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Pratique

Enfin abordable, la domotique ? Voici le « chauffage connecté »…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 28 mars 2014 14h10 | Ajouter un commentaire

Vu le prix des carburants, il est essentiel de limiter au maximum sa consommation. Par exemple, en contrôlant la température souhaitée dans chaque pièce de sa maison, et à distance si besoin. Futuriste ? Plus maintenant…

On vous en parle très souvent: la domotique se démocratise. Il s’agit de cet ensemble de techniques de l’électronique, de l’automatisme, de l’informatique et des télécommunications, dont le but est de permettre aux utilisateurs de prendre le contrôle de leur maison.

La domotique était réservée aux « riches », jusqu’à présent. Elle nécessitait du matériel coûteux, une installation (souvent câblée) fastidieuse, une longue mise en place par un spécialiste.

Mais avec l’évolution de la transmission de données sans fil (Wi-Fi), la miniaturisation des composants électroniques, et la bonne gestion des besoins en électricité, la donne est en train de changer. Avec un dernier argument fondamental: le coût de ces technologies a largement baissé.

La théorie, c’est bien. Des exemples concrets, c’est mieux. Nous avons donc testé pour vous les nouveautés qui sont disponibles sur le marché à des prix abordables, et qui, surtout, vous permettent d’économiser de l’argent…

 

Mieux gérer le chauffage dans son habitation

Les principaux arguments pour amener les gens à investir dans la domotique sont la sécurité et les économies. On a parlé récemment des caméras de surveillance réseau, évoquons dès lors un moyen de consommer moins de mazout ou de gaz. Comment ? En installant un thermostat « intelligent » dans votre salon. Par intelligent, on entend deux choses.

Tout d’abord, celui-ci est connecté au réseau, via ce qu’on appelle un « gateway » (une passerelle). C’est un petit appareil qui permet de relier votre thermostat à votre routeur, et donc à internet. Le but de la manœuvre, comme toujours quand on relie un appareil au réseau, c’est de le commander à distance, et de le faire de manière intelligente.

Concrètement, si on prend l’exemple du pack qu’Electrabel propose à ses clients (120 € TTC pour un thermostat sans fil et un adaptateur Honeywell, plus un gateway), cela permet deux choses intéressantes.

Tout d’abord, sur le site d’Electrabel, où vous devez configurer votre semaine-type (telle température, tel jour et de telle heure à telle heure). Rien de révolutionnaire, cela existe depuis longtemps, sur certains thermostats.

 

Contrôler le thermostat avec un smartphone

En revanche, ce que permet de vraiment nouveau ce « gateway », c’est de contrôler la température à distance, via son smartphone ou sa tablette. Il suffit de lancer l’application (gratuite) « Smart Energy » d’Electrabel, disponible sur Android et iOS. Vous pouvez alors changer manuellement la température demandée, voir la température mesurée et d’autres informations utiles (si votre chaudière tourne, le prochain changement de programmation, etc). Vous pouvez également changer de mode: revenir en « programmation hebdomadaire », mettre le mode « vacances », etc.

Electrabel parle d’une économie de 10% sur la facture de mazout ou de gaz. Tout d’abord parce que votre semaine est programmée: le samedi à 6h, le chauffage ne mettra pas en route. Mais bien le mercredi après-midi. Une bonne gestion de la température évite les pics et les chutes non désirées, ce qui consomment beaucoup de carburant.

Ensuite parce qu’à distance, vous pouvez vérifier si votre habitation n’est pas chauffée pour rien. Dès que vous ne suivez pas votre horaire-type, ce qui arrive finalement assez souvent, l’idéal est d’ajuster votre thermostat. Et donc, de le diminuer. Ce qui, semaine après semaine, correspond à plusieurs dizaines de litres de mazout…

 

Contrôler chaque pièce de sa maison

Mais il est possible d’aller un pas plus loin, avec du matériel de pointe. Honeywell est visiblement le seul à se lancer dans ce créneau, et donc à proposer des nouveaux produits accessibles.

Son thermostat à grand écran couleur (ATP921R2100, 299€ HTVA), et ses vannes thermostatiques électroniques sans-fil (HR92WE, 75€ HTVA), poussent le concept de contrôle de la température au maximum. L’idée de la marque américaine est de « rentrer dans la maison connectée », nous a expliqué Peter Raes, un des ingénieurs de l’entreprise qui a des bureaux à Diegem.

Le thermostat sans fil tactile est équipé d’un nouveau logiciel, qui permet de programmer individuellement et précisément chaque zone. Une zone correspond en réalité à un radiateur équipé de cette vanne spéciale (voir photo ci-contre). Vous pouvez en installer jusque 12 dans votre maison, et donc gérer indépendamment 12 pièces.

 

40% d’économie ?

Les économies d’énergie augmentent, et ça parait logique: le matin, il vous faut 20 degrés dans la salle de bain, mais 16 suffisent dans le bureau. La journée, c’est l’inverse. Quant à la nuit, la température peut descendre à 16° au rez-de-chaussée, mais pas dans les chambres…

Bref, à l’usage, vous verrez quelle température vous souhaitez, à quel moment de la journée et dans quelle pièce. Finies les mauvaises surprises.

« Une étude anglaise parle d’une économie de carburant pouvant aller jusque 40%« , selon une étude relayée par Honeywell (voir les détails, en anglais).

 

Et les vannes actuelles ?

Certains diront que ça existe déjà, avec les vannes thermostatiques actuelles. Mais la plupart des modèles récents ne sont pas très précis et quand ils le sont, ils ne commandent pas directement le thermostat. Tout simplement car ils n’y sont pas reliés. Ces « simples » vannes s’ouvrent et se ferment en fonction de la température qu’elles mesurent, de manière plus ou moins efficiente.

Pour bien faire, il faut mettre son thermostat sur 30°, et ne travailler qu’avec les vannes, que l’on règle manuellement si on veut plus ou moins de chaleur dans une pièce. Oubliez la programmation, et pensez au risque d’oubli de refermer la vanne, surtout dans les chambres des enfants et des jeunes.

De plus, la consommation de carburant grimpe, car l’eau chaude circule en permanence dans les tuyaux: elle n’est bloquée qu’au niveau des vannes. Elle se refroidit donc naturellement, plus ou moins fort selon votre installation, et doit être réchauffée par la chaudière.

 

Intelligente, verrouillable

Ces vannes « intelligentes » peuvent être verrouillées, au besoin. Par exemple dans les chambres des enfants. Impossible alors de modifier manuellement la température prévue dans la pièce.

Si elle n’est pas verrouillée, la température prévue par la programmation du thermostat est dès lors modifiable, en tournant la molette de la vanne. Mais elle retourne assez vite en mode « automatique ».

Prenons un exemple: votre thermostat est programmé de telle sorte que votre bureau, le mercredi après-midi, ait une température souhaitée de 17° à 15h. Si à 14h50 vous mettez manuellement la vanne sur 20°, elle ne restera que 10 minutes sur cette température, puis suivra à nouveau la programmation prévue, soit 17°.

De même, si la vanne constate une brusque chute de la température, par exemple si la fenêtre située au-dessus est laissée accidentellement ouverte, elle se coupe durant 45 minutes.

Sachez enfin que ces vannes, qui communiquent en ondes radios (870 MHz, portée de 30 mètres) avec le thermostat, ont besoin d’énergie pour fonctionner. Il y a donc deux piles AA, « dont la durée de vie est de deux hivers« , nous a promis l’ingénieur d’Honeywell.

 

Conclusion

Tous ceux qui habitent une maison regardent avec angoisse leur facture de gaz ou le niveau de leur cuve à mazout. Les budgets « chauffage » ont suivi la courbe exponentielle du prix des énergies fossiles. Un litre de mazout coûtait 0,42 euros en mars 2009. En octobre 2012, il a atteint la somme record de 0,94 euros…

Il est donc essentiel de limiter au maximum sa consommation. Si vous ne voulez pas vivre dans le froid, vous pouvez désormais chauffer votre maison avec « intelligence », entendez par-là « à l’aide d’appareils intelligents », qui ont quitté le domaine inaccessible de la domotique hors de prix.

Si votre bourse est limitée, commencez par un kit de contrôle à distance de votre thermostat, à prix abordable. Celui d’Electrabel est la seule formule « grand public » accessible, pour ceux qui ne souhaitent pas passer par un installateur. Mais elle est réservée aux clients du fournisseur d’énergie.

« Près de 5.000 kits ont été vendus lors de la promo, l’hiver dernier », nous a expliqué Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel. Actuellement, il vous en coûtera 120€, plus 3€ mensuels de frais de gestion, pour la plateforme « Smart Energy », qui rassemble plusieurs produits.

Si vous voulez aller un pas plus loin et que vous êtes bricoleur, il faudra se rendre dans une enseigne spécialisée, comme Vanden Bergh ou Van Marcke, et acheter le matériel d’Honeywell, nettement plus coûteux: 299€ pour le thermostat, 75€ par vanne… le tout hors TVA. Si un installateur le fait pour vous, n’oubliez pas que cette TVA tombe à 6%, si votre maison a plus de 5 ans.

Vraiment sociale, la PlayStation 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Pratique, Test , le 30 décembre 2013 19h27 | Ajouter un commentaire

La nouvelle console de salon de Sony, quatrième génération de la célèbre PlayStation, a été prêtée à la rédaction de RTL info durant quelques semaines. Premier aspect testé: la PS4 est-elle une console vraiment « sociale »?  

Le côté social de la PlayStation 4 se manifeste principalement par la fonction « En direct de PlayStation ». Cet écran, accessible dès l’accueil de la console, rassemble toutes les parties qui sont « streamées » (diffusées en direct) par les joueurs. Et la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez les regardez en direct, et les commenter.

Classées par défaut selon leur popularité (nombre de spectateurs), ces parties en direct peuvent être considérées comme du simple divertissement (vous vous amusez en regardant jouer d’autres personnes), de la curiosité (vous découvrez à quoi ressemble le jeu avant de l’acheter) ou comme un tutoriel en direct (vous apprenez à jouer en regardant les ‘pros’).

 


FIFA 14, le plus populaire ?

Lors de notre test, le stream surnommé « Ibracadabra » était le plus regardé. 234 personnes suivaient cette session de FIFA 14 (un jeu de football). Le joueur était en pleine partie et faisait des commentaires sur son style de jeu, via un micro-casque optionnel relié à la console.

Plus intéressant: le deuxième stream le plus populaire était une partie de Call Of Duty Ghost, un jeu de tir à la première personne. Entre deux fusillades, El_Maton (le pseudo du joueur) communiquait avec les spectateurs via l’espace de commentaires.

Le joueur lisait à voix haute les questions, puis y répondait. Didactique, communautaire et pratique, cette fonction de la PS4 est une vraie valeur ajoutée.

 

« Filtrer » par langue

La plateforme « En direct de PlayStation » est internationale: les diffusions sont donc principalement en anglais, mais il y a quelques francophones qui partageaient leur partie multijoueur, en ayant par ailleurs activé la caméra. On pouvait donc observer la tête du joueur en pleine action, ou, entre deux parties, l’entendre crier « chut! » à son enfant qui pleure (authentique).

Pour trouver ses parties francophones, il faut actuellement faire une recherche par mot-clé, en tapant par exemple « FR » ou « France ».

Remarque: tout ça est gratuit, mais il faut lier son compte Twitch ou Ustream pour interagir, donc pour commenter. Ce sont des plateformes de streaming très populaires que Sony a intégré à la PlayStation 4, au lieu de mettre sur pied sa propre structure. Une politique prudente et intelligente.

Pour diffuser vos parties, c’est très simple. Il suffit appuyer sur le bouton « Share » de la manette en cours de jeu, puis de lier son compte Twitch, par exemple. Votre partie est « online », et vous voyez le nombre de personnes qui vous regardent, et les commentaires éventuels.

 

Partage de photo ou de vidéo

L’autre aspect « social », également accessible en cours de partie depuis le bouton « Share », c’est le partage d’une « copie d’écran » ou d’une séquence vidéo. Vous venez de marquer un beau but ? Vous avez trouvé un moyen extraordinaire pour réussir une mission ? Il est très simple de partager, soit sur votre réseau PlayStation (voir plus bas), soit sur vos comptes Facebook et/ou Twitter, la photo ou la vidéo qui épatera la galerie.

A partir du bouton « Share », vous choisissez par exemple « Télécharger en amont le clip vidéo », et vous pourrez, après un léger montage (pour donner un début et une fin), partager au maximum les 15 dernières minutes de jeu qui sont automatiquement enregistrées par la console.

Pour la capture d’écran, c’est encore plus rapide.

Le tout est stable, fonctionnel et à nouveau, ça rend le jeu plus social, et ça flatte l’égo des joueurs ayant réussi une prouesse.

 

« Nouveauté » dépend de vos amis

La PS4 est également « sociale » d’une manière plus classique. Sous l’onglet « Nouveauté », elle rassemble toute l’actualité de vos sessions de jeu et de celles de vos amis PlayStation 4.

Quand vous jouez à un jeu, quand vous obtenez un trophée ou quand vous partagez une capture d’écran ou une vidéo, la « Time Line » se remplit au fur et à mesure. Le plus intéressant, ce sont bien sûr les actus des camarades de jeu. Et elles dépendent donc du nombre d’amis avec lesquels vous êtes connectés au sein de l’univers PlayStation 4.

Cet onglet est donc un mini réseau social, plutôt confidentiel à moins d’avoir des tas de potes ayant une PS4, ou d’en rencontrer.

 

Conclusion

La PS4 est véritablement une console sociale. La PS3 permettait bien entendu de jouer en réseau, mais sa grande sœur prend intelligemment en compte les envies de partage et de découverte des joueurs.

Regarder une partie, se faire une idée sur un jeu ou des manières de jouer, voire même poser des questions en live: l’univers « En direct de PlayStation » apporte une nouvelle dimension au jeu vidéo.

L’aspect didactique est de la partie: il est même théoriquement possible d’aider quelqu’un en prenant le contrôle de sa partie. Mais il faut posséder le jeu, et il faut des amis dans le besoin. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction.

Bien entendu, le social, c’est aussi le partage de ses prouesses en photo, vidéo ou streaming. Enfin, notons que si un abonnement payant à « PlayStation + » est désormais nécessaire pour le jeu en réseau, ce n’est pas le cas pour toutes les fonctions sociales dont on a parlé, qui sont complètement gratuites.

Sony n’a donc pas menti: sa PS4 est vraiment sociale. Les différentes fonctionnalités, déjà bien abouties, ne feront qu’évoluer avec le temps et les mises à jour.

 

Surveillez votre ligne et votre sommeil avec votre smartphone

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 13 décembre 2013 16h09 | Ajouter un commentaire

La grande force des smartphones et des systèmes d’exploitation qui les font tourner, c’est sans conteste l’imagination des développeurs qui trouvent d’innombrables applications.

Certaines d’entre elles sont des extensions de matériel supplémentaire. Au lieu d’intégrer un mini-ordinateur dans chaque appareil, il est nettement plus malin de déporter la partie « informatique » sur l’application d’un smartphone ou d’une tablette.

La gamme iHealth est un bel exemple: à partir d’une « montre » et/ou d’une balance, une application analyse certaines données pour vous encourager à maigrir ou à faire de l’exercice.

 

Comment ça marche ?

Le principe est simple: la balance et la montre communiquent en Bluetooth avec votre iPhone ou votre iPad (ou du matériel Android), pour peu que vous y ayez installé l’application iHealth MyVitals.

Celle-ci est très fouillée, et rassemble de nombreuses informations sur votre état de forme. Elle comporte des écrans d’accueils à personnaliser avec ce qu’il vous semble essentiel de voir ou d’analyser en premier lieu.

Après la création de votre profil (âge, genre, poids, taille, etc), place à l’action: libre à vous de fixer ou non un « plan », avec des objectifs précis: faire 5.000 pas par jour, et/ou perdre 3 kg.

Vous l’avez compris: la montre et la balance transmettent, lors de chaque synchronisation, leurs informations à l’application. Cette dernière se charge de vous les présenter sous forme de graphiques.

 

Gérer ses calories

Très complète, l’appli iHealth MyVitals permet également de gérer les calories brulées et consommées. Il y a différents aliments et activités qui sont déjà préenregistrés, mais tout est en anglais, y compris les types de repas et les marques (ils ne mangent pas vraiment comme nous, les Américains…).

Vous pouvez cependant créer un repas ou un exercice que vous faites régulièrement, et le mettre en favori, afin de le retrouver rapidement.

Reste que tout cela est fastidieux, et demande de passer pas mal de temps sur cette application si vous voulez jouer le jeu jusqu’au bout. Chaque aliment avalé, chaque exercice effectué (même « Faire l’amour » est préenregistré !), doit idéalement être signalé à l’application.

 

Le poids, surtout

L’argument principal, celui qui sera sans doute le plus utilisé, c’est le suivi du poids. Votre courbe est présentée sous forme de graphique, avec l’évolution de votre poids et de vos masses graisseuse, osseuse, musculaire, votre teneur en eau, etc. C’est très complet.

Dans cette optique, l’usage de l’application et de la balance a du sens. Ça ne prend pas plus de temps de se peser sur la balance iHealth que sur un autre modèle, or ça peut être motivant de voir les centaines de grammes qui se perdent (ou pas…) chaque semaine.

Pour ce qui est de la montre qui mesure votre activité journalière, c’est plutôt limité. Car cela calcule le nombre de pas que vous faites, mais vous devez entrer à la main les activités supplémentaires via l’application. Ceci dit, pour tous ceux qui doivent faire 10.000 pas par jour, pour des raisons médicales, cela permet de savoir où on en est. Et de sauvegarder le tout dans l’application, avec historique à l’appui.

 

Dormez-vous bien ?

Une « montre » qui peut être mise en mode nuit. Tous les matins, vous pouvez regarder votre bilan: durée des phases de sommeil profond, nombre de réveils durant la nuit, le temps qu’il vous a fallu pour vous endormir, etc. Plus ou moins instructif mais, au final, ça ne change pas la vie de savoir qu’on a une efficacité de sommeil de 91% ou 94%. Car on ne sait pas y faire grand-chose, contrairement à l’activité physique en journée.

La balance HS5 de iHealth coûte 119€. Le « traceur d’activité et de sommeil » (qui donne tout de même l’heure), uniquement compatible avec les appareils acceptant le Bluetooth 4.0 – vérifiez avant d’acheter! – vaut 59€. Quant à l’application, elle est gratuite.

Vous trouverez ces produits sur ihealthlabs.be/fr

 

Même les sacs à dos deviennent connectés

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 11 décembre 2013 19h43 | Ajouter un commentaire

Nous sommes de plus en plus dépendants de nos outils informatiques, tels que les ordinateurs, les smartphones et les tablettes.

Il est donc logique d’en prendre soin, et de les transporter de la meilleure manière possible. La marque spécialisée dans le trekking, The Norh Face, a pensé aux amoureux des nouvelles technologies, en sortant le sac-à-dos idéal du geek.

Son petit nom, « Surge II Charged », donne un indice: il intègre une batterie et des connexions protégées, capables de recharger « plusieurs fois » votre smartphone. Dans la pratique, la batterie Joey T1 (lithium polymère, 5 volt, 13Wh) a chargé une fois et demi notre smartphone.

 

De l’espace

Mais c’est également, et avant tout à nos yeux, un sac-à-dos très bien fini, avec 41 litres d’espace total de rangement. De quoi placer votre ordinateur portable dans le compartiment prévu à cet effet, quelques vêtements et une bouteille d’eau dans celui du milieu, et les petits appareils à recharger devant.

Et le tout, sans sentir aucun tiraillement au niveau des épaules, grâce à des technologies qui fleurent bon le marketing: FlexVent (sangles aux épaules) et BackSaver (répartition de poids sur l’ensemble du dos).

Outre les trois compartiments principaux, il y a également des pochettes et des tirettes un peu partout, de quoi trouver son bonheur.

 

Une batterie mal intégrée

Un bémol, tout de même, pour un sac à dos à environ 179€: l’intégration de la batterie, et les pochettes de rangement du smartphone en cours de charge. Car c’est l’idée: bien ranger son appareil durant la recharge. Or, durant notre test, notre téléphone connecté s’est retrouvé perdu dans le fond du sac.

Bref, on aurait aimé que l’aspect « Charged » soit mieux pensé (pourquoi pas des ports extérieurs, une batterie plus puissante et camouflée, etc).

Mais en Europe, The North Face est la seule marque à commercialiser en boutique un sac-à-dos avec batterie.

Garmin HUD: le GPS s’intègre dans votre pare-brise

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 21 novembre 2013 18h44 | Ajouter un commentaire

On parle de plus en plus de HUD, pour Head Up Display, ou Affichage Tête Haute, en français. Une technologie qui vient de l’aviation militaire: la projection d’information de navigation devant les yeux du pilote, pour ne pas qu’il doive détourner la tête du ciel en regardant des écrans de contrôle.

C’est au tour du GPS pour voiture de s’y mettre, et c’est Garmin qui dégaine, avec le HUD (149€), qui est un accessoire et non un GPS à part entière.

 

Projection d’informations sur le pare-brise

L’idée est de projeter des informations de navigation sur votre pare-brise, à l’aide d’un petit appareil à placer sur le tableau de bord, derrière le volant. Il est livré avec une petite vitre en plastique, à clipser au-dessus, si vous préférez ne rien projeter sur votre pare-brise (mais je vous la déconseille).

Vous garderez donc les yeux rivés sur la route, tout en voyant les indications suivantes:

  • Une ou plusieurs flèches avec le sens de la prochaine bifurcation et/ou la bande de circulation à tenir
  • La distance restante avant cette bifurcation ou ce changement de bande
  • Le temps restant avant l’arrivée
  • La vitesse du véhicule par rapport à la vitesse autorisée, avec un point rouge si vous la dépassez

 

Comment ça marche ?

Le HUD de Garmin ne fonctionne qu’avec des smartphones (ou des tablettes, mais on s’en sert nettement moins comme GPS) équipés de l’une des applications GPS suivantes: GPS Garmin StreetPilot Onboard (79€ sur iPhone pour l’Europe de l’Ouest) ou Navigon (90€ sur l’iPhone pour l’Europe, 69€ pour le Benelux).

Vous l’aurez compris: le HUD est un affichage complémentaire de celui du smartphone. Ce dernier, indispensable au fonctionnement du HUD, sera idéalement placé sur une grille de ventilation ou sur le tableau de bord (avec la nécessité d’un support adéquat), mais pas sur le pare-brise. Car le but est de garder les yeux sur la route, et de ne pas être ébloui la nuit. En réalité, vous pouvez garer le smartphone en poche, ça marchera aussi bien.

 

Le smartphone communique avec le HUD

Il faut donc configurer le trajet sur l’application du smartphone, qui transmet elle-même au HUD (en Bluetooth) les informations de navigation qu’il est capable d’afficher. Au préalable, il faut donc appairer votre smartphone avec le HUD, mais ça se fait très simplement via le menu Bluetooth.

Pour en finir avec l’aspect pratique, sachez que ce petit accessoire nécessite une alimentation permanente. Heureusement, l’allume-cigare fournit offre un port USB supplémentaire pour recharger en même temps votre smartphone.

 

Efficace et performant

Voilà pour le principe de fonctionnement. Et oui, une fois que c’est connecté et configuré, ça marche assez bien.

Le HUD, que nous avons simplement déposé sur notre planche de bord, derrière le volant, projette sur le pare-brise les infos. Une grosse épaisseur de caoutchouc fera en sorte de le maintenir au bon endroit, dans la bonne position (il est composé de deux parties, dont l’une est orientable).

Les infos se mettent immédiatement à jour, c’est rapide et performant. Couplées aux instructions vocales de l’application, cela remplace effectivement et correctement un GPS classique. Du bon travail de Garmin.

 

Plus sécurisé ?

Détourner la tête de la route pour regarder un GPS ou un smartphone équipé d’une application GPS, cela peut être dangereux si le trafic est dense, ou si vous êtes en centre-ville. Ça l’est forcément moins avec la « vision tête haute » proposée par Garmin grâce à cet accessoire surprenant.

Cependant, votre attention est tout de même altérée car vos yeux effectuent la mise-point sur la vitre, au lieu de le faire sur la route, qui devient floue. Il y a donc une perte de contact visuel avec l’environnement extérieur, même si elle est moindre.

 

Conclusion

Chouette innovation que ce Garmin HUD, une première du genre. Ce petit boitier à déposer sur votre tableau de bord fait bien son job: il projette quelques informations de navigation sur le pare-brise, de manière très ergonomique, pour vous éviter de détourner votre vision de la route lorsque vous regardez l’écran de votre GPS.

Le HUD peut s’avérer très pratique, pour ceux qui utilisent le GPS toute la journée, ou pour ceux qui ont un monospace dont le pare-brise (et donc le smartphone affichant la carte) est très éloigné.

Pour les utilisateurs occasionnels, il n’est pas vraiment indispensable, d’autant qu’il est un peu encombrant (un appareil de plus à alimenter, à garder dans la voiture, à poser sur la planche de bord), et qu’il est loin d’être autonome: il faut un smartphone à côté, avec une application que l’on pas forcément déjà achetée (et qui coûte minimum 69€), et idéalement, un support pour ce smartphone (comptez 10€ environ pour un modèle universel bas de gamme).

Son prix à lui (149€) s’avère également assez élevé, mais c’est le prix de l’innovation.

 

Le Babyphone du futur est-il pour vous ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 8 novembre 2013 14h20 | Ajouter un commentaire

Le célèbre « Babyphone » a du plomb dans l’aile. Ce petit appareil qui permet de surveiller le bruit dans la chambre du bébé a fait du chemin, depuis sa création en… 1937. C’est la date à laquelle l’entreprise américaine Zenith Electronics (désormais filiale de LG) a sorti le Radio Nurse, un système basique « émetteur-récepteur », via les ondes radio, qui n’a pas connu un grand succès. Sans doute parce qu’il captait aussi les stations locales…

Bref, nous voici en 2013 et vous pouvez toujours vous contenter d’acheter un simple kit « émetteur-récepteur » qui transmet le bruit de la chambre du bébé à l’oreille des parents.

 

Geek ?

Ou alors, si vous êtes un peu geek dans l’âme, vous pouvez opter pour un modèle plus dans l’ère du temps, à savoir une petite caméra avec un capteur de température et d’humidité, qui va transmettre à votre smartphone ou votre tablette une vidéo en temps réel du lit de bébé, avec le son.

Philips n’est pas le premier à proposer ce qui n’est qu’une variante d’un système de surveillance réseau traditionnel. Mais son dernier « Ecoute-bébé HD sans fil InSight », nom de code B120E/10, est un bel exemple de ce qu’il est désormais possible de faire en termes de « Babyphone ».

 

Beaucoup de possibilités…

C’est une application iOS ou Android (deux systèmes d’exploitation qui équipent environ 90% du parc des smartphones et tablettes) qui fait office de récepteur. Dès lors, ses fonctionnalités sont riches et peuvent l’être de plus en plus si Philips décide de la mettre à jour en tenant compte de l’avis des utilisateurs.

L’option la plus intéressante: le principe d’alerte. Lorsque la température sort de la fourchette que vous avez définie, lorsqu’il y a trop de mouvement constaté par la caméra, lorsque le bruit atteint un certain niveau, vous êtes alertés par l’application, qui émet un signal sonore et dont une icone devient rouge.

Bien entendu, le mode nuit est de la partie. Automatiquement ou manuellement, la caméra passera en vision « infrarouge » en noir et blanc. Essentiel.

Sachez enfin que vous pouvez observer votre gamin si vous êtes en déplacement, via le Wi-Fi du bureau, d’un ami ou même en 3G. Il s’agira alors de session de 5 minutes maximum. Si vous voulez des accès plus importants, il faudra souscrire à un abonnement de 24$ par an. Une formule payante nécessaire si vous souhaitez accéder à la caméra depuis plus de trois appareils mobiles.

 

… mais il y a des contraintes

Sur le papier, tout ça est bien beau. Dans la pratique, c’est différent. Tout d’abord, on dépend de la disponibilité, de l’état de la batterie et de la réception Wi-Fi du smartphone ou de la tablette. Mises bout à bout, ces nécessités peuvent devenir handicapantes dans certaines circonstances. Si vous souhaitez observer en permanence votre petit bambin, il faudra donc activer l’option « toujours connecté ». Le son sera alors transmis en permanence, mais pour l’image, il faudra configurer la mise en veille automatique de l’écran de votre tablette ou de votre smartphone. Et de préférence, le ou la branchez  à son chargeur…

Pensez aussi au temps qu’il faut pour lancer l’application, trouver la caméra, et enfin pouvoir observer la chambre. Comptez entre 20 et 30 secondes si l’application n’était pas active en arrière-plan. Pour une urgence, c’est rappé.

Cette technologie est également moins fiable que la vieille Radio Nurse de 1937. Durant les premiers jours de notre test, la caméra a « planté ». Ça arrive avec ce genre de matériel, et il suffit de la redémarrer (de retirer puis de remettre la prise de courant de la caméra). Mais cela peut s’avérer très ennuyeux, si ça arrive en pleine nuit par exemple.

 

Conclusion

Tous les amateurs de nouvelles technologies seront enchantés par cet « Ecoute-bébé HD sans fil InSight » de Philips. Pour 169€, ils pourront observer leur bébé nuit et jour, être alerté dans certaines conditions, et tout ça à partir de leur smartphone et de leur tablette.

Seuls ces « geeks » accepteront les contraintes inhérentes au duo « caméra réseau – application mobile », l’équivalent des émetteur/récepteur des Babyphones traditionnels. Temps de connexion, instabilité, disponibilité du smartphone, etc… La facilité d’utilisation n’est pas forcément au rendez-vous.

Les autres, s’ils trouveront sans doute l’idée amusante, ne pourront pas se passer d’un simple Babyphone à 30€, qui transmettra facilement et rapidement le son de la chambre du bébé…

On a testé la dernière « montre intelligente »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 octobre 2013 14h28 | Ajouter un commentaire

Depuis plusieurs mois, on parle des montres intelligentes, appelées parfois « smartwatch », fusion entre la notion de smartphone et celle de « watch » (« montre », en anglais).

Dans un monde où il faut toujours trouver de nouveaux produits pour être considéré comme « innovant », les principaux acteurs de l’électronique grand public travaillent depuis plus ou moins longtemps à la montre intelligente.

Sony avait dégainé le premier il y a presque deux ans, avec le modèle le plus abouti jusqu’alors: la SmartWatch, première du nom. Il vient de sortir un deuxième modèle, en même temps que celui du géant Samsung, la Galaxy Gear.

 

Que sont réellement ces montres ?

Il s’agit de très petits écrans tactiles (1,6″) tournant sous Android, le système d’exploitation mobile de Google qui équipe de nombreux smartphones et tablettes.

Des petits écrans attachés à un bracelet au poignet, et qui ne sont (pratiquement) rien sans un smartphone à proximité. Il faut en effet une connexion Bluetooth permanente avec un téléphone ou une tablette Android, afin de profiter des différentes applications.

C’est d’ailleurs à partir du smartphone ou de la tablette que vous pourrez configurer votre montre, et y installer les applications souhaitées.

Il en existe une centaine. Certaines sont développées par Sony, et sont gratuites. D’autres sont des initiatives tierces, et sont parfois payantes.

 


Quel genre d’applications ?

Une fois configurée et remplie d’applications, à quoi sert la SmartWatch 2 de Sony ? C’est avant tout un écran déporté de contrôle et de consultation du smartphone, qui doit donc rester dans un rayon de 10 mètres (la distance maximum pour la connexion Bluetooth).

L’application SMS, par exemple, vous permet de lire les SMS reçus sur votre smartphone. Vous pouvez y répondre par des messages prédéfinis ou des émoticônes. Il n’y a pas de clavier sur la SmartWatch, l’écran étant trop petit, et sa définition trop légère (220 x 176 pixels).

Les applications mails, Twitter et Facebook font plus ou moins la même chose, sauf qu’il n’y a pas d’interaction possible. Vous lisez vos mails, et certains flux d’information Twitter et Facebook  prédéfinis via le smartphone. A ce sujet, il est vivement conseillé – voire impératif – de limiter le nombre de flux en provenance des réseaux sociaux. Car l’appli Twitter ne montre que trois « infos » à la fois. Si vous suivez beaucoup de gens ou d’entreprises, c’est vite ingérable. Idem pour Facebook, où il vaut mieux n’afficher que les infos des amis (très) proches.

C’est essentiel, au risque de me répéter, parce que pour « scroller », pour faire défiler les infos, il faut un mouvement gracieux et vertical du doigt. Fastidieux, imprécis et surtout, cela occupe vos deux mains. Du coup, l’idée initiale de cette montre intelligente – ne pas s’encombrer de la manipulation d’un smartphone – devient caduque.

Autre exemple du côté « gadget » de la smartwatch: l’appli « diaporama », qui fait défiler les photos de votre smartphone sur votre montre. On ne voit (forcément) presque rien, mais c’est amusant, pendant un moment.

Conclusion

Soyons honnête: après une petite période d’étonnement, de curiosité et de frime auprès des collègues, on se rend vite compte que cette montre intelligente, que Sony définit lui-même comme une « télécommande pour téléphone », est plus encombrante qu’autre chose.

A la base, elle est supposée limiter le nombre de fois par jour où vous prenez votre smartphone pour voir vos mails, SMS, infos Twitter et Facebook, etc…  bref, elle doit le remplacer dans certains cas de figure.

Mais très limitée dans cette tâche, elle devient vite agaçante. Après deux jours, le smartphone testé avec la montre, le dernier « photophone » de Sony, malgré sa taille XXL, était nettement plus sollicité que la montre.

 

Ce qu’il manque, selon nous

Pour qu’une « smartwatch » à 189€ soit convaincante, il lui faudrait, selon nous:

Un contrôle vocal très poussé de la montre, même si ce n’est pas toujours évident de parler à voix haute à sa montre, en société. L’intégration d’un assistant vocal bien plus évolué que ceux existant actuellement, nécessiterait en outre l’insertion d’un micro et d’un haut-parleur… Mais au moins, on éviterait une navigation au doigt chaotique, handicapée par l’obligation de tenir le poignet bien droit (comme une montre, quoi).

Une indépendance accrue par rapport au smartphone. Au niveau de la carte SIM, par exemple, même si ça nous semble compliqué. Il faudra qu’un modèle « nano », comme sur les iPhone 5, permette de téléphoner ou d’accéder à l’internet mobile même si le smartphone est éteint ou hors de portée.

Une autonomie plus importante: deux jours et deux nuits, selon notre test avec un modèle neuf. C’est peu pour un accessoire, et a-t-on envie de gérer l’alimentation d’un appareil supplémentaire, après le smartphone, la tablette ? Pas vraiment…

 

Le smartphone pour « vieux » est-il vraiment smart ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 19 juillet 2013 16h36 | Ajouter un commentaire

Le suédois Doro a pour ambition de rendre les téléphones et les smartphones les plus accessibles possible. Ses appareils s’adressent particulièrement aux personnes âgées, à celles qui ont des petits (ou des gros) problèmes de vue ou d’ouïe… ou plus simplement à tous ceux que les smartphones effraient, mais qui souhaitent tout de même les utiliser. Lancé en 2007, la société a écoulé, en juin 2013, 4 millions de téléphones.

Le Doro PhoneEasy 740 est le premier smartphone de la marque. Il s’agit d’un téléphone coulissant qui tourne sous  Android, le système d’exploitation ouvert de Google. Mais n’essayez pas de reconnaître quoi que ce soit: la version 2.3 – assez ancienne – a été complètement remaniée pour en simplifier au maximum l’utilisation.

 

Avant tout, un téléphone

Le PhoneEasy porte bien son nom: toutes fonctions de base du téléphone sont facilement accessibles, et facilement utilisables. Il est équipé de larges touches bien espacées, d’un écran contrasté et d’une sonnerie puissante. La fréquence du son, fortement amplifiable, peut être ajustée pour s’adapter aux différents types de déficiences.

Le socle de recharge et la petite lanière devrait plaire à certaines personnes: il sera difficile de le perdre, d’autant plus qu’il mesure 116 x 56 x 18 mm, pour 150 grammes.

 

Votre sécurité, ça compte

Les téléphones Doro ont tous, au dos, une touche de secours. Si vous activez et configurez cette option (avec au maximum 5 contacts à choisir), vous pourrez accéder en une pression de trois secondes au mode « Assistance ».

Dès lors, votre téléphone tente de joindre les 5 contacts choisis. Première étape: envoi d’un SMS avec le message de votre choix. Directement après: un appel est effectué, dans l’ordre, jusqu’à ce qu’un des contacts décroche. Le téléphone se met alors « en mains-libres »: l’idée est que vous êtes à terre, en détresse, et que vous puissiez entendre ce que l’on vous dit, et répondre, sans tenir le téléphone à l’oreille.

Il y a également l’ICE, pour « In Case of Emergency ». C’est ce que pourrait consulter les premiers secours, s’ils trouvent votre appareil. En allant dans les « contacts », ils tomberont automatiquement, en haut de la liste, sur votre fiche de santé. Il vous faudra bien entendu la remplir à l’avance, avec toutes les données importantes pour votre santé, et les contacts à prévenir.

 

Localisation: pas au point

En théorie, mais ce n’est pas inscrit dans le manuel, le mode Assistance envoie également, par SMS, un lien vers une page web indiquant la position de la personne en détresse, grâce au GPS intégré, qui ne sert donc qu’à ça.

Le hic, c’est qu’après plusieurs essais, le seul SMS reçu est « Attente de la position GPS ». Une option pas encore au point, visiblement, mais pourtant très intéressante. Dommage.

 

« Doro Experience »

C’est le premier mobile du fabricant suédois à être équipé de « Doro Experience », une interface simplifiée que Doro a conçu pour les seniors. C’est d’abord le menu de votre téléphone, archi simplifié avec très peu d’options.

C’est ensuite un site web pour personnaliser à distance cette interface et son contenu. Rendez-vous sur www.doroexperience.com. Vous pourrez alors configurer votre adresse email favorite, au lieu d’être obligé d’utiliser @doromail.com, créée par défaut quand vous configurez pour la première fois votre téléphone. Mais la synchronisation d’un autre compte mail, qui n’est pas paramétrable, a des ratés. Soit elle est extrêmement lente, soit elle ne fonctionne pas. Bref, ce n’est pas l’idéal…

Il est possible de modifier le calendrier, gérer les contacts et les tâches, mettre les paramètres d’assistance.

 

Quelques applications

Vous pourrez également installer certaines applications choisies par Doro. Elles sont très peu nombreuses (Le Monde, Libération, Lampe Torche, etc), comparées aux millions d’applications disponibles sous Android. C’est donc la base de la base, mais il s’agit d’applications développées par Doro, pour qu’elles soient utilisables facilement sur le 740. Et c’est le but, finalement.

Mais retenons surtout l’idée principale du site de Doro Experience: permettre à un proche, plus à l’aise avec les nouvelles technologies, de gérer le smartphone à distance. Et ça, ça marche plutôt bien, et la réactivité du téléphone est excellente (quelques secondes plus tard, le contenu est modifié).

 

Petit écran, petit appareil photo

Le 740 est équipé d’un petit appareil photo de 5 MP, qui n’est franchement pas terrible. L’écran de 320 x 480 pixels, très peu détaillé, n’affiche de toute façon pas grand-chose. A nouveau, ce n’est pas le but premier.

Remarque importante pour les utilisateurs d’appareils auditifs: ce mobile a la classification M3/T4 ou plus, ce qui signifie qu’il est compatible avec la plupart des appareils auditifs via la technologie Bluetooth 4.0.

 

Conclusion

Vendu plus de 200 euros, le Doro PhoneEasy 740 est avant tout un téléphone facile à utiliser, avec des paramètres d’assistance en cas de détresse (à l’aide du bouton au dos). Et il remplit très bien ces missions.

Est-ce un smartphone ? En 2013, ce n’est pas vraiment le terme adéquat. C’est plutôt un téléphone avec des options supplémentaires. Les rares fonctions « smartphones » intégrées sont tellement simplifiées que pratiquement inutilisables.

Disons que vous pourrez tenir un calendrier, surfer, envoyer des emails (à partir d’une nouvelle adresse Doromail, car notre test avec un adresse Gmail a perturbé l’application ‘Courrier’), aller sur des applications d’actualité (françaises…), réécouter des podcasts de radios (françaises), prendre et envoyer une photo. C’est à peu près tout.

Et l’expérience n’est pas des plus réjouissante: l’écran est peu précis (peu de pixels), et les caractères volontairement grands. Photos et sites web ne sont pas très faciles à observer.

Mon impression finale: pour le même prix, vous avez un Windows Phone ou un Android Phone de meilleure qualité. Un peu plus compliqué à utiliser (quoi que) en tant que téléphone, mais au moins, c’est un vrai smartphone. Le Doro PhoneEasy 740 est surtout intéressant pour son côté « Assistance », et donc réservé aux personnes âgées, ou celles à fort risque d’arrêt cardiaque, de chute, etc… Mais qui souhaitent tout de même effleurer le côté « smart » des téléphones actuels.

J’ai rempli ma déclaration fiscale avec un iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 5 juillet 2013 10h58 | Ajouter un commentaire

Aaaah, Tax-on-web. Ce magnifique site mis en place par le Service Public Fédéral Finance, et qui nécessite de s’identifier avec un lecteur de carte d’identité électronique et ladite carte, est un modèle… de complexité.

Outre son design et sa navigation dignes des années 1990, il nous a été impossible de nous identifier en utilisant Safari (le navigateur de base) et Google Chrome (l’un des plus performants), via un Mac. En cause, une sombre histoire de « certificats ».

Seul Firefox, un autre navigateur alternatif et gratuit, a bien voulu nous amener sur notre déclaration, qui a l’avantage d’être pré-remplie pour certains champs, notamment ceux concernant votre salaire.

 

Avec l’iPad, on n’a pas le choix

En testant le dernier lecteur de carte pour iPad, mis au point par l’entreprise belge Zetes, spécialisée dans l’identification électronique, on voit directement un avantage: vous n’avez pas le choix du navigateur.

Celui de base, Safari dans sa version iOS, ne gère pas les certificats. Il faut donc passer par une application à télécharger gratuitement, eID-BrowZer, mise au point spécialement par Zetes. A partir de cette app, vous accédez à certains « liens utiles », parmi lesquels Tax-on-web.

Au préalable, il faut insérer le lecteur Sipiro M dans votre iPhone, votre iPad ou votre iPod Touch de générations précédentes (avec le large connecteur), et votre carte d’identité électronique dans le lecteur. Ensuite, vous devez vous souvenir du maudit code PIN que vous avez donné à votre eID, à la commune. Logiquement, vous l’avez modifié sur place et remplacé par celui de votre carte bancaire, ou de votre carte SIM (téléphone).

Vous voilà sur Tax-on-web, dans sa version classique. Il ne s’agit pas, hélas, d’une application dédiée qui aurait été plus facile à utiliser avec les écrans tactiles des appareils d’Apple. Mais ça marche: vous pouvez remplir les champs nécessaires, et soumettre votre déclaration.

 

Un petit bémol…

Seul problème que nous avons rencontré: l’utilisation du « wizard ». Il s’agit d’un assistant virtuel, doté d’une icône en forme de baguette magique. Sous la forme d’une fenêtre en pop-up (plus petite, qui se superpose) sur ordinateur, il vous aide à calculer certains montants à introduire, par exemple ceux liés à votre crédit hypothécaire.

Ce wizard, qui n’est pas un pop-up sur l’iPad, mais qui remplace la fenêtre de votre déclaration, pose problème. Il ne se ferme pas, et ne veut pas remplir votre déclaration avec les montants calculés ! Pire: il est impossible de revenir à la page précédente: vous devez donc relancer l’application pour retrouver la page de la déclaration. Les données précédemment introduites ne seront cependant pas perdues, rassurez-vous.
Mais évitez donc l’usage de cet assistant, autant que possible. Ou notez les chiffres qu’il vous renseigne avant de relancer l’application, et de les introduire vous-même dans les cases adéquates.

Un bulletin presque parfait pour ce lecteur de carte d’identité électronique « spécial iPad/iPhone/iPod Touch », qui coûte tout de même 70 € ! La faute, on l’imagine, à Apple, qui prend bien souvent une commission sur les appareils officiellement compatibles. Les modèles de base, pour ordinateur, ne coûtent que 15 € environs.

Des lunettes belges qui rendent le dentiste agréable

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 3 juin 2013 07h30 | Ajouter un commentaire

Le concept PSIO, dont les lunettes et les écouteurs vous plongent dans un état second, a des vertus bien spécifiques… à télécharger.

La luminothérapie, vous en avez déjà entendu parler. Surtout avec ce printemps 2013 qui a des airs d’automne. Sous différentes formes, il s’agit d’une « cure » de lumière, avec l’influence que cela peut avoir sur notre cerveau, et donc sur notre humeur, sur nos hormones, etc…

Le concept PSIO va bien au-delà de la luminothérapie. Il s’agit d’une paire de lunettes complètement opaques, qui affiche « un aplat de couleurs homogènes produites par des LED intégrées« , nous explique Georges Liekendael, directeur de la société LINK, basée à Opprebais, qui distribue les lunettes et a participé à son développement.

Les branches des lunettes sont affublées d’écouteurs, ce qui permet de « diffuser des programmes de stimulation audiovisuelle combinant sons, musique, voix, avec des lumières colorées synchronisées« .

 

Un projet 100% belge

Voilà pour la théorie. Evoquons rapidement la genèse du projet qui, soyons chauvin car ça n’arrive pas tous les jours, est 100% belge.

La luminothérapie classique existe depuis un certain temps. « Mais les appareils utilisés jusqu’à présent étaient bien différents. Quand on couplait le son avec des lumières, il s’agissait de bip-bip strident, sur de grosses machines« , poursuit M. Liekendael.

L’idée des partie-prenantes du projet: « Renforcer la stimulation visuelle, et ajouter un vrai décor sonore« . Et intégrer le tout dans une paire de lunettes sur batterie. Il a donc fallu attendre l’essor du LED, la miniaturisation et la démocratisation des composants pour commercialiser le projet.

Stéphane Dumonceau-Krsmanovic (directeur de Psychomed.com SA, une entreprise belge), est le créateur de PSIO, conçu en Belgique avec la collaboration de différents développeurs belges et du département de physique optique de l’Université de Liège, en la personne du Professeur Serge Habraken.

 

Comment ça marche ?

Le principe de PSIO, c’est de contrôler l’activité du cerveau, en lui faisant perdre ses repères. Selon les programmes choisis (voir plus bas), l’intensité des flashs lumineux, leur couleur et la durée de la séance varient. Les lunettes sont prévues pour recouvrir entièrement votre champ de vision.

« C’est différent des outils de relaxation traditionnel, qui mettent le cerveau au repos en le laissant tranquille. Les lunettes PSIO, au contraire, stimulent le cerveau afin de le faire lâcher prise, en bloquant la rumination mentale« , explique Georges Liekendael.

Maltraitée, notre matière grise ? « Le cerveau va essayer de trouver des repères, mais n’y arrivera pas« .

« L’aplat de couleur diffusé par les lunettes se situe en dessous de la distance focale normale. Chaque clignement de lumière renforce l’effet Ganzfeld (il s’agit d’un « état » qui accentue les perceptions extra-sensorielles, NDLR). »

Vous voyez dès lors des formes et des éléments étranges. « Le cerveau cherche à identifier ce qu’il voit, mais il ne comprend pas. Il projette donc certaines choses qui n’existent pas réellementC’est comme lorsqu’on passe d’une pièce éclairée à une pièce très sombre, ou lorsque que l’on ferme très fort les yeux« .

 

Différents programmes

Votre cerveau est dès lors plongé dans un état inhabituel, il devient « perméable » et on peut l’influencer. « Il s’agit d’une stimulation visuelle, mais ciblée ».

Les « cibles », ce sont les programmes que vous téléchargez sur le portail de Mind2Relax (ils sont payants, bien entendu). Puis vous les chargez sur vos lunettes, en les connectant à votre ordinateur (elles apparaissent comme une clé USB, et vous y déposez les fichiers téléchargés souhaités)

Des programmes, il y en a pour tous les goûts. De la relaxation (pour se détendre), à la stimulation (pour être plus concentré), en passant par la gestion de la douleur et l’hypnose.

« Ce n’est pas un traitement, ça ne remplace pas la médecine traditionnelle. Mais en bloquant la rumination mentale, on peut soulager les gens. Cela touche de nombreux domaines, comme les personnes atteintes de fibromyalgies, celles souffrant de troubles du comportement sexuel, etc« .

 

Des anesthésies… ou chez le dentiste

Sans la remplacer, bien entendu, « PSIO peut agir, avec un certain programme et dans certaines circonstances, comme une anesthésie.Un programme spécial « dentiste » détourne votre attention de ce qui se passe dans votre bouche. « Dès lors, le seuil de tolérance de la douleur est complètement modifié« .

« En ajoutant la voix à la musique, nous touchons également au domaine de l’autohypnose. C’est un thérapeute qui parle. Les séances peuvent durer plusieurs dizaines de minutes. On entre aussi dans le domaine de la sophrologie. On relaxe la personne pour qu’elle soit réceptive, puis on fait passer des messages subliminaux« .

 

La NASA et le Pentagone

Toutes ces recherches ont porté leurs fruits. Lors du dernier grand salon de l’électronique à Las Vegas (CES), PSIO a rencontré un certain succès. « Un médecin de la NASA teste les lunettes pour voir si cela peut servir aux astronautes pour faire un break, ou au contraire pour améliorer les performances« .

Et ce n’est pas tout: « Au Pentagone, on y songe pour les soldats qui reviennent de la guerre avec plein d’horribles souvenirs« , conclut Georges Liekendael.