Pratique

Un petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL: que vaut-elle ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Images et son, Pratique, Test , le 11 septembre 2017 12h42 | Ajouter un commentaire

Cette petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL d'une marque inconnue est LA bonne surprise de la rentrée

Vous ne connaissez sans doute pas la petite caméra Argus de la jeune société chinoise Reolink. Pourtant, après une campagne de crowdfunding très réussie, elle semble être dotée de tout ce qu’on cherche quand on veut surveiller une partie de sa maison durant certaines heures. On a mis la main dessus pour un test assez surprenant.

Les caméras de surveillance sont visiblement un marché en pleine essor. La preuve: j’ai été contacté dernièrement par une jeune entreprise chinoise du nom de Reolink.

En réalité, il s’agit d’une start-up fondée en 2009 par quatre anciens employés de chez Huawei, qui commercialise des produits liés à la sécurité pour les particuliers et les petites entreprises. Reolink m’a envoyé l’un de ses derniers modèles, baptisé Argus, qui a bénéficié d’une campagne de crowdfunding Indiegogo très réussie (6.200 personnes ont précommandé pour 1 million de dollars !).

100% sans fil, et étanche

C’est la première fois que je teste une caméra de surveillance 100% sans fil. Elle se connecte exclusivement en Wi-Fi sur votre réseau local, et fonctionne sur 4 petites piles au format assez inhabituel (CR 123A, on les trouve à 6€ les 4 Duracell sur Amazon).

Elle est très légère et la finition plastique est assez moyenne: évitez de la faire tomber. Elle est résistante à l’eau, ce qui fait que vous pouvez la placer à l’extérieur, pour autant que votre réseau Wi-Fi soit assez performant (attention cependant car en hiver, ses piles et son fonctionnement pourraient souffrir du froid et de notre humidité permanente). Son prix est de 99$, ce qui fait environ 84€ si vous l’achetez en ligne sur leur site.

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L’avantage du 100% sans fil, c’est qu’on la place vraiment où on veut…

Limitée à l’essentiel, finalement

Forcément, pour avoir une durée de vie correcte, il faut utiliser l’Argus d’une manière différente. C’est une caméra de surveillance qui sert à détecter et enregistrer des comportements anormaux, pas à observer ce qu’il se passe chez vous toute la journée.

L’Argus doit être configurée en ayant bien cette idée en tête. Il faut donc de préférence utiliser la fonction baptisée PIR (‘Passive Infrared Sensor’) dans des créneaux horaires bien définis.

C’est-à-dire que la caméra va enregistrer une séquence vidéo uniquement lorsqu’elle détectera un mouvement dans le garage entre 22h et 6h du matin, par exemple. Le reste du temps, elle est en stand-by. De cette manière, elle pourrait tenir pratiquement six mois.

Si vous la placez dans votre salon et que vous lui dites de surveiller en permanence, vous allez épuiser les piles en quelques jours.

Configuration pointue

Reolink se configure le plus facilement avec une application pour smartphone, même si en théorie elle est contrôlable à partir d’une application pour ordinateur.

Passez bien en revue tous les paramètres et configurez-la correctement au niveau de la distance, de l’orientation, de la détection de mouvement, des horaires, etc.

Il y a un petit fascicule en anglais, qui explique assez bien les différentes possibilités de configuration de la caméra.

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Une application pas toujours simple à appréhender, mais qui fonctionne (elle peut envoyer un email lors d’une alarme)

Une application qui pourrait être plus simple, mais qui fonctionne

L’application, entièrement en anglais elle-aussi, n’est pas un modèle de simplicité à l’usage. On est loin de Nest ou de Netatmo, des marques plus « occidentalisées » et plus intuitives pour nous.

Voir le flux en direct est bien entendu très rapide est simple à faire. Mais pour revoir les séquences enregistrées lorsque du mouvement a été détecté durant les plages horaires indiquées, c’est plus compliqué.

Il faut appuyer sur l’onglet ‘Playback’, choisir le jour désiré et appuyer sur le bouton play, c’est le moyen le plus simple. Les séquences enregistrées seront alors diffusées (n’attendez pas une grande qualité: dans la pénombre, la vision nocturne est efficace, mais il n’y a pas beaucoup d’image par seconde). Vous pouvez également chercher les petits traits bleus très fins qui symbolisent une séquence enregistrée.

Ces vidéos se trouvent sur la carte microSD non fournie, à insérer dans la caméra.

Sachez enfin que dès qu’un mouvement est détecté dans la plage horaire indiquée, vous recevez une notification sur votre smartphone. Une basique, hélas, et non un extrait de la séquence ou une photo de l’intrus, comme c’est le cas sur d’autres caméras. Vous pouvez également faire retentir une petite sirène pas très impressionnante au niveau de la caméra elle-même, qui pourrait faire sursauter les voleurs…

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La fonction ‘PIR’ (détecteur de mouvement) qui permet de ne déclencher la caméra que dans certains cas

Conclusion

L’Argus de Reolink est finalement une caméra de surveillance très bien pensée. Sans aucun fil, elle s’installe n’importe où et s’oriente facilement grâce à son socle aimanté. Elle se limite au strict minimum pour économiser les piles fournies: quand un mouvement est détecté dans une plage horaire délimitée, elle vous prévient via une notification, et enregistre une vidéo que vous pourrez consulter par la suite.

Pour environ 84€, c’est tout-à-fait correct, d’autant qu’il n’y a pas d’abonnement à payer, car tout est enregistré sur une carte mémoire (non fournie) à insérer dans la petite caméra. Bien entendu, si le voleur part avec, vous n’avez plus aucune preuve de son intrusion. C’est ce qui différencie cette caméra des solutions plus poussées et plus coûteuses comme les caméras de Nest, qui nécessitent en plus un abonnement de minimum 100€ par an pour revoir les séquences enregistrées sur les serveurs de Nest, mais qui sont plus intelligentes au niveau du traitement de l’image et de la précision dans la détection des mouvements.

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d’ouvrir votre porte à distance

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 23 mai 2017 09h57 | Ajouter un commentaire

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d'ouvrir votre porte à distance, nous l'avons essayéePour 229€, vous pouvez vous offrir un petit boitier ‘made in Autriche’ qui se fixe sur le côté intérieur de votre porte d’entrée. L’installation est facile, et c’est dès lors une simple application sur un smartphone qui permet d’ouvrir, verrouiller ou déverrouiller la porte via Bluetooth (dans un rayon de 10 mètres maximum). Et pour quelques dizaines d’euros de plus, cette serrure se connecte à internet, décuplant son accès à distance et son potentiel. Flippant, vous pensez ? J’en ai parlé avec le fondateur, Martin Pansy.

La smarthome, ou ‘maison intelligente/connectée’, n’en est qu’à ses débuts. Consacrée ‘nouvelle tendance’ il y a quelques années, elle a attiré de nouveaux acteurs qui ont vendu tout et n’importe quoi très rapidement. Ce qui a finalement détourné l’intérêt du grand public, qui n’y a vu que des gadgets inutiles.

D’autres entreprises, comme Nest (propriété de Google/Alphabet), sont plus prudentes et pensent d’abord aux besoins réels des consommateurs. Nest sort assez peu de produits (un thermostat originel, suivi d’un détecteur de fumée et de caméras de surveillance), mais quand il le fait, c’est d’une simplicité et d’une intuitivité déconcertante. Et surtout, c’est pratique, ce n’est jamais un gadget.

Petit-à-petit, d’autres produits vraiment intéressants apparaissent sur le marché. Le meilleur moyen de se faire une idée de l’intérêt du public et donc du potentiel de réussite, c’est de lancer une campagne de crowdfunding. C’est comme ça que l’aventure de Nuki, une petite entreprise autrichienne, a débuté.

« Tout a commencé il y a trois ans. On trouvait qu’il était stupide d’avoir plusieurs clés à la maison, de devoir toujours chercher après. Et avec le développement de la smarthome, on s’est dit qu’on pouvait se débarrasser d’une clé physique », m’a expliqué Martin Pansy, le CEO de Nuki, en visite à RTL House.

L’idée d’une serrure connectée était née. « Mais il fallait qu’elle soit rétrocompatible avec les portes, clé et serrures existantes, et facile à installer, genre en trois minutes et sans outil« .

Nuki a récolté un franc succès sur Kickstarter. « On a reçu 400.000 euros en 2015, c’est le record pour un produit qui n’est lancé qu’en Europe« , car en effet, toutes les serrures ne sont pas les mêmes. « Aux Etats-Unis, par exemple, c’est moins sécurisé: les clés ne tournent qu’à 90°, contre 720° chez nous« . Ce simple détail change tout dans le développement du produit, car la serrure connectée de Nuki intègre un moteur et un mécanisme conçus pour faire plus de tours de clés. Le tout étant optimisé pour gérer au mieux l’énergie mise à disposition par les 4 piles AA fournies.

Le succès a perduré dans la réalité. « On a commencé par l’Allemagne et l’Autriche en novembre dernier, et là on s’étend. On a déjà 10.000 serrures connectées en peu de temps« , ce qui est beaucoup pour « un produit de luxe, pas de première nécessité« , reconnait son créateur.

La start-up viennoise compte 22 employés actuellement, qui travaillent déjà sur de nouveaux projets. « L’idée c’est de collaborer avec des PME pour gérer les accès des employés, ou encore avec Airbnb, ce qui éviterait par exemple la prise de rendez-vous pour la remise des clés, et enlèverait des problèmes de sécurité« .

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Les socles, la serrure et le bridge. Un pack à 299€…

Une installation enfantine

La plus souvent, l’installation de produit pour la maison connectée est fastidieuse. Il faut le mettre au bon endroit, le connecter à un boitier servant de relais avec le routeur, appuyer sur des boutons, installer l’application, configurer l’utilisation de l’appareil, etc.

Mais Nuki tient ses promesses: en trois minutes, c’est prêt à l’emploi. L’avantage, c’est que les cylindres en Europe sont tous les mêmes (sauf en Suisse, parait-il). Ils ont cette forme typique qui a permis à Nuki de développer un socle standard.

Deux styles de fixation s’offre à vous. Soit votre cylindre dépasse, à l’intérieur, de plus de 3 mm par rapport à la porte. Dans ce cas, vous fixez le socle sur le cylindre avec les trois petites visses incluses (tout comme la clé de serrage). Si, comme c’est souvent le cas, votre cylindre est pratiquement à fleur de la porte (entre 0 et 3mm), alors vous collez simplement le socle, en retirant la protection du puissant autocollant situé dans son dos. Lors de notre test, il s’est littéralement scotché à la porte.

Il suffit ensuite de mettre la clé dans la serrure à l’intérieur, et de mettre le boitier par-dessus, comme expliqué dans la petite notice. On télécharge l’application pour configurer la smart lock et la relier au smartphone, et c’est fait.

Un cylindre à ‘double embrayage’ est nécessaire

Remarque essentielle: il est pratiquement indispensable d’avoir un cylindre de porte dit ‘à double embrayage’ ou ‘d’urgence’, c’est-à-dire un cylindre qui peut être actionné avec une clé même si une deuxième clé est insérée de l’autre côté de la porte.

Une option très pratique qui éviterait bien des ennuis à tout le monde, mais qui n’est pas encore assez répandue chez nous. Selon des chiffres fournis par Nuki, « 50% des cylindres de porte en Belgique » sont ‘à double embrayage’, contre « 70% en Allemagne« , où l’entreprise s’est lancée dans un premier temps.

Avec un simple cylindre, vous seriez obligé, une fois à l’extérieur, d’ouvrir la porte avec l’application uniquement. Et en cas de panne, de bug ou de smartphone sans batterie, vous serez coincé. Avec un cylindre à double embrayage (on en a trouvé un de marque Abus à 30€ sur Amazon…), vous pourrez continuer à utiliser votre clé pour rentrer chez vous. Pensez-y.

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Comment ça marche ?

Une fois connectée, votre téléphone ou tablette peut désormais, en lançant simplement l’application, déverrouiller votre serrure dans un rayon de quelques mètres, car par défaut, elle utilise une connexion Bluetooth pour s’authentifier et déverrouiller la porte.

Le fonctionnement de la smartlock de Nuki est on ne peut plus simple: la partie externe de votre clé, à l’intérieur de la maison bien entendu, est insérée dans la fente du boitier, qui intègre un petit moteur faisant simplement tourner la clé dans tel ou tel sens, pour verrouiller/déverrouiller/ouvrir la porte d’entrée, selon l’action que vous demandez via le smartphone. Vous pouvez également appuyer sur le bouton rond de la smartlock, elle va alors verrouiller ou déverrouiller la porte.

Tout est transparent: on voit la molette encerclant la diode lumineuse qui tourne, entraînant la clé. On peut donc également tourner cette molette à la main, pour verrouiller ou déverrouiller la porte sans user les 4 piles AA fournies (non rechargeables).

Quelques options sympas: elle s’ouvre toute seule !

La base de Nuki est donc assez simple, finalement. L’application, très basique et épurée, permet d’ouvrir une porte avec un ou plusieurs smartphones. En effet, on peut « inviter » les membres de la famille, ou la femme de ménage, pour que leur appli sur leur téléphone soit capable d’ouvrir la porte. Il est même possible de limiter cet accès à une certaine plage horaire.

Si on se limitait à cela, avouons-le, l’intérêt serait assez mince. Cela prend souvent autant de temps de trouver ses clés que son smartphone, et le temps de lancer l’application et que celle-ci soit opérationnelle, on a aussi vite fait d’ouvrir la porte de manière traditionnelle. Pour les plus fainéants, cependant, c’est un bon moyen d’ouvrir la porte à quelqu’un sans se lever. Ou de vérifier si on a verrouillé correctement la porte d’entrée avant de s’endormir.

Mais il y a plus. On peut par exemple activer un mode de (dé)verrouillage automatique (Auto-Unlock) lorsque le smartphone s’approche de la porte, quand on rentre chez soi. Explications détaillées ici. L’idée est très sympa: quand on s’éloigne de plus de 100 mètre de sa maison, et qu’on y revient, une notification de l’application Nuki retentit sur le smartphone, et sur Android 7, on peut, à partir de cette notification, « ouvrir la porte ». En réalité, il ne vaut mieux pas utiliser cette notification, sinon la porte va s’ouvrir plusieurs fois. En effet, la porte s’ouvre toute seule quand on s’approche d’elle… pour peu qu’on lui laisse le temps. D’après mes tests, après environ 20 secondes, la porte était ouverte sans qu’on ait à toucher au smartphone. C’est du vrai ‘auto-unlock’, mais il faut avoir un peu de patience…

appli

Avec le Bridge, la serrure se connecte à internet: « Au voleur » ?

Mais la smart lock de Nuki prend tout son sens si on installe le Bridge, inclus dans le pack ‘combo’ à 299€ (la serrure seule coûte 229€). Comme son nom l’indique, il sert de pont entre la serrure et l’internet. Vous pouvez donc connecter votre smart lock au réseau, la rendant accessible et ouvrable depuis l’autre bout du monde, toujours via son smartphone. Du moins en théorie, car la connexion n’a pas toujours été possible lors de nos tests en dehors de la maison.

Les plus méfiants d’entre vous (et avec tout ce qu’on entend sur la cybersécurité actuellement, on ne peut pas leur donner tort) soupirent déjà et crient au cambriolage numérique. Impossible en effet de garantir à 100% qu’aucun hacker russe ne pourra jamais ouvrir votre porte à distance.

Encore faut-il qu’il prenne le temps et la peine de le faire pour venir voler chez vous. Si vous avez des œuvres d’art, des voitures de collection ou de milliers de dollars en liquide, il ne faut sans doute pas connecter votre smart lock à internet. Pour les autres, c’est relatif.

Si comme nous, vous aimez le progrès, vous connecterez votre serrure au réseau pour la rendre vraiment accessible à distance. Cela permet non seulement d’ouvrir la porte quand on n’est pas chez soi (ça peut servir, si vous faites confiance à votre belle-famille ou au livreur qui veulent rentrer chez vous, par exemple), mais également, si on va encore un pas plus loin, d’utiliser Nuki Web.

Ce service, hélas inaccessible au moment de notre test, permet de configurer des règles IFTT pour que des appareils connectés parlent entre eux. Par exemple: j’ouvre la porte le soir, donc les lampes connectées Philips Hue s’allument, le thermosat Nest se met sur 20°, etc. Il y a de quoi s’amuser pour les geeks.

Niveau sécurité, Nuki ne plaisante pas et a tenté de nous prouver qu’il n’y avait aucun risque. « La norme Bluetooth 4.0 Low Energy n’inclut pas le cryptage de bout en bout. Nuki a donc implémenté cette fonction lui-même afin d’assurer une totale sécurité à tous les utilisateurs. Un cryptage symétrique de 256 bits (Xsalsa20) est utilisé à cet égard. Le protocole Secure Socket Connections (SSL) contrôle le cryptage de bout en bout entre Nuki, le pont réseau et l’application. Afin d’assurer un fonctionnement fluide, le serveur Nuki fait seulement office de routeur, même si des firewalls sont installés sur le smartphone ou sur l’adaptateur WLAN. Étant donné qu’il ne peut recalculer les crypto-clés utilisées, le serveur est incapable de décrypter les données afférentes. Le même principe vaut pour un intrus qui tenterait d’obtenir l’accès au serveur ou à la connexion internet« .

Voilà pour la théorie. En pratique, c’est comme pour chaque appareil connecté à internet: vous savez qu’il y a toujours un petit risque…

Quelques défauts de jeunesse

Globalement, j’ai été convaincu par le test de la serrure connectée de Nuki. Pouvoir ouvrir sa porte d’entrée à distance n’a rien d’essentiel ou d’indispensable, mais peut faciliter le quotidien par moment. Et si vous osez la connecter à internet, les possibilités d’un vraie smart home se multiplient.

Hélas, lors de notre test, nous avons remarqué quelques défauts de jeunesse, qui peuvent être corrigés ‘facilement’ car il s’agit de software essentiellement. Il s’agit globalement d’un manque de stabilité de l’application et/ou de la connexion entre l’application et la serrure, que ce soit en Bluetooth (10 mètres maximum) ou via internet. Or, quand on parle d’une serrure connectée, on a le droit d’exiger une fiabilité à 100%. On comprend les contraintes de distance ou de sécurité, mais il faudrait que les choses soient plus claires.

Tout d’abord, le plus gênant, c’est le temps de connexion assez long pour que la serrure soit accessible via l’application. Souvent une dizaine de secondes, tout de même, d’après nos calculs. C’est parfois plus long que de prendre ses clés dans une poche et d’ouvrir la porte à la main.

Nous avons également peiné à configurer le Bridge: il n’y a pas de message de confirmation lorsqu’il est connecté à la smart lock, et quand on veut le ‘gérer’, il faut le remettre en mode de configuration initiale. Pas très clair, tout ça, mais on peut heureusement voir comment l’application est connectée à la smart lock, via Blutooth ou via internet.

Plus flippant: si quelqu’un est chez vous, il peut réinitialiser la smart lock en appuyant 5 secondes dessus et en la connectant à l’application de son propre smartphone. Nous l’avons essayé avec deux smartphones différents et en effet, il est très simple de réinitialiser une serrure et de la coupler à un autre téléphone.

Enfin, avouons que nous ne sommes jamais à l’abri d’une ouverture de porte involontaire. Imaginez qu’en vacances, un enfant joue avec votre application et appuie sur le bouton « ouvrir ». Si comme nous, votre porte d’entrée est à serrage, lorsque la smart lock tourne le dernier quart, le pêne de base (le triangulaire donc, pas le ‘verrou’) est déplacé et la porte s’ouvre physiquement de quelques centimètres au moins. On pourrait donc se retrouver avec une porte grande ouverte sans possibilité de la fermer à distance… Un raison de plus pour bien sécuriser son smartphone.

Le son de votre TV est ridicule ET vous cherchez une enceinte sans-fil pour votre musique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 7 mars 2017 08h38 | Ajouter un commentaire

Le constructeur américain Sonos a sorti un nouveau plateau destiné à transcender le son de votre télévision. Mais il est avant tout spécialiste de l’enceinte réseau, ce qui signifie que sa PlayBase diffusera aisément et intelligemment toute votre musique. Nous avons découvert, à Boston il y a quelques semaines, le lent processus de fabrication de ce nouvel appareil bourré de qualité, mais hélas facturé 799€…

Vous faites certainement partie des personnes qui font souvent ce double constat : le son qui sort de la TV n’est pas terrible (parfois vous n’entendez pas assez les voix pour comprendre ce qui se dit), et l’enceinte Bluetooth sur laquelle vous diffusez la musique de votre smartphone dans le salon ou la chambre n’a rien de pratique (il se déconnecte parfois, et quand vous recevez des messages ou un appel, la musique s’interrompt).

Avant de vous présenter l’appareil qui peut résoudre ces deux (petits) problèmes de la vie quotidienne, évoquons tout de suite son prix de 799€, une petite fortune, hélas. Mais Sonos ne fait pas les choses à moitié : il aura fallu 4 ans et des dizaines d’employés travaillant à temps plein pour mettre au point la PlayBase.

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Sonos, la meilleure manière d’écouter de la musique à la maison…

Le succès de Sonos est à comparer à celui d’Apple : l’entreprise américaine, qui nous a récemment montré les coulisses de ses impressionnantes nouvelles infrastructures à Boston, est partie d’une feuille blanche pour inventer une nouvelle manière d’écouter de la musique dans une maison.

A ses débuts (dans les années 2000), c’était laborieux : il fallait des ‘bridge’, soit des boitiers à relier à son réseau domestique, et qui se chargeaient d’envoyer la musique aux enceintes réseaux de la maison. On parle au pluriel, car Sonos a inventé le concept du son ‘multiroom’ : à partir d’une application (au début uniquement sur PC ou Mac), on devait configurer les enceintes (Salon, chambre, etc) et leur donner accès à sa bibliothèque musicale, du temps où on téléchargeait de la musique,  et qu’on l’écoutait via iTunes, par exemple.

D’une installation parfois lourde (bien que très bien expliquée et documentée), Sonos est passé récemment à quelque chose de beaucoup plus simple, ses enceintes se connectant depuis peu directement à votre réseau (avec ou sans fil).

Et désormais, c’est une application pour smartphone, principalement, qui contrôle le son de la maison, qu’on ait une ou plusieurs enceintes.

Nous avons déjà eu souvent l’occasion de tester des enceintes Bluetooth (qui doivent être connectées directement au smartphone) et des enceintes réseau (notamment du côté de Bose)e, et notre conclusion a toujours été la suivante : c’est Sonos qui tient le bon bout, son matériel comme son logiciel étant parfaitement maîtrisés.

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Un plateau TV savamment conçu

Revenons à notre PlayBase. Comme son nom et sa forme veulent nous le faire croire, c’est un plateau TV, comme il en existe déjà de nombreux modèles de différentes marques, depuis plusieurs années et à des prix variables.

Sonos est parti du principe que 70% des télévisions ne sont pas accrochées au mur, mais déposées sur un meuble. L’entreprise, qui nous a montré à Boston tous les stades du développement de la PlayBase, a mis près de 4 ans à finaliser la production de son dernier appareil en date.

Comme toujours, il a fallu trouver un compromis entre le design et la qualité du son, car souvent le premier contraint le second à faire des concessions. « Nous, on voulait que ce soit le plus fin possible« , nous a confié Ted Solis, le vice-président de Sonos en charge du design. Verdict : 58 mm d’épaisseur, c’est visiblement la limite pour continuer à avoir un son de grande qualité. « Il fallait également que ce soit assez solide pour supporter le poids des TV les plus lourdes, mais on ne pouvait pas utiliser de métal, car sinon il y a des interférences avec le signal Wi-Fi« .

Un sacré challenge donc, avec à la clé l’utilisation d’une résine ultrarésistante, percée en usine de 3.000 petits trous… de taille différente (pour laisser passer plus ou moins d’air, plus ou moins de puissance sonore selon la direction que Sonos veut donner à ses tweeters, ces haut-parleurs qui diffusent les aigus).

Pour les basses, Sonos a imaginé un tubage en forme de S, qui augmente le volume d’air disponible, une méthode qu’on a vu en son temps dans les TV que Bose a commercialisées (de sacrés échecs commerciaux, au passage).

On notera également que même l’arrière du plateau est joliment dessiné. Rien n’a été laissé au hasard, et les ingénieurs en charge du projet nous ont expliqué qu’ils avaient du tout concevoir eux-mêmes, y compris les vis de ce puzzle bien complexe, et les robots qui, en Chine, ont assemblé la PlayBase.

Au final, « il s’agit du plus gros challenge que Sonos ait relevé depuis le début de son existence« , a-t-on appris en marge de la présentation, il y a quelques semaines.

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Conclusion

Sans conteste, si votre TV est dans le salon sur un meuble, que le son qui en sort vous déçoit, et que vous comptiez investir dans une enceinte de qualité pour diffuser votre musique, la PlayBase est une option à prendre sérieusement en compte.

Certes, son prix de 799€ la réserve à ceux qui ont les moyens. Mais Sonos a très intelligemment développé, durant 4 ans, un ‘plateau TV’ durable, solide et puissant. Et surtout, c’est une des enceintes réseau de ce fabricant qui ne se concentre que sur cette catégorie de produit, et le fait avec un certain art.

La PlayBase est vraiment un appareil 2 en 1. Un plateau performant et design sur lequel vous déposerez votre télévision (et y relierez un câble audio optique), et une enceinte réseau qui diffuse elle-même votre musique, que ce soit Spotify, une bibliothèque iTunes ou une radio internet, par exemple.

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Ce robot-aspirateur est plus efficace qu’un Dyson !

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Pratique, Test , le 23 février 2017 07h27 | Ajouter un commentaire

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. Je l’ai comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Ce robot-aspirateur est PLUS EFFICACE qu'un Dyson de dernière génération: notre test

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. On l’a comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Fruit du hasard : nous avons eu en test le Roomba 980, l’un des derniers robots-aspirateurs de la marque iRobot, quelques semaines après avoir acheté, à titre tout-à-fait personnel et durant les soldes (car ça coûte vraiment un os…), un aspirateur traditionnel Dyson.

De quoi pointer clairement – au moment voulu dans ce test – les différences entre un robot à 989€ qui nettoie tout seul, et un aspirateur-balai classique à 429€ qu’il faut bien entendu passer manuellement.

Mais attardons-nous d’abord un instant sur le nouveau modèle d’iRobot. On vous avait déjà parlé il y a quelques années d’un modèle moyen-de-gamme de cette marque américaine qu’on aime assez bien, car elle est l’une des rares qui n’essaient pas de tout faire, tout vendre, mais qui se concentrent sur la robotique, et le font donc très bien.

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L’application, toute simple, qui sert à contrôler notre robot (même en dehors du réseau Wi-fi).

Plus intelligent et connecté

Le Roomba 980 est une version nettement améliorée, même si le mécanisme de base de l’aspiration reste relativement identique : une brossette excentrée qui projette les crasses vers le centre du robot, où se trouvent deux rouleaux en caoutchouc qui tournent de manière concentrique. Ce système, couplé bien entendu à une aspiration, est diablement efficace.

Le constructeur a surtout travaillé, dès lors, sur l’intelligence de ses aspirateurs haut de gamme. En les dotant d’une connectivité pour être contrôlés et configurés par une application de smartphone, même à distance (ça ne les rend pas plus malin pour autant…) ; mais surtout en leur ajoutant une caméra sur le dos pour améliorer leurs déplacements et leur gestion de l’espace environnant.

R980020_SmartLa technologie brevetée iAdapt est dès lors passée en version 2.0. Principal avantage: le robot analyse la pièce en permanence, et sait où il se trouve. Il peut donc nettoyer un étage entier, tout en revenant jusqu’à sa station toutes les 2 heures environ, pour recharger sa batterie, puis continuer sa tâche.

Il est également plus malin qu’auparavant dans ses déplacements, qui nous ont semblé plus cohérents et moins aléatoires. Il va aspirer comme une tondeuse coupe une pelouse, en ligne parallèle. Mais il contourne intelligemment les objets et longe bien les murs avec son côté ‘brossette’.

Gardons les pieds sur terre: il a encore des comportements étranges. Lors de notre test, il a tourné en rond plusieurs fois dans un recoin (pourtant assez grand) d’une pièce, alors qu’il est supposé l’analyser en permanence.

Notons enfin qu’il reconnait le type de sol qu’il aspire. S’il se retrouve au-dessus d’une moquette, la puissance de son aspiration va se décupler dans la seconde: pas de problème, donc, s’il passe sur un tapis au milieu du parquet du salon.

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Le secret du Roomba 980 sur moquette: ses cylindres concentriques en caoutchouc

Plus efficace qu’un Dyson (sur de la moquette)

C’est justement sur ce point que le Roomba devient plus efficace qu’un aspirateur balai traditionnel. Et même s’il s’agit d’un Dyson de la dernière génération. C’est ce qu’iRobot appelle Carpet Boost: la puissance d’aspiration est automatiquement renforcée sur tapis et moquette, « jusqu’à 10 fois« . Le moteur de 3ème génération devient en effet plus efficace et les rouleaux en caoutchouc frottent littéralement le tissu pour déloger les crasses, qui sont ensuite aspirées.

Nous avons voulu en avoir le cœur net et dès notre premier test, il n’y avait aucun doute: le Roomba 980 déloge les crasses du tapis plain situé à l’étage de la maison, là où l’aspirateur-balai Dyson ne fait parfois que la traîner, la déplacer, sans parvenir à la décrocher.

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Efficace sur moquette comme sur parquet

Conclusion

Oui, un robot sur batterie peut être plus efficace qu’un Dyson avec prise pour aspirer certaines surfaces, surtout la moquette dans le cas de notre test. C’est dû en grande partie à sa configuration: deux cylindres concentriques qui frottent le sol et envoient les saletés vers l’aspiration, là où la brosse d’un aspirateur a tendance à les traîner.

Relativisons tout de même ce constat: il s’agit d’une moquette de qualité moindre, assez fine et où les crasses s’accrochent visiblement davantage. Sur un tapis plus moelleux, ou à poils longs, le Dyson sera plus efficace car plus puissant.

Précisions également que cela reste globalement plus rapide et efficace de nettoyer à la main avec un bon aspirateur, dont le réservoir est plus important (si vous utilisez souvent le Roomba, il faudra le vider au moins toutes les semaines), et qui va tout-de-même un peu mieux dans les coins…

Cependant, il suffit d’appuyer sur un bouton ou sur son smartphone pour faire (faire) le ménage. En organisant bien sa journée, il suffit de lever les chaises de la salle à manger, de ranger le salon, d’activer le Roomba puis d’aller faire des courses (car c’est assez bruyant).

En rentrant, la maison sera presque nickel. Une belle économie de temps. Mais pas d’argent: le 980 que nous avons essayé coûte pratiquement 1.000€… Mais c’est du bon matériel, avec des pièces de rechanges (brossette, filtre, etc) facilement commandables sur le site de iRobot. Il y a d’ailleurs un kit de remplacement fourni avec le 980, et deux boitiers pour fermer virtuellement des pièces sans portes.


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Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Essayez cette nouvelle télécommande…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Pratique, Test , le 2 février 2017 21h01 | Ajouter un commentaire

La Spotlight de Logitech va enfin rendre un peu plus « smart » les télécommandes servant à faire défiler les slides d’une présentation. J’ai pu la tester en primeur…

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Cette nouvelle télécommande intelligente devrait les rendre nettement plus agréables…

Logitech, et sa Spotlight (129€, disponible en mars), parvient à innover dans un secteur qui concerne surtout les étudiants et certaines catégories d’employés : la présentation style PowerPoint. Celles qui angoissent la plupart des orateurs, craignant le bug ou l’impossibilité de faire défiler les slides (diapositives).

Cette télécommande intelligente et élégante, fournie avec une housse de transport et fonctionnant sur une batterie qui se recharge très rapidement (avec un nouveau port USB Type-C), deviendra le meilleur ami de certains d’entre vous.

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Installation facile

L’outil de présentation Spotlight est équipé d’un mini stick USB qui se loge intelligemment dans le bas de la télécommande.

Il suffit de le brancher dans un ordinateur (on a essayé avec un PC sous Windows 7 et un autre sous Windows 10, mais cela fonctionne également avec un Mac), d’attendre quelques secondes pour l’installation automatique des pilotes (sous Windows 7), et la télécommande fonctionne automatiquement. La portée est de trente mètres.

Avec certaines machines, la connexion en Bluetooth peut se faire directement, sans passer par l’adaptateur USB inclus.

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Pour Google Slides, Power Point, Keynote, etc…

Lors de notre test, nous avons commencé par lancer un navigateur, avant d’aller sur le site de Google Slide. Il s’agit d’un outil de présentation simple et gratuit, pour créer des ‘diapositives’ qui, mises bout-à-bout, vont composer votre présentation.

Première surprise : avec Edge (le navigateur par défaut de Windows 10) et Chrome (celui de Google), la télécommande a directement rempli son rôle premier, à savoir de faire défiler en avant et en arrière les slides, à l’aide des deux boutons principaux.

Pas de configuration, pas de paramètres à régler… ça fonctionne, un point c’est tout. De plus, le bouton ‘avancer’ est plus gros que le bouton ‘reculer’, ce qui facilite la tâche dans le noir.

La télécommande fonctionne forcément avec PowerPoint, le logiciel payant de Microsoft qui fait partie de la suite Office, et qui intègre davantage d’options. Keynote (logiciel d’Apple vendu 19,99€ sur les Mac) et Prezi (outil de présentation plus original, payable avec abonnement) est également compatible, selon Logitech. Si un PDF est ouvert (y compris dans un navigateur), les boutons servent également à faire défiler les pages du document.

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Mieux qu’un pointeur

Tandis que certaines télécommandes intègrent un pointeur laser, la Spotlight fait nettement mieux et se transforme en souris lorsqu’on utilise sur le bouton du dessus.

En laissant son doigt appuyé sur ce bouton, on peut faire bouger le curseur de la souris en faisant simplement bouger sa télécommande (mais on ne doit pas spécialement  viser l’écran, si on fait tourner le curseur devant soi, cela fera également bouger le pointeur). Il y a sans doute un gyroscope intégré dans la Spotlight de Logitech. Et lorsqu’on relâche ce bouton et que le curseur s’arrête, on peut appuyer brièvement dessus et cela équivaut à un clic.

C’est étonnant, mais c’est diablement efficace et cette option ‘souris’ fonctionne avec l’OS en entier, pas uniquement avec les outils de présentation. On peut donc contrôler l’ensemble de l’ordinateur à distance, sans devoir retourner près de celui-ci.

Sachez également que couplée à une application (Mac OSX ou Windows), la télécommande peut éclairer une zone de la présentation tout en obscurcissant le reste. Elle fait office de lampe de poche, finalement. Cela aide à captiver l’audience sur un élément précis du slide. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction, les applications n’étant pas encore disponibles au moment du test.

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OnePlus, le « tueur d’iPhone », sort le 3T moins de six mois après le 3…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 décembre 2016 18h17 | Ajouter un commentaire

A peine 6 mois après le OnePlus 3, le constructeur chinois de smartphone, qui fait toujours office d’OVNI, propose déjà un modèle 3T, qui remplace son prédécesseur. Une stratégie étonnante, à plus d’un point. Mais cela fait-il du 3T une mauvaise affaire ? RTL info a déjà pu essayer celui qu’on appelait le « tueur d’iPhone », qui s’attaque en réalité davantage à tous les modèles haut-de-gamme sous Android (Samsung, Huawei, HTC, Sony, LG, …)

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OnePlus est une entreprise bien surprenante. La jeune société chinoise, qui vend des smartphones haut-de-gamme à prix très contenus grâce à une manière résolument moderne d’envisager la distribution et la publicité, fait un carton à chaque sortie de nouveau modèle.

2016 était l’année du OnePlus 3. Sorti en juin dernier à 399€ avec une configuration digne d’un flagship de constructeur traditionnel (on pense au Galaxy S7 de Samgung, au 10 de HTC, au G5 de LG, au XZ de Sony, etc), il a rapidement été en rupture de stock.

Soit OnePlus est très prudent et ne veut pas surproduire, soit il joue sur le côté « inaccessible » et « il faut aller vite pour faire la bonne affaire » qui lui a assuré une grande notoriété, surtout à ses débuts quand des invitations étaient nécessaires pour s’offrir le OnePlus 1, 2 ou X.

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Pas de différence extérieure entre le 3T (devant) et le 3 (derrière)

Quel avenir pour le 3 ?

Quoi qu’il en soit, il fut difficile de commander le OnePlus 3 quelques semaines seulement après sa commercialisation. Et on ne peut toujours plus l’acheter actuellement, même si l’appareil est toujours présenté sur le site de la marque, unique plateforme de vente de ces smartphones.

Certains ont évoqué un problème d’approvisionnement d’écrans auprès du fournisseur, OnePlus n’étant qu’un assembleur de composants. Mais l’écran du 3T serait le même que celui du 3 (même si on a remarqué quelques nuances). Difficile donc de savoir ce qui a mené à cette stratégie étonnante… Cela pourrait être le slogan de la marque, Never Settle (« ne reste jamais immobile« , « ne te pose jamais« )

La firme a laissé entendre récemment que le OnePlus 3 ne serait plus commercialisé qu’en Asie, le 3T prenant le relais aux Etats-Unis et en Europe. La raison est peut-être simplement un succès inattendu du côté de OnePlus pour le 3… tous les constructeurs rêvent de ces problèmes de luxe !

Parfaitement identique à l’extérieur

Le 3T a été officialisé en novembre dernier. Extérieurement, il est totalement identique au 3. Le design unibody en aluminium mat est toujours aussi agréable à l’œil et au toucher.

Pour le différencier de son ainé, il y a tout de même une nouvelle couleur par défaut. On ne parle plus de gris mais de Gunmetal, un gris plus foncé et très élégant. Une couleur Soft Gold sera disponible bientôt.

En dehors de cette couleur, tout est identique au modèle sorti plus tôt cette année.

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L’écran est supposé être identique, mais à luminosité égale, on constate des différences: celui du 3T (à droite) est meilleur

Encore meilleur à l’intérieur

Pour assumer sa stratégie un peu déroutante, OnePlus a revu à la hausse, autant que possible, la configuration de son OnePlus 3T. L’intérieur de l’appareil, lui, n’est donc plus vraiment identique au modèle 3.

Tout d’abord, il y a une nouvelle puce, la SnapDragon 821, légèrement plus rapide que la 820 (mais ça ne se remarque pas vraiment à l’usage). Tous les jeux tournent avec les détails au max, cela a toujours été la force de OnePlus: une bête de course à prix d’ami. Les 6 GB de RAM sont toujours là, au cas où. Mais rappelons que des tests d’ouvertures successives et rapides d’applications, en confrontation avec des smartphones équipés de 3 GB de RAM, n’ont pas montré de réels avantages.

Finalement, la meilleure amélioration du 3T, c’est l’autonomie. Comptez sur gain de 30% par rapport au 3, grâce à une batterie plus costaude (3.400 mAh contre 3.000), et une puce SnapDragon 821 qui optimise encore un peu plus sa consommation.

Autre changement: une version en 128 GB est disponible, uniquement en Gunmetal, et pour un supplément de 40€ seulement.

Sachez enfin que l’appareil photo principal n’a pas changé en théorie (16 MP), mais on a remarqué quelques différences. La qualité reste au rendez-vous, même si, comme c’est généralement le cas, dès qu’il fait un peu sombre, il y a du bruit sur l’image. Cependant, les caractéristiques de l’appareil photo frontal a été revu à la hausse: vos selfies se feront désormais en 16 MP, au lieu de 8 MP, ils seront donc plus détaillés.

Conclusion

Oui, en quelques mois, on peut encore améliorer un smartphone au rapport qualité/prix imbattable. On ne connait pas vraiment les raisons de la sortie d’un deuxième OnePlus en 2016, pratiquement identique au premier, mais le 3T est toujours une aussi bonne affaire.

On continue à adorer le concept de OnePlus: de très bons smartphones à prix contenu. Les économies se faisant sur la distribution (vente uniquement en ligne) et le marketing (réseaux sociaux et construction d’une grande communauté de fans). Des fans qui peuvent soutenir – le mot est employé par OnePlus – le concept en achetant les produits dérivés: t-shirts, sacs, accessoires.

Concrètement, les différences entre le nouveau OnePlus 3T et le 3 sorti en juin dernier ne sont pas flagrantes. A l’extérieur, il n’y a que la couleur qui change. A l’intérieur, il y a une configuration encore plus costaude, même si au final, il n’y a que le gain en autonomie (environ +30%) qui saute aux yeux.

L’appareil photo principal a aussi été modifié. On reste un peu en-deçà des ténors de 2016 (Samsung Galaxy S7, LG G5), les petits défauts apparaissant logiquement dans les cas de faibles conditions lumineuses. Mais globalement, le 3T s’en sort plutôt bien.

L’interface a été légèrement retravaillée également. On est toujours sur de l’Android 6 (la version 7 sera bientôt disponible en mise-à-jour), mais la surcouche OxygenOS est passée en version 3.5.3. C’est légèrement plus moderne au niveau des notifications, des paramètres et de Shelf, l’écran de gauche des OnePlus qui reprend l’essentiel (applis et contacts fréquents, notes), ce dernier ajoutant au 3T un ‘centre de gestion’ (quota de data, autonomie, stockage).

Ce qui nous amène au prix, qui lui aussi a changé. OnePlus continue de s’embourgeoiser, et le prix grimpe un peu à chaque modèle. 339€ pour le 2 (été 2015), 399€ pour le 3 (juin 2016), et désormais 439€ pour le 3T (479€ pour la version 128 GB).

Notons tout de même, pour être complet, que ces hausses annuelles se font également chez les grands fabricants…


La couleur Gunmetal à droite est du plus bel effet…

 
Quelques changements subtils dans le panneau des raccourcis

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Une interface OxygenOS légèrement revue, ici dans les paramètres

TEST: l’immense Mate 9 de Huawei, monstre de puissance

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 17 novembre 2016 10h25 | Ajouter un commentaire

Le constructeur chinois Huawei, N.3 incontesté et très ambitieux du marché du smartphone derrière Samsung et Apple, a présenté à la presse il y a quelques jours son Mate 9, un très grand et très puissant téléphone. Certains estiment qu’il peut combler l’absence du Galaxy Note 7 de Samsung, plébiscité par les critiques, mais qui a disparu des rayons après de solides problèmes techniques.

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Un design efficace, sans prise de risque

Le Samsung Galaxy Note 7, qui avait été unanimement apprécié par l’ensemble de la presse internationale (celle qui a eu le temps de le tester, aux Etats-Unis surtout), a du tirer sa révérence plus tôt que prévu, soit après quelques semaines seulement, suite à des problèmes de batteries ayant mené à l’explosion de plusieurs modèles.

En cette fin d’année, il y a donc une place à prendre dans le segment des (très) grands smartphones. On parle de presque 6″, soit plus de 15 cm de diagonale.

Et Huawei, le grand rival de Samsung sur le marché très concurrencé des smartphones Android, a semble-t-il pris la balle au bond. Alors que son Mate 8 est sorti au début de l’année 2016, il renouvelle déjà son smartphone le plus haut-de-gamme en novembre 2016. C’est donc l’un des très rares cas de deux générations d’un même modèle qui sortent la même année. Impossible de savoir si le Mate 9, que RTL info a déjà pu essayer en primeur, a été avancé pour profiter du faux-pas de Samsung. Mais on peut le supposer…

Un grand classique

Quoi qu’il en soit, voici le Mate 9 de Huawei, le smartphone que le grand fabricant chinois destine « aux utilisateurs professionnels en déplacement » dans sa communication. L’écran est de 5,9″ (15 cm), ce qui est souvent la limite maximale. Certains parlent de phablette à ce stade, même si le nom est tombé en désuétude. L’utilisation à une main est délicate avec un appareil de cette dimension, mais il a forcément l’avantage des écrans géants: un site web, une application, un jeu… tout est plus pratique ou plus impressionnant. Surtout que la dalle Full HD est très réussie, avec une belle luminosité, des couleurs fidèles (et ajustables), et un contraste élevé.

La comparaison avec le Note de Samsung s’arrête cependant là: ne cherchez pas d’écran courbé sur les côtés, de stylet ou de résistance à l’eau (IP68), trois caractéristiques qui différenciaient le flagship coréen du reste de la meute Android.

Au niveau du design et du concept, en effet, Huawei n’a pas pris trop de risque. On garde une ligne héritée du Mate S, sorti en septembre 2015: une conception dite ‘unibody’ en aluminium avec un dos légèrement courbé, une dalle en verre résistant à l’avant avec un écran occupant une grande partie de la face, des angles savamment biseautés, une finition sans défaut.

Bref, c’est du très bon, la prise en main est excellente, mais c’est du très classique. Et finalement, le Mate 9 est un grand smartphone Android. Mais n’oublions pas que le Note 7 de Samsung coûtait 849€ minimum, contre 699€ pour le Mate 9.

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Deux capteurs, un autofocus laser, un flash et le capteur d’empreinte

Très rapide, et un meilleur « double capteur » photo

Le Mate 9 est le premier smartphone de Huawei embarquant la dernière puce maison, baptisée Kirin 960. Elle rassemble des composants graphiques et des processeurs à huit cœurs dernier cri. Résultat: des performances de premier ordre, une rapidité à toute épreuve, même dans les jeux les plus exigeants. Impossible de le faire ralentir, celui-là, nous avons essayé…

Le smartphone serait également capable d’analyser vos comportements d’utilisation, afin d’optimiser l’utilisation des ressources, et de conserver une rapidité au fil des mois.

C’est au niveau de la photographie que le Mate 9 fait un pas en avant. Le partenariat avec Leica, concrétisé le printemps dernier avec le Huawei P9 et ses deux capteurs à l’arrière, est poursuivi sur le grand smartphone chinois.

Résultats: deux capteurs également, agencés verticalement cette fois. Il y a un capteur traditionnel de 12 MP en couleurs et un autre de 20 MP en noir et blanc. Combinées, les deux images prises donnent un résultat intéressant. La présence de deux lentilles permet surtout de jouer avec la profondeur de champs, et c’est très efficace: on peut faire de jolis effets Bokeh, soit rendre nette un plan et flou le reste, même après avoir pris la photo. C’est très joli pour les portraits, notamment, et cela a été légèrement amélioré sur le Mate 9 par rapport au P9.

Cette seconde génération de double capteur mise en place avec Leica apporte deux petits plus: un « zoom hybride » 2x, nettement plus efficace que les « faux » zooms de la concurrence. Le principe est le même: l’image est « rognée » dans celle de 20 MP pour simuler un zoom. Comme ce que proposait le Nokia Lumia 1020 et ses 41 MP, il y a très longtemps. C’est également en partie ce que fait l’iPhone 7 Plus d’Apple avec ses deux capteurs. Le résultat est satisfaisant, même si on note une légère perte de qualité de l’image.

L’autre petit plus, c’est la stabilisation optique des capteurs: on peut prendre des vidéos en tremblant légèrement, c’est plutôt pratique.

Au final, le Mate 9 fait forcément de belles photos en plein jour, mais nous a laissé sur notre faim dès qu’on passait en conditions de luminosité plus faibles. A ce petit jeu-là, le Galaxy S7 de Samsung et le G5 de LG gardent une certaine avance.

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Des notifications bien plus intelligentes

Une interface retravaillée, une grande autonomie

L’un des plus grandes qualités du Mate 9, c’est d’être l’un des rares smartphones Android de 2016 équipés de la version 7.0 du système d’exploitation de Google, baptisé ‘Nougat’.

La surcouche de Huawei, EMUI 5.0, exploite très bien les nouveautés de Nougat, qui se situent surtout dans une gestion plus subtile des notifications. Au final, l’expérience utilisateur est plus fluide et agréable, et il y a enfin la possibilité de ranger les applications dans un tiroir, plutôt que de devoir les laisser toutes sur les écrans d’accueil (ce que Huawei imposait depuis le début).

Comme pour le Mate 8, Huawei a inséré une grande batterie dans son Mate 9. On parle ici de 4.000 mAh, c’est près du double de la concurrence. Cela permet deux jours d’utilisation presque complet (on a tout de même atteint les 10% de batterie le lendemain après-midi).

Mais qu’importe cette autonomie quand on a la SuperCharge à disposition. Chaque fabricant y va de sa propre technologie, mais le résultat est souvent le même: en moins d’une heure, la batterie retrouve presque 100% de sa capacité ! En soi, c’est déjà un excellent argument de vente…

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Un bien grand écran !

Conclusion

La fiche technique du Mate 9 parle d’elle-même: puce Kirin 960 débordant de puissance, 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne extensible, double capteur photo avec effet Bokeh, immense batterie de 4.000 mAh promettant deux jours d’autonomie, écran 5,9″ très lumineux et contrasté.

Le tout dans un design raffiné, bien que très sobre et classique. On est clairement dans un smartphone orienté ‘business man’, sans fioriture, mais d’une grande efficacité en toutes circonstances.

Va-t-il convaincre ceux qui voulaient s’offrir un Galaxy Note 7 ? Pas forcément, car le Mate 9 est « juste » un grand smartphone très performant, à un prix relativement contenu (699€). Le smartphone à tendance explosive de Samsung, lui, avait un écran courbé sur les côtés et un stylet, ce qui permettait des options inédites (même si elles restaient pour beaucoup des options ‘gadgets’). Et il était étanche, en plus. Mais il coûtait 849€ avec une fiche technique relativement identique.

Enfin, si le cœur vous en dit, sachez qu’une version ‘Porsche Design’ du Mate 9, avec un écran plus petit mais courbé, et une fiche technique plus impressionnante encore, est également en vente à plus de 1.200€.

InControl, un ordinateur de bord entièrement personnalisable

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 2 novembre 2016 19h26 | Ajouter un commentaire

Le système InControl, qui équipe de nombreuses Jaguar et Land Rover, est une interface rafraichissante dans le monde assez fermé des ordinateurs de bord. On a testé en profondeur les possibilités du système de « info-tainment » (information et divertissement) des marques anglaises.

La voiture, comme de nombreux autres domaines d’activité de la vie courante, est chamboulée par l’arrivée des nouvelles technologies. L’an prochain, la jeune marque Tesla, qui connait un succès inédit grâce à ses voitures électriques à la fois puissantes et endurantes (mais encore très chères avant l’arrivée du Model 3), promet que son système de pilotage automatique sera capable de traverser les Etats-Unis tout seul…

La voiture autonome est donc à nos portes, même s’il faut encore compter quelques années avant que le grand public puisse se l’offrir, et qu’une règlementation mondiale ou européenne intègre ces voitures d’un nouveau genre dans la circulation.

En attendant cette prochaine révolution automobile, les constructeurs continuent d’améliorer l’intelligence de leurs voitures, en les dotant d’un ordinateur de bord de plus en plus performant.

Chaque marque évolue à son rythme dans ce domaine, et certaines sont plus en avance que d’autres. Les sommes investies sont assez importantes pour refaire complètement une interface. Au-delà du développement de l’outil informatique, il faut prendre en compte le fait que l’ordinateur de bord doit interagir avec des dizaines de capteurs présents dans la voiture, et qu’il ne doit pas surtout pas énerver ou distraire le conducteur.

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InControl, c’est l’écran à droite, mais aussi derrière le volant

InControl de Jaguar et Land Rover

Le marques anglaises Jaguar et Land Rover ont plus ou moins fusionné en 2008, alors qu’elles étaient toutes deux intégrées dans le groupe indien Tata, après avoir appartenu à BMW et Ford auparavant. De nombreuses technologies sont donc mises en commun, et c’est logiquement le cas du nouvel ordinateur de bord.

Il s’appelle InControl, et le groupe est parti d’une page blanche pour ce logiciel vraiment rafraichissant au niveau du design et des fonctionnalités. Il a en réalité deux écrans: celui inséré dans la console centrale (8 pouces, tactile, avec toutes les commandes possibles), et celui qui se place derrière le volant, remplaçant les traditionnels cadrans avec aiguilles (12 pouces, non tactile bien entendu).

Attardons-nous sur la console centrale, qui est le cerveau d’InControl. La rapidité et la fluidité sont omniprésent, y compris pour la navigation, grâce à l’utilisation d’un disque dur SSD pour la cartographie, et d’un processeur récent.

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La fonction la plus sympa, c’est de composer son écran d’accueil avec ses favoris

Des écrans d’accueil personnalisables

Les smartphones sont devenus des outils indispensables, touchant un public de plus en plus large. Jaguar et Land Rover se sont donc logiquement inspirés de la manière dont nous utilisons ces appareils.

La fonction la plus intéressante, c’est d’avoir décomposé l’interface en écrans d’accueil, que l’on peut personnaliser. Il y a toujours celui de base, avec quatre grands rectangles pour les fonctions principales (musique, téléphone, climatisation, navigation). Mais en allant vers la gauche, on peut personnaliser un écran vide, en ajoutant à chaque case une fonction parmi un choix assez vaste, en provenance de la navigation, de la musique ou du téléphone, chacun ayant une couleur associée.

En composant le nôtre rapidement, nous avons placé une icône « ne pas déranger », qui désactive la notification des appels entrants. On a également placé un raccourci vers un contact favori: une seule pression permet de l’appeler. Au niveau de la musique, on a opté pour un bouton de sélection de source, et un grand rectangle de contrôle. Pour la navigation, on a placé « Annuler le guidage », quand on ne veut plus être ennuyé par la navigation.

A l’instar de Windows, on peut augmenter la taille des icônes, celles-ci affichant dès lors plus de détails.

Dommage qu’il n’y ait pas, par exemple, une option Spotify, Deezer ou Apple Music, pour pouvoir mettre une playlist, un artiste ou un album en raccourci.

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Si le coeur vous en dit, vous pouvez surfer sur le web (quand la voiture est à l’arrêt)

Connectée, forcément

InControl a plus d’intérêt avec l’option InControl Connect Pro, qui ajoute une carte SIM dans notre Jaguar de test. Celle-ci devient dès lors connectée, et cela apporte des options de contrôle supplémentaire.

La voiture est donc reliée au réseau, et à l’aide de l’application Jaguar Remote à installer sur votre smartphone, vous pouvez connaître sa position, la faire klaxonner ou allumer ses phares à distance, et savoir si elle est verrouillée.

Vous pouvez également faire de votre voiture un hot-spot Wi-Fi, mais vu la démocratisation des abonnements à l’internet mobile sur smartphone, l’intérêt est limité à des passagers étrangers…

Il y a également une application Route Planner, qui permet de planifier un itinéraire à l’avance sur le smartphone, de l’envoyer à la voiture, puis de terminer le voyage à pied jusqu’au bon endroit.

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Le ‘CarPlay’ à la sauce Jaguar: les InControl Apps, assez pauvres hélas (on veut Spotify!)

Un genre de CarPlay à la sauce Jaguar Land Rover…

Le groupe a voulu aller encore plus loin en développant son propre système intégrant le plus possible son smartphone dans l’ordinateur de bord, à l’instar de ce que permet Android Auto et CarPlay d’Apple, dont on a déjà parlé.

Il existe donc l’application pour smartphone Jaguar Apps, qui va gérer le tout. En réalité, l’appli propose une sélection d’applications tierces assez peu connues du Google Play Store (recherche d’hôtel, liseur de news, suiveur de trajet, etc), mais qui sont compatibles avec l’ordinateur de la Jaguar.

Quand vous entrez dans votre voiture et que vous reliez avec un câble USB votre smartphone, elle met automatiquement sa console centrale en mode ‘simplifié’, comme CarPlay, et n’affiche que le contenu du téléphone (contacts, calendrier, musique), ainsi que les applications dont on vient de parler, si vous les avez téléchargée.

Cette option est un peu redondante, et fait de l’ombre inutilement à l’excellent ordinateur de bord InControl, qui va déjà chercher contacts et musique sur le smartphone. L’affichage du calendrier est sympa, mais pas indispensable…

Le plus dommage, sans conteste, c’est de ne pas pouvoir (pour l’instant, du moins) utiliser de service musical comme Spotify ou Deezer via cette interface. Elle aurait eu plus de sens…

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Parfois quelques bugs pour connecter la voiture…

Quelques défauts corrigeables

Le système des Jaguar et Land Rover est relativement jeune, il n’a que quelques mois. Il souffre donc de quelques maladies de jeunesse. Nous avons constaté quelques bugs d’affichage, notamment lorsqu’on entre une destination pour le GPS au moment d’une manœuvre en marche arrière. L’écran affichant la voiture et la proximité des obstacles (en même temps que les ‘beep’ de plus en plus rapprochés) a tendance à s’incruster. Il est resté bloqué au-dessus de la navigation, sans possibilité de le retirer durant quelques minutes. Et ce à plusieurs reprises.

La connectivité est également capricieuse. La carte SIM de l’opérateur Orange inclue dans le InControl Connect Pro a du mal à trouver du réseau rapidement, tandis qu’il faut réactiver à chaque fois le Wi-Fi à la main, quand on est à la maison, pour avoir un réseau plus puissant.

Des défauts qui peuvent être corrigés facilement par les développeurs du groupe, à l’aide d’une ou l’autre mise-à-jour.

Quoi qu’il en soit, la solution InControl, de série sur la plupart des Jaguar et Land Rover récentes (il faut ajouter 1.000€ pour la partie Connect Pro), est l’un des ordinateurs de bord les plus innovants et intuitifs à utiliser.

D’autres photos de notre test:











Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 17 octobre 2016 06h21 | Ajouter un commentaire

L’entreprise allemande Devolo a enrichi sa gamme ‘Home Control’, qui rend votre maison intelligente et contrôlable pour peu que vous preniez la peine de configurer vos propres règles. La sirène est l’un des nouveaux produits. A 79€, elle permet, si vous avez déjà le kit de base (219€) de fabriquer votre propre système d’alarme, assez simplement. Cela en vaut-il la peine ?

Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

La maison connectée a pris un petit coup dans l’aile ces derniers mois. On la considérait comme un marché d’avenir très porteur, mais le grand public ne se précipite pas pour rendre smart sa maison, à l’aide de divers objets connectés.

Lors du dernier IFA de Berlin (le plus grand salon des nouvelles technologies), Samsung n’a même pas mis en avant sa solution d’objets connectés pour la maison. Le Coréen parlait plutôt de ‘smart living’, soit la communication entre les appareils de Samsung, du frigo à la TV en passant par la tablette et l’aspirateur. Mais point de trace des différents capteurs qu’il a englobés en rachetant SmartThings il y a quelques années.


Devolo agrandit son portfolio

Et pourtant, des marques poursuivent dans le domaine des petits capteurs et des appareils permettant de contrôler et surveiller sa maison. Parmi les noms les plus connus, Panasonic, LG, Alcatel (pour ne citer qu’eux), continuent à promouvoir ce concept, même si vous n’en entendez pas vraiment parler en Belgique.

L’entreprise allemande Devolo est une des rares à prendre la peine de faire connaître on système Home Control, dont nous vous avons déjà parlé. Sa particularité : une grande modularité. Vous achetez les détecteurs/capteurs dont vous avez besoin, et vous configurez vous-mêmes les règles qui vous intéressent (exemple : si la fenêtre de la salle de bain est ouverte, la vanne thermostatique du radiateur de la pièce se ferme).

De nouveaux appareils viennent enrichir la gamme, un an plus après le lancement : un détecteur d’humidité, un autre pour l’eau, et une sirène. Attardons-nous sur ce dernier objet, qui permet de faire de son Home Control un alarme ‘low-cost’.

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Enfin une sirène : 79€…

Au moment de lancer sa solution, Devolo n’avait sans doute pas l’ambition de faire de sa solution ‘Home Control’ un système de sécurité anti-intrusion. Il n’y avait pas de sirène.

Du coup, la seule règle que vous pouviez inventer si votre détecteur de mouvement s’activait durant la nuit, c’est l’allumage d’une lampe ou d’une radio (sur une prise contrôlée par le système), ou une notification (un email ou un SMS payant).

Ce souci est gommé par la sortie de la sirène de Devolo (79€). Elle est discrète, légère et d’une petite taille. Elle peut se déposer ou s’accrocher au mur. Elle a forcément besoin d’un câble et d’un petit bloc d’alimentation, fournis. Comme les autres appareils de la gamme, elle se relie sans-fil à la centrale du Home Control, un bloc que vous insérez dans une prise murale.


Installation facile, mais…

Malgré sa petite taille, la sirène de Devolo est assez puissante : 110 décibels, de quoi réveiller toute la maison. Elle est équipée d’une batterie lui donnant 24 heures d’autonomie en cas de coupure de courant.

L’installation est assez simple, même s’il faut chaque fois passer par l’interface web pas toujours très stable, et dont l’affichage pose parfois problème, selon les navigateurs et les appareils (Devolo nous a promis qu’une véritable application – et non une ‘web app’ comme maintenant – sera bientôt disponible).

Le principal problème qu’on rencontre : l’appareil est relié au système, mais l’interface ne s’actualise pas assez vite, et on pense que ce n’est pas le cas. Alors on recommence l’installation et les ennuis commencent…

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Vous devez créer vous-même la règle

Reste ensuite à créer votre règle d’alarme. Devolo part toujours du principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même : à vous d’imaginer comment sécuriser votre maison.

C’est cependant assez simple : il y a des capteurs d’ouverture et de mouvements dans la gamme Home Control. Il suffit de créer une règle (c’est très simple) stipulant que si ces détecteurs s’activent, la sirène retentit.

Hélas, lors de notre tentative, nous n’avons pas réussi à demander à cette règle d’alarme de s’activer automatiquement entre minuit et 6h, par exemple. Il faut l’activer et la désactiver à la main, via le site web, la pseudo-application ou… la petite télécommande du système Home Control (4 boutons peuvent être configurés, deux d’entre eux pour activer ou désactiver la règle d’alarme, par exemple).

Tout a bien fonctionné lors de nos tests. Dès que notre détecteur de mouvement du garage s’est activé, la sirène a retenti. C’est gagné.

Pour couper cette sirène, il faut retourner dans l’application et désactiver l’appareil ‘sirène’ (ou programmer un bouton de la télécommande, ou spécifier dans la règle que la sirène doit retentir 1 minute.

Sachez que vous pouvez attribuer d’autres fonctions à cette sirène, car il y a trois mélodies disponibles. Par exemple, trop d’humidité dans une pièce pourrait faire sonner doucement la sirène pour vous prévenir rapidement.


Des limites

Si tout fonctionne relativement bien avec cette alarme (quand l’application ou la page web de configuration fonctionne correctement), rappelons tout de même les limites de ce genre d’appareil, par rapport à des systèmes professionnels.

Tout d’abord, la sirène est à l’intérieur : si vous n’êtes pas là, il est pratiquement inutile d’activer l’alarme, vos voisins n’entendront pas (sauf en appartement…).

Ensuite, elle est ‘vulnérable’. Si le voleur la trouve la fracasse avec un marteau, c’est fini. Ce n’est pas un boitier en métal, sécurisé en hauteur à l’extérieur de la maison.

Enfin, il n’y a pas de liens avec l’extérieur : personne ne va prendre la peine d’aller voir chez vous, ou de vous appeler si l’alarme sonne.

Toutes des options qui sont cependant très chères : un bon système d’alarme coute plusieurs milliers d’euros, et il y a des abonnements mensuels ou annuels pour de la ‘télésurveillance’. Chez Devolo (voir tous les produits), on parle de moins de 300€ pour le kit de base et la sirène, et il n’y a aucun abonnement ni entretien…

Il faut considérer ce genre de solution comme des moyens de faire fuir des voleurs qui rentrent chez vous la nuit par effraction, quand vous êtes là. La sirène vous réveillera, et en théorie elle fera fuir les intrus, qui évitent d’habitude toute confrontation. Si vous n’êtes pas là, vous pouvez configurer l’envoi d’un email, mais même pas (encore) la réception d’une notification via l’application (qui sera bientôt transformée en vraie appli).al2

Enfin un GPS connecté qui utilise la 4G du smartphone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 13 juillet 2016 11h34 | Ajouter un commentaire

En 2016, on ne doit plus se contenter d’un GPS qui mène d’un point A à un point B par le chemin le plus rapide. La prise en compte du trafic est devenue monnaie-courante, et on aurait tort de s’en passer. Autrefois réservée aux GPS haut-de-gamme de Tomtom, cette fonction arrive désormais dans un modèle à moins de 200€, car elle va chercher ses informations… via votre smartphone. Une bien bonne idée.

Enfin un GPS connecté qui utilise la 4G du smartphone : quels sont les avantages et les inconvénients ?

Le marché du GPS n’est plus vraiment dans le vent. Objet incontournable il y a quelques années, il est de plus en plus souvent remplacé par les smartphones, dont la puissance et la taille d’écran ne font qu’augmenter. De plus, on trouve très facilement des applications GPS gratuites, à commencer par celle de Google (Maps), qui permet depuis peu de temps de télécharger des cartes afin de les rendre disponibles hors connexion.

Tomtom, qui a du diversifier ses activités (montres sportives, caméras sportives, etc) pour survivre, continue néanmoins à faire évoluer ses produits et ses services.

Il vient de sortir un nouveau modèle entrée de gamme, le VIA 52 (199€), que nous avons pu essayer en primeur, avant les grands départs en vacances de l’été.

Quel est l’intérêt d’un GPS connecté ?

Grande nouveauté: Tomtom a enfin osé utiliser la connexion 3G/4G du smartphone pour rendre son GPS connecté, et donc nettement plus intelligent.

Le principal intérêt d’être connecté, pour un GPS Tomtom, c’est de pouvoir utiliser le service ‘trafic’. L’état de la route est indiqué de manière très précise sur une ligne à la droite de l’écran. Le temps perdu en cas de souci est pris en compte au départ du calcul de l’itinéraire (qui sera modifié si une autre route est plus rapide), ou sert de base à un nouvelle proposition d’itinéraire en cas de changement soudain.

Un service qui a fait ses preuves depuis quelques années, et dont on ne peut plus se passer, surtout pour ceux qui roulent autour et dans Bruxelles.

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Si la connexion vient du smartphone, c’est moins cher…

Auparavant, pour que les GPS puissent recevoir des informations (sur l’état du trafic en temps réel, donc, mais également pour signaler des dangers ou des radars mobiles), il fallait que le constructeur néerlandais intègre une connexion 3G/4G (ainsi qu’une carte SIM) dans ses appareils haut-de-gamme, vendus souvent plus de 300€.

Logique: au-delà du matériel à incorporer, il s’agit de couvrir les frais liés à la carte SIM durant plusieurs années. Mais inutile: les forfaits data des abonnements mobiles sont désormais assez conséquents (souvent à partir de 1 GB), tandis que les frais de roaming disparaitront dans un an en Europe.

Le Via 52 n’a donc ni puce 3G/4G, ni carte SIM. Il est vendu 199€, avec la cartographie et le trafic en temps réel à vie (Tomtom a revu son principe de mise-à-jour depuis l’an dernier).

D’un point de vue pratique, de plus, Android et iOS (le système d’exploitation des iPhone) ayant bien évolué ces dernières années, il est devenu très simple d’autoriser un appareil relié en Bluetooth à utiliser la connexion du smartphone, qu’elle soit en Wi-Fi (à la maison, par exemple) ou en 4G.

Sachez enfin que vous pouvez activer l’option « mains-libres » sur le GPS, qui vous permettra de décrocher et de converser avec votre interlocuteur via votre Tomtom (mais la plupart des voitures intègrent désormais cette option).

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Quelques inconvénients

Utiliser la connexion 4G du smartphone a donc un gros avantage: faire baisser la facture. Il y a cependant quelques petits inconvénients.

Tout d’abord, c’est évident mais il faut le rappeler, pour ceux qui n’ont pas de smartphone, ou pas d’abonnement à l’internet mobile (data), cette option ne sert à rien. Le Via 52 sera alors un simple GPS, sans prise en compte du trafic (or Tomtom le fait très bien, il suffit de se rendre sur route.tomtom.com pour s’en apercevoir).

Si la quantité de données téléchargées par le GPS via le smartphone semble infime (pas d’image, pas de vidéo, pas de son), il n’empêche que votre téléphone se met en mode « partage de connexion » dès que le GPS est allumé. Et même si les systèmes d’exploitation des smartphones gèrent ça de mieux en mieux, il y a le risque d’un déchargement plus rapide de la batterie.

Enfin, il y a l’utilisation des données à l’étranger. Depuis le mois d’avril, le prix du MB en roaming a largement baissé. Et il sera nul à partir de juin 2017. Mais attention: cela ne concerne que l’Union européenne (les 28 pays membres plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein). Oubliez la Suisse, par exemple, et peut-être bientôt le Royaume-Uni. Gare donc à la facture donc si vous quittez cette zone « gratuite ».