antalya temizlik şirketleri
antalya haber haberler antalya rent a car elektroniksigara
antalya rent a car
Antalya temizlik firmaları Antalya temizlik şirketleri

Test

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

Image actuelle

Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

hb
Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

he
La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

hbas
Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !

 

Faut-il obligatoirement dire adieu à la stéréo avec les enceintes connectées ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 2 mars 2018 11h55 | Ajouter un commentaire

Si de manière générale, au niveau de la diffusion de contenu musical, on enchaîne les progrès dans le bon sens (miniaturisation des enceintes, connectivité, prix, applications de streaming musical), une option répandue en a fait les frais: le son stéréo. Sonos, qui attache un soin tout particulier aux options et à la facilité d’utilisation de ses enceintes, a une solution. Nous l’avons essayée.

Depuis bien longtemps, Sonos, inventeur de l’enceinte réseau et du son ‘multiroom’ pour le grand public, affine sa technologie pour rester une référence dans le domaine.

L’entreprise américaine a un gros avantage comparé à tous les fabricants d’électronique grand public qui suivent cette tendance du ‘multiroom’ depuis quelques années: elle ne fait que ça, et se concentre donc pour améliorer ses enceintes, sortir de nouvelles variantes, les doter de nouvelles technologies novatrices (comme récemment l’intégration d’Amazon Alexa, et bientôt de Google Assistant).

Autre particularité des produits Sonos: ils peuvent être utilisés de différentes manières. Individuellement: vous en achetez un pour votre salon, un autre pour votre chambre, et vous écoutez différentes sources dans différentes pièces.

En groupe: via l’application, vous pouvez regrouper les enceintes pour diffuser la même source musicale dans plusieurs pièces à la fois.

Créer une paire stéréo au moment de la configuration de l’enceinte

Il y a enfin l’option qu’on évoque aujourd’hui: la création d’une paire stéréo. Pour notre test, nous avons placé deux enceintes Sonos One (229€ pièce) dans le séjour d’une maison. Sans surprise, tout se passe via l’application, nécessaire pour installer l’enceinte. Dès le début, et comme on avait déjà une Sonos One installée, l’application nous a demandé si on voulait créer une paire stéréo dans une pièce existante.

Et c’est un jeu d’enfant: il suffit de suivre les consignes, d’appuyer sur le bouton de l’enceinte située à gauche quand on vous le demande, et c’est réglé.

En une minute, l’affaire est dans le sac et vous profitez désormais d’un son stéréo, ce qui devient rare dans le monde en pleine croissance des enceintes connectées, que ce soit au smartphone directement par Bluetooth, ou au réseau en Wi-Fi ou par câble (comme Sonos, donc).

Retour en arrière ?

Le marché de l’audio grand public a fait bien des progrès dernièrement. On parvient à obtenir un son correct dans une enceinte de taille très réduite (pensez au Bose Mini Soundlink), et le smartphone est devenu une source exhaustive de musique, grâce aux services de streaming (Spotify, Deezer, Apple Music, etc).

Dans un domaine, cependant, on a fait un pas en arrière: le son est principalement écouté en mono, alors que la musique et les films sont enregistrés en multicanal. On perd donc quelques subtilités sur la variation gauche-droite, sur les effets de profondeur et de spatialisation du son.

Certes, tous les fabricants parlent d’un son 360° et surround, mais rien ne remplace deux enceintes disposées à deux extrémités d’un mur pour offrir de la vraie stéréo.

Si ça vous manque et que vous ne voulez pas d’une chaîne hi-fi archaïque avec des enceintes câblées, pensez donc aux Sonos One. Vous ressentirez davantage certaines subtilités de la musique, certains effets.

Quel budget ?

Niveau budget, il faut hélas casser sa tirelire: deux Sonos One coûtent 458€. Bien que, si les assistants vocaux intégrés (Amazon Alexa et bientôt Google Assistant) ne vous intéressent pas, vous pouvez opter pour une paire de Play:1 (179€ pièce). Si vous n’êtes pas pressé, il suffit d’attendre une promo pour l’achat d’un pack de deux One (229€ pièce). Hélas, Sonos, un peu comme Apple, a une politique tarifaire stricte: les prix sont très stables et il y a rarement des offres en dehors de celles proposées occasionnellement par Sonos lui-même, via son webshop ou des distributeurs (lors du Black Friday, par exemple).

Sachez enfin qu’il est très facile de séparer une paire de Sonos One, via les paramètres de l’application, pour les placer dans deux pièces différentes.

Notez également que d’autres marques proposent de former une paire d’enceintes stéréo, mais parfois il faut télécharger une application rien que pour ça. Chez Sony par exemple, quelques enceintes Bluetooth sont concernées, et il faut utiliser l’appli Sony Music Center SongPal (50 Mo)…

Samsung vient de présenter son Galaxy S9: nous l’avons déjà essayé (VIDÉO)

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 27 février 2018 07h51 | Ajouter un commentaire

Image actuelle
Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté à Barcelone son dernier smartphone haut-de-gamme, le Galaxy S9. Il ressemble à s’y méprendre au S8, mais il y a quelques changements intéressants. De quoi justifier l’augmentation de prix ?

Apple a toujours boudé l’évènement, Huawei préfère présenter son prochain smartphone plus tard: Samsung est donc le seul acteur du top 3 à sortir en grandes pompes son flagship au Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial dédié aux technologies mobiles.

Il s’agit comme prévu des Galaxy S9 (849€) et S9+ (949€). Ils seront à coup sûr les smartphones haut-de-gamme les plus vendus en Belgique en 2018, en concurrence avec l’iPhone 8 d’Apple, bien entendu. Le Chinois Huawei est le seul qui parvient à titiller ces deux mastodontes.

Quoi de neuf ? (voir la vidéo au bas de l’article)

Extérieurement, les évolutions du S9 par rapport au S8 sont très timides, Samsung ayant la sagesse de sauter une année en terme de un design et de format, un peu comme Apple. C’est comme ça qu’on construit une identité visuelle forte, que les gens disent qu’ils ont (ou qu’ils veulent) « un Samsung » quand ils parlent d’un smartphone sous Android. Les S9, comme les S8, sont également toujours étanches et peuvent se recharger sans fil (chargeur non fourni).

On notera tout de même que l’écran parvient à grappiller quelques millimètres en haut et bas, rendant les bordures encore plus fines. On parle donc d’un écran au ratio 18,5 : 9. La sensation d’immersion est (encore) un peu plus impressionnante. Petit détail: même l’écran d’accueil et ses icônes/widgets peut désormais être affiché en format paysage quand on le retourne.

Quant au capteur d’empreinte pour déverrouiller l’appareil, il passe d’une position très inconfortable à côté de l’appareil photo (beaucoup trop haut, décentré), à une position logique en dessous et au centre. On trouvera donc ce capteur facilement, et ça reste le moyen le plus rapide de déverrouiller un smartphone, à moins que vous aimiez jouer avec la reconnaissance faciale ou de l’iris…scapteur

Lors d’une présentation à Londres avant la sortie à Barcelone, Samsung a largement insisté sur les nouvelles capacités de ses S9 et S9+ en termes de photographie. Si le grand modèle reçoit un capteur photo (12 MP chaque fois) supplémentaire à l’arrière (pour des effets ‘bokeh’, flou sur l’avant et l’arrière-plan, et pour du grand-angle), le principal n’est pas là. Il est dans la double ouverture automatique du capteur principal. F2.4 ou F1.5, en fonction des conditions de luminosité. Ce que vous devez retenir: il fait des miracles quand il fait plus sombre, ce qui arrive souvent quand on prend une photo (à l’intérieur, en soirée, etc). « L’appareil s’adapte comme l’œil humain« , a expliqué un responsable de Samsung. A cette double ouverture s’ajoute le ‘multi-frame’, c’est-à-dire que le S9 va prendre 12 photos et les compiler pour réduire les effets de bruit de l’image très présent dans la pénombre (quand les zones sombres se pixellisent grossièrement). Cela demandera des tests plus poussés, mais à première vue, ça fonctionne très bien (voir photo ci-dessous) et lors de la présentation, le Google Pixel 2 XL, très réputé en photo, était largué dans la pénombre. L’appareil photo est également capable de filmer en super slow motion à 960 images par seconde. On utilise peu cet outil mais techniquement, c’est au point, par exemple si vous voulez filmer au ralenti un ballon d’eau qui explose ou faire de GIF.sphoto

Au niveau des nouveautés remarquables, c’est à peu près tout. Il y a bien cette option amusante de l’appareil photo, qui permet de créer votre propre animoji, dont vous déclinerez les émotions (il y en a 18) dans vos messages pour faire rire vos correspondants. Et cette nouvelle station de travail DeXqui améliore encore la transformation de votre smartphone en un ordinateur, avec un moniteur, un clavier, une souris (les entreprises sont désormais visées également).

Conclusion

Les Belges adorent Samsung. On sait que le géant sud-coréen, dans notre pays, truste les premières places dans beaucoup de domaines, de la télévision au smartphone. Le Galaxy S8, l’an dernier, fut un succès (17% de vente en plus en Belgique que le S7), jouant des coudes avec les iPhone d’Apple. Le S9 a donc une grosse pression sur les épaules, et le fait qu’il ne soit qu’une mise-à-jour du S8 ne va pas l’aider à battre des records de vente.

Au niveau photo, il a l’air imbattable dans de faibles conditions lumineuses. Son design est encore plus ravageur que l’an dernier grâce à une augmentation de la surface d’affichage sur l’écran. Le capteur d’empreinte trouve enfin une place logique sous le (ou les) objectifs à l’arrière. Quelques améliorations subtiles, donc, qui hélas sont répercutées dans le prix, gonflé de 50€.

Comptez en effet 849€ pour le S9, avec une fiche technique qu’on aurait espérée plus costaude: le processeur Exynos 9810 est au top, mais il faudra composer avec 64 GB de stockage interne (il existe une version 256 GB, plus chère), 3 GB de RAM, une batterie de 3.000 mAh, un seul capteur photo à l’arrière. Rien d’exceptionnel… Il y a heureusement ce magnifique écran courbé borderlessque seul Samung maîtrise à ce point, l’étanchéité totale et la recharge sans-fil. Sans oublier la très riche surcouche que Samsung met sur Android 8.0, avec des applications inédites et un écosystème imposant. Pour 949€, il y a la version S9+, avec une batterie plus imposante (3.500 mAh), 6 GB de RAM et un deuxième capteur photo à l’arrière, pour de jolis effets bokeh.

GALAXY S9 :







s9simple

GALAXY S9+: 


Ce thermostat permet de contrôler chaque radiateur: vraies économies ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 31 janvier 2018 14h23 | Ajouter un commentaire

Un thermostat intelligent (et 100% européen) permet de contrôler chaque radiateur individuellement: fait-on vraiment des économies d'énergie ?

Les Allemands de Tado débarquent en Belgique avec des solutions pour les particuliers, afin qu’ils affinent le plus possible leur consommation d’énergie lorsqu’ils chauffent leur maison. Leur thermostat intelligent (249€), simple et efficace, se base sur votre position, tandis qu’en option, des vannes thermostatiques (79€ pièce) permettent d’affiner au mieux le chauffage. Mais l’investissement est-il rentable ?

La marque Tado (officiellement tado°) n’est pas encore très connue en Belgique. Cette entreprise allemande basée à Munich existe pourtant depuis 2010, mais n’a lancé son système de chauffage intelligent pour particuliers en Allemagne et en Europe que depuis 2014.

Mais c’est quoi au juste, un chauffage intelligent ? Tout comme Nest qui a plus ou moins inventé le concept à l’époque, c’est l’idée d’avoir un thermostat doté d’un mini-ordinateur, capable de calculer certains paramètres et de se connecter au réseau. La promesse de Nest était, et est toujours d’ailleurs, d’essayer de vous offrir toujours la température souhaitée, se basant dans un premier temps sur la manière dont vous réglez la température manuellement. Le thermostat et les autres appareils de la gamme (caméras de surveillance, détecteur de fumée) permettent également de savoir si vous êtes absent, auquel cas il coupera le chauffage.

Le tout se contrôle de manière très précise à l’aide d’une application pour smartphone/tablette, ou un site web sécurisé.

Dès que vous quittez la maison, il coupe le chauffage

Tado propose autre chose pour se démarquer d’une concurrence de plus en plus féroce, Nest ayant été imité par de nombreux autres acteurs, anciens (Honeywell) ou nouveau (Netatmo).

Le thermostat intelligent de Tado se base sur la localisation du ou des propriétaires, à partir de leur smartphone. Pour faire simple: l’application Tado détermine régulièrement votre position, et si vous avez quitté une zone proche de la maison, elle enclenche le mode absence automatiquement.

L’application intuitive, réactive et facile à configurer (c’est un point essentiel) détecte également quand vous vous rapprochez de la maison et peut recommencer à la chauffer la plus ou moins rapidement à l’avance.

apli1

En soi, l’idée est déjà très bonne, et très simple. Quand vous êtes à la maison, vous avez généralement toujours envie d’avoir la même température. Nest, au contraire, a tendance à passer de 19 à 21 en journée, se basant sur un algorithme, votre manière de régler la température et votre présence. On ne sait jamais vraiment quelle est la température, et le mode ‘absence’ automatique ne s’éteint que lorsque vous rentrez dans la maison…

Le principe de fonctionnement du Tado nous a donc convaincus par sa simplicité et sa stabilité. De plus, son installation est plus simple que celle du Nest, qui a besoin d’un petit boitier supplémentaire près de la chaudière. Le thermostat de Tado n’a besoin que des deux fils qui relient traditionnellement un (vieux) thermostat à sa chaudière. Un jeu d’enfant: il suffit d’un tournevis et de lire les instructions détaillées de Tado, personnalisées en fonction de l’installation actuelle que vous leur communiquerez.

En revanche, le thermostat a besoin d’un ‘bridge’ pour se connecter au réseau. Il s’agit d’un petit boitier à connecter au routeur (genre Bbox de Proximus) à l’aide d’un câble.

Des vannes thermostatiques: ça se complique un peu

Tado ne se contente pas du thermostat intelligent. Il a prévu des vannes thermostatiques tout aussi intelligentes, permettant de contrôler la température des pièces de votre maison indépendamment les unes des autres.

Les vannes thermostatiques actuelles, mécaniques (type Heimeier, par exemple, à 20€) ont un gros défaut: leur approximation est telle qu’elles se rapprochent davantage du ‘on/off’ que d’un contrôle précis de la température.

C’est donc ce que permettent les vannes de Tado (assez chères: 79€ pièce). Elles agissent en réalité comme des thermostats supplémentaires, pouvant demander de l’eau chaude à la chaudière (via le thermostat) afin d’atteindre la température désirée. Lors de notre test, nous avons mis une vanne dans deux chambres d’une maison traditionnelle, avec un thermostat dans le salon.

vanne

Et c’est là qu’on a commencé à se poser des questions. Car ça n’a l’air de rien, mais le fonctionnement d’un système de chauffage peut devenir complexe quand on ajoute des vannes faisant office de thermostat.

Concrètement, la difficulté est de fixer les bonnes températures au bon moment pour les vannes thermostatiques intelligentes des chambres. Sinon, celles-ci pouvant commander la chaudière, elles peuvent causer des hausses indésirables de la température dans d’autres pièces.

Exemple: on a mis une température basse dans les chambres entre 5h et 9h, pour qu’elles ne chauffent pas le matin lorsque les pièces de vie du thermostat principal doivent atteindre 20 degrés. Après tout, c’est l’idée: chauffer au bon endroit, au bon moment, pour économiser.

Dès lors, vers 10h, ces chambres affichent une température de 16 degrés. Si on définit la plage horaire suivante à 18 degrés, la vanne thermostatique du radiateur de la chambre va s’ouvrir et la chaudière va tourner jusqu’à ce que cette chambre atteigne la température souhaitée. Mais tous les radiateurs allumés de la maison vont également chauffer. Et dans le salon, lors de notre test, il fait donc 22 degrés à 11h au lieu de 20. Oubliez dès lors les économies d’énergie.

Conclusion: il est difficile de paramétrer correctement une maison avec seulement deux vannes thermostatiques. Comme parade, nous avons élevé progressivement le niveau de la température dans les chambres, en espérant que les périodes de chauffe correspondent à celle du salon. Pas très confortable, mais on évite tout de même de chauffer inutilement les chambres le matin, avant les aérer, et donc on économise de l’énergie, en théorie.

La solution ultime est aussi la plus chère

La solution ultime, c’est d’équiper tous les radiateurs de la maison de vanne thermostatique intelligente Tado – même si vous pouvez laisser un petit radiateur de couloir avec une vanne thermostatique mécanique sur la position minimale.

L’investissement financier est important (on le rappelle, 79€ par vanne en plus du kit de démarrage comprenant le thermostat), et vous devrez consacrer du temps et de la réflexion pour que votre maison soit chauffée intelligemment tout au long de la journée et de la nuit.

L’idée, par exemple, est de chauffer les chambres en début de soirée et un peu pendant la nuit, et de faire l’inverse avec la salle de bain et les pièces de vie. A vous de procéder par essai et erreur.

Tado garantit un retour sur investissement très rapidement. Si vous devez sortir 1.000€ pour un kit de départ et 10 vannes, il faudra sans doute attendre quelques années (à moins qu’une nouvelle crise n’impacte le cours du baril de brut). D’autant plus que les vannes sont fournies avec de bonnes  piles Duracell (2 x AA Industrial, fabriquées en Belgique), qu’il faut en théorie remplacer tous les deux ans. Mais on a un petit doute à ce sujet…

chaf
L’assortiment Tado chauffage: le kit d’extension (optionnel), le bridge internet, le thermostat et les vannes

Conclusion

Assurément, Tado fait partie des systèmes de chauffage intelligent les plus aboutis du marché, à côté de Nest, par exemple, qui intègre son thermostat pionnier dans une maison connectée et intelligente (caméras, alarme, sonnette). Si vous souhaitez rendre votre thermostat plus intelligent et contrôlable à distance via une application, c’est une bonne option à prendre en compte. Le kit de démarrage (un thermostat et un petit boitier à relier au routeur) coute 249€. C’est le même prix que l’élégant thermostat avec écran couleur de Nest.

Outre son origine allemande et sa fabrication en Europe qui vous permettent de faire un pied de nez numérique aux Américains qui conçoivent et aux Chinois qui produisent, Tado propose un concept simple et efficace pour vous faire économiser de l’énergie: utiliser (régulièrement) la localisation de votre smartphone pour couper le chauffage rapidement quand vous quittez la maison, et le relancer plus ou moins rapidement avant que vous ne rentriez chez vous. Votre téléphone risque de râler au début et de vous prévenir qu’une application reste fort active en arrière-plan, mais le jeu en vaut la chandelle. Car au jour le jour, c’est très pratique, et Nest n’a pas cette option, du moins pas aussi simplement.

Les vannes thermostatiques de Tado, qui n’ont de sens que si elles équipent la majorité des radiateurs d’une maison, sont cependant la solution ultime pour vraiment économiser de l’énergie. Mais leur prix (79€ pièce au lieu d’une vingtaine pour une vanne mécanique) freine le retour sur investissement d’un tel système.

Enfin, contrairement à l’installation très documentée du thermostat et ses accessoires facultatifs, on regrette le manque d’information pour la configuration des vannes. Le site de support précise que « cela peut être compliqué et qu’il ne faut pas hésiter à contacter le service clientèle par email pour poser des questions« , mais les nôtres sont restées sans réponse. Le plus important à savoir: les vannes agissent comme des thermostats et peuvent faire fonctionner la chaudière même si le thermostat principal du salon affiche la température souhaitée. Pour optimiser tout ça, à vous de trouver la bonne combinaison, en tâtonnant.

Quant à la réponse à la question du titre de cet article: oui, le thermostat intelligent Tado, comme ses concurrents, permet de faire des économies d’énergie, surtout en coupant le chauffage automatiquement dès que les propriétaires quittent la maison. Economiser de l’argent, c’est différent, car il faut tenir compte de l’investissement (au moins 249€ pour le kit de démarrage et 79€ par vanne), de votre équipement actuel, de la taille de votre maison, de votre consommation, de votre isolation.

Après quelques années, cependant, vous y trouverez certainement votre compte…

Notez également qu’en vous liant à un contrat chez Essent (pack Flix de 3 ans pour le gaz et l’électricité), le kit de démarrage Tado et son installation ne coûte qu’un euro. Vous pouvez également opter pour un système original de location des différents appareils.

illu

Fitbit, le N.1 du bracelet d’activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 décembre 2017 16h51 | Ajouter un commentaire

Fitbit, le N.1 du bracelet d'activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

En sortant l’Ionic, le N.1 du bracelet connecté fait un pas en direction de la smartwatch, un marché boudé par le grand public. Le pari, risqué, est-il réussi ?

Véritable bulle il y a quelques années, le petit monde du wearable (ces objets connectés que l’on porte sur soi) a fait des dégâts. Il a fait dépenser des millions de dollars à des entreprises comme LG ou Motorola (Lenovo), qui ont fini par jeter leur smartwatchsous Android à la poubelle.

Certains gros poissons croient encore à la montre connectée encombrante et multifonctionnelle que l’on recharge tous les soirs, mais peinent à trouver un public de masse. Apple, Samsung et Huawei ne misent pas énormément sur ce secteur pour gonfler leur chiffre d’affaire, mais bien plus pour soigner leur image de marque et ne pas laisser le marché à la concurrence.

Un seul acteur semble tirer son épingle du jeu: Fitbit. Il y a quelques mois, on vous avait parlé du Alta HR, un excellent compromis entre suivi d’activité (notamment grâce au capteur de pulsation intégré), de santé, de sommeil ; coach sportif avec une application bien foutue pour vous aider à atteindre vos objectifs de perte de poids ; et bracelet connecté minimaliste qui vous prévient en cas d’appel ou de message, et vous réveille silencieusement, le tout en vibrant à votre poignet. Autonomie: 7 jours. Point à la ligne. Circulez, la concurrence est larguée. Le Alta HR reste LE bracelet d’activité de l’année et son prix a baissé: on le trouve à 122€ chez Vandenborre, par exemple.

Mais Fitbit, qui investit encore et toujours pour se développer rapidement et occuper toute la place disponible tant que les autres pataugent un peu, n’en reste pas là. Il a sorti l’automne dernier l’Ionic, qui ressemble davantage à une smartwatch. Le pari n’est-il pas très risqué vu ce que l’on vient de dire ?

fitbit008
Un large bracelet mais une épaisseur contenue

Un bracelet d’activité…

On a dû réfléchir un peu pour ranger l’Ionic dans la catégorie des bracelets connectés, limités en termes de fonctions mais bon marché et avec une autonomie d’environ une semaine, ou celle des grosses ‘smartwatch’, gadgets pour jeunes geeks (ou ceux qui passent leur journée à vélo et ne peuvent pas sortir leur smartphone).

Une interrogation logique: l’Ionic est parfaitement entre les deux catégories.

On retrouve forcément tout ce que Fitbit fait très bien depuis quelques années en terme de bracelet: un suivi pointu de l’activité physique (détection automatique des efforts, nombre de pas et, nouveauté, d’étages gravis), du sommeil ; sans oublier cette application souvent mise à jour et d’excellente facture, configurable à souhait.

Mais il y a mieux, cette année.

… ET une smartwatch

En 2016, la Fitbit Blaze, peu vendue chez nous, avait en effet introduit l’écran couleur assez large et tactile sur ses bracelets.

L’Ionic va cependant nettement plus loin dans le côté ‘smart’, en se dotant d’un réel magasin d’applications (celles de Fitbit mais aussi celle des ampoules connectées de Philips, du New-York Times, de Yelp, Flipboard, etc). L’entreprise américaine a dû mettre au point ce qu’on appelle un SDK(Software Development Kit) afin que les développeurs d’applications puissent en proposer sur Fitbit OS, le nouveau système d’exploitation qui équipe l’Ionic.

Au-delà de ces applications pour l’instant peu nombreuses (seul un large succès international attirera les développeurs d’application, et on n’y est sans doute pas encore), il y a bien sûr le fait que le petit écran d’environ 2 centimètres carrés (250 x 348 pixels) affiche bien plus d’infos que les autres bracelets de Fitbit.

On peut par exemple lancer une activité sportive bien spécifique pour que la montre analyse intelligemment les mouvements et le rythme cardiaque, ou active le GPS si vous allez courir. Notez bien que les autres bracelets de Fitbit, y compris la Blaze, n’ont pas leur propre puce GPS: ils doivent être reliés au smartphone en permanence pour suivre votre parcours. Avec l’Ionic, vous pouvez laisser le smartphone dans la voiture quand vous allez faire un tour en courant ou à vélo. Raison pour laquelle il y a également une petite mémoire embarquée permettant « de stocker plus de 300 » chansons, d’après Fitbit.

Ajoutez à cela les notifications: vous pouvez afficher toutes celles qui le sont sur votre smartphone, mais elles sont passives. Impossible cependant de répondre à un message, ou d’interagir avec une notification intelligente.

Sans oublier le NFC pour le paiement sans contact, même si notre pays n’est pas (encore) pris en charge par Fitbit Pay. Le principe est toujours le même: relier sa carte de crédit/débit à l’application Fitbit, puis payer avec son Ionic dès que vous voyez un terminal équipé du sigle ‘sans-fil’.

Enfin, il est possible de régler l’alarme sans passer par l’application, ce qui est pratique. Afficher ses stats est également nettement plus lisible également que sur l’Alta HR, comme vous l’imaginez.

Donc oui, l’Ionic est une smartwatch, mais avec tous les avantages d’un bracelet de suivi d’activité.

appli
La liste et le magasin d’applications de Fitbit OS

Conclusion

L’Ionic est bel et bien la première ‘smartwatch’ de Fitbit, avec son écran tactile, son magasin d’applications, son GPS intégré et sa mémoire de stockage intégrée. Cette catégorie de produits faisant plutôt fuir les foules qui imaginent des grosses montres à l’autonomie de 8 heures, l’entreprise américaine ne devrait pas trop en parler.

Car l’Ionic, c’est avant tout un excellent bracelet de suivi d’activité, de sommeil, de sport, avec une autonomie qui reste très raisonnable: on a tenu 5 jours sans problème.

Fitbit a réussi l’exploit d’ajouter à ce discret bracelet d’activité une puce GPS, une puce NFC, 4 GB de mémoire et un système d’exploitation offrant des fonctions ‘smartwatch’ qui pourraient, à terme et si de grands acteurs tiers prennent la peine de développer une application pour Fitbit OS.

Son prix de 349€ est évidemment plus élevé que le reste de la gamme Fitbit, et se rapproche de celui des smartwatch. Celles-ci ont nettement plus d’applications performantes, des notifications avec lesquelles on peut interagir (alors que la Fitbit ne fait que les afficher), mais ont deux gros défauts: un encombrement important et une autonomie ridicule de quelques heures…

A nos yeux, le pari risqué de Fitbit est pour l’instant réussi.









Wiko, la marque « française » de smartphones à bas prix, essaie de monter en gamme

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 11 décembre 2017 09h00 | Ajouter un commentaire

Wiko, la marque L’un se démarque par un écran au format 18:9 jusqu’à présent réservé à l’élite, l’autre par une configuration musclée: RTL info a jeté un œil aux View XL et Wim, deux smartphones qui représentent peut-être un tournant dans la stratégie de la marque (commercialement) française Wiko.

On vous a déjà parlé plusieurs fois de la marque Wiko, qui possède des bureaux à Marseille où le design et le marketing, notamment, prennent place. 250 personnes y travaillent. A ce titre, on peut dire que Wiko est l’une des rares entreprises européennes à ce point impliquées dans la commercialisation de smartphones. 250 autres personnes travaillent pour Wiko ailleurs dans le monde.

Mais ne nous leurrons pas: la société française est en réalité la filiale d’un géant chinois inconnu chez nous, Tinno Mobile, qui est à l’initiative de sa naissance et possède 95% des parts. Tinno Mobile, basé à Shenzhen (tout comme Foxconn, Huawei, etc), fabrique des smartphones Android depuis 2005 pour le compte de nombreuses filiales ‘locales’, dont Wiko pour l’Europe.

Habituée des rayons ‘low-cost’ depuis ses débuts, Wiko tente petit-à-petit de monter en gamme et en qualité. Car c’est bien là qu’on gagne de l’argent. Sur un entrée de gamme à 99€, il n’y a que quelques euros de bénéfice, et encore… Voilà donc les Wiko View XL et Wim, qui sont passés par les bureaux de RTL info pour une petite analyse.

view_prime
Le View XL à gauche, le Wim à droite

Le Wim déçoit sur les photos…

Le Wim est un smartphone lancé à 399€ en septembre dernier. Un tarif où l’on trouve les plus grandes marques. Le Wim a une fiche technique relativement conforme à cette gamme de prix: écran de 5,5 pouces AMOLED Full HD, puce Snapdragon 626 à 8 cœurs, 4 Go de RAM, 64 GB de stockage (+ carte microSD), deux capteurs de 13 Mpx à l’arrière (et 16 Mpx à l’avant), batterie de 3 200 mAh, Android 7.1 Nougat et surcouche Wiko avec pas mal d’applications maison (un peu trop, même).

Le capteur d’empreinte à l’avant est assez rapide (moins que chez les grands fabricants, cependant), mais on regrette deux choses au niveau du design: l’utilisation du plastique à l’arrière, qui dénote un peu à 399€, et la face avant où l’écran n’occupe que 71%, à cause de bords assez importants de tous les côtés. De plus, les boutons Android sont logiciels, donc intégrés à l’écran, alors qu’ils auraient pu être disposés de part et d’autres du capteur/bouton d’accueil. Mais ce sont des détails.

L’autre défaut, c’est la partie photo. Les deux capteurs permettent certes de jouer sur l’effet de profondeur (a posteriori) et de flouter avant ou arrière-plan, mais les couleurs nous semblent anormalement chaudes et surexposées. Sans parler du gros ralentissement constaté entre la prise de vue et la disponibilité de la photo: presque 4 secondes, car il faut que le processeur fusionne les deux images (une par capteur), et celui de Wiko est visiblement un peu à la traîne.

Pour le reste, l’interface sous Android 7.1 légèrement retouchée est toujours aussi sympa chez Wiko. Colorée, fun et pratique, les plus jeunes apprécieront. En plus, elle est très fluide. Quant à l’écran AMOLED, il tient ses promesses avec des couleurs vives et des noirs profonds.

wiko001
Côté photo, ce n’est pas la panacée, même pour le Wim, à droite, et son double capteur

Le View fait chuter le prix du 18:9

De son côté, le View XL de Wiko a pour principal avantage de proposer un écran au format allongé 18:9 (comme le font Samsung, Huawei et LG depuis peu) à un tarif très abordable. Il ne coûte en effet que 230€ (la version standard du View a été lancée à 180€ avec 16 GB de stockage, et 200€ avec 32 GB).

Sans surprise, dans cette gamme de prix, il y a des limites au niveau de la qualité de l’écran et des photos, et de la fluidité de l’interface. La faute à l’écran HD et à la puce Snapdragon 425, principalement.

Pour résumer, c’est assez moyen, ni bon, ni mauvais. Quoi que l’écran n’est vraiment pas terrible: les noirs sont gris, les couleurs ternes et l’angle de vue catastrophique (dès que vous ne regardez pas l’appareil bien en face, ça se remarque; voir les photos ci-dessous).

L’intérêt des View est donc uniquement d’avoir l’air cool avec un écran allongé, qui il est vrai rend la lecture des vidéos assez sympa, et augmente la surface de l’écran par rapport à la face avant. Autre bon point: la finition est métallique dans le dos, ce qui confère un look plus premium, même si l’assemblage est hasardeux (ça clicote parfois, comme on dit).

wiko009
Le seul avantage du View XL: un format 18:9 à prix cassé

Conclusion

Que penser de cette incursion de Wiko, marque qui a bâti sa réputation sur le low-cost, dans le segment premium (ou celui du design premium) ?

Difficile de trancher. Le Wim est clairement un appareil réussi: il est réactif, bien fini et avec un écran AMOLED qui fait la différence. Mais son prix de base est de 399€, et la concurrence, qui a une meilleure réputation, est rude à ce niveau. Pour ne citer qu’eux: LG G6 et Nokia 8 dont le prix a fort baissé dernièrement, Moto Z2 Play, HTC U Ultra.

Le View XL, lancé à 230€, n’a d’intérêt que son écran allongé 18:9 très à la mode. Le reste ne se démarque pas assez pour taper dans l’œil du consommateur.

Petit détail agaçant: ces deux Wiko n’optent toujours pas pour le connecteur USB Type-C réversible et plus rapide, mais toujours pour le vieux micro-USB.

Heureusement pour Wiko, les prix ont déjà baissé en quelques semaines. Difficile de savoir si c’est permanent, mais on trouve le Wim en promo à 299€ un peu partout sur le web (des marchands très sérieux comme Amazon), et le View XL à 199€. A ces prix-là, évidemment, on a tendance à donner un étoile de plus à ces deux smartphones un peu français.

Pour info, Wiko est toujours la deuxième marque de smartphone la plus vendue en France, en 2017 (19%, chiffres Gfk fournis par Wiko). Et en Europe comme en Belgique, elle occupe la 4e place.

Plus de photos: le View XL en version dorée (à gauche)
et le Wim en version noire (à droite):








OLED, Android: les téléviseurs Philips ont-ils ressuscité ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 17 novembre 2017 15h57 | Ajouter un commentaire

Que devient le célèbre fabricant néerlandais, qui a complètement remanié sa stratégie TV en se faisant englober dans un grand groupe chinois il y a quelques années ? J’ai discuté avec Kelly Voordeckers, marketing manager de Philips / TP Vision pour la Belgique et le Luxembourg.

Le marché de la télévision n’est plus celui qui, il y a quelques années, rapportait des millions de dollars de bénéfice à l’industrie. Les modes de consommation des médias évoluent et sans surprise, c’est au niveau des smartphones que l’électronique grand public brasse le plus d’argent.

Dès lors, certains acteurs historiques ont vite perdu des plumes dans l’aventure. Sony, par exemple, a été contraint de mettre un terme à la fabrication de ses propres dalles: le Japonais achète depuis plusieurs années des écrans ‘nus’ et les assemble en TV.

Quant à Philips, il a fini par céder sa division TV au géant chinois de fabrication d’écrans, TPV Technology Limited, qui a créé pour l’occasion la société TP Vision, tout en gardant le nom Philips pour vendre ses téléviseurs en Europe, notamment.

OLED, Android, bon prix: tout pour plaire

Avant de discuter avec Kelly Voordeckers (marketing manager), on a essayé un des derniers modèles de la marque, la 55POS9002. De technologie OLED, cette grande télévision a forcément une excellente qualité d’image, avec des noirs très profonds et des couleurs très riches.

Philips a également eu la bonne idée, contrairement à Samsung notamment, de ne plus essayer de faire une interface à la fois pratique à utiliser et riche en contenus et applications. Il a intelligemment utilisé Android, le système d’exploitation de Google qu’on trouve surtout sur les smartphones et les tablettes. Les habitués de la marque retrouveront leurs repères sans peine, diffuseront facilement le contenu de leur smartphone et auront accès à toutes les applications possibles et imaginables (qui seront de plus régulièrement mises à jour). Philips n’a fait qu’y ajouter quelques applications spécifiques, et les menus de réglages.

Cette télévision de 55 pouces, très fines (toujours grâce à l’OLED), affiche de plus un prix presque raisonnable vu sa qualité: 1.999€, avec, nous a promis Philips, un cash-back de 200€ en cette fin d’année.

Une stratégie payante ?

Comme Sony et d’autres, Philips doit acheter ses dalles OLED à LG Display, une filiale très lucrative de LG, qui est l’unique propriétaire d’une technologie de fabrication révolutionnaire pour quelques années encore.

Son brevet pourra ensuite être exploité par d’autres marques, mais TPV Technology « n’a pas encore de plan concret par rapport à l’OLED« . La responsable marketing précise néanmoins que la qualité d’image d’une télévision, « c’est dû à 25% à la qualité de l’écran, et 75% à celle du logiciel et du traitement de l’image« , eux-mêmes soutenus par « une puce » maison.

De plus, la majorité des télévisions de Philips sont encore des LED traditionnels, et certaines sont dotées du traitement maison dit ‘Quantum Dot’.

Cela suffit-il à Philips pour afficher une bonne santé financière ? « Il a fallu du temps pour que les effets de la reprise de TPV se fassent sentir. Mais on est en croissance depuis 2016. En Belgique, on est N.2 avec 24% de part de marché (en volume)« .

Au niveau mondial, TP Vision se contente de 10%.

cof

cof

cof

cof

cof

cof

Deux semaines avec le Galaxy Note 8: la star de l’année ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 20 octobre 2017 10h10 | Ajouter un commentaire

rez001

Le vaisseau amiral de Samsung, le Galaxy Note 8, est le smartphone de tous les superlatifs. Sorti en août dernier à New-York (nous y étions), il est le plus grand appareil de la gamme sud-coréenne, et nous a surpris en premier lieu par un prix de vente élevé: 999€.

Nous avons pu mettre la main dessus dernièrement, pour l’utiliser durant deux semaines. Voici nos dernières impressions.

ON A AIMÉ

C’est sans conteste l’un des plus beaux smartphones de l’année, avec son écran vraiment borderless (sur les côtés) et arrondi. Le format 18:9 permet d’afficher confortablement une grande surface de travail (1440 x 2960 pixels) tout en restant facile à prendre en main, car pas trop large. L’écran ‘Inifinity Display’ fait mouche. C’est impressionnant à plus d’un titre.

A force d’utiliser son stylet intelligent intégré, on en viendrait presque à lui trouver une réelle utilité. Celui-ci se retire très facilement et dès que c’est le cas (où lorsqu’on appuie sur son bouton), un petit menu apparait et permet plusieurs options (capture intelligente, note rapide, etc). On n’a rien trouvé de plus rapide et plus précis pour capturer et partager rapidement une sélection d’un écran. Le côté ‘note manuscrite’ et ‘dessin’, ça reste à nos yeux réservé à une petite partie de la population.

rez008

Le Note 8 a l’un des meilleurs double capteur photo. Samsung a choisi un système qui repose sur deux focales différentes. On trouve un module grand-angle en capteur 12 Mpx (1/2,55″)  et  une optique stabilisée équivalente à un 26 mm et ouvrant à f/1,7. Le second module s’appuie lui aussi sur un capteur 12 Mpx (plus petit, 1/3,6″) et une optique équivalente à un 52 mm ouvrant à f/2,6. Derrière ces chiffres barbares, il y a la réalité: des photos de très bonne facture, surtout en plein jour. Dès qu’il fait plus sombre, comme les autres, il se plante un peu.

Malgré une batterie de « seulement » 3300 mAh, Samsung maîtrise tellement bien son Android customisé que l’autonomie est très bonne. On approche les deux journées d’utilisation si on ne regarde Netflix en 4G pendant 1 heure. Et ça, c’est beau. Ceci dit, Huawei est parvenu à mettre 4.000 mAh dans son dernier Mate 10 Pro, et atteint facilement les deux journées d’utilisation.

ON A MOINS AIMÉ

Samsung n’ayant plus de place sur la face avant de son smartphone, il a du trouver une parade. Comme sur le S8, le capteur d’empreinte digitale pour le déverrouillage est à l’arrière, à côté de l’appareil photo. Ce n’est vraiment pas le bon endroit: beaucoup trop haut, il oblige à se tordre le poignet pour que l’index tombe dessus, par hasard qui plus est. Pourquoi ne pas l’avoir mis en-dessous, comme la concurrence ? Ce problème nous oblige à chercher d’autres méthodes de déverrouillage, dont la reconnaissance faciale ou d’iris, mais c’est fastidieux, ça prend trop de temps et ça dépend souvent des conditions lumineuses ou de la position de votre smartphone par rapport à votre tête. Bref, c’est irritant.

rez006

Alors que les premiers smartphones sous Android 8 débarquent, le Note 8 se contente d’Android 7 avec une grosse surcouche logicielle de Samsung, qui nous prive par exemple du « menu contextuel » disponible quand on laisse son doigt sur une icône d’application. Le logiciel est cependant un modèle de stabilité et de rapidité, mais pourquoi ne pas laisser un peu plus de place à Google, qui est plus simple au niveau du cloud (galerie photo, contact, agenda, etc) ?

CONCLUSION

Le Note 8 est sans conteste l’un des meilleurs smartphones de l’année. Sa finition, son concept borderless poussé au maximum au niveau de l’écran, son stylet intégré unique en son genre, en font un appareil à part, plus exotique que le Mate 10 Pro que Huawei vient de sortir.

Mais à 999€, saura-t-il trouver un public ? Difficile à dire. Le Mate 10 Pro est 200€ moins cher, avec quelques bons arguments lui aussi…

rez007 rez005 rez004 rez002 rez001

Un petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL: que vaut-elle ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Images et son, Pratique, Test , le 11 septembre 2017 12h42 | Ajouter un commentaire

Cette petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL d'une marque inconnue est LA bonne surprise de la rentrée

Vous ne connaissez sans doute pas la petite caméra Argus de la jeune société chinoise Reolink. Pourtant, après une campagne de crowdfunding très réussie, elle semble être dotée de tout ce qu’on cherche quand on veut surveiller une partie de sa maison durant certaines heures. On a mis la main dessus pour un test assez surprenant.

Les caméras de surveillance sont visiblement un marché en pleine essor. La preuve: j’ai été contacté dernièrement par une jeune entreprise chinoise du nom de Reolink.

En réalité, il s’agit d’une start-up fondée en 2009 par quatre anciens employés de chez Huawei, qui commercialise des produits liés à la sécurité pour les particuliers et les petites entreprises. Reolink m’a envoyé l’un de ses derniers modèles, baptisé Argus, qui a bénéficié d’une campagne de crowdfunding Indiegogo très réussie (6.200 personnes ont précommandé pour 1 million de dollars !).

100% sans fil, et étanche

C’est la première fois que je teste une caméra de surveillance 100% sans fil. Elle se connecte exclusivement en Wi-Fi sur votre réseau local, et fonctionne sur 4 petites piles au format assez inhabituel (CR 123A, on les trouve à 6€ les 4 Duracell sur Amazon).

Elle est très légère et la finition plastique est assez moyenne: évitez de la faire tomber. Elle est résistante à l’eau, ce qui fait que vous pouvez la placer à l’extérieur, pour autant que votre réseau Wi-Fi soit assez performant (attention cependant car en hiver, ses piles et son fonctionnement pourraient souffrir du froid et de notre humidité permanente). Son prix est de 99$, ce qui fait environ 84€ si vous l’achetez en ligne sur leur site.

reolink
L’avantage du 100% sans fil, c’est qu’on la place vraiment où on veut…

Limitée à l’essentiel, finalement

Forcément, pour avoir une durée de vie correcte, il faut utiliser l’Argus d’une manière différente. C’est une caméra de surveillance qui sert à détecter et enregistrer des comportements anormaux, pas à observer ce qu’il se passe chez vous toute la journée.

L’Argus doit être configurée en ayant bien cette idée en tête. Il faut donc de préférence utiliser la fonction baptisée PIR (‘Passive Infrared Sensor’) dans des créneaux horaires bien définis.

C’est-à-dire que la caméra va enregistrer une séquence vidéo uniquement lorsqu’elle détectera un mouvement dans le garage entre 22h et 6h du matin, par exemple. Le reste du temps, elle est en stand-by. De cette manière, elle pourrait tenir pratiquement six mois.

Si vous la placez dans votre salon et que vous lui dites de surveiller en permanence, vous allez épuiser les piles en quelques jours.

Configuration pointue

Reolink se configure le plus facilement avec une application pour smartphone, même si en théorie elle est contrôlable à partir d’une application pour ordinateur.

Passez bien en revue tous les paramètres et configurez-la correctement au niveau de la distance, de l’orientation, de la détection de mouvement, des horaires, etc.

Il y a un petit fascicule en anglais, qui explique assez bien les différentes possibilités de configuration de la caméra.

 appli_mail
Une application pas toujours simple à appréhender, mais qui fonctionne (elle peut envoyer un email lors d’une alarme)

Une application qui pourrait être plus simple, mais qui fonctionne

L’application, entièrement en anglais elle-aussi, n’est pas un modèle de simplicité à l’usage. On est loin de Nest ou de Netatmo, des marques plus « occidentalisées » et plus intuitives pour nous.

Voir le flux en direct est bien entendu très rapide est simple à faire. Mais pour revoir les séquences enregistrées lorsque du mouvement a été détecté durant les plages horaires indiquées, c’est plus compliqué.

Il faut appuyer sur l’onglet ‘Playback’, choisir le jour désiré et appuyer sur le bouton play, c’est le moyen le plus simple. Les séquences enregistrées seront alors diffusées (n’attendez pas une grande qualité: dans la pénombre, la vision nocturne est efficace, mais il n’y a pas beaucoup d’image par seconde). Vous pouvez également chercher les petits traits bleus très fins qui symbolisent une séquence enregistrée.

Ces vidéos se trouvent sur la carte microSD non fournie, à insérer dans la caméra.

Sachez enfin que dès qu’un mouvement est détecté dans la plage horaire indiquée, vous recevez une notification sur votre smartphone. Une basique, hélas, et non un extrait de la séquence ou une photo de l’intrus, comme c’est le cas sur d’autres caméras. Vous pouvez également faire retentir une petite sirène pas très impressionnante au niveau de la caméra elle-même, qui pourrait faire sursauter les voleurs…

pir
La fonction ‘PIR’ (détecteur de mouvement) qui permet de ne déclencher la caméra que dans certains cas

Conclusion

L’Argus de Reolink est finalement une caméra de surveillance très bien pensée. Sans aucun fil, elle s’installe n’importe où et s’oriente facilement grâce à son socle aimanté. Elle se limite au strict minimum pour économiser les piles fournies: quand un mouvement est détecté dans une plage horaire délimitée, elle vous prévient via une notification, et enregistre une vidéo que vous pourrez consulter par la suite.

Pour environ 84€, c’est tout-à-fait correct, d’autant qu’il n’y a pas d’abonnement à payer, car tout est enregistré sur une carte mémoire (non fournie) à insérer dans la petite caméra. Bien entendu, si le voleur part avec, vous n’avez plus aucune preuve de son intrusion. C’est ce qui différencie cette caméra des solutions plus poussées et plus coûteuses comme les caméras de Nest, qui nécessitent en plus un abonnement de minimum 100€ par an pour revoir les séquences enregistrées sur les serveurs de Nest, mais qui sont plus intelligentes au niveau du traitement de l’image et de la précision dans la détection des mouvements.

Samsung est définitivement le nouvel Apple: son dernier smartphone coûte 999€

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 30 août 2017 08h14 | Ajouter un commentaire

note8006

Si on ne parle plus de risque de surchauffe de la batterie (il y a désormais un protocole en 8 étapes bien sophistiqué chez Samsung), on ne peut s’empêcher d’être étonné par le prix élevé du nouveau flagship de Samsung. Il est sans doute l’un des meilleurs Android phone du moment, si pas le meilleur, mais les prix « à la Apple » du géant coréen nous paraissent exagérés. J’étais à New-York pour assister au lancement de la ‘bête’.

Les rumeurs n’étaient pas fondées: Samsung n’a pas changé de nom en présentant ce mercredi à New-York le Galaxy Note 8, le ‘jumbo’ de sa gamme, malgré le retrait du marché du Note 7 l’an dernier suite aux explosions de batteries.

Et il a raison: l’affaire n’a finalement pas eu de répercussion sur la santé financière, les ventes et l’image de la marque, qui a redoublé de vigilance au niveau de la sécurité pour tous ses nouveaux smartphones depuis lors. Même les tourments judiciaires de l’héritier de l’empire Samsung, qui a mené à l’éviction de la première dame de Corée du Sud, n’a pas vraiment provoqué de remous…

Dès lors, Samsung a continué comme si de rien n’était, avec un Note 8 reprenant les codes introduits par la marque en 2011, quand elle a lancé le premier modèle de Note (5,3″ à l’époque, tout le monde s’en moquait): une grande taille d’écran, et un stylet pour dessiner ou écrire.

Mais cela suffit-il encore en 2017, alors que toutes les marques sont passées au format XXL avec des prix de plus en plus contenus, et que les S8 et S8 Plus de Samsung, présentés au printemps dernier, se vendent très bien ?

note8007

Fiche technique

Ecran 6,3″ Super Amoled (2960 x 1440 pixels), double capteur photo stabilisé à l’arrière (dont un avec un zoom optique 2x), processeur à 8 cœurs surpuissant Exynos 8895), 6 GB RAM, 64/128/256 GB stockage interne, batterie de 3.300 mAh avec charge rapide et sans-fil, étanchéité complète IP68. A part l’appareil photo et le stylet, c’est une copie presque parfaite du Galaxy S8 Plus.

Qu’offre-t-il de plus ?

En réalité, vu que les analystes estiment que la gamme Note ne représente plus que 5% des ventes de smartphone de Samsung, le Coréen ne risque pas trop gros si le Note 8, 999€ en Belgique, ne se vend pas par milliers. Le Note 8 est devenu une vitrine technologique, à bien y repenser…

Pour se démarquer de la concurrence et justifier son prix, le Note 8 a tout de même du montrer plus que son Infinity Display (écran sans bordure latérale) déjà présent sur les S8, son processeur puissant et son stylet. Même si ces fonctionnalités permettent déjà quelques originalités, comme le multitâche rapide, permettant de lancer simultanément deux applications qui se partagent la hauteur de l’écran.

Il en faut plus quand on atteint les 1.000 euros prix de base, ce qu’Apple uniquement ose faire pour l’instant. Cela commence par un appareil photo qui sera sans doute le meilleur de l’année, même si des tests seront nécessaires pour le confirmer. Samsung passe enfin au double capteur à l’arrière, et il les a bardés d’options. Ils sont de 12 MP, mais chacun est stabilisé, ce qui est une première pour un smartphone. L’un s’occupe du grand angle, et l’autre de la prise de photo standard. Et ils peuvent fonctionner en même temps, vous pouvez prendre deux photos, une normale et une en grand angle. L’autofocus promet d’être ultrarapide, mais c’est ce qu’ils disent tous ! Bien entendu, la présence de deux capteurs permet de jolis portraits avec effet bokeh (la personne est bien nette, le reste est joliment flou)

Parlons du stylet, si cher aux fans de la gamme Note, et ils sont nombreux d’après Samsung. Il offre de nouvelles options pour écrire, dessiner et communiquer. Exemple: vous prenez une photo, et vous ajoutez la mention ‘Hello’. Cela transforme la photo en GIF avec votre écriture qui apparait progressivement. Il est également possible de sélectionner du texte avec le stylet, par exemple sur un site web ou un email, et d’en demander la traduction. Un gadget amusant sur le papier, mais l’utiliserait-on au jour le jour ? Pas sûr…

Enfin, il y a Bixby, présenté sur le S8 mais disponible uniquement maintenant, et en anglais. Il s’agit d’un assistant personnel à la sauce Samsung, mais comme pour le HTC U11, on reste prudent face aux réelles capacités de l’intelligence artificielle à vous aider au jour le jour.

Trop cher

Le Galaxy Note 8 est sans doute l’un des meilleurs smartphones du moment, même s’il tourne sous Android 7.1.1, alors qu’Android 8 arrive dans quelques semaines. Il est probable qu’il faudra attendre la sortie du S9 au printemps 2018 pour voir une mise-à-jour sur le Note 8.

Il est bardé d’options, très grand, très rapide, étanche, avec un écran qui remplit une très grande partie de la face avant, et surtout promet d’excellentes photos.

Mais il a un très gros défaut: Samsung s’est lâché au niveau du prix. Le Samsung Galaxy Note 8 sera disponible en Belgique dès le 15 septembre au prix très élevé de 999€ (avec la station de travail DeX offerte, valeur 149€, en cas de précommande), version 64 GB. Ce sera donc encore plus pour les versions 128 et 256GB.

C’est une augmentation importante par rapport à la génération précédente, qu’on a du mal à justifier sur le papier. En réalité, c’est sans doute une question de positionnement. Le S8 était à 799€, le S8 Plus, finalement très semblable mais sans stylet, à 899€. Il fallait donc être plus cher… Heureusement, à ce prix, vous avez une paire d’écouteurs intras de marque AKG.