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A quoi ça sert, une clé USB pour smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 9 avril 2014 17h31 | Ajouter un commentaire

La capacité de stockage des smartphones et des tablettes est un argument important, mais souvent sous-estimé par les futurs acheteurs. On croit souvent qu’on a « bien assez » avec 16GB. Mais après un test de deux semaines, il ne reste déjà plus que 7 GB, après avoir installé plusieurs applications, transféré de la musique et pris quelques photos. Cela va donc vite, de plus en plus vite: les applications sont de plus en plus encombrantes, les photos et les vidéos plus lourdes car de meilleure qualité.

Le plus simple pour augmenter cette capacité de stockage sur un smartphone ou une tablette sous Android ou Windows Phone (l’iPhone est « verrouillé »), c’est de se procurer une carte microSD, dont la capacité atteint désormais 128 GB. Vous pourrez y placer vos médias et des données d’application, mais certaines devront rester sur la mémoire de votre téléphone. Petite parenthèse: c’est à cause de cela que de nombreux appareils sous Android vendus aujourd’hui, équipés de 8 GB, doivent assez vite faire face à ces problèmes de stockage…

 

Double USB !

Une alternative à la microSD, c’est cette clé USB qui a atterri sur mon bureau la semaine passée. Elle est « double »: USB classique d’un côté, micro USB de l’autre. Ça tombe bien: la majorité des smartphones et tablettes actuels (sauf ceux d’Apple, une fois de plus) sont équipé d’un port micro USB pour la recharge et la liaison à un ordinateur.

Vous voyez où je veux en venir ? Cette DataTraveler microDuo de Kingston peut donc faire office de clé USB (2.0) pour un smartphone ou une tablette. Avantage: elle est très compacte, comme un connecteur Bluetooth, mais embarque 8, 16, 32 ou 64 GB de stockage.

Avant d’aller plus loin, sachez qu’elle n’est compatible qu’avec les appareils acceptant la norme « USB OTG », pour « on-the-go ». Ils sont nombreux, heureusement (allez vérifier sur cette page). Sachez enfin qu’il faut une version 4.0 (et plus récente) d’Android pour l’utiliser.

 

Comment ça marche ?

L’intérêt principal de cette clé double USB, c’est la facilité du transfert et du partage de fichiers. Certains appareils sous Android nécessitent un logiciel spécial pour transférer des fichiers, comme HTC et son encombrant Sync Manager. Si vous ne voulez pas utilisez de logiciel, ou si vous n’êtes pas devant votre ordinateur mais celui d’un ami ou d’un collègue, cette clé USB prend tout son sens.

Vous la connectez à l’ordinateur (PC ou Mac), tout simplement. Vous y mettez les chansons/photos/vidéos que votre ami/collègue souhaite partager. Vous la débranchez de l’ordinateur, vous la retournez et vous l’insérez dans votre smartphone.

Le voilà affublé d’un discret appendice, et c’est le même principe qu’une clé USB sur un ordinateur, sauf que vous ne pouvez pas (sans installer un logiciel tiers) parcourir la clé directement.

Vous devez passer par les applications, comme « Galerie » (photos et vidéo) ou « Musique ». Dans celles-ci, le contenu de la clé USB apparait comme un album photos à part, ou est directement intégré à la musique disponible.

Il est possible de copier les photos et vidéos, mais pas les chansons.

 

Installer un File Manager

Mais en chipotant, on peut tout faire. On est sur Android, rappelons-le… Il faudra cependant installer ce logiciel tiers dont je vous parlais. Une application de gestion de fichiers, comme le gratuit mais efficace « File Manager ».

Libre à vous dès lors de parcourir tous les dossiers, y compris ceux de la clé USB. Et de copier ce qu’il vous plait, là où ça vous plait (mais vers les dossiers Photo/Video/Music, c’est plus prudent).

Enfin, soyez vigilant et « démontez » la clé via les Paramètres/stockage avant de la séparer du smartphone.

 

Conclusion

La clé « double USB » (15€ pour la 8GB) de Kingston est une bonne alternative à la carte microSD, qui ne peut pas être insérée dans la plupart des ordinateurs. Le principe très simple de la « petite clé USB » s’adapte donc logiquement aux smartphones compatibles sous Android.

Son principal usage, à mes yeux, est le partage de fichiers avec des ordinateurs différents. Car à la maison, théoriquement, vous avez un moyen plus simple que de chipoter avec une clé USB pour transférer du contenu de votre PC vers votre smartphone (avec ou sans un logiciel de synchronisation).

Mais lorsque vous êtes sur l’ordinateur du travail ou sur celui d’un ami, ou lorsque vous souhaitez transférer rapidement des fichiers volumineux entre deux smartphones… alors le principe d’une clé USB pour smartphone a du sens. Pour les pros, cela peut être très pratique également: au lieu de stocker de la documentation sur une clé USB standard, le faire sur une « double » est plus pratique, au cas où le client n’a pas d’ordinateur.

Les plus geeks d’entre vous passeront sans doute leur chemin. Avec le cloud et le NFC, vous avez déjà des moyens alternatifs pour transférer, gérer ou partager vos fichiers. Mais si ces termes ne vous disent rien, alors essayez cette clé USB, elle pourrait vous aider…

Nokia Lumia 1520: la phablette Windows s’en tire-t-elle mieux ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2014 20h57 | Ajouter un commentaire

La phablette sous Android essayée le mois dernier nous avait laissé une impression mitigée. Ce qu’on gagne en place sur l’écran, pour afficher plus d’informations, plus d’images, etc, on le perd en place dans la poche et maniabilité d’un appareil pratiquement inutilisable à une main.

Quelques semaines après sa sortie, nous allons voir ce que vaut la version Windows Phone d’un smartphone XXL.

Le Nokia Lumia 1520 est la seule phablette disponible utilisant le système d’exploitation mobile de Microsoft. Le constructeur finlandais est privilégié: racheté par le géant californien, il a toute la collaboration nécessaire au niveau software et hardware pour sortir ce qui se fait de mieux.

Le résultat est soigné. Nokia ne change pas son design épuré, et le 1520 s’avère être un grand frère du 925. Angles arrondis, grand écran noir, excellente finition… du Lumia haut-de-gamme tout craché.

Toujours aussi grand…

Forcément, la phablette de Nokia est grande. L’écran a une diagonale de 6 pouces, et l’appareil a des mensurations d’armoire à glace: 16 cm en longueur, 8,5 cm en largeur, et 8,7 mm d’épaisseur.

Les problèmes sont donc les mêmes que sur le modèle d’Acer: il faut faire le grand écart du pouce pour atteindre le coin supérieur gauche de l’écran. On ne va pas revenir sur ce problème intrinsèque aux phablettes.

Sachez tout de même que cette taille permet à Nokia d’insérer un gros processeur (Snapdragon 800, 4 cœurs, 2,2 GHz), une batterie de 3400 mAh, 2 GB de RAM, 32 GB de stockage interne (c’est  le double de la plupart des Android Phone, même les plus chers), un port microSD, un appareil photo de 20 MP de type PureView (lire le test du Lumia 1020).

 

Windows Phone se prête bien aux grandes tailles

Le système d’exploitation mobile d’Apple, iOS (iPhone et iPad) se contente d’afficher depuis 2007 les mêmes écrans remplis d’icônes d’applications passives, qui sont de simples boutons de lancement.

Android (avec ses widgets) et Windows Phone (avec ses tuiles dynamiques ajustables) permettent de personnaliser davantage les écrans d’accueil de son appareil.

Le concept de Windows Phone se prête, à nos yeux, parfaitement à une phablette. On aime composer un bel écran, avec des tuiles dynamiques plus ou moins grandes, selon nos préférences. Vous faites de belles photos ? Utilisez alors une grande tuile, qui vous les affichera en boucle en permanence. Vous n’aimez pas spécialement Facebook ? Utilisez la plus petite tuile, qui n’est qu’un bouton de lancement…

 

50% de personnalisation en plus

Cette idée originale, qui fait la force (et le succès relatif mais grandissant) de Windows Phone, est transcendée avec un écran de 6 pouces, qui car l’espace pour agencer ses tuiles est augmenter de 50% en largeur. Pour faire simple, vous pouvez aligner six petites tuiles, ou une grande et une moyenne. Sur les autres Lumia, de 520 à 1020, il faut se contenter de quatre petites tuiles, ou une grande.

Ceux qui aimaient le principe sur les « petits » modèles vont donc adorer le grand Lumia 1520. C’est nettement plus frappant que sur Android, selon nous. Une question de point de vue, car il y a plus de place également sur l’Acer que nous avions testé. Mais un widget un peu plus large, ça ne change pas grand chose. Deux tuiles de plus, oui.

Ce sont, il est vrai, des considérations ergonomiques assez subjectives. Libre à vous d’en juger en magasin.

 

Conclusion

A la fin de ce test, je reste sur un sentiment positif. Autant la phablette d’Acer était délicate à manipuler, avec un bouton de verrouillage difficile à atteindre, en haut du téléphone. Autant le Lumia 1520 gère mieux l’entrée du constructeur dans la cour des (très) grands smartphones, grâce à une ergonomie mieux pensée, et surtout grâce à un OS qui se prête davantage aux grandes dimensions d’écran.

Maintenant, les smartphones qui ne peuvent s’utiliser qu’à deux mains, on aime ou on aime pas. Mais comme les TV, au début, tout le monde dit « c’est trop grand ». En 2014, la taille 46 pouces s’imposera dans les salons…

Vous ne trouverez pas ce Nokia en dessous de 600€, même sur le web. Un prix pas si élevé que ça: les smartphones haut-de-gamme atteignent souvent les 700€. Et le Lumia 1520 a tout du haut-de-gamme…

 

Enfin abordable, la domotique ? Voici le « chauffage connecté »…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 28 mars 2014 14h10 | Ajouter un commentaire

Vu le prix des carburants, il est essentiel de limiter au maximum sa consommation. Par exemple, en contrôlant la température souhaitée dans chaque pièce de sa maison, et à distance si besoin. Futuriste ? Plus maintenant…

On vous en parle très souvent: la domotique se démocratise. Il s’agit de cet ensemble de techniques de l’électronique, de l’automatisme, de l’informatique et des télécommunications, dont le but est de permettre aux utilisateurs de prendre le contrôle de leur maison.

La domotique était réservée aux « riches », jusqu’à présent. Elle nécessitait du matériel coûteux, une installation (souvent câblée) fastidieuse, une longue mise en place par un spécialiste.

Mais avec l’évolution de la transmission de données sans fil (Wi-Fi), la miniaturisation des composants électroniques, et la bonne gestion des besoins en électricité, la donne est en train de changer. Avec un dernier argument fondamental: le coût de ces technologies a largement baissé.

La théorie, c’est bien. Des exemples concrets, c’est mieux. Nous avons donc testé pour vous les nouveautés qui sont disponibles sur le marché à des prix abordables, et qui, surtout, vous permettent d’économiser de l’argent…

 

Mieux gérer le chauffage dans son habitation

Les principaux arguments pour amener les gens à investir dans la domotique sont la sécurité et les économies. On a parlé récemment des caméras de surveillance réseau, évoquons dès lors un moyen de consommer moins de mazout ou de gaz. Comment ? En installant un thermostat « intelligent » dans votre salon. Par intelligent, on entend deux choses.

Tout d’abord, celui-ci est connecté au réseau, via ce qu’on appelle un « gateway » (une passerelle). C’est un petit appareil qui permet de relier votre thermostat à votre routeur, et donc à internet. Le but de la manœuvre, comme toujours quand on relie un appareil au réseau, c’est de le commander à distance, et de le faire de manière intelligente.

Concrètement, si on prend l’exemple du pack qu’Electrabel propose à ses clients (120 € TTC pour un thermostat sans fil et un adaptateur Honeywell, plus un gateway), cela permet deux choses intéressantes.

Tout d’abord, sur le site d’Electrabel, où vous devez configurer votre semaine-type (telle température, tel jour et de telle heure à telle heure). Rien de révolutionnaire, cela existe depuis longtemps, sur certains thermostats.

 

Contrôler le thermostat avec un smartphone

En revanche, ce que permet de vraiment nouveau ce « gateway », c’est de contrôler la température à distance, via son smartphone ou sa tablette. Il suffit de lancer l’application (gratuite) « Smart Energy » d’Electrabel, disponible sur Android et iOS. Vous pouvez alors changer manuellement la température demandée, voir la température mesurée et d’autres informations utiles (si votre chaudière tourne, le prochain changement de programmation, etc). Vous pouvez également changer de mode: revenir en « programmation hebdomadaire », mettre le mode « vacances », etc.

Electrabel parle d’une économie de 10% sur la facture de mazout ou de gaz. Tout d’abord parce que votre semaine est programmée: le samedi à 6h, le chauffage ne mettra pas en route. Mais bien le mercredi après-midi. Une bonne gestion de la température évite les pics et les chutes non désirées, ce qui consomment beaucoup de carburant.

Ensuite parce qu’à distance, vous pouvez vérifier si votre habitation n’est pas chauffée pour rien. Dès que vous ne suivez pas votre horaire-type, ce qui arrive finalement assez souvent, l’idéal est d’ajuster votre thermostat. Et donc, de le diminuer. Ce qui, semaine après semaine, correspond à plusieurs dizaines de litres de mazout…

 

Contrôler chaque pièce de sa maison

Mais il est possible d’aller un pas plus loin, avec du matériel de pointe. Honeywell est visiblement le seul à se lancer dans ce créneau, et donc à proposer des nouveaux produits accessibles.

Son thermostat à grand écran couleur (ATP921R2100, 299€ HTVA), et ses vannes thermostatiques électroniques sans-fil (HR92WE, 75€ HTVA), poussent le concept de contrôle de la température au maximum. L’idée de la marque américaine est de « rentrer dans la maison connectée », nous a expliqué Peter Raes, un des ingénieurs de l’entreprise qui a des bureaux à Diegem.

Le thermostat sans fil tactile est équipé d’un nouveau logiciel, qui permet de programmer individuellement et précisément chaque zone. Une zone correspond en réalité à un radiateur équipé de cette vanne spéciale (voir photo ci-contre). Vous pouvez en installer jusque 12 dans votre maison, et donc gérer indépendamment 12 pièces.

 

40% d’économie ?

Les économies d’énergie augmentent, et ça parait logique: le matin, il vous faut 20 degrés dans la salle de bain, mais 16 suffisent dans le bureau. La journée, c’est l’inverse. Quant à la nuit, la température peut descendre à 16° au rez-de-chaussée, mais pas dans les chambres…

Bref, à l’usage, vous verrez quelle température vous souhaitez, à quel moment de la journée et dans quelle pièce. Finies les mauvaises surprises.

« Une étude anglaise parle d’une économie de carburant pouvant aller jusque 40%« , selon une étude relayée par Honeywell (voir les détails, en anglais).

 

Et les vannes actuelles ?

Certains diront que ça existe déjà, avec les vannes thermostatiques actuelles. Mais la plupart des modèles récents ne sont pas très précis et quand ils le sont, ils ne commandent pas directement le thermostat. Tout simplement car ils n’y sont pas reliés. Ces « simples » vannes s’ouvrent et se ferment en fonction de la température qu’elles mesurent, de manière plus ou moins efficiente.

Pour bien faire, il faut mettre son thermostat sur 30°, et ne travailler qu’avec les vannes, que l’on règle manuellement si on veut plus ou moins de chaleur dans une pièce. Oubliez la programmation, et pensez au risque d’oubli de refermer la vanne, surtout dans les chambres des enfants et des jeunes.

De plus, la consommation de carburant grimpe, car l’eau chaude circule en permanence dans les tuyaux: elle n’est bloquée qu’au niveau des vannes. Elle se refroidit donc naturellement, plus ou moins fort selon votre installation, et doit être réchauffée par la chaudière.

 

Intelligente, verrouillable

Ces vannes « intelligentes » peuvent être verrouillées, au besoin. Par exemple dans les chambres des enfants. Impossible alors de modifier manuellement la température prévue dans la pièce.

Si elle n’est pas verrouillée, la température prévue par la programmation du thermostat est dès lors modifiable, en tournant la molette de la vanne. Mais elle retourne assez vite en mode « automatique ».

Prenons un exemple: votre thermostat est programmé de telle sorte que votre bureau, le mercredi après-midi, ait une température souhaitée de 17° à 15h. Si à 14h50 vous mettez manuellement la vanne sur 20°, elle ne restera que 10 minutes sur cette température, puis suivra à nouveau la programmation prévue, soit 17°.

De même, si la vanne constate une brusque chute de la température, par exemple si la fenêtre située au-dessus est laissée accidentellement ouverte, elle se coupe durant 45 minutes.

Sachez enfin que ces vannes, qui communiquent en ondes radios (870 MHz, portée de 30 mètres) avec le thermostat, ont besoin d’énergie pour fonctionner. Il y a donc deux piles AA, « dont la durée de vie est de deux hivers« , nous a promis l’ingénieur d’Honeywell.

 

Conclusion

Tous ceux qui habitent une maison regardent avec angoisse leur facture de gaz ou le niveau de leur cuve à mazout. Les budgets « chauffage » ont suivi la courbe exponentielle du prix des énergies fossiles. Un litre de mazout coûtait 0,42 euros en mars 2009. En octobre 2012, il a atteint la somme record de 0,94 euros…

Il est donc essentiel de limiter au maximum sa consommation. Si vous ne voulez pas vivre dans le froid, vous pouvez désormais chauffer votre maison avec « intelligence », entendez par-là « à l’aide d’appareils intelligents », qui ont quitté le domaine inaccessible de la domotique hors de prix.

Si votre bourse est limitée, commencez par un kit de contrôle à distance de votre thermostat, à prix abordable. Celui d’Electrabel est la seule formule « grand public » accessible, pour ceux qui ne souhaitent pas passer par un installateur. Mais elle est réservée aux clients du fournisseur d’énergie.

« Près de 5.000 kits ont été vendus lors de la promo, l’hiver dernier », nous a expliqué Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel. Actuellement, il vous en coûtera 120€, plus 3€ mensuels de frais de gestion, pour la plateforme « Smart Energy », qui rassemble plusieurs produits.

Si vous voulez aller un pas plus loin et que vous êtes bricoleur, il faudra se rendre dans une enseigne spécialisée, comme Vanden Bergh ou Van Marcke, et acheter le matériel d’Honeywell, nettement plus coûteux: 299€ pour le thermostat, 75€ par vanne… le tout hors TVA. Si un installateur le fait pour vous, n’oubliez pas que cette TVA tombe à 6%, si votre maison a plus de 5 ans.

HTC One 2014: où sont les améliorations ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mars 2014 14h26 | Ajouter un commentaire

HTC a présenté à la presse, mardi dernier à Londres, son dernier smartphone haut-de-gamme, le One (M8). RTL info y était…

Dans la jungle des smartphones sous Android, il est difficile de se faire de la place. L’omniprésent Samsung, avec sa lourde machine commerciale, a tendance à faire de l’ombre à Sony, LG, Motorola, HTC, Acer, Huawei… bref, à une concurrence pourtant nombreuse.

L’année passée, le taïwanais HTC a sorti la tête de l’eau grâce à un excellent « One », dans sa version baptisée M7. « Le smartphone le plus vendu de la marque », a déclaré Cher Wang, la Chairwoman de HTC, lors d’une conférence de presse à Londres, mardi. Design, prise en main, qualité de la surcouche logicielle « Sense » qui personnalise Android… Le succès fut au rendez-vous.

HTC a donc logiquement présenté un digne successeur, le One (M8). On ne change pas une équipe qui gagne: le design a été légèrement modifié, mais on retrouve le style du modèle 2013. Il y a cependant trois couleurs disponibles dès la sortie: « argent glacé » (proche du modèle précédent), « gris revolver » (ce sera la couleur principale) et « ambre dorée » (avec de reflets légèrement rouges). Son prix est toujours élevé: 699 euros. Il sera disponible en Belgique dès le 4 avril.

 

Toujours aussi haut-de-gamme

Le nouvel HTC One, version 2014, est une vitrine technologique. C’est le concentré du savoir-faire du constructeur, tant au niveau hardware (matériel) que software (logiciel). On vous passera les détails des 140 couches nécessaires pour atteindre le « polish » désiré, qui permet d’obtenir « une pièce sculptée d’alu », nous a confié Graham Wheeler, l’anglais chargé du lancement de ce nouveau smartphone qui n’a rien à envier à l’iPhone d’Apple.

Il a légèrement grandi, le bonhomme, passant de 4,7 pouces à un format plus tendance de 5 pouces. Et à l’intérieur, sans surprise, on retrouve ce qu’il se fait de mieux:

  • Un écran Full HD très lumineux, bien contrasté et avec un angle de vue amélioré
  • Un puissant processeur Snapdragon 801, quatre cœurs, 2,3 GHz
  • 2 GB de RAM
  • Une meilleure gestion de la batterie de 2600 mAh, avec une garantie de 14h de fonctionnement quand le niveau atteint 20%, grâce à un nouveau mode d’économie. Le « fast charge » permet en outre de charger 80% de la batterie en seulement une heure.
  • 4G, LTE, Wi-Fi, Bluetooth, NFC, Infrarouge (pour commander la TV)
  • 16 GB de stockage interne, ce qui est peu pour un appareil à 699 euros. Mais avec un port microSD acceptant les cartes mémoires jusqu’à 128 GB.

 

 

Deux lentilles (mais pas de 3D, rassurez-vous)

L’appareil photo est devenu un élément incontournable des smartphones. Inutile de vous reparler des selfies, ces autoportraits à la mode qui inonde votre fil d’actualités Facebook.

Quand les gens paient 699 euros pour un smartphone, ils attendent des photos irréprochables. Mais HTC « ne joue pas la guerre de pixels », assure cependant Graham Wheeler. C’est donc un capteur de 4 MP, mais avec la technologiue UltraPixel, qui équipe l’arrière de nouveau One. A l’avant, il fait… 5 MP, pour surfer sur l’idée des selfies !

Il fallait donc trouver autre chose et c’est en ajoutant une lentille à l’arrière que le constructeur compte se démarquer.

Il y a donc deux caméras à l’arrière, ou plutôt une caméra et un « sensor », qui travaillent tout le temps ensemble: ce n’est pas une option à activer. Rassurez-vous, la 3D c’est fini.

L’idée du HTC One est de prendre à chaque fois deux clichés, et de les combiner directement. Les avantages sont multiples:

  • une mise-au-point plus rapide: un vrai plus
  • une image plus précise: difficile à voir à l’usage
  • l’ajout de la profondeur de champs qui permet à chaque fois de refaire la mise-au-point par après, au besoin: très pratique et surtout, ça fonctionne…
  • la possibilité de changer l’angle de vue, avec une option appelée « paralax effect »: gadget mais original.

 

 

BlinkFeed ?

HTC a toujours été connu pour sa surcouche « Sense » sur ses smartphones Android. L’OS de Google, vous le savez, est « ouvert ». On peut donc le prendre tel quel ou le modifier pour le personnaliser. Graphismes, ergonomies, paramètres, widget…

HTC Sense 6 est toujours aussi pratique à utiliser, et améliore grandement la version 4.4 d’Android. Mais c’est avec le widget « BlinkFeed » que le Taïwanais compte à nouveau se démarquer.

Il s’agit d’un écran d’accueil dédié à « tout ce qu’il se passe actuellement, et que vous aimez regarder« . « On pense aux gens qui regardent leur smartphone en moyenne près de 150 fois par jour« , a poursuivi M. Wheeler.

Au lieu de nous faire ouvrir chaque application l’une après l’autre (l’agenda, puis Facebook, puis Twitter, puis une application d’actualités sportives, etc…), tout est rassemblé sur un unique écran, à faire défiler avec le pouce. L’importance des actualités, leur taille et leur pertinence a été repensée avec la version 2014.

Les sujets d’actualité sont plus précis. « On peut choisir d’afficher les dernières infos de Ferrari ou d’Anderlecht, et plus des voitures de sport ou du football ».

Un « BlinkFeed » plus intelligent, qui s’adapte en fonction de votre comportement.

 

On va (enfin) entendre parler de HTC en Belgique

Si on entendait peu parler de la marque HTC en Belgique, c’est parce qu’il n’y avait pas d’équipe commerciale locale. Marketing, relations avec les revendeurs… rien n’y fait, pour vendre, il faut être là. « Il y a une volonté de s’investir sur le marché belge, avec une stratégie spécifique. On va augmenter notre présence, on va investir« , nous a confié Laurent Guérisse, le Channel Manager pour la Belgique et le Luxembourg.

A la question « Pourquoi un intérêt soudain pour notre pays? », HTC rétorque: « Pourquoi pas ? Cela fait en réalité un an qu’on a une équipe pour la Belgique, mais c’est la première fois qu’on rencontre la presse, et on va seulement commencer à communiquer« .

Quant à la stratégie proprement dite, pour concurrence un Samsung omniprésent: « D’abord l’innovation, vous l’avez vue avec le nouveau HTC One et ses accessoires. Mais ce n’est pas de la technologie pour de la technologie. Nos innovations on du sens, et on est très à l’écoute du consommateur« , précise-t-il.

 

Le haut de gamme ? « En hausse »…

Et le marché belge, justement, à quoi il ressemble ? « Le segment bas prix (des smartphones à moins de 120 euros, NDLR) est toujours de plus de 50%, mais il est en chute libre. Alors que le segment premium (des smartphones à plus de 350 euros) est en hausse« . On peut donc en conclure que les Belges acceptent de plus en plus de mettre le prix fort pour avoir du bon matériel.

Et si HTC ne compte pas « inonder le marché » comme le fait Samsung, il y aura une gamme plus conséquente en Belgique. Le Desire 810, par exemple, coûtera 399 euros, avec un large écran de 6 pouces et de bonnes spécificités, mais une finition en plastique.

« HTC va également lancer un téléphone accessible, à 169 euros. C’est la première fois qu’on joue dans ce segment ». On attend de voir…

Boom des caméras IP: comment ça marche et à quoi ça sert?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 21 mars 2014 15h28 | Ajouter un commentaire

On vous en parle tous les jours: les appareils « connectés » inondent notre quotidien. Pour le bonheur des uns et le malheur des autres, il est désormais possible de relier n’importe quoi à son réseau domestique. Dans le but, ensuite, d’y accéder à distance au moyen d’un smartphone, et de le commander de l’autre bout de la planète.

Depuis quelques années, un appareil à la cote: la caméra réseau, appelée aussi caméra IP, car comme tout appareil relié à internet, on lui flanque une adresse IP. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une caméra à placer dans votre maison et à relier à votre routeur. Le but est de pouvoir regarder ce qu’il se passe dans le salon, la chambre, le garage ou même à l’extérieur, à partir d’un smartphone ou d’un ordinateur.

Si elles connaissent un grand succès, c’est parce que leur prix a baissé, et qu’elles se sont améliorées: pour un peu plus de 100€, il est désormais possible de trouver un modèle Wi-Fi et dotée de la vision nocturne.

« C’est l’un des marchés hardware (matériel, NDLR) qui grandit le plus. Les enquêtes parlent d’une augmentation de 20% par an, depuis trois ans. TRENDnet connait une croissance de 25%, et on s’attend à une telle augmentation pour les trois années à venir« , nous a expliqué Zak Wood, directeur du marketing de TRENDnet, une marque californienne créée en 1990, spécialisée dans le matériel de réseau.

 

Tout le monde s’y met

Il suffit de faire un tour sur Amazon pour constater que ce marché est en plein croissance. Et d’y voir un tas de marques chinoises inconnues, affichant des prix invraisemblables. Un petit détour par les commentaires laissés par les acheteurs de ces caméras suffit: elles ne sont pas fiables…

Il faut donc se tourner vers des marques de confiance, mais il n’y en a pas beaucoup, car les grands acteurs de l’électronique grand public n’ont pas encore franchi le pas. Samsung laisse un peu de place à la concurrence, on ne s’en plaindra pas… mais pour combien de temps ?

A côté de Logitech, qui a sorti il y a quelques années un modèle plutôt encombrant, on trouve quelques caméras de Sony (mais les prix sont élevés), beaucoup de D-Link (prix moyens) et de plus de plus de TRENDnet, dont le premier prix est d’environ 50€.

 

Intégrée dans les portes !

« Les clients ont le choix parmi les spécialistes des réseaux, comme TRENDnet, mais également les marques de domotique, les fabricants de porte d’entrée, les professionnels de la sécurité, et même des marques de grande surface… Il y a des marques qui se lancent dans ce segment grandissant, avant de se rétracter… », poursuit Zak Wood.

Pour parler concrètement des caméras IP, nous avons installé le dernier modèle de TRENDnet, la TV-IP762IC. Il s’agit d’une caméra jour/nuit, dont l’image peut être de qualité HD (720 pixels de « haut »).

 

Beaucoup d’options

Mais nous vous le disions, les caractéristiques évoluent. Ce modèle est donc équipé d’un port pour carte microSD, qui permet de stocker un certain nombre d’heures d’enregistrement (selon la qualité de l’image choisie). Sa vision nocturne est étendue à cinq mètres: on peut voir facilement l’ensemble d’une pièce intérieure, en pleine nuit.

Il y a également un micro et un haut-parleur: vous pouvez donc, au moyen de l’application pour smartphone et tablette, écouter ce qu’il se passe dans votre salon. Et faire « Bouh » si vous voulez effrayer votre famille à distance, ou faire fuir un intrus…

Côté application et installation, on a déjà vu plus simple. Ça fonctionne, heureusement, mais on voit que TRENDnet fait ses premiers pas en Europe, où le consommateur est plus exigeant en terme de finition, d’interface et d’explication. Il existe de trop nombreuses applications de caméra TRENDnet sur les stores de Google et Apple, et même les logiciels PC (pour les Mac, vous oubliez, malgré ce qui est inscrit sur la boite…) sont étranges. Il existe une version « pro » très fouillée, mais pas de version « simple »: il faut passer par la page web qui permet de diffuser l’image de la caméra, pour y modifier éventuellement les options (aller directement dans « options avancées »).

 

Conclusion

Les caméras IP, en plein boom, sont en effet devenues abordables, et permettent de « sécuriser » votre maison. Ou plutôt de vous rassurer. Si vous entendez un bruit en bas, si vous êtes en vacances et que votre alarme sonne, si vous voulez surveiller quelque chose (ou quelqu’un)… c’est très pratique de lancer une application sur son smartphone et de voir ce qu’il se passe chez vous, de jour comme de nuit.

La baisse des prix (environ 50€ pour les moins chères) est accompagnée d’une hausse des spécificités. Plus besoin de tirer des câbles Ethernet: il existe des modèles Wi-Fi accessibles. Et pour la sauvegarde des images, un détecteur de mouvement intégrer peut enregistrer chaque déplacement dans votre salon sur une carte micro-SD, ou même sur votre NAS, si vous êtes équipés….

Les caméras de TRENDnet sont sans doute un bon compromis entre les constructeurs haut-de-gamme (très chers) et les sombres modèles chinois (trop peu chers…). La finition de l’appareil est bonne, mais les applications (gratuites pour les opérations de base) et la page web de maintenance de la caméra auraient besoin d’un petit lifting.

Exemple d’une capture d’écran en plein jour:

 

 

 

 

 

 

Et pourquoi pas un smartphone qui… se transforme en tablette ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 28 février 2014 14h08 | Ajouter un commentaire

Les ventes de smartphones et de tablettes ont fait un bond important en 2013. Un cap a même été franchi, les ordinateurs portables devant courber l’échine devant les iPad et consorts, qui se vendent davantage.

Pas étonnant, du coup, que tous les fabricants d’électronique grand public misent de plus en plus sur ce marché juteux.

Bonne nouvelle pour le consommateur, la multiplication des systèmes d’exploitation (Android, iOS, Windows, etc) et des appareils a deux effets très positifs: la diversité de l’offre et la baisse des prix, notamment grâce aux Chinois (ZTE, Huawei, Lenovo, etc).

Asus, qu’on connait surtout chez nous pour ses ordinateurs de bonne réputation (aux dires des revendeurs, en tout cas), a mis à jour un concept inédit: un smartphone qui se transforme en tablette. Nous avons pu mettre la main dessus durant quelques semaines.

 

Un corps, deux costumes

L’Asus PadFone Infinity est un (beau) smartphone qui peut s’insérer dans le dos d’une tablette (ou plutôt, une station d’accueil). Elle ne fonctionne pas sans lui: impossible de la sortir de veille. C’est comme un corps sans cerveau.

Tout est donc dans le smartphone, qui est par ailleurs un modèle sous Android 4.2.2 (bientôt 4.4), très soigné, avec un design élégant et un bel écran Full HD. La surcouche d’Asus est discrète mais intelligente, avec de chouettes petits raccourcis et des bonnes idées dans l’affichage.

Une fois inséré dans le dos de la « tablette », c’est comme si le smartphone changeait de costume. On retrouve forcément toutes les applications du téléphone, mais les écrans d’accueil sont différents.

Vous pouvez (devez) donc configurer des écrans d’accueils propres au mode « station »: raccourcis d’applications, widgets… vous avez plus de place, et de l’énergie pour faire tourner tout ça. Donc lâchez-vous.

 

Et la batterie ?

Asus a prévu le coup: en mode tablette, il y a par défaut un widget avec certaines options spécifiques. Par exemple, pour la gestion de la batterie. Par défaut, la station d’accueil charge le smartphone dès qu’il est inséré, ce qui s’avère très pratique à l’usage. Vous pouvez également choisir la manière de décrocher lorsque le smartphone est inséré: par défaut, en le retirant, c’est comme si vous répondiez à l’appel. Mais si vous avez une oreillette Bluetooth, vous pouvez décrocher en laissant le smartphone dans sa station.

C’est l’une des forces du concept, pensé par rapport à l’usage de l’utilisateur. Il rentre chez lui, il insère son smartphone dans sa tablette et il fait ce qu’il a envie de faire. Forcément, c’est le même genre d’activités que sur téléphone: mails, web, réseaux sociaux, jeux…

 

Des applications similaires: seul Android peut le faire

Et pour une fois, l’un des défauts d’Android devient un avantage: contrairement à l’iPad et l’iPhone, il n’y a qu’un seul type d’application sous l’OS de Google, qui tourne sur les deux formats. C’est souvent moche: l’appli Facebook, par exemple, est toute étirée sur une tablette, elle convient mieux au format d’un smartphone.

Mais cet amalgame permet au PadFone d’exister, ce qu’Apple ne pourrait faire, car la plupart des applications sont différentes pour iPhone et iPad, certaines n’existant d’ailleurs que sur smartphone. Windows Phone 8 et Windows 8 ont des applications encore plus distinctes. Et ne parlons même pas de BlackBerry.

Avec le concept PadFone, vous pouvez transformer un smartphone en tablette, celui-ci ne changeant que son écran d’accueil, mais gardant tous ses réglages et applications. Au risque de se répéter, seul l’écran change (et ses widgets/raccourcis), tout le reste est une copie parfaite du smartphone.

 

Conclusion

Le PadFone Infinity est un concept intelligent et innovant, comme on en n’avait plus vu depuis longtemps: insérer un smartphone dans une station d’accueil qui le transforme en tablette, c’est plutôt malin.

Partant du principe qu’on lance souvent les mêmes applications sur ces deux formats d’appareils mobiles, cette combinaison a du sens.

Et des avantages: pas besoin de télécharger (et de payer, parfois) la même application plusieurs fois, ce qui est obligatoire pour le couple iPhone/iPad où en plus, la synchronisation est rarement effective (sauf pour les mails, le calendrier, tout ce qui est dans le cloud comme… Candy Crush Saga).

De plus, vous avez une « tablette » 4G, sans devoir payer de carte SIM ni d’abonnement supplémentaire.

Une fois dans sa station d’accueil, ce smartphone est rechargé, et offre un espace de travail plus grand, avec des écrans personnalisables, mais avec les mêmes applications et les mêmes réglages. C’est comme si vous branchiez un écran de 23 pouces sur un ordinateur portable de 11 pouces. Travailler devient plus facile…

En dehors, c’est un téléphone à la finition haut-de-gamme et agréable à utiliser, même si Asus a encore du chemin à parcourir pour égaler Samsung, HTC, LG ou Sony sur le terrain des smartphones sous Android. J’ai relevé une caméra moyenne (par rapport au prix…), et des problèmes avec la carte nano SIM, qui a tendance à disparaitre inopinément…

N’oubliez pas deux choses avant de craquer: la « station d’accueil » n’est pas autonome, et ne peut être utilisée sans le smartphone dans le dos. Enfin, le prix est assez élevé alors que la concurrence est féroce: 599€ pour le smartphone seul, 799€ en kit avec sa station d’accueil. Ça fait donc 200€ pour une coquille vide… (mais sur le web, vous trouverez ces appareils à moindre frais).

Problèmes de Wi-Fi ? Changez de routeur !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 février 2014 10h33 | Ajouter un commentaire

Rien de plus agaçant que d’avoir un signal Wi-Fi qui ne soit pas fiable à 100%. Distance, composition et épaisseur des murs, interférence… le sans-fil n’est pas une science exacte.

C’est pourquoi beaucoup optent pour du câble réseau de type Ethernet (il reste le plus fiable, mais les smartphones et tablettes s’en moquent), ou du CPL (du courant porteur en ligne, via des boitiers reliés au réseau électrique).

Et ils ont raison: ces alternatives au sans-fil sont bonnes. Mais en termes de liberté de mouvement, elles ne sont pas aussi polyvalentes que le Wi-Fi.

 

Utile, un nouveau routeur ?

Il convient dès lors de se poser la question suivante: un nouveau routeur Wi-Fi peut-il mieux couvrir mes besoins en terme d’accès au réseau partout dans ma maison ? La réponse est… sans doute.

Un peu de technique: la technologie Wi-Fi n’est pas très vieille, et elle s’améliore d’année en année. Les normes se succèdent et après le 802.11b, g, et n, place au 802.11ac. Les modèles les plus récents, montrés au CES de Las Vegas en janvier, devraient arriver dans quelques mois pour environs 200€.

La technique évolue donc, mais reste aléatoire. Les ondes, c’est un truc très, très compliqué, assez instable et vite perturbé.

 

Pour bien faire… il faut l’essayer

Si votre routeur actuel ne vous donne pas entière satisfaction, le mieux est de pouvoir tester un modèle plus récent et plus performant, pour s’apercevoir s’il atteint les recoins de votre maison. Ce n’est pas toujours évident à faire, mais certains magasins acceptent les retours dans les deux semaines, sans chipoter sur le justificatif.

Car en effet, à moins de l’essayer, il est impossible de savoir quelle sera la portée réelle du sans-fil dans une habitation. Mais rassurez-vous: je l’ai fait pour vous.

 

La Xbox du grenier se connecte enfin

Exemple concret: la Xbox 360 de mon grenier, qui est dotée d’un récepteur Wi-Fi un peu vieillot. Impossible de capter le signal de mon routeur, un appareil pourtant récent, acheté en 2013.

J’ai donc branché le dernier modèle prêté par Linksys, le AC1900 (ou EA6900). Et miracle: la Xbox trouve enfin un signal et peut se connecter au réseau.

Le secret réside peut-être, mais il est impossible d’en être certain, dans les trois antennes ajustables de ce routeur. A moins que ce ne soit la norme Wi-Fi améliorée, Dual-Band (2,4 + 5 GHz), mais de type AC (promettant un débit maximum théorique de 1300 Mbps).

Ces chiffres ne parlent pas à grand monde, et c’est normal. Mais visiblement, ils peuvent faire leur petit effet…

 

Parfait mais un peu cher…

Quoi qu’il en soit, ça vaut la peine d’y songer, d’autant plus que ce Linksys est discret à part les antennes), peu épais, doté de 4 ports Ethernet, de deux ports USB (3.0 et 2.0, pour connecter un disque dur ou une imprimante) et d’un contrôle via application nettement plus pratique que les rébarbatives pages d’administration habituelles.

Cette technologie de pointe à un prix: 200 € environ. Mais ça vous évite de tirer des câbles, ou de mettre au point un réseau CPL qui dépend de votre installation électrique (si elle est vétuste, méfiez-vous).

Vous pouvez tenter votre chance avec des modèles moins onéreux: ils pourraient suffire, selon la taille de votre maison et l’épaisseur de vos murs.

Netatmo, Oregon Scientific: test des stations météo connectées

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Divers, Test , le 4 février 2014 18h28 | Ajouter un commentaire

La météo intéresse tout le monde. D’une manière plus ou moins avouée, les gens veulent toujours savoir le temps qu’il fait et qu’il fera.

Dans cette optique sont apparues les premières stations météorologiques domestiques pour afficher températures extérieure et intérieure, mais également pour offrir des prévisions basées sur la pression atmosphérique.

En 2014, les stations météorologiques n’échappent pas à la règle: elles sont connectées ! Reliée en Wi-Fi à votre réseau local, elles affichent toute sorte d’informations sur votre smartphone, votre tablette ou votre PC.

 

La température, entre autres

A commencer, bien entendu, par la température. Le kit de base de Netatmo est livré avec une sonde principale, reliée au réseau en Wi-Fi et à une prise de courant. Il y a une sonde supplémentaire, prévue pour l’extérieur, fonctionnant sur pile. Elle est fournie avec deux moyens de fixation: un scratch et un kit vis/cheville.

Après avoir créé un compte sur le site de Netatmo, vous pouvez configurer très facilement les deux sondes, via l’application iOS (iPhone, iPad) ou Android (toutes les autres marques sauf Nokia).

C’est aussi simple que ça. Vous voilà équipé d’une station météorologique discrète, qui mesure :

  • La température (intérieur et extérieur)
  • Le taux de CO2 (intérieur)
  • Le taux d’humidité (intérieur et extérieur)
  • La pression atmosphérique
  • Le niveau de bruit (intérieur)
  • Le confort intérieur (basé sur le bruit, le CO2, la température et l’humidité)

 

Alerte: il fait trop froid !

Vous pouvez également configurer des alertes sur votre smartphone ou votre tablette: s’il fait trop froid, chaud, humide dans une pièce, si le CO2 atteint un seuil critique, etc.

Sur le site web comme sur les applications, vous pouvez consulter très facilement les infos, les stats et les graphiques liés aux mesures de vos modules. Vous pouvez en ajouter dans plusieurs pièces: chambre du bébé, salon, … (3 au maximum, en plus de la station de base).

Enfin, sachez qu’une carte interactive de toutes les stations connectées dans le monde est accessible gratuitement depuis le site de Netatmo : www.netatmo.com/weathermap.

 

 

Oregon Scientific est toujours là

Au moment d’écrire un article sur les stations météos, nous avons logiquement pensé à Oregon Scientific, pionnier du concept dans les années 1990/2000. La marque d’origine américaine appartient depuis longtemps à IDT, une société de Hong Kong qui a fait ses débuts dans l’électronique grand public en vendant des réveils et des montres avec les premiers écrans LCD dans les années 1970.

Sous la marque Oregon Scientific, IDT continue de vendre des gadgets électroniques, y compris des stations météo. Nous avons pu tester le dernier-né de la gamme: le kit Anywhere Weather destiné au marché belge (LW-301).

 

Pluie et vent !

Là où la station Netatmo se concentre sur la température et le confort (en mesurant le taux de CO2, le bruit, etc), Oregon Scientific va au bout de la démarche de la station météo à domicile. Le kit comprend donc un pluviomètre (nombre de mm de pluie) et un anémomètre (mesure de la vitesse et du sens du vent), en plus de la traditionnelle sonde pour la température et l’humidité.

Pour consulter les infos, c’est comme Netatmo: une application iOS ou Android, ou un site web. Il n’y a pas d’écran d’affichage sur les appareils livrés, sauf sur la sonde de température/humidité extérieure…

L’installation des sondes est forcément plus longue et contraignante: il faut que le pluviomètre soit à l’horizontal, que l’anémomètre soit placé vers le nord, etc. De plus, le kit fonctionne avec un boitier à relier à votre routeur avec un câble réseau, lui-même relié en USB à un récepteur chargé de capter les ondes radio émises par les différentes sondes.

 

Qualité de fabrication moyenne

Le kit d’Oregon Scientific est donc moins évident à configurer. D’autant que son principal défaut est sa finition très « asiatique »: plastique très léger, mode d’emploi pas très clair, etc… On est plutôt dans le low-cost. Tout le contraire de Netatmo, qui fait nettement plus « européen ».

Un petit conseil pour une configuration initiale rapide: commencez par installer toutes les sondes, puis branchez les éléments « réseaux ». Appuyez ensuite sur le bouton de recherche du récepteur vertical (s’il arrête de clignoter, c’est qu’il a trouvé les trois sondes), puis lancez l’application.

 

Des stats…

La grande force du kit d’Oregon Scientific, c’est la richesse des informations, très complètes: via l’application gratuite (iPhone ou Android) ou via un site web (comme pour Netatmo), vous pouvez consulter l’historique et même archiver (classeur Excel) les données météo de votre maison. Les météorologues en herbe en auront pour leur argent.

Les prévisions ne se basent que sur le baromètre intégré, et sont donc très locales (on parle d’un rayon de 32 kilomètres…). Mais souvent plus fiables que les bases de données internationales que l’on consulte.

Par ailleurs, l’application d’Oregon Scientific permet également d’accéder à une carte des stations connectées dans le monde. Envie de connaître la température et la force du vent de la station d’Igor à Moscou ? Rien de plus simple…

 

Conclusion

Pour 169€, la station météo du français Netatmo est un kit avec deux modules, intérieur et extérieur. Pourvue d’un excellent design et intelligemment conçue, elle ajoute une notion de « confort », basée sur le taux de CO2 à l’intérieur d’une pièce, et sur le bruit. Les prévisions à long termes (7 jours) se basent sur des données météorologiques internationales.

Pour environ 200€ (vous trouverez moins cher sur le web), le kit d’Oregon Scientific est plus complet, mais sa qualité de fabrication et sa facilité d’installation sont moindres. Il s’adresse davantage aux passionnés de météorologie, avec des mesures de vent et de pluie. Les prévisions sont basées sur la mesure de la pression atmosphérique uniquement, on parle donc de tendance (beau temps, mauvais temps, nuages, etc).

Le concept des deux stations est le même: les sondes captent, mais il faut une application mobile ou un site web pour consulter les informations. Avantage: tout est sauvegardé, et affiché de manière très claire: historique, graphiques, prévisions, consultation des données des autres stations dans le monde, etc. Inconvénient: il faut toujours être connecté à internet, et passer par un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Les deux systèmes utilisent également les alertes: vous pouvez demander à l’application de vous envoyer une notification lorsqu’il fait trop froid, trop humide, etc…

 

C’est quoi une « phablette » ? Test de l’Acer Liquid S2

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 10 janvier 2014 15h43 | Ajouter un commentaire

Osée par Samsung en 2011 (Galaxy Note), alors que le terme n’existait pas encore, la phablette est un smartphone de taille XXL. Que vous aimiez ou pas ce genre d’appareils forcément tape-à-l’œil, il est « tendance » depuis quelques mois, et 2014 devrait livrer de nouveaux modèles de l’ensemble des constructeurs.

Certains y voient simplement de la frime, mais qu’en est-il au juste ? Nous avons passé trois semaines avec l’Acer Liquid S2, dernier modèle en date de phablette disponible sur le marché belge.

 

Une ou deux mains ?

Les mensurations de cette phablette parlent d’elle-même : 166 x 86,2 x 8,9 mm pour 229 grammes. C’est grand et plutôt lourd, inévitablement. Placé à côté, un iPhone 5S a une taille de mannequin: 123 x 58 x 7,6 mm, pour 112 grammes.

Cette taille XXL nécessite un usage à deux mains pratiquement constant. Il est très difficile, voire impossible, d’envoyer un SMS à une main. Il en va de même pour déverrouiller l’appareil: la touche est petite, et située sur la tranche supérieure, à gauche. Les droitiers devront donc obligatoirement utiliser la main gauche pour déverrouiller l’appareil.

Quand vous tenez l’appareil en position classique, il est impossible d’atteindre, avec le pouce, la zone supérieure de l’écran. Ce qui rend l’usage de la plupart des applications délicat à une main.

Bref, vous l’avez compris, une phablette s’utilise à deux mains.

 

Dépasse de la poche

Les dimensions XXL d’une phablette ne lui permettent pas de se glisser dans n’importe quelle poche de jeans, comme vous l’imaginez. Si vous la mettez dans la poche avant, il sera difficile de vous asseoir. Si vous la mettez dans la poche arrière, elle dépassera d’un ou deux centimètres.

Sa place idéale: dans la poche intérieure d’une veste ou, avec une petite housse de protection, dans un sac. C’est un smartphone encombrant, mais c’est aussi une tablette de poche: il est impossible de glisser un iPad dans un pantalon ou un veston.

 

Et les avantages ?

Bien entendu, les 6 pouces (15,2 cm) de diagonale de l’écran de la phablette d’Acer offrent plusieurs avantages. A commencer par un confort de lecture et d’affichage. Premier élément: vous pouvez placer jusqu’à 5 icônes d’applications en largeur, sur les écrans d’accueil (même les grands smartphones sous Android sont souvent limités à 4).

Cette place permet également d’afficher nettement mieux les widgets. Par exemple, si vous placez celui du calendrier de telle sorte qu’il affiche l’intégralité du rendez-vous, il vous restera encore de la place pour une ou deux icônes en largeur.

Cet espace supplémentaire se traduit aussi à l’intérieur des applications: il y a plus d’informations à l’écran, et c’est plus aéré. Des dimensions qui conviennent finalement bien à une phablette sous Android: car les tablettes utilisant le système d’exploitation de Google lancent bien souvent des applications prévues davantage pour smartphone (comme Facebook), ce qui ne donne pas grand-chose visuellement.

 

Des vidéos XXL

Sans parler de la lecture de vidéo, qui offre forcément une expérience plus probante que sur un iPhone. On peut se contenter d’une phablette pour regarder un film dans de bonnes conditions (dans la voiture, le train ou l’avion, à la salle de sport en faisant du vélo, dans le lit) – mais il faudra parfois s’équiper d’une housse faisant office de support.

La concurrence, comme Samsung et ses Galaxy Note, intègre un stylet intelligent, qui permet de gribouiller, de prendre des notes, etc. Des possibilités ludiques qui, pour les avoir essayées plusieurs fois, me laissent plutôt sceptiques.

 

Conclusion

Si vous acceptez d’avoir l’air ridicule en téléphonant avec une brique ; si l’encombrement n’est pas un souci pour vous, tout comme le fait de ne pas savoir le mettre en poche ; et enfin si vous utilisez majoritairement votre smartphone à deux mains, alors la phablette est une option à étudier.

Son principal avantage: c’est appareil 2 en 1. Vous ne devrez pas ou plus débourser environ 200 euros pour une tablette à performance égale. Au-delà de cette considération pécuniaire, il y a l’espace d’affichage qui est au final trois fois supérieur à celui d’un smartphone classique: 2,1 millions de pixels sur l’Acer Liquid S2, contre 700.000 sur un iPhone 5S.

Des pixels en plus, c’est du confort de lecture (pour les photos et les vidéos) et un surplus d’ergonomie pour l’ensemble des applications.

 

Et la phablette Acer Liquid S2 ?

Concernant la Liquid S2 proprement dite, vendue un peu plus de 500 euros chez nous, uniquement avec un dos rouge, il y a du bon et du moins bon. Elle est nettement plus abordable que les Galaxy Note de Samsung, vendus environ 700 euros. Tout en étant bien finie et bien équipée, avec un écran de bonne qualité, un processeur puissant, 2 GB de RAM et 16 GB de stockage interne (extensible par micro-SD). Acer, plus habitué à l’entrée de gamme, fait donc un premier pas dans la cour des grands. Mais on ne devient pas constructeur « haut de gamme » du jour au lendemain.

Le Taïwanais donne l’impression d’avoir voulu aller un peu trop vite. Il met en avant la 4K pour l’enregistrement vidéo (ce qui ne servira pas à grand monde, à moins d’avoir une TV à 25.000€ pour l’afficher), mais l’appareil photo de 13 MP est très décevant, avec de gros soucis de mise au point.

De plus, ses performances sont moyennes malgré une configuration en béton, sans doute à cause de problèmes d’optimisation d’une puce Snapdragon 800 pourtant réputée. Nous avons également rencontré, lors du test, un bug qui s’est répété malgré la réinitialisation de l’appareil: le clavier tactile ne disparait pas lorsqu’on quitte l’application SMS en appuyant sur le bouton ‘Home’. Il faut appuyer une deuxième fois sur ce bouton central, alors qu’on est déjà sur l’écran d’accueil. Très irritant…

Mise-à-jour – 14 février: depuis la mise-à-jour système, le problème de clavier avec les SMS a disparu. En revanche, les problèmes de mise-au-point de l’appareil photo demeure.

Vraiment sociale, la PlayStation 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Pratique, Test , le 30 décembre 2013 19h27 | Ajouter un commentaire

La nouvelle console de salon de Sony, quatrième génération de la célèbre PlayStation, a été prêtée à la rédaction de RTL info durant quelques semaines. Premier aspect testé: la PS4 est-elle une console vraiment « sociale »?  

Le côté social de la PlayStation 4 se manifeste principalement par la fonction « En direct de PlayStation ». Cet écran, accessible dès l’accueil de la console, rassemble toutes les parties qui sont « streamées » (diffusées en direct) par les joueurs. Et la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez les regardez en direct, et les commenter.

Classées par défaut selon leur popularité (nombre de spectateurs), ces parties en direct peuvent être considérées comme du simple divertissement (vous vous amusez en regardant jouer d’autres personnes), de la curiosité (vous découvrez à quoi ressemble le jeu avant de l’acheter) ou comme un tutoriel en direct (vous apprenez à jouer en regardant les ‘pros’).

 


FIFA 14, le plus populaire ?

Lors de notre test, le stream surnommé « Ibracadabra » était le plus regardé. 234 personnes suivaient cette session de FIFA 14 (un jeu de football). Le joueur était en pleine partie et faisait des commentaires sur son style de jeu, via un micro-casque optionnel relié à la console.

Plus intéressant: le deuxième stream le plus populaire était une partie de Call Of Duty Ghost, un jeu de tir à la première personne. Entre deux fusillades, El_Maton (le pseudo du joueur) communiquait avec les spectateurs via l’espace de commentaires.

Le joueur lisait à voix haute les questions, puis y répondait. Didactique, communautaire et pratique, cette fonction de la PS4 est une vraie valeur ajoutée.

 

« Filtrer » par langue

La plateforme « En direct de PlayStation » est internationale: les diffusions sont donc principalement en anglais, mais il y a quelques francophones qui partageaient leur partie multijoueur, en ayant par ailleurs activé la caméra. On pouvait donc observer la tête du joueur en pleine action, ou, entre deux parties, l’entendre crier « chut! » à son enfant qui pleure (authentique).

Pour trouver ses parties francophones, il faut actuellement faire une recherche par mot-clé, en tapant par exemple « FR » ou « France ».

Remarque: tout ça est gratuit, mais il faut lier son compte Twitch ou Ustream pour interagir, donc pour commenter. Ce sont des plateformes de streaming très populaires que Sony a intégré à la PlayStation 4, au lieu de mettre sur pied sa propre structure. Une politique prudente et intelligente.

Pour diffuser vos parties, c’est très simple. Il suffit appuyer sur le bouton « Share » de la manette en cours de jeu, puis de lier son compte Twitch, par exemple. Votre partie est « online », et vous voyez le nombre de personnes qui vous regardent, et les commentaires éventuels.

 

Partage de photo ou de vidéo

L’autre aspect « social », également accessible en cours de partie depuis le bouton « Share », c’est le partage d’une « copie d’écran » ou d’une séquence vidéo. Vous venez de marquer un beau but ? Vous avez trouvé un moyen extraordinaire pour réussir une mission ? Il est très simple de partager, soit sur votre réseau PlayStation (voir plus bas), soit sur vos comptes Facebook et/ou Twitter, la photo ou la vidéo qui épatera la galerie.

A partir du bouton « Share », vous choisissez par exemple « Télécharger en amont le clip vidéo », et vous pourrez, après un léger montage (pour donner un début et une fin), partager au maximum les 15 dernières minutes de jeu qui sont automatiquement enregistrées par la console.

Pour la capture d’écran, c’est encore plus rapide.

Le tout est stable, fonctionnel et à nouveau, ça rend le jeu plus social, et ça flatte l’égo des joueurs ayant réussi une prouesse.

 

« Nouveauté » dépend de vos amis

La PS4 est également « sociale » d’une manière plus classique. Sous l’onglet « Nouveauté », elle rassemble toute l’actualité de vos sessions de jeu et de celles de vos amis PlayStation 4.

Quand vous jouez à un jeu, quand vous obtenez un trophée ou quand vous partagez une capture d’écran ou une vidéo, la « Time Line » se remplit au fur et à mesure. Le plus intéressant, ce sont bien sûr les actus des camarades de jeu. Et elles dépendent donc du nombre d’amis avec lesquels vous êtes connectés au sein de l’univers PlayStation 4.

Cet onglet est donc un mini réseau social, plutôt confidentiel à moins d’avoir des tas de potes ayant une PS4, ou d’en rencontrer.

 

Conclusion

La PS4 est véritablement une console sociale. La PS3 permettait bien entendu de jouer en réseau, mais sa grande sœur prend intelligemment en compte les envies de partage et de découverte des joueurs.

Regarder une partie, se faire une idée sur un jeu ou des manières de jouer, voire même poser des questions en live: l’univers « En direct de PlayStation » apporte une nouvelle dimension au jeu vidéo.

L’aspect didactique est de la partie: il est même théoriquement possible d’aider quelqu’un en prenant le contrôle de sa partie. Mais il faut posséder le jeu, et il faut des amis dans le besoin. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction.

Bien entendu, le social, c’est aussi le partage de ses prouesses en photo, vidéo ou streaming. Enfin, notons que si un abonnement payant à « PlayStation + » est désormais nécessaire pour le jeu en réseau, ce n’est pas le cas pour toutes les fonctions sociales dont on a parlé, qui sont complètement gratuites.

Sony n’a donc pas menti: sa PS4 est vraiment sociale. Les différentes fonctionnalités, déjà bien abouties, ne feront qu’évoluer avec le temps et les mises à jour.