Pratique

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.

On a testé la réparation de smartphone à domicile

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2015 09h29 | Ajouter un commentaire

Changer l’écran de son téléphone plutôt que d’aller en acheter un nouveau: vous êtes de plus en nombreux à le faire. Les boutiques se multiplient et pour se démarquer, une enseigne a décidé de réparer votre smartphone… chez vous. J’ai testé le concept pour vous.

t1Cela fait très longtemps que la plupart des gens changent de téléphone portable en moyenne tous les deux ans. Une batterie qui s’essouffle, un écran griffé, un gros coup dans le coin après une chute, une interface trop lente… les problèmes ne manquent pas.

Pour le « téléphone lent », il n’y a hélas pas grand-chose à faire : les systèmes d’exploitation et les applications se mettent très souvent à jour, pour exploiter l’évolution technique des nouveaux modèles, plus puissants et/ou avec plus de fonctionnalité. On n’arrête pas le progrès (même si parfois on aurait bien envie…)

Vous êtes de plus en plus nombreux à réparer

En revanche, pour les autres soucis que rencontrent de nombreux smartphones, il est possible de faire quelque chose pour éviter de le remplacer. Un principe très simple, finalement, qui s’appliquait à tous nos appareils il y a une vingtaine d’années: les faire réparer !

Ça n’est pas nouveau, mais visiblement les Belges se de plus en plus disposés à le faire. Le magasin iFixTech, qui ne comptait à l’origine qu’un seul réparateur (son fondateur…), a désormais plusieurs employés et a même investi dans des machines pour fabriquer lui-même la « vitre » qui compose les écrans.

« Cela a grandement réduit le coût des pièces, et donc la facture finale pour le client », nous a expliqué Jeremy Golender, qui nous a rendu une petite visite un peu particulière.

t2Un service à domicile

En effet, après un premier magasin à Overijse et un second Avenue Louise à Bruxelles, la petite société a lancé un nouveau service il y a quelques mois: la réparation de smartphone à domicile. Nous l’avons testée pour vous !

La première étape est de remplir un formulaire sur le site iFixTech.be, ou d’appeler la boutique (il sera bientôt possible de le faire via une application). Il faut expliquer le problème, donner ses disponibilités, etc…

Ensuite, un rendez-vous est fixé, et un technicien vous rend une petite visite. Il se déplace avec une voiture bien reconnaissable (surmontée d’un grand smartphone…), des petits outils et un grand buvard pour ne pas salir votre table et ni perdre de petites pièces.

S’il s’agit d’un simple remplacement d’écran cassé, cela peut aller très vite. Nous avons testé le service de réparation à domicile avec un Nokia Lumia 1020 complètement mort, tombé sur l’écran et qui ne réagissait plus à rien. La vitre était brisée sur toute sa surface.

« C’est souvent uniquement l’écran. Parfois, on peut se contenter de remplacer la vitre, le reste des composants étant encore fonctionnel. Mais ce n’est pas le cas avec tous les smartphones ».

t3Seulement 10 minutes

Dix minutes (et une dizaine de manipulations délicates) plus tard, l’appareil démonté puis remonté avec un nouvel écran se réveille. Ce n’était donc que ça… Test réussi !

Jusqu’à présent, « ce sont surtout les entreprises qui sont intéressées par ce service à domicile, qui est par ailleurs très répandu dans d’autres pays », selon Jeremy.

La facture dans notre cas s’élevait à 200€, hors frais de déplacement. Mais ce sont surtout les pièces de notre écran qui coutaient cher. A titre d’exemple, une telle réparation pour un iPhone 4/4S ne coûte plus que 65€ (alors qu’il fallait compter 140€ il y a deux ans).

Un forfait de 15 euros pour les déplacements

Le déplacement est facturé 15 euros au particulier, mais pour les entreprises, « nous envisagerons peut être un service à domicile gratuit en fonction du nombre d’appareils à réparer ».

L’avantage de la réparation à domicile ? Le gain de temps. Si vous allez en boutique avec votre appareil cassé, il n’y aura peut-être aucun technicien disponible pour le réparer directement. Vous devrez soit attendre, soit revenir le chercher quelques heures plus tard.

Or, être séparé si longtemps de son smartphone, c’est… difficile pour certains.

FixMeStick: la clé USB de la dernière chance pour réanimer votre PC

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 19 mars 2015 16h15 | Ajouter un commentaire

f1FixMeStick pourrait devenir votre clé USB préférée: elle est capable de débarrasser votre ordinateur de tous ses virus dans devoir lancer Windows, souvent paralysé par ces logiciels malveillants.

C’est le mal du 21e siècle: des milliers de personnes, pour ne pas dire des millions, sont victimes chaque jour de l’infection… de leur ordinateur.

Certains vont même jusqu’à en acheter un autre, pensant que tout est perdu, que leur machine est trop lente parce qu’elle a « déjà » 4 ans. Souvent, c’est à cause de la présence de virus, ou plutôt de logiciels malveillants au sens large, qui monopolisent les ressources de l’ordinateur pour en analyser le contenu, transmettre des informations à des serveurs, lancer des fenêtres ‘pop-up’.

Dans la plupart des cas, ces ‘malwares’ sont tellement envahissants qu’ils paralysent les ordinateurs moins récents (et donc moins puissants), rendant également inutilisables les logiciels antivirus.

Impossible de scanner le disque dur, et donc d’isoler ces petits logiciels pour les empêcher de nuire.

Un antivirus qui n’a pas besoin de Windows !

Dans ces cas les plus désespérés, il devient alors nécessaire de réinstaller complètement Windows. Un processus long qui entraîne la perte de données personnelles… pour autant qu’on puisse retrouver le CD d’origine (ce qui pour la plupart des gens et un casse-tête).

Mais il y a une alternative, et elle permettra même conserver toutes les données personnelles: le FixMeStick. Il s’agit d’une clé USB qui contient plusieurs logiciels de sécurité (Kaspersky, Sophos et Vipre), et qui le gros avantage de tourner sous son propre système d’exploitation.

L’ordinateur n’a donc pas besoin de démarrer Windows (ou Mac OS) pour faire tourner les antivirus. Il démarre le propre OS du stick USB, une interface assez simplifiée qui vous permet d’analyser le disque dur, de repérer les logiciels malveillants et de les empêcher de nuire.

De plus, cela empêche les virus et autres spyware d’être actifs, car ils se lancent automatiquement au démarrage de Windows.

F2Et dans la pratique ?

Voilà pour la théorie. Nous sommes passés à la pratique en essayant de redonner vie à un ‘vieil’ ordinateur portable sous Windows Vista, qui mettait environ 10 minutes à démarrer, pour être ensuite pratiquement inutilisable. Nous avions auparavant essayé de supprimer les logiciels suspects et de faire tourner un antivirus, mais l’ordinateur se paralysait au bout de quelques tentatives.

Dans un premier temps, vue la lenteur de la machine, nous avons essayé la manière forte: forcer le démarrage immédiat à partir de la clé USB, en appuyant sur F8, F9, F10, F11 ou F12 juste après avoir allumé l’ordinateur.

Des options de démarrage ont fini par apparaître, mais jamais la possibilité de lancer immédiatement l’OS du stick USB. Une opération plus délicate, sans doute réservé aux experts.

Un peu de patience

Nous avons dès lors suivi la procédure standard: démarrer Windows normalement, puis dès que possible lancer le fichier « FixMeStick.exe » présent sur la clé USB. Comme l’ordinateur était très lent, cela a pris 15 bonnes minutes avant que le petit programme s’exécute.

Il a alors redémarré l’ordinateur dans le mode adéquat, à savoir l’OS du stick USB, qui a dès lors pu faire son job comme promis.

Après deux bonnes heures, le scan minutieux était terminé, et les (très nombreux) logiciels malveillants mis en quarantaine.

Quelques heures plus tard, l’ordinateur était mis à jour sans trop de souci, avec les dernières versions de Windows Vista, et à nouveau utilisable comme au premier jour (même si la batterie n’a plus que quelques minutes d’autonomie…).

Du bon travail, donc.

Le FixMeStick est dispo sur internet et chez Vandenborre au prix recommandé de 59€. Cependant, les antivirus qu’il contient seront véritablement efficaces durant 1 an: après, il faudra payer pour les maintenir à jour.

Ce petit appareil ne servira donc peut-être qu’une seule fois, mais cela vous évitera d’acheter un nouvel ordinateur ou de faire appel à un professionnel pour récupérer vos données privées.

On a testé la tablette avec projecteur intégré de Lenovo

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 17 février 2015 18h41 | Ajouter un commentaire

Les constructeurs de tablettes Android, qui inondent le marché avec des prix et des qualités très variables, doivent redoubler d’originalité pour se démarquer. Le chinois Lenovo a choisi d’utiliser une grosse poignée dans laquelle il a insérer une béquille (pour multiplier les positions), une batterie et… un projecteur ! Tout cela n’est-il que de la poudre aux yeux ? RTL info a passé deux semaines avec la Yoga Tablet 2 Pro, environ 450€.

Même si le marché de la tablette, toujours largement dominé par Apple et son célèbre iPad, est en stagnation pour la première fois depuis 2010, cet outil reste un remplaçant partiel de nos outils informatiques.

Avec Android, le système d’exploitation de Google pour smartphone et tablette, tous les constructeurs peuvent proposer leur modèle, avec des prix, des qualités et des innovations qui vont du ridiculement mauvais à l’excellent.

De quoi s’amuser

Le constructeur chinois Lenovo, surtout connu chez nous pour ses ordinateurs portables, est au niveau mondial un grand fabricant de smartphone et de tablette. En attendant que les téléphones (ceux que nous avons pu manipuler sur des salons internationaux avaient un rapport qualité prix appréciable) débarquent sur notre continent, il faut se retourner vers les tablettes pour apprécier le sérieux de l’entreprise, qui prouve que le « Made in China » n’est plus (toujours) ce qu’il était.

Avec des marchés aussi gigantesques que la Chine et l’Inde, Lenovo a de l’argent à consacrer à la recherche et au développement. De quoi s’amuser à sortir des produits inédits, dont la Yoga Tablet 2 PRO, qui a l’originalité d’intégrer un petit projecteur, une béquille et une batterie dans sa poignée tubulaire.

Un projecteur, vraiment ?

Il va de soi que pour des raisons de coût, d’usage de la batterie et d’espace, la puissance de ce qu’on appelle un « pico-projecteur » est assez limitée. On parle de 30 à 40 lumens, ce qui n’est pas très lumineux.

L’image projetée est de 854 x 480 pixels (en-dessous de la HD, donc), ce qui est nettement moins que l’écran de la tablette: une dalle de 13,3 pouces (34 cm, c’est très grand…) affichant 2560 x 1440 pixels (au-dessus du Full HD).

Selon la documentation, la distance idéale de projection est de 2 mètres, ce qui permet d’avoir une image de 50 pouces (127 cm).

Il faudra dès lors une obscurité quasi-totale, vue la puissance limitée du projecteur. Et avec une telle taille, le manque de pixels se voit assez bien.

Comme vous l’imaginez, la luminosité faiblit proportionnellement à la distance de projection. Ce qui équivaut à dire: au plus sombre est la pièce, au plus loin sera la distance acceptable de projection, et au plus grande sera l’image.

Sachez qu’il est recommandé de sortir le pied intégré pour une position idéale de la tablette. Celle-ci utilise cependant un capteur pour connaitre l’inclinaison de l’appareil, et donc ajuster le « trapèze » de l’image en fonction (mais les résultats sont discutables, nous l’avons essayé).

Il y a également une toute petite molette d’ajustement de la netteté en fonction de la distance de projection, près de l’ampoule de projection. Mais elle n’est pas très précise.

Gadget ? Oui et non… Il faut le voir comme un pico-projecteur, qui n’a pas l’ambition d’être un home cinéma. Pour de photos et des vidéos, c’est franchement utile dans la pénombre. Pour un film entier, cela peut le faire, mais le positionnement de la tablette est délicat. Quant à la qualité de l’image, sachant que le projo est intégré dans la poignée d’une tablette à 450€, il n’y a pas de quoi se plaindre.

Et à part ça ?

Hormis cette fonction de projection inédite sur une tablette, la Yoga Tablet 2 Pro se distingue – et c’est pour ça qu’on l’appelle Yoga – par un éventail intéressant de positions disponibles.

Vous pouvez la tenir à la verticale, comme un journal, à l’aide de la protubérance tubulaire. C’est plutôt sympa pour des applications comme Facebook et Twitter, qui affichent un fil d’actualité continu. Mais comme elle est grande et que son format est très « 16:9″, c’est assez encombrant et lourd pour une seule main (1 kg).

L’idéal, selon nous, est la position « tilt », soit presque à plat, mais dont un côté est relevé par la béquille intégrée. Elle permet de travailler confortablement si vous devez taper un texte, même si à nouveau, vu le format 16:9, la place occupée par le clavier équivaut à la moitié de l’écran.
La position chevalet, soit debout mais reposant sur le pied réglable, est pratique pour regarder un film ou en faire un « cadre » pour montrer des photos ou des documents, sans devoir la tenir.

Autre nouveauté sur cette tablette: la position « accrochée », rendue possible grâce au trou dans le pied pivotant. Vous pouvez la suspendre à un crochet, un clou, etc. Un peu gadget mais ça peut servir…

insert

Un « vieil » Android ?

La Yoga Tablet 2 Pro tourne sous Android 4.4.2, une version sortie en décembre 2013. On est donc loin de Lollipop (Android 5.0) qui devient progressivement le nouveau standard pour les smartphones et les tablettes.

Mais le « vieil » Android a été largement remanié par Lenovo, qui a ajouté de nombreuses fonctions supplémentaires (deux applications ouvertes et affichées en même temps, un menu glissant dans le bas de l’écran avec les réglages, etc).

Ce n’est donc pas l’expérience ultime d’Android, mais pour le commun des mortels, c’est un détail.

Conclusion

La Yoga Tablet 2 Pro est avant tout une (très) grande tablette: 13,3 pouces. Ce qui permet de placer un bel écran lumineux et détaillé (2560 x 1440 pixels). Mais tout ça est gourmand en énergie, vous l’imaginez. Et vu qu’elle est équipée d’un processeur Intel Atom Z3745, moins puissant et plus énergivore que les puces plus récentes, la batterie n’est pas des plus durables.

La configuration est cependant sérieuse: 2 GB de RAM, un stockage interne de 32 GB (dont 6,5 GB utilisé par le système d’exploitation), extensible via microSD et un appareil photo convenable de 8MP.

Elle a deux signes distinctifs: tout d’abord un petit projecteur intégré dans la poignée, qui se rapproche plus d’un gadget vue sa puissance forcément contenue, mais qui reste utilisable dans l’obscurité. Pourquoi pas, après tout ?

Ensuite, il y a le nombre de positions rendues possibles grâce au pied intégré pivotant. La stabilité est au rendez-vous quel que soit le mode choisi, et c’est franchement une excellente idée.

Si ces deux caractéristiques vous branchent, foncez car le prix est contenu: on la trouve déjà à 450€ sur Amazon. Vous en aurez (largement) pour votre argent.

Nouvelles technologies: ce qu’il faut retenir du salon de Las Vegas

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Mobilité, Pratique , le 12 janvier 2015 08h35 | Ajouter un commentaire

Le salon d’électronique grand public de Las Vegas, International CES, est déjà terminé. Voici 10 tendances à retenir de cette édition 2015:

Une télévision ultra-haute définition

Des écrans géants, incurvés pour une vision panoramique, et surtout toujours plus haute définition avec en particulier une poussée du format « 4K », de qualité quatre fois supérieure à la HD actuelle: les groupes d’électronique ont sorti les grands moyens pour convaincre les consommateurs de changer leurs téléviseurs.

Des voitures sans conducteur

Les grands constructeurs automobiles ont amené à Las Vegas des véhicules hyper-connectés, et n’ayant pour certains même plus besoin d’un conducteur.

Mention spéciale pour l’allemand Daimler et son prototype futuriste très poussé, totalement autonome avec un espace intérieur réinventé pour créer un salon roulant où l’on peut discuter, travailler ou se relaxer en tournant le dos à la route.
 
Des transports roulants écolos

A côté des voitures, un tas d’appareils légers, équipés de une à parfois cinq roues et inspirés du scooter, du segway, voire du skateboard et des patins à roulettes, sont venus au CES avec l’ambition de s’imposer comme un nouveau mode écologique de déplacement urbain.

Des drones partout
 
Le CES leur a pour la première fois consacré un espace dédié, preuve de l’usage croissant de ces mini appareils volants sans pilote embarqué, initialement à usage militaire mais qui trouvent des applications croissantes dans l’industrie, l’agriculture ou la vidéo.

Des « selfies » vus d’en haut

Marre de vous prendre en photo en tendant votre smartphone à bout de bras ? Prenez une autre perspective, celle des airs, en utilisant votre drone auto-suiveur pour faire votre « selfie ». Ou encore un « bras à selfie » télescopique, un accessoire qui a rencontré du succès parmi les visiteurs du salon.

La réalité devient virtuelle

Une autre perspective, c’est aussi ce que promettent des technologies toujours plus immersives. Avec des images et du son en trois dimensions plus vrais que nature, la création d’univers virtuels apparaît de moins en moins comme de la science-fiction.

L’un des sociétés phares du secteur, Oculus (Facebook), faisait tester au CES la dernière version de son casque prototype. Au-delà d’applications évidentes dans le cinéma et les jeux vidéo, certains imaginent déjà de s’en servir dans les communications, l’éducation, ou l’entraînement des militaires et des chirurgiens.

Des « coachs » connectés et vraiment portables

Les objets connectés ne se contentent plus de compter vos pas ou vos battements de coeur, ils donnent des conseils au sportif amateur et surveillent l’état de santé en connexion le cas échéant avec le médecin, avec l’espoir de jouer un rôle préventif.

Bracelets, montres, lunettes: l’électronique devient particulièrement prête-à-porter dans les « wearables », en plein essor. Mais elle cherche aussi de plus en plus à se faire oublier pour séduire au-delà des « geeks », avec des bracelets d’activité ressemblant à de vraies montres, ou des fils conducteurs tissés directement dans le textile.
 
La puce « bouton » d’Intel

Intel a présenté une nouvelle puce de la taille d’un bouton. Baptisée Curie, elle est censée lui permettre de se positionner dans les « wearables ».

Des robots plus humains

Plusieurs exposants montraient des robots d’assistance au CES. Mais la star a été Chihira Aico, la Japonaise plus vraie que nature de Toshiba dont le visage au grain de peau hyperréaliste offre les mêmes expressions faciales qu’un humain: elle chante, parle, sourit, cligne des yeux, et ambitionne d’aider les visiteurs des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Une maison connectée

Le CES a permis d’exposer un tas d’appareils et de dispositifs anticipant les besoins des habitants de la maison, de la sonnette qui observe les visiteurs approcher à l’électroménager qui détecte la présence.

(Avec AFP)

Cette application a permis d’ouvrir 10.000 boutiques en une nuit

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 6 janvier 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

Actuellement, la grande majorité du commerce en ligne s’effectue via un ordinateur. Mais à l’heure où le smartphone est en train d’accomplir de plus en plus de tâches de la vie de tous les jours, il se pourrait bien qu’il devienne le moyen de paiement numérique N.1 dans les mois (années?) à venir. Explications et interview d’un Belge impliqué dans un projet très ambitieux.

Un constat empêche tous les e-commerçants de dormir depuis plusieurs années: 70% des gens qui sélectionnent des produits sur des sites marchands comme Amazon.fr, ne valident pas leur panier.

La plupart des gens passent donc beaucoup de temps à chercher et choisir quelque chose qu’ils souhaitent acheter, mais pour différentes raisons, annulent tout lors du paiement. Indécision, manque de confiance dans les moyens de paiement du site (on hésite parfois à laisser trainer ses coordonnées bancaires), etc… Ou tout simplement, votre carte de crédit est dans votre portefeuille, et vous avez la flemme de vous lever pour aller la chercher.

Seuls les mastodontes du secteur, comme Amazon et Zalando (les deux plus importants webshops en Belgique, selon la récente publication BeShopping), peuvent se permettre d’avoir une application mobile et des structures informatiques suffisamment efficaces pour amener les gens à utiliser leur smartphone afin de trouver puis acheter effectivement des produits chez eux.

Pour les autres, il faut se contenter des 30% qui valident le panier…

 

Un intermédiaire puissant

Mais il y a peut-être une solution intelligente qui est en train de se mettre en place, et dont le potentiel est immense. Son nom: PowaTag. Son crédo: « Libre d’acheter où vous voulez, quand vous voulez ».

Le principe semble pourtant déjà vieux: un code QR (ces petits carrés noirs et blancs) scanné avec un smartphone lance une action, la plupart du temps un site web via le navigateur. En un sens, PowaTag est comme Apple: il prend un concept qui existe déjà, le repense complètement et le rend facile et agréable à utiliser.

L’idée de base est de servir d’intermédiaire entre l’acheteur potentiel et le magasin en ligne. Au lieu qu’un code QR vous renvoie vers le site web souvent mal foutu où vous devrez entrer votre adresse et les détails de votre carte de crédit, les « tags » de PowaTag se font à partir de l’application.

 

Pas de perte de temps

Et celle-ci ouvre directement la page du produit désiré. S’il s’agit d’un vêtement, il reste à choisir la taille et ensuite, on achète, toujours via l’application qui a enregistré lors de l’inscription votre adresse et les détails de votre carte de crédit.

« L’acheteur gagne beaucoup de temps. D’habitude, avec un code QR, on est envoyé sur un site marchand, où il faut s’inscrire et entrer de nombreuses données, toujours les mêmes en plus. Avec Powatag, tout est simplifié et transparent« , nous a expliqué Geert Berckmans, le Belge qui est responsable de l’entreprise pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Et il s’agit bien d’un intermédiaire car le paiement se fait directement sur le compte du commerçant, l’application n’étant qu’une interface différente et simplifiée du site ciblé.

 

« Plus de 10.000 boutiques ouvertes en une nuit »

L’idée plait tellement aux distributeurs que la chaîne française « Comptoir des cotonniers », qui vend des vêtements et des accessoires de mode, a servi de projet pilote.

« Ils ont fait toute une campagne d’affichage ou chaque panneau dans la rue était une boutique. Leur slogan était : ‘Plus de 10.000 boutiques ouvertes en une nuit’. Car sur chaque publicité, il y avait des produits et des tags de PowaTag, qui permettaient aux clients qui scannaient d’acheter dans la rue, dans la station de métro, en quelques secondes. On a appelé cela le fastshopping ».

Les commerçants traditionnels n’ont donc visiblement pas peur de vider leur boutique pour envoyer tout le monde sur l’e-commerce… « Ils vivent avec leur temps, et constatent les habitudes changeantes des clients ».

 

Eduquer les gens

On a tous compris l’idée, et elle est bonne. Elle nous ferait indéniablement gagner du temps, « et pour les entreprises, c’est un incroyable moyen de collecter des statistiques sur ses clients (qui a acheté quoi, où, quand, comment) ».

Reste à convaincre les gens de télécharger l’application, et les commerçants d’utiliser le concept. Tout se met en place depuis quelques mois. « La télévision italienne RAI, par exemple, va faire la promotion pour nous auprès de leurs annonceurs ; et récemment, en France, Carrefour a utilisé notre système pour que les gens puissent faire un don au Telethon dans leur magasin – ça simplifie tellement la procédure pour ceux qui veulent donner« .

 

Conclusion

PowaTag est à la fois brillant et effrayant. Il facilite grandement le paiement via smartphone – des appareils de plus en plus utilisés – mais il surfe également, sans se cacher, sur notre propension à être des acheteurs compulsifs.

« Clairement, on joue sur l’impulse« , reconnait l’entreprise. C’est d’ailleurs son argument principal auprès des marques: il faut profiter de l’effet immédiat d’une publicité pour faire passer le consommateur à la caisse. On pousse donc à l’achat impulsif, celui qu’on regrette parfois quelques minutes plus tard. « Mais il y a des législations en Europe qui garantissent un droit de rétractation« , argumente-t-on chez PowaTag. Sauf qu’on n’annulera pas l’achat, car au fond, on en a vraiment envie, même si ça n’est pas raisonnable. On se contentera de regretter…

On ne doute donc pas du succès de PowaTag en 2015. « Le patron, Dan Wagner, très connu en Angleterre, a levé 125 millions de dollars d’investissement aux Etats-Unis« . Ce qui est généralement la garantie d’un certain succès.

Il est vrai que le projet peut rapporter beaucoup d’argent: « pour chaque tag qui donne lieu à une transaction, on reçoit 30 centimes environ« , a conclu M. Berckmans.

Les étiqueteuses aussi deviennent intelligentes

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 23 décembre 2014 17h32 | Ajouter un commentaire

Attention, produit de niche. Leitz, le spécialiste des fournitures de bureau, a sorti une imprimante à étiquette digne de son temps. Son petit nom: Icon.

Certes, tout le monde n’en a pas besoin. Mais si c’est votre cas, vous serez heureux d’apprendre qu’il existe désormais une étiqueteuse Wi-Fi, qui de plus peut se contrôler avec un smartphone, un ordinateur ou une tablette.

Après une configuration manuelle pour la connecter à votre réseau local, il faudra mettre en place la bobine d’étiquettes, ce qui n’est forcément évident (nous avons rencontré quelques difficultés).

 

Plusieurs applications

Ensuite, à l’aide de l’application dédiée, vous créez vos propres étiquettes et vous les imprimez directement à partir votre smartphone. Il existe aussi, bien entendu, des applications pour Windows et Mac.

Différents formats, différentes orientations, découpe adaptée, sur plastique, carton ou papier (les recharges sont à acheter à part, bien entendu, environ 20€ pièce)… c’est un appareil avec de nombreuses options, destiné aux professionnels, mais à un prix relativement abordable (environ 199€).

En option, il existe également un bloc-piles externe pour disposer d’une autonomie pouvant atteindre douze heures.

 

Faut-il offrir une « smartwatch » à Noël ? On a essayé trois modèles récents

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 décembre 2014 10h15 | Ajouter un commentaire

Après les smartphones et les tablettes, les montres intelligentes seraient le nouvel ordinateur miniature indispensable… d’après les départements marketing des géants de l’électronique. On a testé trois modèles qui couvrent bien l’offre actuelle. Voici notre verdict.

Elles existent depuis quelques années mais on peine à leur trouver une réelle utilité: les « smartwatch », ces montres intelligentes et connectées, se multiplient en cette fin d’année 2014. Les fabricants, de plus en plus nombreux, comptent bien en vendre pour les fêtes et les traditionnels cadeaux.

Alors, devez-vous vous laisser tenter ? La technologie est-elle déjà au point ou faut-il attendre l’arrivée de la fameuse Watch d’Apple ? On a testé trois modèles récents et surtout, disponibles en Belgique…

 

SONY SMARTWATCH 3 ET ANDROID WEAR

Le dernier modèle de montre intelligente de Sony tourne sous Android Wear, le système d’exploitation mis au point par Google et destiné à tout ce qui est « portable ». C’est ce qu’on appelle le « wearable »: pour l’instant, il s’agit des montres uniquement. Mais cela pourrait évoluer.

Cet OS a de nombreux avantages, le premier étant d’être commun à plusieurs fabricants (LG, Samsung, Motorola, etc). Cela encourage(ra) les développeurs à proposer des (mini) applications, vu que le public s’élargit de jour en jour.

La principale tâche de votre montre sous Android Wear est d’afficher toutes les notifications de votre smartphone (uniquement Android, mais toutes les marques sont concernées). L’écran de 4 cm, pas très brillant (cela préserve la batterie), est tactile. Il faut donc effectuer des gestes vers le haut ou le bas pour faire défiler les « cartes » de notifications, et vers la gauche ou la droite pour effectuer une action sur ces notifications.

 

Une notification Facebook

Exemple: quelqu’un a mis une photo de vous sur Facebook. Votre montre vibre, vous voyez un bout de la notification sur le bas du cadran (le reste étant l’affichage de l’heure – hé oui, ça reste une montre). En faisant un geste du bas vers le haut, vous affichez l’entièreté de la notification (uniquement du texte). Puis viennent les options, avec un geste de droite à gauche. L’unique option est « afficher sur le téléphone ». Reste à prendre son smartphone pour voir la suite, l’application Facebook étant déjà lancée sur la bonne page.

Il est bien entendu possible de lire entièrement les SMS et les messages Whatsapp, par exemple.

Certaines notifications peuvent être « lues », comme celles de Gmail. En appuyant sur l’e-mail, vous pouvez lire son contenu mais aussi y répondre grâce à la reconnaissance vocale. C’est plutôt efficace, mais pas très discret si vous êtes en société.

La plupart des notifications sont assez limitées, avouons-le, et se limitent à la lecture.

Si vous utilisez Google Now, dont l’affichage d’Android Wear s’inspire beaucoup, vous afficherez les scores de vos équipes de foot préférées et l’état de la route maison-travail, toujours sous forme de « cartes ».

 

Une montre autonome

La montre a heureusement son fonctionnement propre. En appuyant une seconde sur l’écran verrouillé, on lance la commande vocale. Vous pouvez alors mettre une alarme ou envoyer un SMS avec votre voix. C’est assez intuitif, même si on n’a pas le côté « conversation » de Siri, sur iPhone.

Il est également possible de lancer quelques applications à la main, comme le minuteur (préinstallé). Mais tout l’intérêt d’Android Wear réside dans un magasin d’applications de plus en plus étoffé. Il faut pour cela passer par l’application « Wear » sur votre smartphone.

Le processus d’installation est un peu confus, selon nous: il n’y a pas vraiment de rayon « wear » sur le Google Play Store. Il faut chercher dans le Google Play Store de base.

On a du taper « Nest Wear » pour trouver une mini application qui contrôle notre thermostat Nest. Heureusement, ça a fonctionné !

 

Compagnon de vie

Bien entendu, il y a le volet « compagnon de vie ». La Smartwatch 3 va compter vos pas et enregistre tout ce que vous faites. C’est ce qu’on appelle le « LifeLog » de Sony. Il permet aux utilisateurs de mémoriser différentes étapes de leur journée, de géolocaliser un restaurant où vous êtes allé, de savoir quels morceaux vous avez écoutés ou quelles photos vous avez prises, tout ça en les inscrivant dans une ligne du temps de la journée.

La SmartWatch est assez autonome, car elle intègre 4 GB de mémoire interne, et vous pourrez y stocker de la musique pour aller courir. Il faut passer par l’application Wear, configurer Google Music, et tout transférer via Bluetooth. C’est fastidieux mais ça fonctionne. Pour écouter cette musique, il faudra un casque Bluetooth, lui aussi.

Sachez enfin que le GPS intégré permet de faire son jogging sans son smartphone, la montre (waterproof) pouvant enregistrer vos déplacements.

Pas de miracle au niveau de l’autonomie: on reste limité à deux jours environ. La recharge se fait avec un simple câble micro-USB.

Environ 220€

 

SAMSUNG GEAR S: LE SMARTPHONE AU POIGNET

Le géant coréen a déjà sorti six modèles de smartwatch en un an, chacune ayant son propre style. Pour reprendre les mots de nos confrères d’Engadget, on a l’impression que la stratégie de Samsung en matière de « wearable » est « Jeter tout sur un mur et voir ce qui colle ». Ses montres, il les appelle « Gear ».

Le modèle le plus dingue et le plus performant est le Gear S, qui vient tout juste d’être disponible en Belgique, et qui atterrit en avance à la rédaction de RTL info.

Cette montre est nettement plus grosse que les autres, et c’est bien normal: il y a un magnifique écran incurvé OLED de 5 cm (plus grand, avec plus de pixels et nettement plus brillant que celui de la Sony), un emplacement pour carte SIM (!), le Wi-Fi, le GPS, le Bluetooth et même un capteur de pulsations. Rien que ça.

Cette montre, au contraire de la Gear Live (sous Android Wear), fonctionne sous un OS maison de Samsung: Tizen. Il y aura donc a priori moins d’applications disponibles.

 

Passer par un smartphone… uniquement au début

Pour initialiser la Gear S et y installer des applications, il faut un smartphone Android de la marque Samsung (avec l’application Gear qu’on ne trouve que via un magasin d’applis spécial de Samsung).
Mais après, c’est tout: vu le Wi-FI et l’emplacement pour carte (nano) SIM, la montre est complètement autonome pour se connecter au réseau, alors que la Sony est entièrement liée au smartphone pour tout ce qui est « données ». L

a Gear S peut donc recevoir toutes vos notifications et lancer toutes les applications, même si le téléphone est dans la voiture et que vous êtes en plein jogging. Ou simplement si vous décidez de l’utiliser de manière totalement autonome, d’en faire un smartphone accroché au poignet.

 

Tactile mais avec un bouton

Cette montre intelligente est bien entendu également tactile, même s’il y a un bouton dans le bas. Une pression verrouille ou déverrouille. Deux pressions lancent la commande vocale « made in Samsung », moins performante que celle de Google.

Le reste de la navigation est une histoire de mouvement.

L’horloge est affichée sur la page principale de l’écran d’accueil. Ensuite, c’est un peu comme sur un smartphone Android, on passe d’écran en écran.

Ceux de gauche sont les notifications que vous avez reçues: mail, Facebook, SMS, etc. Vous pouvez lire ces notifications ou ces messages, les effacer ou les afficher sur votre smartphone (Samsung uniquement…).

 

Widgets et applications

Ceux de droite sont des « widgets » à choisir: contrôle de la musique du smartphone, résumé de votre activité du jour (pas, sommeil, rythme cardiaque,…), évènement à venir du calendrier, météo, contacts favoris (une pression et vous l’appeler), etc…

L’inspiration d’Android se fait bien sentir, au niveau du principe et des écrans. C’est plutôt une bonne idée, a priori.

Parmi le magasin d’applications, vous trouverez quelques trucs intéressants. Si vous installez le mini navigateur Opera comme nous, il vous sera possible de surfer, même si pour entrer une adresse, il faut utiliser le clavier AZERTY (attention, ça n’est pas évident de taper sur son poignet avec un doigt), ou la reconnaissance vocale (parfois délicate aussi).

 

On peut téléphoner avec la Gear S, et sans oreillette…

Le plus dingue avec la Gear S, c’est qu’elle peut être un téléphone à part entière. Téléphone dans le premier sens du terme: recevoir et passer un appel.

On vous conseille l’oreillette Bluetooth, mais elle n’est pas indispensable, car il y a un petit haut-parleur et un micro. On se rapproche des conversations entre Michael Knight et KITT dans K2000…

Mais l’expérience s’est avérée concluante, des deux côtés de la conversation. Vous aurez l’air bête (c’est le lot des tous les pionniers, rassurez-vous).

Enfin, sachez que malgré l’écran et les connectivités plus nombreuses, la Gear S devrait tenir deux jours (maximum), grâce à une batterie plus performante. La montre résiste à l’eau, et se recharge uniquement à l’aide d’un petit support en plastique, qui a l’avantage d’intégrer une petite batterie de 350mAh.

Environ 350€.

 

PEBBLE WATCH: LA PLUS SIMPLE

A l’opposé des deux premiers ténors de l’électronique, on retrouve Pebble. Un petit projet californien né grâce au « crowd funding » en 2013.

L’écran est plus petit, non tactile et en noir et blanc. Il faut appuyer sur des boutons pour interagir.

Pebble affiche, comme la Sony et la Samsung, les notifications du smartphone connecté (Android ou iPhone).

On y retrouve par ailleurs toutes les fonctions de base (musique, chrono, etc), et la montre se configure également via une application sur le smartphone, obligatoire.

Cette application Pebble permet de télécharger des mini applications (météo, contrôle du thermostat connecté, check-in avec Swarm, etc…).

Tout est plus simple et moins ambitieux, mais du coup nettement plus facile à apprivoiser et à utiliser au jour le jour. C’est aussi beaucoup plus discret de la Samsung Gear S.

Mais surtout, la Pebble a une autonomie plus digne pour une montre: entre 5 et 7 jours d’utilisation normale.

 

 

CONCLUSION

Après des semaines de test, et trois modèles différents, il est difficile de trancher… On a cette impression permanente que les constructeurs essaient de créer un besoin, et qu’ils essaient de nous convaincre: « Si, si, je vous jure, c’est utile une smartwatch ». Un matraquage qui n’a pas été nécessaire pour le smartphone, et a priori pas pour la tablette.

La smartwatch de Sony est une bonne approche d’Android Wear, un projet de Google plein de bon sens. Celle de Samsung, un peu dingue, est très encombrante et trop ambitieuse que pour être pratique au quotidien. Enfin, la Pebble, plus modeste, est le compromis idéal pour une première approche de la montre connectée.

Mais on ne peut s’empêcher de se dire que la smartwatch n’a du sens qui si votre smartphone n’est pas accessible, coincé dans votre poche. Ou si vous faites du vélo, et que vous voulez vérifier que le SMS, mail ou appel vaut la peine de s’arrêter.

Et si vous le faites, vous prendrez votre smartphone, car c’est tout de même nettement plus facile…

Reste une catégorie de personnes intéressées: celles qui veulent un « compagnon de vie », qui mesure le nombre de pas quotidiens ou vos pulsations, pour vous rappeler, au cas où vous l’ignoreriez, que vous n’avez pas assez bougé aujourd’hui.

Le plus prudent serait sans doute d’attendre l’arrivée de la Watch d’Apple, pour se faire une idée plus précise de son fonctionnement. Elle débarque au printemps et il est probable qu’à nouveau, Apple parte d’une feuille blanche pour rendre populaire un concept qui existe déjà.

Epson EcoTank: l’imprimante qu’on devrait tous acheter, mais on ne le fera pas…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 8 décembre 2014 12h14 | Ajouter un commentaire

Le fabricant japonais Epson a volontairement fixé un prix très élevé pour sa nouvelle imprimante qui utilise des récipients rechargeables à l’aide de bidon d’encre bon marché. On a tenté de comprendre pour quelles raisons le grand public va sans doute passer à côté d’un produit qui devrait pourtant remplacer toutes nos imprimantes…

Le petit monde de l’impression sur papier n’est pas forcément le plus remuant et le plus innovant. Et pourtant, depuis des dizaines d’années, la plupart des ménages se doit d’en posséder une. Pour imprimer un billet d’avion ou une recette, pour les devoirs des enfants, pour l’envoi d’un colis, etc…

Et il est probable que, au regard de votre faible usage (« quelques pages par mois »), vous ayez opté pour une solution bon marché: une imprimante jet d’encre couleur à 50€ environ, que l’on branche quand on en a besoin. Les plus à la pointe d’entre vous, ou ceux qui consomment davantage, ont sans doute opté pour un modèle « laser » équipé du Wi-Fi (environ 100€), qui permet d’imprimer plus sans changer de cartouche, et sans devoir relier le câble USB.

Vous pensez tous faire, plus ou moins, une bonne affaire. Et bien détrompez-vous…

 

Les consommables, un gouffre financier

Car, vous l’avez remarqué, quand il s’agit de remplacer ses cartouches, on tire souvent une drôle de tête. « 15€ pour un petit bout de plastique rempli d’encre ? », « 40€ pour un toner (imprimante laser) qui promet 1.000 pages mais n’en fait que 400? ». Bref, on a l’impression de se faire avoir. Et la vérité n’est pas loin.

Beaucoup de constructeurs ont volontairement baissé le prix des imprimantes (qui, sans doute, à frôler la perte), sachant qu’ils allaient très bien gagner leur vie sur les consommables, ces précieuses cartouches d’encre. Et comme les gens n’ont pas le choix, et que certains commencent à avoir une conscience écologique qui les empêche de se débarrasser d’un appareil en parfait état de marche, ils passent à la caisse, et hurlent sur les enfants qui impriment une photo.

 

Des réservoirs et des bidons, tout simplement

Epson ne se cache pas: le constructeur japonais, dont les imprimantes et les projecteurs représentent le marché principal, vend aussi des modèles à (très) bas prix, se rattrapant sur les cartouches.

Mais si on évoque ce fabricant, c’est parce qu’il a un sacré lapin dans son chapeau. Son système « EcoTank » pourrait vous faire gagner beaucoup d’argent. Il est pourtant d’une simplicité étonnante.

Au lieu d’avoir des cartouches, il y a des réservoirs. Et au lieu d’aller acheter de nouvelles cartouches, vous les remplissez avec les bidons fournis (un bleu, un rouge, un jaune et un noir). « De quoi tenir au moins deux ans pour un ménage avec une consommation normale », nous a expliqué Dominic Schouterden, un des managers d’Epson Belux, lors d’un point presse en banlieue bruxelloise.

Pour être concret, vous pourrez imprimer 4.000 pages en noir, 6.500 pages en couleur. Et après deux ans, pour tout remplir, il suffit d’acheter des bidons à 10€ pièce.
Selon le communiqué de presse d’Epson, cela équivaut à une économie de 65% par rapport aux traditionnelles cartouches.

 

Il y a un mais…

En voilà une bonne nouvelle. On va tous pouvoir faire des économies, alors ? Non, hélas, car les deux modèles d’imprimantes présentés (la L355, avec un simple scanner par-dessus, et la L555, avec fax et avaleur supplémentaires) sont très chers. 299€ pour le petit modèle, 399€ pour le grand. « Un investissement rentabilisé très rapidement à partir de 100 pages par mois, et qui est écologique: pas de cartouches à recycler, pas de trajet au magasin, etc« , selon Epson.

Mais ces arguments vont-il suffire pour vous convaincre à passer à la caisse ? Pas sûr… D’autant qu’il faudra les trouver, ces imprimantes. « On va les mettre dans les magasins spécialisés, comme Selexion, pour que les vendeurs puissent prendre la peine d’expliquer la différence de prix ».

 

Des copies-conformes

Car en effet, ces imprimantes sont des copies-conformes des modèles à bas prix d’Epson. Ce qui ne plaidera pas à leur faveur dans les rayons…

« Si le client voit une imprimante à 50€ et une à 299€, dont la seule différence visible est le réservoir d’encre et les bidons, on sait laquelle il va acheter », a directement avoué M. Schouterden. Il a sans doute raison: même si vous savez qu’après quelques centaines de pages, vous êtes gagnant, il est difficile de débourser 300€ pour une « bête » imprimante. A la limite, le modèle avec fax et avaleur a plus de chance de réussir, car il se rapproche d’un « multifonction » haut-de-gamme.

 

Pas plus cher à fabriquer !

Epson a été honnête: l’imprimante avec bidon ne coûte pas plus cher à produire que celle avec les cartouches. La technologie est globalement la même, et d’ailleurs, après l’avoir examinée à la rédaction durant quelques jours, le fonctionnement est identique, tout comme la qualité d’image (d’ailleurs relativement moyenne si on regarde de près).

Au lieu d’avoir un rac de cartouches fermées à usage unique, c’est un rac des cartouches reliées à des réservoirs disposés sur le côté, et que l’on remplit dès qu’ils sont vides.

 

De l’auto-concurrence

Mais alors, pourquoi cette imprimante coute-t-elle 6 fois plus cher ? C’est une question de stratégie, tout bêtement. Epson ne peut pas se tirer une balle dans le pied en proposant un produit qui concurrencerait, voire anéantirait immédiatement, les ventes de ses autres propres produits. Du coup, il le vend nettement plus cher.

Cela vaut pour les petites imprimantes pour particuliers, les moyennes pour les PME et les grosses pour les entreprises, ces dernières ayant d’immenses réservoirs d’encre.

 

Epson est prêt…

Mais alors, si les petites cartouches traditionnelles d’Epson rapportent plus, pourquoi mettre au point une technologie qui risque de bouleverser le marché ?

La première réponse que l’on a pu déduire de la conférence de presse, c’est qu’Epson est prêt au cas où la concurrence propose ce genre de produit. Et c’est lui qui l’a inventé, donc il gardera sans doute un coup d’avance. Mouais, sans doute

L’autre réponse, et celle-là est plus une devinette, c’est que HP détient 50% du marché belge, et Canon 25%, tout comme Epson. Ces petits bidons seraient, à notre avis, un sacrément bon moyen de faire voler en éclat un marché qu’il ne domine clairement pas. Et pour cause : Epson a « boudé » la Belgique durant quelques années, quand il a fallu inclure une taxe Reprobel dans chaque imprimante vendue.

Qui sait si le Japonais ne prépare pas une grosse offensive ? En tout cas, elle serait payante, soutenue par une bonne campagne publicitaire.

Terminons sur une notre positive, de la bouche d’un des managers d’Epson: « Si le marché évolue, si la concurrence fait la même chose, les prix pourraient baisser« . On n’attend que ça.

Tomtom GO 5000 : des abonnements à vie, mais un prix élevé

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 19 août 2014 21h56 | Ajouter un commentaire

Tomtom, qui doit faire face à la concurrence acharnée des applications de navigation sur smartphone (y compris la sienne), continue de vendre des GPS « traditionnels ». Connu pour son expertise dans le domaine, le fabricant néerlandais est-il toujours au top ?

Face à une concurrence féroce qui vient des fabricants à bas prix (de qualité moindre mais acceptable par le plus grand nombre) et des applications pour smartphones (certaines sont mêmes gratuites, mais avec de la publicité), Tomtom se casse la tête depuis plusieurs années pour endiguer la chute de son chiffre d’affaire.

L’une des forces de Tomtom, c’est son service d’info-trafic de pointe, qu’il intègre harmonieusement dans son GPS. Sur la droite de l’écran de navigation, on aperçoit une sorte de ligne de parcours, jusqu’à la destination. C’est ce qu’on appelle la « barre de parcours ».

Sur cette ligne apparaissent, entre autre chose et le cas échéant, des bulles rouges avec le nombre de minutes perdues.  Si vous démarrez votre trajet Waterloo – Bruxelles un lundi matin, vous verrez par exemple que « dans 10 km », il y aura « 28 minutes » de perdues à cause d’embouteillages sur une zone de 9 km.

 

Une plus-value indispensable

Et il ne s’agit pas que de vous prévenir. Si les retards deviennent trop importants, le GPS va vous proposer automatiquement un itinéraire alternatif, mais uniquement si celui-ci est plus rapide.

A vous de vérifier, c’est préférable, si le détour proposé en vaut la peine. C’est surtout utile, en réalité, en cas d’accident imprévu, et non aux heures de pointe de la capitale. Vous devez rejoindre Anvers et la E19 est à l’arrêt à cause d’un accident: Tomtom vous préviendra et vous conseillera l’autre route reliant Bruxelles à Anvers, à savoir la A12.

A bien y réfléchir, même si vous connaissez le chemin, il vaut parfois mieux brancher son Tomtom à chaque trajet sur autoroute, toujours dans l’optique d’éviter les mauvaises surprises.

 

Sans abonnement

Au jour le jour, cette fonction trafic devient vite indispensable pour tous ceux qui font qui prennent l’autoroute tous les jours.

Soyons honnête: elle est sans doute le plus gros avantage de ce GO 5000, car il ne faut pas payer d’abonnement de 50€ pour ce service trafic. Tout est compris.

Les appareils moins chers de Tomtom, et les anciens, doivent payer 50€ par an pour les services Live qui incluent le trafic. Mais pas le GO 5000 (299€), le constructeur néerlandais ayant décidé de décliner sa gamme et de vendre (très) chers les modèles avec abonnement à vie.

Les cartes également se mettront à jour à vie sur le GO 5000, ce qui est également un fait à prendre en compte pour ceux qui n’aiment pas devoir payer, après un an, pour que le nouveau rond-point du coin, ou la nouvelle sortie d’autoroute, apparaisse sur son GPS.

 

Quelques défauts

Si la finition de l’appareil, très sobre, est irréprochable, on peut être déçu par la qualité de l’écran, qui n’affiche que 480 x 272 pixels. C’est très peu pour un écran de 5 pouces (13 cm), sachant que les smartphones de cette taille offre souvent le Ful HD (1920 x 1080 pixels). Et surtout, c’est très peu pour un appareil à 299€…

Autre bémol: la fluidité de l’interface. Il y a 4 ans, on se serait contenté de cette latence dans les menus, du manque de réactivité (d’attendre une bonne seconde entre la pression d’une icône et la réaction du GPS). Mais en 2014, Tomtom aurait pu mettre un processeur un peu plus rapide.

 

Conclusion

Le Tomtom GO 5000 est bon GPS, léger, qui démarre rapidement et dont les plus gros avantages sont la gratuité à vie des (indispensables) services de trafic en temps réel, et des cartes.

Vous n’aurez plus ces rappels irritants sur votre GPS, vous incitant à passer à la caisse tous les ans pour mettre à jour une carte ou continuer à utiliser un service.

Ces deux abonnements « gratuits » à vie ne le sont pas vraiment. Car vous payez tout de même 299€ pour un appareil dont l’interface manque cruellement de fluidité, et dont l’écran est de qualité très moyenne. Nous avons même constaté un petit bug graphique récurrent dans l’affichage de certaines consignes (voir photo ci-dessous). Indigne à ce prix…

Si les abonnements offerts à vie ne vous intéressent pas, il y a des modèles de GPS nettement moins chers sur le marché, ou des applications de bonne qualité sur smartphone. Les deux largement en dessous des 100€.

 

La photo du petit bug d’affichage: