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Pratique

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

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Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

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Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

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La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

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Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !

 

Faut-il obligatoirement dire adieu à la stéréo avec les enceintes connectées ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 2 mars 2018 11h55 | Ajouter un commentaire

Si de manière générale, au niveau de la diffusion de contenu musical, on enchaîne les progrès dans le bon sens (miniaturisation des enceintes, connectivité, prix, applications de streaming musical), une option répandue en a fait les frais: le son stéréo. Sonos, qui attache un soin tout particulier aux options et à la facilité d’utilisation de ses enceintes, a une solution. Nous l’avons essayée.

Depuis bien longtemps, Sonos, inventeur de l’enceinte réseau et du son ‘multiroom’ pour le grand public, affine sa technologie pour rester une référence dans le domaine.

L’entreprise américaine a un gros avantage comparé à tous les fabricants d’électronique grand public qui suivent cette tendance du ‘multiroom’ depuis quelques années: elle ne fait que ça, et se concentre donc pour améliorer ses enceintes, sortir de nouvelles variantes, les doter de nouvelles technologies novatrices (comme récemment l’intégration d’Amazon Alexa, et bientôt de Google Assistant).

Autre particularité des produits Sonos: ils peuvent être utilisés de différentes manières. Individuellement: vous en achetez un pour votre salon, un autre pour votre chambre, et vous écoutez différentes sources dans différentes pièces.

En groupe: via l’application, vous pouvez regrouper les enceintes pour diffuser la même source musicale dans plusieurs pièces à la fois.

Créer une paire stéréo au moment de la configuration de l’enceinte

Il y a enfin l’option qu’on évoque aujourd’hui: la création d’une paire stéréo. Pour notre test, nous avons placé deux enceintes Sonos One (229€ pièce) dans le séjour d’une maison. Sans surprise, tout se passe via l’application, nécessaire pour installer l’enceinte. Dès le début, et comme on avait déjà une Sonos One installée, l’application nous a demandé si on voulait créer une paire stéréo dans une pièce existante.

Et c’est un jeu d’enfant: il suffit de suivre les consignes, d’appuyer sur le bouton de l’enceinte située à gauche quand on vous le demande, et c’est réglé.

En une minute, l’affaire est dans le sac et vous profitez désormais d’un son stéréo, ce qui devient rare dans le monde en pleine croissance des enceintes connectées, que ce soit au smartphone directement par Bluetooth, ou au réseau en Wi-Fi ou par câble (comme Sonos, donc).

Retour en arrière ?

Le marché de l’audio grand public a fait bien des progrès dernièrement. On parvient à obtenir un son correct dans une enceinte de taille très réduite (pensez au Bose Mini Soundlink), et le smartphone est devenu une source exhaustive de musique, grâce aux services de streaming (Spotify, Deezer, Apple Music, etc).

Dans un domaine, cependant, on a fait un pas en arrière: le son est principalement écouté en mono, alors que la musique et les films sont enregistrés en multicanal. On perd donc quelques subtilités sur la variation gauche-droite, sur les effets de profondeur et de spatialisation du son.

Certes, tous les fabricants parlent d’un son 360° et surround, mais rien ne remplace deux enceintes disposées à deux extrémités d’un mur pour offrir de la vraie stéréo.

Si ça vous manque et que vous ne voulez pas d’une chaîne hi-fi archaïque avec des enceintes câblées, pensez donc aux Sonos One. Vous ressentirez davantage certaines subtilités de la musique, certains effets.

Quel budget ?

Niveau budget, il faut hélas casser sa tirelire: deux Sonos One coûtent 458€. Bien que, si les assistants vocaux intégrés (Amazon Alexa et bientôt Google Assistant) ne vous intéressent pas, vous pouvez opter pour une paire de Play:1 (179€ pièce). Si vous n’êtes pas pressé, il suffit d’attendre une promo pour l’achat d’un pack de deux One (229€ pièce). Hélas, Sonos, un peu comme Apple, a une politique tarifaire stricte: les prix sont très stables et il y a rarement des offres en dehors de celles proposées occasionnellement par Sonos lui-même, via son webshop ou des distributeurs (lors du Black Friday, par exemple).

Sachez enfin qu’il est très facile de séparer une paire de Sonos One, via les paramètres de l’application, pour les placer dans deux pièces différentes.

Notez également que d’autres marques proposent de former une paire d’enceintes stéréo, mais parfois il faut télécharger une application rien que pour ça. Chez Sony par exemple, quelques enceintes Bluetooth sont concernées, et il faut utiliser l’appli Sony Music Center SongPal (50 Mo)…

Samsung vient de présenter son Galaxy S9: nous l’avons déjà essayé (VIDÉO)

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 27 février 2018 07h51 | Ajouter un commentaire

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Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté à Barcelone son dernier smartphone haut-de-gamme, le Galaxy S9. Il ressemble à s’y méprendre au S8, mais il y a quelques changements intéressants. De quoi justifier l’augmentation de prix ?

Apple a toujours boudé l’évènement, Huawei préfère présenter son prochain smartphone plus tard: Samsung est donc le seul acteur du top 3 à sortir en grandes pompes son flagship au Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial dédié aux technologies mobiles.

Il s’agit comme prévu des Galaxy S9 (849€) et S9+ (949€). Ils seront à coup sûr les smartphones haut-de-gamme les plus vendus en Belgique en 2018, en concurrence avec l’iPhone 8 d’Apple, bien entendu. Le Chinois Huawei est le seul qui parvient à titiller ces deux mastodontes.

Quoi de neuf ? (voir la vidéo au bas de l’article)

Extérieurement, les évolutions du S9 par rapport au S8 sont très timides, Samsung ayant la sagesse de sauter une année en terme de un design et de format, un peu comme Apple. C’est comme ça qu’on construit une identité visuelle forte, que les gens disent qu’ils ont (ou qu’ils veulent) « un Samsung » quand ils parlent d’un smartphone sous Android. Les S9, comme les S8, sont également toujours étanches et peuvent se recharger sans fil (chargeur non fourni).

On notera tout de même que l’écran parvient à grappiller quelques millimètres en haut et bas, rendant les bordures encore plus fines. On parle donc d’un écran au ratio 18,5 : 9. La sensation d’immersion est (encore) un peu plus impressionnante. Petit détail: même l’écran d’accueil et ses icônes/widgets peut désormais être affiché en format paysage quand on le retourne.

Quant au capteur d’empreinte pour déverrouiller l’appareil, il passe d’une position très inconfortable à côté de l’appareil photo (beaucoup trop haut, décentré), à une position logique en dessous et au centre. On trouvera donc ce capteur facilement, et ça reste le moyen le plus rapide de déverrouiller un smartphone, à moins que vous aimiez jouer avec la reconnaissance faciale ou de l’iris…scapteur

Lors d’une présentation à Londres avant la sortie à Barcelone, Samsung a largement insisté sur les nouvelles capacités de ses S9 et S9+ en termes de photographie. Si le grand modèle reçoit un capteur photo (12 MP chaque fois) supplémentaire à l’arrière (pour des effets ‘bokeh’, flou sur l’avant et l’arrière-plan, et pour du grand-angle), le principal n’est pas là. Il est dans la double ouverture automatique du capteur principal. F2.4 ou F1.5, en fonction des conditions de luminosité. Ce que vous devez retenir: il fait des miracles quand il fait plus sombre, ce qui arrive souvent quand on prend une photo (à l’intérieur, en soirée, etc). « L’appareil s’adapte comme l’œil humain« , a expliqué un responsable de Samsung. A cette double ouverture s’ajoute le ‘multi-frame’, c’est-à-dire que le S9 va prendre 12 photos et les compiler pour réduire les effets de bruit de l’image très présent dans la pénombre (quand les zones sombres se pixellisent grossièrement). Cela demandera des tests plus poussés, mais à première vue, ça fonctionne très bien (voir photo ci-dessous) et lors de la présentation, le Google Pixel 2 XL, très réputé en photo, était largué dans la pénombre. L’appareil photo est également capable de filmer en super slow motion à 960 images par seconde. On utilise peu cet outil mais techniquement, c’est au point, par exemple si vous voulez filmer au ralenti un ballon d’eau qui explose ou faire de GIF.sphoto

Au niveau des nouveautés remarquables, c’est à peu près tout. Il y a bien cette option amusante de l’appareil photo, qui permet de créer votre propre animoji, dont vous déclinerez les émotions (il y en a 18) dans vos messages pour faire rire vos correspondants. Et cette nouvelle station de travail DeXqui améliore encore la transformation de votre smartphone en un ordinateur, avec un moniteur, un clavier, une souris (les entreprises sont désormais visées également).

Conclusion

Les Belges adorent Samsung. On sait que le géant sud-coréen, dans notre pays, truste les premières places dans beaucoup de domaines, de la télévision au smartphone. Le Galaxy S8, l’an dernier, fut un succès (17% de vente en plus en Belgique que le S7), jouant des coudes avec les iPhone d’Apple. Le S9 a donc une grosse pression sur les épaules, et le fait qu’il ne soit qu’une mise-à-jour du S8 ne va pas l’aider à battre des records de vente.

Au niveau photo, il a l’air imbattable dans de faibles conditions lumineuses. Son design est encore plus ravageur que l’an dernier grâce à une augmentation de la surface d’affichage sur l’écran. Le capteur d’empreinte trouve enfin une place logique sous le (ou les) objectifs à l’arrière. Quelques améliorations subtiles, donc, qui hélas sont répercutées dans le prix, gonflé de 50€.

Comptez en effet 849€ pour le S9, avec une fiche technique qu’on aurait espérée plus costaude: le processeur Exynos 9810 est au top, mais il faudra composer avec 64 GB de stockage interne (il existe une version 256 GB, plus chère), 3 GB de RAM, une batterie de 3.000 mAh, un seul capteur photo à l’arrière. Rien d’exceptionnel… Il y a heureusement ce magnifique écran courbé borderlessque seul Samung maîtrise à ce point, l’étanchéité totale et la recharge sans-fil. Sans oublier la très riche surcouche que Samsung met sur Android 8.0, avec des applications inédites et un écosystème imposant. Pour 949€, il y a la version S9+, avec une batterie plus imposante (3.500 mAh), 6 GB de RAM et un deuxième capteur photo à l’arrière, pour de jolis effets bokeh.

GALAXY S9 :







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GALAXY S9+: 


Ce thermostat permet de contrôler chaque radiateur: vraies économies ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 31 janvier 2018 14h23 | Ajouter un commentaire

Un thermostat intelligent (et 100% européen) permet de contrôler chaque radiateur individuellement: fait-on vraiment des économies d'énergie ?

Les Allemands de Tado débarquent en Belgique avec des solutions pour les particuliers, afin qu’ils affinent le plus possible leur consommation d’énergie lorsqu’ils chauffent leur maison. Leur thermostat intelligent (249€), simple et efficace, se base sur votre position, tandis qu’en option, des vannes thermostatiques (79€ pièce) permettent d’affiner au mieux le chauffage. Mais l’investissement est-il rentable ?

La marque Tado (officiellement tado°) n’est pas encore très connue en Belgique. Cette entreprise allemande basée à Munich existe pourtant depuis 2010, mais n’a lancé son système de chauffage intelligent pour particuliers en Allemagne et en Europe que depuis 2014.

Mais c’est quoi au juste, un chauffage intelligent ? Tout comme Nest qui a plus ou moins inventé le concept à l’époque, c’est l’idée d’avoir un thermostat doté d’un mini-ordinateur, capable de calculer certains paramètres et de se connecter au réseau. La promesse de Nest était, et est toujours d’ailleurs, d’essayer de vous offrir toujours la température souhaitée, se basant dans un premier temps sur la manière dont vous réglez la température manuellement. Le thermostat et les autres appareils de la gamme (caméras de surveillance, détecteur de fumée) permettent également de savoir si vous êtes absent, auquel cas il coupera le chauffage.

Le tout se contrôle de manière très précise à l’aide d’une application pour smartphone/tablette, ou un site web sécurisé.

Dès que vous quittez la maison, il coupe le chauffage

Tado propose autre chose pour se démarquer d’une concurrence de plus en plus féroce, Nest ayant été imité par de nombreux autres acteurs, anciens (Honeywell) ou nouveau (Netatmo).

Le thermostat intelligent de Tado se base sur la localisation du ou des propriétaires, à partir de leur smartphone. Pour faire simple: l’application Tado détermine régulièrement votre position, et si vous avez quitté une zone proche de la maison, elle enclenche le mode absence automatiquement.

L’application intuitive, réactive et facile à configurer (c’est un point essentiel) détecte également quand vous vous rapprochez de la maison et peut recommencer à la chauffer la plus ou moins rapidement à l’avance.

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En soi, l’idée est déjà très bonne, et très simple. Quand vous êtes à la maison, vous avez généralement toujours envie d’avoir la même température. Nest, au contraire, a tendance à passer de 19 à 21 en journée, se basant sur un algorithme, votre manière de régler la température et votre présence. On ne sait jamais vraiment quelle est la température, et le mode ‘absence’ automatique ne s’éteint que lorsque vous rentrez dans la maison…

Le principe de fonctionnement du Tado nous a donc convaincus par sa simplicité et sa stabilité. De plus, son installation est plus simple que celle du Nest, qui a besoin d’un petit boitier supplémentaire près de la chaudière. Le thermostat de Tado n’a besoin que des deux fils qui relient traditionnellement un (vieux) thermostat à sa chaudière. Un jeu d’enfant: il suffit d’un tournevis et de lire les instructions détaillées de Tado, personnalisées en fonction de l’installation actuelle que vous leur communiquerez.

En revanche, le thermostat a besoin d’un ‘bridge’ pour se connecter au réseau. Il s’agit d’un petit boitier à connecter au routeur (genre Bbox de Proximus) à l’aide d’un câble.

Des vannes thermostatiques: ça se complique un peu

Tado ne se contente pas du thermostat intelligent. Il a prévu des vannes thermostatiques tout aussi intelligentes, permettant de contrôler la température des pièces de votre maison indépendamment les unes des autres.

Les vannes thermostatiques actuelles, mécaniques (type Heimeier, par exemple, à 20€) ont un gros défaut: leur approximation est telle qu’elles se rapprochent davantage du ‘on/off’ que d’un contrôle précis de la température.

C’est donc ce que permettent les vannes de Tado (assez chères: 79€ pièce). Elles agissent en réalité comme des thermostats supplémentaires, pouvant demander de l’eau chaude à la chaudière (via le thermostat) afin d’atteindre la température désirée. Lors de notre test, nous avons mis une vanne dans deux chambres d’une maison traditionnelle, avec un thermostat dans le salon.

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Et c’est là qu’on a commencé à se poser des questions. Car ça n’a l’air de rien, mais le fonctionnement d’un système de chauffage peut devenir complexe quand on ajoute des vannes faisant office de thermostat.

Concrètement, la difficulté est de fixer les bonnes températures au bon moment pour les vannes thermostatiques intelligentes des chambres. Sinon, celles-ci pouvant commander la chaudière, elles peuvent causer des hausses indésirables de la température dans d’autres pièces.

Exemple: on a mis une température basse dans les chambres entre 5h et 9h, pour qu’elles ne chauffent pas le matin lorsque les pièces de vie du thermostat principal doivent atteindre 20 degrés. Après tout, c’est l’idée: chauffer au bon endroit, au bon moment, pour économiser.

Dès lors, vers 10h, ces chambres affichent une température de 16 degrés. Si on définit la plage horaire suivante à 18 degrés, la vanne thermostatique du radiateur de la chambre va s’ouvrir et la chaudière va tourner jusqu’à ce que cette chambre atteigne la température souhaitée. Mais tous les radiateurs allumés de la maison vont également chauffer. Et dans le salon, lors de notre test, il fait donc 22 degrés à 11h au lieu de 20. Oubliez dès lors les économies d’énergie.

Conclusion: il est difficile de paramétrer correctement une maison avec seulement deux vannes thermostatiques. Comme parade, nous avons élevé progressivement le niveau de la température dans les chambres, en espérant que les périodes de chauffe correspondent à celle du salon. Pas très confortable, mais on évite tout de même de chauffer inutilement les chambres le matin, avant les aérer, et donc on économise de l’énergie, en théorie.

La solution ultime est aussi la plus chère

La solution ultime, c’est d’équiper tous les radiateurs de la maison de vanne thermostatique intelligente Tado – même si vous pouvez laisser un petit radiateur de couloir avec une vanne thermostatique mécanique sur la position minimale.

L’investissement financier est important (on le rappelle, 79€ par vanne en plus du kit de démarrage comprenant le thermostat), et vous devrez consacrer du temps et de la réflexion pour que votre maison soit chauffée intelligemment tout au long de la journée et de la nuit.

L’idée, par exemple, est de chauffer les chambres en début de soirée et un peu pendant la nuit, et de faire l’inverse avec la salle de bain et les pièces de vie. A vous de procéder par essai et erreur.

Tado garantit un retour sur investissement très rapidement. Si vous devez sortir 1.000€ pour un kit de départ et 10 vannes, il faudra sans doute attendre quelques années (à moins qu’une nouvelle crise n’impacte le cours du baril de brut). D’autant plus que les vannes sont fournies avec de bonnes  piles Duracell (2 x AA Industrial, fabriquées en Belgique), qu’il faut en théorie remplacer tous les deux ans. Mais on a un petit doute à ce sujet…

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L’assortiment Tado chauffage: le kit d’extension (optionnel), le bridge internet, le thermostat et les vannes

Conclusion

Assurément, Tado fait partie des systèmes de chauffage intelligent les plus aboutis du marché, à côté de Nest, par exemple, qui intègre son thermostat pionnier dans une maison connectée et intelligente (caméras, alarme, sonnette). Si vous souhaitez rendre votre thermostat plus intelligent et contrôlable à distance via une application, c’est une bonne option à prendre en compte. Le kit de démarrage (un thermostat et un petit boitier à relier au routeur) coute 249€. C’est le même prix que l’élégant thermostat avec écran couleur de Nest.

Outre son origine allemande et sa fabrication en Europe qui vous permettent de faire un pied de nez numérique aux Américains qui conçoivent et aux Chinois qui produisent, Tado propose un concept simple et efficace pour vous faire économiser de l’énergie: utiliser (régulièrement) la localisation de votre smartphone pour couper le chauffage rapidement quand vous quittez la maison, et le relancer plus ou moins rapidement avant que vous ne rentriez chez vous. Votre téléphone risque de râler au début et de vous prévenir qu’une application reste fort active en arrière-plan, mais le jeu en vaut la chandelle. Car au jour le jour, c’est très pratique, et Nest n’a pas cette option, du moins pas aussi simplement.

Les vannes thermostatiques de Tado, qui n’ont de sens que si elles équipent la majorité des radiateurs d’une maison, sont cependant la solution ultime pour vraiment économiser de l’énergie. Mais leur prix (79€ pièce au lieu d’une vingtaine pour une vanne mécanique) freine le retour sur investissement d’un tel système.

Enfin, contrairement à l’installation très documentée du thermostat et ses accessoires facultatifs, on regrette le manque d’information pour la configuration des vannes. Le site de support précise que « cela peut être compliqué et qu’il ne faut pas hésiter à contacter le service clientèle par email pour poser des questions« , mais les nôtres sont restées sans réponse. Le plus important à savoir: les vannes agissent comme des thermostats et peuvent faire fonctionner la chaudière même si le thermostat principal du salon affiche la température souhaitée. Pour optimiser tout ça, à vous de trouver la bonne combinaison, en tâtonnant.

Quant à la réponse à la question du titre de cet article: oui, le thermostat intelligent Tado, comme ses concurrents, permet de faire des économies d’énergie, surtout en coupant le chauffage automatiquement dès que les propriétaires quittent la maison. Economiser de l’argent, c’est différent, car il faut tenir compte de l’investissement (au moins 249€ pour le kit de démarrage et 79€ par vanne), de votre équipement actuel, de la taille de votre maison, de votre consommation, de votre isolation.

Après quelques années, cependant, vous y trouverez certainement votre compte…

Notez également qu’en vous liant à un contrat chez Essent (pack Flix de 3 ans pour le gaz et l’électricité), le kit de démarrage Tado et son installation ne coûte qu’un euro. Vous pouvez également opter pour un système original de location des différents appareils.

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Un petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL: que vaut-elle ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Images et son, Pratique, Test , le 11 septembre 2017 12h42 | Ajouter un commentaire

Cette petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL d'une marque inconnue est LA bonne surprise de la rentrée

Vous ne connaissez sans doute pas la petite caméra Argus de la jeune société chinoise Reolink. Pourtant, après une campagne de crowdfunding très réussie, elle semble être dotée de tout ce qu’on cherche quand on veut surveiller une partie de sa maison durant certaines heures. On a mis la main dessus pour un test assez surprenant.

Les caméras de surveillance sont visiblement un marché en pleine essor. La preuve: j’ai été contacté dernièrement par une jeune entreprise chinoise du nom de Reolink.

En réalité, il s’agit d’une start-up fondée en 2009 par quatre anciens employés de chez Huawei, qui commercialise des produits liés à la sécurité pour les particuliers et les petites entreprises. Reolink m’a envoyé l’un de ses derniers modèles, baptisé Argus, qui a bénéficié d’une campagne de crowdfunding Indiegogo très réussie (6.200 personnes ont précommandé pour 1 million de dollars !).

100% sans fil, et étanche

C’est la première fois que je teste une caméra de surveillance 100% sans fil. Elle se connecte exclusivement en Wi-Fi sur votre réseau local, et fonctionne sur 4 petites piles au format assez inhabituel (CR 123A, on les trouve à 6€ les 4 Duracell sur Amazon).

Elle est très légère et la finition plastique est assez moyenne: évitez de la faire tomber. Elle est résistante à l’eau, ce qui fait que vous pouvez la placer à l’extérieur, pour autant que votre réseau Wi-Fi soit assez performant (attention cependant car en hiver, ses piles et son fonctionnement pourraient souffrir du froid et de notre humidité permanente). Son prix est de 99$, ce qui fait environ 84€ si vous l’achetez en ligne sur leur site.

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L’avantage du 100% sans fil, c’est qu’on la place vraiment où on veut…

Limitée à l’essentiel, finalement

Forcément, pour avoir une durée de vie correcte, il faut utiliser l’Argus d’une manière différente. C’est une caméra de surveillance qui sert à détecter et enregistrer des comportements anormaux, pas à observer ce qu’il se passe chez vous toute la journée.

L’Argus doit être configurée en ayant bien cette idée en tête. Il faut donc de préférence utiliser la fonction baptisée PIR (‘Passive Infrared Sensor’) dans des créneaux horaires bien définis.

C’est-à-dire que la caméra va enregistrer une séquence vidéo uniquement lorsqu’elle détectera un mouvement dans le garage entre 22h et 6h du matin, par exemple. Le reste du temps, elle est en stand-by. De cette manière, elle pourrait tenir pratiquement six mois.

Si vous la placez dans votre salon et que vous lui dites de surveiller en permanence, vous allez épuiser les piles en quelques jours.

Configuration pointue

Reolink se configure le plus facilement avec une application pour smartphone, même si en théorie elle est contrôlable à partir d’une application pour ordinateur.

Passez bien en revue tous les paramètres et configurez-la correctement au niveau de la distance, de l’orientation, de la détection de mouvement, des horaires, etc.

Il y a un petit fascicule en anglais, qui explique assez bien les différentes possibilités de configuration de la caméra.

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Une application pas toujours simple à appréhender, mais qui fonctionne (elle peut envoyer un email lors d’une alarme)

Une application qui pourrait être plus simple, mais qui fonctionne

L’application, entièrement en anglais elle-aussi, n’est pas un modèle de simplicité à l’usage. On est loin de Nest ou de Netatmo, des marques plus « occidentalisées » et plus intuitives pour nous.

Voir le flux en direct est bien entendu très rapide est simple à faire. Mais pour revoir les séquences enregistrées lorsque du mouvement a été détecté durant les plages horaires indiquées, c’est plus compliqué.

Il faut appuyer sur l’onglet ‘Playback’, choisir le jour désiré et appuyer sur le bouton play, c’est le moyen le plus simple. Les séquences enregistrées seront alors diffusées (n’attendez pas une grande qualité: dans la pénombre, la vision nocturne est efficace, mais il n’y a pas beaucoup d’image par seconde). Vous pouvez également chercher les petits traits bleus très fins qui symbolisent une séquence enregistrée.

Ces vidéos se trouvent sur la carte microSD non fournie, à insérer dans la caméra.

Sachez enfin que dès qu’un mouvement est détecté dans la plage horaire indiquée, vous recevez une notification sur votre smartphone. Une basique, hélas, et non un extrait de la séquence ou une photo de l’intrus, comme c’est le cas sur d’autres caméras. Vous pouvez également faire retentir une petite sirène pas très impressionnante au niveau de la caméra elle-même, qui pourrait faire sursauter les voleurs…

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La fonction ‘PIR’ (détecteur de mouvement) qui permet de ne déclencher la caméra que dans certains cas

Conclusion

L’Argus de Reolink est finalement une caméra de surveillance très bien pensée. Sans aucun fil, elle s’installe n’importe où et s’oriente facilement grâce à son socle aimanté. Elle se limite au strict minimum pour économiser les piles fournies: quand un mouvement est détecté dans une plage horaire délimitée, elle vous prévient via une notification, et enregistre une vidéo que vous pourrez consulter par la suite.

Pour environ 84€, c’est tout-à-fait correct, d’autant qu’il n’y a pas d’abonnement à payer, car tout est enregistré sur une carte mémoire (non fournie) à insérer dans la petite caméra. Bien entendu, si le voleur part avec, vous n’avez plus aucune preuve de son intrusion. C’est ce qui différencie cette caméra des solutions plus poussées et plus coûteuses comme les caméras de Nest, qui nécessitent en plus un abonnement de minimum 100€ par an pour revoir les séquences enregistrées sur les serveurs de Nest, mais qui sont plus intelligentes au niveau du traitement de l’image et de la précision dans la détection des mouvements.

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d’ouvrir votre porte à distance

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 23 mai 2017 09h57 | Ajouter un commentaire

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d'ouvrir votre porte à distance, nous l'avons essayéePour 229€, vous pouvez vous offrir un petit boitier ‘made in Autriche’ qui se fixe sur le côté intérieur de votre porte d’entrée. L’installation est facile, et c’est dès lors une simple application sur un smartphone qui permet d’ouvrir, verrouiller ou déverrouiller la porte via Bluetooth (dans un rayon de 10 mètres maximum). Et pour quelques dizaines d’euros de plus, cette serrure se connecte à internet, décuplant son accès à distance et son potentiel. Flippant, vous pensez ? J’en ai parlé avec le fondateur, Martin Pansy.

La smarthome, ou ‘maison intelligente/connectée’, n’en est qu’à ses débuts. Consacrée ‘nouvelle tendance’ il y a quelques années, elle a attiré de nouveaux acteurs qui ont vendu tout et n’importe quoi très rapidement. Ce qui a finalement détourné l’intérêt du grand public, qui n’y a vu que des gadgets inutiles.

D’autres entreprises, comme Nest (propriété de Google/Alphabet), sont plus prudentes et pensent d’abord aux besoins réels des consommateurs. Nest sort assez peu de produits (un thermostat originel, suivi d’un détecteur de fumée et de caméras de surveillance), mais quand il le fait, c’est d’une simplicité et d’une intuitivité déconcertante. Et surtout, c’est pratique, ce n’est jamais un gadget.

Petit-à-petit, d’autres produits vraiment intéressants apparaissent sur le marché. Le meilleur moyen de se faire une idée de l’intérêt du public et donc du potentiel de réussite, c’est de lancer une campagne de crowdfunding. C’est comme ça que l’aventure de Nuki, une petite entreprise autrichienne, a débuté.

« Tout a commencé il y a trois ans. On trouvait qu’il était stupide d’avoir plusieurs clés à la maison, de devoir toujours chercher après. Et avec le développement de la smarthome, on s’est dit qu’on pouvait se débarrasser d’une clé physique », m’a expliqué Martin Pansy, le CEO de Nuki, en visite à RTL House.

L’idée d’une serrure connectée était née. « Mais il fallait qu’elle soit rétrocompatible avec les portes, clé et serrures existantes, et facile à installer, genre en trois minutes et sans outil« .

Nuki a récolté un franc succès sur Kickstarter. « On a reçu 400.000 euros en 2015, c’est le record pour un produit qui n’est lancé qu’en Europe« , car en effet, toutes les serrures ne sont pas les mêmes. « Aux Etats-Unis, par exemple, c’est moins sécurisé: les clés ne tournent qu’à 90°, contre 720° chez nous« . Ce simple détail change tout dans le développement du produit, car la serrure connectée de Nuki intègre un moteur et un mécanisme conçus pour faire plus de tours de clés. Le tout étant optimisé pour gérer au mieux l’énergie mise à disposition par les 4 piles AA fournies.

Le succès a perduré dans la réalité. « On a commencé par l’Allemagne et l’Autriche en novembre dernier, et là on s’étend. On a déjà 10.000 serrures connectées en peu de temps« , ce qui est beaucoup pour « un produit de luxe, pas de première nécessité« , reconnait son créateur.

La start-up viennoise compte 22 employés actuellement, qui travaillent déjà sur de nouveaux projets. « L’idée c’est de collaborer avec des PME pour gérer les accès des employés, ou encore avec Airbnb, ce qui éviterait par exemple la prise de rendez-vous pour la remise des clés, et enlèverait des problèmes de sécurité« .

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Les socles, la serrure et le bridge. Un pack à 299€…

Une installation enfantine

La plus souvent, l’installation de produit pour la maison connectée est fastidieuse. Il faut le mettre au bon endroit, le connecter à un boitier servant de relais avec le routeur, appuyer sur des boutons, installer l’application, configurer l’utilisation de l’appareil, etc.

Mais Nuki tient ses promesses: en trois minutes, c’est prêt à l’emploi. L’avantage, c’est que les cylindres en Europe sont tous les mêmes (sauf en Suisse, parait-il). Ils ont cette forme typique qui a permis à Nuki de développer un socle standard.

Deux styles de fixation s’offre à vous. Soit votre cylindre dépasse, à l’intérieur, de plus de 3 mm par rapport à la porte. Dans ce cas, vous fixez le socle sur le cylindre avec les trois petites visses incluses (tout comme la clé de serrage). Si, comme c’est souvent le cas, votre cylindre est pratiquement à fleur de la porte (entre 0 et 3mm), alors vous collez simplement le socle, en retirant la protection du puissant autocollant situé dans son dos. Lors de notre test, il s’est littéralement scotché à la porte.

Il suffit ensuite de mettre la clé dans la serrure à l’intérieur, et de mettre le boitier par-dessus, comme expliqué dans la petite notice. On télécharge l’application pour configurer la smart lock et la relier au smartphone, et c’est fait.

Un cylindre à ‘double embrayage’ est nécessaire

Remarque essentielle: il est pratiquement indispensable d’avoir un cylindre de porte dit ‘à double embrayage’ ou ‘d’urgence’, c’est-à-dire un cylindre qui peut être actionné avec une clé même si une deuxième clé est insérée de l’autre côté de la porte.

Une option très pratique qui éviterait bien des ennuis à tout le monde, mais qui n’est pas encore assez répandue chez nous. Selon des chiffres fournis par Nuki, « 50% des cylindres de porte en Belgique » sont ‘à double embrayage’, contre « 70% en Allemagne« , où l’entreprise s’est lancée dans un premier temps.

Avec un simple cylindre, vous seriez obligé, une fois à l’extérieur, d’ouvrir la porte avec l’application uniquement. Et en cas de panne, de bug ou de smartphone sans batterie, vous serez coincé. Avec un cylindre à double embrayage (on en a trouvé un de marque Abus à 30€ sur Amazon…), vous pourrez continuer à utiliser votre clé pour rentrer chez vous. Pensez-y.

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Comment ça marche ?

Une fois connectée, votre téléphone ou tablette peut désormais, en lançant simplement l’application, déverrouiller votre serrure dans un rayon de quelques mètres, car par défaut, elle utilise une connexion Bluetooth pour s’authentifier et déverrouiller la porte.

Le fonctionnement de la smartlock de Nuki est on ne peut plus simple: la partie externe de votre clé, à l’intérieur de la maison bien entendu, est insérée dans la fente du boitier, qui intègre un petit moteur faisant simplement tourner la clé dans tel ou tel sens, pour verrouiller/déverrouiller/ouvrir la porte d’entrée, selon l’action que vous demandez via le smartphone. Vous pouvez également appuyer sur le bouton rond de la smartlock, elle va alors verrouiller ou déverrouiller la porte.

Tout est transparent: on voit la molette encerclant la diode lumineuse qui tourne, entraînant la clé. On peut donc également tourner cette molette à la main, pour verrouiller ou déverrouiller la porte sans user les 4 piles AA fournies (non rechargeables).

Quelques options sympas: elle s’ouvre toute seule !

La base de Nuki est donc assez simple, finalement. L’application, très basique et épurée, permet d’ouvrir une porte avec un ou plusieurs smartphones. En effet, on peut « inviter » les membres de la famille, ou la femme de ménage, pour que leur appli sur leur téléphone soit capable d’ouvrir la porte. Il est même possible de limiter cet accès à une certaine plage horaire.

Si on se limitait à cela, avouons-le, l’intérêt serait assez mince. Cela prend souvent autant de temps de trouver ses clés que son smartphone, et le temps de lancer l’application et que celle-ci soit opérationnelle, on a aussi vite fait d’ouvrir la porte de manière traditionnelle. Pour les plus fainéants, cependant, c’est un bon moyen d’ouvrir la porte à quelqu’un sans se lever. Ou de vérifier si on a verrouillé correctement la porte d’entrée avant de s’endormir.

Mais il y a plus. On peut par exemple activer un mode de (dé)verrouillage automatique (Auto-Unlock) lorsque le smartphone s’approche de la porte, quand on rentre chez soi. Explications détaillées ici. L’idée est très sympa: quand on s’éloigne de plus de 100 mètre de sa maison, et qu’on y revient, une notification de l’application Nuki retentit sur le smartphone, et sur Android 7, on peut, à partir de cette notification, « ouvrir la porte ». En réalité, il ne vaut mieux pas utiliser cette notification, sinon la porte va s’ouvrir plusieurs fois. En effet, la porte s’ouvre toute seule quand on s’approche d’elle… pour peu qu’on lui laisse le temps. D’après mes tests, après environ 20 secondes, la porte était ouverte sans qu’on ait à toucher au smartphone. C’est du vrai ‘auto-unlock’, mais il faut avoir un peu de patience…

appli

Avec le Bridge, la serrure se connecte à internet: « Au voleur » ?

Mais la smart lock de Nuki prend tout son sens si on installe le Bridge, inclus dans le pack ‘combo’ à 299€ (la serrure seule coûte 229€). Comme son nom l’indique, il sert de pont entre la serrure et l’internet. Vous pouvez donc connecter votre smart lock au réseau, la rendant accessible et ouvrable depuis l’autre bout du monde, toujours via son smartphone. Du moins en théorie, car la connexion n’a pas toujours été possible lors de nos tests en dehors de la maison.

Les plus méfiants d’entre vous (et avec tout ce qu’on entend sur la cybersécurité actuellement, on ne peut pas leur donner tort) soupirent déjà et crient au cambriolage numérique. Impossible en effet de garantir à 100% qu’aucun hacker russe ne pourra jamais ouvrir votre porte à distance.

Encore faut-il qu’il prenne le temps et la peine de le faire pour venir voler chez vous. Si vous avez des œuvres d’art, des voitures de collection ou de milliers de dollars en liquide, il ne faut sans doute pas connecter votre smart lock à internet. Pour les autres, c’est relatif.

Si comme nous, vous aimez le progrès, vous connecterez votre serrure au réseau pour la rendre vraiment accessible à distance. Cela permet non seulement d’ouvrir la porte quand on n’est pas chez soi (ça peut servir, si vous faites confiance à votre belle-famille ou au livreur qui veulent rentrer chez vous, par exemple), mais également, si on va encore un pas plus loin, d’utiliser Nuki Web.

Ce service, hélas inaccessible au moment de notre test, permet de configurer des règles IFTT pour que des appareils connectés parlent entre eux. Par exemple: j’ouvre la porte le soir, donc les lampes connectées Philips Hue s’allument, le thermosat Nest se met sur 20°, etc. Il y a de quoi s’amuser pour les geeks.

Niveau sécurité, Nuki ne plaisante pas et a tenté de nous prouver qu’il n’y avait aucun risque. « La norme Bluetooth 4.0 Low Energy n’inclut pas le cryptage de bout en bout. Nuki a donc implémenté cette fonction lui-même afin d’assurer une totale sécurité à tous les utilisateurs. Un cryptage symétrique de 256 bits (Xsalsa20) est utilisé à cet égard. Le protocole Secure Socket Connections (SSL) contrôle le cryptage de bout en bout entre Nuki, le pont réseau et l’application. Afin d’assurer un fonctionnement fluide, le serveur Nuki fait seulement office de routeur, même si des firewalls sont installés sur le smartphone ou sur l’adaptateur WLAN. Étant donné qu’il ne peut recalculer les crypto-clés utilisées, le serveur est incapable de décrypter les données afférentes. Le même principe vaut pour un intrus qui tenterait d’obtenir l’accès au serveur ou à la connexion internet« .

Voilà pour la théorie. En pratique, c’est comme pour chaque appareil connecté à internet: vous savez qu’il y a toujours un petit risque…

Quelques défauts de jeunesse

Globalement, j’ai été convaincu par le test de la serrure connectée de Nuki. Pouvoir ouvrir sa porte d’entrée à distance n’a rien d’essentiel ou d’indispensable, mais peut faciliter le quotidien par moment. Et si vous osez la connecter à internet, les possibilités d’un vraie smart home se multiplient.

Hélas, lors de notre test, nous avons remarqué quelques défauts de jeunesse, qui peuvent être corrigés ‘facilement’ car il s’agit de software essentiellement. Il s’agit globalement d’un manque de stabilité de l’application et/ou de la connexion entre l’application et la serrure, que ce soit en Bluetooth (10 mètres maximum) ou via internet. Or, quand on parle d’une serrure connectée, on a le droit d’exiger une fiabilité à 100%. On comprend les contraintes de distance ou de sécurité, mais il faudrait que les choses soient plus claires.

Tout d’abord, le plus gênant, c’est le temps de connexion assez long pour que la serrure soit accessible via l’application. Souvent une dizaine de secondes, tout de même, d’après nos calculs. C’est parfois plus long que de prendre ses clés dans une poche et d’ouvrir la porte à la main.

Nous avons également peiné à configurer le Bridge: il n’y a pas de message de confirmation lorsqu’il est connecté à la smart lock, et quand on veut le ‘gérer’, il faut le remettre en mode de configuration initiale. Pas très clair, tout ça, mais on peut heureusement voir comment l’application est connectée à la smart lock, via Blutooth ou via internet.

Plus flippant: si quelqu’un est chez vous, il peut réinitialiser la smart lock en appuyant 5 secondes dessus et en la connectant à l’application de son propre smartphone. Nous l’avons essayé avec deux smartphones différents et en effet, il est très simple de réinitialiser une serrure et de la coupler à un autre téléphone.

Enfin, avouons que nous ne sommes jamais à l’abri d’une ouverture de porte involontaire. Imaginez qu’en vacances, un enfant joue avec votre application et appuie sur le bouton « ouvrir ». Si comme nous, votre porte d’entrée est à serrage, lorsque la smart lock tourne le dernier quart, le pêne de base (le triangulaire donc, pas le ‘verrou’) est déplacé et la porte s’ouvre physiquement de quelques centimètres au moins. On pourrait donc se retrouver avec une porte grande ouverte sans possibilité de la fermer à distance… Un raison de plus pour bien sécuriser son smartphone.

Le son de votre TV est ridicule ET vous cherchez une enceinte sans-fil pour votre musique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 7 mars 2017 08h38 | Ajouter un commentaire

Le constructeur américain Sonos a sorti un nouveau plateau destiné à transcender le son de votre télévision. Mais il est avant tout spécialiste de l’enceinte réseau, ce qui signifie que sa PlayBase diffusera aisément et intelligemment toute votre musique. Nous avons découvert, à Boston il y a quelques semaines, le lent processus de fabrication de ce nouvel appareil bourré de qualité, mais hélas facturé 799€…

Vous faites certainement partie des personnes qui font souvent ce double constat : le son qui sort de la TV n’est pas terrible (parfois vous n’entendez pas assez les voix pour comprendre ce qui se dit), et l’enceinte Bluetooth sur laquelle vous diffusez la musique de votre smartphone dans le salon ou la chambre n’a rien de pratique (il se déconnecte parfois, et quand vous recevez des messages ou un appel, la musique s’interrompt).

Avant de vous présenter l’appareil qui peut résoudre ces deux (petits) problèmes de la vie quotidienne, évoquons tout de suite son prix de 799€, une petite fortune, hélas. Mais Sonos ne fait pas les choses à moitié : il aura fallu 4 ans et des dizaines d’employés travaillant à temps plein pour mettre au point la PlayBase.

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Sonos, la meilleure manière d’écouter de la musique à la maison…

Le succès de Sonos est à comparer à celui d’Apple : l’entreprise américaine, qui nous a récemment montré les coulisses de ses impressionnantes nouvelles infrastructures à Boston, est partie d’une feuille blanche pour inventer une nouvelle manière d’écouter de la musique dans une maison.

A ses débuts (dans les années 2000), c’était laborieux : il fallait des ‘bridge’, soit des boitiers à relier à son réseau domestique, et qui se chargeaient d’envoyer la musique aux enceintes réseaux de la maison. On parle au pluriel, car Sonos a inventé le concept du son ‘multiroom’ : à partir d’une application (au début uniquement sur PC ou Mac), on devait configurer les enceintes (Salon, chambre, etc) et leur donner accès à sa bibliothèque musicale, du temps où on téléchargeait de la musique,  et qu’on l’écoutait via iTunes, par exemple.

D’une installation parfois lourde (bien que très bien expliquée et documentée), Sonos est passé récemment à quelque chose de beaucoup plus simple, ses enceintes se connectant depuis peu directement à votre réseau (avec ou sans fil).

Et désormais, c’est une application pour smartphone, principalement, qui contrôle le son de la maison, qu’on ait une ou plusieurs enceintes.

Nous avons déjà eu souvent l’occasion de tester des enceintes Bluetooth (qui doivent être connectées directement au smartphone) et des enceintes réseau (notamment du côté de Bose)e, et notre conclusion a toujours été la suivante : c’est Sonos qui tient le bon bout, son matériel comme son logiciel étant parfaitement maîtrisés.

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Un plateau TV savamment conçu

Revenons à notre PlayBase. Comme son nom et sa forme veulent nous le faire croire, c’est un plateau TV, comme il en existe déjà de nombreux modèles de différentes marques, depuis plusieurs années et à des prix variables.

Sonos est parti du principe que 70% des télévisions ne sont pas accrochées au mur, mais déposées sur un meuble. L’entreprise, qui nous a montré à Boston tous les stades du développement de la PlayBase, a mis près de 4 ans à finaliser la production de son dernier appareil en date.

Comme toujours, il a fallu trouver un compromis entre le design et la qualité du son, car souvent le premier contraint le second à faire des concessions. « Nous, on voulait que ce soit le plus fin possible« , nous a confié Ted Solis, le vice-président de Sonos en charge du design. Verdict : 58 mm d’épaisseur, c’est visiblement la limite pour continuer à avoir un son de grande qualité. « Il fallait également que ce soit assez solide pour supporter le poids des TV les plus lourdes, mais on ne pouvait pas utiliser de métal, car sinon il y a des interférences avec le signal Wi-Fi« .

Un sacré challenge donc, avec à la clé l’utilisation d’une résine ultrarésistante, percée en usine de 3.000 petits trous… de taille différente (pour laisser passer plus ou moins d’air, plus ou moins de puissance sonore selon la direction que Sonos veut donner à ses tweeters, ces haut-parleurs qui diffusent les aigus).

Pour les basses, Sonos a imaginé un tubage en forme de S, qui augmente le volume d’air disponible, une méthode qu’on a vu en son temps dans les TV que Bose a commercialisées (de sacrés échecs commerciaux, au passage).

On notera également que même l’arrière du plateau est joliment dessiné. Rien n’a été laissé au hasard, et les ingénieurs en charge du projet nous ont expliqué qu’ils avaient du tout concevoir eux-mêmes, y compris les vis de ce puzzle bien complexe, et les robots qui, en Chine, ont assemblé la PlayBase.

Au final, « il s’agit du plus gros challenge que Sonos ait relevé depuis le début de son existence« , a-t-on appris en marge de la présentation, il y a quelques semaines.

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Conclusion

Sans conteste, si votre TV est dans le salon sur un meuble, que le son qui en sort vous déçoit, et que vous comptiez investir dans une enceinte de qualité pour diffuser votre musique, la PlayBase est une option à prendre sérieusement en compte.

Certes, son prix de 799€ la réserve à ceux qui ont les moyens. Mais Sonos a très intelligemment développé, durant 4 ans, un ‘plateau TV’ durable, solide et puissant. Et surtout, c’est une des enceintes réseau de ce fabricant qui ne se concentre que sur cette catégorie de produit, et le fait avec un certain art.

La PlayBase est vraiment un appareil 2 en 1. Un plateau performant et design sur lequel vous déposerez votre télévision (et y relierez un câble audio optique), et une enceinte réseau qui diffuse elle-même votre musique, que ce soit Spotify, une bibliothèque iTunes ou une radio internet, par exemple.

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Ce robot-aspirateur est plus efficace qu’un Dyson !

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Pratique, Test , le 23 février 2017 07h27 | Ajouter un commentaire

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. Je l’ai comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Ce robot-aspirateur est PLUS EFFICACE qu'un Dyson de dernière génération: notre test

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. On l’a comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Fruit du hasard : nous avons eu en test le Roomba 980, l’un des derniers robots-aspirateurs de la marque iRobot, quelques semaines après avoir acheté, à titre tout-à-fait personnel et durant les soldes (car ça coûte vraiment un os…), un aspirateur traditionnel Dyson.

De quoi pointer clairement – au moment voulu dans ce test – les différences entre un robot à 989€ qui nettoie tout seul, et un aspirateur-balai classique à 429€ qu’il faut bien entendu passer manuellement.

Mais attardons-nous d’abord un instant sur le nouveau modèle d’iRobot. On vous avait déjà parlé il y a quelques années d’un modèle moyen-de-gamme de cette marque américaine qu’on aime assez bien, car elle est l’une des rares qui n’essaient pas de tout faire, tout vendre, mais qui se concentrent sur la robotique, et le font donc très bien.

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L’application, toute simple, qui sert à contrôler notre robot (même en dehors du réseau Wi-fi).

Plus intelligent et connecté

Le Roomba 980 est une version nettement améliorée, même si le mécanisme de base de l’aspiration reste relativement identique : une brossette excentrée qui projette les crasses vers le centre du robot, où se trouvent deux rouleaux en caoutchouc qui tournent de manière concentrique. Ce système, couplé bien entendu à une aspiration, est diablement efficace.

Le constructeur a surtout travaillé, dès lors, sur l’intelligence de ses aspirateurs haut de gamme. En les dotant d’une connectivité pour être contrôlés et configurés par une application de smartphone, même à distance (ça ne les rend pas plus malin pour autant…) ; mais surtout en leur ajoutant une caméra sur le dos pour améliorer leurs déplacements et leur gestion de l’espace environnant.

R980020_SmartLa technologie brevetée iAdapt est dès lors passée en version 2.0. Principal avantage: le robot analyse la pièce en permanence, et sait où il se trouve. Il peut donc nettoyer un étage entier, tout en revenant jusqu’à sa station toutes les 2 heures environ, pour recharger sa batterie, puis continuer sa tâche.

Il est également plus malin qu’auparavant dans ses déplacements, qui nous ont semblé plus cohérents et moins aléatoires. Il va aspirer comme une tondeuse coupe une pelouse, en ligne parallèle. Mais il contourne intelligemment les objets et longe bien les murs avec son côté ‘brossette’.

Gardons les pieds sur terre: il a encore des comportements étranges. Lors de notre test, il a tourné en rond plusieurs fois dans un recoin (pourtant assez grand) d’une pièce, alors qu’il est supposé l’analyser en permanence.

Notons enfin qu’il reconnait le type de sol qu’il aspire. S’il se retrouve au-dessus d’une moquette, la puissance de son aspiration va se décupler dans la seconde: pas de problème, donc, s’il passe sur un tapis au milieu du parquet du salon.

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Le secret du Roomba 980 sur moquette: ses cylindres concentriques en caoutchouc

Plus efficace qu’un Dyson (sur de la moquette)

C’est justement sur ce point que le Roomba devient plus efficace qu’un aspirateur balai traditionnel. Et même s’il s’agit d’un Dyson de la dernière génération. C’est ce qu’iRobot appelle Carpet Boost: la puissance d’aspiration est automatiquement renforcée sur tapis et moquette, « jusqu’à 10 fois« . Le moteur de 3ème génération devient en effet plus efficace et les rouleaux en caoutchouc frottent littéralement le tissu pour déloger les crasses, qui sont ensuite aspirées.

Nous avons voulu en avoir le cœur net et dès notre premier test, il n’y avait aucun doute: le Roomba 980 déloge les crasses du tapis plain situé à l’étage de la maison, là où l’aspirateur-balai Dyson ne fait parfois que la traîner, la déplacer, sans parvenir à la décrocher.

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Efficace sur moquette comme sur parquet

Conclusion

Oui, un robot sur batterie peut être plus efficace qu’un Dyson avec prise pour aspirer certaines surfaces, surtout la moquette dans le cas de notre test. C’est dû en grande partie à sa configuration: deux cylindres concentriques qui frottent le sol et envoient les saletés vers l’aspiration, là où la brosse d’un aspirateur a tendance à les traîner.

Relativisons tout de même ce constat: il s’agit d’une moquette de qualité moindre, assez fine et où les crasses s’accrochent visiblement davantage. Sur un tapis plus moelleux, ou à poils longs, le Dyson sera plus efficace car plus puissant.

Précisions également que cela reste globalement plus rapide et efficace de nettoyer à la main avec un bon aspirateur, dont le réservoir est plus important (si vous utilisez souvent le Roomba, il faudra le vider au moins toutes les semaines), et qui va tout-de-même un peu mieux dans les coins…

Cependant, il suffit d’appuyer sur un bouton ou sur son smartphone pour faire (faire) le ménage. En organisant bien sa journée, il suffit de lever les chaises de la salle à manger, de ranger le salon, d’activer le Roomba puis d’aller faire des courses (car c’est assez bruyant).

En rentrant, la maison sera presque nickel. Une belle économie de temps. Mais pas d’argent: le 980 que nous avons essayé coûte pratiquement 1.000€… Mais c’est du bon matériel, avec des pièces de rechanges (brossette, filtre, etc) facilement commandables sur le site de iRobot. Il y a d’ailleurs un kit de remplacement fourni avec le 980, et deux boitiers pour fermer virtuellement des pièces sans portes.


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Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Essayez cette nouvelle télécommande…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Pratique, Test , le 2 février 2017 21h01 | Ajouter un commentaire

La Spotlight de Logitech va enfin rendre un peu plus « smart » les télécommandes servant à faire défiler les slides d’une présentation. J’ai pu la tester en primeur…

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Cette nouvelle télécommande intelligente devrait les rendre nettement plus agréables…

Logitech, et sa Spotlight (129€, disponible en mars), parvient à innover dans un secteur qui concerne surtout les étudiants et certaines catégories d’employés : la présentation style PowerPoint. Celles qui angoissent la plupart des orateurs, craignant le bug ou l’impossibilité de faire défiler les slides (diapositives).

Cette télécommande intelligente et élégante, fournie avec une housse de transport et fonctionnant sur une batterie qui se recharge très rapidement (avec un nouveau port USB Type-C), deviendra le meilleur ami de certains d’entre vous.

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Installation facile

L’outil de présentation Spotlight est équipé d’un mini stick USB qui se loge intelligemment dans le bas de la télécommande.

Il suffit de le brancher dans un ordinateur (on a essayé avec un PC sous Windows 7 et un autre sous Windows 10, mais cela fonctionne également avec un Mac), d’attendre quelques secondes pour l’installation automatique des pilotes (sous Windows 7), et la télécommande fonctionne automatiquement. La portée est de trente mètres.

Avec certaines machines, la connexion en Bluetooth peut se faire directement, sans passer par l’adaptateur USB inclus.

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Pour Google Slides, Power Point, Keynote, etc…

Lors de notre test, nous avons commencé par lancer un navigateur, avant d’aller sur le site de Google Slide. Il s’agit d’un outil de présentation simple et gratuit, pour créer des ‘diapositives’ qui, mises bout-à-bout, vont composer votre présentation.

Première surprise : avec Edge (le navigateur par défaut de Windows 10) et Chrome (celui de Google), la télécommande a directement rempli son rôle premier, à savoir de faire défiler en avant et en arrière les slides, à l’aide des deux boutons principaux.

Pas de configuration, pas de paramètres à régler… ça fonctionne, un point c’est tout. De plus, le bouton ‘avancer’ est plus gros que le bouton ‘reculer’, ce qui facilite la tâche dans le noir.

La télécommande fonctionne forcément avec PowerPoint, le logiciel payant de Microsoft qui fait partie de la suite Office, et qui intègre davantage d’options. Keynote (logiciel d’Apple vendu 19,99€ sur les Mac) et Prezi (outil de présentation plus original, payable avec abonnement) est également compatible, selon Logitech. Si un PDF est ouvert (y compris dans un navigateur), les boutons servent également à faire défiler les pages du document.

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Mieux qu’un pointeur

Tandis que certaines télécommandes intègrent un pointeur laser, la Spotlight fait nettement mieux et se transforme en souris lorsqu’on utilise sur le bouton du dessus.

En laissant son doigt appuyé sur ce bouton, on peut faire bouger le curseur de la souris en faisant simplement bouger sa télécommande (mais on ne doit pas spécialement  viser l’écran, si on fait tourner le curseur devant soi, cela fera également bouger le pointeur). Il y a sans doute un gyroscope intégré dans la Spotlight de Logitech. Et lorsqu’on relâche ce bouton et que le curseur s’arrête, on peut appuyer brièvement dessus et cela équivaut à un clic.

C’est étonnant, mais c’est diablement efficace et cette option ‘souris’ fonctionne avec l’OS en entier, pas uniquement avec les outils de présentation. On peut donc contrôler l’ensemble de l’ordinateur à distance, sans devoir retourner près de celui-ci.

Sachez également que couplée à une application (Mac OSX ou Windows), la télécommande peut éclairer une zone de la présentation tout en obscurcissant le reste. Elle fait office de lampe de poche, finalement. Cela aide à captiver l’audience sur un élément précis du slide. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction, les applications n’étant pas encore disponibles au moment du test.

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OnePlus, le « tueur d’iPhone », sort le 3T moins de six mois après le 3…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 décembre 2016 18h17 | Ajouter un commentaire

A peine 6 mois après le OnePlus 3, le constructeur chinois de smartphone, qui fait toujours office d’OVNI, propose déjà un modèle 3T, qui remplace son prédécesseur. Une stratégie étonnante, à plus d’un point. Mais cela fait-il du 3T une mauvaise affaire ? RTL info a déjà pu essayer celui qu’on appelait le « tueur d’iPhone », qui s’attaque en réalité davantage à tous les modèles haut-de-gamme sous Android (Samsung, Huawei, HTC, Sony, LG, …)

OnePlus, le

OnePlus est une entreprise bien surprenante. La jeune société chinoise, qui vend des smartphones haut-de-gamme à prix très contenus grâce à une manière résolument moderne d’envisager la distribution et la publicité, fait un carton à chaque sortie de nouveau modèle.

2016 était l’année du OnePlus 3. Sorti en juin dernier à 399€ avec une configuration digne d’un flagship de constructeur traditionnel (on pense au Galaxy S7 de Samgung, au 10 de HTC, au G5 de LG, au XZ de Sony, etc), il a rapidement été en rupture de stock.

Soit OnePlus est très prudent et ne veut pas surproduire, soit il joue sur le côté « inaccessible » et « il faut aller vite pour faire la bonne affaire » qui lui a assuré une grande notoriété, surtout à ses débuts quand des invitations étaient nécessaires pour s’offrir le OnePlus 1, 2 ou X.

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Pas de différence extérieure entre le 3T (devant) et le 3 (derrière)

Quel avenir pour le 3 ?

Quoi qu’il en soit, il fut difficile de commander le OnePlus 3 quelques semaines seulement après sa commercialisation. Et on ne peut toujours plus l’acheter actuellement, même si l’appareil est toujours présenté sur le site de la marque, unique plateforme de vente de ces smartphones.

Certains ont évoqué un problème d’approvisionnement d’écrans auprès du fournisseur, OnePlus n’étant qu’un assembleur de composants. Mais l’écran du 3T serait le même que celui du 3 (même si on a remarqué quelques nuances). Difficile donc de savoir ce qui a mené à cette stratégie étonnante… Cela pourrait être le slogan de la marque, Never Settle (« ne reste jamais immobile« , « ne te pose jamais« )

La firme a laissé entendre récemment que le OnePlus 3 ne serait plus commercialisé qu’en Asie, le 3T prenant le relais aux Etats-Unis et en Europe. La raison est peut-être simplement un succès inattendu du côté de OnePlus pour le 3… tous les constructeurs rêvent de ces problèmes de luxe !

Parfaitement identique à l’extérieur

Le 3T a été officialisé en novembre dernier. Extérieurement, il est totalement identique au 3. Le design unibody en aluminium mat est toujours aussi agréable à l’œil et au toucher.

Pour le différencier de son ainé, il y a tout de même une nouvelle couleur par défaut. On ne parle plus de gris mais de Gunmetal, un gris plus foncé et très élégant. Une couleur Soft Gold sera disponible bientôt.

En dehors de cette couleur, tout est identique au modèle sorti plus tôt cette année.

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L’écran est supposé être identique, mais à luminosité égale, on constate des différences: celui du 3T (à droite) est meilleur

Encore meilleur à l’intérieur

Pour assumer sa stratégie un peu déroutante, OnePlus a revu à la hausse, autant que possible, la configuration de son OnePlus 3T. L’intérieur de l’appareil, lui, n’est donc plus vraiment identique au modèle 3.

Tout d’abord, il y a une nouvelle puce, la SnapDragon 821, légèrement plus rapide que la 820 (mais ça ne se remarque pas vraiment à l’usage). Tous les jeux tournent avec les détails au max, cela a toujours été la force de OnePlus: une bête de course à prix d’ami. Les 6 GB de RAM sont toujours là, au cas où. Mais rappelons que des tests d’ouvertures successives et rapides d’applications, en confrontation avec des smartphones équipés de 3 GB de RAM, n’ont pas montré de réels avantages.

Finalement, la meilleure amélioration du 3T, c’est l’autonomie. Comptez sur gain de 30% par rapport au 3, grâce à une batterie plus costaude (3.400 mAh contre 3.000), et une puce SnapDragon 821 qui optimise encore un peu plus sa consommation.

Autre changement: une version en 128 GB est disponible, uniquement en Gunmetal, et pour un supplément de 40€ seulement.

Sachez enfin que l’appareil photo principal n’a pas changé en théorie (16 MP), mais on a remarqué quelques différences. La qualité reste au rendez-vous, même si, comme c’est généralement le cas, dès qu’il fait un peu sombre, il y a du bruit sur l’image. Cependant, les caractéristiques de l’appareil photo frontal a été revu à la hausse: vos selfies se feront désormais en 16 MP, au lieu de 8 MP, ils seront donc plus détaillés.

Conclusion

Oui, en quelques mois, on peut encore améliorer un smartphone au rapport qualité/prix imbattable. On ne connait pas vraiment les raisons de la sortie d’un deuxième OnePlus en 2016, pratiquement identique au premier, mais le 3T est toujours une aussi bonne affaire.

On continue à adorer le concept de OnePlus: de très bons smartphones à prix contenu. Les économies se faisant sur la distribution (vente uniquement en ligne) et le marketing (réseaux sociaux et construction d’une grande communauté de fans). Des fans qui peuvent soutenir – le mot est employé par OnePlus – le concept en achetant les produits dérivés: t-shirts, sacs, accessoires.

Concrètement, les différences entre le nouveau OnePlus 3T et le 3 sorti en juin dernier ne sont pas flagrantes. A l’extérieur, il n’y a que la couleur qui change. A l’intérieur, il y a une configuration encore plus costaude, même si au final, il n’y a que le gain en autonomie (environ +30%) qui saute aux yeux.

L’appareil photo principal a aussi été modifié. On reste un peu en-deçà des ténors de 2016 (Samsung Galaxy S7, LG G5), les petits défauts apparaissant logiquement dans les cas de faibles conditions lumineuses. Mais globalement, le 3T s’en sort plutôt bien.

L’interface a été légèrement retravaillée également. On est toujours sur de l’Android 6 (la version 7 sera bientôt disponible en mise-à-jour), mais la surcouche OxygenOS est passée en version 3.5.3. C’est légèrement plus moderne au niveau des notifications, des paramètres et de Shelf, l’écran de gauche des OnePlus qui reprend l’essentiel (applis et contacts fréquents, notes), ce dernier ajoutant au 3T un ‘centre de gestion’ (quota de data, autonomie, stockage).

Ce qui nous amène au prix, qui lui aussi a changé. OnePlus continue de s’embourgeoiser, et le prix grimpe un peu à chaque modèle. 339€ pour le 2 (été 2015), 399€ pour le 3 (juin 2016), et désormais 439€ pour le 3T (479€ pour la version 128 GB).

Notons tout de même, pour être complet, que ces hausses annuelles se font également chez les grands fabricants…


La couleur Gunmetal à droite est du plus bel effet…

 
Quelques changements subtils dans le panneau des raccourcis

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Une interface OxygenOS légèrement revue, ici dans les paramètres