Pratique

OnePlus, le « tueur d’iPhone », sort le 3T moins de six mois après le 3…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 décembre 2016 18h17 | Ajouter un commentaire

A peine 6 mois après le OnePlus 3, le constructeur chinois de smartphone, qui fait toujours office d’OVNI, propose déjà un modèle 3T, qui remplace son prédécesseur. Une stratégie étonnante, à plus d’un point. Mais cela fait-il du 3T une mauvaise affaire ? RTL info a déjà pu essayer celui qu’on appelait le « tueur d’iPhone », qui s’attaque en réalité davantage à tous les modèles haut-de-gamme sous Android (Samsung, Huawei, HTC, Sony, LG, …)

OnePlus, le

OnePlus est une entreprise bien surprenante. La jeune société chinoise, qui vend des smartphones haut-de-gamme à prix très contenus grâce à une manière résolument moderne d’envisager la distribution et la publicité, fait un carton à chaque sortie de nouveau modèle.

2016 était l’année du OnePlus 3. Sorti en juin dernier à 399€ avec une configuration digne d’un flagship de constructeur traditionnel (on pense au Galaxy S7 de Samgung, au 10 de HTC, au G5 de LG, au XZ de Sony, etc), il a rapidement été en rupture de stock.

Soit OnePlus est très prudent et ne veut pas surproduire, soit il joue sur le côté « inaccessible » et « il faut aller vite pour faire la bonne affaire » qui lui a assuré une grande notoriété, surtout à ses débuts quand des invitations étaient nécessaires pour s’offrir le OnePlus 1, 2 ou X.

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Pas de différence extérieure entre le 3T (devant) et le 3 (derrière)

Quel avenir pour le 3 ?

Quoi qu’il en soit, il fut difficile de commander le OnePlus 3 quelques semaines seulement après sa commercialisation. Et on ne peut toujours plus l’acheter actuellement, même si l’appareil est toujours présenté sur le site de la marque, unique plateforme de vente de ces smartphones.

Certains ont évoqué un problème d’approvisionnement d’écrans auprès du fournisseur, OnePlus n’étant qu’un assembleur de composants. Mais l’écran du 3T serait le même que celui du 3 (même si on a remarqué quelques nuances). Difficile donc de savoir ce qui a mené à cette stratégie étonnante… Cela pourrait être le slogan de la marque, Never Settle (« ne reste jamais immobile« , « ne te pose jamais« )

La firme a laissé entendre récemment que le OnePlus 3 ne serait plus commercialisé qu’en Asie, le 3T prenant le relais aux Etats-Unis et en Europe. La raison est peut-être simplement un succès inattendu du côté de OnePlus pour le 3… tous les constructeurs rêvent de ces problèmes de luxe !

Parfaitement identique à l’extérieur

Le 3T a été officialisé en novembre dernier. Extérieurement, il est totalement identique au 3. Le design unibody en aluminium mat est toujours aussi agréable à l’œil et au toucher.

Pour le différencier de son ainé, il y a tout de même une nouvelle couleur par défaut. On ne parle plus de gris mais de Gunmetal, un gris plus foncé et très élégant. Une couleur Soft Gold sera disponible bientôt.

En dehors de cette couleur, tout est identique au modèle sorti plus tôt cette année.

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L’écran est supposé être identique, mais à luminosité égale, on constate des différences: celui du 3T (à droite) est meilleur

Encore meilleur à l’intérieur

Pour assumer sa stratégie un peu déroutante, OnePlus a revu à la hausse, autant que possible, la configuration de son OnePlus 3T. L’intérieur de l’appareil, lui, n’est donc plus vraiment identique au modèle 3.

Tout d’abord, il y a une nouvelle puce, la SnapDragon 821, légèrement plus rapide que la 820 (mais ça ne se remarque pas vraiment à l’usage). Tous les jeux tournent avec les détails au max, cela a toujours été la force de OnePlus: une bête de course à prix d’ami. Les 6 GB de RAM sont toujours là, au cas où. Mais rappelons que des tests d’ouvertures successives et rapides d’applications, en confrontation avec des smartphones équipés de 3 GB de RAM, n’ont pas montré de réels avantages.

Finalement, la meilleure amélioration du 3T, c’est l’autonomie. Comptez sur gain de 30% par rapport au 3, grâce à une batterie plus costaude (3.400 mAh contre 3.000), et une puce SnapDragon 821 qui optimise encore un peu plus sa consommation.

Autre changement: une version en 128 GB est disponible, uniquement en Gunmetal, et pour un supplément de 40€ seulement.

Sachez enfin que l’appareil photo principal n’a pas changé en théorie (16 MP), mais on a remarqué quelques différences. La qualité reste au rendez-vous, même si, comme c’est généralement le cas, dès qu’il fait un peu sombre, il y a du bruit sur l’image. Cependant, les caractéristiques de l’appareil photo frontal a été revu à la hausse: vos selfies se feront désormais en 16 MP, au lieu de 8 MP, ils seront donc plus détaillés.

Conclusion

Oui, en quelques mois, on peut encore améliorer un smartphone au rapport qualité/prix imbattable. On ne connait pas vraiment les raisons de la sortie d’un deuxième OnePlus en 2016, pratiquement identique au premier, mais le 3T est toujours une aussi bonne affaire.

On continue à adorer le concept de OnePlus: de très bons smartphones à prix contenu. Les économies se faisant sur la distribution (vente uniquement en ligne) et le marketing (réseaux sociaux et construction d’une grande communauté de fans). Des fans qui peuvent soutenir – le mot est employé par OnePlus – le concept en achetant les produits dérivés: t-shirts, sacs, accessoires.

Concrètement, les différences entre le nouveau OnePlus 3T et le 3 sorti en juin dernier ne sont pas flagrantes. A l’extérieur, il n’y a que la couleur qui change. A l’intérieur, il y a une configuration encore plus costaude, même si au final, il n’y a que le gain en autonomie (environ +30%) qui saute aux yeux.

L’appareil photo principal a aussi été modifié. On reste un peu en-deçà des ténors de 2016 (Samsung Galaxy S7, LG G5), les petits défauts apparaissant logiquement dans les cas de faibles conditions lumineuses. Mais globalement, le 3T s’en sort plutôt bien.

L’interface a été légèrement retravaillée également. On est toujours sur de l’Android 6 (la version 7 sera bientôt disponible en mise-à-jour), mais la surcouche OxygenOS est passée en version 3.5.3. C’est légèrement plus moderne au niveau des notifications, des paramètres et de Shelf, l’écran de gauche des OnePlus qui reprend l’essentiel (applis et contacts fréquents, notes), ce dernier ajoutant au 3T un ‘centre de gestion’ (quota de data, autonomie, stockage).

Ce qui nous amène au prix, qui lui aussi a changé. OnePlus continue de s’embourgeoiser, et le prix grimpe un peu à chaque modèle. 339€ pour le 2 (été 2015), 399€ pour le 3 (juin 2016), et désormais 439€ pour le 3T (479€ pour la version 128 GB).

Notons tout de même, pour être complet, que ces hausses annuelles se font également chez les grands fabricants…


La couleur Gunmetal à droite est du plus bel effet…

 
Quelques changements subtils dans le panneau des raccourcis

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Une interface OxygenOS légèrement revue, ici dans les paramètres

TEST: l’immense Mate 9 de Huawei, monstre de puissance

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 17 novembre 2016 10h25 | Ajouter un commentaire

Le constructeur chinois Huawei, N.3 incontesté et très ambitieux du marché du smartphone derrière Samsung et Apple, a présenté à la presse il y a quelques jours son Mate 9, un très grand et très puissant téléphone. Certains estiment qu’il peut combler l’absence du Galaxy Note 7 de Samsung, plébiscité par les critiques, mais qui a disparu des rayons après de solides problèmes techniques.

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Un design efficace, sans prise de risque

Le Samsung Galaxy Note 7, qui avait été unanimement apprécié par l’ensemble de la presse internationale (celle qui a eu le temps de le tester, aux Etats-Unis surtout), a du tirer sa révérence plus tôt que prévu, soit après quelques semaines seulement, suite à des problèmes de batteries ayant mené à l’explosion de plusieurs modèles.

En cette fin d’année, il y a donc une place à prendre dans le segment des (très) grands smartphones. On parle de presque 6″, soit plus de 15 cm de diagonale.

Et Huawei, le grand rival de Samsung sur le marché très concurrencé des smartphones Android, a semble-t-il pris la balle au bond. Alors que son Mate 8 est sorti au début de l’année 2016, il renouvelle déjà son smartphone le plus haut-de-gamme en novembre 2016. C’est donc l’un des très rares cas de deux générations d’un même modèle qui sortent la même année. Impossible de savoir si le Mate 9, que RTL info a déjà pu essayer en primeur, a été avancé pour profiter du faux-pas de Samsung. Mais on peut le supposer…

Un grand classique

Quoi qu’il en soit, voici le Mate 9 de Huawei, le smartphone que le grand fabricant chinois destine « aux utilisateurs professionnels en déplacement » dans sa communication. L’écran est de 5,9″ (15 cm), ce qui est souvent la limite maximale. Certains parlent de phablette à ce stade, même si le nom est tombé en désuétude. L’utilisation à une main est délicate avec un appareil de cette dimension, mais il a forcément l’avantage des écrans géants: un site web, une application, un jeu… tout est plus pratique ou plus impressionnant. Surtout que la dalle Full HD est très réussie, avec une belle luminosité, des couleurs fidèles (et ajustables), et un contraste élevé.

La comparaison avec le Note de Samsung s’arrête cependant là: ne cherchez pas d’écran courbé sur les côtés, de stylet ou de résistance à l’eau (IP68), trois caractéristiques qui différenciaient le flagship coréen du reste de la meute Android.

Au niveau du design et du concept, en effet, Huawei n’a pas pris trop de risque. On garde une ligne héritée du Mate S, sorti en septembre 2015: une conception dite ‘unibody’ en aluminium avec un dos légèrement courbé, une dalle en verre résistant à l’avant avec un écran occupant une grande partie de la face, des angles savamment biseautés, une finition sans défaut.

Bref, c’est du très bon, la prise en main est excellente, mais c’est du très classique. Et finalement, le Mate 9 est un grand smartphone Android. Mais n’oublions pas que le Note 7 de Samsung coûtait 849€ minimum, contre 699€ pour le Mate 9.

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Deux capteurs, un autofocus laser, un flash et le capteur d’empreinte

Très rapide, et un meilleur « double capteur » photo

Le Mate 9 est le premier smartphone de Huawei embarquant la dernière puce maison, baptisée Kirin 960. Elle rassemble des composants graphiques et des processeurs à huit cœurs dernier cri. Résultat: des performances de premier ordre, une rapidité à toute épreuve, même dans les jeux les plus exigeants. Impossible de le faire ralentir, celui-là, nous avons essayé…

Le smartphone serait également capable d’analyser vos comportements d’utilisation, afin d’optimiser l’utilisation des ressources, et de conserver une rapidité au fil des mois.

C’est au niveau de la photographie que le Mate 9 fait un pas en avant. Le partenariat avec Leica, concrétisé le printemps dernier avec le Huawei P9 et ses deux capteurs à l’arrière, est poursuivi sur le grand smartphone chinois.

Résultats: deux capteurs également, agencés verticalement cette fois. Il y a un capteur traditionnel de 12 MP en couleurs et un autre de 20 MP en noir et blanc. Combinées, les deux images prises donnent un résultat intéressant. La présence de deux lentilles permet surtout de jouer avec la profondeur de champs, et c’est très efficace: on peut faire de jolis effets Bokeh, soit rendre nette un plan et flou le reste, même après avoir pris la photo. C’est très joli pour les portraits, notamment, et cela a été légèrement amélioré sur le Mate 9 par rapport au P9.

Cette seconde génération de double capteur mise en place avec Leica apporte deux petits plus: un « zoom hybride » 2x, nettement plus efficace que les « faux » zooms de la concurrence. Le principe est le même: l’image est « rognée » dans celle de 20 MP pour simuler un zoom. Comme ce que proposait le Nokia Lumia 1020 et ses 41 MP, il y a très longtemps. C’est également en partie ce que fait l’iPhone 7 Plus d’Apple avec ses deux capteurs. Le résultat est satisfaisant, même si on note une légère perte de qualité de l’image.

L’autre petit plus, c’est la stabilisation optique des capteurs: on peut prendre des vidéos en tremblant légèrement, c’est plutôt pratique.

Au final, le Mate 9 fait forcément de belles photos en plein jour, mais nous a laissé sur notre faim dès qu’on passait en conditions de luminosité plus faibles. A ce petit jeu-là, le Galaxy S7 de Samsung et le G5 de LG gardent une certaine avance.

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Des notifications bien plus intelligentes

Une interface retravaillée, une grande autonomie

L’un des plus grandes qualités du Mate 9, c’est d’être l’un des rares smartphones Android de 2016 équipés de la version 7.0 du système d’exploitation de Google, baptisé ‘Nougat’.

La surcouche de Huawei, EMUI 5.0, exploite très bien les nouveautés de Nougat, qui se situent surtout dans une gestion plus subtile des notifications. Au final, l’expérience utilisateur est plus fluide et agréable, et il y a enfin la possibilité de ranger les applications dans un tiroir, plutôt que de devoir les laisser toutes sur les écrans d’accueil (ce que Huawei imposait depuis le début).

Comme pour le Mate 8, Huawei a inséré une grande batterie dans son Mate 9. On parle ici de 4.000 mAh, c’est près du double de la concurrence. Cela permet deux jours d’utilisation presque complet (on a tout de même atteint les 10% de batterie le lendemain après-midi).

Mais qu’importe cette autonomie quand on a la SuperCharge à disposition. Chaque fabricant y va de sa propre technologie, mais le résultat est souvent le même: en moins d’une heure, la batterie retrouve presque 100% de sa capacité ! En soi, c’est déjà un excellent argument de vente…

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Un bien grand écran !

Conclusion

La fiche technique du Mate 9 parle d’elle-même: puce Kirin 960 débordant de puissance, 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne extensible, double capteur photo avec effet Bokeh, immense batterie de 4.000 mAh promettant deux jours d’autonomie, écran 5,9″ très lumineux et contrasté.

Le tout dans un design raffiné, bien que très sobre et classique. On est clairement dans un smartphone orienté ‘business man’, sans fioriture, mais d’une grande efficacité en toutes circonstances.

Va-t-il convaincre ceux qui voulaient s’offrir un Galaxy Note 7 ? Pas forcément, car le Mate 9 est « juste » un grand smartphone très performant, à un prix relativement contenu (699€). Le smartphone à tendance explosive de Samsung, lui, avait un écran courbé sur les côtés et un stylet, ce qui permettait des options inédites (même si elles restaient pour beaucoup des options ‘gadgets’). Et il était étanche, en plus. Mais il coûtait 849€ avec une fiche technique relativement identique.

Enfin, si le cœur vous en dit, sachez qu’une version ‘Porsche Design’ du Mate 9, avec un écran plus petit mais courbé, et une fiche technique plus impressionnante encore, est également en vente à plus de 1.200€.

InControl, un ordinateur de bord entièrement personnalisable

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 2 novembre 2016 19h26 | Ajouter un commentaire

Le système InControl, qui équipe de nombreuses Jaguar et Land Rover, est une interface rafraichissante dans le monde assez fermé des ordinateurs de bord. On a testé en profondeur les possibilités du système de « info-tainment » (information et divertissement) des marques anglaises.

La voiture, comme de nombreux autres domaines d’activité de la vie courante, est chamboulée par l’arrivée des nouvelles technologies. L’an prochain, la jeune marque Tesla, qui connait un succès inédit grâce à ses voitures électriques à la fois puissantes et endurantes (mais encore très chères avant l’arrivée du Model 3), promet que son système de pilotage automatique sera capable de traverser les Etats-Unis tout seul…

La voiture autonome est donc à nos portes, même s’il faut encore compter quelques années avant que le grand public puisse se l’offrir, et qu’une règlementation mondiale ou européenne intègre ces voitures d’un nouveau genre dans la circulation.

En attendant cette prochaine révolution automobile, les constructeurs continuent d’améliorer l’intelligence de leurs voitures, en les dotant d’un ordinateur de bord de plus en plus performant.

Chaque marque évolue à son rythme dans ce domaine, et certaines sont plus en avance que d’autres. Les sommes investies sont assez importantes pour refaire complètement une interface. Au-delà du développement de l’outil informatique, il faut prendre en compte le fait que l’ordinateur de bord doit interagir avec des dizaines de capteurs présents dans la voiture, et qu’il ne doit pas surtout pas énerver ou distraire le conducteur.

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InControl, c’est l’écran à droite, mais aussi derrière le volant

InControl de Jaguar et Land Rover

Le marques anglaises Jaguar et Land Rover ont plus ou moins fusionné en 2008, alors qu’elles étaient toutes deux intégrées dans le groupe indien Tata, après avoir appartenu à BMW et Ford auparavant. De nombreuses technologies sont donc mises en commun, et c’est logiquement le cas du nouvel ordinateur de bord.

Il s’appelle InControl, et le groupe est parti d’une page blanche pour ce logiciel vraiment rafraichissant au niveau du design et des fonctionnalités. Il a en réalité deux écrans: celui inséré dans la console centrale (8 pouces, tactile, avec toutes les commandes possibles), et celui qui se place derrière le volant, remplaçant les traditionnels cadrans avec aiguilles (12 pouces, non tactile bien entendu).

Attardons-nous sur la console centrale, qui est le cerveau d’InControl. La rapidité et la fluidité sont omniprésent, y compris pour la navigation, grâce à l’utilisation d’un disque dur SSD pour la cartographie, et d’un processeur récent.

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La fonction la plus sympa, c’est de composer son écran d’accueil avec ses favoris

Des écrans d’accueil personnalisables

Les smartphones sont devenus des outils indispensables, touchant un public de plus en plus large. Jaguar et Land Rover se sont donc logiquement inspirés de la manière dont nous utilisons ces appareils.

La fonction la plus intéressante, c’est d’avoir décomposé l’interface en écrans d’accueil, que l’on peut personnaliser. Il y a toujours celui de base, avec quatre grands rectangles pour les fonctions principales (musique, téléphone, climatisation, navigation). Mais en allant vers la gauche, on peut personnaliser un écran vide, en ajoutant à chaque case une fonction parmi un choix assez vaste, en provenance de la navigation, de la musique ou du téléphone, chacun ayant une couleur associée.

En composant le nôtre rapidement, nous avons placé une icône « ne pas déranger », qui désactive la notification des appels entrants. On a également placé un raccourci vers un contact favori: une seule pression permet de l’appeler. Au niveau de la musique, on a opté pour un bouton de sélection de source, et un grand rectangle de contrôle. Pour la navigation, on a placé « Annuler le guidage », quand on ne veut plus être ennuyé par la navigation.

A l’instar de Windows, on peut augmenter la taille des icônes, celles-ci affichant dès lors plus de détails.

Dommage qu’il n’y ait pas, par exemple, une option Spotify, Deezer ou Apple Music, pour pouvoir mettre une playlist, un artiste ou un album en raccourci.

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Si le coeur vous en dit, vous pouvez surfer sur le web (quand la voiture est à l’arrêt)

Connectée, forcément

InControl a plus d’intérêt avec l’option InControl Connect Pro, qui ajoute une carte SIM dans notre Jaguar de test. Celle-ci devient dès lors connectée, et cela apporte des options de contrôle supplémentaire.

La voiture est donc reliée au réseau, et à l’aide de l’application Jaguar Remote à installer sur votre smartphone, vous pouvez connaître sa position, la faire klaxonner ou allumer ses phares à distance, et savoir si elle est verrouillée.

Vous pouvez également faire de votre voiture un hot-spot Wi-Fi, mais vu la démocratisation des abonnements à l’internet mobile sur smartphone, l’intérêt est limité à des passagers étrangers…

Il y a également une application Route Planner, qui permet de planifier un itinéraire à l’avance sur le smartphone, de l’envoyer à la voiture, puis de terminer le voyage à pied jusqu’au bon endroit.

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Le ‘CarPlay’ à la sauce Jaguar: les InControl Apps, assez pauvres hélas (on veut Spotify!)

Un genre de CarPlay à la sauce Jaguar Land Rover…

Le groupe a voulu aller encore plus loin en développant son propre système intégrant le plus possible son smartphone dans l’ordinateur de bord, à l’instar de ce que permet Android Auto et CarPlay d’Apple, dont on a déjà parlé.

Il existe donc l’application pour smartphone Jaguar Apps, qui va gérer le tout. En réalité, l’appli propose une sélection d’applications tierces assez peu connues du Google Play Store (recherche d’hôtel, liseur de news, suiveur de trajet, etc), mais qui sont compatibles avec l’ordinateur de la Jaguar.

Quand vous entrez dans votre voiture et que vous reliez avec un câble USB votre smartphone, elle met automatiquement sa console centrale en mode ‘simplifié’, comme CarPlay, et n’affiche que le contenu du téléphone (contacts, calendrier, musique), ainsi que les applications dont on vient de parler, si vous les avez téléchargée.

Cette option est un peu redondante, et fait de l’ombre inutilement à l’excellent ordinateur de bord InControl, qui va déjà chercher contacts et musique sur le smartphone. L’affichage du calendrier est sympa, mais pas indispensable…

Le plus dommage, sans conteste, c’est de ne pas pouvoir (pour l’instant, du moins) utiliser de service musical comme Spotify ou Deezer via cette interface. Elle aurait eu plus de sens…

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Parfois quelques bugs pour connecter la voiture…

Quelques défauts corrigeables

Le système des Jaguar et Land Rover est relativement jeune, il n’a que quelques mois. Il souffre donc de quelques maladies de jeunesse. Nous avons constaté quelques bugs d’affichage, notamment lorsqu’on entre une destination pour le GPS au moment d’une manœuvre en marche arrière. L’écran affichant la voiture et la proximité des obstacles (en même temps que les ‘beep’ de plus en plus rapprochés) a tendance à s’incruster. Il est resté bloqué au-dessus de la navigation, sans possibilité de le retirer durant quelques minutes. Et ce à plusieurs reprises.

La connectivité est également capricieuse. La carte SIM de l’opérateur Orange inclue dans le InControl Connect Pro a du mal à trouver du réseau rapidement, tandis qu’il faut réactiver à chaque fois le Wi-Fi à la main, quand on est à la maison, pour avoir un réseau plus puissant.

Des défauts qui peuvent être corrigés facilement par les développeurs du groupe, à l’aide d’une ou l’autre mise-à-jour.

Quoi qu’il en soit, la solution InControl, de série sur la plupart des Jaguar et Land Rover récentes (il faut ajouter 1.000€ pour la partie Connect Pro), est l’un des ordinateurs de bord les plus innovants et intuitifs à utiliser.

D’autres photos de notre test:











Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 17 octobre 2016 06h21 | Ajouter un commentaire

L’entreprise allemande Devolo a enrichi sa gamme ‘Home Control’, qui rend votre maison intelligente et contrôlable pour peu que vous preniez la peine de configurer vos propres règles. La sirène est l’un des nouveaux produits. A 79€, elle permet, si vous avez déjà le kit de base (219€) de fabriquer votre propre système d’alarme, assez simplement. Cela en vaut-il la peine ?

Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

La maison connectée a pris un petit coup dans l’aile ces derniers mois. On la considérait comme un marché d’avenir très porteur, mais le grand public ne se précipite pas pour rendre smart sa maison, à l’aide de divers objets connectés.

Lors du dernier IFA de Berlin (le plus grand salon des nouvelles technologies), Samsung n’a même pas mis en avant sa solution d’objets connectés pour la maison. Le Coréen parlait plutôt de ‘smart living’, soit la communication entre les appareils de Samsung, du frigo à la TV en passant par la tablette et l’aspirateur. Mais point de trace des différents capteurs qu’il a englobés en rachetant SmartThings il y a quelques années.


Devolo agrandit son portfolio

Et pourtant, des marques poursuivent dans le domaine des petits capteurs et des appareils permettant de contrôler et surveiller sa maison. Parmi les noms les plus connus, Panasonic, LG, Alcatel (pour ne citer qu’eux), continuent à promouvoir ce concept, même si vous n’en entendez pas vraiment parler en Belgique.

L’entreprise allemande Devolo est une des rares à prendre la peine de faire connaître on système Home Control, dont nous vous avons déjà parlé. Sa particularité : une grande modularité. Vous achetez les détecteurs/capteurs dont vous avez besoin, et vous configurez vous-mêmes les règles qui vous intéressent (exemple : si la fenêtre de la salle de bain est ouverte, la vanne thermostatique du radiateur de la pièce se ferme).

De nouveaux appareils viennent enrichir la gamme, un an plus après le lancement : un détecteur d’humidité, un autre pour l’eau, et une sirène. Attardons-nous sur ce dernier objet, qui permet de faire de son Home Control un alarme ‘low-cost’.

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Enfin une sirène : 79€…

Au moment de lancer sa solution, Devolo n’avait sans doute pas l’ambition de faire de sa solution ‘Home Control’ un système de sécurité anti-intrusion. Il n’y avait pas de sirène.

Du coup, la seule règle que vous pouviez inventer si votre détecteur de mouvement s’activait durant la nuit, c’est l’allumage d’une lampe ou d’une radio (sur une prise contrôlée par le système), ou une notification (un email ou un SMS payant).

Ce souci est gommé par la sortie de la sirène de Devolo (79€). Elle est discrète, légère et d’une petite taille. Elle peut se déposer ou s’accrocher au mur. Elle a forcément besoin d’un câble et d’un petit bloc d’alimentation, fournis. Comme les autres appareils de la gamme, elle se relie sans-fil à la centrale du Home Control, un bloc que vous insérez dans une prise murale.


Installation facile, mais…

Malgré sa petite taille, la sirène de Devolo est assez puissante : 110 décibels, de quoi réveiller toute la maison. Elle est équipée d’une batterie lui donnant 24 heures d’autonomie en cas de coupure de courant.

L’installation est assez simple, même s’il faut chaque fois passer par l’interface web pas toujours très stable, et dont l’affichage pose parfois problème, selon les navigateurs et les appareils (Devolo nous a promis qu’une véritable application – et non une ‘web app’ comme maintenant – sera bientôt disponible).

Le principal problème qu’on rencontre : l’appareil est relié au système, mais l’interface ne s’actualise pas assez vite, et on pense que ce n’est pas le cas. Alors on recommence l’installation et les ennuis commencent…

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Vous devez créer vous-même la règle

Reste ensuite à créer votre règle d’alarme. Devolo part toujours du principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même : à vous d’imaginer comment sécuriser votre maison.

C’est cependant assez simple : il y a des capteurs d’ouverture et de mouvements dans la gamme Home Control. Il suffit de créer une règle (c’est très simple) stipulant que si ces détecteurs s’activent, la sirène retentit.

Hélas, lors de notre tentative, nous n’avons pas réussi à demander à cette règle d’alarme de s’activer automatiquement entre minuit et 6h, par exemple. Il faut l’activer et la désactiver à la main, via le site web, la pseudo-application ou… la petite télécommande du système Home Control (4 boutons peuvent être configurés, deux d’entre eux pour activer ou désactiver la règle d’alarme, par exemple).

Tout a bien fonctionné lors de nos tests. Dès que notre détecteur de mouvement du garage s’est activé, la sirène a retenti. C’est gagné.

Pour couper cette sirène, il faut retourner dans l’application et désactiver l’appareil ‘sirène’ (ou programmer un bouton de la télécommande, ou spécifier dans la règle que la sirène doit retentir 1 minute.

Sachez que vous pouvez attribuer d’autres fonctions à cette sirène, car il y a trois mélodies disponibles. Par exemple, trop d’humidité dans une pièce pourrait faire sonner doucement la sirène pour vous prévenir rapidement.


Des limites

Si tout fonctionne relativement bien avec cette alarme (quand l’application ou la page web de configuration fonctionne correctement), rappelons tout de même les limites de ce genre d’appareil, par rapport à des systèmes professionnels.

Tout d’abord, la sirène est à l’intérieur : si vous n’êtes pas là, il est pratiquement inutile d’activer l’alarme, vos voisins n’entendront pas (sauf en appartement…).

Ensuite, elle est ‘vulnérable’. Si le voleur la trouve la fracasse avec un marteau, c’est fini. Ce n’est pas un boitier en métal, sécurisé en hauteur à l’extérieur de la maison.

Enfin, il n’y a pas de liens avec l’extérieur : personne ne va prendre la peine d’aller voir chez vous, ou de vous appeler si l’alarme sonne.

Toutes des options qui sont cependant très chères : un bon système d’alarme coute plusieurs milliers d’euros, et il y a des abonnements mensuels ou annuels pour de la ‘télésurveillance’. Chez Devolo (voir tous les produits), on parle de moins de 300€ pour le kit de base et la sirène, et il n’y a aucun abonnement ni entretien…

Il faut considérer ce genre de solution comme des moyens de faire fuir des voleurs qui rentrent chez vous la nuit par effraction, quand vous êtes là. La sirène vous réveillera, et en théorie elle fera fuir les intrus, qui évitent d’habitude toute confrontation. Si vous n’êtes pas là, vous pouvez configurer l’envoi d’un email, mais même pas (encore) la réception d’une notification via l’application (qui sera bientôt transformée en vraie appli).al2

Enfin un GPS connecté qui utilise la 4G du smartphone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 13 juillet 2016 11h34 | Ajouter un commentaire

En 2016, on ne doit plus se contenter d’un GPS qui mène d’un point A à un point B par le chemin le plus rapide. La prise en compte du trafic est devenue monnaie-courante, et on aurait tort de s’en passer. Autrefois réservée aux GPS haut-de-gamme de Tomtom, cette fonction arrive désormais dans un modèle à moins de 200€, car elle va chercher ses informations… via votre smartphone. Une bien bonne idée.

Enfin un GPS connecté qui utilise la 4G du smartphone : quels sont les avantages et les inconvénients ?

Le marché du GPS n’est plus vraiment dans le vent. Objet incontournable il y a quelques années, il est de plus en plus souvent remplacé par les smartphones, dont la puissance et la taille d’écran ne font qu’augmenter. De plus, on trouve très facilement des applications GPS gratuites, à commencer par celle de Google (Maps), qui permet depuis peu de temps de télécharger des cartes afin de les rendre disponibles hors connexion.

Tomtom, qui a du diversifier ses activités (montres sportives, caméras sportives, etc) pour survivre, continue néanmoins à faire évoluer ses produits et ses services.

Il vient de sortir un nouveau modèle entrée de gamme, le VIA 52 (199€), que nous avons pu essayer en primeur, avant les grands départs en vacances de l’été.

Quel est l’intérêt d’un GPS connecté ?

Grande nouveauté: Tomtom a enfin osé utiliser la connexion 3G/4G du smartphone pour rendre son GPS connecté, et donc nettement plus intelligent.

Le principal intérêt d’être connecté, pour un GPS Tomtom, c’est de pouvoir utiliser le service ‘trafic’. L’état de la route est indiqué de manière très précise sur une ligne à la droite de l’écran. Le temps perdu en cas de souci est pris en compte au départ du calcul de l’itinéraire (qui sera modifié si une autre route est plus rapide), ou sert de base à un nouvelle proposition d’itinéraire en cas de changement soudain.

Un service qui a fait ses preuves depuis quelques années, et dont on ne peut plus se passer, surtout pour ceux qui roulent autour et dans Bruxelles.

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Si la connexion vient du smartphone, c’est moins cher…

Auparavant, pour que les GPS puissent recevoir des informations (sur l’état du trafic en temps réel, donc, mais également pour signaler des dangers ou des radars mobiles), il fallait que le constructeur néerlandais intègre une connexion 3G/4G (ainsi qu’une carte SIM) dans ses appareils haut-de-gamme, vendus souvent plus de 300€.

Logique: au-delà du matériel à incorporer, il s’agit de couvrir les frais liés à la carte SIM durant plusieurs années. Mais inutile: les forfaits data des abonnements mobiles sont désormais assez conséquents (souvent à partir de 1 GB), tandis que les frais de roaming disparaitront dans un an en Europe.

Le Via 52 n’a donc ni puce 3G/4G, ni carte SIM. Il est vendu 199€, avec la cartographie et le trafic en temps réel à vie (Tomtom a revu son principe de mise-à-jour depuis l’an dernier).

D’un point de vue pratique, de plus, Android et iOS (le système d’exploitation des iPhone) ayant bien évolué ces dernières années, il est devenu très simple d’autoriser un appareil relié en Bluetooth à utiliser la connexion du smartphone, qu’elle soit en Wi-Fi (à la maison, par exemple) ou en 4G.

Sachez enfin que vous pouvez activer l’option « mains-libres » sur le GPS, qui vous permettra de décrocher et de converser avec votre interlocuteur via votre Tomtom (mais la plupart des voitures intègrent désormais cette option).

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Quelques inconvénients

Utiliser la connexion 4G du smartphone a donc un gros avantage: faire baisser la facture. Il y a cependant quelques petits inconvénients.

Tout d’abord, c’est évident mais il faut le rappeler, pour ceux qui n’ont pas de smartphone, ou pas d’abonnement à l’internet mobile (data), cette option ne sert à rien. Le Via 52 sera alors un simple GPS, sans prise en compte du trafic (or Tomtom le fait très bien, il suffit de se rendre sur route.tomtom.com pour s’en apercevoir).

Si la quantité de données téléchargées par le GPS via le smartphone semble infime (pas d’image, pas de vidéo, pas de son), il n’empêche que votre téléphone se met en mode « partage de connexion » dès que le GPS est allumé. Et même si les systèmes d’exploitation des smartphones gèrent ça de mieux en mieux, il y a le risque d’un déchargement plus rapide de la batterie.

Enfin, il y a l’utilisation des données à l’étranger. Depuis le mois d’avril, le prix du MB en roaming a largement baissé. Et il sera nul à partir de juin 2017. Mais attention: cela ne concerne que l’Union européenne (les 28 pays membres plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein). Oubliez la Suisse, par exemple, et peut-être bientôt le Royaume-Uni. Gare donc à la facture donc si vous quittez cette zone « gratuite ».

Les interphones vidéo se mettent enfin à la page

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Pratique, Test , le 28 juin 2016 18h36 | Ajouter un commentaire

Une solution de pointe (celle de Panasonic, à environ 600€, hors installation), et une plus accessible et plus moderne (celle de Ring, environ 300€, à installer soi-même): faites votre choix, mais réfléchissez si vous devez remplacer votre sonnette. Autant la rendre un peu plus « smart ».

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Vous avez forcément remarqué que n’importe quel petit appareil électronique du quotidien pouvait désormais se connecter au réseau et devenir, d’un coup, « smart ». On entend par là qu’il devient intelligent, car il est connecté et donc contrôlable à distance, souvent à l’aide d’un smartphone.

Cette règle s’adapte également aux sonnettes des maisons, appelée « carillon » en bon français. Et il serait dommage de ne pas en profiter, de ne pas rendre plus intelligent un des objets qu’on utilise pratiquement tous les jours, qu’on soit celui qui sonne ou celui qui entend la sonnette.

Deux exemples – très différents l’un de l’autre au niveau de la forme, mais pas au niveau du fond – vont vous permettre d’y voir plus clair.

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Le Panasonic comprend un traditionnel élément pour l’intérieur avec boutons, à fixer au mur

La Rolls de l’interphone vidéo

Vous l’ignorez sans doute, mais le constructeur japonais Panasonic est l’une des marques les plus réputées en matière d’interphonie vidéo. Et c’est normal, sa gamme s’adresse avant tout aux professionnels, aux électriciens / électroniciens, aux spécialistes de la domotique.

Ceci étant, il nous semblait important d’évoquer l’un des derniers modèles, le VL-SVN511. Il s’agit d’un système d’interphonie vidéo traditionnelle (avec fil, donc), auquel Panasonic a ajouté une touche de connectivité.

L’installation n’est pas forcément à la portée de tout le monde, mais avec la documentation explicite en français, quelques mètres de câbles (non fournis, car cela dépend de la distance entre votre porte/barrière et votre séjour, mais cela nous a coûté 5€ pour 20 mètres), une fiche et un tournevis, il ne vous faudra que quelques heures pour installer le tout: l’interphone, le moniteur, le transfo et le relais.

C’est aussi pour cette raison que Panasonic ne s’adresse pas directement aux particuliers. Cependant, n’hésitez pas à le faire vous-même ou à demander à votre électricien d’installer les modèles du constructeur japonais, car ils sont réputés pour leur fiabilité et leur longue durée de vie. Un installateur des alarmes nous a confirmé que 20 ans plus tard, les caméras et les interphones Panasonic fonctionnaient toujours…

L’interphone vidéo de Panasonic fonctionne… comme un interphone vidéo. On appuie sur l’unique bouton du portier et cela fait sonner le moniteur principal, où l’on peut voir qui est à la porte grâce à la caméra (très, très) grand angle: 170° à l’horizontale, et 130° à la verticale. L’image est bonne et même si votre interlocuteur est sur le côté, vous le verrez distinctement. Libre à vous d’ignorer la sonnette, ou d’appuyer sur le bouton ‘TALK’ pour dialoguer. Il est également possible d’ouvrir la porte à distance si vous avez prévu une gâche électrique à relier également au moniteur principal (via le relais).

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Il permet de visionner les images enregistrées dès que quelqu’un sonne

Traditionnel, mais avec des options

S’il l’on parle de cet interphone, c’est parce qu’il a quelques options supplémentaires non négligeables. Tout d’abord, il enregistre systématiquement plusieurs images à chaque fois que quelqu’un appuie sur la sonnette. Cela permet de savoir, le soir par exemple, si des gens ont sonné à votre porte, si effectivement le facteur a essayé de vous faire signer le recommandé ou s’il l’a glissé directement dans la boite aux lettres, etc. Ces images sont consultables sur le moniteur principal, dont l’écran n’est pas tactile, hélas, et la navigation un peu archaïque. A nouveau, Panasonic mise sur la fiabilité et la durée de vie, plus que sur des fonctions spéciales ou sur une interface tendance.

L’autre atout « moderne » de cet interphone classique, c’est qu’il existe une application « Video Intercom » de Panasonic, sur le magasin d’applications de Google et d’Apple. Pour faire communiquer ce petit monde, il faudra d’abord relier votre moniteur principal en Wi-Fi à votre routeur. Ensuite, l’application fera office d’écran secondaire: vous pouvez vous en servir pour voir qui est à la porte, pour dialoguer et même pour ouvrir à distance si vous avez prévu une gâche électrique.

Une solution qui est assez chère mais, on vous l’a dit, durable. Il faut compter environ 650€ HTVA. Vous pouvez le trouver sur internet ou demander à votre installateur de se fournir auprès de Panasonic.

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Parmi les alternatives plus « 2.0 », il y a Ring, contrôlable uniquement via smartphone.

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Il existe bien entendu de nombreuses alternatives. Vous pouvez allez dans un magasin de bricolage ou dans une grande surface et acheter un kit à 150€, mais rien ne garantit la qualité de l’image (souvent, elle ne sera pas ‘grand angle’, car de tels objectifs coûtent assez cher), ni la fiabilité.

Une autre option, c’est Ring. Il s’agit d’une start-up américaine qui a sorti l’interphone vidéo à la sauce 2.0. Intelligent, sans fil (Wi-Fi + batterie intégrée), facile à installer et uniquement contrôlable via une application: ça parait trop beau pour être vrai.

Nous n’avons pas réussi à nous procurer un exemplaire de test, hélas. Mais à en croire plusieurs sites américains, le concept est fonctionnel.

Le principe est le même que chez Panasonic, mais: l’image est de moins bonne qualité, on ne peut pas relier de gâche électrique standard (il faut une « serrure intelligente et connectée » compatible) et la connexion (sans fil uniquement, et via smartphone…) est sans doute moins fiable (le délais entre la pression de la sonnette et l’alerte sur le téléphone peut varier…).

Le côté intelligent, c’est que l’application est très bien foutue. C’est la base du concept, donc elle est forcément soignée, et pleine d’options (on peut définir des alertes en cas de mouvement détecté, revoir les photos prises dès qu’on sonne ou que ça bouge, ouvrir la porte à distance, et configurer le tout).

Cela vous coûtera environ 300€, livraison comprise, avec un an d’abonnement à l’enregistrement des vidéos dans le cloud: quelques secondes d’images dès que du mouvement est détecté, ou que l’on appuie sur la sonnette, et consultable à distance via l’application pour smartphone (vous pouvez télécharger les séquences). Plutôt pratique.
D’autres illustrations de la solution de Panasonic que nous avons testée: 

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Sony avait annoncé une rupture avec le Xperia X: il n’en est rien…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 juin 2016 21h05 | Ajouter un commentaire

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Annoncée au mois de février dernier, la nouvelle série de smartphones haut-de-gamme de Sony a mis du temps à se concrétiser. J’ai finalement pu mettre la main sur le Xperia X. Après la longue lignée de Z, on s’attendait à une rupture de la part du Japonais, qui peine à se faire une place sur le marché ultra concurrencé du smartphone.

Mais il n’en est rien: il n’y a que la lettre qui change, et la position, entre le haut de gamme et le moyen-de-gamme.

Le design est identique, les qualités et les défauts aussi. Parmi ces derniers, il y a toujours le prix: 599€, difficile à justifier par les temps qui courent.

Ce qu’on a aimé

Les smartphones haut-de-gamme de Sony sont des appareils qui inspirent la confiance. Ils ont un poids un peu plus élevé que la moyenne (en l’occurrence, 152 grammes), une sobriété à toute épreuve et une finition exemplaire (le dos en métal « mate » est du plus bel effet, sauf pour les traces de doigts).

L’écran Full HD de 5 pouces est de bonne qualité, bien lumineux. Il est recouvert d’un verre en 2,5 D (qui ressort légèrement), ce qui rend la prise en main agréable car il est moins anguleux.

Autre bon point: l’appareil photo de 23 MP (13 MP en façade), qui s’en sort très bien, avec une application très complète, un bon rendu de couleurs. Mais il y a vite du bruit sur les images, dès qu’il fait un peu plus sombre. Il reste un cran en deçà des ténors (Samsung Galaxy S7, Huawei P9, LG G5, HTC 10).

Le capteur d’empreinte digitale, pour déverrouiller l’appareil, est situé sur la tranche, à hauteur du pouce droit. Il a gagné en précision et en rapidité, c’est un bon point. Notons aussi le bouton ‘Appareil photo’: Sony est le seul à le proposer, et il reste pratique pour la simplicité et la stabilité.

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Ce qui nous a déplu

Avec la série X, on s’attendait à de gros changements du côté de Sony. Mais le design est totalement identique à la grosse dizaine de smartphones sortis ces dernières années par le Japonais, alors que les parts de marché ne sont pas glorieuses. Pourquoi ne pas oser la rupture esthétique ? Ce n’est pas ça qui va convaincre de nouveaux clients…

Il y a toujours cette volonté d’envahir quelque peu l’utilisateur avec de trop nombreuses applications maisons, alors qu’on sait qu’elles sont très peu utilisées. L’une d’elles, News Suite, un agrégateur de contenu (actualités, sport, etc), se permet d’insérer plein de publicités dans le fil. Personne ne l’utilisera !

Le Xperia X se contente également d’un port microUSB standard, alors que depuis près d’un an, des smartphones utilisent le port USB Type-C, réversible et donc plus pratique.

Mais le plus gros défaut du Xperia X, sans conteste, est son prix. 599€, c’est très cher, trop cher. On est au prix d’un Samsung Galaxy S7 (déjà en promo après 4 mois d’existence, or c’est bien lui qui fait référence). C’est 50€ plus cher que le Huawei P9, qui a également convaincu la critique. Et c’est beaucoup plus cher que toutes les marques chinoises qui cassent les prix, à commencer par le OnePlus 3 (399€), qui vient de sortir.

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Conclusion

Le Xperia X est un bon smartphone, avec ses qualités (finition, appareil photo) et ses défauts (trop d’applications maison). Il est beau, agréable à utiliser et à manipuler.

S’il coûtait 399€, on le recommanderait hésiter. Mais à 599€, la pilule est difficile à faire passer, même si la qualité est au rendez-vous. Le problème de Sony, c’est que la qualité est de moins en moins chère.

De plus, Sony n’a pas osé la rupture – il aurait du, selon moi, faire un virage à 180°. Il propose un appareil pour les fans de la marque (ils sont de moins en moins nombreux, au vu des parts de marché): le design est identique à la série précédente.

La santé connectée: gadget ou avancée médicale ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 1 juin 2016 07h46 | Ajouter un commentaire

A l’heure du ‘tout connecté’, il est temps de s’intéresser à notre santé, et aux appareils qui permettent d’analyser notre corps. Du bracelet à la balance en passant par le tensiomètre et le glucomètre, il est désormais possible d’arriver chez son médecin, et de lui montrer une application qui rassemble les derniers résultats. Mais cela est-il bien utile ?

Vous l’avez remarqué: tous nos objets sont désormais connectés, ou au moins connectable. L’intérêt est toujours le même: faciliter le contrôle qui peut se faire à distance (via smartphone, par exemple), améliorer les options de configuration, faire communiquer entre eux ces objets connectés, etc…

Mais cette recette s’applique-t-elle aux petits appareils permettant de surveiller sa santé, qui se sont démocratisés ces dernières années, et qui sont présents dans certains foyers ?

De quoi parle-t-on ?

Pour le savoir, nous avons discuté avec la société iHealth, qui existe depuis 2009. Elle a été créée dans la Silicon Valley par un grand groupe chinois qui fabrique des millions de tensiomètres, dans le but d’être l’un des pionniers dans le domaine de la santé connectée. En 2013, elle s’est installée également à Paris, pour se rapprocher du marché européen.

« La santé connectée, c’est complètement nouveau« , nous a confirmé Anne Boché-Hiag, responsable de la communication. « C’est une nouvelle catégorie de produits, et il y a une certaine prise de conscience chez les gens, qui comprennent que cela peut les aider« .

IHealth commercialise plusieurs appareils de mesure dédiés à la santé: cela va du bracelet d’activité au glucomètre (pour mesurer le taux de sucre dans le sang, indispensable pour les diabétiques), en passant par les pèse-personnes, les tensiomètres et les oxymètres de pouls (qui mesurent le rythme cardiaque et le taux de saturation d’oxygène dans le sang, important pour les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire).

Les objets les plus vendus sont « la balance et les bracelets« , nous a-t-on expliqué chez iHealth. Le citoyen est plutôt frileux à l’idée de s’équiper d’appareils plus orientés « suivi de la santé », ou plutôt « suivi des symptômes ». Les chiffres de vente n’ont pas été communiqués, mais on a bien compris qu’on était seulement à l’aube de la santé connectée…

Si on dit que ces objets sont connectés, c’est parce qu’ils communiquent avec une application pour smartphone ou tablette – il y a une application à part pour le glucomètre. Cette appli rassemble de manière très lisible les résultats obtenus par les analyses, mais surtout, elle conserve un historique complet des résultats. C’est cela qui intéresse les médecins.

Qu’en pense un médecin généraliste ?

Luc est médecin généraliste dans le Brabant wallon. A 61 ans, il a une longue expérience du suivi médical des patients atteints de certains types de maladie. Nous lui avons présenté les tensiomètre, oxymètre de pouls et glucomètre connectés.

« Ça me parait intéressant dans la mesure où souvent, pour les patients qui en ont besoin, je leur demande de prendre leur tension régulièrement, et de la noter« , afin de pouvoir surveiller l’évolution lors de la consultation.

« Si tout est enregistré dans une application, c’est sans doute plus pratique et ça évite les pertes de petits papiers, ou les oublis« .

Ce médecin n’est pas du genre alarmiste, et tempère rapidement: « tout le monde ne doit pas s’en équiper, seulement ceux qui ont des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires; et les diabétiques« .

Attention à ne pas devenir hypocondriaque

Si on est en bonne santé, « il ne faut certainement pas commencer à prendre sa tension ou son rythme cardiaque tous les jours, et surtout pas son taux de sucre« .

Selon Luc, cela aurait comme effet néfaste « de rendre parano« , et le but n’est pas « d’avoir encore plus d’hypocondriaques qui viendraient en montrant un résultat inhabituel« .

Les hypocondriaques sont les personnes qui craignent en permanence d’avoir une maladie grave, et qui interprètent le moindre symptôme comme le signe d’un cancer (pour caricaturer).

« Pas là pour remplacer le médecin »

Il existe plusieurs applications iHealth, dont une pour le médecin, qui peut dès lors « se connecter » aux patients et recevoir automatiquement leurs résultats d’analyse lors de la consultation ou de la visite.

Des efforts sont également faits pour intégrer directement les résultats dans les logiciels informatiques utilisés par les médecins (c’est obligatoire depuis quelques années en Belgique). Mais la tâche est fastidieuse car « chaque pays à plusieurs logiciels différents« , nous a expliqué Anne Boché-Hiag. De plus, en Belgique comme en France, la majorité des frais médicaux sont pris en charge par la sécurité sociale. Les gens n’hésitent donc jamais à aller chez le médecin, à visiter un spécialiste.

« Dans les autres pays, la prévention est plus importante car les soins de santé coûtent très chers« . C’est dans ces pays-là que iHealth espère convaincre davantage de gens de s’équiper de ses appareils de santé connectée, pour surveiller ses symptômes avant d’aller faire des visites de routine chez le médecin. Même si « jamais on prétendra remplacer le médecin, on travaille avec, on lui fournit des informations« .

Et dans 20 ans ?

A terme, dans 10 ou 20 ans, avec l’explosion du ‘big data’ (un concept qui consiste en l’analyse des données informatiques de masse, pour faire parler les chiffres), il n’est pas impossible que l’application puisse déduire immédiatement les symptômes à partir de l’ensemble des analyses des appareils de santé connecté.

Imaginons que vous soyez très équipé et que vous mesuriez régulièrement (voir automatiquement, si les appareils deviennent plus performants et sont rassemblés dans un petit bracelet) vos données de santé: il est tout-à-fait possible qu’une application bien faite vous alerte immédiatement d’un problème, en combinant l’évolution de votre poids, votre tension, votre rythme cardiaque et votre activité physique ou votre sommeil.

Mais ça n’est pas pour tout de suite. « On sait où l’on se situe: on ne dit pas comment il faut soigner, on est là pour les données« , a conclu iHealth, dont le concurrent principal est Withings, une société française récemment rachetée par Nokia.

Vous courez avec votre smartphone en main ? Ces housses sont faites pour vous

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 mai 2016 20h37 | Ajouter un commentaire

c1Avec le retour des beaux jours, de plus en plus de Belges ont rechaussé leur running pour reprendre la course à pied.

Objet incontournable, et un peu plus chaque année: le smartphone. Musique, application de géolocalisation et de suivi d’activité, appel ou messages… c’est devenu un compagnon indispensable et motivant pour une partie des joggeurs.

Mais bien souvent, on se contente de le tenir dans la main, ce qui n’a rien de très pratique. Avec la transpiration, les mains deviennent glissantes et les chutes probables.

Si depuis longtemps, le célèbre iPhone a droit à une panoplie d’accessoires sur mesure, y compris la brassard permettant de fixer l’appareil au biceps, ce n’est pas le cas de la concurrence.

Logique: il y des dizaines de formats différents (largeur, hauteur, épaisseur, etc).

C’est pourquoi le fabricant italien Cellular Line a sorti deux nouveaux accessoires qui s’adapteront à la plupart des modèles du marché: une ceinture (Waistband, 19,99€) et un ‘bandeau de poignet’ (Handband, 21,99€).

Ces deux housses de transport sont équipées d’une fenêtre en plastique souple qui transmet le tactile au téléphone.

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Pour les smartphones d’environ 5 pouces

La ceinture ajustable permet d’accueillir des appareils au format un peu plus grand que le poignet, mais cela tourne autour des 5 pouces, une taille devenue standard ces dernières années.

Une ceinture pratique, qui libère les mains du coureur, mais qui rend toute manipulation du smartphone très délicate (il est ‘couché’ à l’horizontal, et très difficile à commander… sans défaire la ceinture).

Si le matériel est de bonne qualité, on regrette le manque d’ajustement du smartphone, qui flotte parfois dans la housse, ce qui rend les commandes tactiles délicates, sans parler du déverrouillage.

De plus, il n’est guère évident d’insérer le smartphone dans les housses, du moins lors des premières tentatives.

Des défauts logiques, vu la très large compatibilité de ces housses. Mais cela les rend forcément un peu moins pratiques que les modèles dédiés aux iPhone (sur mesure, eux).

Notez également que la ceinture dispose d’une pochette à fermeture éclair supplémentaire pour les clés, tandis que le poignet est en éponge pour éviter que la transpiration ne coule du bras vers la main.

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Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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