la pastille rouge avec l’astérisque blanche, la police, certaines icônes. C’est à peu près tout.

L’OS est désormais classique: entièrement tactile, avec des fenêtres remplies d’icônes d’applications. Ce que l’iPhone a « inventé » en 2007. Mais la navigation dans BlackBerry 10 se base sur la gestuelle. Exemple flagrant: où que vous soyez, en dessinant un L inversé avec votre pouce, vous affichez le « Hub », l’une des plus belles exclusivités de l’OS.

 

C’est quoi ce Hub ?

Il s’agit d’une liste plus ou moins exhaustive rassemblant les messages et alertes. Tous vos comptes mails mélangés, vos SMS, le « chat » amélioré BBM (BlackBerry Messenger, entre utilisateurs reconnus), les notifications Facebook et Twitter, les appels manqués.

Il y a un peu de tout, et au début, on a tendance à retirer quelques trucs. Puis on comprend l’intérêt de la chose: tout est au même endroit. Au lieu d’ouvrir chaque application, vous faites un petit geste du pouce et tout s’y trouve.

Cela prend tout son sens quand on est quelqu’un de très connecté, très mails, très réseaux sociaux… Et très BBM, mais le plus dur sera de trouver des copains avec qui utiliser cet excellent outil de messagerie instantanée (vous pouvez désormais partager votre écran et faire des appels vidéo).

Bref, ce Hub est un bon point, pour peu qu’on prenne le temps de s’y habituer. Attention: il faut pouvoir décrocher, car toutes les minutes, il y aura certainement un petit quelque chose de nouveau. Heureusement, et cela a toujours été une force de BlackBerry: tout est paramétrable. Vous pouvez demander à une notification Facebook de ne provoquer aucune alerte, à un nouveau mail de faire clignoter la diode rouge, à un SMS de faire un certain bruit. Bref, vous faites ce que vous voulez.

Parmi les autres points positifs, notons la qualité de l’écran: ses 1280 x 768 pixels, vu la taille, offrent une définition très élevée. Le contraste est également à la hauteur: c’est beau à voir, tout ça.

 

Un clavier très innovant

Et il ne faut pas oublier le fameux clavier tactile, entièrement repensé par BlackBerry. Sa grande innovation: lorsque vous tapez un mot, des suggestions s’affichent au-dessus des lettres. Par exemple: vous commencez à taper « Bonjour ». Après avoir tapé le « n », le mot « bonjour » s’affichent au-dessus du « j ». Vous pouvez dès lors valider le mot en le glissant vers le haut, d’un petit geste rapide du pouce. A l’usage, je trouve cette petite option moyennement utile car elle implique de lire les suggestions au lieu de garder les yeux sur la zone de texte que vous alimentez de vos petits doigts.

En revanche, rien à redire sur l’auto-correct (qui transforme votre « bnojuor » en « bonjour »), qui prend même en compte plusieurs langues. Jusqu’à trois, si vous le souhaitez. Pratique si vous utilisez parfois des termes anglais, ou si vous changez souvent de langue. Au sein d’un même SMS, par exemple, vous pourrez utiliser l’auto-correct pour du français, du néerlandais et de l’anglais.

Le BlackBerry Z10, il n’avait pas le choix, se démarque par un côté « pro » que nous ne pouvons hélas pas tester (il faut un serveur d’entreprise). « Balance », c’est le nom de ce principe qui permet de diviser l’appareil en deux parties, l’une pro, l’autre privée. Le service IT configure une série d’applications et de services, et surtout de règles. Par exemple, il est impossible de copier/coller un mail pro pour le mettre comme statut sur Facebook.

 

Tout n’est pas rose

Passons aux points noirs de BlackBerry 10, qui sont hélas assez handicapants, en 2013 :

  • Démarrage et extinction de l’appareil toujours aussi longs (même si c’est moins grave qu’avant).
  • BlackBerry World. C’est le store. Il reste d’une austérité graphique inégalée, et d’une pauvreté au niveau du choix. Comme toujours, on sort de grands chiffres (100.000 applications disponibles) et de grandes théories (toutes les applications Android peuvent être « converties »). Mais la réalité est là: on est en deçà du Market de Windows Phone, qui n’est déjà pas très fourni. Pas d’appli de banque belge, pas de Spotify, peu de jeux connus (à part l’excellent Angry Birds Star Wars, gratuit), pas d’Instagram. Bien sûr, ça peut changer, mais bon…
  • Ecosystème. A l’heure où iTunes permet d’acheter de la musique, des séries TV ou des films, où iCloud permet de sauvegarder et de synchroniser contacts, calendrier et photos, BlackBerry doit se rendre à l’évidence: il n’est nulle part. Heureusement, il y a l’intégration de votre dossier Dropbox dans le gestionnaire de fichiers, de manière fluide et naturelle.
  • Anniversaire. Une fois vos comptes reliés, le calendrier intègre automatiquement toutes les dates d’anniversaires de vos contacts Facebook, et les enregistre. Et chaque matin, vous avez droit à votre pop-up de cet « évènement », l’annif d’un contact Facebook que vous connaissez à peine. Je n’ai pas réussi à empêcher le truc, et ça m’a vite saoulé.
  • Cartographie. BlackBerry a tort de mettre sur sa promo qu’il y a un GPS embarqué. Déjà, il faut télécharger la cartographie au fur et à mesure (comme Google Maps), en 3G. Mais c’est d’une lenteur affligeante… quand ça fonctionne. J’ai eu un mal fou à afficher ma position, je ne vous raconte pas l’histoire que c’est de planifier un itinéraire. Bref, oubliez.

Conclusion

Ce BlackBerry Z10 est le premier né de la nouvelle ère de BlackBerry qui, ayant perdu pratiquement toutes ses fonctionnalités exclusives, en cherche d’autres pour se démarquer dans un marché devenu très concurrentiel. Son Z10 est devenu un smartphone « comme les autres », avec un grand écran tactile, et des fenêtres d’icônes pas spécialement originales. J’aime son « Hub », qui rassemble toutes vos conversations et notifications, et qui reste accessible d’un simple geste du pouce. J’aime sa taille réduite, à l’heure où il faut des mains de géant pour utiliser les dalles de Samsung et Sony. J’aime ses menus très paramétrables, son aspect « pratique avant tout », sans fioriture.

Mais en entrant dans la cour des smartphones « classiques », le Z10 accuse un retard conséquent en terme d’écosystème (le magasin d’application, divertissement, achat de musique, de vidéo). Aujourd’hui, on exige beaucoup d’un smartphone, surtout s’il coûte 629€. Et à ce prix-là, le grand public en aura plus pour son argent avec un iPhone 5 (689€), un Galaxy S4 (699€), un HTC One (699€), un Sony Xperia Z (649€) ou un Nokia Lumia 920  (599€ avec plateau de recharge sans fil).

Reste les professionnels, un secteur qui est sans doute à la recherche de solutions plus sécurisées pour ses employés. J’imagine parfaitement un entreprise de plus de 100 personnes s’équiper de BlackBerry 10, pour gérer l’accès aux données sensibles et séparer clairement la partie privée de la partie professionnelle. Mais cela suffira-t-il à sauver BlackBerry ? J’en doute mais je l’espère.

 

Sonos PlayBar: une Rolls pour votre TV

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 18 mars 2013 14h53 | Ajouter un commentaire

Le dernier-né de la famille Sonos est une barre de son, qui sera ravie de diffuser toute votre musique via un logiciel bien conçu, mais qui va également magnifier tout le son qui peut sortir de votre TV. 

Sonos, c’est tout un concept. Ce ne sont pas juste des enceintes pour diffuser la musique de votre tablette. Tout se pilote à partir d’un logiciel, sur un ordinateur ou un appareil mobile.

Régulièrement mise à jour, l’appli Sonos est chaque fois améliorée, en termes de fluidité, d’ergonomie mais aussi de choix des sources musicales. Une fois votre système configuré (vous êtes guidé pas à pas, c’est rare), vous pouvez par exemple choisir de diffuser votre web radio préférée dans la cuisine, la musique de votre iPad dans la chambre et vos playlists Deezer dans la salle de bain.

On appelle ça du multi-room. Une bonne idée dans l’absolu, même si on a rarement besoin de 36 musiques différentes dans 36 pièces. D’autant que ça demande d’avoir autant d’enceintes (minimum 299€) que de pièces à couvrir.

Vous devez relier ces belles petites choses à votre réseau local, soit au moyen d’un câble réseau, soit via le Zone Bridge (99€ de plus, à placer près du routeur), qui fera le relais en Wi-Fi. C’est plutôt simple à installer, très stable et le look est sympa.

 

Et votre TV ?

Sonos vient de donner un grand frère aux Play:3: la PlayBar. Cette barre de son très discrète, qui peut se déposer devant la télé ou s’accrocher au mur, a les mêmes fonctions que la petite famille (diffuser vos différentes sources musicales, donc).

Mais elle remplit aussi un rôle un peu à la mode: rehausser le son souvent faiblard de la télévision. Pour ça, elle utilise la sortie optique numérique de votre écran. Vous savez, ce petit câble bizarre, tout fin, dont vous avez toujours cherché l’utilité.

Hé bien, c’est plutôt malin en fait: au lieu de relier tous vos appareils (PlayStation, décodeur, lecteur Blu-ray, etc…) à un ampli encombrant, vous les laissez brancher à la TV, mais vous en faites sortir uniquement le son via ce petit câble optique, fourni.

De quel son parle-t-on ? Du chouette son, bien équilibré, qui donne de bonnes petites basses impossibles à faire sortir d’un téléviseur. Mais les voix et les aigus ne sont pas étouffés pour autant. Le truc est tout en finesse: on entend distinctement les voix, mais quand il y a une explosion, on la sent aussi. Bref, c’est le compagnon idéal d’un téléviseur. Et si vous faites une petite soirée dans votre salon, la PlayBar assurera au niveau volume.

 

Conclusion

Pour 699€, Sonos propose une « barre de son » à raccorder au téléviseur, mais qui intègre parfaitement la famille d’enceintes de la marque. Si votre bourse le permet, je vous conseille la famille nombreuse: vous pouvez acheter le caisson de basse Sonos, quelques enceintes Play:3, et configurer aisément un home cinéma impressionnant dans votre salon. Puis, quand le film est fini, vous remontez les enceintes dans les chambres.

Un achat que je recommande, les yeux fermés. C’est comme une Mercedes, c’est plutôt cher mais quand on l’a, on ne le regrette pas.

Pour ceux que ça inquiète: il n’y a pas de télécommande fournie. Soit vous contrôlez le son à partir du logiciel Sonos de votre ordi/mobile, soit vous configurez – à nouveau aisément – n’importe quelle télécommande pour qu’elle contrôle le niveau du volume. Il y a également des touches physiques, au cas où.

Quand Samsung se la pète à New York

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 15 mars 2013 11h51 | Ajouter un commentaire

Files incroyables sur le trottoir, devant la Radio City de New York, jeudi soir. Un concert de Léonard Cohen? Non, il vient en avril, lui.

En fait, il s’agissait du « Samsung Unpacked 2013″, qui était supposé être, à la base, une conférence de presse pour annoncer le dernier smartphone, le Galaxy S4. Des journalistes du monde entier étaient d’ailleurs invités par le géant coréen dans l’une des plus grandes salles de spectacles de New York. Mais sur les 3.000 personnes présentes, il n’y avait qu’un dixième, sans doute, de journalistes. Le reste ? Des partenaires, des employés, et quelques célébrités.

Ce n’était donc plus vraiment une conférence de presse, mais un show de présentation, à l’américaine. Devoir se battre pour assister à un « event », c’était une première, pour moi. D’autant que, rappelons-le, il s’agissait de la présentation d’un remplacement de smartphone (le S4 au lieu du S3), pas du lancement d’une nouvelle série ou d’un nouveau produit.

Bref, Samsung cherchait le « buzz ». Il cherchait à créer l’évènement, à faire parler de lui, comme Apple l’a fait à l’époque – mais plus sobrement et subtilement – avec les premiers iPhone et iPad.

 

Un vrai show

Pourquoi pas, me direz-vous? L’idée de faire du bruit autour d’un produit, à grands coups de marketing, tient la route. Les ingrédients ? Une foule sur le trottoir ; la télévision locale qui demande, avant de rentrer, d’où nous venons ; une salle de spectacle mythique, des acteurs et un orchestre de Broadway sur la scène ; une présentation humoristique qui n’oublie pas, heureusement, de rappeler les nouveautés du Galaxy S4.

Ça n’a pas tellement de sens pour l’utilisateur final, vous, qui lisez des articles pour vous faire une idée sur un produit avant de l’acheter (ou pas). Mais on est en 2013, et les marques ne se contentent plus des critiques des journalistes. Il faut d’abord être cool.

 

Et sinon, le S4 ?

Entre les interventions scriptées d’un maître de cérémonie (Will Chase, acteur américain et chanteur des comédies musicales) et d’un responsable produit de Samsung USA, on a pu voir les nouveautés du nouvel étendard de la marque, le Galaxy S4.

Extérieurement, pas de surprise: ça ressemble pas mal à l’ancien modèle. Les bords sont plus fins, il est moins épais, plus léger et « plus solide », a-t-on dit. Pas encore d’infos, étrangement, sur le processeur, qu’on annonce « plus puissant ». L’écran est de 5″ désormais, grâce aux bords raccourcis, et il a fallu trouver un nouveau nom: « Full HD Super Amoled ».

Il aura 2 GB de RAM, un stockage de 16 à 64 GB (plus un port MicroSD), un appareil photo de 13 MP à l’arrière, 2 à l’avant, et une batterie de 2600 mAh amovible. Rien d’extraordinaire.

Il aura de la 4G compatible avec un grand nombre de pays, et de nouvelles fonctions supposées vous rendre la vie « plus aisée, plus belle, plus riche ». C’est votre nouveau « Life companion ».

La plupart des nouveautés étaient, en fait, logicielles. Samsung a ajouté à Android 4.2.2 une flopée d’applications maison, qui le démarque de la concurrence. Mais elles sont plus ou moins utiles. On a l’impression, et Samsung n’est pas le seul, que les fabricants ne savent plus quoi inventer. Comme si un palier avait été atteint il y a quelques temps, et que maintenant, on peaufine.

 

Des applis « exclusives »

Quelques exemples au hasard:

  • « Dual camera », pour des vidéos utilisant les deux capteurs (avant et arrière) et intégrant deux images dans une vidéo. Un « père » est venu filmer son « gamin » qui faisait des claquettes sur scène.
  • « Drama shot », une option pour votre appareil photo. 100 images (oui, c’est ce qu’ils ont dit) sont prises 4 secondes pour en faire un mélange, une sorte de slow motion, mais sur une photo.
  • « S Translator », une application de traduction vocale. Vous parlez dans le smartphone en français, il énonce ensuite la traduction en chinois, que vous ferez écouter à votre interlocuteur. A tester, mais ça semble plus compliqué que la démo faite sur scène par des acteurs. Bon point: c’est intégré dans les mails, pour traduire directement un passage que vous n’auriez pas compris.
  • « Knox », un concept qui, à l’instar de la Balance de BlackBerry, sert à diviser le smartphone en deux « comptes »: un pro et un privé.
  • « Group play », partage la musique sur plusieurs Galaxy S4.
  • « S Health (Santé) », une série d’applications prenant soin de votre corps. Il y a même des accessoires prévus: une balance, un capteur de pulsations, un « S » bandeau.
  • « S-Voice Drive » permet de contrôler l’appareil avec la voix tout en conduisant roulant. Quand il est en mode GPS, le GS4 convertit automatiquement les textes en messages vocaux, pour vérifier vos messages sans devoir regarder l’écran.
  • « Smart Pause » met automatiquement une vidéo en pause lorsque vous détournez le regard de l’écran et recommence dès que vous le regardez à nouveau. « Smart Scroll », de son côté vous permet de faire défiler votre navigateur ou des e-mails sans toucher l’écran, uniquement grâce aux mouvements de vos yeux et de votre poignet.

Toute une série d’applications plus ou moins exclusives, plus ou moins intéressantes, vous en conviendrez. Et qui servent plus de vitrine que d’arguments de vente. Qui les utilisera, au final ?

 

Conclusion

En gros, Samsung s’est payé Broadway, comédiens et orchestre, pour se la péter. D’ailleurs, toutes les démos lors du show étaient préenregistrées et non « live », pour éviter le plantage.

Le Galaxy S4, qui débarquera en avril pour un prix estimé à 649€ (mais qui diminuera assez vite, contrairement à l’iPhone), n’en demeure pas moins un excellent smartphone sous Android. Sans doute le meilleur.

Le matériel est de bonne qualité, le logiciel a une base solide et des applications exclusives. On aurait aimé une caractéristique de plus, comme Sony qui a fait du Xperia Z un smartphone complétement étanche utilisable sous l’eau (ou sous la douche).

Il sera disponible en « Black Mist » et « White Frost ». En blanc et en noir, quoi.

Comment prolonger la durée de vie de votre batterie ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 13 mars 2013 10h33 | Ajouter un commentaire

Faut-il vider sa batterie avant de la recharger ? Quelle est sa durée de vie ? Pour éviter de devoir changer de téléphone tous les deux ans, voici quelques pistes.

De quoi parle-t-on ?

La plupart des batteries de nos appareils mobiles sont des « lithium-ion ». Pour faire (très) simple, sachez qu’elles sont basées sur l’échange réversible de l’ion lithium (un élément chimique, Li) entre une électrode positive et une électrode négative.

Ses principaux avantages sont un rapport puissance/encombrement très intéressant (deux à cinq fois plus que les anciennes batteries des GSM au nickel-hydrure métallique) ainsi que l’absence d’effet mémoire. L’effet mémoire vous « obligeait » à attendre que votre téléphone soit complètement plat avant de le charger à fond.

Une autre de ses caractéristiques, c’est que l’auto-décharge est limitée. Votre smartphone éteint mettra donc de longues semaines à vider sa batterie.

 

Durée de vie limitée

Allons à l’essentiel: votre batterie finira par mourir. Si vous l’utilisez trop souvent ou pas assez, si vous la chargez trop tôt ou tard, elle va de toutes façons perdre de sa capacité au fil des mois. Et quand on pense que les smartphones actuels, avec leurs grands écrans et leurs accès réguliers à la 3G, tiennent rarement plus d’une journée, il y a de quoi s’inquiéter.

La durée de vie de votre batterie est donc limitée. On parle d’un certain nombre de cycles de charge/décharge. Il s’agit donc du nombre de fois où la batterie sera vidée (le jour, quand vous utilisez votre smartphone), puis chargée (la nuit, quand vous branchez votre smartphone à son chargeur). Ce nombre n’est pas fixé, et dépend de beaucoup de choses. On parle d’une fourchette entre 500 et 800 cycles, avant que la batterie ne commence à se détériorer, à moins bien fonctionner.

 

Température essentielle

Ce ne sont pas de très bonnes nouvelles, et des solutions « solaires » devraient voir le jour à la fin de l’année (voir cet article). Mais il est possible de limiter la casse.

Sachez que la température joue un rôle crucial dans le comportement de votre batterie. Les fabricants la stockent d’ailleurs dans des pièces à 15°. Un idéal difficilement accessible, mais évitez de laisser votre smartphone trop longtemps dans une poche serrante (celle d’un jeans, par exemple), au soleil, ou dans une pièce très froide.

Elle se déchargera rapidement et pourrait ne plus fonctionner aussi bien par la suite, voire carrément mourir !

 

Comment charger sa batterie ?

Pour tirer le meilleur parti de sa batterie, et augmenter sa durée de vie, il faut d’abord utiliser le chargeur fourni, avec l’intensité adéquate. Les batteries sont plutôt sensibles, et n’aiment pas être chargées lentement en étant reliées à un ordinateur portable.

L’idéal, mais c’est compliqué à gérer, est de brancher son smartphone à son chargeur lorsque le niveau de la batterie est compris entre 20 et 80%. Contrairement aux idées reçues, il ne faut donc pas laisser entièrement sa batterie se décharger.

Non seulement les batteries au lithium résistent à l’effet mémoire, on l’a vu, mais elles ne nécessitent aucune manipulation particulière lors de la première utilisation (les mettre à recharger pendant 24 heures, par exemple, comme vous le conseillent certains manuels d’utilisation).

On conseille également de débrancher le smartphone dès que la batterie est chargée entièrement. C’est pour cette raison que votre smartphone fait un petit bruit pour vous prévenir ! En plus, vous consommez de l’électricité pour rien.

 

Une batterie peut-elle exploser ?

Qu’en est-il de votre sécurité ? « Un appareil sous tension comme un ordinateur qu’on ne déconnecte pas peut surchauffer et ainsi causer un incendie« , s’inquiètent certains. C’est relativement faux: une fois la batterie chargée, l’alimentation est reliée directement à l’ordinateur. D’ailleurs, celui-ci peut fonctionner sans batterie, vous pouvez la retirer. Il y a un algorithme décrété par l’ordinateur, qui se met à charger de temps en temps la batterie si vous laissez votre ordinateur branché durant toute une journée.

Il est vrai, cependant, qu’on entend de plus en plus souvent parler de batteries qui explosent. C’est normal: les Li-ion ont envahi notre quotidien. Téléphone, tablette, ordinateur, console, jouet, voiture et même avion. Il y en a partout. Et avec la facilité de communication du web, si une batterie explose à Sydney, on le sait à Arlon quelques minutes plus tard.

Si elles explosent, c’est à cause d’un phénomène appelé « emballement thermique ». C’est un cercle vicieux: la chaleur monte, le système chauffe, les éléments chimiques réagissent en… chauffant de plus belle. Pourquoi ? Il y a beaucoup de raisons, ce n’est pas simplement à cause d’une charge trop longue. S’il fait trop chaud, si la structure de votre batterie est altérée ou endommagée, voir mal fabriquée, comme dans certains produits bas de gamme.

Mais quand ça arrive, c’est fort embêtant, même s’il ne s’agit pas d’une bombe. En réalité, l’oxyde de cobalt de la batterie entre en réaction chimique. Il s’échauffe lui-même jusqu’à « exploser »: la batterie gonfle et détruit votre appareil. Les cas sont, cependant, plutôt rares, au regard des centaines de millions de batteries dans le monde.

 

Conclusion

Gardez vos appareils équipés de batteries au frais, et chargez-les quand la jauge se situe entre 20 et 80%. Ces deux conseils de base prolongeront la durée de vie et la qualité des batteries.

Il est préférable de débrancher un appareil dont la batterie est chargée, mais vous ne risquez pas pour autant de tout faire exploser. Les cas sont rares à l’échelle de l’incroyable quantité de batteries dans le monde, et les photos ou vidéos qui circulent sont parfois le fruit d’expériences dangereuses.

 

Super, j’ai localisé mon MacBook volé: et après ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 7 mars 2013 18h10 | Ajouter un commentaire

L’informatique évolue de manière fulgurante, vous l’avez remarqué. Et les progrès concernent aussi la sécurité de vos données, voire de votre matériel. Il est désormais très simple, via un logiciel, de localiser un appareil et d’agir sur celui-ci à distance.

Une option intégrée d’office aux nouveaux appareils d’Apple, dont les ordinateurs portables. Sébastien s’est fait voler son MacBook samedi passé, à son domicile. « Ils ont fracturé la porte d’entrée en soirée. Ils ont tout retourné, tous les tiroirs et tous les vêtements. Ils ont pris deux ordinateurs portables et une bague« , nous a-t-il confié.

 

Verrouiller à distance

Ce que les voleurs ignoraient sans doute, c’est que iCloud, le service « dans les nuages » d’Apple qui permet de partager des photos, de sauvegarder des données, de synchroniser contacts et agenda, permet également de localiser l’appareil. Et d’intervenir, à distance, pour le verrouiller ou effacer son contenu.

Pour cela, il faut que les voleurs se connectent à internet, ne fut-ce que quelques minutes. « A 2h45, dans la nuit de samedi à dimanche, c’est ce qu’ils ont fait. Je pouvais faire apparaître un court message sur l’écran, j’ai mis ‘Dans tes dents’. Et ensuite, iCloud a verrouillé l’ordinateur« , a déclaré Sébastien.

L’ordinateur devient dès lors inutilisable. Sébastien a ensuite été au commissariat local pour faire une déposition.

 

Soupçonné par la police

« J’ai donné le numéro de série de l’ordinateur, l’heure de connexion et la localisation sur la carte« , qui est en réalité un point assez peu précis. Cela fonctionne à partir des réseaux Wi-Fi à proximité de l’ordinateur, peut-on lire sur le site d’Apple. « L’adresse est située à l’angle de deux rues. Il peut être dans plusieurs maisons« .

« On m’a dit que toutes ces informations étaient attachées au dossier, et transmises à la FCCU, la Computer Crime Unit. Au commissariat, ils n’avaient pas l’air de comprendre de quoi je parlais. Ils m’ont même soupçonné de quelque chose, car ils m’ont demandé comment je savais où se trouvait mon ordinateur… Je leur ai expliqué le principe du verrouillage via iCloud »

 

Quelle est la procédure ?

Est-ce utile ? Et cela peut-il accélérer le travail de la police ? Pour comprendre le cheminement de la procédure, nous avons contacté ce service de police « spécialisé dans l’analyse de systèmes informatiques et de télécommunication ».

« En effet, c’est une bonne chose de signaler lors de la déposition que l’on dispose de la géolocalisation de l’appareil volé« , nous a confirmé le commissaire Olivier Bogaert. « Mais il y a déjà un gros problème, c’est que la localisation n’est pas très précise. On a un périmètre déterminé, mais si c’est en ville, il y a beaucoup de maisons. Il est hors de question de rentrer dans toutes ses maisons pour vérifier si l’ordinateur s’y trouve. Si l’on enquête, on va affiner les informations, en trouvant notamment l’adresse IP« .

 

Si le Magistrat ordonne une enquête

Et le « si » du commissaire a toute son importance. Car localisation ou pas, il y a une procédure en Belgique. « Il faut que le Magistrat du Parquet ordonne une enquête, sur base du procès-verbal dressé par le commissariat. La FCCU en reçoit une copie à titre informatif uniquement. Nous sommes un appui technique avant tout« .

Et pour que le magistrat demande un travail d’enquête, il faut des éléments pour le convaincre de mettre des ressources humaines sur le dossier. « Si plusieurs ordinateurs ont été localisés à un même endroit, alors on peut soupçonner du recel. Si les policiers qui ont pris la déposition rassemblent des informations et soupçonnent des activités d’une certaine ampleur, ça peut éveiller l’intérêt du Magistrat. Mais pour un cas isolé, il y a peu de chance que des moyens soient mis en œuvre« , a poursuivi le commissaire.

C’est ce qu’on appelle « la proportionnalité ». On ne met pas de gros moyens humains et donc financiers pour retrouver un seul ordinateur portable…

 

Conclusion

Sébastien ne devrait donc jamais revoir son ordinateur portable, à moins que le Magistrat n’ordonne un devoir d’investigation, mais c’est peu probable. L’assurance va intervenir et il avait heureusement fait une sauvegarde de ses données.

Les voleurs, eux, se retrouvent avec un appareil verrouillé. Sur le site d’Apple, on peut lire qu’il est possible « de le faire déverrouiller dans un centre de réparation autorisé« .

Mais ils devraient dès lors, on l’imagine, prouver que l’ordinateur leur appartient, ce qu’ils ne pourront pas faire.

Nokia Lumia 620: la bonne affaire ? (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 mars 2013 18h53 | Ajouter un commentaire

Nokia nous refait le coup de 2012: il sort d’abord un « flagship », comprenez un « beau gros smartphone » avec plein de fonctions, puis il décline sa gamme avec des modèles plus abordables. En 2013, avec ses Lumia sous un Windows Phone 8 qui gagne en maturité, Nokia aura bientôt cinq versions: 520, 620, 720, 820 et 920.

Le plus petit modèle disponible actuellement en Belgique est le Lumia 620. Avec son écran de 3,8 pouces, c’est le modèle le plus compact de la gamme: 11,5 x 6,1 cm, pour 127 grammes. Une taille définitivement plus maniable, d’autant que ses bords et son dos, bien arrondis, rendent la prise en main très confortable.

 

Entrée de gamme « de luxe »

A 259€, c’est ce qu’on appelle un smartphone entrée de gamme. Il en existe bien sûr des moins chers sous Android, mais vous risquez d’être déçu par la finition, la fluidité et la modernité de l’interface.

Vous n’aurez pas ces problèmes sur le Lumia 620. Car le processeur Snapdragon S4 dual-core de 1 GHz et les 512 Mo de RAM sont amplement suffisants pour faire tourner très rapidement Windows Phone 8, un OS définitivement original et moderne. Et qui commence à combler son retard côté application. Depuis mon dernier test, celui du Lumia 920, Spotify et CBC sont apparus.

De plus, Nokia fait un gros travail de développement et de partenariats pour proposer des apps exclusives, dont la cartographie, le GPS, quelques jeux et d’autres petites choses intéressantes en photographie.

Le stockage interne n’est que de 8GB, mais il y a un port pour carte micro-SD.

La qualité de dalle de l’écran est excellente pour le prix: on parle de Clear Black, ce qui veut dire que les noirs sont profonds, et que vos tuiles donneront l’impression de flotter.

 

Où sont faites les économies ?

Nokia a fait des économies sur l’appareil photo, dont les clichés sont vite saturés et pas géniaux s’il ne fait pas très lumineux. Rien de dramatique, ça reste raisonnable et plutôt logique dans cette gamme de prix.

Il n’y a évidemment que du plastique, là où le 920 utilise une belle céramique.

Et la batterie, de 1300 mAh, ne fera pas de miracle, vous aurez du mal à tenir deux jours si vous l’utilisez régulièrement. Et j’espère que vous le ferez régulièrement car c’est un bon petit smartphone, costaud mais léger, bien fini et agréable à utiliser. Quant à son OS, Windows Phone 8, il commence à gommer tous ses petits défauts de jeunesse. S’il vous tente, commencez par  le Lumia 620, vous ne ferez pas d’erreur.

 

A quoi ça sert, le NFC ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 27 février 2013 09h12 | Ajouter un commentaire

« Near Field Communication », ou « Communication en champ proche »… vous en avez déjà entendu parler, mais vous ignorez sans doute comment ça marche et à quoi ça sert. Explication avec un exemple concret: la gamme « One Touch » de Sony, présentée cette semaine à Bruxelles. 

Deux fois par an, Sony rassemble tous ses produits et les présente à la presse belge (et aussi aux revendeurs, en fait). C’est l’occasion de voir les projets de la marque pour l’année à venir. Le plus instructif ne se trouve pas toujours sur les rayons, mais plutôt dans l’agencement de ceux-ci. L’accent est ainsi mis sur le « One Touch », en ce début d’année. Et c’est révélateur d’une tendance actuelle: le NFC…

Il s’agit de communication – ou plutôt de connexion – entre appareils. Le NFC est une technologie dont on parle depuis quelques années, sans en connaître vraiment l’intérêt. Les initiales signifient Near Field Communication (communication en champ proche). Intégré dans la plupart des smartphones et tablettes récents, ce protocole de communication doit être considéré comme un « activateur ».

Il ne sert donc pas à faire transiter du son ou de l’image (pour ça, il existe Bluetooth et le Wi-Fi), mais bien à activer une liaison en vue d’une communication. D’ailleurs, il ne réagit qu’entre 0 et 10 cm.

Concrètement, voilà ce que ça donne chez Sony: vous « frappez » (touchez délicatement, c’est mieux) le smartphone Xperia Z sur l’enceinte SRS-BTX500, deux appareils, vous l’aurez compris, équipés d’une puce NFC, comme l’illustre la photo ci-dessus. Ils se reconnaissent et activent automatiquement la diffusion du son du smartphone vers l’enceinte, en Bluetooth.

Voilà l’idée. Rien d’extraordinaire, vous me direz: on peut aussi aller dans le menu Bluetooth de son appareil, chercher les périphériques et les coupler manuellement. En effet, « mais le but est de simplifier au maximum l’expérience de l’utilisateur », m’a expliqué Ann Glorieus, responsable presse de Sony Belgique.

 

Une gamme « One Touch »

Sony a fait de « One Touch » une sorte de gamme: cela concerne une partie conséquente des nouveautés. Même les TV en sont équipées, et l’activation via NFC se fait avec la télécommande: vous l’approchez de la tablette Xperia Z, par exemple, et vous pouvez diffuser les vidéos qui s’y trouvent, ou profiter d’un mode « miroir », qui dupliquera l’écran de votre appareil mobile sur celui de la télévision.

Idem pour les casques audio sans fil, les home cinéma, la nouvelle barre de son… vous pourrez y connecter un smartphone ou une tablette. Sachez que de nombreuses marques ont déjà adopté le NFC, mais faute d’avoir une gamme complète, c’est un argument rarement mis en avant.

 

Vastes possibilités

Notez que l’une des premières applications pour le NFC, c’est le paiement. Il existe déjà des bornes Visa ou MasterCard compatibles dans le monde: y frôler un smartphone équivaut à sortir sa carte et à l’insérer dans le lecteur. Reste à faire votre code, heureusement. Mais on en parle pas encore beaucoup chez nous, où c’est la connexion entre appareils qui prime.

Les possibilités, vous l’imaginez, sont nombreuses. Le métro, les magasins, les aéroports… toutes les bornes, en fait, pourraient être équipées du NFC et communiquer avec votre smartphone simplement en le touchant (ou en l’approchant à moins de 10 cm). Si au préalable, l’application adéquate y a été installée, la borne pourrait « scanner » votre abonnement Stib virtuel, votre carte de fidélité, votre billet d’avion électronique.

 

Conclusion

Pratique et efficace, le NFC se met en place lentement, mais plus vite dans certains pays où des entreprises l’ont déjà adopté. Comme toute technologie, elle attend d’équiper un grand nombre d’appareils avant d’exploser. Ce devrait être le cas dans les mois et les années à venir.

Petit bémol, toutefois: le NFC consomme un peu d’énergie. Or, les smartphones et tablettes actuelles ont déjà bien du mal à tenir une journée entière. Du coup, la plupart du temps – à moins d’être un utilisateur quotidien – vous désactiverez le NFC. Il faudra donc l’activer avant de connecter votre smartphone à quoi que ce soit. Ce qui rend directement l’expérience moins convaincante.

Test: que vaut la tablette officielle de Microsoft ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 février 2013 19h06 | Ajouter un commentaire

A partir de 479 €, la Surface RT  est le premier « ordinateur », au sens large, conçu et fabriqué par Microsoft. Cette tablette est-elle le plus bel écrin pour Windows 8 ? 

La sortie de Windows 8, l’automne dernier, a marqué un tournant décisif dans la stratégie de Microsoft. Inutile de revenir sur ce nouveau système d’exploitation prévu pour le tactile, avec ses tuiles colorées et dynamiques, vous l’avez sûrement déjà essayé.

L’autre bouleversement, c’est l’apparition d’un matériel fabriqué par Microsoft. Depuis des décennies, Windows est flanqué sur tous les ordis de bureau, ou portables, du monde entier. Un business qui faisait les affaires des fabricants comme de Microsoft.

 

Software et Hardware

Mais les choses ont changé et la firme de Redmond a décidé de voir plus grand. A l’instar d’Apple et de son iPad, de Google et de ses Nexus, il a fabriqué sa propre tablette. J’ai été chez Microsoft Belgique, à Zaventem, pour recevoir durant quelques jours la « Surface ». L’occasion de discuter avec Jean-Benoit Van Bunnen, le responsable Windows.

« Avec la Surface, Microsoft voulait présenter sa vision des choses. Au lieu de confier toujours ça aux autres, on a voulu montrer qu’elle était la meilleure manière d’appréhender Windows 8 sur une tablette. Tout a été étudié: de l’angle du support au format 16:9, en passant par les accessoires et le design ».

 

Une belle Surface

Un design et un look sans défaut, que je trouve très réussis. Sobre, anguleuse, très bien assemblée et composée de matériau de qualité… la Surface a de la gueule, si je puis me permettre. Ajoutez à cela un petit support en plastique intégré, facile à ouvrir ou fermer, et les claviers/protection qui se clipsent parfaitement en dessous, et vous avez un véritable outil de travail.

Il y a le « Type Cover », un clavier dur et des touches en plastique, qui se replie pour protéger l’écran. C’est un peu plus épais, mais aussi plus facile à utiliser que le « Touch Cover », dont il ne faut qu’effleurer les lettres. Gros avantage: ces deux claviers sont équipés d’une zone tactile pour la souris.

 

Vive la souris… 

Une souris très utile quand on passe en mode « Bureau ». La seule Surface disponible actuellement en Belgique, est celle équipée de Windows 8 RT, une architecture plus mobile et moins puissante que la version Pro, mais qui permet néanmoins de retrouver le bureau classique. Avec ses raccourcis, son explorateur de fichiers (vous pourrez brancher un disque dur en USB et faire des copier/coller), son panneau de configuration, etc… De quoi rassurer ceux qui n’apprécient qu’à moitié les tuiles.

Ce bureau, que je pensais à tort voir disparaître sur la Surface RT, se lance d’ailleurs tout seul lorsqu’on veut utiliser la suite Office. Avec Office 2013, prévu pour fonctionner sur différentes plateformes avec une seule licence, Word, Excel et les autres ont une petite option pour l’affichage « souris » ou « tactile ». Ce dernier mode ayant des boutons plus gros, empiétant sur la surface de travail.

L’importance de cette souris pour les tâches sous Office (isoler une case Excel, par exemple) et du bureau pour l’explorateur de fichier, prouve que Microsoft est dans une phase de transition, n’osant pas abandonner complètement les anciennes habitudes de travail. De ce point de vue, l’iPad est plus radical mais plus logique dans la démarche: les applications sont « touch », ou rien.

 

Et Windows 8 RT ?

La grande différence entre Windows 8 RT et « normal », et je n’y arrive que maintenant, elle concerne les applications. Il n’est plus possible d’aller télécharger n’importe quel .exe et de l’installer en quelques clics. Dorénavant, comme Apple et son App Store depuis presque 6 ans, Microsoft entend aussi exploiter cette mine d’or qu’est le « magasin d’applications ».

Il faudra donc obligatoirement passer par la case « Windows Store » pour télécharger le moindre jeu, utilitaire, météo, etc… Vous pourrez en trouver certains sur des sites web, mais il ne s’agira que d’un lien vers le store.

Un magasin un peu pauvre, du reste, surtout si vous ne retirez pas l’option « Simplifier la recherche d’applications dans mes langues préférées« , pourtant activée par défaut dans les « Préférences » du store. En passant outre cette limite de la langue, vous aurez alors plus de choix.

 

Facebook et Twitter s’en foutent

Il y a de plus en plus d’applis, et ça ne fait que commencer. « La croissance est immense. Imaginez le nombre d’ordinateur ou de tablette vendus chaque jour en Belgique! », avance Microsoft.

Oui, on l’imagine, c’est beaucoup. Mais il n’y a toujours pas de Facebook ni de Twitter, par exemple. Pourquoi cette absence incroyable ?

« Car nous essayons de proposer une expérience différente à l’utilisateur. Nous ne voulions pas un copier-coller de l’application Facebook sous iOS ou Android », a expliqué M. Van Bunnen. D’accord, mais du coup, il faut passer par les sites web, et les épingler sur l’écran d’accueil. Des sites qui ne sont pas prévus pour le tactile, avec des petits boutons…

Inutile d’en vouloir à Microsoft, c’est Facebook et Twitter qui ne sont pas pressés d’investir dans une application digne de ce nom. « Parfois, nous collaborons avec certains fournisseurs de contenu – comme RTL.be – pour les aider à développer. Mais de manière générale, nous n’intervenons pas dans les applications tierces ».

On sait qu’il y a des discussions entre les grands chefs. Mais ils n’ont pas encore trouvé « la meilleure expérience Facebook possible sous Windows 8″. En attendant, quand vous êtes sur une page web et que vous désirez la partager, hé bien… il faut copier l’adresse, et la coller dans votre tweet ou votre statut. Oui, oui… alors que Facebook est relié à votre compte pour les contacts, par exemple.

 

Combien ça coûte ?

A 479€, Microsoft propose une très belle tablette avec 32 GB de stockage interne (mais seulement 16 GB de disponible), plus tout ce que SkyDrive peut vous offrir. Le « cloud » maison fera le lien entre tous vos périphériques: ordi au bureau, tablette, smartphone, etc… Si vous comptez utiliser souvent la suite Office bien intégrée (mais payante), il faudra opter pour un pack avec la « Touch Cover », qui fait clavier et protection, à 579€. Le clavier dur est en option à 119€. Rajoutez 100€ pour passer à 64 GB de stockage.

Le matériel est irréprochable, et la puissance suffisante pour faire tourner une vidéo, jouer à des jeux, retoucher des photos (je vous conseille Fotor, gratuit) et aller sur le web. Si vous voulez les détails techniques, c’est par ici.

 

Mon avis ?

La Surface RT est certainement la meilleure manière d’aborder Windows 8. Radicale (vous ne pourrez plus installer n’importe quoi), elle est plus fermée mais également plus logique avec elle-même. Le plus bel écrin de Windows 8 ? Sans doute. Le plus cohérent ? Certainement.

Le bureau classique subsiste discrètement, mais ce n’est que pour les applications Office, qui permettent par ailleurs de travailler correctement. Un excellent produit, à qui il ne manque qu’un plus grand nombre d’applications. Un défaut délicat, en 2013…