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Pratique

Tomtom GO 5000 : finis les abonnements, mais il faut passer à la caisse

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 19 août 2014 21h56 | Ajouter un commentaire

Tomtom, qui doit faire face à la concurrence acharnée des applications de navigation sur smartphone (y compris la sienne), continue de vendre des GPS « traditionnels ». Connu pour son expertise dans le domaine, le fabricant néerlandais est-il toujours au top ?

Face à une concurrence féroce qui vient des fabricants à bas prix (de qualité moindre mais acceptable par le plus grand nombre) et des applications pour smartphones (certaines sont mêmes gratuites, mais avec de la publicité), Tomtom se casse la tête depuis plusieurs années pour endiguer la chute de son chiffre d’affaire.

L’une des forces de Tomtom, c’est son service d’info-trafic de pointe, qu’il intègre harmonieusement dans son GPS. Sur la droite de l’écran de navigation, on aperçoit une sorte de ligne de parcours, jusqu’à la destination. C’est ce qu’on appelle la « barre de parcours ».

Sur cette ligne apparaissent, entre autre chose et le cas échéant, des bulles rouges avec le nombre de minutes perdues.  Si vous démarrez votre trajet Waterloo – Bruxelles un lundi matin, vous verrez par exemple que « dans 10 km », il y aura « 28 minutes » de perdue à cause d’embouteillage sur une zone de 9 km.

 

Une plus-value indispensable

Et il ne s’agit pas que de vous prévenir. Si les retards deviennent trop importants, le GPS va vous proposer automatiquement un itinéraire alternatif, mais uniquement si celui-ci est plus rapide.

A vous de vérifier, il vaut mieux, si le détour proposé en vaut la peine. C’est surtout utile, en réalité, en cas d’accident imprévu, et non aux heures de pointe de la capitale. Vous devez rejoindre Anvers et la E19 est à l’arrêt à cause d’un accident: Tomtom vous préviendra et vous conseillera l’autre route reliant Bruxelles à Anvers, à savoir la A12.

A bien y réfléchir, même si vous connaissez le chemin, il vaut parfois mieux brancher son Tomtom à chaque trajet sur autoroute, toujours dans l’optique d’éviter les mauvaises surprises.

 

Sans abonnement

Au jour le jour, cette fonction trafic devient vite indispensable pour tous ceux qui font qui prennent l’autoroute tous les jours.

Soyons honnête: elle est sans doute le plus gros avantage de ce GO 5000, car il ne faut pas payer d’abonnement de 50€ pour ce service trafic. Tout est compris.

Les appareils moins chers de Tomtom, et les anciens, doivent payer 50€ par an pour les services Live qui incluent le trafic. Mais pas le GO 5000, le constructeur néerlandais ayant décidé de décliner sa gamme et de vendre (très) chers les modèles avec abonnement à vie.

Les cartes également se mettront à jour à vie sur le GO 5000, ce qui est également un fait à prendre en compte pour ceux qui n’aiment pas devoir payer, après un an, pour que le nouveau rond-point du coin, ou la nouvelle sortie d’autoroute, apparaisse sur son GPS.

 

Quelques défauts

Si la finition de l’appareil, très sobre, est irréprochable, on peut être déçu par la qualité de l’écran, qui n’affiche que 480 x 272 pixels. C’est très peu pour un écran de 5 pouces (13 cm), sachant que les smartphones de cette taille offre souvent le Ful HD (1920 x 1080 pixels). Et surtout, c’est très peu pour un appareil à 299€…

Autre bémol: la fluidité de l’interface. Il y a 4 ans, on se serait contenté de cette latence dans les menus, du manque de réactivité (d’attendre une bonne seconde entre la pression d’une icône et la réaction du GPS). Mais en 2014, Tomtom aurait pu mettre un processeur un peu plus rapide.

 

Conclusion

Le Tomtom GO 5000 est bon GPS, léger, qui démarre rapidement et dont les plus gros avantages sont la gratuité à vie des (indispensables) services de trafic en temps réel, et des cartes.

Vous n’aurez plus ces rappels irritants sur votre GPS, vous incitant à passer à la caisse tous les ans pour mettre à jour une carte ou continuer à utiliser un service.

Ces deux abonnements « gratuits » à vie ne le sont pas vraiment. Car vous payez tout de même 299€ pour un appareil dont l’interface manque cruellement de fluidité, et dont l’écran est de qualité très moyenne. Nous avons même constaté un petit bug graphique dans l’affichage de certaines consignes. Indigne à ce prix…

Si les abonnements offerts à vie ne vous intéressent pas, il y a des modèles de GPS nettement moins chers sur le marché, ou des applications de bonne qualité sur smartphone. Les deux largement en dessous des 100€.

Canon PowerShot N100 : l’appareil photo spécial selfie !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 juin 2014 09h50 | Ajouter un commentaire

On vous en parle assez souvent, votre fil d’actualité Facebook ou Twitter en est rempli, et même les Diables Rouges s’y mettent : le fameux selfie.

Vous avez besoin d’une définition (vraiment?) : pour faire simple, c’est un autoportrait à bout de bras, réalisé avec l’appareil photo d’un smartphone.

 

Les fabricants d’appareil photo s’y mettent !

Alors qu’on pensait le selfie limité aux téléphones, les voilà qui débarquent, sous une forme légèrement différente il est vrai, dans les rayons des spécialistes de la photographie, dont ceux de Canon, éternel rival de Nikon.

Rassurez-vous : le PowerShot N100 est avant tout un appareil photo compact milieu de gamme (349€), doté d’un zoom 5x à l’avant et de modes de prises de vue (uniquement) automatiques.

 

Un capteur… à l’arrière

Samsung avait intégré sur un de ses modèles, il y a quelques années, un mini écran sur la face avant de l’appareil, ce qui permettait de cadrer (un peu) mieux les autoportraits.

Canon prend le problème dans l’autre sens, si l’on veut : il a ajouté un capteur sur la face arrière de l’appareil. Selon le communiqué de presse, l’idée est « d’enregistrer simultanément les émotions du photographe et du sujet ».

 

Comment ça marche ?

L’appareil photo est équipé d’un sélecteur inédit, qui permet de prendre deux photos en même temps : celle du paysage que vous venez de cadrer de manière traditionnelle, avec le bel écran Full HD ; mais également, et c’est là que le selfie nous rattrape, une photo de votre tête au moment ou vous prenez le cliché.

L’appareil ajoute ensuite votre petite tête dans le coin supérieur droit de la photo. Vous l’aurez compris : il vaut mieux éviter la grimace genre « ébloui par le soleil » ou « est-ce que j’ai bien cadré, je ne suis pas sûr de comprendre ?»

Un autre mode enregistre une petit vidéo de votre tête durant les quelques secondes que durent la prise de vue (mise au point, déclenchement, etc). Cette option nous semble un peu tirée par les cheveux…

 

Conclusion

Le Canon PowerShot N100 surfe de manière plutôt originale sur la vague du selfie. Le résultat est plutôt amusant. Nous l’avons testé lors de la rencontre Belgique-Tunisie, où il prend tout son sens : une photo du terrain et du stade, avec dans un coin, votre petite bouille ravie de supporter les Diables.

Cette idée du « dual shot » existe au travers de plusieurs applications pour smartphone, comme la « belge » Frontback. Moins narcissique que le « selfie » traditionnel, ce principe de mettre deux photos en une permet surtout de raconter une histoire. « J’ai été voir les Diables Rouges au stade, regardez comme ils sont beaux. Mais en plus, moi, je me suis bien amusé« …

Rassurez-vous: il ne s’agit que d’un « mode » pour ce compact à la finition exemplaire. Le N100 peut tout aussi bien faire office d’appareil photo traditionnel doté des dernières fonctionnalités, et il fera tout aussi bien son job. Son prix devrait tourner aux alentours des 349€, prix de lancement.

 

Samsung Galaxy S5 + Gear Fit: le couple idéal ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 14 mai 2014 14h05 | Ajouter un commentaire

Vous avez déjà tout lu et entendu sur le Samsung Galaxy S5, le dernier « porte-drapeau » du constructeur coréen, qui sort chaque année un nouveau smartphone haut-de-gamme. Le design n’a pas tellement changé, mais l’interface colorée est rafraichissante, les menus d’Android bien aménagés, et la fluidité sans faille, grâce à un moteur bien puissant.

En 2014, Samsung a consacré « son petit plus » à la santé, équipant son téléphone d’un capteur de rythme cardiaque et d’une application S Health enrichie. Mais c’est surtout couplé à sa dernière « smartwatch » (appelée Gear Fit) que le S5 devient un vrai compagnon de route. On a testé durant deux semaines l’alliance ultime des geeks et/ou des fans de « santé électronique ».

 

Gear Fit combine, et ça c’est malin

Gear Fit est sans doute le modèle de « smartwatch » le plus abouti. Car contrairement aux autres modèles, qui doivent choisir entre « écran déporté pour smartphone » ou « bracelet d’activité », la Gear Fit s’offre le luxe de faire les deux.

De plus, esthétiquement, c’est une réussite: la montre très rectangulaire affiche des informations colorées sur un bel écran incurvé de 4,67 cm de diagonale, le design est élégant et discret, le bracelet interchangeable et confortable… Du beau travail.

La montre se réveille et affiche l’heure, la date et la météo sur son écran d’accueil, dès que vous levez le poignet, ou lorsque vous appuyez sur l’unique bouton, situé sur la tranche.

A vous de définir le sens de l’affichage, en mode portrait ou paysage.

 

Une montre connectée

Comme les montres de Sony, par exemple, elle permet de savoir ce qu’il se passe sur le smartphone Samsung (Galaxy S ou Note) auquel elle est reliée de manière permanente en Bluetooth, et d’en prendre (un peu) le contrôle. A vous de configurer les notifications qui vous intéressent, via l’application « Gear Fit Manager ».

Par défaut, il y a les appels entrants (décliner l’appel ou envoyer un SMS prédéfini), les alarmes et les rendez-vous. Ces notifications vibrent légèrement au poignet, s’affichent et font un petit bruit. Pas mal pour les SMS également, que vous pouvez lire, et auxquels à nouveau, vous pouvez répondre par un message prédéfini (impossible d’écrire quoi que ce soit).

Le reste, c’est à vous de voir, mais je vous déconseille d’activer trop de notifications, car vous n’avez certainement pas envie que votre poignet vibre à chaque mail reçu ou à chaque notification Facebook.

Deux autres options sympathiques à l’usage: le contrôle multimédia du smartphone (chanson suivante ou précédente, réglage du volume), et « Localisez mon téléphone » (qui lance une musique sur l’appareil, et allume la torche), au cas ou vous ne le retrouvez plus.

 

La santé, c’est important

La partie « Gear » bouclée, passons à la partie « Fit ». Il s’agit, vous l’avez compris, du moniteur d’activité. Marchez-vous assez ? Dormez-vous bien ? Avez-vous envie qu’on vous encourage à faire des exercices, tout en surveillant votre rythme cardiaque ?

Si les réponses à ces questions sont plutôt « Oui », alors la Gear Fit peut vous intéresser. Elle fonctionne idéalement en symbiose avec l’application S Health (qui veut dire Santé en anglais), qui se chargera de rassembler et d’afficher toutes les données collectées par la montre.

Cette application de Samsung va au-delà des statistiques: vous pouvez enregistrer vos apports caloriques, en indiquant ce que vous avez mangé via une base de données. L’écran d’accueil de l’application, ensuite, indique les calories dépensées et celles ingurgitées. Dans le cadre d’un régime, cela peut servir, et surtout motiver.

 

Un podomètre, mais pas que

Revenons à la Gear Fit: lorsque vous la mettez pour la première fois à votre poignet, il faut lancer le podomètre, qui va ensuite compter tous vos pas. Sur la montre, vous pouvez consulter ce nombre, pour voir où vous en êtes, ou consulter l’historique (nombre de pas par jour).

C’est également sur celle-ci que vous lancerez vos « exercices ». Vous avez le choix entre « Course », « Marche », « Vélo » et « Randonnée », ces deux derniers modes sollicitant également le GPS du smartphone Samsung connecté.

Le cardiofréquencemètre intégré prend ici tout son sens. Il indique votre rythme cardiaque en direct, et si vous optez pour l’option « automatique », il vous indiquera, tenant compte de vos données physiques préalablement enregistrées, si vous devez augmenter ou diminuer votre effort.

Enfin, l’option sommeil, à déclencher quand vous sentez que vous allez vous endormir, vous donne, au réveil, quelques informations sur la nuit que vous venez de passer. Le nombre d’heures (facile vu que vous arrêtez le mode sommeil à la main), mais également votre activité durant la nuit. En gros, cela vous donne le nombre de minutes durant lesquelles vous étiez « agité », et donc quand vous avez bougé les bras. Pas d’une grande utilité, finalement. Il aurait fallu ajouter d’autre mesures, comme le rythme cardiaque, pour analyser plus finement la chose.

 

Conclusion

Contrairement à 2013, où le Galaxy S4 avait mis l’accent sur des gadgets à la limite du ridicule (souvenez-vous du défilement automatique en suivant le mouvement des yeux), Samsung a intégré dans son nouveau porte-drapeau la notion de « Santé ». C’est tout de même un peu plus utile.

Il s’agit à nouveau d’une tendance que Samsung ne fait que suivre, mais le géant coréen le fait bien, grâce à une application « S Health » simple mais efficace. Sachez que le Galaxy S5 permet, lui aussi, de mesurer votre rythme cardiaque grâce à un capteur situé sur le dos de l’appareil, rendant la manœuvre parfois délicate.

« S Health » prend tout son sens si vous achetez également la « Gear Fit » du constructeur. En plus d’être un petit écran de contrôle déporté pour votre smartphone (vous pourrez parcourir les notifications, par exemple), c’est un moniteur de vos activités physiques.

Certes, il y a des défauts: il faut recharger un appareil de plus, tous les deux ou trois jours; le prix (199€) est assez élevé; et la montre épuise (un peu) la batterie du smartphone car elle est reliée en Bluetooth en permanence.

On peut également se poser des questions sur l’intérêt, au-delà de l’aspect geek/gadget, d’avoir un compte-rendu détaillé du nombre de pas effectués, du fait que vous ayez bougé durant le sommeil, etc. C’est la tendance du « quantified self »: se mesurer en permanence. Pourquoi pas ?

Mais soyons clair: la Samsung Gear Fit est actuellement le seul modèle qui combine le bracelet d’activité et la montre connectée. Et il le fait très bien.

Enfin abordable, la domotique ? Voici le « chauffage connecté »…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 28 mars 2014 14h10 | Ajouter un commentaire

Vu le prix des carburants, il est essentiel de limiter au maximum sa consommation. Par exemple, en contrôlant la température souhaitée dans chaque pièce de sa maison, et à distance si besoin. Futuriste ? Plus maintenant…

On vous en parle très souvent: la domotique se démocratise. Il s’agit de cet ensemble de techniques de l’électronique, de l’automatisme, de l’informatique et des télécommunications, dont le but est de permettre aux utilisateurs de prendre le contrôle de leur maison.

La domotique était réservée aux « riches », jusqu’à présent. Elle nécessitait du matériel coûteux, une installation (souvent câblée) fastidieuse, une longue mise en place par un spécialiste.

Mais avec l’évolution de la transmission de données sans fil (Wi-Fi), la miniaturisation des composants électroniques, et la bonne gestion des besoins en électricité, la donne est en train de changer. Avec un dernier argument fondamental: le coût de ces technologies a largement baissé.

La théorie, c’est bien. Des exemples concrets, c’est mieux. Nous avons donc testé pour vous les nouveautés qui sont disponibles sur le marché à des prix abordables, et qui, surtout, vous permettent d’économiser de l’argent…

 

Mieux gérer le chauffage dans son habitation

Les principaux arguments pour amener les gens à investir dans la domotique sont la sécurité et les économies. On a parlé récemment des caméras de surveillance réseau, évoquons dès lors un moyen de consommer moins de mazout ou de gaz. Comment ? En installant un thermostat « intelligent » dans votre salon. Par intelligent, on entend deux choses.

Tout d’abord, celui-ci est connecté au réseau, via ce qu’on appelle un « gateway » (une passerelle). C’est un petit appareil qui permet de relier votre thermostat à votre routeur, et donc à internet. Le but de la manœuvre, comme toujours quand on relie un appareil au réseau, c’est de le commander à distance, et de le faire de manière intelligente.

Concrètement, si on prend l’exemple du pack qu’Electrabel propose à ses clients (120 € TTC pour un thermostat sans fil et un adaptateur Honeywell, plus un gateway), cela permet deux choses intéressantes.

Tout d’abord, sur le site d’Electrabel, où vous devez configurer votre semaine-type (telle température, tel jour et de telle heure à telle heure). Rien de révolutionnaire, cela existe depuis longtemps, sur certains thermostats.

 

Contrôler le thermostat avec un smartphone

En revanche, ce que permet de vraiment nouveau ce « gateway », c’est de contrôler la température à distance, via son smartphone ou sa tablette. Il suffit de lancer l’application (gratuite) « Smart Energy » d’Electrabel, disponible sur Android et iOS. Vous pouvez alors changer manuellement la température demandée, voir la température mesurée et d’autres informations utiles (si votre chaudière tourne, le prochain changement de programmation, etc). Vous pouvez également changer de mode: revenir en « programmation hebdomadaire », mettre le mode « vacances », etc.

Electrabel parle d’une économie de 10% sur la facture de mazout ou de gaz. Tout d’abord parce que votre semaine est programmée: le samedi à 6h, le chauffage ne mettra pas en route. Mais bien le mercredi après-midi. Une bonne gestion de la température évite les pics et les chutes non désirées, ce qui consomment beaucoup de carburant.

Ensuite parce qu’à distance, vous pouvez vérifier si votre habitation n’est pas chauffée pour rien. Dès que vous ne suivez pas votre horaire-type, ce qui arrive finalement assez souvent, l’idéal est d’ajuster votre thermostat. Et donc, de le diminuer. Ce qui, semaine après semaine, correspond à plusieurs dizaines de litres de mazout…

 

Contrôler chaque pièce de sa maison

Mais il est possible d’aller un pas plus loin, avec du matériel de pointe. Honeywell est visiblement le seul à se lancer dans ce créneau, et donc à proposer des nouveaux produits accessibles.

Son thermostat à grand écran couleur (ATP921R2100, 299€ HTVA), et ses vannes thermostatiques électroniques sans-fil (HR92WE, 75€ HTVA), poussent le concept de contrôle de la température au maximum. L’idée de la marque américaine est de « rentrer dans la maison connectée », nous a expliqué Peter Raes, un des ingénieurs de l’entreprise qui a des bureaux à Diegem.

Le thermostat sans fil tactile est équipé d’un nouveau logiciel, qui permet de programmer individuellement et précisément chaque zone. Une zone correspond en réalité à un radiateur équipé de cette vanne spéciale (voir photo ci-contre). Vous pouvez en installer jusque 12 dans votre maison, et donc gérer indépendamment 12 pièces.

 

40% d’économie ?

Les économies d’énergie augmentent, et ça parait logique: le matin, il vous faut 20 degrés dans la salle de bain, mais 16 suffisent dans le bureau. La journée, c’est l’inverse. Quant à la nuit, la température peut descendre à 16° au rez-de-chaussée, mais pas dans les chambres…

Bref, à l’usage, vous verrez quelle température vous souhaitez, à quel moment de la journée et dans quelle pièce. Finies les mauvaises surprises.

« Une étude anglaise parle d’une économie de carburant pouvant aller jusque 40%« , selon une étude relayée par Honeywell (voir les détails, en anglais).

 

Et les vannes actuelles ?

Certains diront que ça existe déjà, avec les vannes thermostatiques actuelles. Mais la plupart des modèles récents ne sont pas très précis et quand ils le sont, ils ne commandent pas directement le thermostat. Tout simplement car ils n’y sont pas reliés. Ces « simples » vannes s’ouvrent et se ferment en fonction de la température qu’elles mesurent, de manière plus ou moins efficiente.

Pour bien faire, il faut mettre son thermostat sur 30°, et ne travailler qu’avec les vannes, que l’on règle manuellement si on veut plus ou moins de chaleur dans une pièce. Oubliez la programmation, et pensez au risque d’oubli de refermer la vanne, surtout dans les chambres des enfants et des jeunes.

De plus, la consommation de carburant grimpe, car l’eau chaude circule en permanence dans les tuyaux: elle n’est bloquée qu’au niveau des vannes. Elle se refroidit donc naturellement, plus ou moins fort selon votre installation, et doit être réchauffée par la chaudière.

 

Intelligente, verrouillable

Ces vannes « intelligentes » peuvent être verrouillées, au besoin. Par exemple dans les chambres des enfants. Impossible alors de modifier manuellement la température prévue dans la pièce.

Si elle n’est pas verrouillée, la température prévue par la programmation du thermostat est dès lors modifiable, en tournant la molette de la vanne. Mais elle retourne assez vite en mode « automatique ».

Prenons un exemple: votre thermostat est programmé de telle sorte que votre bureau, le mercredi après-midi, ait une température souhaitée de 17° à 15h. Si à 14h50 vous mettez manuellement la vanne sur 20°, elle ne restera que 10 minutes sur cette température, puis suivra à nouveau la programmation prévue, soit 17°.

De même, si la vanne constate une brusque chute de la température, par exemple si la fenêtre située au-dessus est laissée accidentellement ouverte, elle se coupe durant 45 minutes.

Sachez enfin que ces vannes, qui communiquent en ondes radios (870 MHz, portée de 30 mètres) avec le thermostat, ont besoin d’énergie pour fonctionner. Il y a donc deux piles AA, « dont la durée de vie est de deux hivers« , nous a promis l’ingénieur d’Honeywell.

 

Conclusion

Tous ceux qui habitent une maison regardent avec angoisse leur facture de gaz ou le niveau de leur cuve à mazout. Les budgets « chauffage » ont suivi la courbe exponentielle du prix des énergies fossiles. Un litre de mazout coûtait 0,42 euros en mars 2009. En octobre 2012, il a atteint la somme record de 0,94 euros…

Il est donc essentiel de limiter au maximum sa consommation. Si vous ne voulez pas vivre dans le froid, vous pouvez désormais chauffer votre maison avec « intelligence », entendez par-là « à l’aide d’appareils intelligents », qui ont quitté le domaine inaccessible de la domotique hors de prix.

Si votre bourse est limitée, commencez par un kit de contrôle à distance de votre thermostat, à prix abordable. Celui d’Electrabel est la seule formule « grand public » accessible, pour ceux qui ne souhaitent pas passer par un installateur. Mais elle est réservée aux clients du fournisseur d’énergie.

« Près de 5.000 kits ont été vendus lors de la promo, l’hiver dernier », nous a expliqué Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel. Actuellement, il vous en coûtera 120€, plus 3€ mensuels de frais de gestion, pour la plateforme « Smart Energy », qui rassemble plusieurs produits.

Si vous voulez aller un pas plus loin et que vous êtes bricoleur, il faudra se rendre dans une enseigne spécialisée, comme Vanden Bergh ou Van Marcke, et acheter le matériel d’Honeywell, nettement plus coûteux: 299€ pour le thermostat, 75€ par vanne… le tout hors TVA. Si un installateur le fait pour vous, n’oubliez pas que cette TVA tombe à 6%, si votre maison a plus de 5 ans.

Vraiment sociale, la PlayStation 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Pratique, Test , le 30 décembre 2013 19h27 | Ajouter un commentaire

La nouvelle console de salon de Sony, quatrième génération de la célèbre PlayStation, a été prêtée à la rédaction de RTL info durant quelques semaines. Premier aspect testé: la PS4 est-elle une console vraiment « sociale »?  

Le côté social de la PlayStation 4 se manifeste principalement par la fonction « En direct de PlayStation ». Cet écran, accessible dès l’accueil de la console, rassemble toutes les parties qui sont « streamées » (diffusées en direct) par les joueurs. Et la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez les regardez en direct, et les commenter.

Classées par défaut selon leur popularité (nombre de spectateurs), ces parties en direct peuvent être considérées comme du simple divertissement (vous vous amusez en regardant jouer d’autres personnes), de la curiosité (vous découvrez à quoi ressemble le jeu avant de l’acheter) ou comme un tutoriel en direct (vous apprenez à jouer en regardant les ‘pros’).

 


FIFA 14, le plus populaire ?

Lors de notre test, le stream surnommé « Ibracadabra » était le plus regardé. 234 personnes suivaient cette session de FIFA 14 (un jeu de football). Le joueur était en pleine partie et faisait des commentaires sur son style de jeu, via un micro-casque optionnel relié à la console.

Plus intéressant: le deuxième stream le plus populaire était une partie de Call Of Duty Ghost, un jeu de tir à la première personne. Entre deux fusillades, El_Maton (le pseudo du joueur) communiquait avec les spectateurs via l’espace de commentaires.

Le joueur lisait à voix haute les questions, puis y répondait. Didactique, communautaire et pratique, cette fonction de la PS4 est une vraie valeur ajoutée.

 

« Filtrer » par langue

La plateforme « En direct de PlayStation » est internationale: les diffusions sont donc principalement en anglais, mais il y a quelques francophones qui partageaient leur partie multijoueur, en ayant par ailleurs activé la caméra. On pouvait donc observer la tête du joueur en pleine action, ou, entre deux parties, l’entendre crier « chut! » à son enfant qui pleure (authentique).

Pour trouver ses parties francophones, il faut actuellement faire une recherche par mot-clé, en tapant par exemple « FR » ou « France ».

Remarque: tout ça est gratuit, mais il faut lier son compte Twitch ou Ustream pour interagir, donc pour commenter. Ce sont des plateformes de streaming très populaires que Sony a intégré à la PlayStation 4, au lieu de mettre sur pied sa propre structure. Une politique prudente et intelligente.

Pour diffuser vos parties, c’est très simple. Il suffit appuyer sur le bouton « Share » de la manette en cours de jeu, puis de lier son compte Twitch, par exemple. Votre partie est « online », et vous voyez le nombre de personnes qui vous regardent, et les commentaires éventuels.

 

Partage de photo ou de vidéo

L’autre aspect « social », également accessible en cours de partie depuis le bouton « Share », c’est le partage d’une « copie d’écran » ou d’une séquence vidéo. Vous venez de marquer un beau but ? Vous avez trouvé un moyen extraordinaire pour réussir une mission ? Il est très simple de partager, soit sur votre réseau PlayStation (voir plus bas), soit sur vos comptes Facebook et/ou Twitter, la photo ou la vidéo qui épatera la galerie.

A partir du bouton « Share », vous choisissez par exemple « Télécharger en amont le clip vidéo », et vous pourrez, après un léger montage (pour donner un début et une fin), partager au maximum les 15 dernières minutes de jeu qui sont automatiquement enregistrées par la console.

Pour la capture d’écran, c’est encore plus rapide.

Le tout est stable, fonctionnel et à nouveau, ça rend le jeu plus social, et ça flatte l’égo des joueurs ayant réussi une prouesse.

 

« Nouveauté » dépend de vos amis

La PS4 est également « sociale » d’une manière plus classique. Sous l’onglet « Nouveauté », elle rassemble toute l’actualité de vos sessions de jeu et de celles de vos amis PlayStation 4.

Quand vous jouez à un jeu, quand vous obtenez un trophée ou quand vous partagez une capture d’écran ou une vidéo, la « Time Line » se remplit au fur et à mesure. Le plus intéressant, ce sont bien sûr les actus des camarades de jeu. Et elles dépendent donc du nombre d’amis avec lesquels vous êtes connectés au sein de l’univers PlayStation 4.

Cet onglet est donc un mini réseau social, plutôt confidentiel à moins d’avoir des tas de potes ayant une PS4, ou d’en rencontrer.

 

Conclusion

La PS4 est véritablement une console sociale. La PS3 permettait bien entendu de jouer en réseau, mais sa grande sœur prend intelligemment en compte les envies de partage et de découverte des joueurs.

Regarder une partie, se faire une idée sur un jeu ou des manières de jouer, voire même poser des questions en live: l’univers « En direct de PlayStation » apporte une nouvelle dimension au jeu vidéo.

L’aspect didactique est de la partie: il est même théoriquement possible d’aider quelqu’un en prenant le contrôle de sa partie. Mais il faut posséder le jeu, et il faut des amis dans le besoin. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction.

Bien entendu, le social, c’est aussi le partage de ses prouesses en photo, vidéo ou streaming. Enfin, notons que si un abonnement payant à « PlayStation + » est désormais nécessaire pour le jeu en réseau, ce n’est pas le cas pour toutes les fonctions sociales dont on a parlé, qui sont complètement gratuites.

Sony n’a donc pas menti: sa PS4 est vraiment sociale. Les différentes fonctionnalités, déjà bien abouties, ne feront qu’évoluer avec le temps et les mises à jour.

 

Surveillez votre ligne et votre sommeil avec votre smartphone

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 13 décembre 2013 16h09 | Ajouter un commentaire

La grande force des smartphones et des systèmes d’exploitation qui les font tourner, c’est sans conteste l’imagination des développeurs qui trouvent d’innombrables applications.

Certaines d’entre elles sont des extensions de matériel supplémentaire. Au lieu d’intégrer un mini-ordinateur dans chaque appareil, il est nettement plus malin de déporter la partie « informatique » sur l’application d’un smartphone ou d’une tablette.

La gamme iHealth est un bel exemple: à partir d’une « montre » et/ou d’une balance, une application analyse certaines données pour vous encourager à maigrir ou à faire de l’exercice.

 

Comment ça marche ?

Le principe est simple: la balance et la montre communiquent en Bluetooth avec votre iPhone ou votre iPad (ou du matériel Android), pour peu que vous y ayez installé l’application iHealth MyVitals.

Celle-ci est très fouillée, et rassemble de nombreuses informations sur votre état de forme. Elle comporte des écrans d’accueils à personnaliser avec ce qu’il vous semble essentiel de voir ou d’analyser en premier lieu.

Après la création de votre profil (âge, genre, poids, taille, etc), place à l’action: libre à vous de fixer ou non un « plan », avec des objectifs précis: faire 5.000 pas par jour, et/ou perdre 3 kg.

Vous l’avez compris: la montre et la balance transmettent, lors de chaque synchronisation, leurs informations à l’application. Cette dernière se charge de vous les présenter sous forme de graphiques.

 

Gérer ses calories

Très complète, l’appli iHealth MyVitals permet également de gérer les calories brulées et consommées. Il y a différents aliments et activités qui sont déjà préenregistrés, mais tout est en anglais, y compris les types de repas et les marques (ils ne mangent pas vraiment comme nous, les Américains…).

Vous pouvez cependant créer un repas ou un exercice que vous faites régulièrement, et le mettre en favori, afin de le retrouver rapidement.

Reste que tout cela est fastidieux, et demande de passer pas mal de temps sur cette application si vous voulez jouer le jeu jusqu’au bout. Chaque aliment avalé, chaque exercice effectué (même « Faire l’amour » est préenregistré !), doit idéalement être signalé à l’application.

 

Le poids, surtout

L’argument principal, celui qui sera sans doute le plus utilisé, c’est le suivi du poids. Votre courbe est présentée sous forme de graphique, avec l’évolution de votre poids et de vos masses graisseuse, osseuse, musculaire, votre teneur en eau, etc. C’est très complet.

Dans cette optique, l’usage de l’application et de la balance a du sens. Ça ne prend pas plus de temps de se peser sur la balance iHealth que sur un autre modèle, or ça peut être motivant de voir les centaines de grammes qui se perdent (ou pas…) chaque semaine.

Pour ce qui est de la montre qui mesure votre activité journalière, c’est plutôt limité. Car cela calcule le nombre de pas que vous faites, mais vous devez entrer à la main les activités supplémentaires via l’application. Ceci dit, pour tous ceux qui doivent faire 10.000 pas par jour, pour des raisons médicales, cela permet de savoir où on en est. Et de sauvegarder le tout dans l’application, avec historique à l’appui.

 

Dormez-vous bien ?

Une « montre » qui peut être mise en mode nuit. Tous les matins, vous pouvez regarder votre bilan: durée des phases de sommeil profond, nombre de réveils durant la nuit, le temps qu’il vous a fallu pour vous endormir, etc. Plus ou moins instructif mais, au final, ça ne change pas la vie de savoir qu’on a une efficacité de sommeil de 91% ou 94%. Car on ne sait pas y faire grand-chose, contrairement à l’activité physique en journée.

La balance HS5 de iHealth coûte 119€. Le « traceur d’activité et de sommeil » (qui donne tout de même l’heure), uniquement compatible avec les appareils acceptant le Bluetooth 4.0 – vérifiez avant d’acheter! – vaut 59€. Quant à l’application, elle est gratuite.

Vous trouverez ces produits sur ihealthlabs.be/fr

 

Même les sacs à dos deviennent connectés

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 11 décembre 2013 19h43 | Ajouter un commentaire

Nous sommes de plus en plus dépendants de nos outils informatiques, tels que les ordinateurs, les smartphones et les tablettes.

Il est donc logique d’en prendre soin, et de les transporter de la meilleure manière possible. La marque spécialisée dans le trekking, The Norh Face, a pensé aux amoureux des nouvelles technologies, en sortant le sac-à-dos idéal du geek.

Son petit nom, « Surge II Charged », donne un indice: il intègre une batterie et des connexions protégées, capables de recharger « plusieurs fois » votre smartphone. Dans la pratique, la batterie Joey T1 (lithium polymère, 5 volt, 13Wh) a chargé une fois et demi notre smartphone.

 

De l’espace

Mais c’est également, et avant tout à nos yeux, un sac-à-dos très bien fini, avec 41 litres d’espace total de rangement. De quoi placer votre ordinateur portable dans le compartiment prévu à cet effet, quelques vêtements et une bouteille d’eau dans celui du milieu, et les petits appareils à recharger devant.

Et le tout, sans sentir aucun tiraillement au niveau des épaules, grâce à des technologies qui fleurent bon le marketing: FlexVent (sangles aux épaules) et BackSaver (répartition de poids sur l’ensemble du dos).

Outre les trois compartiments principaux, il y a également des pochettes et des tirettes un peu partout, de quoi trouver son bonheur.

 

Une batterie mal intégrée

Un bémol, tout de même, pour un sac à dos à environ 179€: l’intégration de la batterie, et les pochettes de rangement du smartphone en cours de charge. Car c’est l’idée: bien ranger son appareil durant la recharge. Or, durant notre test, notre téléphone connecté s’est retrouvé perdu dans le fond du sac.

Bref, on aurait aimé que l’aspect « Charged » soit mieux pensé (pourquoi pas des ports extérieurs, une batterie plus puissante et camouflée, etc).

Mais en Europe, The North Face est la seule marque à commercialiser en boutique un sac-à-dos avec batterie.

Garmin HUD: le GPS s’intègre dans votre pare-brise

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 21 novembre 2013 18h44 | Ajouter un commentaire

On parle de plus en plus de HUD, pour Head Up Display, ou Affichage Tête Haute, en français. Une technologie qui vient de l’aviation militaire: la projection d’information de navigation devant les yeux du pilote, pour ne pas qu’il doive détourner la tête du ciel en regardant des écrans de contrôle.

C’est au tour du GPS pour voiture de s’y mettre, et c’est Garmin qui dégaine, avec le HUD (149€), qui est un accessoire et non un GPS à part entière.

 

Projection d’informations sur le pare-brise

L’idée est de projeter des informations de navigation sur votre pare-brise, à l’aide d’un petit appareil à placer sur le tableau de bord, derrière le volant. Il est livré avec une petite vitre en plastique, à clipser au-dessus, si vous préférez ne rien projeter sur votre pare-brise (mais je vous la déconseille).

Vous garderez donc les yeux rivés sur la route, tout en voyant les indications suivantes:

  • Une ou plusieurs flèches avec le sens de la prochaine bifurcation et/ou la bande de circulation à tenir
  • La distance restante avant cette bifurcation ou ce changement de bande
  • Le temps restant avant l’arrivée
  • La vitesse du véhicule par rapport à la vitesse autorisée, avec un point rouge si vous la dépassez

 

Comment ça marche ?

Le HUD de Garmin ne fonctionne qu’avec des smartphones (ou des tablettes, mais on s’en sert nettement moins comme GPS) équipés de l’une des applications GPS suivantes: GPS Garmin StreetPilot Onboard (79€ sur iPhone pour l’Europe de l’Ouest) ou Navigon (90€ sur l’iPhone pour l’Europe, 69€ pour le Benelux).

Vous l’aurez compris: le HUD est un affichage complémentaire de celui du smartphone. Ce dernier, indispensable au fonctionnement du HUD, sera idéalement placé sur une grille de ventilation ou sur le tableau de bord (avec la nécessité d’un support adéquat), mais pas sur le pare-brise. Car le but est de garder les yeux sur la route, et de ne pas être ébloui la nuit. En réalité, vous pouvez garer le smartphone en poche, ça marchera aussi bien.

 

Le smartphone communique avec le HUD

Il faut donc configurer le trajet sur l’application du smartphone, qui transmet elle-même au HUD (en Bluetooth) les informations de navigation qu’il est capable d’afficher. Au préalable, il faut donc appairer votre smartphone avec le HUD, mais ça se fait très simplement via le menu Bluetooth.

Pour en finir avec l’aspect pratique, sachez que ce petit accessoire nécessite une alimentation permanente. Heureusement, l’allume-cigare fournit offre un port USB supplémentaire pour recharger en même temps votre smartphone.

 

Efficace et performant

Voilà pour le principe de fonctionnement. Et oui, une fois que c’est connecté et configuré, ça marche assez bien.

Le HUD, que nous avons simplement déposé sur notre planche de bord, derrière le volant, projette sur le pare-brise les infos. Une grosse épaisseur de caoutchouc fera en sorte de le maintenir au bon endroit, dans la bonne position (il est composé de deux parties, dont l’une est orientable).

Les infos se mettent immédiatement à jour, c’est rapide et performant. Couplées aux instructions vocales de l’application, cela remplace effectivement et correctement un GPS classique. Du bon travail de Garmin.

 

Plus sécurisé ?

Détourner la tête de la route pour regarder un GPS ou un smartphone équipé d’une application GPS, cela peut être dangereux si le trafic est dense, ou si vous êtes en centre-ville. Ça l’est forcément moins avec la « vision tête haute » proposée par Garmin grâce à cet accessoire surprenant.

Cependant, votre attention est tout de même altérée car vos yeux effectuent la mise-point sur la vitre, au lieu de le faire sur la route, qui devient floue. Il y a donc une perte de contact visuel avec l’environnement extérieur, même si elle est moindre.

 

Conclusion

Chouette innovation que ce Garmin HUD, une première du genre. Ce petit boitier à déposer sur votre tableau de bord fait bien son job: il projette quelques informations de navigation sur le pare-brise, de manière très ergonomique, pour vous éviter de détourner votre vision de la route lorsque vous regardez l’écran de votre GPS.

Le HUD peut s’avérer très pratique, pour ceux qui utilisent le GPS toute la journée, ou pour ceux qui ont un monospace dont le pare-brise (et donc le smartphone affichant la carte) est très éloigné.

Pour les utilisateurs occasionnels, il n’est pas vraiment indispensable, d’autant qu’il est un peu encombrant (un appareil de plus à alimenter, à garder dans la voiture, à poser sur la planche de bord), et qu’il est loin d’être autonome: il faut un smartphone à côté, avec une application que l’on pas forcément déjà achetée (et qui coûte minimum 69€), et idéalement, un support pour ce smartphone (comptez 10€ environ pour un modèle universel bas de gamme).

Son prix à lui (149€) s’avère également assez élevé, mais c’est le prix de l’innovation.

 

Le Babyphone du futur est-il pour vous ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 8 novembre 2013 14h20 | Ajouter un commentaire

Le célèbre « Babyphone » a du plomb dans l’aile. Ce petit appareil qui permet de surveiller le bruit dans la chambre du bébé a fait du chemin, depuis sa création en… 1937. C’est la date à laquelle l’entreprise américaine Zenith Electronics (désormais filiale de LG) a sorti le Radio Nurse, un système basique « émetteur-récepteur », via les ondes radio, qui n’a pas connu un grand succès. Sans doute parce qu’il captait aussi les stations locales…

Bref, nous voici en 2013 et vous pouvez toujours vous contenter d’acheter un simple kit « émetteur-récepteur » qui transmet le bruit de la chambre du bébé à l’oreille des parents.

 

Geek ?

Ou alors, si vous êtes un peu geek dans l’âme, vous pouvez opter pour un modèle plus dans l’ère du temps, à savoir une petite caméra avec un capteur de température et d’humidité, qui va transmettre à votre smartphone ou votre tablette une vidéo en temps réel du lit de bébé, avec le son.

Philips n’est pas le premier à proposer ce qui n’est qu’une variante d’un système de surveillance réseau traditionnel. Mais son dernier « Ecoute-bébé HD sans fil InSight », nom de code B120E/10, est un bel exemple de ce qu’il est désormais possible de faire en termes de « Babyphone ».

 

Beaucoup de possibilités…

C’est une application iOS ou Android (deux systèmes d’exploitation qui équipent environ 90% du parc des smartphones et tablettes) qui fait office de récepteur. Dès lors, ses fonctionnalités sont riches et peuvent l’être de plus en plus si Philips décide de la mettre à jour en tenant compte de l’avis des utilisateurs.

L’option la plus intéressante: le principe d’alerte. Lorsque la température sort de la fourchette que vous avez définie, lorsqu’il y a trop de mouvement constaté par la caméra, lorsque le bruit atteint un certain niveau, vous êtes alertés par l’application, qui émet un signal sonore et dont une icone devient rouge.

Bien entendu, le mode nuit est de la partie. Automatiquement ou manuellement, la caméra passera en vision « infrarouge » en noir et blanc. Essentiel.

Sachez enfin que vous pouvez observer votre gamin si vous êtes en déplacement, via le Wi-Fi du bureau, d’un ami ou même en 3G. Il s’agira alors de session de 5 minutes maximum. Si vous voulez des accès plus importants, il faudra souscrire à un abonnement de 24$ par an. Une formule payante nécessaire si vous souhaitez accéder à la caméra depuis plus de trois appareils mobiles.

 

… mais il y a des contraintes

Sur le papier, tout ça est bien beau. Dans la pratique, c’est différent. Tout d’abord, on dépend de la disponibilité, de l’état de la batterie et de la réception Wi-Fi du smartphone ou de la tablette. Mises bout à bout, ces nécessités peuvent devenir handicapantes dans certaines circonstances. Si vous souhaitez observer en permanence votre petit bambin, il faudra donc activer l’option « toujours connecté ». Le son sera alors transmis en permanence, mais pour l’image, il faudra configurer la mise en veille automatique de l’écran de votre tablette ou de votre smartphone. Et de préférence, le ou la branchez  à son chargeur…

Pensez aussi au temps qu’il faut pour lancer l’application, trouver la caméra, et enfin pouvoir observer la chambre. Comptez entre 20 et 30 secondes si l’application n’était pas active en arrière-plan. Pour une urgence, c’est rappé.

Cette technologie est également moins fiable que la vieille Radio Nurse de 1937. Durant les premiers jours de notre test, la caméra a « planté ». Ça arrive avec ce genre de matériel, et il suffit de la redémarrer (de retirer puis de remettre la prise de courant de la caméra). Mais cela peut s’avérer très ennuyeux, si ça arrive en pleine nuit par exemple.

 

Conclusion

Tous les amateurs de nouvelles technologies seront enchantés par cet « Ecoute-bébé HD sans fil InSight » de Philips. Pour 169€, ils pourront observer leur bébé nuit et jour, être alerté dans certaines conditions, et tout ça à partir de leur smartphone et de leur tablette.

Seuls ces « geeks » accepteront les contraintes inhérentes au duo « caméra réseau – application mobile », l’équivalent des émetteur/récepteur des Babyphones traditionnels. Temps de connexion, instabilité, disponibilité du smartphone, etc… La facilité d’utilisation n’est pas forcément au rendez-vous.

Les autres, s’ils trouveront sans doute l’idée amusante, ne pourront pas se passer d’un simple Babyphone à 30€, qui transmettra facilement et rapidement le son de la chambre du bébé…

On a testé la dernière « montre intelligente »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 octobre 2013 14h28 | Ajouter un commentaire

Depuis plusieurs mois, on parle des montres intelligentes, appelées parfois « smartwatch », fusion entre la notion de smartphone et celle de « watch » (« montre », en anglais).

Dans un monde où il faut toujours trouver de nouveaux produits pour être considéré comme « innovant », les principaux acteurs de l’électronique grand public travaillent depuis plus ou moins longtemps à la montre intelligente.

Sony avait dégainé le premier il y a presque deux ans, avec le modèle le plus abouti jusqu’alors: la SmartWatch, première du nom. Il vient de sortir un deuxième modèle, en même temps que celui du géant Samsung, la Galaxy Gear.

 

Que sont réellement ces montres ?

Il s’agit de très petits écrans tactiles (1,6″) tournant sous Android, le système d’exploitation mobile de Google qui équipe de nombreux smartphones et tablettes.

Des petits écrans attachés à un bracelet au poignet, et qui ne sont (pratiquement) rien sans un smartphone à proximité. Il faut en effet une connexion Bluetooth permanente avec un téléphone ou une tablette Android, afin de profiter des différentes applications.

C’est d’ailleurs à partir du smartphone ou de la tablette que vous pourrez configurer votre montre, et y installer les applications souhaitées.

Il en existe une centaine. Certaines sont développées par Sony, et sont gratuites. D’autres sont des initiatives tierces, et sont parfois payantes.

 


Quel genre d’applications ?

Une fois configurée et remplie d’applications, à quoi sert la SmartWatch 2 de Sony ? C’est avant tout un écran déporté de contrôle et de consultation du smartphone, qui doit donc rester dans un rayon de 10 mètres (la distance maximum pour la connexion Bluetooth).

L’application SMS, par exemple, vous permet de lire les SMS reçus sur votre smartphone. Vous pouvez y répondre par des messages prédéfinis ou des émoticônes. Il n’y a pas de clavier sur la SmartWatch, l’écran étant trop petit, et sa définition trop légère (220 x 176 pixels).

Les applications mails, Twitter et Facebook font plus ou moins la même chose, sauf qu’il n’y a pas d’interaction possible. Vous lisez vos mails, et certains flux d’information Twitter et Facebook  prédéfinis via le smartphone. A ce sujet, il est vivement conseillé – voire impératif – de limiter le nombre de flux en provenance des réseaux sociaux. Car l’appli Twitter ne montre que trois « infos » à la fois. Si vous suivez beaucoup de gens ou d’entreprises, c’est vite ingérable. Idem pour Facebook, où il vaut mieux n’afficher que les infos des amis (très) proches.

C’est essentiel, au risque de me répéter, parce que pour « scroller », pour faire défiler les infos, il faut un mouvement gracieux et vertical du doigt. Fastidieux, imprécis et surtout, cela occupe vos deux mains. Du coup, l’idée initiale de cette montre intelligente – ne pas s’encombrer de la manipulation d’un smartphone – devient caduque.

Autre exemple du côté « gadget » de la smartwatch: l’appli « diaporama », qui fait défiler les photos de votre smartphone sur votre montre. On ne voit (forcément) presque rien, mais c’est amusant, pendant un moment.

Conclusion

Soyons honnête: après une petite période d’étonnement, de curiosité et de frime auprès des collègues, on se rend vite compte que cette montre intelligente, que Sony définit lui-même comme une « télécommande pour téléphone », est plus encombrante qu’autre chose.

A la base, elle est supposée limiter le nombre de fois par jour où vous prenez votre smartphone pour voir vos mails, SMS, infos Twitter et Facebook, etc…  bref, elle doit le remplacer dans certains cas de figure.

Mais très limitée dans cette tâche, elle devient vite agaçante. Après deux jours, le smartphone testé avec la montre, le dernier « photophone » de Sony, malgré sa taille XXL, était nettement plus sollicité que la montre.

 

Ce qu’il manque, selon nous

Pour qu’une « smartwatch » à 189€ soit convaincante, il lui faudrait, selon nous:

Un contrôle vocal très poussé de la montre, même si ce n’est pas toujours évident de parler à voix haute à sa montre, en société. L’intégration d’un assistant vocal bien plus évolué que ceux existant actuellement, nécessiterait en outre l’insertion d’un micro et d’un haut-parleur… Mais au moins, on éviterait une navigation au doigt chaotique, handicapée par l’obligation de tenir le poignet bien droit (comme une montre, quoi).

Une indépendance accrue par rapport au smartphone. Au niveau de la carte SIM, par exemple, même si ça nous semble compliqué. Il faudra qu’un modèle « nano », comme sur les iPhone 5, permette de téléphoner ou d’accéder à l’internet mobile même si le smartphone est éteint ou hors de portée.

Une autonomie plus importante: deux jours et deux nuits, selon notre test avec un modèle neuf. C’est peu pour un accessoire, et a-t-on envie de gérer l’alimentation d’un appareil supplémentaire, après le smartphone, la tablette ? Pas vraiment…