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Nokia Lumia 930: toujours aussi… Windows Phone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 août 2014 13h03 | Ajouter un commentaire

Robuste, bien fini et bien équipé, l’un des derniers smartphones de l’ère Nokia (désormais englouti par Microsoft) tourne sous Windows Phone 8.1. L’occasion de faire le point sur ce système d’exploitation qui arrive à maturité.

Le Lumia 930 (environ 525€ sur le web) est l’un des dernières smartphones de Nokia, où l’un des premiers de la nouvelle ère de Microsoft Mobile. Le géant américain des logiciels a racheté Nokia pour quelques milliards, et a viré par la même occasion, logique cruelle des « fusion-acquisition », quelques milliers de personnes.

A lire la communication envers la presse, on parle bien d’un smartphone de Microsoft. Même si la marque Nokia est encore présente partout, du téléphone à l’emballage, en passant par les nombreuses applications exclusives de la marque.

Mais on sait qu’il faut quelques mois pour mettre au point un nouveau téléphone. Il faudra sans doute attendre 2015 pour avoir un premier « vrai » smartphone (le nom Lumia devrait rester) de Microsoft Mobile, qui deviendrait le petit cousin de la tablette de la marque, la Surface.

 

Un look inimitable

Alors que tous les constructeurs cherchent à sortir le smartphone le plus fin et le plus léger, Nokia continue de sortir des grosses dalles bien lourdes, de presque 1 cm d’épaisseur (9,8 mm) et pesant 169 grammes.

On est loin des 6,4 mm et des 124 grammes du Huawei Ascend P7, par exemple.

Mais soit, c’est un choix de Nokia, et cela a des avantages: tout d’abord, vu que la finition est toujours aussi parfaite, cela dégage un sentiment de solidité et de robustesse incomparable. On a peur de manipuler un iPhone dernier cri, c’est moins le cas avec le Lumia 930.

Ensuite, cet embonpoint avoué permet de dissimuler une configuration haut-de-gamme (et 32 GB de mémoire interne), un bon capteur photo de 20 MP (qui fait du bon boulot, surtout pour ceux qui aiment zoomer par après et recadrer), une batterie de 2420 mAh (mais qui ne fait pas de miracle: vous ne tiendrez pas deux jours) et le système de charge sans fil Qi (il faut cependant un chargeur non fourni pour en profiter).

 

Windows Phone 8.1: du mieux ?

Le Lumia 930 est également l’occasion de se pencher à nouveau sur Windows Phone, le système d’exploitation de Microsoft qui va fêter son 4e anniversaire l’automne prochain.

La dernière version s’appelle sobrement 8.1. L’OS est plus mûr, et apporte des nouveautés intéressantes: une simple (c’est tout ce qu’on demande) gestion des notifications, des tuiles (la ‘touch’ de Windows Phone) plus « petites » et donc plus modulables (3 colonnes au lieu de 2), un clavier sur lequel votre doigt peut désormais glisser pour écrire.

Ces améliorations comblent un retard avéré, dû au jeune âge, par rapport à iOS et Android, qui se partagent toujours plus de 90% des smartphones vendus dans le monde.

 

Fluide et beau

Il ne manque plus vraiment de fonctionnalités à Windows Phone, et l’interface très originale est vraiment agréable à utiliser. Simple, efficace et surtout, elle offre un écran d’accueil très personnalisable grâce aux tuiles (dynamiques pour certaines) colorées et ayant trois tailles différentes.

Côté fluidité, rien à redire: la config musclée (Snapdragon 800, 2 GB RAM) est plus que ce qu’il n’en faut pour faire tourner l’OS, rapide en toute circonstance, y compris le multitâche.

 

Un problème d’application, encore et toujours…

Il ne reste plus qu’un seul défaut à gommer pour Microsoft: son magasin d’applications, baptisé Market Place, est toujours aussi pauvre. Certes, on a dépassé la barre des 300.000 applications disponibles. Mais il y a beaucoup de bêtises, et il manque des applications essentielles: il n’y a que 6 applications du top 25 de l’App Store qui sont sur le Market Place (analyse de Windows Phone Central en juillet dernier), c’est dire.

YouTube et Snapchat n’ont pas de version officielle ;  les banques belges sont absentes (à part CBC) ;  tous ces objets connectés qui nécessitent une application pour être contrôlés, il faut oublier ; la FIFA n’a pas fait d’application officielle pour la dernière Coupe du Monde (elle est inutile désormais, mais c’est symbolique), Instagram est en bêta, il y a trop de doublons et d’imitations douteuses d’applications célèbres (VLC, Facebook, etc…).

Un dernier problème que Microsoft reconnait ouvertement, expliquant travailler sur « des mises à jour pour clarifier ce problème et supprimer les applications inutiles« .

Evoquons enfin les jeux, qui sont souvent « portés » en version Windows Phone quelques mois après les versions iOS et Android, et pas toujours de la meilleure des manières: mal « optimisés », ils tournent parfois au ralenti ou sollicitent énormément la batterie. Pas de Candy Crush Saga, par exemple, même si la popularité du jeu s’essouffle. Pas de « Simpsons », ni de « Clash of Clans ». Mais cela progresse tout de même, et des titres comme ceux de la saga Angry Birds ont droit à une version Windows Phone dès leur sortie.

 

Conclusion

Le Lumia 930 marque un retour aux sources en matière de design, et rappelle le 920. Epais, costaud et d’une finition irréprochable, il n’est pas le plus discret mais il est très élégant, et dégage une inimitable impression de robustesse.

Tout comme l’OS, Windows Phone 8.1, qui a (encore) gagné en maturité: c’est un modèle de fluidité et d’ergonomie. On a tout le temps envie de le déverrouiller, rien que pour parcourir son écran d’accueil très personnalisé, plein d’informations. Difficile de repasser ensuite à la sobriété lassante de l’interface de l’iPhone, avec sa liste d’icônes passives, dont se contente Apple depuis trop longtemps.

Certes, il manque encore des applications essentielles à un Market Place qui doit s’améliorer, et il est frustrant pour l’utilisateur de voir que la plupart des gros succès sont limités, dans un premier temps, à iOS et Android. Mais ce fossé se résorbe de mois en mois.

A 525€ environ, le Lumia 930 offre des performances de premiers plans, pour un prix inférieur aux modèles haut-de-gamme de Samsung, Apple ou HTC.

 

 

Test Cogito Classic: une montre connectée qui prend le problème à l’envers

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 août 2014 11h20 | Ajouter un commentaire

Cogito a pris le problème à l’envers en proposant une « smartwatch » originale: c’est avant tout une (belle) montre, mais elle est tout de même connectée, se limitant à de petites icônes d’alertes. Bonne idée ?

Les « smartwatchs », ces montres connectées à votre smartphone et qui commencent (tout doucement) à proposer des fonctionnalités intéressantes, ont un énorme défaut: leur autonomie.

Même les derniers modèles de LG et Samsung doivent être rechargés, au mieux, tous les deux jours. Plutôt gênant: qui a envie d’ajouter un chargeur, un câble et un appareil sur sa table de nuit ?

Ceux que l’autonomie ridicule (pour une montre) dérange peuvent se retourner vers la Cogito. Durée de vie des piles: entre 6 mois et 1 an !

Il s’agit d’une vision différente de la montre connectée, car sa fonction première est d’être… une montre. Aiguilles, mécanisme classique (d’origine japonaise), forme en cercle: Cogito a pris le problème à l’envers en fabriquant d’abord une montre, puis en la dotant de quelques fonctionnalités pour la rendre « smart ».

 

Des icônes

Oubliez le très bel écran OLED et incurvé de la Gear Fit de Samsung: sur votre Cogito, lorsqu’il se passe quelque chose sur votre téléphone, votre montre va vibrer (très légèrement), émettre un bip et une icône va vous indiquer si vous avez reçu un message, un mail, la personne ou le numéro de celui qui vous appelle, l’état de la batterie et le nom de l’événement dans votre calendrier.

Enfin, si la batterie de votre téléphone est sous les 20%, la montre va vous prévenir à intervalle régulier (même s’il est en charge, ce qui est un peu bête).

C’est tout, c’est peu mais… c’est déjà ça.

 

Via une application

Le tout étant, bien entendu, paramétrable, via l’application indispensable « Connected watch » (gratuite). Je vous déconseille d’activer les alertes email, au risque de voir votre montre sonner toute la journée. Il est également possible de mettre la montre en mode « vibreur » uniquement.

Bon à savoir: la nuit, en cas d’alerte (appel ou message, forcément), votre montre va faire du bruit même si votre téléphone est en mode vibreur ou « Ne pas déranger ».

Sachez enfin que l’alerte message rassemble intelligement vos activités SMS, WhatsApp, Facebook Messenger, etc.

 

Des petites options sympas en plus

Votre montre connectée permet de contrôler la musique qui est diffusée sur votre smartphone. Petite remarque: il n’y a que le lecteur de musique intégré d’iOS qui est concerné (pas les autres applications comme Spotify, par exemple).

Envie de prendre une photo à distance, après avoir bien positionné votre smartphone ? Via l’application dédiée « Connected watch », vous pouvez lancer une version très simplifiée de l’appareil photo de votre téléphone. C’est relativement limité: en appuyant sur le bouton coloré, vous prendrez une photo à distance. Il n’est pas possible de prendre une vidéo, par exemple.

Enfin, sachez qu’à part le look, il y a peu de différences entre les modèles « Classic » (179$) et « Pop » (129$). La moins cher ne fait qu’éclairer quatre icônes: appels entrants, SMS, notifications des réseaux sociaux comme Facebook ou WhatsApp, et une dernière pour les évènements et le niveau de la batterie. Elle ne peut pas afficher le nom de l’appelant, par exemple. Toutes les deux peuvent aller sous l’eau.

 

Conclusion

Au final, la Cogito Classic que nous avons essayée plusieurs semaines nous a laissé une bonne impression. Elle a du sens: contrairement aux nouvelles montres connectées de Samsung et LG (nettement plus riches en termes de fonctionnalités), la Cogito ne doit pas être rechargée tous les deux jours. Elle est équipée de deux piles qui ont une autonomie annoncée entre 6 mois et 1 an.

Rien que pour ça, elle mérite le titre de « montre », d’autant plus que son look est soigné et qu’il y a toujours les aiguilles pour vous donner l’heure de manière traditionnelle.

Bien entendu, on se limitera à quelques icônes pour être prévenu de ce qui se passe sur son smartphone connecté. Ce qui, au final, s’avère plutôt inutile, à moins de passer sa journée en déplacement. Et encore: si vous recevez un SMS et que vous êtes dans le métro, vous serez obligé de sortir votre téléphone pour savoir qui a envoyé quoi… Dans l’absolu, savoir qu’on a reçu un SMS n’est d’aucune utilité. Mais bon, c’est une montre et… elle est connectée.

On est donc à l’opposé du concept qui se développe de plus en plus: celui d’Android Wear, un système d’exploitation pour appareil « porté » mis au point par Google. Avec les montres équipées de Samsung et LG, on peut télécharger une liste sans cesse enrichie d’applications : météo, santé, sport, alarmes, WhatsApp, trafic, contrôle vocal, etc… Mais tous les soirs, ou presque, il faudra retirer la montre et la faire charger…

A vous de voir !

Canon PowerShot N100 : l’appareil photo spécial selfie !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 juin 2014 09h50 | Ajouter un commentaire

On vous en parle assez souvent, votre fil d’actualité Facebook ou Twitter en est rempli, et même les Diables Rouges s’y mettent : le fameux selfie.

Vous avez besoin d’une définition (vraiment?) : pour faire simple, c’est un autoportrait à bout de bras, réalisé avec l’appareil photo d’un smartphone.

 

Les fabricants d’appareil photo s’y mettent !

Alors qu’on pensait le selfie limité aux téléphones, les voilà qui débarquent, sous une forme légèrement différente il est vrai, dans les rayons des spécialistes de la photographie, dont ceux de Canon, éternel rival de Nikon.

Rassurez-vous : le PowerShot N100 est avant tout un appareil photo compact milieu de gamme (349€), doté d’un zoom 5x à l’avant et de modes de prises de vue (uniquement) automatiques.

 

Un capteur… à l’arrière

Samsung avait intégré sur un de ses modèles, il y a quelques années, un mini écran sur la face avant de l’appareil, ce qui permettait de cadrer (un peu) mieux les autoportraits.

Canon prend le problème dans l’autre sens, si l’on veut : il a ajouté un capteur sur la face arrière de l’appareil. Selon le communiqué de presse, l’idée est « d’enregistrer simultanément les émotions du photographe et du sujet ».

 

Comment ça marche ?

L’appareil photo est équipé d’un sélecteur inédit, qui permet de prendre deux photos en même temps : celle du paysage que vous venez de cadrer de manière traditionnelle, avec le bel écran Full HD ; mais également, et c’est là que le selfie nous rattrape, une photo de votre tête au moment ou vous prenez le cliché.

L’appareil ajoute ensuite votre petite tête dans le coin supérieur droit de la photo. Vous l’aurez compris : il vaut mieux éviter la grimace genre « ébloui par le soleil » ou « est-ce que j’ai bien cadré, je ne suis pas sûr de comprendre ?»

Un autre mode enregistre une petit vidéo de votre tête durant les quelques secondes que durent la prise de vue (mise au point, déclenchement, etc). Cette option nous semble un peu tirée par les cheveux…

 

Conclusion

Le Canon PowerShot N100 surfe de manière plutôt originale sur la vague du selfie. Le résultat est plutôt amusant. Nous l’avons testé lors de la rencontre Belgique-Tunisie, où il prend tout son sens : une photo du terrain et du stade, avec dans un coin, votre petite bouille ravie de supporter les Diables.

Cette idée du « dual shot » existe au travers de plusieurs applications pour smartphone, comme la « belge » Frontback. Moins narcissique que le « selfie » traditionnel, ce principe de mettre deux photos en une permet surtout de raconter une histoire. « J’ai été voir les Diables Rouges au stade, regardez comme ils sont beaux. Mais en plus, moi, je me suis bien amusé« …

Rassurez-vous: il ne s’agit que d’un « mode » pour ce compact à la finition exemplaire. Le N100 peut tout aussi bien faire office d’appareil photo traditionnel doté des dernières fonctionnalités, et il fera tout aussi bien son job. Son prix devrait tourner aux alentours des 349€, prix de lancement.

 

Samsung Galaxy S5 + Gear Fit: le couple idéal ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 14 mai 2014 14h05 | Ajouter un commentaire

Vous avez déjà tout lu et entendu sur le Samsung Galaxy S5, le dernier « porte-drapeau » du constructeur coréen, qui sort chaque année un nouveau smartphone haut-de-gamme. Le design n’a pas tellement changé, mais l’interface colorée est rafraichissante, les menus d’Android bien aménagés, et la fluidité sans faille, grâce à un moteur bien puissant.

En 2014, Samsung a consacré « son petit plus » à la santé, équipant son téléphone d’un capteur de rythme cardiaque et d’une application S Health enrichie. Mais c’est surtout couplé à sa dernière « smartwatch » (appelée Gear Fit) que le S5 devient un vrai compagnon de route. On a testé durant deux semaines l’alliance ultime des geeks et/ou des fans de « santé électronique ».

 

Gear Fit combine, et ça c’est malin

Gear Fit est sans doute le modèle de « smartwatch » le plus abouti. Car contrairement aux autres modèles, qui doivent choisir entre « écran déporté pour smartphone » ou « bracelet d’activité », la Gear Fit s’offre le luxe de faire les deux.

De plus, esthétiquement, c’est une réussite: la montre très rectangulaire affiche des informations colorées sur un bel écran incurvé de 4,67 cm de diagonale, le design est élégant et discret, le bracelet interchangeable et confortable… Du beau travail.

La montre se réveille et affiche l’heure, la date et la météo sur son écran d’accueil, dès que vous levez le poignet, ou lorsque vous appuyez sur l’unique bouton, situé sur la tranche.

A vous de définir le sens de l’affichage, en mode portrait ou paysage.

 

Une montre connectée

Comme les montres de Sony, par exemple, elle permet de savoir ce qu’il se passe sur le smartphone Samsung (Galaxy S ou Note) auquel elle est reliée de manière permanente en Bluetooth, et d’en prendre (un peu) le contrôle. A vous de configurer les notifications qui vous intéressent, via l’application « Gear Fit Manager ».

Par défaut, il y a les appels entrants (décliner l’appel ou envoyer un SMS prédéfini), les alarmes et les rendez-vous. Ces notifications vibrent légèrement au poignet, s’affichent et font un petit bruit. Pas mal pour les SMS également, que vous pouvez lire, et auxquels à nouveau, vous pouvez répondre par un message prédéfini (impossible d’écrire quoi que ce soit).

Le reste, c’est à vous de voir, mais je vous déconseille d’activer trop de notifications, car vous n’avez certainement pas envie que votre poignet vibre à chaque mail reçu ou à chaque notification Facebook.

Deux autres options sympathiques à l’usage: le contrôle multimédia du smartphone (chanson suivante ou précédente, réglage du volume), et « Localisez mon téléphone » (qui lance une musique sur l’appareil, et allume la torche), au cas ou vous ne le retrouvez plus.

 

La santé, c’est important

La partie « Gear » bouclée, passons à la partie « Fit ». Il s’agit, vous l’avez compris, du moniteur d’activité. Marchez-vous assez ? Dormez-vous bien ? Avez-vous envie qu’on vous encourage à faire des exercices, tout en surveillant votre rythme cardiaque ?

Si les réponses à ces questions sont plutôt « Oui », alors la Gear Fit peut vous intéresser. Elle fonctionne idéalement en symbiose avec l’application S Health (qui veut dire Santé en anglais), qui se chargera de rassembler et d’afficher toutes les données collectées par la montre.

Cette application de Samsung va au-delà des statistiques: vous pouvez enregistrer vos apports caloriques, en indiquant ce que vous avez mangé via une base de données. L’écran d’accueil de l’application, ensuite, indique les calories dépensées et celles ingurgitées. Dans le cadre d’un régime, cela peut servir, et surtout motiver.

 

Un podomètre, mais pas que

Revenons à la Gear Fit: lorsque vous la mettez pour la première fois à votre poignet, il faut lancer le podomètre, qui va ensuite compter tous vos pas. Sur la montre, vous pouvez consulter ce nombre, pour voir où vous en êtes, ou consulter l’historique (nombre de pas par jour).

C’est également sur celle-ci que vous lancerez vos « exercices ». Vous avez le choix entre « Course », « Marche », « Vélo » et « Randonnée », ces deux derniers modes sollicitant également le GPS du smartphone Samsung connecté.

Le cardiofréquencemètre intégré prend ici tout son sens. Il indique votre rythme cardiaque en direct, et si vous optez pour l’option « automatique », il vous indiquera, tenant compte de vos données physiques préalablement enregistrées, si vous devez augmenter ou diminuer votre effort.

Enfin, l’option sommeil, à déclencher quand vous sentez que vous allez vous endormir, vous donne, au réveil, quelques informations sur la nuit que vous venez de passer. Le nombre d’heures (facile vu que vous arrêtez le mode sommeil à la main), mais également votre activité durant la nuit. En gros, cela vous donne le nombre de minutes durant lesquelles vous étiez « agité », et donc quand vous avez bougé les bras. Pas d’une grande utilité, finalement. Il aurait fallu ajouter d’autre mesures, comme le rythme cardiaque, pour analyser plus finement la chose.

 

Conclusion

Contrairement à 2013, où le Galaxy S4 avait mis l’accent sur des gadgets à la limite du ridicule (souvenez-vous du défilement automatique en suivant le mouvement des yeux), Samsung a intégré dans son nouveau porte-drapeau la notion de « Santé ». C’est tout de même un peu plus utile.

Il s’agit à nouveau d’une tendance que Samsung ne fait que suivre, mais le géant coréen le fait bien, grâce à une application « S Health » simple mais efficace. Sachez que le Galaxy S5 permet, lui aussi, de mesurer votre rythme cardiaque grâce à un capteur situé sur le dos de l’appareil, rendant la manœuvre parfois délicate.

« S Health » prend tout son sens si vous achetez également la « Gear Fit » du constructeur. En plus d’être un petit écran de contrôle déporté pour votre smartphone (vous pourrez parcourir les notifications, par exemple), c’est un moniteur de vos activités physiques.

Certes, il y a des défauts: il faut recharger un appareil de plus, tous les deux ou trois jours; le prix (199€) est assez élevé; et la montre épuise (un peu) la batterie du smartphone car elle est reliée en Bluetooth en permanence.

On peut également se poser des questions sur l’intérêt, au-delà de l’aspect geek/gadget, d’avoir un compte-rendu détaillé du nombre de pas effectués, du fait que vous ayez bougé durant le sommeil, etc. C’est la tendance du « quantified self »: se mesurer en permanence. Pourquoi pas ?

Mais soyons clair: la Samsung Gear Fit est actuellement le seul modèle qui combine le bracelet d’activité et la montre connectée. Et il le fait très bien.

A quoi ça sert, une clé USB pour smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 9 avril 2014 17h31 | Ajouter un commentaire

La capacité de stockage des smartphones et des tablettes est un argument important, mais souvent sous-estimé par les futurs acheteurs. On croit souvent qu’on a « bien assez » avec 16GB. Mais après un test de deux semaines, il ne reste déjà plus que 7 GB, après avoir installé plusieurs applications, transféré de la musique et pris quelques photos. Cela va donc vite, de plus en plus vite: les applications sont de plus en plus encombrantes, les photos et les vidéos plus lourdes car de meilleure qualité.

Le plus simple pour augmenter cette capacité de stockage sur un smartphone ou une tablette sous Android ou Windows Phone (l’iPhone est « verrouillé »), c’est de se procurer une carte microSD, dont la capacité atteint désormais 128 GB. Vous pourrez y placer vos médias et des données d’application, mais certaines devront rester sur la mémoire de votre téléphone. Petite parenthèse: c’est à cause de cela que de nombreux appareils sous Android vendus aujourd’hui, équipés de 8 GB, doivent assez vite faire face à ces problèmes de stockage…

 

Double USB !

Une alternative à la microSD, c’est cette clé USB qui a atterri sur mon bureau la semaine passée. Elle est « double »: USB classique d’un côté, micro USB de l’autre. Ça tombe bien: la majorité des smartphones et tablettes actuels (sauf ceux d’Apple, une fois de plus) sont équipé d’un port micro USB pour la recharge et la liaison à un ordinateur.

Vous voyez où je veux en venir ? Cette DataTraveler microDuo de Kingston peut donc faire office de clé USB (2.0) pour un smartphone ou une tablette. Avantage: elle est très compacte, comme un connecteur Bluetooth, mais embarque 8, 16, 32 ou 64 GB de stockage.

Avant d’aller plus loin, sachez qu’elle n’est compatible qu’avec les appareils acceptant la norme « USB OTG », pour « on-the-go ». Ils sont nombreux, heureusement (allez vérifier sur cette page). Sachez enfin qu’il faut une version 4.0 (et plus récente) d’Android pour l’utiliser.

 

Comment ça marche ?

L’intérêt principal de cette clé double USB, c’est la facilité du transfert et du partage de fichiers. Certains appareils sous Android nécessitent un logiciel spécial pour transférer des fichiers, comme HTC et son encombrant Sync Manager. Si vous ne voulez pas utilisez de logiciel, ou si vous n’êtes pas devant votre ordinateur mais celui d’un ami ou d’un collègue, cette clé USB prend tout son sens.

Vous la connectez à l’ordinateur (PC ou Mac), tout simplement. Vous y mettez les chansons/photos/vidéos que votre ami/collègue souhaite partager. Vous la débranchez de l’ordinateur, vous la retournez et vous l’insérez dans votre smartphone.

Le voilà affublé d’un discret appendice, et c’est le même principe qu’une clé USB sur un ordinateur, sauf que vous ne pouvez pas (sans installer un logiciel tiers) parcourir la clé directement.

Vous devez passer par les applications, comme « Galerie » (photos et vidéo) ou « Musique ». Dans celles-ci, le contenu de la clé USB apparait comme un album photos à part, ou est directement intégré à la musique disponible.

Il est possible de copier les photos et vidéos, mais pas les chansons.

 

Installer un File Manager

Mais en chipotant, on peut tout faire. On est sur Android, rappelons-le… Il faudra cependant installer ce logiciel tiers dont je vous parlais. Une application de gestion de fichiers, comme le gratuit mais efficace « File Manager ».

Libre à vous dès lors de parcourir tous les dossiers, y compris ceux de la clé USB. Et de copier ce qu’il vous plait, là où ça vous plait (mais vers les dossiers Photo/Video/Music, c’est plus prudent).

Enfin, soyez vigilant et « démontez » la clé via les Paramètres/stockage avant de la séparer du smartphone.

 

Conclusion

La clé « double USB » (15€ pour la 8GB) de Kingston est une bonne alternative à la carte microSD, qui ne peut pas être insérée dans la plupart des ordinateurs. Le principe très simple de la « petite clé USB » s’adapte donc logiquement aux smartphones compatibles sous Android.

Son principal usage, à mes yeux, est le partage de fichiers avec des ordinateurs différents. Car à la maison, théoriquement, vous avez un moyen plus simple que de chipoter avec une clé USB pour transférer du contenu de votre PC vers votre smartphone (avec ou sans un logiciel de synchronisation).

Mais lorsque vous êtes sur l’ordinateur du travail ou sur celui d’un ami, ou lorsque vous souhaitez transférer rapidement des fichiers volumineux entre deux smartphones… alors le principe d’une clé USB pour smartphone a du sens. Pour les pros, cela peut être très pratique également: au lieu de stocker de la documentation sur une clé USB standard, le faire sur une « double » est plus pratique, au cas où le client n’a pas d’ordinateur.

Les plus geeks d’entre vous passeront sans doute leur chemin. Avec le cloud et le NFC, vous avez déjà des moyens alternatifs pour transférer, gérer ou partager vos fichiers. Mais si ces termes ne vous disent rien, alors essayez cette clé USB, elle pourrait vous aider…

Nokia Lumia 1520: la phablette Windows s’en tire-t-elle mieux ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2014 20h57 | Ajouter un commentaire

La phablette sous Android essayée le mois dernier nous avait laissé une impression mitigée. Ce qu’on gagne en place sur l’écran, pour afficher plus d’informations, plus d’images, etc, on le perd en place dans la poche et maniabilité d’un appareil pratiquement inutilisable à une main.

Quelques semaines après sa sortie, nous allons voir ce que vaut la version Windows Phone d’un smartphone XXL.

Le Nokia Lumia 1520 est la seule phablette disponible utilisant le système d’exploitation mobile de Microsoft. Le constructeur finlandais est privilégié: racheté par le géant californien, il a toute la collaboration nécessaire au niveau software et hardware pour sortir ce qui se fait de mieux.

Le résultat est soigné. Nokia ne change pas son design épuré, et le 1520 s’avère être un grand frère du 925. Angles arrondis, grand écran noir, excellente finition… du Lumia haut-de-gamme tout craché.

Toujours aussi grand…

Forcément, la phablette de Nokia est grande. L’écran a une diagonale de 6 pouces, et l’appareil a des mensurations d’armoire à glace: 16 cm en longueur, 8,5 cm en largeur, et 8,7 mm d’épaisseur.

Les problèmes sont donc les mêmes que sur le modèle d’Acer: il faut faire le grand écart du pouce pour atteindre le coin supérieur gauche de l’écran. On ne va pas revenir sur ce problème intrinsèque aux phablettes.

Sachez tout de même que cette taille permet à Nokia d’insérer un gros processeur (Snapdragon 800, 4 cœurs, 2,2 GHz), une batterie de 3400 mAh, 2 GB de RAM, 32 GB de stockage interne (c’est  le double de la plupart des Android Phone, même les plus chers), un port microSD, un appareil photo de 20 MP de type PureView (lire le test du Lumia 1020).

 

Windows Phone se prête bien aux grandes tailles

Le système d’exploitation mobile d’Apple, iOS (iPhone et iPad) se contente d’afficher depuis 2007 les mêmes écrans remplis d’icônes d’applications passives, qui sont de simples boutons de lancement.

Android (avec ses widgets) et Windows Phone (avec ses tuiles dynamiques ajustables) permettent de personnaliser davantage les écrans d’accueil de son appareil.

Le concept de Windows Phone se prête, à nos yeux, parfaitement à une phablette. On aime composer un bel écran, avec des tuiles dynamiques plus ou moins grandes, selon nos préférences. Vous faites de belles photos ? Utilisez alors une grande tuile, qui vous les affichera en boucle en permanence. Vous n’aimez pas spécialement Facebook ? Utilisez la plus petite tuile, qui n’est qu’un bouton de lancement…

 

50% de personnalisation en plus

Cette idée originale, qui fait la force (et le succès relatif mais grandissant) de Windows Phone, est transcendée avec un écran de 6 pouces, qui car l’espace pour agencer ses tuiles est augmenter de 50% en largeur. Pour faire simple, vous pouvez aligner six petites tuiles, ou une grande et une moyenne. Sur les autres Lumia, de 520 à 1020, il faut se contenter de quatre petites tuiles, ou une grande.

Ceux qui aimaient le principe sur les « petits » modèles vont donc adorer le grand Lumia 1520. C’est nettement plus frappant que sur Android, selon nous. Une question de point de vue, car il y a plus de place également sur l’Acer que nous avions testé. Mais un widget un peu plus large, ça ne change pas grand chose. Deux tuiles de plus, oui.

Ce sont, il est vrai, des considérations ergonomiques assez subjectives. Libre à vous d’en juger en magasin.

 

Conclusion

A la fin de ce test, je reste sur un sentiment positif. Autant la phablette d’Acer était délicate à manipuler, avec un bouton de verrouillage difficile à atteindre, en haut du téléphone. Autant le Lumia 1520 gère mieux l’entrée du constructeur dans la cour des (très) grands smartphones, grâce à une ergonomie mieux pensée, et surtout grâce à un OS qui se prête davantage aux grandes dimensions d’écran.

Maintenant, les smartphones qui ne peuvent s’utiliser qu’à deux mains, on aime ou on aime pas. Mais comme les TV, au début, tout le monde dit « c’est trop grand ». En 2014, la taille 46 pouces s’imposera dans les salons…

Vous ne trouverez pas ce Nokia en dessous de 600€, même sur le web. Un prix pas si élevé que ça: les smartphones haut-de-gamme atteignent souvent les 700€. Et le Lumia 1520 a tout du haut-de-gamme…

 

Enfin abordable, la domotique ? Voici le « chauffage connecté »…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 28 mars 2014 14h10 | Ajouter un commentaire

Vu le prix des carburants, il est essentiel de limiter au maximum sa consommation. Par exemple, en contrôlant la température souhaitée dans chaque pièce de sa maison, et à distance si besoin. Futuriste ? Plus maintenant…

On vous en parle très souvent: la domotique se démocratise. Il s’agit de cet ensemble de techniques de l’électronique, de l’automatisme, de l’informatique et des télécommunications, dont le but est de permettre aux utilisateurs de prendre le contrôle de leur maison.

La domotique était réservée aux « riches », jusqu’à présent. Elle nécessitait du matériel coûteux, une installation (souvent câblée) fastidieuse, une longue mise en place par un spécialiste.

Mais avec l’évolution de la transmission de données sans fil (Wi-Fi), la miniaturisation des composants électroniques, et la bonne gestion des besoins en électricité, la donne est en train de changer. Avec un dernier argument fondamental: le coût de ces technologies a largement baissé.

La théorie, c’est bien. Des exemples concrets, c’est mieux. Nous avons donc testé pour vous les nouveautés qui sont disponibles sur le marché à des prix abordables, et qui, surtout, vous permettent d’économiser de l’argent…

 

Mieux gérer le chauffage dans son habitation

Les principaux arguments pour amener les gens à investir dans la domotique sont la sécurité et les économies. On a parlé récemment des caméras de surveillance réseau, évoquons dès lors un moyen de consommer moins de mazout ou de gaz. Comment ? En installant un thermostat « intelligent » dans votre salon. Par intelligent, on entend deux choses.

Tout d’abord, celui-ci est connecté au réseau, via ce qu’on appelle un « gateway » (une passerelle). C’est un petit appareil qui permet de relier votre thermostat à votre routeur, et donc à internet. Le but de la manœuvre, comme toujours quand on relie un appareil au réseau, c’est de le commander à distance, et de le faire de manière intelligente.

Concrètement, si on prend l’exemple du pack qu’Electrabel propose à ses clients (120 € TTC pour un thermostat sans fil et un adaptateur Honeywell, plus un gateway), cela permet deux choses intéressantes.

Tout d’abord, sur le site d’Electrabel, où vous devez configurer votre semaine-type (telle température, tel jour et de telle heure à telle heure). Rien de révolutionnaire, cela existe depuis longtemps, sur certains thermostats.

 

Contrôler le thermostat avec un smartphone

En revanche, ce que permet de vraiment nouveau ce « gateway », c’est de contrôler la température à distance, via son smartphone ou sa tablette. Il suffit de lancer l’application (gratuite) « Smart Energy » d’Electrabel, disponible sur Android et iOS. Vous pouvez alors changer manuellement la température demandée, voir la température mesurée et d’autres informations utiles (si votre chaudière tourne, le prochain changement de programmation, etc). Vous pouvez également changer de mode: revenir en « programmation hebdomadaire », mettre le mode « vacances », etc.

Electrabel parle d’une économie de 10% sur la facture de mazout ou de gaz. Tout d’abord parce que votre semaine est programmée: le samedi à 6h, le chauffage ne mettra pas en route. Mais bien le mercredi après-midi. Une bonne gestion de la température évite les pics et les chutes non désirées, ce qui consomment beaucoup de carburant.

Ensuite parce qu’à distance, vous pouvez vérifier si votre habitation n’est pas chauffée pour rien. Dès que vous ne suivez pas votre horaire-type, ce qui arrive finalement assez souvent, l’idéal est d’ajuster votre thermostat. Et donc, de le diminuer. Ce qui, semaine après semaine, correspond à plusieurs dizaines de litres de mazout…

 

Contrôler chaque pièce de sa maison

Mais il est possible d’aller un pas plus loin, avec du matériel de pointe. Honeywell est visiblement le seul à se lancer dans ce créneau, et donc à proposer des nouveaux produits accessibles.

Son thermostat à grand écran couleur (ATP921R2100, 299€ HTVA), et ses vannes thermostatiques électroniques sans-fil (HR92WE, 75€ HTVA), poussent le concept de contrôle de la température au maximum. L’idée de la marque américaine est de « rentrer dans la maison connectée », nous a expliqué Peter Raes, un des ingénieurs de l’entreprise qui a des bureaux à Diegem.

Le thermostat sans fil tactile est équipé d’un nouveau logiciel, qui permet de programmer individuellement et précisément chaque zone. Une zone correspond en réalité à un radiateur équipé de cette vanne spéciale (voir photo ci-contre). Vous pouvez en installer jusque 12 dans votre maison, et donc gérer indépendamment 12 pièces.

 

40% d’économie ?

Les économies d’énergie augmentent, et ça parait logique: le matin, il vous faut 20 degrés dans la salle de bain, mais 16 suffisent dans le bureau. La journée, c’est l’inverse. Quant à la nuit, la température peut descendre à 16° au rez-de-chaussée, mais pas dans les chambres…

Bref, à l’usage, vous verrez quelle température vous souhaitez, à quel moment de la journée et dans quelle pièce. Finies les mauvaises surprises.

« Une étude anglaise parle d’une économie de carburant pouvant aller jusque 40%« , selon une étude relayée par Honeywell (voir les détails, en anglais).

 

Et les vannes actuelles ?

Certains diront que ça existe déjà, avec les vannes thermostatiques actuelles. Mais la plupart des modèles récents ne sont pas très précis et quand ils le sont, ils ne commandent pas directement le thermostat. Tout simplement car ils n’y sont pas reliés. Ces « simples » vannes s’ouvrent et se ferment en fonction de la température qu’elles mesurent, de manière plus ou moins efficiente.

Pour bien faire, il faut mettre son thermostat sur 30°, et ne travailler qu’avec les vannes, que l’on règle manuellement si on veut plus ou moins de chaleur dans une pièce. Oubliez la programmation, et pensez au risque d’oubli de refermer la vanne, surtout dans les chambres des enfants et des jeunes.

De plus, la consommation de carburant grimpe, car l’eau chaude circule en permanence dans les tuyaux: elle n’est bloquée qu’au niveau des vannes. Elle se refroidit donc naturellement, plus ou moins fort selon votre installation, et doit être réchauffée par la chaudière.

 

Intelligente, verrouillable

Ces vannes « intelligentes » peuvent être verrouillées, au besoin. Par exemple dans les chambres des enfants. Impossible alors de modifier manuellement la température prévue dans la pièce.

Si elle n’est pas verrouillée, la température prévue par la programmation du thermostat est dès lors modifiable, en tournant la molette de la vanne. Mais elle retourne assez vite en mode « automatique ».

Prenons un exemple: votre thermostat est programmé de telle sorte que votre bureau, le mercredi après-midi, ait une température souhaitée de 17° à 15h. Si à 14h50 vous mettez manuellement la vanne sur 20°, elle ne restera que 10 minutes sur cette température, puis suivra à nouveau la programmation prévue, soit 17°.

De même, si la vanne constate une brusque chute de la température, par exemple si la fenêtre située au-dessus est laissée accidentellement ouverte, elle se coupe durant 45 minutes.

Sachez enfin que ces vannes, qui communiquent en ondes radios (870 MHz, portée de 30 mètres) avec le thermostat, ont besoin d’énergie pour fonctionner. Il y a donc deux piles AA, « dont la durée de vie est de deux hivers« , nous a promis l’ingénieur d’Honeywell.

 

Conclusion

Tous ceux qui habitent une maison regardent avec angoisse leur facture de gaz ou le niveau de leur cuve à mazout. Les budgets « chauffage » ont suivi la courbe exponentielle du prix des énergies fossiles. Un litre de mazout coûtait 0,42 euros en mars 2009. En octobre 2012, il a atteint la somme record de 0,94 euros…

Il est donc essentiel de limiter au maximum sa consommation. Si vous ne voulez pas vivre dans le froid, vous pouvez désormais chauffer votre maison avec « intelligence », entendez par-là « à l’aide d’appareils intelligents », qui ont quitté le domaine inaccessible de la domotique hors de prix.

Si votre bourse est limitée, commencez par un kit de contrôle à distance de votre thermostat, à prix abordable. Celui d’Electrabel est la seule formule « grand public » accessible, pour ceux qui ne souhaitent pas passer par un installateur. Mais elle est réservée aux clients du fournisseur d’énergie.

« Près de 5.000 kits ont été vendus lors de la promo, l’hiver dernier », nous a expliqué Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel. Actuellement, il vous en coûtera 120€, plus 3€ mensuels de frais de gestion, pour la plateforme « Smart Energy », qui rassemble plusieurs produits.

Si vous voulez aller un pas plus loin et que vous êtes bricoleur, il faudra se rendre dans une enseigne spécialisée, comme Vanden Bergh ou Van Marcke, et acheter le matériel d’Honeywell, nettement plus coûteux: 299€ pour le thermostat, 75€ par vanne… le tout hors TVA. Si un installateur le fait pour vous, n’oubliez pas que cette TVA tombe à 6%, si votre maison a plus de 5 ans.

HTC One 2014: où sont les améliorations ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mars 2014 14h26 | Ajouter un commentaire

HTC a présenté à la presse, mardi dernier à Londres, son dernier smartphone haut-de-gamme, le One (M8). RTL info y était…

Dans la jungle des smartphones sous Android, il est difficile de se faire de la place. L’omniprésent Samsung, avec sa lourde machine commerciale, a tendance à faire de l’ombre à Sony, LG, Motorola, HTC, Acer, Huawei… bref, à une concurrence pourtant nombreuse.

L’année passée, le taïwanais HTC a sorti la tête de l’eau grâce à un excellent « One », dans sa version baptisée M7. « Le smartphone le plus vendu de la marque », a déclaré Cher Wang, la Chairwoman de HTC, lors d’une conférence de presse à Londres, mardi. Design, prise en main, qualité de la surcouche logicielle « Sense » qui personnalise Android… Le succès fut au rendez-vous.

HTC a donc logiquement présenté un digne successeur, le One (M8). On ne change pas une équipe qui gagne: le design a été légèrement modifié, mais on retrouve le style du modèle 2013. Il y a cependant trois couleurs disponibles dès la sortie: « argent glacé » (proche du modèle précédent), « gris revolver » (ce sera la couleur principale) et « ambre dorée » (avec de reflets légèrement rouges). Son prix est toujours élevé: 699 euros. Il sera disponible en Belgique dès le 4 avril.

 

Toujours aussi haut-de-gamme

Le nouvel HTC One, version 2014, est une vitrine technologique. C’est le concentré du savoir-faire du constructeur, tant au niveau hardware (matériel) que software (logiciel). On vous passera les détails des 140 couches nécessaires pour atteindre le « polish » désiré, qui permet d’obtenir « une pièce sculptée d’alu », nous a confié Graham Wheeler, l’anglais chargé du lancement de ce nouveau smartphone qui n’a rien à envier à l’iPhone d’Apple.

Il a légèrement grandi, le bonhomme, passant de 4,7 pouces à un format plus tendance de 5 pouces. Et à l’intérieur, sans surprise, on retrouve ce qu’il se fait de mieux:

  • Un écran Full HD très lumineux, bien contrasté et avec un angle de vue amélioré
  • Un puissant processeur Snapdragon 801, quatre cœurs, 2,3 GHz
  • 2 GB de RAM
  • Une meilleure gestion de la batterie de 2600 mAh, avec une garantie de 14h de fonctionnement quand le niveau atteint 20%, grâce à un nouveau mode d’économie. Le « fast charge » permet en outre de charger 80% de la batterie en seulement une heure.
  • 4G, LTE, Wi-Fi, Bluetooth, NFC, Infrarouge (pour commander la TV)
  • 16 GB de stockage interne, ce qui est peu pour un appareil à 699 euros. Mais avec un port microSD acceptant les cartes mémoires jusqu’à 128 GB.

 

 

Deux lentilles (mais pas de 3D, rassurez-vous)

L’appareil photo est devenu un élément incontournable des smartphones. Inutile de vous reparler des selfies, ces autoportraits à la mode qui inonde votre fil d’actualités Facebook.

Quand les gens paient 699 euros pour un smartphone, ils attendent des photos irréprochables. Mais HTC « ne joue pas la guerre de pixels », assure cependant Graham Wheeler. C’est donc un capteur de 4 MP, mais avec la technologiue UltraPixel, qui équipe l’arrière de nouveau One. A l’avant, il fait… 5 MP, pour surfer sur l’idée des selfies !

Il fallait donc trouver autre chose et c’est en ajoutant une lentille à l’arrière que le constructeur compte se démarquer.

Il y a donc deux caméras à l’arrière, ou plutôt une caméra et un « sensor », qui travaillent tout le temps ensemble: ce n’est pas une option à activer. Rassurez-vous, la 3D c’est fini.

L’idée du HTC One est de prendre à chaque fois deux clichés, et de les combiner directement. Les avantages sont multiples:

  • une mise-au-point plus rapide: un vrai plus
  • une image plus précise: difficile à voir à l’usage
  • l’ajout de la profondeur de champs qui permet à chaque fois de refaire la mise-au-point par après, au besoin: très pratique et surtout, ça fonctionne…
  • la possibilité de changer l’angle de vue, avec une option appelée « paralax effect »: gadget mais original.

 

 

BlinkFeed ?

HTC a toujours été connu pour sa surcouche « Sense » sur ses smartphones Android. L’OS de Google, vous le savez, est « ouvert ». On peut donc le prendre tel quel ou le modifier pour le personnaliser. Graphismes, ergonomies, paramètres, widget…

HTC Sense 6 est toujours aussi pratique à utiliser, et améliore grandement la version 4.4 d’Android. Mais c’est avec le widget « BlinkFeed » que le Taïwanais compte à nouveau se démarquer.

Il s’agit d’un écran d’accueil dédié à « tout ce qu’il se passe actuellement, et que vous aimez regarder« . « On pense aux gens qui regardent leur smartphone en moyenne près de 150 fois par jour« , a poursuivi M. Wheeler.

Au lieu de nous faire ouvrir chaque application l’une après l’autre (l’agenda, puis Facebook, puis Twitter, puis une application d’actualités sportives, etc…), tout est rassemblé sur un unique écran, à faire défiler avec le pouce. L’importance des actualités, leur taille et leur pertinence a été repensée avec la version 2014.

Les sujets d’actualité sont plus précis. « On peut choisir d’afficher les dernières infos de Ferrari ou d’Anderlecht, et plus des voitures de sport ou du football ».

Un « BlinkFeed » plus intelligent, qui s’adapte en fonction de votre comportement.

 

On va (enfin) entendre parler de HTC en Belgique

Si on entendait peu parler de la marque HTC en Belgique, c’est parce qu’il n’y avait pas d’équipe commerciale locale. Marketing, relations avec les revendeurs… rien n’y fait, pour vendre, il faut être là. « Il y a une volonté de s’investir sur le marché belge, avec une stratégie spécifique. On va augmenter notre présence, on va investir« , nous a confié Laurent Guérisse, le Channel Manager pour la Belgique et le Luxembourg.

A la question « Pourquoi un intérêt soudain pour notre pays? », HTC rétorque: « Pourquoi pas ? Cela fait en réalité un an qu’on a une équipe pour la Belgique, mais c’est la première fois qu’on rencontre la presse, et on va seulement commencer à communiquer« .

Quant à la stratégie proprement dite, pour concurrence un Samsung omniprésent: « D’abord l’innovation, vous l’avez vue avec le nouveau HTC One et ses accessoires. Mais ce n’est pas de la technologie pour de la technologie. Nos innovations on du sens, et on est très à l’écoute du consommateur« , précise-t-il.

 

Le haut de gamme ? « En hausse »…

Et le marché belge, justement, à quoi il ressemble ? « Le segment bas prix (des smartphones à moins de 120 euros, NDLR) est toujours de plus de 50%, mais il est en chute libre. Alors que le segment premium (des smartphones à plus de 350 euros) est en hausse« . On peut donc en conclure que les Belges acceptent de plus en plus de mettre le prix fort pour avoir du bon matériel.

Et si HTC ne compte pas « inonder le marché » comme le fait Samsung, il y aura une gamme plus conséquente en Belgique. Le Desire 810, par exemple, coûtera 399 euros, avec un large écran de 6 pouces et de bonnes spécificités, mais une finition en plastique.

« HTC va également lancer un téléphone accessible, à 169 euros. C’est la première fois qu’on joue dans ce segment ». On attend de voir…

Boom des caméras IP: comment ça marche et à quoi ça sert?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 21 mars 2014 15h28 | Ajouter un commentaire

On vous en parle tous les jours: les appareils « connectés » inondent notre quotidien. Pour le bonheur des uns et le malheur des autres, il est désormais possible de relier n’importe quoi à son réseau domestique. Dans le but, ensuite, d’y accéder à distance au moyen d’un smartphone, et de le commander de l’autre bout de la planète.

Depuis quelques années, un appareil à la cote: la caméra réseau, appelée aussi caméra IP, car comme tout appareil relié à internet, on lui flanque une adresse IP. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une caméra à placer dans votre maison et à relier à votre routeur. Le but est de pouvoir regarder ce qu’il se passe dans le salon, la chambre, le garage ou même à l’extérieur, à partir d’un smartphone ou d’un ordinateur.

Si elles connaissent un grand succès, c’est parce que leur prix a baissé, et qu’elles se sont améliorées: pour un peu plus de 100€, il est désormais possible de trouver un modèle Wi-Fi et dotée de la vision nocturne.

« C’est l’un des marchés hardware (matériel, NDLR) qui grandit le plus. Les enquêtes parlent d’une augmentation de 20% par an, depuis trois ans. TRENDnet connait une croissance de 25%, et on s’attend à une telle augmentation pour les trois années à venir« , nous a expliqué Zak Wood, directeur du marketing de TRENDnet, une marque californienne créée en 1990, spécialisée dans le matériel de réseau.

 

Tout le monde s’y met

Il suffit de faire un tour sur Amazon pour constater que ce marché est en plein croissance. Et d’y voir un tas de marques chinoises inconnues, affichant des prix invraisemblables. Un petit détour par les commentaires laissés par les acheteurs de ces caméras suffit: elles ne sont pas fiables…

Il faut donc se tourner vers des marques de confiance, mais il n’y en a pas beaucoup, car les grands acteurs de l’électronique grand public n’ont pas encore franchi le pas. Samsung laisse un peu de place à la concurrence, on ne s’en plaindra pas… mais pour combien de temps ?

A côté de Logitech, qui a sorti il y a quelques années un modèle plutôt encombrant, on trouve quelques caméras de Sony (mais les prix sont élevés), beaucoup de D-Link (prix moyens) et de plus de plus de TRENDnet, dont le premier prix est d’environ 50€.

 

Intégrée dans les portes !

« Les clients ont le choix parmi les spécialistes des réseaux, comme TRENDnet, mais également les marques de domotique, les fabricants de porte d’entrée, les professionnels de la sécurité, et même des marques de grande surface… Il y a des marques qui se lancent dans ce segment grandissant, avant de se rétracter… », poursuit Zak Wood.

Pour parler concrètement des caméras IP, nous avons installé le dernier modèle de TRENDnet, la TV-IP762IC. Il s’agit d’une caméra jour/nuit, dont l’image peut être de qualité HD (720 pixels de « haut »).

 

Beaucoup d’options

Mais nous vous le disions, les caractéristiques évoluent. Ce modèle est donc équipé d’un port pour carte microSD, qui permet de stocker un certain nombre d’heures d’enregistrement (selon la qualité de l’image choisie). Sa vision nocturne est étendue à cinq mètres: on peut voir facilement l’ensemble d’une pièce intérieure, en pleine nuit.

Il y a également un micro et un haut-parleur: vous pouvez donc, au moyen de l’application pour smartphone et tablette, écouter ce qu’il se passe dans votre salon. Et faire « Bouh » si vous voulez effrayer votre famille à distance, ou faire fuir un intrus…

Côté application et installation, on a déjà vu plus simple. Ça fonctionne, heureusement, mais on voit que TRENDnet fait ses premiers pas en Europe, où le consommateur est plus exigeant en terme de finition, d’interface et d’explication. Il existe de trop nombreuses applications de caméra TRENDnet sur les stores de Google et Apple, et même les logiciels PC (pour les Mac, vous oubliez, malgré ce qui est inscrit sur la boite…) sont étranges. Il existe une version « pro » très fouillée, mais pas de version « simple »: il faut passer par la page web qui permet de diffuser l’image de la caméra, pour y modifier éventuellement les options (aller directement dans « options avancées »).

 

Conclusion

Les caméras IP, en plein boom, sont en effet devenues abordables, et permettent de « sécuriser » votre maison. Ou plutôt de vous rassurer. Si vous entendez un bruit en bas, si vous êtes en vacances et que votre alarme sonne, si vous voulez surveiller quelque chose (ou quelqu’un)… c’est très pratique de lancer une application sur son smartphone et de voir ce qu’il se passe chez vous, de jour comme de nuit.

La baisse des prix (environ 50€ pour les moins chères) est accompagnée d’une hausse des spécificités. Plus besoin de tirer des câbles Ethernet: il existe des modèles Wi-Fi accessibles. Et pour la sauvegarde des images, un détecteur de mouvement intégrer peut enregistrer chaque déplacement dans votre salon sur une carte micro-SD, ou même sur votre NAS, si vous êtes équipés….

Les caméras de TRENDnet sont sans doute un bon compromis entre les constructeurs haut-de-gamme (très chers) et les sombres modèles chinois (trop peu chers…). La finition de l’appareil est bonne, mais les applications (gratuites pour les opérations de base) et la page web de maintenance de la caméra auraient besoin d’un petit lifting.

Exemple d’une capture d’écran en plein jour:

 

 

 

 

 

 

Et pourquoi pas un smartphone qui… se transforme en tablette ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 28 février 2014 14h08 | Ajouter un commentaire

Les ventes de smartphones et de tablettes ont fait un bond important en 2013. Un cap a même été franchi, les ordinateurs portables devant courber l’échine devant les iPad et consorts, qui se vendent davantage.

Pas étonnant, du coup, que tous les fabricants d’électronique grand public misent de plus en plus sur ce marché juteux.

Bonne nouvelle pour le consommateur, la multiplication des systèmes d’exploitation (Android, iOS, Windows, etc) et des appareils a deux effets très positifs: la diversité de l’offre et la baisse des prix, notamment grâce aux Chinois (ZTE, Huawei, Lenovo, etc).

Asus, qu’on connait surtout chez nous pour ses ordinateurs de bonne réputation (aux dires des revendeurs, en tout cas), a mis à jour un concept inédit: un smartphone qui se transforme en tablette. Nous avons pu mettre la main dessus durant quelques semaines.

 

Un corps, deux costumes

L’Asus PadFone Infinity est un (beau) smartphone qui peut s’insérer dans le dos d’une tablette (ou plutôt, une station d’accueil). Elle ne fonctionne pas sans lui: impossible de la sortir de veille. C’est comme un corps sans cerveau.

Tout est donc dans le smartphone, qui est par ailleurs un modèle sous Android 4.2.2 (bientôt 4.4), très soigné, avec un design élégant et un bel écran Full HD. La surcouche d’Asus est discrète mais intelligente, avec de chouettes petits raccourcis et des bonnes idées dans l’affichage.

Une fois inséré dans le dos de la « tablette », c’est comme si le smartphone changeait de costume. On retrouve forcément toutes les applications du téléphone, mais les écrans d’accueil sont différents.

Vous pouvez (devez) donc configurer des écrans d’accueils propres au mode « station »: raccourcis d’applications, widgets… vous avez plus de place, et de l’énergie pour faire tourner tout ça. Donc lâchez-vous.

 

Et la batterie ?

Asus a prévu le coup: en mode tablette, il y a par défaut un widget avec certaines options spécifiques. Par exemple, pour la gestion de la batterie. Par défaut, la station d’accueil charge le smartphone dès qu’il est inséré, ce qui s’avère très pratique à l’usage. Vous pouvez également choisir la manière de décrocher lorsque le smartphone est inséré: par défaut, en le retirant, c’est comme si vous répondiez à l’appel. Mais si vous avez une oreillette Bluetooth, vous pouvez décrocher en laissant le smartphone dans sa station.

C’est l’une des forces du concept, pensé par rapport à l’usage de l’utilisateur. Il rentre chez lui, il insère son smartphone dans sa tablette et il fait ce qu’il a envie de faire. Forcément, c’est le même genre d’activités que sur téléphone: mails, web, réseaux sociaux, jeux…

 

Des applications similaires: seul Android peut le faire

Et pour une fois, l’un des défauts d’Android devient un avantage: contrairement à l’iPad et l’iPhone, il n’y a qu’un seul type d’application sous l’OS de Google, qui tourne sur les deux formats. C’est souvent moche: l’appli Facebook, par exemple, est toute étirée sur une tablette, elle convient mieux au format d’un smartphone.

Mais cet amalgame permet au PadFone d’exister, ce qu’Apple ne pourrait faire, car la plupart des applications sont différentes pour iPhone et iPad, certaines n’existant d’ailleurs que sur smartphone. Windows Phone 8 et Windows 8 ont des applications encore plus distinctes. Et ne parlons même pas de BlackBerry.

Avec le concept PadFone, vous pouvez transformer un smartphone en tablette, celui-ci ne changeant que son écran d’accueil, mais gardant tous ses réglages et applications. Au risque de se répéter, seul l’écran change (et ses widgets/raccourcis), tout le reste est une copie parfaite du smartphone.

 

Conclusion

Le PadFone Infinity est un concept intelligent et innovant, comme on en n’avait plus vu depuis longtemps: insérer un smartphone dans une station d’accueil qui le transforme en tablette, c’est plutôt malin.

Partant du principe qu’on lance souvent les mêmes applications sur ces deux formats d’appareils mobiles, cette combinaison a du sens.

Et des avantages: pas besoin de télécharger (et de payer, parfois) la même application plusieurs fois, ce qui est obligatoire pour le couple iPhone/iPad où en plus, la synchronisation est rarement effective (sauf pour les mails, le calendrier, tout ce qui est dans le cloud comme… Candy Crush Saga).

De plus, vous avez une « tablette » 4G, sans devoir payer de carte SIM ni d’abonnement supplémentaire.

Une fois dans sa station d’accueil, ce smartphone est rechargé, et offre un espace de travail plus grand, avec des écrans personnalisables, mais avec les mêmes applications et les mêmes réglages. C’est comme si vous branchiez un écran de 23 pouces sur un ordinateur portable de 11 pouces. Travailler devient plus facile…

En dehors, c’est un téléphone à la finition haut-de-gamme et agréable à utiliser, même si Asus a encore du chemin à parcourir pour égaler Samsung, HTC, LG ou Sony sur le terrain des smartphones sous Android. J’ai relevé une caméra moyenne (par rapport au prix…), et des problèmes avec la carte nano SIM, qui a tendance à disparaitre inopinément…

N’oubliez pas deux choses avant de craquer: la « station d’accueil » n’est pas autonome, et ne peut être utilisée sans le smartphone dans le dos. Enfin, le prix est assez élevé alors que la concurrence est féroce: 599€ pour le smartphone seul, 799€ en kit avec sa station d’accueil. Ça fait donc 200€ pour une coquille vide… (mais sur le web, vous trouverez ces appareils à moindre frais).