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Pratique

Des lunettes belges qui rendent le dentiste agréable

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 3 juin 2013 07h30 | Ajouter un commentaire

Le concept PSIO, dont les lunettes et les écouteurs vous plongent dans un état second, a des vertus bien spécifiques… à télécharger.

La luminothérapie, vous en avez déjà entendu parler. Surtout avec ce printemps 2013 qui a des airs d’automne. Sous différentes formes, il s’agit d’une « cure » de lumière, avec l’influence que cela peut avoir sur notre cerveau, et donc sur notre humeur, sur nos hormones, etc…

Le concept PSIO va bien au-delà de la luminothérapie. Il s’agit d’une paire de lunettes complètement opaques, qui affiche « un aplat de couleurs homogènes produites par des LED intégrées« , nous explique Georges Liekendael, directeur de la société LINK, basée à Opprebais, qui distribue les lunettes et a participé à son développement.

Les branches des lunettes sont affublées d’écouteurs, ce qui permet de « diffuser des programmes de stimulation audiovisuelle combinant sons, musique, voix, avec des lumières colorées synchronisées« .

 

Un projet 100% belge

Voilà pour la théorie. Evoquons rapidement la genèse du projet qui, soyons chauvin car ça n’arrive pas tous les jours, est 100% belge.

La luminothérapie classique existe depuis un certain temps. « Mais les appareils utilisés jusqu’à présent étaient bien différents. Quand on couplait le son avec des lumières, il s’agissait de bip-bip strident, sur de grosses machines« , poursuit M. Liekendael.

L’idée des partie-prenantes du projet: « Renforcer la stimulation visuelle, et ajouter un vrai décor sonore« . Et intégrer le tout dans une paire de lunettes sur batterie. Il a donc fallu attendre l’essor du LED, la miniaturisation et la démocratisation des composants pour commercialiser le projet.

Stéphane Dumonceau-Krsmanovic (directeur de Psychomed.com SA, une entreprise belge), est le créateur de PSIO, conçu en Belgique avec la collaboration de différents développeurs belges et du département de physique optique de l’Université de Liège, en la personne du Professeur Serge Habraken.

 

Comment ça marche ?

Le principe de PSIO, c’est de contrôler l’activité du cerveau, en lui faisant perdre ses repères. Selon les programmes choisis (voir plus bas), l’intensité des flashs lumineux, leur couleur et la durée de la séance varient. Les lunettes sont prévues pour recouvrir entièrement votre champ de vision.

« C’est différent des outils de relaxation traditionnel, qui mettent le cerveau au repos en le laissant tranquille. Les lunettes PSIO, au contraire, stimulent le cerveau afin de le faire lâcher prise, en bloquant la rumination mentale« , explique Georges Liekendael.

Maltraitée, notre matière grise ? « Le cerveau va essayer de trouver des repères, mais n’y arrivera pas« .

« L’aplat de couleur diffusé par les lunettes se situe en dessous de la distance focale normale. Chaque clignement de lumière renforce l’effet Ganzfeld (il s’agit d’un « état » qui accentue les perceptions extra-sensorielles, NDLR). »

Vous voyez dès lors des formes et des éléments étranges. « Le cerveau cherche à identifier ce qu’il voit, mais il ne comprend pas. Il projette donc certaines choses qui n’existent pas réellementC’est comme lorsqu’on passe d’une pièce éclairée à une pièce très sombre, ou lorsque que l’on ferme très fort les yeux« .

 

Différents programmes

Votre cerveau est dès lors plongé dans un état inhabituel, il devient « perméable » et on peut l’influencer. « Il s’agit d’une stimulation visuelle, mais ciblée ».

Les « cibles », ce sont les programmes que vous téléchargez sur le portail de Mind2Relax (ils sont payants, bien entendu). Puis vous les chargez sur vos lunettes, en les connectant à votre ordinateur (elles apparaissent comme une clé USB, et vous y déposez les fichiers téléchargés souhaités)

Des programmes, il y en a pour tous les goûts. De la relaxation (pour se détendre), à la stimulation (pour être plus concentré), en passant par la gestion de la douleur et l’hypnose.

« Ce n’est pas un traitement, ça ne remplace pas la médecine traditionnelle. Mais en bloquant la rumination mentale, on peut soulager les gens. Cela touche de nombreux domaines, comme les personnes atteintes de fibromyalgies, celles souffrant de troubles du comportement sexuel, etc« .

 

Des anesthésies… ou chez le dentiste

Sans la remplacer, bien entendu, « PSIO peut agir, avec un certain programme et dans certaines circonstances, comme une anesthésie.Un programme spécial « dentiste » détourne votre attention de ce qui se passe dans votre bouche. « Dès lors, le seuil de tolérance de la douleur est complètement modifié« .

« En ajoutant la voix à la musique, nous touchons également au domaine de l’autohypnose. C’est un thérapeute qui parle. Les séances peuvent durer plusieurs dizaines de minutes. On entre aussi dans le domaine de la sophrologie. On relaxe la personne pour qu’elle soit réceptive, puis on fait passer des messages subliminaux« .

 

La NASA et le Pentagone

Toutes ces recherches ont porté leurs fruits. Lors du dernier grand salon de l’électronique à Las Vegas (CES), PSIO a rencontré un certain succès. « Un médecin de la NASA teste les lunettes pour voir si cela peut servir aux astronautes pour faire un break, ou au contraire pour améliorer les performances« .

Et ce n’est pas tout: « Au Pentagone, on y songe pour les soldats qui reviennent de la guerre avec plein d’horribles souvenirs« , conclut Georges Liekendael.

 

Alors, enfin Smart, les TV ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 17 mai 2013 15h34 | Ajouter un commentaire

Dans le petit monde du téléviseur, Samsung est aussi puissant que dans celui du smartphone. Les mêmes ingrédients font le même succès: l’argent amassé dans tous les secteurs lui permet de proposer une large gamme d’appareils et de prix, tout en sortant des modèles haut de gamme pour en mettre plein la vue, avec des innovations tantôt intelligentes, tantôt farfelues. Mais au moins, avec le Coréen, ça bouge.

Vous trouviez marrant de faire défiler le texte sur votre smartphone en bougeant la tête ? Vous allez adorer le contrôle du téléviseur par les gestes de la main ou par la voix.

Mais je ne vais pas m’attarder sur ces fonctions qui sont, je le répète, destinées à faire le show et de belles publicités. Car vous aurez beau gesticuler: entrer un texte ne se fera pas en claquant dans les mains, et ça reste toujours galère sans clavier, malgré la saisie intelligente mise au point par Samsung.

 

Les choses bougent, mais…

Samsung est le plus avancé dans le domaine des Smart TV. On a déjà parlé de cette option, rarement de manière très positive. Les choses avancent, lentement, depuis l’essor du concept il y a quelques années. Vu l’échec commercial de la 3D, les fabricants comptent beaucoup sur leur interface « Smart TV » pour attirer de nouveaux clients.

Mais ce n’est pas facile: nous avons de nombreux (trop?) écrans connectés: ordinateur à la maison, au boulot, smartphone, tablette, console de jeux, décodeur et parfois, ordinateur de bord des voitures. Avons-nous besoin, ou envie, d’ajouter à cela une télévision connectée capable d’aller sur internet, sur Facebook, de proposer des petits jeux ou des applications plus ou moins utiles ?

Vu l’engouement du public, la réponse est non. Mais il vaut mieux vérifier soi-même. J’ai donc essayé durant deux semaines la dernière TV de Samsung (la UE55F8000), avec la version la plus récente de Smart TV.

 

La Smart TV en 2103 

Contrôle des décodeurs de Belgacom et de Voo. C’est la grosse épine dans le pied des fabricants de TV: en Belgique, comme dans certains autres pays, il faut une « box », ou un décodeur, pour accéder à la télévision numérique (et donc à la HD). Du coup, la TV ne fait plus office que d’écran, et on passe par l’interface de Belgacom TV ou du Voocorder pour louer un film, enregistrer un programme, intéragir, etc…

Samsung a trouvé la parade en fournissant un accessoire à connecter à l’arrière de la TV, et dont l’autre extrémité est à placer à 5 cm au minimum devant le décodeur. Ceci afin de le contrôler avec la télécommande du téléviseur. Ce n’est pas parfait (il y a des boutons et des fonctions qui manquent, comme l’indispensable guide TV), mais c’est mieux que rien et ça permet de planquer les encombrants décodeurs. Quant à l’installation, pas de souci: vous êtes pris par la main par Samsung, et c’est bien foutu (voir galerie photos ci-dessous).

Recommandation. C’est très à la mode. On vous croit trop fade pour choisir votre film, trouver une musique ou une application, qu’on essaie de vous recommander ce qui vous convient le mieux. Pas bête dans l’idée, mais dans la pratique, c’est rarement pertinent.

Et pourtant, Samsung est parvenu à contourner Belgacom TV ou Voo en allant chercher les infos des programmes en cours sur une base de données externe. Du coup, quand vous allumez votre écran, la Smart TV sait quels sont les programmes en cours et vous en suggère quelques-uns sous forme de vignettes ou de thématique (« Football », par exemple).

C’est supposé devenir de plus en plus malin après quelques jours mais il a persisté à me recommander des programmes de VTM et de TF1 alors que je regarde principalement Discovery Channel et National Geographic. Pas au point, ou alors très lent à la détente.

Mais la forme est sympa, tout comme le principe. Les décodeurs devraient s’en inspirer.

Facebook, le mauvais exemple. Parmi les cinq « panneaux », ou écrans, qui composent l’interface Smart TV, il y a « Mes applications ». Le principe est le même que sur un smartphone: on accède à un store, on choisit son application et on la télécharge. Outre les applications maison, il y a des grands noms, comme Facebook et Spotify.

Le réseau social, qu’on peut déjà consulter sur pc, tablette et téléphone, doit-il vraiment se retrouver sur une TV? La réponse est non. Et en plus, l’appli est inutilisable. Sur un écran de 55 pouces, vous ne voyez qu’un seul élément de la timeline ! Bien entendu, cette timeline n’est pas aussi maline que celle de votre navigateur, et affichera donc tout et n’importe quoi. Il y a bien quelques petits jeux et autres gadgets, mais vous passerez vite votre chemin.

 

Conclusion

Alors, enfin Smart, les TV en Belgique ? Non, et c’est essentiellement du à notre bilinguisme et à l’obligation de passer par un décodeur pour avoir une image de bonne qualité. Même le géant Samsung, qui y met tout son cœur et ses (gros) moyens, ne parvient pas à remplacer complètement l’interface de Belgacom TV ou du Voocorder (pas de guide TV complet, par exemple).

Le reste de l’interface, qui se commande par le geste et la parole – mais ça ne rend pas la TV plus maline – fait son job, sans faire des étincelles. Les applications sont plus nombreuses, mais toujours difficiles à utiliser, même si le navigateur internet est de plus en plus rapide et polyvalent.

On peut choisir sur quelle plateforme on louera des films – mais en gros, pour les francophones, c’est sur Movie Me qui, pour la petite histoire, reprend le catalogue de… Belgacom. La boucle est bouclée, et montre bien les limites du concept.

Dernière remarque: si vous avez un smartphone, un tablette ou un ordinateur Samsung, sachez qu’au moyen de l’application « All Share », il est très facile de visionner sur la TV tous les contenus multimédia de vos appareils mobiles. Et ça marche très bien. On termine sur une note positive…

Comment tirer le meilleur de votre connexion ADSL ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 2 mai 2013 16h54 | Ajouter un commentaire

Le petit monde des accessoires réseau est parfois effrayant pour certains. Beaucoup pensent qu’il s’agit de gadgets pour informaticiens, pour geeks qui adorent le matériel, surtout s’il y a du Wi-Fi.

En réalité, les routeurs, les modems/routeurs, les kits CPL (pour faire passer le signal du réseau par les prises de courant), ou autres bornes Wi-Fi sont très utiles et peuvent faciliter votre usage quotidien. Ils permettent en fait de tirer le maximum de votre connexion ADSL, celle que vous payez souvent plus de 40€/mois. Comment ? En la rendant disponible dans le plus d’endroits possible, pour le plus d’appareils possible.

 

A quoi ça sert ?

Un petit nouveau vient de faire son apparition, du côté de chez Linksys: le WAP300N (prix recommandé: 70€). C’est un « point d’accès » (c’est le nom officiel de ce genre de boitier). Son gros avantage: il est « 4 en 1″. Voici ce qu’il peut être:

  1. Un point d’accès. C’est la fonction de base de ce genre d’appareils, donc. Avec un câble réseau (ou Ethernet), vous le branchez à un modem/routeur qui n’est pas Wi-Fi, ou dont le Wi-Fi n’est pas au top (de normes plus anciennes, par exemple a, b ou g). Vous aurez dès lors du bon Wi-Fi dit « N » dans votre habitation, qui sera « dual band », 2,4 GHz et 5 GHz. Nettement plus performant.
  2. Un connecteur multimédia sans fil. Vous avez déjà un routeur sans fil dans le salon, mais vous devez connecter un ordinateur de bureau, une console de jeu, une caméra réseau, une TV… bref, un appareil qui n’est pas Wi-Fi mais qui a un port réseau, et qui est situé dans une chambre, par exemple. Avec un câble réseau (fourni), reliez cet appareil au WAP300N. Ce dernier va alors communiquer en Wi-Fi avec le routeur, et transférer le signal par le câble à votre console de jeu ou votre TV.
  3. Un amplificateur de signal sans fil. C’est un mix des deux modes précédents. Il communique sans fil avec le routeur, et donne du réseau par câble (mode N.2). Sauf qu’en plus, il donne de Wi-Fi (mode N.1) dans des pièces inaccessibles à partir du Wi-Fi du routeur. Idéalement, si votre routeur est dans le salon, vous mettre le WAP300N dans le hall de l’étage. Vous le relierez avec un câble à un « vieil » ordi de bureau, mais les enfants, avec leur tablette ou leur smartphone, pourront surfer en Wi-Fi grâce à lui. C’est le mode le plus complet et sans doute le plus intéressant.
  4. Un pont sans fil. Ça, c’est vraiment pour les geeks ou ceux qui ont plusieurs réseaux dans un immeuble. En gros, il faut plusieurs WAP300N, qui se connectent entre eux pour transmettre le signal internet à d’autres réseaux. Pas pour le grand public.

 

Des cas concrets…

Pour illustrer mes propos et être encore plus clair, voici des exemples concret d’usage de ce point d’accès:

  • Votre routeur reçu avec le pack Voo n’est pas équipé du Wi-Fi (c’était encore le cas il y a quelques temps). Vous achetez le WAP300N, vous le reliez à votre routeur avec un câble réseau et, miracle, un excellent signal Wi-Fi donne un accès internet à toute la maison. Mode de base (point d’accès).
  • Votre Bbox de Belgacom se fait vieille et le grenier que vous venez d’aménager au deuxième étage ne capte pas son signal Wi-Fi. Le mieux à faire: placer le WAP300N au premier étage, dans un tiroir. Le mettre en mode « Amplificateur de signal sans fil »: il captera et diffusera, au grenier comme dans toute la maison, un bon signal.
  • Vous avez, à l’étage, un bureau avec un ordinateur de bureau(câble), une radio internet et une console de jeu (Wi-Fi), qui ne captent pas du tout, ou pas très bien (normes moins performantes), le Wi-Fi d’en bas. Placez le WAP300N près d’eux et enclenchez le mode « Connecteur multimédia sans fil ». Ils jouiront tous trois d’une connexion optimale au réseau.

 


Conclusion

Pour 70€, le WAP300N sert à beaucoup de chose et peut résoudre plusieurs problèmes que vous rencontrez quotidiennement avec votre réseau. Ce qu’il ne peut pas faire, par contre, c’est faire transiter en Wi-Fi le signal nécessaire au décodeur de Belgacom TV avec la Bbox. Par défaut, le routeur envoie, en Wi-Fi, l’accès à internet et au réseau local. Et pas le signal pour le décodeur. Dommage.

Autre bémol: l’accès à la page de configuration. Si vous désirez changer de mode, il faut en effet lancer un navigateur internet, et entrer une URL chiffrée qui n’est pas définie par défaut. Pas toujours évident. Le meilleur moyen ? Le relier avec un câble réseau à votre ordinateur, et entrer 10.100.1.1 dans la barre d’adresse. Une fois sur la page de configuration, soyez patients et ne vous énervez pas: les changements prennent du temps à apparaître.

Comment répare-t-on un smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 25 avril 2013 16h11 | Ajouter un commentaire

Cet autodidacte de la région bruxelloise a appris lui-même à remplacer les écrans cassés, les batteries faibles ou les boutons défectueux. Rencontre.

Vous n’êtes pas sans savoir que les smartphones et les tablettes prennent une place de plus en plus importante dans la vie des gens. Remplaçant de l’agenda, du bloc-notes, de l’ordinateur (pour certaines tâches), et de bien d’autres choses, ces appareils mobiles ont une grande faiblesse: leur fragilité.

Même si vous en prenez grand soin, en achetant une housse ou d’autres types de protection, il arrive souvent, vu leur manipulation très fréquente, qu’on les laisse tomber, qu’on les griffe ou qu’on leur donne un petit bain involontaire.

D’autant qu’il existe désormais de nombreux jeux, même pour les plus petits, ceux-ci étant déjà très à l’aise avec l’usage du tactile, et très demandeurs pour utiliser le téléphone de papa.

 

En 2013, on répare…

Il y a quelques années, réparer l’écran d’un smartphone coûtait plus cher que de le remplacer, et prenait de longues semaines. Car rien, ou presque, n’était organisé. On pouvait le renvoyer, via l’endroit où on l’avait acheté, au constructeur. Mais il fallait compter plusieurs centaines d’euros, ce qui excédait parfois la valeur de l’appareil. La faute aux frais de port, et au manque de procédure. Du coup, l’envie de mettre quelques euros de plus pour avoir un nouveau modèle prenait le dessus.

Mais nous sommes en 2013 et les choses ont changé. On ne rachète plus, on répare. C’est la crise, bien sûr, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a une explosion des smartphones en Belgique ces dernières années, voire ces derniers mois. Certains d’entre eux sont chers et difficile à obtenir (on pense à l’iPhone, mais il n’est plus aussi seul qu’avant). Et surtout on ne peut plus s’en passer…

Il y a donc, depuis quelques temps, des « laboratoires » en région bruxelloise, qui peuvent réparer certains smartphones ou tablettes dans l’heure, pour un prix relativement raisonnable. Nous avons rencontré un petit nouveau, iFixTech.

 

D’où vient l’idée de Jeremy ?

Peu motivé par deux années d’étude en Ingénieur commercial, Jeremy Golender a eu l’idée de se lancer dans la réparation de smartphones et de tablettes suite à une amère expérience. « Mon téléphone ne fonctionnait plus. Je l’ai amené chez le revendeur qui m’a fait un devis de 300€, avec une attente de quelques semaines. J’ai décidé de trouver une solution moi-même. J’ai été voir sur le web et j’ai trouvé une vidéo qui expliquait comment résoudre le problème. Il fallait faire un point de soudure sur la carte-mère du smartphone. J’ai acheté les petits outils nécessaires et, avec un peu d’aide, j’ai réussi à le réparer« , nous confie-t-il dans son petit bureau/atelier d’Overijse.

Puis, avec le bouche à oreille, il a réparé ceux de ces connaissances. « J’avais une petite clientèle. A l’époque (il y a un an, NDLR), c’était plutôt rare comme service. J’ai ensuite monté ma société, pour structurer tout ça« . Et à ce jour, l’activité est soutenue: « J’envisage de trouver quelqu’un, car je ne veux pas trop faire attendre les gens qui déposent leur appareil. Ça fait partie du concept« .

 

Quel genre de réparation ?

A priori, iFixTech peut réparer toutes les tablettes et tous les smartphones. Et assez rapidement, si les pièces sont de stock, ce qui ne concerne que les produits Apple. L’iPhone et l’iPad ont ce drôle de rapport popularité/prix/rareté, poussant leurs nombreux propriétaires à les réparer au lieu de les remplacer.

« Les écrans, les boutons d’accueil et les batteries des iPhone et iPad, ce sont des remplacements ou des réparations fréquentes. On peut le faire dans l’heure« , nous explique Jeremy.

Dans cette jeune enseigne, cependant, toutes les marques sont concernées. « Samsung, BlackBerry, Nokia… on peut tout réparer« . Mais dans ces cas de figures, hélas, il n’y a pas de stock. Car il y a trop de gammes et de modèles différents parmi la petite dizaine de fabricants populaires en Belgique. Le stock serait pratiquement impossible à gérer. « On fait d’abord un devis, puis on commande la pièce. Cela prend alors plus de temps, environ une semaineMais aucun téléphone n’est impossible à ouvrir et donc, à réparer« . Et le meilleur assistant de Jeremy, « c’est YouTube« , admet-il.

 

Pour une fois, Apple est moins cher

Les pièces de rechange, de l’écran au bouton en passant par la batterie, Jeremy les commandes sur le web. « On achète des pièces OEM (« Original Equipment Manufacturer », fabricant de pièces détachées plus ou moins officielles) de qualité équivalente aux originales. Elles viennent d’Asie, et elles sont garanties six mois« .

Et dans le domaine des pièces détachées, Apple est pour une fois le moins cher. Bien entendu, le géant californien n’a rien à voir dans la distribution de ces pièces de rechange. Il préfère bien entendu que les gens achètent un nouveau modèle. Mais la gamme d’Apple est plutôt homogène (l’iPhone 4 et 4S sont encore en vente, et partagent de nombreuses pièces ou formats de pièces).

Ces tablettes et smartphones sont, de plus, très répandus dans le monde entier. La demande est grande, l’offre suit, les quantités augmentent et les prix diminuent. CQFD. Sur Amazon.fr, on peut ainsi trouver un kit complet (les deux faces de l’iPhone 4S, plus les outils), pour 45€. Evidemment, il faut la patience et l’habileté pour le faire soi-même.

Cette grande disponibilité des pièces détachées n’existe pas chez la concurrence. « Un écran de Samsung Galaxy SIII est plus rare, donc ça coûte plus cher« . Soit 259€… Pour un iPhone 4 ou 4S, il faut compter 130€, or il faut tout démonter. Avec l’iPhone 5, cependant, les prix s’envolent: « L’écran seul coute plus de 200€… »

 

Comment ça marche ?

Sans dire que c’est facile, le démontage et le remontage d’un smartphone ne demandent pas de connaissances poussées en micro-informatique. Il « suffit » de suivre les tutoriels que l’on trouve sous forme de vidéos sur le web, en toute gratuité. « Une fois qu’on a ouvert plusieurs appareils de marque différentes, on note des similitudes dans les composants et l’assemblage. Les réparations les plus fréquentes peuvent être faites en une heure. Quand il y a eu un contact avec du liquide, cependant, il faut plus de temps à cause de l’oxydation« .

Nous avons observé le travail minutieux de Jeremy. Ses outils de précision sont maniés avec dextérité, car certains composants sont fragiles. Ils doivent être démontés l’un après l’autre, dans un ordre précis, comme si on changeait la boite de vitesse d’une voiture.

Et certains appareils, même les plus chers, sont parfois mal montés. « Certaines têtes de visses sont inutilisables. Il faut alors utiliser une pince« . Patience, délicatesse et doigté sont les meilleures vertus si vous désirez tenter l’aventure.

Sachez que ce réparateur autodidacte n’a jamais rien cassé. « Je touche du bois« , conclut-il.

Utile, le chargement sans fil d’un smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2013 19h33 | Ajouter un commentaire

Il existe enfin un « standard », une norme, pour les systèmes de chargement sans fil des appareils mobiles. On le sait: c’est le noeud du problème. On améliore sans cesse la puissance, la taille et la connectivité des smartphones, mais c’est hélas au détriment de l’autonomie.

L’argument de Nokia, quand il a présenté son plateau de recharge, son Lumia 920 (récepteur inclus) et son Lumia 820 (récepteur disponible sous forme de coque amovible), c’est de recharger son smartphone dès que possible. Vous arrivez au bureau, vous êtes dans la cuisine… au lieu de déposer votre appareil sur une table, vous le faites sur son petit plateau de recharge.

 

Qi = « chi »

Cette norme, c’est Qi, un terme qui vient du chinois et qui se prononce « chi ». HTC, Huawei, LG, Motorola, Nokia, Samsung, Sony… tous les plus grands noms de l’électronique sont là, et ça ne se limite pas aux fabricants de smartphones.

L’idéal serait que tout le monde adopte ce standard. Si tous les smartphones/tablettes/appareil photo en sont équipés, cela poussera d’autres domaines à en faire autant. Je pense aux fabricants de meubles, aux constructeurs d’avions ou de voitures, aux chaînes d’hôtel, etc… Si tout le monde joue le jeu, on ne tombera plus jamais à court de batterie !

 

Comment ça marche ?

Avec la norme Qi, le transfert de « faible puissance » équivaut à une puissance allant de 0 à 5 W. Cela fonctionne avec un couplage inductif entre deux bobines planaires pour transférer la puissance de l’émetteur vers le récepteur de l’appareil mobile. La distance entre les bobines est généralement de 5 mm.

La régulation du voltage de sortie, est effectuée par une boucle de contrôle dans le transmetteur communiquant avec le récepteur qui peut alors demander plus ou moins de puissance. La communication en question est unidirectionnelle depuis récepteur vers le transmetteur, via rétro-diffusion d’ondes. En rétro-diffusion d’ondes, la bobine réceptrice est chargée, changeant ainsi la valeur du courant sur la bobine émettrice. Ces changements sont surveillés et traités par le récepteur, afin de faire concorder les deux périphériques. Le but étant d’arrêter la charge quand la batterie est pleine, afin d’éviter de l’endommager.

 

Plateau ou Fatboy ?

Nokia est le premier à intégrer cette norme dans un smartphone tout en proposant les accessoires qui vont avec. C’est plutôt malin et dans l’air du temps. Sony, par exemple, a rendu son dernier Xperia Z complètement étanche. Nokia a joué la carte de la recharge sans fil. Le Finlandais a même offert (ou offre encore) le plateau de recharge – 70€ tout de même – durant les premiers mois de la commercialisation du Lumia 920 en Belgique.

Le DT-900 est disponible en cinq couleurs, et peut correspondre à celle de votre Lumia. C’est la base. Maintenant, si vous voulez un peu d’originalité – bien que cet accessoire le soit déjà – vous pouvez prendre l’option « Fatboy ». Nokia s’est en effet associé avec le fabricant de pouf pour en faire un coussin de recharge.

 

Conclusion

Personnellement, le plateau suffit (70€). Petit et discret, il est assorti à la couleur de votre smartphone, et ça donne pas mal sur une table de nuit, sur un appui de fenêtre. Le Fatboy prend plus de place, coûte plus cher (90€) et c’est simplement le plateau inséré dans un petit coussin. Vous devrez de toute façon ajuster votre téléphone pour qu’il soit bien positionné. Sinon, ça ne marchera pas.

Indispensable, cette recharge sans fil ? Pas pour l’instant. Tant que ça reste cantonné à votre petit plateau, c’est plutôt pour la frime. Entre déposer un smartphone sur une petite base ou lui coller une petit prise micro-USB, il n’y a pas de grandes différences. Une ou deux secondes, sans doute.

Problème de ce système de recharge sans-fil: vous ne pourrez pas manipuler l’appareil durant la charge, il faut qu’il reste collé à son plateau ou à son coussin. Je trouve également qu’il chauffe un peu plus qu’avec un chargeur classique.

Dernier défaut: le prix. 70€, c’est du luxe. Et comme souvent, le luxe n’est pas indispensable.

Sachez enfin qu’il existe d’autres accessoires: un plateau de recharge vertical, une enceinte de JBL sur laquelle vous pouvez déposer (et charger) votre Lumia, et des écouteurs sans fil qui pourront aussi être déposé sur un plateau de recharge.

 

Comment prolonger la durée de vie de votre batterie ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 13 mars 2013 10h33 | Ajouter un commentaire

Faut-il vider sa batterie avant de la recharger ? Quelle est sa durée de vie ? Pour éviter de devoir changer de téléphone tous les deux ans, voici quelques pistes.

De quoi parle-t-on ?

La plupart des batteries de nos appareils mobiles sont des « lithium-ion ». Pour faire (très) simple, sachez qu’elles sont basées sur l’échange réversible de l’ion lithium (un élément chimique, Li) entre une électrode positive et une électrode négative.

Ses principaux avantages sont un rapport puissance/encombrement très intéressant (deux à cinq fois plus que les anciennes batteries des GSM au nickel-hydrure métallique) ainsi que l’absence d’effet mémoire. L’effet mémoire vous « obligeait » à attendre que votre téléphone soit complètement plat avant de le charger à fond.

Une autre de ses caractéristiques, c’est que l’auto-décharge est limitée. Votre smartphone éteint mettra donc de longues semaines à vider sa batterie.

 

Durée de vie limitée

Allons à l’essentiel: votre batterie finira par mourir. Si vous l’utilisez trop souvent ou pas assez, si vous la chargez trop tôt ou tard, elle va de toutes façons perdre de sa capacité au fil des mois. Et quand on pense que les smartphones actuels, avec leurs grands écrans et leurs accès réguliers à la 3G, tiennent rarement plus d’une journée, il y a de quoi s’inquiéter.

La durée de vie de votre batterie est donc limitée. On parle d’un certain nombre de cycles de charge/décharge. Il s’agit donc du nombre de fois où la batterie sera vidée (le jour, quand vous utilisez votre smartphone), puis chargée (la nuit, quand vous branchez votre smartphone à son chargeur). Ce nombre n’est pas fixé, et dépend de beaucoup de choses. On parle d’une fourchette entre 500 et 800 cycles, avant que la batterie ne commence à se détériorer, à moins bien fonctionner.

 

Température essentielle

Ce ne sont pas de très bonnes nouvelles, et des solutions « solaires » devraient voir le jour à la fin de l’année (voir cet article). Mais il est possible de limiter la casse.

Sachez que la température joue un rôle crucial dans le comportement de votre batterie. Les fabricants la stockent d’ailleurs dans des pièces à 15°. Un idéal difficilement accessible, mais évitez de laisser votre smartphone trop longtemps dans une poche serrante (celle d’un jeans, par exemple), au soleil, ou dans une pièce très froide.

Elle se déchargera rapidement et pourrait ne plus fonctionner aussi bien par la suite, voire carrément mourir !

 

Comment charger sa batterie ?

Pour tirer le meilleur parti de sa batterie, et augmenter sa durée de vie, il faut d’abord utiliser le chargeur fourni, avec l’intensité adéquate. Les batteries sont plutôt sensibles, et n’aiment pas être chargées lentement en étant reliées à un ordinateur portable.

L’idéal, mais c’est compliqué à gérer, est de brancher son smartphone à son chargeur lorsque le niveau de la batterie est compris entre 20 et 80%. Contrairement aux idées reçues, il ne faut donc pas laisser entièrement sa batterie se décharger.

Non seulement les batteries au lithium résistent à l’effet mémoire, on l’a vu, mais elles ne nécessitent aucune manipulation particulière lors de la première utilisation (les mettre à recharger pendant 24 heures, par exemple, comme vous le conseillent certains manuels d’utilisation).

On conseille également de débrancher le smartphone dès que la batterie est chargée entièrement. C’est pour cette raison que votre smartphone fait un petit bruit pour vous prévenir ! En plus, vous consommez de l’électricité pour rien.

 

Une batterie peut-elle exploser ?

Qu’en est-il de votre sécurité ? « Un appareil sous tension comme un ordinateur qu’on ne déconnecte pas peut surchauffer et ainsi causer un incendie« , s’inquiètent certains. C’est relativement faux: une fois la batterie chargée, l’alimentation est reliée directement à l’ordinateur. D’ailleurs, celui-ci peut fonctionner sans batterie, vous pouvez la retirer. Il y a un algorithme décrété par l’ordinateur, qui se met à charger de temps en temps la batterie si vous laissez votre ordinateur branché durant toute une journée.

Il est vrai, cependant, qu’on entend de plus en plus souvent parler de batteries qui explosent. C’est normal: les Li-ion ont envahi notre quotidien. Téléphone, tablette, ordinateur, console, jouet, voiture et même avion. Il y en a partout. Et avec la facilité de communication du web, si une batterie explose à Sydney, on le sait à Arlon quelques minutes plus tard.

Si elles explosent, c’est à cause d’un phénomène appelé « emballement thermique ». C’est un cercle vicieux: la chaleur monte, le système chauffe, les éléments chimiques réagissent en… chauffant de plus belle. Pourquoi ? Il y a beaucoup de raisons, ce n’est pas simplement à cause d’une charge trop longue. S’il fait trop chaud, si la structure de votre batterie est altérée ou endommagée, voir mal fabriquée, comme dans certains produits bas de gamme.

Mais quand ça arrive, c’est fort embêtant, même s’il ne s’agit pas d’une bombe. En réalité, l’oxyde de cobalt de la batterie entre en réaction chimique. Il s’échauffe lui-même jusqu’à « exploser »: la batterie gonfle et détruit votre appareil. Les cas sont, cependant, plutôt rares, au regard des centaines de millions de batteries dans le monde.

 

Conclusion

Gardez vos appareils équipés de batteries au frais, et chargez-les quand la jauge se situe entre 20 et 80%. Ces deux conseils de base prolongeront la durée de vie et la qualité des batteries.

Il est préférable de débrancher un appareil dont la batterie est chargée, mais vous ne risquez pas pour autant de tout faire exploser. Les cas sont rares à l’échelle de l’incroyable quantité de batteries dans le monde, et les photos ou vidéos qui circulent sont parfois le fruit d’expériences dangereuses.

 

Super, j’ai localisé mon MacBook volé: et après ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 7 mars 2013 18h10 | Ajouter un commentaire

L’informatique évolue de manière fulgurante, vous l’avez remarqué. Et les progrès concernent aussi la sécurité de vos données, voire de votre matériel. Il est désormais très simple, via un logiciel, de localiser un appareil et d’agir sur celui-ci à distance.

Une option intégrée d’office aux nouveaux appareils d’Apple, dont les ordinateurs portables. Sébastien s’est fait voler son MacBook samedi passé, à son domicile. « Ils ont fracturé la porte d’entrée en soirée. Ils ont tout retourné, tous les tiroirs et tous les vêtements. Ils ont pris deux ordinateurs portables et une bague« , nous a-t-il confié.

 

Verrouiller à distance

Ce que les voleurs ignoraient sans doute, c’est que iCloud, le service « dans les nuages » d’Apple qui permet de partager des photos, de sauvegarder des données, de synchroniser contacts et agenda, permet également de localiser l’appareil. Et d’intervenir, à distance, pour le verrouiller ou effacer son contenu.

Pour cela, il faut que les voleurs se connectent à internet, ne fut-ce que quelques minutes. « A 2h45, dans la nuit de samedi à dimanche, c’est ce qu’ils ont fait. Je pouvais faire apparaître un court message sur l’écran, j’ai mis ‘Dans tes dents’. Et ensuite, iCloud a verrouillé l’ordinateur« , a déclaré Sébastien.

L’ordinateur devient dès lors inutilisable. Sébastien a ensuite été au commissariat local pour faire une déposition.

 

Soupçonné par la police

« J’ai donné le numéro de série de l’ordinateur, l’heure de connexion et la localisation sur la carte« , qui est en réalité un point assez peu précis. Cela fonctionne à partir des réseaux Wi-Fi à proximité de l’ordinateur, peut-on lire sur le site d’Apple. « L’adresse est située à l’angle de deux rues. Il peut être dans plusieurs maisons« .

« On m’a dit que toutes ces informations étaient attachées au dossier, et transmises à la FCCU, la Computer Crime Unit. Au commissariat, ils n’avaient pas l’air de comprendre de quoi je parlais. Ils m’ont même soupçonné de quelque chose, car ils m’ont demandé comment je savais où se trouvait mon ordinateur… Je leur ai expliqué le principe du verrouillage via iCloud »

 

Quelle est la procédure ?

Est-ce utile ? Et cela peut-il accélérer le travail de la police ? Pour comprendre le cheminement de la procédure, nous avons contacté ce service de police « spécialisé dans l’analyse de systèmes informatiques et de télécommunication ».

« En effet, c’est une bonne chose de signaler lors de la déposition que l’on dispose de la géolocalisation de l’appareil volé« , nous a confirmé le commissaire Olivier Bogaert. « Mais il y a déjà un gros problème, c’est que la localisation n’est pas très précise. On a un périmètre déterminé, mais si c’est en ville, il y a beaucoup de maisons. Il est hors de question de rentrer dans toutes ses maisons pour vérifier si l’ordinateur s’y trouve. Si l’on enquête, on va affiner les informations, en trouvant notamment l’adresse IP« .

 

Si le Magistrat ordonne une enquête

Et le « si » du commissaire a toute son importance. Car localisation ou pas, il y a une procédure en Belgique. « Il faut que le Magistrat du Parquet ordonne une enquête, sur base du procès-verbal dressé par le commissariat. La FCCU en reçoit une copie à titre informatif uniquement. Nous sommes un appui technique avant tout« .

Et pour que le magistrat demande un travail d’enquête, il faut des éléments pour le convaincre de mettre des ressources humaines sur le dossier. « Si plusieurs ordinateurs ont été localisés à un même endroit, alors on peut soupçonner du recel. Si les policiers qui ont pris la déposition rassemblent des informations et soupçonnent des activités d’une certaine ampleur, ça peut éveiller l’intérêt du Magistrat. Mais pour un cas isolé, il y a peu de chance que des moyens soient mis en œuvre« , a poursuivi le commissaire.

C’est ce qu’on appelle « la proportionnalité ». On ne met pas de gros moyens humains et donc financiers pour retrouver un seul ordinateur portable…

 

Conclusion

Sébastien ne devrait donc jamais revoir son ordinateur portable, à moins que le Magistrat n’ordonne un devoir d’investigation, mais c’est peu probable. L’assurance va intervenir et il avait heureusement fait une sauvegarde de ses données.

Les voleurs, eux, se retrouvent avec un appareil verrouillé. Sur le site d’Apple, on peut lire qu’il est possible « de le faire déverrouiller dans un centre de réparation autorisé« .

Mais ils devraient dès lors, on l’imagine, prouver que l’ordinateur leur appartient, ce qu’ils ne pourront pas faire.

Les Chromebooks de Google vont-ils tuer Windows ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 13 mai 2011 12h54 | Un commentaire>

smsOn le sait, Microsoft a bâti une grande partie de sa fortune en parvenant à intégrer dans chaque ordinateur vendu son OS, Windows. Un monopole qui lui a permis d’imposer Office, l’autre vache à lait de l’empire californien. Mais depuis quelques années, les choses changent. Apple, qui reste très minoritaire sur le marché mondial des ordinateurs (à cause d’un prix assez élevé, sans doute), gratte des parts de marché. Mais c’est Google, sans aucun doute, qui pourrait déstabiliser le colosse au pied d’argile.

En annonçant la sortie le mois prochain des premiers ordinateurs portables tournant sous Chrome OS (les « Chromebooks » de Acer et Samsung), Google a concrétisé son projet annoncé dès l’été 2009 de viser au coeur Microsoft, en lançant des ordinateurs capables de se passer du système d’exploitation Windows de son rival.

Chrome OS

En juillet 2009, Google avait annoncé que son système d’exploitation (OS), c’est-à-dire le programme qui fait tourner la machine, s’appellerait Chrome, tout comme son navigateur lancé l’année précédente.

Logique que les deux programmes aient le même nom: Chrome OS reposant entièrement sur le principe de l’informatique dématérialisée, où les programmes ne sont pas chargés dans l’ordinateur mais accessibles en ligne, sa pièce maîtresse est Chrome le navigateur, le logiciel qui permet d’accéder à internet.

Via Chrome, Google va gèrer lui-même à distance les mises à jour, les procédures de sécurité, etc. L’avantage du système, promet Google, c’est qu’avec un Chromebook « il n’y aura pas besoin d’attendre plusieurs minutes pour que l’ordinateur démarre et que le navigateur s’ouvre« .

Tout en ligne

« Vous pourrez lire vos courriels en quelques secondes. Grâce aux mises à jour automatiques, les programmes sur Chromebook deviendront plus rapides au fil du temps. Vos applis, jeux, photos, musiques, films et documents seront accessibles où que vous soyez et vous n’aurez pas à vous inquiéter si vous perdez votre ordinateur ou si vous oubliez de sauvegarder vos dossiers« , ajoute Google.
Enfin, ce modèle sera beaucoup moins gourmand en énergie: « les Chromebooks dureront une journée d’utilisation sur une seule charge, donc il n’y a pas besoin d’emporter partout le cordon d’alimentation« , selon le groupe californien. Google a mis plus longtemps que prévu pour sortir ces nouveaux appareils, d’abord annoncés pour l’automne 2010 et testés depuis décembre.

Mon avis

Si les Belges sont prêts à franchir le pas du dématérialisé, les Chromebooks vont bouleverser l’équilibre actuel, c’est presque certain. Je crois que de nombreuses personnes n’imaginent même pas qu’il est possible de se passer d’un Windows très lourd, très lent et qui plante encore trop souvent. Car elles ont toujours connu ça… Si les prix d’Apple sont un frein évident à l’essor de l’excellent Mac OS, ceux des Chromebooks pourraient avoir raison du monopole de Microsoft.

Attention, cependant: qui dit service en ligne, dit « tout le temps connecté ». Les portables devraient donc, sans doute, être équipés d’une carte 3G pour pouvoir être utilisés en dehors d’un réseau Wi-Fi accessible. Or, les prix de la 3G (l’internet mobile), facturés par les opérateurs de téléphonie mobile, sont très élevés en Belgique. Et tout le monde ne dispose pas d’une connexion ADSL rapide…

Votre adresse « @skynet.be » ou « @voo.be » ne sera plus supprimée d’office

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 14 avril 2011 16h39 | 10 commentaires

webVous êtes nombreux à vous faire piéger: en changeant d’abonnement, par exemple en passant de Belgacom (pour l’accès à internet) à Voo, vous perdez votre compte Skynet, et donc votre adresse e-mail. Sans avertissement, sans courrier, sans explication.

C’est pour cette raison que l’Institut belge des services postaux et des télécommunications a approuvé un nouveau « code de conduite » destiné aux FAI, les Fournisseurs d’Accès à Internet, comme Belgacom, Voo, etc…

6 mois de plus

A partir de ce samedi, en effet, les FAI seront tenus de maintenir l’accès au compte e-mail de l’utilisateur et à son espace web personnel qu’il aurait pu activer, durant encore 6 mois au moins après la fin du contrat d’abonnement.

En gros, si vous décidez, peu importe la raison, de changer de FAI, vous ne perdrez plus votre adresse e-mail liée à votre abonnement, ni votre petit site web perso (si vous en aviez un).

Informer, communiquer…

Pour être précis, sachez que dorénavant, lorsqu’un client résilie son abonnement internet, son fournisseur est désormais tenu de l’informer sur les facilités qu’il continue à lui offrir ainsi que la manière dont l’utilisateur peut les demander.

Ainsi, les FAI doivent continuer à fournir l’accès au compte e-mail de l’utilisateur ou transférer ses courriels vers une autre adresse qu’il aura lui-même renseignée, et ce pendant 6 mois au minimum.

Oubliez Skynet, pensez Gmail

Ceci étant dit, je ne peux que trop vous conseiller d’utiliser un « webmail », à savoir un mail indépendant de votre FAI, comme Hotmail ou Gmail, par exemple. Gmail a l’avantage d’être bien intégré dans les nombreux services de Google, d’être une messagerie en ligne performante et innovante,  qui plus est peu envahie par la publicité.

Vous pouvez stocker vos mails sans crainte de faire « exploser » votre boite, même si les pièces jointes sont lourdes (environ 7 GB disponibles). Il est également possible, à partir de votre compte Gmail, de chatter avec Google Talk, par écrit, par voix ou par vidéo. Et le plus important: c’est entièrement gratuit, et ce n’est pas du tout lié à votre abonnement internet.  Bref, n’hésitez plus, oubliez les adresses des FAI et prenez ceux du web.

Et Google se mit au trafic…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 8 mars 2011 15h59 | Un commentaire>

Nouvelle offensive de Google sur le marché des « services supplémentaires ». Dans la guerre que se livrent les deux plus gros opposants actuels en matière de smartphones, tablettes et des systèmes d’exploitation (interfaces) qui les animent, Google vient d’avancer un pion en direction d’Apple, en proposant gratuitement l’état du trafic sur son application (gratuite elle aussi) de cartographie et de navigation.

On connait la puissance de Google, lui qui offre une quantité impressionnante de services en ligne. Tout a commencé avec le moteur de recherche, avant d’offrir la messagerie révolutionnaire (pour l’époque, en avril 2004) Gmail, la consultation de fichiers en ligne (documents, tableaux, présentations), la gestion et le partage des photos (Picasa), la cartographie et les itinéraires (Google Earth et Google Maps), … et bien d’autres choses ayant connu plus ou moins de succès. Mais étant à chaque fois gratuites, Google se payant sur les liens sponsorisés, les « Ads », etc.

Version béta

Le dernier né: l’info trafic. Elle s’intègre dans Google Maps, plutôt bien d’ailleurs, d’après ce que j’ai pu voir sur New-York. C’est une version beta, qui n’est pas (encore) valable pour Bruxelles, par exemple. Mais ça devrait venir. Bien entendu, cette base de données dont je ne connais pas l’origine (si ce n’est la prise en compte de l’historique des perturbations) servira à l’application Google Maps Navigation disponible pour les téléphones Android. Ce logiciel faisant GPS s’enrichit donc d’une fonction trafic. Ces informations sont transmises par l’abonnement « data » de votre smartphone. Si vous l’utilisez, assurez-vous donc de la durée de vie de votre batterie et du montant de données (par exemple, avec Allo RTL, vous avez 10 MB/mois inclus dans les abonnements plateau) que vous pouvez télécharger par mois.

Un concurrent: Tomtom

Cette fonction, accessible donc sur un navigateur classique, est en concurrence directe avec celui de Tomtom, qui offre ce service gratuitement en ligne, et le répercute (contre des euros) sur les GPS. Tomtom, cependant, n’a pas d’ambitions annoncées de se mêler à la guerre des smartphones/tablettes, même si son nom pourrait vendre. Garmin, avec Asus, s’est essayé avec un certain succès avec les nuvifone A10 et A50 (smartphones-GPS sous Android), disponibles en Belgique pour un prix très raisonnable (moins de 200 euros).

Preuve que l’info trafic n’est pas une chose aisée ni une science exacte, les cartes de Tomtom et celles de Google, prises à la même heure pour New-York, sont bien différentes (voir ci-dessous). Google explique sur son blog que son algorithme se base également sur l’historique des embouteillages.

Le trafic selon Tomtom

trafictomtom

Le trafic selon Google

trafic