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Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau Windows 10

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 30 juillet 2015 08h36 | Ajouter un commentaire

Alors qu’elle est disponible au téléchargement gratuitement depuis ce mercredi matin, la dernière version du célèbre système d’exploitation pour ordinateur (et désormais pour tablette et smartphone), baptisée Windows 10, a été essayée durant un mois par RTL info. Nous avons également rencontré le responsable de son lancement, qui nous a dit qu’il s’agissait « du meilleur de Windows 7 et de Windows 8″. Alors, promesse tenue ?

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Microsoft connait un nouveau tournant déterminant dans sa tentative de (re)séduction du grand public. Après avoir profité d’une situation de quasi-monopole sur nos outils informatiques jusqu’à la fin des années 2000, Windows n’est plus le système d’exploitation le plus populaire.

La faute à l’explosion de l’usage des appareils mobiles (smartphones, tablettes et autres objets connectés), qui a fait d’Android, utilisé par la plupart des grands fabricants, le système d’exploitation le plus vendu dans le monde (même si Windows 7 reste l’OS le plus utilisé pour aller sur internet, par exemple).

L’ordinateur (portable et de bureau) est cependant très loin d’avoir dit son dernier mot. Au travail ou à la maison, la plupart des gens utilisent toujours un PC, que ce soit pour jouir d’un espace de travail plus grand avec un clavier et une souris, ou simplement pour avoir davantage de souplesse dans l’installation de logiciel ou les options de connectivité.
Windows 8 n’a pas convaincu

Les ordinateurs ont donc survécu aux tablettes, même s’ils n’ont pas été aidés par Windows 8, sorti en 2012. Microsoft a été un peu trop vite à l’époque, tentant d’imposer une interface conçue pour un usage tactile. Aussi jolie et intéressante fut-elle, elle n’a pas convaincu la majorité des utilisateurs en trois ans d’existence.

D’abord parce que les fabricants et le grand public n’ont pas été aussi enthousiastes que le géant du logiciel: les grands ordinateurs portables traditionnels, surtout en Belgique, ont continué à se vendre nettement mieux que les nouveaux modèles hybrides ou « 2 en 1″ (l’écran pouvant se détacher et devenir une tablette).

Du coup, et c’est la deuxième raison de l’échec de Windows 8, les utilisateurs ont été décontenancés par une double interface (les grosses tuiles conçues pour un écran tactile qu’ils n’avaient pas, et la version traditionnelle du bureau) pour le moins délicate à appréhender. Les allers-retours incessants entre les deux interfaces n’avaient – et n’ont toujours – aucun sens en termes d’efficacité et d’homogénéité de l’expérience utilisateur. Or, avec son iPhone lancé en 2007, Apple avait justement mis cette expérience utilisateur au centre de son iOS, le rendant simple, accessible et « intuitif ». Avec le succès qu’on lui connait.
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Windows 10 devrait (enfin) nous réconcilier

Le relatif échec de Windows 8 devrait être gommé par la sortie (gratuite, voir plus bas) de Windows 10, disponible au téléchargement depuis ce mercredi 29 juillet.

Afin de vous faire découvrir la nouvelle version du système d’exploitation de Microsoft, nous avons testé un ordinateur équipé de l’une des dernières « preview », après avoir assisté à son lancement sa présentation à la presse il y a quelques jours.

Windows 10 « réunit le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« , nous a expliqué Jean-Benoit Van Bunnen, responsable des produits Windows au sein de Microsoft Belux.

C’est en effet ce qu’on est tenté de dire après quelques minutes d’utilisation. Premier soulagement: la double interface a disparu. Il y a un écran principal, qui n’est autre que le bon vieux « bureau » avec sa barre des tâches. Cette double interface impliquait également la présence de deux versions différentes d’Internet Explorer, autre symbole de confusion. Tout cela est de l’histoire ancienne.

Deuxième soulagement: le menu « démarrer » fait son retour. Mais il a bien changé. Forcément: il intègre (ou pas, c’est à vous de le configurer à votre guise) les tuiles colorées et dynamiques que l’interface moderne de Windows 8 a tenté d’imposer. Si vous aimez ça, vous aurez donc un immense menu démarrer qui occupera l’ensemble de votre bureau… Si vous n’aimez pas, vous aurez un menu démarrer plutôt classique, bien que largement remanié au niveau du design et des fonctionnalités. Microsoft le reconnait: « Les Belge adorent les gros ordinateurs portables de 17 pouces, avec pavé numérique. Pour eux, Windows 10 aura un écran principal assez similaire à Windows 7« , ce qui va plaire à des milliers d’utilisateurs…

Jean-Benoit Van Bunnen tient également à rassurer ceux qui possèdent des PC sous Windows 7 ou 8. « La mise-à-jour vers Windows 10 est gratuite, et on encourage les gens à le faire, même sur des machines plus anciennes. Il faut aller voir dans la boite de dialogue qui s’ouvre lorsqu’on clique sur l’icône de mise-à-jour, en bas à droite du bureau. De plus, il n’y a que très peu de matériel ou de logiciel qui pourraient ne pas fonctionner avec Windows 10. Un test de compatibilité sera effectué avant de commencer la mise-à-jour qui se fera en toute transparence: personne ne perdra de données« .
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Quelles sont les principales nouveautés ?

La fin de la double interface et le retour d’un menu démarrer largement revisité sont les deux principales nouveautés de Windows 10, une version qui marque un changement dans la stratégie de Microsoft car elle sera mise-à-jour continuellement (ce qui justifie peut-être le saut de Windows 8 à 10). « L’OS va s’améliorer tout le temps. Et il ne s’agira pas uniquement de mises-à-jour de sécurité et de correctifs… On va offrir régulièrement de nouvelles fonctionnalités« , a-t-on appris lors de la présentation au Microsoft Executive Briefing Center de Bruxelles.

Mais il y a bien entendu d’autres nouveautés qui valent la peine d’être mises en avant.

L’une des plus intéressantes, mais qui demandera quelques tests pour en approuver l’efficacité, c’est le côté « multiplateforme » de Windows 10, qui équipera également les smartphones, dans une version qu’on nous promet pratiquement identique. Selon notre présentateur du jour, « on pourra faire tourner les mêmes applications sur les différentes plateformes« . Lors de la démo, on a aperçu une synchronisation entre l’application Mail : on pourrait donc commencer un email dans le métro avec son smartphone sous Windows 10 (dans un premier temps les nouveaux Lumia de Microsoft, issus du rachat de Nokia), et le terminer chez soi sur son ordinateur ou sa tablette tournant également sous Windows 10. Reste à voir si et comment les développeurs d’applications utiliseront ce (gros) potentiel.

On a également aperçu Cortana, le nouvel assistant personnel de Windows 10, dont le nom est issu d’un personnage féminin de Halo, le célèbre jeu vidéo de Microsoft sur Xbox et PC. « Elle sait ce que je fais, et qui je suis. En disant simplement, ‘Hey Cortana’, on peut lui poser tout sorte de questions« . Cela fonctionne à peu près comme le Siri d’Apple, avec un langage naturel. Un exemple assez sympa tirait profit du côté multiplateforme de Windows 10. « Je peux demander à Cortana de me rappeler de dire à mon frère d’acheter des fleurs pour notre mère, la prochaine fois qu’il me téléphone« .

Lorsqu’on effleure le côté droit de l’écran de l’extérieur vers l’intérieur, on fait apparaitre un nouveau centre de notifications et de gestion des paramètres, qui fait penser à ce que l’on voit sur les smartphones. Assez pratique, il affiche des notifications paramétrables issues des applications internes ou téléchargées via le Store de Windows (voir plus bas). On peut également activer ou désactiver plusieurs options.

Parmi les options, il y a le « mode tablette« . En réalité, Windows 10 est devenu malin: il reconnait le type d’ordinateur que vous utilisez, et ses capacités à se transformer en tablette. Dès lors, si vous déclipsez l’écran de votre « 2 en 1″, ou si vous retournez l’écran de votre portable « 360 » pour le mettre en mode chevalet, le système d’exploitation le sait et active le mode « tablette ». On a l’impression alors de retrouver le Windows 8 dans sa version moderne, avec toutes les tuiles dynamiques et colorées que vous avez configurées dans votre menu démarrer, mais qui apparaissent en plein écran. Windows bascule automatiquement vers ce mode dans certaines conditions, mais pouvez également l’activer ou le désactiver via le menu rapide des réglages.

Windows Hello est une option de (dé)verrouillage visuel très pratique, grâce à la reconnaissance faciale. La fonction existe déjà sur certains smartphones Android, mais elle n’est pas toujours très performante. Le test auquel nous avons eu droit avec Windows 10 était impressionnant: en un éclair, l’ordinateur s’est déverrouillé dès que notre orateur a regardé l’écran. Une dizaine d’ordinateurs seront compatibles lors du lancement, mais on imagine que ce sera rapidement la norme.

La taille des menus contextuels et des boutons des fenêtres d’application (fermer, agrandir, etc) s’adapte à la manière avec laquelle vous utilisez Windows 10: avec une souris et un clavier, un stylet ou le doigt. Une chose essentielle pour un OS qui se veut utilisable aussi bien sur une tablette que sur un portable.

Certaines applications de Windows, comme Mail, prouvent que Windows 10 est bien multiplateforme. Elle s’adapte en fonction de la taille que vous octroyez à la fenêtre. Les menus et les boutons sont plus ou moins gros selon la largeur de la fenêtre. Réduite au minimum, l’application Mail ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Windows 10 pour smartphone. Cela fait penser à certains sites web qui s’adaptent à la taille de l’écran (smartphone, tablette, ordinateur), afin d’être toujours facilement utilisables. C’est ce qu’on appelle le « responsive design ».

Avec la fonction « Snap« , il est à nouveau possible d’ajuster automatiquement et rapidement la taille de deux fenêtres afin qu’elles occupent chacune 50% de votre bureau. Le but étant de pouvoir écrire un document Word tout en regardant une feuille de calcul Excel, par exemple. Une fonction qui existait sous Windows Vista mais qui avait disparu avec Windows 7. Vous pouvez ainsi afficher facilement jusqu’à 4 fenêtres sans perdre de temps à les redimensionner et à les placer.

L’option « Task View » se veut être un « Alt-Tab » plus moderne. Ce bouton présent dans la barre des tâches, et qui peut aussi être lancé en appuyant sur les touches Windows puis Tab sur le clavier, permet d’afficher les applications ouvertes en cours, et de passer de l’une à l’autre. Cela permet également de créer et de naviguer entre plusieurs « espaces de travail », des bureaux que vous pouvez assigner à certaines tâches, par exemple (privé, loisir, travail, etc).

Il y a également le nouveau navigateur internet de Microsoft, baptisé « Edge« . Il ne remplace pas totalement Internet Explorer, toujours disponible sous Windows 10, mais c’est le browser par défaut du nouvel OS. Une de ses fonctionnalités originales est un mode de lecture intelligent, qui nous a cependant semblé un peu perturbant lors de notre essai: il y a des zooms et des dézooms assez fréquents lorsque vous parcourez un article avec du texte.

Enfin, et même si nous n’avons pas pu l’essayer, il y a le principe de « Universal Windows Plateform », qui permet de connecter un clavier et une souris en Bluetooth à un smartphone Windows 10, et de le relier à une télévision, le transformant, grâce à l’ajustement de la taille des applications, en un véritable ordinateur. Nous avons vu une démo avec une feuille de calcul Excel, et elle démontre un certain potentiel.

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Conclusion

Après quelques heures d’utilisation, et la rencontre avec les responsables belges de Microsoft, le verdict est sans appel: il n’y a que des avantages à télécharger Windows 10 gratuitement si vous avez un ordinateur sous Windows 7 ou Windows 8.

Le slogan fleure bon le marketing de bas étage, mais il est pourtant vrai: « Windows 10 offre le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« . On retrouve effectivement l’espace de travail traditionnel de Windows 7, avec un menu démarrer et des icônes d’application. Mais en ouvrant ce menu démarrer, on peut, si on le souhaite, se configurer un genre de deuxième bureau, issu lui de l’interface moderne de tuiles dynamiques que Microsoft a tenté d’imposer avec Windows 8.

Les défauts de Windows 8 (principalement: la double interface très peu pratique) sont gommés, mais les tuiles colorées et affichant du contenu en permanence sont conservées ; tandis que l’interface « traditionnelle » de Windows 7 est complètement revue et agrémentée de nombreuses et nouvelles fonctionnalités très intéressantes.

Reste un point que nous avions volontairement oublié: le « Store » de Windows, ce magasin d’applications apparu sous Windows 8, mais qui n’a jamais connu un franc succès. Il est toujours présent et… toujours aussi perturbant. Surtout parce qu’il est destiné avant tout à l’interface dite « moderne » et donc tactile, lourd héritage de Windows 8. C’est grâce aux applications issues de ce Store que vous pourrez configurer des tuiles dynamiques sur votre menu démarrer. Or Windows 10, c’est plus que probable, sera principalement utilisé de manière traditionnelle, avec un clavier et une souris. Dès lors, ces applications n’auront pas grand intérêt. Celle de Facebook est symptomatique: elle est lente et a nettement moins de fonctionnalités que le site facebook.com. Elle n’a donc aucun avantage, sauf si vous êtes sur une tablette (et encore, il est possible d’appuyer sur les boutons via le navigateur…). Pour les autres applications, il en va parfois de même, comme les lecteurs vidéos: autant télécharger un bon vieux .exe de VLC plutôt que de se perdre sur les nombreuses mais étranges applications vidéos du Store de Windows. Il reste bien quelques jeux amusants et gratuits pour le tactile, mais laissons ça aux smartphones. Le Store va sans doute évoluer avec le déploiement qu’on imagine rapide (car gratuit…) de Windows 10, mais dans un premier temps, oubliez-le…

 

Samsung Gear VR: que vaut la réalité virtuelle enfin disponible en Belgique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 2 juillet 2015 08h47 | Ajouter un commentaire

La technologie de réalité virtuelle mise au point par Oculus n’est pas encore commercialisée physiquement par cette petite société américaine. Mais le géant Samsung, lui, est déjà présent: son dispositif exploite le travail d’Oculus grâce à un casque et… un smartphone. RTL info l’a essayé durant deux semaines.

s3Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous entendez parler de la réalité virtuelle. Vous avez peut-être déjà aperçu des gens portant ces drôles de casques et remuant la tête pour regarder dans différentes directions.

Mais peu de gens savent réellement à quoi cela sert, comment ça marche et les types de contenus accessibles. C’est pour cette raison que RTL info a enfilé le premier casque Gear VR commercialisé par Samsung en Belgique, exploitant la technologie de réalité virtuelle d’Oculus, la plus avancée dans le domaine actuellement.

En attendant 2016…

La société Oculus développe depuis quelques années son propre casque, le Rift. Mais selon leur site web, il faut attendre le début de l’année 2016 pour qu’il soit commercialisé. Il y aura des accessoires compatibles, comme la manette de la Xbox One, des contrôleurs sans fil spéciaux, etc… On a hâte de voir ce que ça va donner.

Samsung était plus pressé, et avec les gros moyens qu’il peut mettre sur la table, il a développé son propre casque. C’était plus facile pour lui, car il a déjà des smartphones sous Android. Si vous avez un Samsung Galaxy S6 (ou S6 Edge), il n’y a plus qu’à acheter le nouveau modèle du casque Gear VR (199€) commercialisé en Belgique depuis peu par le géant coréen.

Impressionnant

En enfilant le casque équipé du smartphone, on entre directement dans une réalité parallèle. Vous êtes dans le salon d’une superbe demeure et devant vous, il y a l’écran d’accueil assez austère, avec les menus Home, Library (tous vos contenus) et Store (le magasin d’applications).

Déjà à ce moment-là, si vous tournez la tête dans tous les sens (ou, comme il est recommandé, si vous tournez sur votre chaise de bureau pour ne pas avoir un torticolis), vous goutez à la réalité virtuelle: le casque suit vos mouvements et affiche le contenu en conséquence, de telle sorte que vous avez l’impression d’être réellement dans la pièce, que vous regardiez en haut, en bas, à droite ou à gauche.

s2Un confort limité

On remarque aussi rapidement qu’on ne tiendra pas des heures dans cette réalité virtuelle. Il y a une zone bien nette au centre de l’écran, mais si vous regardez ailleurs (avec vos yeux, pas en bougeant la tête), cela devient assez vite flou.

On peut parler ici de 3D, forcément, puisque vos yeux sont « isolés ». Ils ont chacun un « écran » affiché sur le smartphone (même si cela ne se remarque pas). Avec tous les effets indésirables que cela impliquent: certains ne le supportent même pas une minute, les plus résistants devront attendre un quart d’heure avant d’avoir un léger mal de tête (ou mal « aux yeux »), sans que cela soit très dérangeant. Des séances de 15 minutes sont davantage appropriées.

Le casque est bien fait, et très bien arrimé à votre tête. Il ne fera jamais mal.

Il est équipé de deux grosses loupes qui zooment sur l’écran du smartphone, c’est pour cette raison que la réalité virtuelle est pour l’instant « pixélisée » (on remarque vite les petits carrés).

Des jeux vidéo

En allant faire un tour dans le store, on constate que les premiers jeux vidéos sont là. Mais aussi qu’on en est vraiment au début: les graphismes n’ont rien de terribles, ni l’interface. L’idéal pour le jeu vidéo est d’utiliser la manette de Samsung, avec des curseurs et des boutons.

Nous avons essayé un jeu d’horreur « de couloir ». L’immersion est terrifiante, on a réellement l’impression de traverser un château hanté et d’y croiser quelques horreurs. Le jour où les graphismes seront à la hauteur, ça sera vraiment effroyable… Pour avancer, on utiliser les joysticks de la manette, mais pour choisir la direction dans laquelle on avance, il faut tourner votre corps (et non la tête), soit en étant debout, soit en étant sur une chaise de bureau pivotante.

s1Des « films »

A côté des jeux vidéo, il y a beaucoup des « films » ou des « trailers ». Jurassik World (550 MB pour deux minutes de « séquence ») en a fait un: vous observez un dinosaure se réveiller, et vous renifler. Pas d’interaction, mais quelques frissons lorsque l’immense bébête se rapproche de vous.

Idem pour « The Avenger » (plus de 2 GB à télécharger): vous observez au ralenti l’attaque des superhéros. En regardant autour de vous, vous « vivez » vraiment l’assaut. C’est comme si vous étiez un acteur du film, perdu en plein milieu de l’action. Au préalable, vous avez ressenti ce que vit Tony Stark, celui qui dirige Iron Man dans les films éponymes, quand il est à l’intérieur du robot. Mythique, mais trop court, trop limité et pas du tout interactif. Vivement la suite !

Il y a également quelques séquences vidéo (Le Cirque du Soleil) spectaculaires, jouant sur la 3D.

Enfin, il y a le « cinéma » d’Occulus, où dans un cadre amusant (la lune, une maison, un jardin au proportion d’une fourmi, etc), des films peuvent être « projetés ». L’idéal est qu’ils soient en 3D, comme les quelques séquences des films de Dreamworks qu’il est possible de télécharger.

Amusant, mais sans plus. Et à nouveau, on ne vous conseille pas d’utiliser le Gear VR pendant plus de 15 minutes, sans pause. Du coup, regarder un film en entier sera compliqué.

Conclusion

La réalité virtuelle est bel et bien accessible. Elle ne coûte que 199€, mais il faut le dernier smartphone de Samsung (Galaxy S6 ou S6 Edge, minimum 550€) pour faire office d’écran, en le clipsant sur le casque Gear VR.

En attendant l’arrivée du casque d’Occulus, dont la technologie est exploitée par Samsung pour l’instant, c’est le seul moyen de goûter à cette plongée dans un monde parallèle.

Un monde assez limité pour l’instant: quelques jeux amusants, des séquences d’immersion, des vidéos « 360 degrés »… il ne faut pas être trop gourmand. « La sélection comporte pour l’instant plus de 50 titres gratuits et payants« , nous a expliqué Samsung, ajoutant que « vu l’intérêt des développeurs pour cette nouvelle technologie, ce nombre devrait croître rapidement dans un avenir proche« .

Le contenu est limité car très lourd à construire: il ne faut pas créer (ou filmer) un plan de 2000×1000 pixels, mais bien un monde entier à afficher différemment au moindre mouvement de la tête ou du corps.

Si le dispositif mis au point par le géant coréen est confortable, la réalité virtuelle, soit les images que vous apercevez sur l’écran du smartphone à travers deux loupes, n’est pas encore parfaite. Un peu floue sur les côtés, relativement pixélisée (forcement, vous êtes à 2 centimètres de l’écran…), on ne tiendra pas plus de 15 minutes sans devoir retirer le casque.

Mais le résultat est déjà bluffant: l’immersion est totale, quel que soit l’environnement (un jeu, un film d’animation, une vidéo, etc). On attend avec impatience que cela s’améliore, et que le contenu s’étoffe. Les domaines d’applications sont infinis, et on est sur le point de vivre la plus grande révolution de l’histoire du jeu vidéo…

Cette Mercedes roule déjà toute seule: nous l’avons essayée

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juin 2015 09h12 | Ajouter un commentaire

Bardée d’options, de capteurs et d’assistance à la conduite, cette voiture de série du constructeur allemand est capable de freiner, accélérer et de tourner sans votre intervention. Mercedes n’a donc pas attendu Google pour développer sa voiture autonome. RTL info a passé une semaine avec cette Classe S très, très intelligente…

Cela ne fait aucun doute: l’aboutissement de tous les systèmes d’aide à la conduite, apparus il y a des dizaines d’années avec l’ABS (qui empêchait alors les roues de se bloquer lors d’un freinage), est la voiture autonome, capable de se déplacer sans intervention humaine.

Si Google dépense sans compter depuis longtemps pour avancer dans un domaine où il semble assez seul, les grands groupes automobiles n’attendent pas dans leur coin que la technologie du géant californien soit au point.

Depuis longtemps, des véhicules comme Volvo freinent tout seul en ville pour éviter un obstacle. Mais c’est du côté de Mercedes que nous avons pu mettre la main sur un système très avancé d’aide à la conduite, qui a l’avantage d’être déjà disponible en option sur certains modèles. Preuve que la technologie est tout à fait au point.

Dans sa limousine (la Classe S), plusieurs systèmes d’aide à la conduite travaillent de concert pour la faire rouler toute seule dans certaines conditions.

Qu’entend-on par « rouler toute seule » ?

Le cas de figure idéal pour expliquer comment cette voiture roule toute seule, c’est une autoroute encombrée. Heureusement, près de Bruxelles, ça ne manque pas.

Il suffit dès lors d’activer le régulateur de vitesse très sophistiqué de Mercedes sur 30 km/h (vitesse faible par défaut), tout en veillant à ce que le bouton « volant » soit allumé (il ne faut pas le réactiver à chaque fois, bien entendu). Ensuite, la magie opère.

Le « Distronic+ » (nom du régulateur de vitesse version 2.0), à l’aide des nombreux capteurs disséminés un peu partout sur la voiture, prend le contrôle entier de la voiture: accélération (pour rester à 30 km/h), freinage (pour garder une distance de sécurité minimale avec la voiture de devant) et volant (il bouge tout seul pour que la voiture reste sur sa bande).

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Comment ça marche ?

Toutes nos tentatives de « pilote automatique » ont été fructueuses, ce qui est plutôt logique vu que c’est une voiture de série…

Pour rouler toute seule, cette voiture blindée de nouvelles technologiques se fie à ses nombreux capteurs. On en aperçoit 4 dans le pare-brise, au niveau du rétroviseur. Un gros dans la calandre, sous l’étoile Mercedes. Et plusieurs (caméras et capteurs) en dessous des rétroviseurs latéraux.

Chacun remplit son rôle. Les rétros filment les lignes blanches présentes sur les voies rapides, afin de permettre à la voiture de contrôler le volant pour garder la bonne trajectoire.

Les multiples capteurs situés à l’avant analysent ce qu’il se passe devant vous. Ils font freiner la voiture (plus ou moins) en douceur s’il y a un véhicule devant vous qui est moins rapide. C’est également eux qui disent quand la voie est dégagée et quand votre voiture peut dès lors atteindre son rythme de croisière, soit la vitesse que vous avez fixée avec le régulateur de vitesse Distronic+.
Un pilote automatique exigeant

Pour que la voiture roule de manière entièrement autonome durant plus de 10 secondes, vous permettant par exemple de lire un email sur votre smartphone ou de vous détendre avec les sièges massant, votre vitesse ne doit pas dépasser les 30 km/h.

Au-delà de 30 km/h, pour des raisons sécuritaires et réglementaires, vous devez toucher le volant lorsque la grosse icône lumineuse vous le demande, sur le tableau de bord. Vous pouvez ensuite le relâcher, mais il faudra à nouveau le reprendre en main 10 secondes plus tard. La technologie perd un peu de son intérêt, dès lors.

Il y a une autre exigence pour que le volant bouge tout seul: la présence des lignes blanches au sol. En cas de travaux ou de bandes partiellement effacées, l’icône avec le volant vert devient grise. Ce qui n’empêche pas le freinage et l’accélération de rester automatiques, car eux se basent sur les « détecteurs d’obstacle » situés à l’avant de la voiture et dans le parebrise.

Enfin, sachez que le « pilotage automatique » à haute vitesse peut vous causer des frayeurs. La voiture tourne toujours légèrement, pour éviter les coups de volant. Du coup, elle semble parfois dévier un peu trop de sa trajectoire. Lors de notre test, la voiture s’est rapprochée un peu trop fort à notre goût d’un camion – et nous n’avons pas attendu de voir jusqu’où elle allait…

Donc vous l’aurez deviné: le volant qui bouge tout seul, c’est surtout utile pour les embouteillages.

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Elle sait aussi se garer toute seule

Au-delà du fait que cette voiture roule toute seule, ses nombreux capteurs la rendent vraiment plus intelligente que la moyenne.

Lors d’une marche arrière ou d’une manœuvre, une caméra arrière s’affiche sur le très grand écran du tableau de bord. Classique. Ce qui l’est moins, c’est la simulation d’une vue de haut qui s’affiche juste à côté, comme si une caméra vous filmait perpendiculairement à la route, à 3 mètres du sol. Cela est rendu possible grâce aux caméras placées sous les rétroviseurs latéraux. Vous voyez donc tout ce qui est autour de la route, et la distance qui vous sépare du mur, de la voiture, de la bordure, etc…

Cette très longue Classe S peut également se garer toute seule. Elle sait faire un créneau (cela existe depuis longtemps ailleurs), mais aussi se garer perpendiculairement à la route, comme pour trouver une place dans un parking de supermarché. Il suffit de rouler doucement avec son clignoteur, et lorsque l’espace est suffisant, la voiture vous propose de se garer à votre place. Il suffit d’appuyer légèrement sur l’accélérateur pour la lancer, et de changer les vitesses (D pour avancer ou R pour reculer) si la voiture doit s’y prendre à deux fois pour se placer correctement dans une place un peu exigüe.

Sachez également que cette voiture hybride, grâce à ces modes de conduite économes, répartit de manière optimale l’utilisation de sa batterie située dans le coffre pour alterner entre moteur essence et moteur électrique. Si vous entrez une destination, c’est encore mieux: elle va faire en sorte que l’autonomie électrique soit épuisée à l’arrivée, elle prendra alors plus ou moins souvent le relais. L’idée étant qu’à la maison ou au bureau, vous la branchiez à une prise pour recharger la batterie en quelques heures. Résultat: 3,7 litres/100 pour aller jusqu’à RTL House, à 40 km de notre domicile.

Conclusion

Après une semaine de test, et de nombreux passagers épatés (ou effrayés au début…) par le pilotage automatique de cette Mercedes Classe S, le verdict est sans appel: la voiture roule effectivement toute seule sur autoroute ou sur voie rapide (avec des lignes blanches correctes).

Elle accélère, freine et tourne elle-même, de telle sorte qu’elle restera sur sa bande de circulation, à la vitesse souhaitée, tout en gardant une distance raisonnable avec la voiture de devant.

A haute vitesse, le volant doit être tenu au moins une fois toutes les 10 secondes, ce qui rend le pilotage un peu moins automatique. La gestion du régulateur de vitesse, qui tient compte de la distance avec la voiture de devant, vous évite néanmoins de devoir freiner puis réenclencher lecruise control. Vous pouvez théoriquement traverser la Belgique sur autoroute sans toucher aux pédales !

Sous les 30 km/h, dans des embouteillages par exemple, ce pilotage automatique prend tout son sens. Il peut vous emmener sur des dizaines de kilomètres sans que vous ne deviez faire quoi que ce soit. Libre à vous de lire un livre ou de consulter votre smartphone sans crainte. Même si on doute que la police vous croie sur parole en cas de flagrant délit de téléphone au volant…

Google n’est donc pas le seul à essayer de faire rouler des voitures de manière autonome. Mercedes est déjà bien avancé dans le domaine, et surtout, il propose déjà cette option dans quelques modèles. La nouvelle Classe E aura d’ailleurs, elle aussi, toute une panoplie d’assistances à la conduite. On ne manquera pas de la tester dans quelques mois…

 

Huawei P8: quand le Made In China s’embourgeoise…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 6 juin 2015 09h53 | Ajouter un commentaire

Huawei P8. Derrière ce nouveau smartphone se cache une petite révolution: l’entrée d’un constructeur chinois dans la cour des smartphones haut-de-gamme, dont le prix forcément plus élevé (499€) reste en deçà de la concurrence. RTL info a essayé cet appareil qui prouve que le Made in China n’a plus à rougir, et a de solides arguments.

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Alors qu’une majeure partie de nos appareils électroniques est fabriquée en Chine – des smartphones aux frigos, en passant par les aspirateurs et les télévisions – le « Made In China » a toujours mauvaise presse.

Pourtant, les sociétés chinoises ont évolué ces dernières années. Et très rapidement. C’est via l’un des marchés les plus fleurissants de l’électronique qu’elles se sont fait connaître auprès du grand public européenne, et donc belge: le smartphone.

L’un des exemples les plus frappants est Huawei. Ce nom difficilement prononçable  cache une énorme multinationale fondée en 1988, qui a débuté avec la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs. Pour faire simple, il s’agissait d’antennes GSM.

Petit-à-petit, il a diversifié ses activités, se concentrant tout de même sur les télécoms: serveurs informatiques, modems et… smartphones.

« Bel ouvrage »

Comme d’autres entreprises chinoises (on pense à ZTE), Huawei, qui signifie « Bel ouvrage », a d’abord fabriqué des smartphones « sous marque blanche ». Des entreprises, souvent des opérateurs, y apposaient leur propre logo à l’arrière.

Cette pratique n’a plus tellement la cote, c’est pourquoi depuis quelques années, des marques chinoises ont fait leur apparition sur le marché des smartphones, en marque propre. En Belgique, Huawei a visiblement trouvé la bonne stratégie, car en deux ans, le fabricant est pris de grosses parts de marché.

Surtout considérée comme une marque « low cost » (car c’est dans ce segment qu’il vend beaucoup d’appareils) Huawei vise désormais plus haut, notamment avec le P8 qui vient de sortir, et qui est déjà sur le bureau de RTL info.

 

huawei006Dans la cour des grands

Les premiers smartphones Huawei que nous avons essayés il y a deux ans étaient faits de plastique bon marché et embarquaient une version d’Android très basique.

Le P8 est la preuve qu’il s’agit d’une histoire ancienne. Désormais, comme Samsung, LG, Sony ou HTC, Huawei se donne une identité propre en soignant le look, la qualité des photos et l’interface.

La configuration parle d’elle-même: boitier en aluminium de 6,4 mm d’épaisseur, écran Full HD de 5,2″, processeur 8 cœurs et 64 bits, 3GB de RAM, 16GB de stockage, appareil photo 13 MP à l’arrière, 8 MP à l’avant. Bref, on est dans le haut du panier.

Huawei ajoute également des petites fonctionnalités originales, bien que moyennement utiles: des gestes par forcément intuitifs en dehors de l’écran, des pressions avec l’articulation du doigt, une reconnaissance vocale en anglais pour retrouver le smartphone sous les couvertures, etc…

Pas de doute, le Chinois est entré dans la cour des grands. Ce n’est pas pour autant qu’il va les battre à la récré, mais au moins il y est.

 

huawei001Une finition haut-de-gamme (trop) proche de l’iPhone 6 ?

Ce qui nous a surtout frappé, et finalement ce qui prouve que Huawei veut aussi commercialiser (et augmenter ses marges avec) des « flagships » comme l’iPhone 6 d’Apple et le Galaxy S6 de Samsung, c’est la qualité de la finition et des matériaux utilisés.

Du métal et du verre: le P8 ressemble de loin aux deux icônes qu’on vient d’évoquer.

Certains diront qu’il ressemble même un peu trop à l’iPhone 6. C’est vrai que les grilles de haut-parleurs sur la tranche inférieure, et les bandes blanches dans le cerclage en métal et dans le dos, sont d’inspiration très californienne. Mais qui s’en plaindra, finalement ?

 

huawei003Conclusion

A 499€ (16 GB de stockage interne), le P8 de Huawei marque l’entrée du Chinois dans la cour des grands. C’est un sacré défi, car à la récré, il y a déjà Apple, Samsung, Sony, HTC et LG qui font les malins.

Le plus gros argument de Huawei, c’est son prix. Il est environ 200€ moins cher que les autres. Des économies ont du se faire quelque part, mais ce n’est pas au niveau de la finition et du design (écran sans bordure du plus bel effet), ni de la qualité des photos. Il fait pratiquement jeu égal sur ces aspects qui ont leur importance au moment de choisir un smartphone.

Là où on peut chipoter, c’est sur la puissance des puces embarquées (en retrait par rapport au Galaxy S6, notamment), de l’autonomie un peu décevante (il a perdu 30% de sa batterie durant une nuit, sans être utilisé une seule fois…), de la luminosité maximale inférieure aux autres cadors du secteur. Mais n’oublions pas que la facture est plus légère (200€ de moins).

Reste un « problème » qui ne se chiffre pas: l’image de marque de Huawei. Elle a bien évolué en deux ans, mais elle reste moins sexy que Samsung ou Apple, malgré des investissements colossaux en marketing et en sponsoring, notamment dans le monde du football. Et qu’on se le dise: le plus grand stand du dernier Mobile World Congress que nous avons visité, c’était celui de Huawei…

Le Chinois, qui s’embourgeoise, estime qu’une clientèle est prête à dépenser 499€ pour acheter un de ses smartphones. Même en Chine, un pays où émerge progressivement une classe moyenne.

L’avenir nous dira s’il avait raison, mais on a déjà une petite idée…

lastone


 

LG G4: mais pourquoi est-il plus cher ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mai 2015 17h36 | Ajouter un commentaire

G4002Il y a quelques semaines, on vous évoquait la sortie du LG G4, dernier porte-drapeau du constructeur coréen qui s’est fait une excellente réputation dans le monde des smartphones depuis deux ans.

La seule véritable originalité de l’appareil était d’être équipé d’un dos en cuir. En réalité, il s’agit simplement d’une coque interchangeable, qui sera livrée d’office pour 50€ de plus.

Le G4 que nous avons essayé durant deux semaines est donc un modèle standard, à 649€, avec un dos en plastique qui a la particularité d’être légèrement alvéolé. Une coque esthétiquement très réussie, mais qui ne donne pas à l’appareil la finition haut-de-gamme qu’on est en droit d’attendre d’un smartphone à ce prix-là.

Car les HTC One M9 (749€), Samsung Galaxy S6 (699€) et iPhone 6 (699€) sont pratiquement au même niveau de prix. Et la présence de métal et/ou de verre sur ces appareils leur donne une allure indéniablement plus robuste et « haut-de-gamme ».

Quel écran…

Le LG G4 a cependant de nombreux arguments qui peuvent attirer une certaine clientèle, à commencer par un écran à couper le souffle. Ses 5,5 pouces (l’équivalent de l’iPhone 6 Plus, le grand) affichent 2560 x 1440 pixels, ce qui donne un nombre très élevé de « pixels par pouce » (534). En gros, l’œil humain est incapable d’apercevoir le moindre petit carré: les contours des courbes sont tellement lisses qu’on peine à croire qu’il s’agisse d’un écran…

Le principal avantage de cette abondance de pixels et de la taille importante de l’écran, c’est l’affichage (parfait) des icônes (5 par rangées horizontales) et des widgets, des photos, des vidéos, des jeux, etc… C’est clairement une bête de course.

G4008De très belles photos

L’appareil photo est l’autre point fort de ce G4. Un mode manuel permet de prendre des photos comme les pros, tandis que le mode automatique utilise à merveille les 16 MP du capteur arrière ou les 8 MP du capteur avant (vive les selfies).

C’est aussi l’un des premiers smartphones à permettre d’enregistrer les images en format RAW. Ces photos ne reçoivent aucun traitement, elles sont brutes en provenance du capteur d’image. Cela permet par exemple de modifier la balance des blancs après coup, avec un logiciel de retouche spécialisé. Un mode qui plaira aux amateurs avertis, mais la majorité des utilisateurs s’en moquera…

Conclusion

Un smartphone à 649€, ça doit en jeter plein la vue, et pas uniquement quand on allume l’écran. Le premier reproche que l’on fera à LG, c’est un design trop passe-partout (à moins d’avoir opté pour la version cuir à 699€), là où son aîné, le G3, avait fière allure malgré l’absence de métal dans son châssis. La face avant de ce LG ne se distingue pas assez des smartphones milieu de gamme.

Or, la concurrence dans le milieu de gamme, justement, est devenue féroce, le public ayant bien compris qu’à 200€, on pouvait déjà trouver un bon smartphone…

Pour le reste, au niveau de la puissance et de la qualité de l’interface que LG ajoute à Android 5.1, on est clairement dans du très bon. Le Coréen a un style sobre et élégant, tout en restant efficace et pratique.

Si seulement il avait gardé un prix plus en retrait de Samsung (il n’y a que 50€ de différence avec le Galaxy S6), ou s’il avait embarqué un capteur d’empreinte digitale (pratique pour déverrouiller un S6 ou un iPhone), voire la recharge rapide ou sans fil…

On se consolera avec une batterie de 3000 mAh amovible (mais qui va en acheter une nouvelle dans un an ?), qui permet d’ajouter une carte microSD, ce que Samsung a abandonné…

4K, UHD: faut-il déjà acheter ce genre de TV, quels sont les contenus actuellement disponibles ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 19 mai 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

A l’aide du dernier modèle de télévision haut-de-gamme de Samsung, nous avons dressé le portrait de la UHD, la Ultra Haute Définition. De quoi s’agit-il, quelle est l’offre actuelle de contenu disponible, et cela en vaut-il la peine ?

4KCela plusieurs années qu’on parle de la 4K ou de la UHD (un synonyme plus standardisé pour Ultra Haute Définition). Il s’agit de la future norme de taille de l’image pour les vidéos. On devrait plutôt parler de définition de l’image, car c’est une histoire de quantité de pixels.

Au lieu d’en avoir 1920 de large sur 1080 de haut, on a désormais 3840 pixels sur 2160. Ce qui donne finalement une image avec quatre fois plus de détails, car quatre fois plus de pixels (8 millions contre 2 millions avec la Full HD).

Une notion encore floue

Ça, c’est la théorie. La pratique, c’est qu’on ne connait jamais vraiment la qualité de l’image que l’on regarde. Entre un Blu-ray 1080p (Full HD de base, donc), un Blu-ray « masterisé en 4K » et un flux de Netflix en UHD, il est bien difficile de dire qui affiche la meilleure image…

Car pour acheminer une telle quantité de pixels (et donc de données), le service de visionnage illimité de films et de séries qu’est Netflix doit compresser son flux de vidéo, l’envoyer sur votre TV via internet, puis le décompresser. Tout ça entraîne forcément une perte de qualité de l’image, du moins actuellement.

« Le streaming de Netflix correspond aux critères de la norme UHD. Il y a donc en effet plus de pixels, mais il n’y a pas que ça qui fait une bonne image. C’est pourquoi un Blu-ray, à côté, peut sembler meilleur« , nous a confirmé Bruno Tazer, marketing manager TV et Audio chez Samsung Belgique.

Tout ça ne sert pas trop la cause de la Ultra Haute Définition, car la notion est parfois galvaudée, alors qu’il n’existe qu’une seule Full HD.

Où trouver de la UHD, chez nous, et maintenant ?

« Actuellement, pour bénéficier de la UHD sur une télévision compatible, il y a donc quelques séries et quelques films via le service de Netflix (dans sa version spéciale à 12€ par mois, NDLR), et certaines vidéos YouTube en 4K (il y a une application sur les téléviseurs) ».

Les américains ont droit à d’autres services de téléchargement et de streaming en UHD, comme Amazon. Mais pour les Belges, il faut se contenter de ça, et c’est un peu maigre.

Pour les puristes, et finalement pour profiter vraiment d’une UHD optimale, il faut utiliser le disque dur spécial qui sera bientôt commercialisé par Samsung, et qui contiendra du contenu en 4K.

« Il y aura déjà des films préinstallés et des documentaires en UHD. On pourra, via la télévision, télécharger et stocker du nouveau contenu« . Il faudra sans doute être patient pour obtenir un film, car le fichier devrait être, malgré la compression, 2x plus volumineux qu’un Blu-ray, qui pèse déjà environ 25 GB.

Sachez enfin qu’en septembre, le Blu-ray Ultra HD va sortir. « Il faudra acheter un nouveau lecteur » pour lire ces disques d’une capacité de 66 à 100 GB (contre 25 à 50 pour l’instant), nous a confirmé Samsung. Bruno Tazer estime que « son succès dépendra du prix des lecteurs et des films », que nous ne connaissons pas encore.

En effet, la concurrence du streaming est généralisée, et si Netflix est l’un des rares à proposer une offre avec un bon rapport qualité-prix en Belgique, il ne le restera sans doute pas longtemps.

smarttv
L’interface épurée de la Smart TV selon Samsung.

Voit-on vraiment la différence ?

Voilà pour la disponibilité, très maigre, de la UHD à l’heure actuelle. Mais qu’en est-il de la qualité d’image. Est-ce à nouveau une révolution visuelle ?

Sincèrement, non. Même avec les films en UHD stockés sur le disque dur de Samsung (nous avons regardé Life of Pi), on ne prend pas de claque. Certes, les contours sont plus nets, les couleurs plus riches (mais c’est surtout la télévision qui fait ça…), la profondeur de champs est remarquable. Mais il n’y pas le grand écart qu’était le passage de l’analogique à la HD, il y a quelques années.

En réalité, la UHD est surtout appréciable si votre téléviseur est de (très) grande taille, car même à 1 mètre de distance d’un écran de 55 pouces, vous ne verrez aucun « carré », aucun vilain amas de pixels qu’on remarque en se rapprochant trop près d’une TV.

A ce niveau-là, en effet, la UHD vous décroche la mâchoire, car la quantité de détails affichés et appréciables est gigantesque. Mais pour la voir, il faut tellement s’approcher de l’écran qu’il est impossible de regarder un film sans avoir le tournis.

Pour faire simple, disons que d’une distance raisonnable, on remarque peu la différence entre un Blu-ray et un film en UHD. Nous l’avons testé auprès de plusieurs personnes: rares sont celles qui ont remarqué les pixels supplémentaires de la UHD de Netflix, alors que beaucoup ont apprécié la profondeur et la richesse des couleurs du Blu-ray.

courbure
L’écran de la UE55JS9000L, 3.799€, et bel et bien courbé…

 

Conclusion

A l’heure actuelle, il nous semble prématuré pour investir des centaines d’euros supplémentaires dans une télévision 4K. L’offre de contenu est très limitée, et le gain de qualité d’image est perceptible, mais pas transcendant.

Seulement, c’est toujours la même histoire: dans un an ou deux, la Ultra Haute Définition sera la norme. On filmera en 4K avec nos smartphones et nos appareils photos, la plupart des professionnels utiliseront aussi cette norme, et tous nos écrans pourront afficher ces millions de pixels supplémentaires. Du coup, on hésite à ne pas vous recommander l’achat d’une TV UHD, du moins si vous comptez la conserver 4 ou 5 ans. D’autant plus qu’on trouve déjà des modèles UHD à environ 1.000€ en 40 pouces.

Cependant, même si la UHD se généralise à l’avenir, ne vous attendez pas à une claque visuelle. La formule est identique avec les fameux MP (méga-pixels) des appareils photos: il ne suffit pas d’avoir des millions de pixels pour avoir une belle image.

Et la distance entre vos yeux et une télévision a ses limites. Pour apprécier la UHD, il faudrait être… trop près de l’écran.

comparaison
La UHD, c’est quatre fois plus de pixels.

Un smartphone courbé et… en cuir: voici le LG G4

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 30 avril 2015 12h08 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen avait du pain sur la planche pour concurrencer un Samsung Galaxy S6 qui est promis à un succès international. Si le G4 (649€ – 699€) de LG n’aura pas l’appui marketing et commercial de son concurrent, il n’en demeure pas moins un des plus élégants smartphones jamais construits, avec un dos… en cuir. J’ai assisté à son lancement à Londres, et j’ai pu le tester pendant quelques minutes.

G3VOn vous le répète chaque semaine: il est de plus en plus difficile de se démarquer dans la jungle des smartphones sous Android. Le succès des marques chinoises est venu compliquer la tâche des « anciens » comme Samsung et LG.

Le premier coréen a ébloui la galerie il y a quelques semaines avec un Galaxy S6 Edge à l’écran courbé sur les côtés. Le second a présenté, ce mardi à Londres, le successeur d’une gamme qui a permis à LG de se faire une solide place sur le marché: les G2, G3 et désormais, G4.

Des courbes, du cuir

En Angleterre, la presse européenne a découvert un smartphone… en cuir (sur le dos, bien entendu). Il a fallu 12 semaines à LG pour intégrer du cuir dans son G4. Une matière qui serait « sélectionnée à la main« , et aurait subi « un traitement spécial pour être résistant« , à en croire les intervenants de la conférence de presse, qui se tenait dans l’église désacralisée One Marylebone, à côté de Regent’s Park, au cœur de Londres.

L’idée est plutôt originale, est correspond bien au concept du design « Slim Arc » que la marque veut imposer, même sur ses modèles entrée de gamme. Un arc léger, c’est finalement ce qu’est le LG G4. Son écran est très subtilement courbé. A l’inverse de Samsung qui a arrondi les bords verticaux, LG « plie » légèrement l’ensemble du smartphone, mais dans l’autre sens. A l’œil, on ne voit rien. Mais si on dépose l’écran sur la table, on aperçoit un espace.

Tout ça pour quoi ? Surtout pour le design et pour la prouesse technique (car mine de rien, ça complique un peu les choses de plier un téléphone). LG annonce cependant une durée de vie améliorée de 20%, surtout grâce au fait que la prise en main étant améliorée par la courbure et par le cuir (ça ne glisse pas), on le laissera moins vite tomber. De plus, son écran se griffera moins car il n’est pratiquement pas en contact avec la table.


Un très bon appareil photo

Beau, le LG G4 l’est assurément. Il serait d’une « élégance confortable« : le marketing a bien bossé en Corée.
Son dos en cuir, inédit dans le monde en ébullition des smartphones, ne passe pas inaperçu et offre, il est vrai, une préhension améliorée. Mais LG ne peut se contenter de ça pour concurrencer le Galaxy S6, le HTC One M9 et l’iPhone 6.

Il a donc, à nouveau, évoqué longtemps les mérites de l’appareil photo de son nouveau flagship. Comme sur le G3, on parle ici d’autofocus au laser. Un terme barbare qui signifie qu’en 0,276 seconde, la mise au point est faite. C’est sûrement vrai, mais on n’a jamais remarqué une différence notable avec la concurrence (du moins sur le modèle précédent).

Il n’y a pas que ça: une double pression sur l’un des boutons de volumes (toujours situés au dos de l’appareil chez LG, très pratique), et l’appareil photo entre en action. « Cela prend 0,6 seconde« , nous a-t-on promis. Plus ou moins équivalent à ce que fait le Galaxy S6 de Samsung, et la plupart des smartphones de Sony.

g4compaMême dans la pénombre

A chaque sortie de smartphone, ces derniers mois, on évoque des « photos exceptionnelles, même lors d’une faible luminosité ambiante« . L’ouverture (F 1.8) permet d’aller chercher « 80% de lumière en plus« , tandis que la taille du capteur (1/2.6″) est « 40% plus grande« . Tout ça en comparaison avec la moyenne des smartphones haut-de-gamme actuels.

Lors de notre prise en main, nous avons en effet remarqué quelques belles performances, mais cela demande un test plus approfondi, dans quelques semaines on l’espère.

Il y a également un mode manuel, qui permet de retarder la vitesse d’obturation, afin d’obtenir des photos avec de jolis effets (comme par exemple les phares de voitures d’une autoroute qui font des lignes jaunes et rouges).

Ajoutez à cela une stabilisation de l’image renforcée (avec un axe supplémentaire), et vous avez là un très bon « photophone », qui conviendra parfaitement aux amateurs comme « second appareil », à côté de leur gros reflex.


Et l’interface ?

LG continue d’améliorer des fonctions déjà présentes sur le G3, et mais en a rajoutées quelques-unes:

« Galerie photo »: pour visionner des photos organisées selon une ligne du temps ou en albums, en fonction de la date et du lieu

« Event Pocket »: pour créer un seul calendrier unifié en glissant/lâchant les rendez-vous et événements depuis de multiples agendas et sites sociaux.

« Smart Notice »: pour recevoir des notifications personnalisées (météo, voyages, etc) en fonction des habitudes de l’utilisateur.

Il y a également la suite Google Office préinstallée, et une bonne intégration de celle-ci dans le smartphone. De plus, les utilisateurs du G4 recevront un espace de stockage additionnel gratuit de 100 Go sur Google Drive pendant deux ans.

Enfin, avec l’option MirrorLink, les propriétaires d’une Volkswagen (et peut-être bientôt d’autres véhicules) pourront afficher une version ‘voiture’ de l’interface de leur G4 sur l’écran embarqué de leur véhicule: affichage des contacts, GPS, musique, etc.


lgpConclusion

En 2015, c’est LG qui a dégainé le dernier, après HTC et Samsung, pour présenter son nouveauflagship. Le G4 était attendu au tournant et d’après ce qu’on a vu à la conférence de presse, et notre première prise en main, il a réussi son pari.

Au niveau du design, le constructeur coréen a opté pour une finition en cuir (disponible dans de nombreuses couleurs, mais uniquement en brun et noir chez nous) et une courbe qui donnent au téléphone une fière allure.

Au niveau du matériel, il s’est concentré sur l’appareil photo, et il a plutôt bien fait ça.

La batterie de 3.000 mAh amovible ne fera pas de miracle (une bonne journée d’utilisation), mais il y a un port pour carte microSD, que Samsung a du abandonner sur son Galaxy S6.

Reste le prix: LG, qui avait toujours été un cran en-dessous de Samsung, l’a désormais rejoint. Le G4 en finition « Cuir Brun » ou « Cuir Noir » sera commercialisé fin mai en Belgique au prix de vente recommandé de 699 euros (32 GB). Pour être moins cher que le Galaxy S6 (32 GB), il faudra opter pour la finition en plastique « Metallic Grey », à 649 euros.

C’est le plus gros défaut du G4, à côté du fait qu’il n’y a pas de lecteur d’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone.

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.

Philips Fidelio B5: un kit home cinéma portable et polyvalent

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 avril 2015 08h51 | Ajouter un commentaire

p2Philips persiste sur un marché de plus en plus concurrencé: celui des barres de son.

Tous les fabricants veulent vous vendre un truc discret pour améliorer le son des TV qui sont de plus en plus fine. Il faut désormais être original pour convaincre. Des grands noms comme LG et Samsung sont venus concurrencer Yamaha, par exemple.

Philips avait présenté au CES son « Fidelio B5″, qui est plutôt un kit de son pour TV, car la barre est accompagnée de deux enceintes satellites et d’un caisson de basses.

Où est l’originalité, dès lors ? Dans le fait que les deux enceintes et le caisson fonctionnent sans-fil, mais surtout qu’ils disposent d’une batterie leur permettant de fonctionner une petite dizaine d’heures. Après cela, il faut les remettre sur leur base de recharge, très simplement.

Ce qui peut être très pratique pour ne pas devoir mettre le son trop fort. Il suffit d’approcher au maximum les enceintes, par exemple tout près de votre divan, à hauteur de vos oreilles.

Il sait où se trouvent les enceintes satellites

p1Philips a pensé à tout: l’unité centrale, la barre de son, sait où se trouvent les deux satellites et adapte leur volume en fonction, afin de livrer un son équilibré et bien balancé.

Sachez également que les enceintes peuvent fonctionner en Bluetooth de manière autonome. Vos enfants peuvent en prendre chacun une, et y relier leur smartphone ou leur tablette.

Bref, un produit très pratique, au design étudié, et avec un son d’excellente facture.

Un seul défaut: son prix, de 789€… C’est un investissement conséquent, alors qu’il y a des barres de son correctes qui se vendent à 200€ (mais la spatialisation est nettement moins bonne, et les basses moins profondes que sur le Fidelio B5).

HTC One: toi, je t’ai déjà vu quelque part…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 31 mars 2015 16h21 | Ajouter un commentaire

htc1Le dernier fleuron du constructeur taïwanais ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur. Est-ce une tare ? Nous l’avons essayé durant deux semaines.

Dans la guerre sans merci que se livrent chaque jour les très (trop) nombreux fabricants de smartphone sous Android, il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

Alors que Samsung a opté pour un écran incurvé sur les côtés de son Galaxy S6 Edge qui sort dans quelques jours, un autre grand nom du smartphone est sur le point de mettre en vente un nouvel appareil haut-de-gamme: HTC.

Le Taïwanais n’a pas pris de risque, en reconduisant pratiquement à l’identique le design des versions précédentes de son célèbre One. Le M9 est donc facilement reconnaissable, avec sa carapace en métal, ses deux grilles de haut-parleurs et ses discrètes lignes blanches. Originalité: il y a deux tons dans le métal: sur notre exemplaire de test, le dos était gris, et les bords dorés. C’est qu’il soigne son apprence, ce nouveau One… HTC promet que ce métal est inrayable, tout comme l’écran.

Quoi de neuf ?

A part des performances forcément plus musclées, grâce à un processeur Qualcomm Snapdragon 810 et 3 Go de RAM, les principales nouveautés du cru 2015 d’un smartphone toujours aussi haut-de-gamme sont logicielles.

En effet, la surcouche « Sense » en version 7.0 est très réussie, et apporte son lot de nouveautés sous Android Lollipop (5.0.2), surtout au niveau de la personnalisation de l’interface. Cela passe par des thèmes à télécharger gratuitement, et qui modifient les icônes, les fonds d’écrans, les menus, etc. Ces thèmes eux-mêmes sont personnalisables, par exemple à partir d’un photo personnelle.

Il y a également ce groupe d’icônes d’applications sur l’écran d’accueil, qui varie en fonction de l’endroit où l’on se trouve (travail, maison et sortie). Les applis les plus utilisées s’affichent automatiquement, après quelques jours d’utilisation. Amusant mais loin d’être indispensable.

N’oublions pas « BlinkFeed », une petite exclu d’HTC. Il s’agit d’un écran supplémentaire, à l’extrême gauche de votre bureau, qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent (articles thématiques à choisir, fil d’actus Facebook et Twitter, etc). Cela peut s’avérer pratique à l’usage, même si le contenu est essentiellement français. Pour les fainéants qui n’ont pas le courage de lancer plusieurs applis pour se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde ou sur les réseaux sociaux, BlinkFeed pourrait devenir incontournable.

Quel son!

Le HTC One M9 parvient à encore améliorer le son produit par les haut-parleurs stéréo, qui sont par ailleurs sur le devant du téléphone. C’est pour cette raison qu’il y a encore de fameux « bords » en haut et en bas, pour accueillir le « BoomSound ». On sent même la spatialisation générée timidement par la technologie Dolby intégrée. Au final, si on tient bien le smartphone devant soi, on peut apprécier un vrai son stéréo, d’une qualité rarement atteinte sur un téléphone. Du très bon travail.

Quant à l’appareil photo, HTC a rangé l’optique supplémentaire qu’il y avait à l’arrière, et a mis un bon capteur de marque Toshiba de 20 MP. Là aussi, la qualité est au rendez-vous, sans bouleverser le genre. Quant à l’appareil photo frontal, il est de 4 MP, et permet de beaux petits selfies, même dans des conditions de lumières plutôt basses.

htc2


Conclusion

Le HTC One dans sa version M9 est un bien bel objet. Son châssis en métal (argent sur le dos, doré sur les côtés) est une prouesse technique qui demande beaucoup de travail pour l’assemblage, même si au final, cela passe assez inaperçu.

Le design n’a pas vraiment changé, mais la finition est proche de la perfection: solidité, assemblage, rigidité… C’est juste parfait à prendre en main.

On se pose alors la question: faut-il forcément modifier un style qui a fait ses preuves, même si c’était il y a trois ans ? Dans l’absolu, non. Pensez à Porsche et sa 911, qui peaufine une même silhouette depuis des dizaines d’années.

Mais dans le cas présent, on parle de smartphone, ces appareils que l’on remplace en moyenne tous les deux ans, et dont le nouveau modèle arrive chaque année…

Du coup, même si le HTC One M9 n’a aucun défaut apparent, on se demande s’il connaitra le succès promis au Galaxy S6 et à l’iPhone 6, surtout à cause de son prix: 749€ (32 GB de stockage interne). Il s’adresse avant tout aux puristes de HTC.