Les grands noms de la photographie, comme Nikon, ont vu dernièrement arriver des millions de concurrents: les smartphones ! Comme si ça ne suffisait pas, d’autres marques ont débarqué, avec des idées farfelues qui ont fait mouche, comme la GoPro, cette caméra résistante à fixer sur votre moto ou votre casque.
Sacré challenge pour le Japonais, qui répond enfin avec un nouveau Coolpix (sa gamme d’appareil photo compact), l’AW110. Son but: s’imposer rapidement sur le marché des compacts pour aventuriers. Ses forces: il est étanche à 18 mètres (un record pour ce genre d’appareil) et résiste aux chutes, jusqu’à deux mètres.
Bien assemblé
Pour résister à une telle chute, il faut être robuste. Et surtout, bien assemblé. C’est le cas. La prise en main est ferme, les touches compactes et fort regroupées… c’est du solide. Il manque juste des zones plus préhensibles, car si on utilise ce compact comme un aventurier, ce sera rarement avec le tour de cou bien ajusté.
Au passage, on appréciera une fonction de contrôle par le mouvement (on secoue pour faire défiler un menu simplifié), activable à l’aide d’un large bouton sur la tranche. Bouton qui servira à la confirmation (OK). Idéal pour un contrôle sous l’eau.
Bien équipé
Son côté baroudeur, l’AW110 l’exploite également à travers un équipement pléthorique: GPS pour la localisation des photos (avec carte et boussole), altimètre, baromètre, profondimètre… Ces informations peuvent être ajoutées aux photos. Pas sous forme d’incrustation sur l’image, ça ne serait pas très joli, mais sous forme de « métadonnées ».
Des infos qui permettront, lors du visionnage, de connaître l’emplacement, l’altitude (ou la profondeur sous l’eau), et l’orientation du cliché. Vous pourrez même, sur une carte peu précise, voir directement sur l’appareil où vous avez pris la photo. Gadget pour certains, vrai plus pour d’autres.
Un écran de 7,5 cm
L’écran OLED de 7,5 cm est d’une belle luminosité, et surtout, il a des angles de vision assez larges. Intéressant pour montrer des photos aux amis. L’interface de Nikon est fluide et très claire: pas de fioriture, on va à l’essentiel.
On appréciera au passage les fonctions de retouche rapide de l’image, voire même de l’application de filtres a posteriori.
Pour quoi faire, le Wi-Fi ?
L’AW110 a reçu le Wi-Fi. Il s’agit d’un « émetteur »: le but est d’y connecter un smartphone ou une tablette. Ensuite, au moyen de l’application Nikon dédiée à télécharger, vous pourrez déclencher à distance. Voire zoomer. Mais ça se limite à cela: pas de réglage supplémentaire…
Autre intérêt du Wi-Fi: le téléchargement direct de la photo vers le smartphone, en quelques secondes. Cela permet de gagner du temps, et de ne pas devoir mettre la carte SD dans l’ordinateur, puis transférer le tout sur le téléphone. On pourra également partager une photo avec un petit camarade.
Et la qualité d’image ?
Equipé d’un capteur Cmos de 16 MP rétroéclairé, ce Coolpix de Nikon ne fait pas de miracle, tant au niveau des ISO (les bruits sont assez visibles dès 1600), qu’au niveau du zoom (optique uniquement), seulement 5x et dont les contours ne sont pas tops.
L’AW110 ne capte pas beaucoup de lumière (attention en pénombre), mais est en revanche bien stabilisé, ce qui permet des prises de vue en mouvement. Cela devrait être souvent le cas avec ce genre d’appareil.
Conclusion
L’AW110 marque l’arrivée de Nikon dans un segment en vogue, celui des baroudeurs. Ce compact très résistant est bien équipé (GPS, Wi-Fi, etc), et s’avère un excellent compagnon pour l’aventurier (ou le plongeur) qui ne souhaite pas se ruiner en équipement. Côté qualité d’image, on a déjà vu mieux à ce prix-là (289€), mais ce n’est pas son but premier…
Dans le petit monde du téléviseur, Samsung est aussi puissant que dans celui du smartphone. Les mêmes ingrédients font le même succès: l’argent amassé dans tous les secteurs lui permet de proposer une large gamme d’appareils et de prix, tout en sortant des modèles haut de gamme pour en mettre plein la vue, avec des innovations tantôt intelligentes, tantôt farfelues. Mais au moins, avec le Coréen, ça bouge.
Vous trouviez marrant de faire défiler le texte sur votre smartphone en bougeant la tête ? Vous allez adorer le contrôle du téléviseur par les gestes de la main ou par la voix.
Mais je ne vais pas m’attarder sur ces fonctions qui sont, je le répète, destinées à faire le show et de belles publicités. Car vous aurez beau gesticuler: entrer un texte ne se fera pas en claquant dans les mains, et ça reste toujours galère sans clavier, malgré la saisie intelligente mise au point par Samsung.
Les choses bougent, mais…
Samsung est le plus avancé dans le domaine des Smart TV. On a déjà parlé de cette option, rarement de manière très positive. Les choses avancent, lentement, depuis l’essor du concept il y a quelques années. Vu l’échec commercial de la 3D, les fabricants comptent beaucoup sur leur interface « Smart TV » pour attirer de nouveaux clients.
Mais ce n’est pas facile: nous avons de nombreux (trop?) écrans connectés: ordinateur à la maison, au boulot, smartphone, tablette, console de jeux, décodeur et parfois, ordinateur de bord des voitures. Avons-nous besoin, ou envie, d’ajouter à cela une télévision connectée capable d’aller sur internet, sur Facebook, de proposer des petits jeux ou des applications plus ou moins utiles ?
Vu l’engouement du public, la réponse est non. Mais il vaut mieux vérifier soi-même. J’ai donc essayé durant deux semaines la dernière TV de Samsung (la UE55F8000), avec la version la plus récente de Smart TV.
La Smart TV en 2103
Contrôle des décodeurs de Belgacom et de Voo.C’est la grosse épine dans le pied des fabricants de TV: en Belgique, comme dans certains autres pays, il faut une « box », ou un décodeur, pour accéder à la télévision numérique (et donc à la HD). Du coup, la TV ne fait plus office que d’écran, et on passe par l’interface de Belgacom TV ou du Voocorder pour louer un film, enregistrer un programme, intéragir, etc…
Samsung a trouvé la parade en fournissant un accessoire à connecter à l’arrière de la TV, et dont l’autre extrémité est à placer à 5 cm au minimum devant le décodeur. Ceci afin de le contrôler avec la télécommande du téléviseur. Ce n’est pas parfait (il y a des boutons et des fonctions qui manquent, comme l’indispensable guide TV), mais c’est mieux que rien et ça permet de planquer les encombrants décodeurs. Quant à l’installation, pas de souci: vous êtes pris par la main par Samsung, et c’est bien foutu (voir galerie photos ci-dessous).
Recommandation.C’est très à la mode. On vous croit trop fade pour choisir votre film, trouver une musique ou une application, qu’on essaie de vous recommander ce qui vous convient le mieux. Pas bête dans l’idée, mais dans la pratique, c’est rarement pertinent.
Et pourtant, Samsung est parvenu à contourner Belgacom TV ou Voo en allant chercher les infos des programmes en cours sur une base de données externe. Du coup, quand vous allumez votre écran, la Smart TV sait quels sont les programmes en cours et vous en suggère quelques-uns sous forme de vignettes ou de thématique (« Football », par exemple).
C’est supposé devenir de plus en plus malin après quelques jours mais il a persisté à me recommander des programmes de VTM et de TF1 alors que je regarde principalement Discovery Channel et National Geographic. Pas au point, ou alors très lent à la détente.
Mais la forme est sympa, tout comme le principe. Les décodeurs devraient s’en inspirer.
Facebook, le mauvais exemple.Parmi les cinq « panneaux », ou écrans, qui composent l’interface Smart TV, il y a « Mes applications ». Le principe est le même que sur un smartphone: on accède à un store, on choisit son application et on la télécharge. Outre les applications maison, il y a des grands noms, comme Facebook et Spotify.
Le réseau social, qu’on peut déjà consulter sur pc, tablette et téléphone, doit-il vraiment se retrouver sur une TV? La réponse est non. Et en plus, l’appli est inutilisable. Sur un écran de 55 pouces, vous ne voyez qu’un seul élément de la timeline ! Bien entendu, cette timeline n’est pas aussi maline que celle de votre navigateur, et affichera donc tout et n’importe quoi. Il y a bien quelques petits jeux et autres gadgets, mais vous passerez vite votre chemin.
Conclusion
Alors, enfin Smart, les TV en Belgique ? Non, et c’est essentiellement du à notre bilinguisme et à l’obligation de passer par un décodeur pour avoir une image de bonne qualité. Même le géant Samsung, qui y met tout son cœur et ses (gros) moyens, ne parvient pas à remplacer complètement l’interface de Belgacom TV ou du Voocorder (pas de guide TV complet, par exemple).
Le reste de l’interface, qui se commande par le geste et la parole – mais ça ne rend pas la TV plus maline – fait son job, sans faire des étincelles. Les applications sont plus nombreuses, mais toujours difficiles à utiliser, même si le navigateur internet est de plus en plus rapide et polyvalent.
On peut choisir sur quelle plateforme on louera des films – mais en gros, pour les francophones, c’est sur Movie Me qui, pour la petite histoire, reprend le catalogue de… Belgacom. La boucle est bouclée, et montre bien les limites du concept.
Dernière remarque: si vous avez un smartphone, un tablette ou un ordinateur Samsung, sachez qu’au moyen de l’application « All Share », il est très facile de visionner sur la TV tous les contenus multimédia de vos appareils mobiles. Et ça marche très bien. On termine sur une note positive…
Que dire du Samsung Galaxy S4, qui n’a pas encore été dit ? On sait qu’il est puissant, léger, doté d’un très bel écran pour afficher les magnifiques photos qu’il prend. Et qu’il est épaulé par la machine commerciale bien rodée du fabricant coréen. Bref, on lui prédit un succès aussi grand, voire plus grand, que le Galaxy S3. Vous l’avez forcément vu dans la presse, Samsung ayant pris le soin de procurer un exemplaire de test à de (plus ou moins) nombreux journalistes.
Je vais donc m’attarder aux fonctions exclusives mises en avant par Samsung, et vous expliquer pourquoi, après deux semaines, je les ai… désactivées :
Smart Scroll (défilement intelligent). C’est celui sur lequel le plus d’encre a coulé avant la sortie du GS4. Un capteur frontal détecte votre visage lors de la lecture d’une page web (avec le navigateur maison), ou d’un email (avec le client maison, également). Il faut d’abord quelques secondes au smartphone pour voir où est votre frimousse. Une fois que c’est fait, un petit œil vert vous prévient que le défilement intelligent est activé. Dès lors, lorsque vous abaissez ou levez le visage, le texte défile vers le bas ou vers le haut. Même avec un fonctionnement parfait (ce n’est pas le cas: le défilement est trop souvent erratique), je ne vois aucune utilité à cette fonction, à part la preuve qu’on ne sait plus quoi inventer. Si vous tenez votre smartphone, il est plus facile de faire un mouvement du pouce que de gigoter votre tête.
Air view (aperçus). L’autre fonction phare du GS4 joue sur le survol d’une zone de l’écran par votre doigt. Par exemple, dans votre liste d’emails ou de photos, si vous laissez une demi-seconde votre index au-dessus de l’un(e) d’entre eux (elle), vous aurez un aperçu (les premières phrases ou une vignette plus grande, en pop-up). Déjà plus utile, même s’il est parfois trop sensible: lorsque vous utilisez votre smartphone, il y a souvent des aperçus qui s’affichent et s’effacent de manière involontaire, car votre pouce survole forcément l’écran.
Air gesture (mouvement et geste). Cela permet d’utiliser des gestes de la paume de la main, sans forcément toucher l’appareil, pour interagir de différentes manières. Cela recouvre de nombreuses fonctions (dés)activables, comme le « coup d’œil rapide ». Lorsque votre téléphone est en veille, écran vers le haut, vous pouvez afficher les informations importantes (appels en absence, mails, batterie) en passant la main au-dessus de l’écran. Vous pouvez également faire une capture d’écran en passant la tranche de la main sur l’écran, ou déplacer une icône sur un autre écran du « bureau ».
Désactivez-les !
Après deux semaines de test, j’ai progressivement désactivé toutes ses fonctions. Je ne suis pas conservateur, et j’apprécie l’innovation. Mais uniquement quand elle a du sens, et qu’elle n’est pas de la poudre aux yeux. Quand Microsoft – avec Windows Phone 7 et 8 – invente une nouvelle façon d’utiliser un smartphone, avec des tuiles dynamiques et des applications transversales, c’est de l’innovation. Quand Samsung permet de scroller une page en bougeant la tête, alors qu’il faut de toute façon tenir l’appareil ou le regarder dans une certaine position, c’est de la poudre aux yeux.
Je les ai aussi désactivées car elles ne fonctionnaient pas de manière optimale (surtout le défilement avec les yeux), et qu’elles nécessitaient des capteurs parfois gourmands avec la batterie.
Mais Samsung est bon joueur: il a prévu dans le menu déroulant du haut (celui des notifications), des interrupteurs facilement accessibles pour chaque fonctionnalité.
Conclusion
Le Samsung Galaxy S4 est un bon appareil. Son grand écran fait penser à une TV: l’important, c’est l’image, donc on réduit au maximum les bords. Et ça le fait: l’encombrement et le poids sont très réduits, tandis que l’affichage est d’une rare beauté.
Ajoutez à cela un gros processeur, une batterie amovible (et donc remplaçable dans 1 an, par exemple), un port pour carte MicroSD et un appareil photo qui fait des merveilles de jour, et vous avez un des meilleurs smartphones sous Android. De plus, si Samsung répète les actions commerciales du S3, le prix d’environ 669€ pourrait diminuer assez rapidement dans les prochains mois.
Mais que les choses soient claires: n’achetez pas le Galaxy S4 pour ses fonctions tape-à-l’œil, qui ne servent finalement que les commerciaux en manque d’idée pour promouvoir un smartphone qui devrait pulvériser des records de vente dans le monde entier.
Le petit monde des accessoires réseau est parfois effrayant pour certains. Beaucoup pensent qu’il s’agit de gadgets pour informaticiens, pour geeks qui adorent le matériel, surtout s’il y a du Wi-Fi.
En réalité, les routeurs, les modems/routeurs, les kits CPL (pour faire passer le signal du réseau par les prises de courant), ou autres bornes Wi-Fi sont très utiles et peuvent faciliter votre usage quotidien. Ils permettent en fait de tirer le maximum de votre connexion ADSL, celle que vous payez souvent plus de 40€/mois. Comment ? En la rendant disponible dans le plus d’endroits possible, pour le plus d’appareils possible.
A quoi ça sert ?
Un petit nouveau vient de faire son apparition, du côté de chez Linksys: le WAP300N (prix recommandé: 70€). C’est un « point d’accès » (c’est le nom officiel de ce genre de boitier). Son gros avantage: il est « 4 en 1″. Voici ce qu’il peut être:
Un point d’accès. C’est la fonction de base de ce genre d’appareils, donc. Avec un câble réseau (ou Ethernet), vous le branchez à un modem/routeur qui n’est pas Wi-Fi, ou dont le Wi-Fi n’est pas au top (de normes plus anciennes, par exemple a, b ou g). Vous aurez dès lors du bon Wi-Fi dit « N » dans votre habitation, qui sera « dual band », 2,4 GHz et 5 GHz. Nettement plus performant.
Un connecteur multimédia sans fil. Vous avez déjà un routeur sans fil dans le salon, mais vous devez connecter un ordinateur de bureau, une console de jeu, une caméra réseau, une TV… bref, un appareil qui n’est pas Wi-Fi mais qui a un port réseau, et qui est situé dans une chambre, par exemple. Avec un câble réseau (fourni), reliez cet appareil au WAP300N. Ce dernier va alors communiquer en Wi-Fi avec le routeur, et transférer le signal par le câble à votre console de jeu ou votre TV.
Un amplificateur de signal sans fil. C’est un mix des deux modes précédents. Il communique sans fil avec le routeur, et donne du réseau par câble (mode N.2). Sauf qu’en plus, il donne de Wi-Fi (mode N.1) dans des pièces inaccessibles à partir du Wi-Fi du routeur. Idéalement, si votre routeur est dans le salon, vous mettre le WAP300N dans le hall de l’étage. Vous le relierez avec un câble à un « vieil » ordi de bureau, mais les enfants, avec leur tablette ou leur smartphone, pourront surfer en Wi-Fi grâce à lui. C’est le mode le plus complet et sans doute le plus intéressant.
Un pont sans fil. Ça, c’est vraiment pour les geeks ou ceux qui ont plusieurs réseaux dans un immeuble. En gros, il faut plusieurs WAP300N, qui se connectent entre eux pour transmettre le signal internet à d’autres réseaux. Pas pour le grand public.
Des cas concrets…
Pour illustrer mes propos et être encore plus clair, voici des exemples concret d’usage de ce point d’accès:
Votre routeur reçu avec le pack Voo n’est pas équipé du Wi-Fi (c’était encore le cas il y a quelques temps). Vous achetez le WAP300N, vous le reliez à votre routeur avec un câble réseau et, miracle, un excellent signal Wi-Fi donne un accès internet à toute la maison. Mode de base (point d’accès).
Votre Bbox de Belgacom se fait vieille et le grenier que vous venez d’aménager au deuxième étage ne capte pas son signal Wi-Fi. Le mieux à faire: placer le WAP300N au premier étage, dans un tiroir. Le mettre en mode « Amplificateur de signal sans fil »: il captera et diffusera, au grenier comme dans toute la maison, un bon signal.
Vous avez, à l’étage, un bureau avec un ordinateur de bureau(câble), une radio internet et une console de jeu (Wi-Fi), qui ne captent pas du tout, ou pas très bien (normes moins performantes), le Wi-Fi d’en bas. Placez le WAP300N près d’eux et enclenchez le mode « Connecteur multimédia sans fil ». Ils jouiront tous trois d’une connexion optimale au réseau.
Conclusion
Pour 70€, le WAP300N sert à beaucoup de chose et peut résoudre plusieurs problèmes que vous rencontrez quotidiennement avec votre réseau. Ce qu’il ne peut pas faire, par contre, c’est faire transiter en Wi-Fi le signal nécessaire au décodeur de Belgacom TV avec la Bbox. Par défaut, le routeur envoie, en Wi-Fi, l’accès à internet et au réseau local. Et pas le signal pour le décodeur. Dommage.
Autre bémol: l’accès à la page de configuration. Si vous désirez changer de mode, il faut en effet lancer un navigateur internet, et entrer une URL chiffrée qui n’est pas définie par défaut. Pas toujours évident. Le meilleur moyen ? Le relier avec un câble réseau à votre ordinateur, et entrer 10.100.1.1 dans la barre d’adresse. Une fois sur la page de configuration, soyez patients et ne vous énervez pas: les changements prennent du temps à apparaître.
Panasonic a réussi un joli tournant vers la photographie, il y a quelques années. Tout comme Sony, « Pana » a su tirer profit de son expertise dans le monde de l’imagerie pour proposer des appareils photos performants.
L’un des derniers modèles de Panasonic est le DMC-GH3, un compact à objectifs interchangeables. L’avantage de ce genre d’appareils: ils sont plus légers et moins encombrants que des reflex traditionnels, car ils n’ont pas de mécanisme de miroir intégré. Tout est électronique, même le viseur.
La gamme d’objectifs est très riche chez Panasonic, et vous pouvez même monter ceux de marque Olympus. En kit à 1500€ environ, vous aurez droit au 14/140mm. Ces objectifs sont également réputés pour leur compacité. Vous pourrez les mettre en poche, là où un reflex traditionnel exigera un sac pour trimbaler l’ensemble. En voyage, cela peut s’avérer un argument de taille pour les amateurs exigeants.
1500€ avec un seul objectif, cela paraît cher. Mais le DMC-GH3 est presque un appareil professionnel. Voici pourquoi.
Pourquoi est-ce un pro ?
Son boitier robuste a une soixantaine de joints d’étanchéité. Il peut donc résister à la pluie, aux éclaboussures ou aux conditions tropicales (grande humidité dans l’air).
Le système Light Speed AF, permet un autofocus à grande vitesse et à haute précision. Vous pourrez capturer des sujets se déplaçant très rapidement, sans perte de qualité ni de lumière.
La visée est « à 100% »: ce que vous voyez dans le viseur électronique ou sur l’écran LCD est exactement ce qu’il y aura sur la photo ou la vidéo. Ce n’est pratiquement jamais le cas avec des appareils de gamme inférieure. Pour les pros, cela a son importance.
Paramétrage: tous les doigts trouveront un bouton, et il y en a beaucoup. Deux molettes pour sélectionner la scène (automatique, profondeur, etc) ou le mode de prise de vue (rafale, timer, etc). Typique des appareils orientés « pro »: ils sont très paramétrables (ISO, profondeur de champ, focus automatique ou manuel, etc). Et si ça ne suffit pas, il y a sept touches personnalisables.
Il est très performant en vidéo. L’enregistrement se fait en 1080p Full HD dans différents formats. Il est équipé d’un système de dispersion de la chaleur qui permet d’obtenir un enregistrement de longue durée de qualité. Pour peu que vous utilisiez des objectifs intégrant la stabilisation, vous pourrez presque vous passer de trépied. Ce n’est pas négligeable: à nouveau, l’encombrement s’en trouve réduit. Il y a quelques années, en plus de votre reflex et des ses gros objectifs, vous auriez du transporter un caméscope pour filmer.
Conclusion
Le Lumix DMC-GH3 est un appareil photo à objectifs interchangeables réservé aux amateurs exigeants, voire aux pros, qui souhaitent voyager léger sans compromettre la qualité des photos ou des vidéos. Il est le compagnon idéal des aventuriers: son boitier robuste résiste à la pluie et à la poussière.
Un boîtier qui a été entièrement repensé pour intégrer le capteur Live MOS de 16.05 mégapixels, un processeur quadri-core Venus Engine ainsi qu’un filtre passe-bas redessiné (lui, il sert à étaler la lumière qui arrive sur un sous-pixel – une des trois couleurs – pour qu’elle recouvre un pixel entier). Si ces caractéristiques ne vous parlent pas, sachez que tout ça permet des photos et des vidéos de grande qualité.
Bien entendu, tout cela a un prix: environ 1500€ avec un objectif 14/140mm. C’est une somme, mais c’est dérisoire par rapport au prix des appareils professionnels qui, il y a quelques années, faisaient moins bien avec un prix trois ou quatre fois plus élevé.
Autre avantage de Panasonic, la compacité et le choix des objectifs. Si vous souhaitez investir, n’hésitez pas.
Il existe enfin un « standard », une norme, pour les systèmes de chargement sans fil des appareils mobiles. On le sait: c’est le noeud du problème. On améliore sans cesse la puissance, la taille et la connectivité des smartphones, mais c’est hélas au détriment de l’autonomie.
L’argument de Nokia, quand il a présenté son plateau de recharge, son Lumia 920 (récepteur inclus) et son Lumia 820 (récepteur disponible sous forme de coque amovible), c’est de recharger son smartphone dès que possible. Vous arrivez au bureau, vous êtes dans la cuisine… au lieu de déposer votre appareil sur une table, vous le faites sur son petit plateau de recharge.
Qi = « chi »
Cette norme, c’est Qi, un terme qui vient du chinois et qui se prononce « chi ». HTC, Huawei, LG, Motorola, Nokia, Samsung, Sony… tous les plus grands noms de l’électronique sont là, et ça ne se limite pas aux fabricants de smartphones.
L’idéal serait que tout le monde adopte ce standard. Si tous les smartphones/tablettes/appareil photo en sont équipés, cela poussera d’autres domaines à en faire autant. Je pense aux fabricants de meubles, aux constructeurs d’avions ou de voitures, aux chaînes d’hôtel, etc… Si tout le monde joue le jeu, on ne tombera plus jamais à court de batterie !
Comment ça marche ?
Avec la norme Qi, le transfert de « faible puissance » équivaut à une puissance allant de 0 à 5 W. Cela fonctionne avec un couplage inductif entre deux bobines planaires pour transférer la puissance de l’émetteur vers le récepteur de l’appareil mobile. La distance entre les bobines est généralement de 5 mm.
La régulation du voltage de sortie, est effectuée par une boucle de contrôle dans le transmetteur communiquant avec le récepteur qui peut alors demander plus ou moins de puissance. La communication en question est unidirectionnelle depuis récepteur vers le transmetteur, via rétro-diffusion d’ondes. En rétro-diffusion d’ondes, la bobine réceptrice est chargée, changeant ainsi la valeur du courant sur la bobine émettrice. Ces changements sont surveillés et traités par le récepteur, afin de faire concorder les deux périphériques. Le but étant d’arrêter la charge quand la batterie est pleine, afin d’éviter de l’endommager.
Plateau ou Fatboy ?
Nokia est le premier à intégrer cette norme dans un smartphone tout en proposant les accessoires qui vont avec. C’est plutôt malin et dans l’air du temps. Sony, par exemple, a rendu son dernier Xperia Z complètement étanche. Nokia a joué la carte de la recharge sans fil. Le Finlandais a même offert (ou offre encore) le plateau de recharge – 70€ tout de même – durant les premiers mois de la commercialisation du Lumia 920 en Belgique.
Le DT-900 est disponible en cinq couleurs, et peut correspondre à celle de votre Lumia. C’est la base. Maintenant, si vous voulez un peu d’originalité – bien que cet accessoire le soit déjà – vous pouvez prendre l’option « Fatboy ». Nokia s’est en effet associé avec le fabricant de pouf pour en faire un coussin de recharge.
Conclusion
Personnellement, le plateau suffit (70€). Petit et discret, il est assorti à la couleur de votre smartphone, et ça donne pas mal sur une table de nuit, sur un appui de fenêtre. Le Fatboy prend plus de place, coûte plus cher (90€) et c’est simplement le plateau inséré dans un petit coussin. Vous devrez de toute façon ajuster votre téléphone pour qu’il soit bien positionné. Sinon, ça ne marchera pas.
Indispensable, cette recharge sans fil ? Pas pour l’instant. Tant que ça reste cantonné à votre petit plateau, c’est plutôt pour la frime. Entre déposer un smartphone sur une petite base ou lui coller une petit prise micro-USB, il n’y a pas de grandes différences. Une ou deux secondes, sans doute.
Problème de ce système de recharge sans-fil: vous ne pourrez pas manipuler l’appareil durant la charge, il faut qu’il reste collé à son plateau ou à son coussin. Je trouve également qu’il chauffe un peu plus qu’avec un chargeur classique.
Dernier défaut: le prix. 70€, c’est du luxe. Et comme souvent, le luxe n’est pas indispensable.
Sachez enfin qu’il existe d’autres accessoires: un plateau de recharge vertical, une enceinte de JBL sur laquelle vous pouvez déposer (et charger) votre Lumia, et des écouteurs sans fil qui pourront aussi être déposé sur un plateau de recharge.
BlackBerry fait partie de ces marques, au même titre que Nokia, qui ont marqué les grands débuts du GSM, puis du smartphone. A l’époque, avec un abonnement spécial BlackBerry, vous pouviez recevoir vos mails instantanément sur votre (petit) smartphone. Le mot « push » était une révolution: au lieu de relever vos mails, on vous signalait quand ils étaient arrivés. Vu la faiblesse des connexions « 1G » de l’époque, il fallait compresser le message pour qu’il soit le plus léger possible (quelques octets…): éliminer les images, limiter les mises en page et les jeux de caractères, etc. Ce que BlackBerry faisait très bien, par ailleurs.
Une autre époque ? Oui, assurément. Depuis quelques années, on a atteint des vitesses de 3G (bientôt de 4G) très satisfaisantes et notre abonnement « data », souvent de plusieurs centaines de mégaoctets (Mo) par mois, n’impose plus de réduire la taille des mails.
Sans oublier que le principe du « push mail » s’est généralisé: plus besoin d’avoir un abonnement spécial BlackBerry pour être prévenu de l’arrivée de nouveaux emails.
Vous me voyez venir: que reste-t-il à RIM, l’ancien nom de l’entreprise canadienne qui produit les BlackBerry (aujourd’hui, elle s’appelle tout simplement BlackBerry) ? Pas grand chose d’exclusif, à vrai dire. Apple et Samsung (avec Google pour Android) ont véritablement brisé, en six années, tout le business modèle bien établi des BlackBerry. Mais il y a encore du bon, vous allez voir.
BlackBerry 10, le sauveur ?
Conscient d’un retard conséquent sur la concurrence, d’une remise en question tardive – les ventes en chute libres le lui rappellent tous les trimestres depuis deux ans – RIM a abattu ses dernières cartes il y a quelques jours, en sortant le Z10. Il s’agit de premier smartphone sous l’OS BlackBerry 10. Il est d’ailleurs passé de 7 à 10, c’est dire la volonté de rupture…
Une rupture que l’on retrouve dès le premier coup d’oeil. Le Z10 est plutôt classique: format « iPhone » avec bord arrondis, écran de 4,2″, processeur Dual Core de 1,5 GHz, 2 GB de RAM, 16 GB de stockage interne (plus un port MicroSD), une caméra 8MP à l’arrière, 2MP en frontal et une autonomie moyenne.
Tout est dans l’OS
Les grandes différences par rapport à l’iPhone ou aux smartphones sous Android se trouvent dans l’interface. BlackBerry 10 est pratiquement parti d’une feuille blanche. Ou plutôt de QNX, un système d’exploitation basé sur UNIX qui a été racheté en 2010, et déjà intégré en 2011 dans le PlayBook, la très discrète tablette de BlackBerry.
Des anciens OS, il ne reste plus grand chose: la pastille rouge avec l’astérisque blanche, la police, certaines icônes. C’est à peu près tout.
L’OS est désormais classique: entièrement tactile, avec des fenêtres remplies d’icônes d’applications. Ce que l’iPhone a « inventé » en 2007. Mais la navigation dans BlackBerry 10 se base sur la gestuelle. Exemple flagrant: où que vous soyez, en dessinant un L inversé avec votre pouce, vous affichez le « Hub », l’une des plus belles exclusivités de l’OS.
C’est quoi ce Hub ?
Il s’agit d’une liste plus ou moins exhaustive rassemblant les messages et alertes. Tous vos comptes mails mélangés, vos SMS, le « chat » amélioré BBM (BlackBerry Messenger, entre utilisateurs reconnus), les notifications Facebook et Twitter, les appels manqués.
Il y a un peu de tout, et au début, on a tendance à retirer quelques trucs. Puis on comprend l’intérêt de la chose: tout est au même endroit. Au lieu d’ouvrir chaque application, vous faites un petit geste du pouce et tout s’y trouve.
Cela prend tout son sens quand on est quelqu’un de très connecté, très mails, très réseaux sociaux… Et très BBM, mais le plus dur sera de trouver des copains avec qui utiliser cet excellent outil de messagerie instantanée (vous pouvez désormais partager votre écran et faire des appels vidéo).
Bref, ce Hub est un bon point, pour peu qu’on prenne le temps de s’y habituer. Attention: il faut pouvoir décrocher, car toutes les minutes, il y aura certainement un petit quelque chose de nouveau. Heureusement, et cela a toujours été une force de BlackBerry: tout est paramétrable. Vous pouvez demander à une notification Facebook de ne provoquer aucune alerte, à un nouveau mail de faire clignoter la diode rouge, à un SMS de faire un certain bruit. Bref, vous faites ce que vous voulez.
Parmi les autres points positifs, notons la qualité de l’écran: ses 1280 x 768 pixels, vu la taille, offrent une définition très élevée. Le contraste est également à la hauteur: c’est beau à voir, tout ça.
Un clavier très innovant
Et il ne faut pas oublier le fameux clavier tactile, entièrement repensé par BlackBerry. Sa grande innovation: lorsque vous tapez un mot, des suggestions s’affichent au-dessus des lettres. Par exemple: vous commencez à taper « Bonjour ». Après avoir tapé le « n », le mot « bonjour » s’affichent au-dessus du « j ». Vous pouvez dès lors valider le mot en le glissant vers le haut, d’un petit geste rapide du pouce. A l’usage, je trouve cette petite option moyennement utile car elle implique de lire les suggestions au lieu de garder les yeux sur la zone de texte que vous alimentez de vos petits doigts.
En revanche, rien à redire sur l’auto-correct (qui transforme votre « bnojuor » en « bonjour »), qui prend même en compte plusieurs langues. Jusqu’à trois, si vous le souhaitez. Pratique si vous utilisez parfois des termes anglais, ou si vous changez souvent de langue. Au sein d’un même SMS, par exemple, vous pourrez utiliser l’auto-correct pour du français, du néerlandais et de l’anglais.
Le BlackBerry Z10, il n’avait pas le choix, se démarque par un côté « pro » que nous ne pouvons hélas pas tester (il faut un serveur d’entreprise). « Balance », c’est le nom de ce principe qui permet de diviser l’appareil en deux parties, l’une pro, l’autre privée. Le service IT configure une série d’applications et de services, et surtout de règles. Par exemple, il est impossible de copier/coller un mail pro pour le mettre comme statut sur Facebook.
Tout n’est pas rose
Passons aux points noirs de BlackBerry 10, qui sont hélas assez handicapants, en 2013 :
Démarrage et extinction de l’appareil toujours aussi longs (même si c’est moins grave qu’avant).
BlackBerry World. C’est le store. Il reste d’une austérité graphique inégalée, et d’une pauvreté au niveau du choix. Comme toujours, on sort de grands chiffres (100.000 applications disponibles) et de grandes théories (toutes les applications Android peuvent être « converties »). Mais la réalité est là: on est en deçà du Market de Windows Phone, qui n’est déjà pas très fourni. Pas d’appli de banque belge, pas de Spotify, peu de jeux connus (à part l’excellent Angry Birds Star Wars, gratuit), pas d’Instagram. Bien sûr, ça peut changer, mais bon…
Ecosystème. A l’heure où iTunes permet d’acheter de la musique, des séries TV ou des films, où iCloud permet de sauvegarder et de synchroniser contacts, calendrier et photos, BlackBerry doit se rendre à l’évidence: il n’est nulle part. Heureusement, il y a l’intégration de votre dossier Dropbox dans le gestionnaire de fichiers, de manière fluide et naturelle.
Anniversaire. Une fois vos comptes reliés, le calendrier intègre automatiquement toutes les dates d’anniversaires de vos contacts Facebook, et les enregistre. Et chaque matin, vous avez droit à votre pop-up de cet « évènement », l’annif d’un contact Facebook que vous connaissez à peine. Je n’ai pas réussi à empêcher le truc, et ça m’a vite saoulé.
Cartographie. BlackBerry a tort de mettre sur sa promo qu’il y a un GPS embarqué. Déjà, il faut télécharger la cartographie au fur et à mesure (comme Google Maps), en 3G. Mais c’est d’une lenteur affligeante… quand ça fonctionne. J’ai eu un mal fou à afficher ma position, je ne vous raconte pas l’histoire que c’est de planifier un itinéraire. Bref, oubliez.
Conclusion
Ce BlackBerry Z10 est le premier né de la nouvelle ère de BlackBerry qui, ayant perdu pratiquement toutes ses fonctionnalités exclusives, en cherche d’autres pour se démarquer dans un marché devenu très concurrentiel. Son Z10 est devenu un smartphone « comme les autres », avec un grand écran tactile, et des fenêtres d’icônes pas spécialement originales. J’aime son « Hub », qui rassemble toutes vos conversations et notifications, et qui reste accessible d’un simple geste du pouce. J’aime sa taille réduite, à l’heure où il faut des mains de géant pour utiliser les dalles de Samsung et Sony. J’aime ses menus très paramétrables, son aspect « pratique avant tout », sans fioriture.
Mais en entrant dans la cour des smartphones « classiques », le Z10 accuse un retard conséquent en terme d’écosystème (le magasin d’application, divertissement, achat de musique, de vidéo). Aujourd’hui, on exige beaucoup d’un smartphone, surtout s’il coûte 629€. Et à ce prix-là, le grand public en aura plus pour son argent avec un iPhone 5 (689€), un Galaxy S4 (699€), un HTC One (699€), un Sony Xperia Z (649€) ou un Nokia Lumia 920 (599€ avec plateau de recharge sans fil).
Reste les professionnels, un secteur qui est sans doute à la recherche de solutions plus sécurisées pour ses employés. J’imagine parfaitement un entreprise de plus de 100 personnes s’équiper de BlackBerry 10, pour gérer l’accès aux données sensibles et séparer clairement la partie privée de la partie professionnelle. Mais cela suffira-t-il à sauver BlackBerry ? J’en doute mais je l’espère.
Le dernier-né de la famille Sonos est une barre de son, qui sera ravie de diffuser toute votre musique via un logiciel bien conçu, mais qui va également magnifier tout le son qui peut sortir de votre TV.
Sonos, c’est tout un concept. Ce ne sont pas juste des enceintes pour diffuser la musique de votre tablette. Tout se pilote à partir d’un logiciel, sur un ordinateur ou un appareil mobile.
Régulièrement mise à jour, l’appli Sonos est chaque fois améliorée, en termes de fluidité, d’ergonomie mais aussi de choix des sources musicales. Une fois votre système configuré (vous êtes guidé pas à pas, c’est rare), vous pouvez par exemple choisir de diffuser votre web radio préférée dans la cuisine, la musique de votre iPad dans la chambre et vos playlists Deezer dans la salle de bain.
On appelle ça du multi-room. Une bonne idée dans l’absolu, même si on a rarement besoin de 36 musiques différentes dans 36 pièces. D’autant que ça demande d’avoir autant d’enceintes (minimum 299€) que de pièces à couvrir.
Vous devez relier ces belles petites choses à votre réseau local, soit au moyen d’un câble réseau, soit via le Zone Bridge (99€ de plus, à placer près du routeur), qui fera le relais en Wi-Fi. C’est plutôt simple à installer, très stable et le look est sympa.
Et votre TV ?
Sonos vient de donner un grand frère aux Play:3: la PlayBar. Cette barre de son très discrète, qui peut se déposer devant la télé ou s’accrocher au mur, a les mêmes fonctions que la petite famille (diffuser vos différentes sources musicales, donc).
Mais elle remplit aussi un rôle un peu à la mode: rehausser le son souvent faiblard de la télévision. Pour ça, elle utilise la sortie optique numérique de votre écran. Vous savez, ce petit câble bizarre, tout fin, dont vous avez toujours cherché l’utilité.
Hé bien, c’est plutôt malin en fait: au lieu de relier tous vos appareils (PlayStation, décodeur, lecteur Blu-ray, etc…) à un ampli encombrant, vous les laissez brancher à la TV, mais vous en faites sortir uniquement le son via ce petit câble optique, fourni.
De quel son parle-t-on ? Du chouette son, bien équilibré, qui donne de bonnes petites basses impossibles à faire sortir d’un téléviseur. Mais les voix et les aigus ne sont pas étouffés pour autant. Le truc est tout en finesse: on entend distinctement les voix, mais quand il y a une explosion, on la sent aussi. Bref, c’est le compagnon idéal d’un téléviseur. Et si vous faites une petite soirée dans votre salon, la PlayBar assurera au niveau volume.
Conclusion
Pour 699€, Sonos propose une « barre de son » à raccorder au téléviseur, mais qui intègre parfaitement la famille d’enceintes de la marque. Si votre bourse le permet, je vous conseille la famille nombreuse: vous pouvez acheter le caisson de basse Sonos, quelques enceintes Play:3, et configurer aisément un home cinéma impressionnant dans votre salon. Puis, quand le film est fini, vous remontez les enceintes dans les chambres.
Un achat que je recommande, les yeux fermés. C’est comme une Mercedes, c’est plutôt cher mais quand on l’a, on ne le regrette pas.
Pour ceux que ça inquiète: il n’y a pas de télécommande fournie. Soit vous contrôlez le son à partir du logiciel Sonos de votre ordi/mobile, soit vous configurez – à nouveau aisément – n’importe quelle télécommande pour qu’elle contrôle le niveau du volume. Il y a également des touches physiques, au cas où.
Nokia nous refait le coup de 2012: il sort d’abord un « flagship », comprenez un « beau gros smartphone » avec plein de fonctions, puis il décline sa gamme avec des modèles plus abordables. En 2013, avec ses Lumia sous un Windows Phone 8 qui gagne en maturité, Nokia aura bientôt cinq versions: 520, 620, 720, 820 et 920.
Le plus petit modèle disponible actuellement en Belgique est le Lumia 620. Avec son écran de 3,8 pouces, c’est le modèle le plus compact de la gamme: 11,5 x 6,1 cm, pour 127 grammes. Une taille définitivement plus maniable, d’autant que ses bords et son dos, bien arrondis, rendent la prise en main très confortable.
Entrée de gamme « de luxe »
A 259€, c’est ce qu’on appelle un smartphone entrée de gamme. Il en existe bien sûr des moins chers sous Android, mais vous risquez d’être déçu par la finition, la fluidité et la modernité de l’interface.
Vous n’aurez pas ces problèmes sur le Lumia 620. Car le processeur Snapdragon S4 dual-core de 1 GHz et les 512 Mo de RAM sont amplement suffisants pour faire tourner très rapidement Windows Phone 8, un OS définitivement original et moderne. Et qui commence à combler son retard côté application. Depuis mon dernier test, celui du Lumia 920, Spotify et CBC sont apparus.
De plus, Nokia fait un gros travail de développement et de partenariats pour proposer des apps exclusives, dont la cartographie, le GPS, quelques jeux et d’autres petites choses intéressantes en photographie.
Le stockage interne n’est que de 8GB, mais il y a un port pour carte micro-SD.
La qualité de dalle de l’écran est excellente pour le prix: on parle de Clear Black, ce qui veut dire que les noirs sont profonds, et que vos tuiles donneront l’impression de flotter.
Où sont faites les économies ?
Nokia a fait des économies sur l’appareil photo, dont les clichés sont vite saturés et pas géniaux s’il ne fait pas très lumineux. Rien de dramatique, ça reste raisonnable et plutôt logique dans cette gamme de prix.
Il n’y a évidemment que du plastique, là où le 920 utilise une belle céramique.
Et la batterie, de 1300 mAh, ne fera pas de miracle, vous aurez du mal à tenir deux jours si vous l’utilisez régulièrement. Et j’espère que vous le ferez régulièrement car c’est un bon petit smartphone, costaud mais léger, bien fini et agréable à utiliser. Quant à son OS, Windows Phone 8, il commence à gommer tous ses petits défauts de jeunesse. S’il vous tente, commencez par le Lumia 620, vous ne ferez pas d’erreur.
A partir de 479 €, la Surface RT est le premier « ordinateur », au sens large, conçu et fabriqué par Microsoft. Cette tablette est-elle le plus bel écrin pour Windows 8 ?
La sortie de Windows 8, l’automne dernier, a marqué un tournant décisif dans la stratégie de Microsoft. Inutile de revenir sur ce nouveau système d’exploitation prévu pour le tactile, avec ses tuiles colorées et dynamiques, vous l’avez sûrement déjà essayé.
L’autre bouleversement, c’est l’apparition d’un matériel fabriqué par Microsoft. Depuis des décennies, Windows est flanqué sur tous les ordis de bureau, ou portables, du monde entier. Un business qui faisait les affaires des fabricants comme de Microsoft.
Software et Hardware
Mais les choses ont changé et la firme de Redmond a décidé de voir plus grand. A l’instar d’Apple et de son iPad, de Google et de ses Nexus, il a fabriqué sa propre tablette. J’ai été chez Microsoft Belgique, à Zaventem, pour recevoir durant quelques jours la « Surface ». L’occasion de discuter avec Jean-Benoit Van Bunnen, le responsable Windows.
« Avec la Surface, Microsoft voulait présenter sa vision des choses. Au lieu de confier toujours ça aux autres, on a voulu montrer qu’elle était la meilleure manière d’appréhender Windows 8 sur une tablette. Tout a été étudié: de l’angle du support au format 16:9, en passant par les accessoires et le design ».
Une belle Surface
Un design et un look sans défaut, que je trouve très réussis. Sobre, anguleuse, très bien assemblée et composée de matériau de qualité… la Surface a de la gueule, si je puis me permettre. Ajoutez à cela un petit support en plastique intégré, facile à ouvrir ou fermer, et les claviers/protection qui se clipsent parfaitement en dessous, et vous avez un véritable outil de travail.
Il y a le « Type Cover », un clavier dur et des touches en plastique, qui se replie pour protéger l’écran. C’est un peu plus épais, mais aussi plus facile à utiliser que le « Touch Cover », dont il ne faut qu’effleurer les lettres. Gros avantage: ces deux claviers sont équipés d’une zone tactile pour la souris.
Vive la souris…
Une souris très utile quand on passe en mode « Bureau ». La seule Surface disponible actuellement en Belgique, est celle équipée de Windows 8 RT, une architecture plus mobile et moins puissante que la version Pro, mais qui permet néanmoins de retrouver le bureau classique. Avec ses raccourcis, son explorateur de fichiers (vous pourrez brancher un disque dur en USB et faire des copier/coller), son panneau de configuration, etc… De quoi rassurer ceux qui n’apprécient qu’à moitié les tuiles.
Ce bureau, que je pensais à tort voir disparaître sur la Surface RT, se lance d’ailleurs tout seul lorsqu’on veut utiliser la suite Office. Avec Office 2013, prévu pour fonctionner sur différentes plateformes avec une seule licence, Word, Excel et les autres ont une petite option pour l’affichage « souris » ou « tactile ». Ce dernier mode ayant des boutons plus gros, empiétant sur la surface de travail.
L’importance de cette souris pour les tâches sous Office (isoler une case Excel, par exemple) et du bureau pour l’explorateur de fichier, prouve que Microsoft est dans une phase de transition, n’osant pas abandonner complètement les anciennes habitudes de travail. De ce point de vue, l’iPad est plus radical mais plus logique dans la démarche: les applications sont « touch », ou rien.
Et Windows 8 RT ?
La grande différence entre Windows 8 RT et « normal », et je n’y arrive que maintenant, elle concerne les applications. Il n’est plus possible d’aller télécharger n’importe quel .exe et de l’installer en quelques clics. Dorénavant, comme Apple et son App Store depuis presque 6 ans, Microsoft entend aussi exploiter cette mine d’or qu’est le « magasin d’applications ».
Il faudra donc obligatoirement passer par la case « Windows Store » pour télécharger le moindre jeu, utilitaire, météo, etc… Vous pourrez en trouver certains sur des sites web, mais il ne s’agira que d’un lien vers le store.
Un magasin un peu pauvre, du reste, surtout si vous ne retirez pas l’option « Simplifier la recherche d’applications dans mes langues préférées« , pourtant activée par défaut dans les « Préférences » du store. En passant outre cette limite de la langue, vous aurez alors plus de choix.
Facebook et Twitter s’en foutent
Il y a de plus en plus d’applis, et ça ne fait que commencer. « La croissance est immense. Imaginez le nombre d’ordinateur ou de tablette vendus chaque jour en Belgique! », avance Microsoft.
Oui, on l’imagine, c’est beaucoup. Mais il n’y a toujours pas de Facebook ni de Twitter, par exemple. Pourquoi cette absence incroyable ?
« Car nous essayons de proposer une expérience différente à l’utilisateur. Nous ne voulions pas un copier-coller de l’application Facebook sous iOS ou Android », a expliqué M. Van Bunnen. D’accord, mais du coup, il faut passer par les sites web, et les épingler sur l’écran d’accueil. Des sites qui ne sont pas prévus pour le tactile, avec des petits boutons…
Inutile d’en vouloir à Microsoft, c’est Facebook et Twitter qui ne sont pas pressés d’investir dans une application digne de ce nom. « Parfois, nous collaborons avec certains fournisseurs de contenu – comme RTL.be – pour les aider à développer. Mais de manière générale, nous n’intervenons pas dans les applications tierces ».
On sait qu’il y a des discussions entre les grands chefs. Mais ils n’ont pas encore trouvé « la meilleure expérience Facebook possible sous Windows 8″. En attendant, quand vous êtes sur une page web et que vous désirez la partager, hé bien… il faut copier l’adresse, et la coller dans votre tweet ou votre statut. Oui, oui… alors que Facebook est relié à votre compte pour les contacts, par exemple.
Combien ça coûte ?
A 479€, Microsoft propose une très belle tablette avec 32 GB de stockage interne (mais seulement 16 GB de disponible), plus tout ce que SkyDrive peut vous offrir. Le « cloud » maison fera le lien entre tous vos périphériques: ordi au bureau, tablette, smartphone, etc… Si vous comptez utiliser souvent la suite Office bien intégrée (mais payante), il faudra opter pour un pack avec la « Touch Cover », qui fait clavier et protection, à 579€. Le clavier dur est en option à 119€. Rajoutez 100€ pour passer à 64 GB de stockage.
Le matériel est irréprochable, et la puissance suffisante pour faire tourner une vidéo, jouer à des jeux, retoucher des photos (je vous conseille Fotor, gratuit) et aller sur le web. Si vous voulez les détails techniques, c’est par ici.
Mon avis ?
La Surface RT est certainement la meilleure manière d’aborder Windows 8. Radicale (vous ne pourrez plus installer n’importe quoi), elle est plus fermée mais également plus logique avec elle-même. Le plus bel écrin de Windows 8 ? Sans doute. Le plus cohérent ? Certainement.
Le bureau classique subsiste discrètement, mais ce n’est que pour les applications Office, qui permettent par ailleurs de travailler correctement. Un excellent produit, à qui il ne manque qu’un plus grand nombre d’applications. Un défaut délicat, en 2013…