Pratique

Vous courez avec votre smartphone en main ? Ces housses sont faites pour vous

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 mai 2016 20h37 | Ajouter un commentaire

c1Avec le retour des beaux jours, de plus en plus de Belges ont rechaussé leur running pour reprendre la course à pied.

Objet incontournable, et un peu plus chaque année: le smartphone. Musique, application de géolocalisation et de suivi d’activité, appel ou messages… c’est devenu un compagnon indispensable et motivant pour une partie des joggeurs.

Mais bien souvent, on se contente de le tenir dans la main, ce qui n’a rien de très pratique. Avec la transpiration, les mains deviennent glissantes et les chutes probables.

Si depuis longtemps, le célèbre iPhone a droit à une panoplie d’accessoires sur mesure, y compris la brassard permettant de fixer l’appareil au biceps, ce n’est pas le cas de la concurrence.

Logique: il y des dizaines de formats différents (largeur, hauteur, épaisseur, etc).

C’est pourquoi le fabricant italien Cellular Line a sorti deux nouveaux accessoires qui s’adapteront à la plupart des modèles du marché: une ceinture (Waistband, 19,99€) et un ‘bandeau de poignet’ (Handband, 21,99€).

Ces deux housses de transport sont équipées d’une fenêtre en plastique souple qui transmet le tactile au téléphone.

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Pour les smartphones d’environ 5 pouces

La ceinture ajustable permet d’accueillir des appareils au format un peu plus grand que le poignet, mais cela tourne autour des 5 pouces, une taille devenue standard ces dernières années.

Une ceinture pratique, qui libère les mains du coureur, mais qui rend toute manipulation du smartphone très délicate (il est ‘couché’ à l’horizontal, et très difficile à commander… sans défaire la ceinture).

Si le matériel est de bonne qualité, on regrette le manque d’ajustement du smartphone, qui flotte parfois dans la housse, ce qui rend les commandes tactiles délicates, sans parler du déverrouillage.

De plus, il n’est guère évident d’insérer le smartphone dans les housses, du moins lors des premières tentatives.

Des défauts logiques, vu la très large compatibilité de ces housses. Mais cela les rend forcément un peu moins pratiques que les modèles dédiés aux iPhone (sur mesure, eux).

Notez également que la ceinture dispose d’une pochette à fermeture éclair supplémentaire pour les clés, tandis que le poignet est en éponge pour éviter que la transpiration ne coule du bras vers la main.

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Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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Huawei P9: un smartphone signé Leica avec deux objectifs à l’arrière

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 7 avril 2016 15h20 | Ajouter un commentaire

L’ambition du géant chinois du smartphone (mais également des antennes 4G et des serveurs informatiques) est d’être N.1 devant Samsung et Apple en 2020. Avec le P9, qui a plein de qualités pour un prix contenu de 549€, il fait un pas supplémentaire dans cette direction.

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Huawei a présenté son nouveau smartphone haut-de-gamme, son nouveau ‘flagship’ destiné au grand public, ce mercredi à Londres. Si le P9 sort quelques mois à peine après le Mate 8, c’est parce qu’il s’agit de la gamme destinée aux particuliers, tandis que les Mate (grosse batterie) sont plus pour les utilisateurs exigeants, voire professionnels.

Une distinction de gamme pas très claire à nos yeux, mais qu’importe. Huawei est devenu l’un des leaders du marché florissant des smartphones, et sa stratégie s’avère finalement, vu l’enchaînement des excellentes résultats financiers de l’entreprise chinoise, payante. Il est actuellement le N3 au niveau mondial et au niveau belge (derrière Samsung et Apple), tant en terme de nombre de smartphones vendus, qu’en terme de valeur (la somme du prix de ces smartphones).
Un argument de poids

Disons-le directement, avec le P9 présenté à Londres le mercredi 6 avril dernier, le géant chinois Huawei, qui est également présent au Belgique auprès des opérateurs (antennes 4G et bientôt 5G) et des entreprises (serveurs informatiques), a frappé un grand coup en insistant sur le partenariat avec Leica, l’un des plus anciens et prestigieux noms de la photographie.

Huawei ne s’est pas trompé : les qualités de l’appareil photo sont un argument de poids dans le choix – de plus en plus cornélien – d’un smartphone. Difficile d’avoir un meilleur argument marketing que de mettre Leica sur l’objectif.

hvertiQuoi de neuf avec le P9 ?

Si le jeu de mot est facile, la tâche de Huawei l’était un peu moins. Le P8, surtout dans sa version Lite, a été un succès mondial. Et en Belgique, il a fait encore mieux : entre son lancement en juin 2015 et le mois de décembre 2015, il a réussi l’exploit d’être le smartphone Android le plus vendu dans notre pays sur l’année entière, « grâce à un excellent rapport qualité-prix », nous a expliqué Jelle Deconinck, marketing manager de Huawei.

Le P9 avait donc la pression, mais il devrait relever le défi sans trop de problème. Il est comme le P8, mais en mieux, forcément. Plus puissant, plus rapide, équipé d’Android 6, son succès est pratiquement assuré grâce à la partie photo largement améliorée. D’autant plus que le prix de la version de base (3 GB de RAM et 32 GB) est de 549€, soit 150€ de moins que les nouveaux modèles haut-de-gamme de Samsung et LG.

Un double objectif « Leica » à l’arrière

Depuis le P6, Huawei fait un effort sur les qualités photographiques de cette gamme ‘P’, que ce soit au niveau de la stabilisation ou des couleurs.

En 2016, le Chinois va encore plus loin : le P9 a la particularité d’avoir deux objectifs à l’arrière, ce qui a quelques avantages (voir plus bas).

Mais pour la première fois, la partie ‘photo’ est signée Leica, ce qui concrétise le partenariat « à long terme » signé entre les deux marques il y a quelques mois.

Les P9 et P9 Plus (il y a deux tailles, voir plus bas, à nouveau) sont ‘co-engineerd’ par Leica. Concrètement, cela signifie que les capteurs sont toujours signés Sony, l’un des fournisseurs principaux d’appareil photo pour smartphone ; mais que les lentilles sont fabriquées par Leica (l’entreprise allemande a commencé en fabriquant des microscopes il y bien longtemps). Elles seraient forcément « de grande qualité »…

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En quoi est-ce un ‘photophone’ ?

L’expertise de Leica se ressent à plusieurs niveaux. Il y a (deux fois) 6 couches pour les capteurs placés à l’arrière.

Les toutes nouvelles optiques de Sony prendraient 90% de lumière en plus qu’un Galaxy S7 et 270% en plus qu’un iPhone 6S. Toute la présentation a été une histoire de comparaison avec la concurrence, d’ailleurs.

Pourquoi deux lentilles ?

Entre autre pour que l’une d’entre elles se concentre sur les couleurs (RGB) et l’autre sur le noir et blanc, ce qui permettrait de capter plus de détails en combinant les images, et plus de lumière.

Huawei évoque également un auto-focus hybride, laser pour les plans rapprochés, et ‘Precise Depth’ pour les plans lointains (ce qui est rendu possible par la présence des deux capteurs). Il y a même un processeur de profondeur intégré, tandis qu’une partie de la nouvelle puce Kirin maison est consacrée à la rapidité du déclenchement, pour les sujets en mouvement rapide.

On aura également l’impression d’être un pro en réussissant facilement ses Bokeh (flous artistiques), une technique qui consiste à rendre nette la partie que l’on veut photographier, et floue le reste (sans recourir forcément à des traitements logiciels par après). Test à l’appui, c’est un très bel argument…

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La sauce Leica

Le partenariat avec Leica se ressent dans le résultat, d’après notre première prise en main. Netteté, couleur et qualité d’image sont à la sauce Leica. Il y a même des modes pour les couleurs Leica, y compris le noir et blanc très prisé des professionnels et des artistes. Le menu de la caméra, le bruit du déclencheur… c’est aussi à la sauce Leica. Tout comme le mode ‘professionnel’ qui est réservé, comme son nom l’indique, à ceux qui savent régler manuellement les paramètres.

Le « niveau supérieur » en terme d’expérience photo sur smartphone, selon Richard Yu, un des grands responsables de Huawei, c’est le côté ‘artistique’. L’idée, c’est que les qualités de l’appareil photo vont vous aider à en faire de plus belles, de plus créatives, etc…

Oliver Kaltner, patron de Leica (photo ci-dessus), est monté sur scène pour parler de ce partenariat Huawei / Leica « qui n’en est qu’à ses débuts ». On a eu droit au beau discours sur le « partage de la vision » entre Huawei et Leica, deux entreprises « concentrées sur l’expérience photographique et artistique de l’utilisateur ». N’empêche, cette alliance est un joli coup stratégique pour les deux parties.

Du beau matériel

Full metal unibody, belle impression de solidité : Huawei a insisté sur la qualité de finition de son nouveau P9. Il affiche en effet un joli corps en métal brossé, avec des tranches bien biseautées. Le design est cependant d’une grande simplicité: une dalle avec des bords arrondis…

L’écran Full HD, qui n’a rien d’inoubliable (comparé à Samsung), occupe une grande partie de la face avant de l’appareil, avec des arêtes pratiquement invisibles de 1,7 mm, ce qui est très agréable à l’œil – mais pas toujours pratique car sujet à des manipulations involontaires.

Notons également la batterie géante de 3000 mAh qui permettrait de tenir « 1,6 jours » en usage intense, tout en n’empiétant pas sur l’épaisseur du P9. Quant au chargement en USB Type-C (enfin un port réversible), il serait 180% plus rapide que l’iPhone 6S. 80% de la batterie chargée en une heure. Pas mal.

La nouvelle puce Kirin 955 (produite par Huawei) anime le smartphone. Elle est remplie de processeurs (même un i5) et de noyaux pour plus de rapidité.

Sans oublier les grandes qualités réseaux du P9, comme le Mate S, qui nous avait étonné par ses grandes qualités d’accroche du réseau (3G, 4G, voix, Wi-Fi, etc). C’est du en partie à la présence d’une triple antenne, ce qui est une première.


Deux bémols

Pas grand chose à dire sur le P9, à part une partie logicielle qu’on aimerait un rien plus sexy, un rien plus original. Il y a certes les nouveautés d’Android 6, mais Huawei n’a pas beaucoup touché à sa surcouche depuis le Mate S. Emui est passée de la version 3 à 4, mais il y a très peu de changements visuels.

Une surcouche qui est toujours discutable au niveau du design (les icônes sont intégrées dans un carré arrondi coloré), mais il y a les nombreux thèmes qui permettent de personnaliser la chose. On est également en droit d’être un peu déçu d’avoir des boutons Android (retour, accueil et multitâches) intégrés dans l’écran tactile, et non déplacés en-dessous, ce qui diminue l’espace de travail.

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Un P9 Plus et un nouveau TalkBand…

Le grand frère du P9 est le P9 Plus. Il est ‘Plus’ en tout : écran, batterie, son (deux petites enceintes) et enfin la fonction Press Touch (niveau de pression de l’écran pour des options de manipulation supplémentaires), pourtant annoncée sur le Mate S en septembre dernier. Il y a même… l’infra-rouge, comme sur le LG G5, pour commander vos appareils TV et audio. Le prix est ‘Plus’ également: de 549€, on passe à 699€

Enfin, Huawei a présenté son nouveau TalkBand B3 : design en métal, écran incurvé, oreillette qui se détache pour décrocher et parler sans devoir sortir ou toucher son smartphone. Un ‘bracelet’ qui se veut également ‘suiveur d’activité’.

Tablette ‘pro’ ou ordinateur portable: lequel choisir?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 18 février 2016 18h44 | Ajouter un commentaire

Alors que les tablettes veulent jouer aux ordinateurs portables, il est temps de remettre l’église au milieu du village: si vous cherchez un outil polyvalent et permettant de travailler et d’écrire des textes, ce n’est pas dans cette direction qu’il faut chercher. En voici la preuve, avec le test du Toshiba Satellite Radius 12, un ordinateur portable avec écran tactile.

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Depuis des années, on essaie de vous faire croire que la tablette peut remplacer l’ordinateur portable pour la plupart des tâches de la vie quotidienne. On en est même arrivé à un point où les tablettes se déclinent en mode ‘pro’, s’équipant d’un clavier faisant également office d’étui de protection une fois rabattu, et dont le prix grimpe en flèche.

C’est un peu absurde, avouons-le. Si on a tant besoin d’un clavier, qui de plus doit rester fixé à la tablette pour la protéger une fois qu’on referme l’ensemble, pourquoi ne pas simplement acheter un ordinateur portable ?

Nous allons essayer de vous prouver que selon nous, un bon ordinateur portable vaut mieux qu’une tablette orientée ‘pro’ (pour professionnel ou productivité). On a mis toutes les chances de notre côté en testant le Toshiba Satellite Radius 12.

PREUVE 1: les ordinateurs portables ont changé

Depuis quelques temps, à partir d’une certaine gamme (et donc un prix assez élevé, hélas), on trouve des ordinateurs portables fins et légers, élégants, dotés d’une belle autonomie et d’un écran tactile. C’est ce qu’on appelait, à un moment, les Ultrabook. En 2016, cela signifie également un écran avec de fines bordures (comme les téléviseurs).

Nous en avons pour preuve le Toshiba Satellite Radius 12, un excellent portable de 12 pouces (taille idéale, compromis entre productivité et encombrement) qui joue les acrobates. L’écran peut se replier complètement sur le clavier pour en faire une sorte de tablette très lourde, pour ceux qui aiment utiliser le côté ‘moderne’ de Windows 10.

Ce modèle, de plus, est équipé de bons petits haut-parleurs signé harman/kardon. Et même si les grands de l’audio ont vendu leur âme au diable en apposant leur nom sur des smartphones, des tablettes ou des PC, le son qui sort de cet ordinateur de 12 pouces est nettement meilleur que celui de la grande majorité des tablettes.

Le clavier de ce Toshiba est également de très bonne facture : il est rétroéclairé, agréable à utiliser et offre une bonne impression de solidité. Contrairement aux tablettes qui veulent jouer aux ordinateurs, sur le Satellite Radius 12, tous les composants et donc tout le poids de l’appareil est sous le clavier, ce qui est un gage indéniable de stabilité, que l’ordinateur soit sur le bureau ou sur les genoux.

Enfin, la définition de l’écran est imbattable : 3840 x 2160, on est dans ce qu’on appelle la 4K ou la UltraHD sur les téléviseurs. Le gros avantage : si vous avez une vue correcte, vous allez fortement apprécier la taille de l’espace de travail. Attention, cependant, certaines applications ne supportent pas cette définition élevée et s’affichent donc en très, très petit.

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PREUVE N.2 : Windows a évolué

Windows 10, la dernière version du système d’exploitation de Microsoft, est devenu plus raisonnable en termes d’utilisation tactile. On oublie la double interface (bureau traditionnel et bureau moderne avec les grandes icônes dynamiques), on retrouve le menu démarrer, ainsi qu’un meilleur panneau de notifications / configuration accessible très rapidement.

Mais ce n’est pas tout : Windows 10 détecte lorsque vous modifiez la position de votre portable. Il se met alors automatiquement (si vous le souhaitez) en mode ‘tablette’ lorsque vous transformez votre portable en chevalet (‘tente’) ou en tablette (lorsque vous repliez complètement le clavier sur le dos de l’écran).

En mode tablette, Windows 10 se transforme en Windows 8 : il n’y a plus de bureau et lorsque vous appuyez sur le bouton Windows, les icônes dynamiques occupent tout l’espace de l’écran, de manière aérée, alors qu’en temps normal elles sont confinées dans le menu démarrer (qu’on ne peut plus appeler comme ça…).

Si le mode chevalet est assez pratique pour dessiner ou regarder une vidéo (voir notre photo), le mode pure tablette (avec le clavier entièrement rabattu) n’est pas génial. Quand on manipule l’ordinateur de cette manière, on touche forcément en permanence les touches. Celles-ci sont désactivées, bien entendu, mais la prise est main est hasardeuse et si on n’en prend pas soin, il est probable qu’on abîme rapidement le clavier et la souris en déposant la pseudo tablette.

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Conclusion

Pourquoi s’acheter une tablette qui essaie d’être un ordinateur lorsqu’on peut acheter un ordinateur portable avec un écran tactile ? C’est la conclusion la plus évidente, au grand dam des Microsoft Surface Pro 3, iPad Pro ou Galaxy Tab Pro S…

Et cela parait logique : une tablette est conçue pour être légère et de petit format, elle est destinée avant tout aux loisirs, et si elle n’a pas de clavier physique, c’est pour une bonne raison. Alors ajouter un clavier physique faisant office de protection une fois replié, cela revient au même que d’acheter un bon ordinateur portable avec écran tactile.

Et le bon vieil ordi portable a encore de beau jour devant lui, dès lors. Par rapport à une tablette ‘pro’, il a l’avantage d’avoir son moteur en dessous du clavier. Tout le poids s’y trouve dès lors, ainsi que la connectique, ce qui rend la stabilité et la manipulation nettement plus pratiques.

A condition de mettre le prix, on aura la même compacité et mobilité qu’une tablette, mais avec tous les avantages d’un ordinateur classique sous Windows.

Et pour ceux qui aiment tapoter l’écran de temps en temps, l’ordi (et Windows) se mettent en mode ‘tablette’ dès que vous faites passer le clavier de l’autre côté…

Le Toshiba Satellite Radius 12 est un des nombreux exemples de ce genre d’ordinateur. La version que nous avons essayée (Intel Core i7, 8 GB RAM, 256 GB SSD, écran UHD) coûte la bagatelle de1600€, mais on trouve difficilement mieux au niveau du rapport puissance/encombrement.

Il existe cependant, chez Toshiba comme ailleurs, des configurations plus raisonnables sous les 1.000€.



Enfin une solution concrète pour rendre sa maison connectée et intelligente

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Pratique, Test , le 12 janvier 2016 08h00 | Ajouter un commentaire

L’Allemand Devolo s’est lancé dans la course à la maison connectée avec de nombreux produits disponibles immédiatement, à des prix allant de 40€ à 100€. J’ai testé tous ces petits objets qui, une fois installés, doivent être intégrés dans des « Règles » que vous devrez définir vous-mêmes.

On dit que c’est LA grande technologie des 5 prochaines années: l’internet des objets (IoT) sera une nouvelle révolution dans nos habitudes numériques, n’importe quel objet pouvant être connecté au réseau, contrôlable à distance et donc, « smart » (intelligent).

Mais concrètement, où en est-on en cette fin d’année 2015 ? La situation avance timidement, il faut le reconnaître, du moins au niveau de l’offre pour le grand public. En cause, sans doute, la coexistence de plusieurs normes de communication entre les appareils, et la mise en place progressive d’un réseau mobile dédié à ces petits objets (Proximus vient d’annoncer son LoRa), qui ne devraient plus automatiquement être reliés à votre réseau, à votre modem.

vertDes stratégies différentes

Certains grands acteurs comme Nest (une société rachetée par Google il y a quelques années) proposent déjà des thermostats, des détecteurs de fumée et des caméras de surveillance pour le salon. Mais Nest ne se précipite pas, et chaque produit est mûrement réfléchi avant d’être commercialisé.

D’autres, comme l’inévitable géant de l’électronique Samsung, ont choisi la prudence. Après avoir acheté Smart Things, le Coréen prend le temps d’adapter cette technologie à nos marchés européens. Il veut également rendre compatible la plupart de ces nouveaux produits (du frigo à la télévision), et ils sont très (très) nombreux.

Devolo fonce, tête (presque) baissée

Et enfin, il y a d’autres acteurs qui décident de se lancer dans l’aventure pour être parmi les premiers. C’est le cas de Devolo, qui nous a présenté son kit ‘Home Control’ et nous a permis d’installer et de tester ses petits gadgets connectés.

De la vanne thermostatique au détecteur de mouvement, le constructeur allemand, qui s’est fait connaître avec ses boitiers CPL (une alternative au Wi-Fi faisant transiter le réseau via l’installation électrique), y a été franchement. Tous les produits sont déjà disponibles, notamment chez Media Markt.

Le système Home Control ne se configure pas à partir d’une application, mais à partir d’un page web, idéalement sur un ordinateur avec souris (sur une tablette, c’est possible également, mais certaines manœuvres seront plus délicates).

Pour l’instant, on ne peut pas parler d’une fonction d’alarme, car il n’y a pas de sirène pouvant s’enclencher si un détecteur de mouvement ou d’ouverture est activé. Au mieux, vous recevrez un SMS (les premiers sont gratuits mais après il faut payer) ou un email. On n’est donc pas dans de la sécurité, comme le kit iSmartAlarm dont nous vous avons déjà parlé.

Un kit de base à 219€

Le kit de démarrage à 219€ comprend le ‘hub’ (cerveau de l’installation, reliée à votre routeur), un détecteur d’ouverture et une prise intelligente.

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Le ‘hub’
 : c’est avec lui que communique tous les appareils de la gamme Devolo Home Control. Cette petite boite blanche se branche directement dans une prise murale, et n’a pas besoin d’être branchée avec un câble réseau à votre modem si celui-ci est déjà relié au réseau électrique par un boitier CPL (Courant Porteur en Ligne, quelle que soit la marque). Plutôt pratique et discret.

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Le détecteur d’ouverture
 : comme son nom l’indique, il est composé d’un petit boitier blanc avec diode rouge à fixer sur l’encadrement, et d’un petit élément à placer sur la porte. Il sait quand elle est ouverte ou fermée. Il peut s’utiliser sur une fenêtre, une armoire, un tiroir… ou tout ce qui s’ouvre et se ferme, a priori. Son installation est simple, car tout est très léger : avec des morceaux de double-face ajustés (fournis) ou des petites vis (fournies également, avec les chevilles). Son rôle est celui de déclencheur d’une autre action au sein du système Home Control, comme l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente. 49€ si vous l’achetez à part.

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La prise :
rien de bien compliqué, il s’agit d’un adaptateur à brancher dans une prise murale, qui sera donc contrôlée par le hub pour être allumée ou éteinte. On y branchera par exemple une lampe, qu’on laissera toujours allumée, et qui se commandera de manière intelligente via le système Home Control. 49€ si vous l’achetez à part.
Construire sa maison connectée

L’idée et le slogan de Devolo sont : « Construisez vous-même votre maison connectée » en y ajoutant progressivement de nouveaux appareils de la gamme, ceux dont vous pensez avoir besoin. Voici les autres gadgets disponibles que nous avons pu installer :

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Le détecteur de mouvement (69€) :
même principe que le détecteur d’ouverture / fermeture. C’est d’ailleurs un petit boitier au look et aux dimensions identiques. Nous l’avons placé dans un garage et il a parfaitement réagi, même lors de mouvements légers à 3 ou 4 mètres. Son but est également de servir de déclencheur à une action que vous devrez configurer.

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Le détecteur de fumée (59€) :
il est livré avec des petites vis pour un montage facile. Le plastique est de bonne qualité, et l’installation assez simple. Il est forcément équipé d’une petite sirène pour un déclenchement automatique, indépendant de votre système Home Control. En cas de problème, vous serez réveillé avant que n’importe quelle autre action ne puisse se déclencher. Via une règle à configurer, il pourrait déclencher, en cas de problème, l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente.

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L’interrupteur (49€) et la télécommande (39€)
 : il s’agit simplement de dispositifs permettant de déclencher une action (il y a 4 boutons donc 4 actions que vous pouvez programmer). Leur intérêt : vous éviter d’ouvrir l’application ou la page web de votre système Home Control pour déclencher allumer une prise ou définir une température. Un bon gain de temps à la clé. L’interrupteur est très léger et peut donc se coller n’importe où avec le ‘double-face’ fourni. La télécommande est petite et prévue pour être utilisée en porte-clés.

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La vanne thermostatique (69€):
bel effort de Devolo, qui a pris la peine de mettre au point une vanne thermostatique intelligente qui ouvre et ferme la circulation d’eau chaude dans votre radiateur. La vanne est fournie avec deux bagues, le tout se serrant à la main, et puis de manière plus importante une fois que la vanne est connectée. Il y a un petit écran qui indique la température assignée à la vanne lorsqu’on pousse sur un bouton, et deux flèches pour modifier cette température. En aucun cas cette température sera transmise à votre thermostat de chaudière. C’est une température indicative : si vous la mettez sur 22 degrés, la vanne sera ouverte (laissant circuler l’eau chaude dans le radiateur si la chaudière ‘tourne’) tant que la température n’est pas atteinte. Dès qu’il fait plus de 22 degrés dans la pièce, elle ferme l’arrivée d’eau chaude.

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Le thermostat d’ambiance (99€):
c’est un simple outil d’indication (de la température ambiante) qui peut engendrer d’autres actions. Contrairement aux thermostats de Nest ou de Netatmo, on ne peut pas (pour l’instant) le relier à une chaudière pour qu’il active la circulation d’eau chaude dans les radiateurs, mais il peut par exemple être couplé à une prise intelligente de votre système Home Control qui commanderait un radiateur électrique. On pourrait alors créer un règle : si la température constatée par le thermostat est supérieure à 22°, alors la prise (et donc le radiateur électrique) doit s’éteindre. Le petit boitier se colle ou se fixe avec des petites vis fournies dans n’importe quelle pièce, et est équipé de boutons pour modifier la température désirée.
L’intelligence est… dans votre tête

Tous ces petits appareils de détection ou de contrôle ne servent à rien (sauf le détecteur de fumée) si vous ne créez pas de ‘Règles’ via la page web de gestion de votre système Home Control. Devolo a donc une approche inverse à celle de Nest, par exemple, dont le thermostat s’ajuste automatiquement, et dont le détecteur de fumée et la caméra s’intègrent dans votre maison Nest avec une ‘intelligence artificielle’ (vous ne devez pas leur dire ce qu’ils doivent faire).

Avec Devolo, c’est à vous d’imaginer des règles entre un détecteur (par exemple, l’ouverture de la fenêtre de la salle de bain) et un contrôleur (par exemple, la vanne thermostatique du radiateur de la salle de bain qui se couperait automatiquement en cas d’ouverture de la fenêtre).

Nous avons créé cette autre règle assez simple: lorsque le détecteur de présence placé dans le garage détecte du mouvement, la prise intelligente placée dans le garage, à laquelle est reliée une lampe, s’allume.

Les seules limites sont celles de votre imagination, même si on aurait aimé pouvoir ajouter une plage horaire à la règle de l’allumage automatique de la lampe du garage (uniquement la nuit, idéalement).

Comme vous le voyez ci-dessous, ces règles se configurent assez simplement via cette interface où vous faites glisser des éléments de votre système Home Control.
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Quelques couacs

Durant notre test, nous avons rencontré deux petits problèmes, qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série. La prise, qui permet d’allumer ou d’éteindre l’appareil connectée à cette petite prise murale, a été assez capricieuse. Dans la chambre, lors de notre premier essai (sur un bloc multiprises, mais ça n’est pas déconseillé), elle s’est allumée et éteinte intempestivement, parfois en pleine nuit, alors qu’elle avait pour consigne d’éteindre notre installation TV/Décodeur durant la nuit et une partie de la journée. Vu le petit « clic » qui va avec l’allumage ou l’extinction de la prise, cela a suffi à nous réveiller…

Placée dans le garage pour allumer une lampe qui y était reliée lors de la détection d’un mouvement, elle a fonctionné durant quelques jours avant de devenir « inaccessible » ou incontrôlable à distance, restant parfois allumé toute la nuit.

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L’autre appareil qui nous a posé problème est l’interrupteur. Nous n’avons pas réussi à l’installer, malgré le suivi de la procédure en vidéo. Pire : lorsque nous avons tenté de le réinitialiser en suivant une autre procédure, celle de l’aide en ligne, cela n’a pas fonctionné non plus. Un objet complètement inutilisable.

Deux couacs qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série, mais qui sont révélateurs de la précipitation de Devolo, qui n’a sans doute pas pris la peine de tester tous les appareils dans les moindres détails.

Conclusion

Devolo a beaucoup de mérite à se lancer aussi vite, et aussi fort, dans la course à la maison connectée, celle qui deviendrait intelligente car on lui ajouterait (facilement) un tas d’accessoires gérés par une application, et capables de communiquer entre eux.

Les petits objets proposés par la marque allemande sont nombreux, et leur finition est plutôt bonne. Leur installation ne nous a pas posé de problème, hormis celle de l’interrupteur (voir plus haut).

Mais Devolo a pris le pli de confier l’intelligence derrière sa maison connectée à l’utilisateur, qui doit créer des règles, sinon tous ces objets sont pratiquement inutiles. Si le site web est relativement fonctionnel (même si on retrouve des commandes en allemand par ci par là), il est assez révélateur que l’application ne puisse que contrôler les appareils : c’est assez lourd (et complexe) de configurer sa maison connectée quand on doit penser à tout.

De plus, dans la précipitation, il semblerait que certains appareils soient capricieux, et que certains bugs persistent. Si les prix étaient peu élevés, on le comprendrait. Mais pour couvrir les deux années de développement de la gamme, il faut débourser entre 40€ et 100€ pour agrandir son système Home Control. On n’accepte donc difficilement le moindre bug à ce prix-là, d’autant que les conséquences peuvent être fâcheuses (une lampe qui reste allumée, ou pire, un radiateur électrique). Pour notre « maison connectée », on veut être sûr de son matériel…

D’autres acteurs, comme Nest (Google), sont nettement plus prudents, et vendent nettement mois d’objet car ils entendent fournir l’intelligence qui contrôle ces appareils connectés, et veille à une fiabilité totale.

Nest s’adresse à Monsieur et Madame Tout le Monde, tandis que Devolo est davantage réservé aux geeks / bricoleurs, qui aiment doter leur maison de quelques gadgets, et dont les règles qu’ils devront imaginer eux-mêmes peuvent effectivement faciliter la vie, et rendre la maison plus « smart ».



Apple s’invite dans la voiture: CarPlay transforme l’ordinateur de bord en iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 3 décembre 2015 07h25 | Ajouter un commentaire

Les voitures essaient d’être de plus en plus intelligentes. Mais il n’est pas donné à tous les constructeurs d’avoir une interface et un ordinateur de bord aussi bien faits (et bien remplis en musique et en applications) qu’un iPhone. On en parle depuis deux ans, mais c’est la première fois que je peux essayer CarPlay, une fonction d’Apple qui transforme le système intégré de cette Opel Insigna en iPhone.

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Si vous aimez tout ce qui a un écran, vous avez déjà, peut-être, fait ce constat trivial: les constructeurs automobiles se cassent la tête depuis une petite dizaine d’années pour produire des interfaces simples pour leurs systèmes embarqués, mais les résultats sont décevants.

Design, ergonomie, convivialité, facilité d’utilisation, contenu multimédia… tactile ou pas, les ordinateurs de bord 2.0 de nos voitures sont rarement convaincants. C’est qu’il n’est pas donné à tout le monde de concevoir de bons ‘systèmes d’exploitation’.

Alors finalement, pourquoi ne pas laisser faire les experts du domaine que sont Apple et Google ? Les deux géants américains, avec iOS et Android, peaufinent depuis 2007 leur OS tactile pour smartphone et tablette. Nous avons pu essayer CarPlay d’Apple (voir directement nos conclusions).

Car Play sur une Opel Insigna

La marque a la pomme a donc eu l’idée de concevoir un petit logiciel à intégrer dans les voitures, et qui permet de retrouver la simplicité de l’interface d’un iPhone ou d’un iPad, adaptée à notre usage d’un véhicule.

On en parle depuis près de deux ans, le temps pour Car Play, c’est le nom de cette fonctionnalité, de traverser l’Atlantique et d’équiper des voitures européennes.

Opel a eu la bonté de nous prêter une berline Insigna équipée de cette option: on peut enfin tester ‘Apple dans la voiture’… Si vous cherchez l’option dans le catalogue, il faut cocher le « système multimédia Radio RF900 Navi IntelliLink ». Ce système embarqué est facturé 1.730€, mais il offre bien plus que CarPlay d’Apple.

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Deux choses importantes à savoir

Tout d’abord, précisons que Car Play ne remplace pas le système musique/navigation/ordinateur de bord de la voiture. Ce n’est qu’une option. Il faut appuyer sur le bouton « projection » et relier, avec un câble non fourni, son iPhone à la voiture. Notons que la position du port USB dans l’accoudoir de la voiture est malheureuse: on plie (et à la longue, on abîme) le câble si on ferme le couvercle de l’accoudoir. Il est théoriquement possible que tout se passe avec Bluetooth, mais notre Opel nous a chaque fois demandé de relier l’iPhone avec un câble (ceci dit, pour la batterie, c’est mieux).

Il est également essentiel d’évoquer Siri, l’assistant vocal d’Apple, qui va le plus possible remplacer vos doigts pour contrôler les applications disponibles avec CarPlay. Il a évolué au fil des ans et il est, a priori, l’un des meilleurs outils de commande vocale (car il fonctionne sous la forme de conversation et est assez intelligent). Une simple pression sur le bouton « commande vocale », présent sur le volant, lance la conversation. A vous de dire ce que vous voulez faire, mais ce sera limité aux applications maison d’Apple (téléphone, message, plans, musique). Impossible de lui demander une playlist Spotify, par exemple.

Peu d’applications

Venons-en donc à l’essentiel: les applis disponibles. Petite déception: CarPlay n’est finalement qu’une sélection très restreinte d’applications présentes sur votre iPhone:

Téléphone: permet forcément de passer des appels et de décrocher, mais aussi de consulter le journal des appels, la liste des contacts, les favoris et la messagerie.

Musique: pas de surprise de ce côté-là non plus. On a accès à toute la musique de l’iPhone, à l’aide d’une interface à la fois bien connue, mais largement remaniée pour être lisible de loin, et pour que les zones tactiles des boutons soient suffisamment larges. A noter: en arrière-plan s’affiche, floutée, la pochette de l’album. Le bouton A l’écoute vous envoie vers la musique en cours. Podcasts et Livre audio, comme leur nom l’indique, permet d’écouter les éventuels podcasts et livres audio stockés sur votre iPhone.

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Plans: Apple met forcément à disposition dans CarPlay son application de localisation et de navigation. Si ses débuts étaient scabreux, Plans est désormais relativement bien fait et complet, même si on est loin d’un bon GPS Tomtom avec info trafic en live. Il nécessite cependant un accès au réseau permanent (car les cartes ne sont pas stockées sur l’iPhone). Si votre connexion 4G est bonne, tout sera très fluide et détaillé. Si vous vous enfoncez dans des bois isolés, méfiez-vous. L’application Plans est intelligente: elle sait faire le lien entre un rendez-vous imminent à une telle adresse (si vous l’avez encodée dans votre agenda), et peut aller voir dans les adresses de vos contacts (il vous suffit alors de dire chez qui vous voulez aller). « Plans » vous emmènera d’un point A à un point B, mais on aurait aimé d’autres options, comme l’application Google Maps, très performante.

Message: « Ecouter et Dicter ont remplacé Lire et Ecrire« . C’est de cette belle façon qu’Apple, prudent car on est supposé conduire dans une voiture, présente les fonctionnalités de l’application Message de CarPlay. Jamais vous ne verrez un SMS s’afficher, ni un clavier virtuel pour en écrire un. Vous verrez, au mieux, la liste des expéditeurs. En appuyant dessus, vous pouvez faire lire, par Siri, le contenu du message. Pour envoyer un SMS, même si vous appuyez sur le bouton « nouveau message », il faudra là aussi s’arranger avec Siri. L’assistant, on l’a dit, est relativement intelligent et intuitif à utiliser. Mais pour rédiger de longs messages, c’est parfois un peu compliqué. Pas de souci, en revanche, pour lui faire écrire « Je suis à la maison dans 30 minutes » ou « Je passe faire des courses avant de rentrer« .

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Quelques applications ‘externes’

Apple n’a pas tout-à-fait fermé la porte aux applications tierces (développées par d’autres sociétés). Ce sont surtout des applications liées à l’audio qui sont disponibles dans CarPlay: radio, services de musique, livres audios, etc.

L’une des meilleurs d’entre elles, actuellement, c’est Spotify (le plus célèbre service de musique illimitée par abonnement mensuel). La navigation et les recherches dans les menus Spotify n’est pas des plus aisées, hélas. Et Siri ne peut pas vous aider: il ne fonctionne qu’avec les applications maison d’Apple CarPlay. Mais le principal est là: 30 millions de chansons sont disponibles dans la voiture !

A part Spotify et quelques applications audio, il n’y a pas grand-chose d’autre dans CarPlay. On aurait aimé avoir quelques services de messagerie (comme WhatsApp), d’autres applis de navigations, des applis photos/vidéos pour les enfants ou lorsqu’on est à l’arrêt, etc… Mais ça n’est visiblement pas pour tout de suite.

Notez que les constructeurs de voiture ont le loisir de développer des applis compatibles CarPlay pour contrôler la voiture sans devoir quitter l’interface d’Apple, mais Opel ne l’a pas (encore) fait.

Conclusion

Disponible sur certaines voitures dont l’Opel Insigna que nous avons pu essayer, l’option CarPlay d’Apple est sans conteste la meilleure interface pour les systèmes embarqués des voitures – en attendant de pouvoir tester la solution de Google.

Que ce soit au niveau du design, des fonctions, de la musique ou de la commande vocale via Siri, il y a un gouffre entre CarPlay et les systèmes « maison » de la plupart des constructeurs, souvent très moches et très peu ‘user friendly’.

On aimerait cependant qu’il y ait un peu plus d’applications de l’iPhone disponibles dans CarPlay. Lors de notre test (nous n’avons pas Spotify), il n’y avait que les 7 applications maisons d’Apple disponibles, dont « Plans » qui est loin d’être le meilleur GPS…

Sachez également que l’usage de Siri (l’assistant vocal intelligent d’Apple) est recommandé pour commander les applications, et qu’il est même obligatoire dans certains cas (lire ou envoyer un SMS, par exemple). Mais il ne fonctionne pas avec les applications tierces comme Spotify.

Enfin, dernier bémol: nous avons du chaque fois retirer l’iPhone de la poche et le relier avec un câble dans l’accoudoir de la voiture (même si en théorie, le Bluetooth devrait suffire). On rêve d’un iPhone avec recharge sans fil: il suffirait de le déposer sur la zone ad hoc pour qu’il se recharge, se connecte automatiquement à la voiture et lance CarPlay. C’est sans doute l’histoire d’un ou deux ans.




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Proximus TV envoie gratuitement de nouveaux décodeurs et métamorphose leur interface

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 22 octobre 2015 11h55 | Ajouter un commentaire

Pour rattraper une « box évasion » moderne du coté chez Voo, Proximus devait revoir entièrement la copie de l’interface de son décodeur TV. Nouveau design, nouvelle navigation, nouvelles options: elle est plus complète et sera disponible également sur tablette. Bonne nouvelle: ceux qui ont un ancien décodeur vont être contactés pour se faire envoyer une nouvelle version, gratuitement, par la poste !

Proximus ne chôme pas depuis l’arrivée de Dominique Leroy à la tête du groupe. Nouveau nom, nouveaux produits, nouvelles stratégies… elle a métamorphosé un Belgacom parfois poussiéreux.

Une transformation qui se traduit par une nouvelle interface pour l’un des produits phares du groupe: le décodeur de Proximus TV. Pour les dix ans du lancement de l’offre télévisée de Belgacom, il était temps de revoir en profondeur une interface vieillotte datant d’environ six ans !

« C’est une refonte complète plutôt qu’une évolution« , nous a expliqué Kim Wery, le responsable d’une nouvelle petite équipe chargée de développer les interfaces du décodeur (et de la SwipeBox dont on vous parlait récemment).

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Le nouvel écran d’accueil

Design en nette amélioration

Ce qui nous a frappés en premier lieu lors de notre test de la nouvelle interface au QG de Proximus, c’est le design et l’ergonomie de cette nouvelle interface, enfin en raccord avec son temps.

Voo et sa nouvelle « box évasion » avaient mis la barre assez haute il y a quelques mois, même s’il s’agit d’un décodeur différent et un peu plus cher que le Voocorder de base – alors que Proximus va mettre à jours tous les décodeurs (voir plus bas). Il était donc temps que l’opérateur historique réagisse. C’est chose faite: la nouvelle interface n’a rien à voir avec l’ancienne.

Tout d’abord, lorsqu’on allume son décodeur, on arrive sur l’écran d’accueil et non sur la dernière chaîne regardée (celle-ci apparait tout de même en vignette centrale, avec la diffusion du contenu). Rassurez-vous, au bout de 10 secondes, « pour ne pas perturber ceux qui veulent juste regarder la TV« , le live de la chaîne repasse automatiquement en plein écran.

Au niveau des graphismes, c’est nettement plus modernes: il y a beaucoup plus de grandes images et d’icônes au lieu de texte, c’est très visuel. Et avouons-le, bien pensé et agréable à regarder et à parcourir (surtout comparé à la version actuelle…). A certains égards, sans doute liés à la couleur bleue, on dirait l’interface d’une PlayStation 4.

Deux étages, une croix

C’est aussi au niveau de la navigation que l’expérience utilisateur a été complètement repensée. Les options les plus consultées sont nettement mieux intégrées et mises en avant.

On passe à une navigation « en croix » assez classique. « Il y a deux lignes de navigation« , et des colonnes pour agir sur les options sélectionnées. Assez intuitif.

L’écran d’accueil, celui sur lequel vous arrivez en allumant le décodeur, est sobre mais très complet: la ligne supérieure rassemble trois éléments qui ont plusieurs vignettes chacun. Au centre, c’est le live (télévision): ce qui est diffusé en ce moment sur les chaînes ; si on va vers la gauche, on affiche les enregistrements disponibles, les locations en cours, l’application Netflix ou le contenu gratuit (ma bibliothèque); si on va vers la droite, on arrive à la boutique (shop), pour louer des films ou s’abonner à des bouquets.

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Le guide TV

Un guide TV plus rapide et intuitif

Le guide TV est souvent consulté par les utilisateurs. Jusqu’alors, il était assez lent, avec uniquement du texte et une navigation lente.

Il a été complètement revu, lui aussi. Plus rapide, il jouit parfaitement de la navigation en croix du menu général. On passe à gauche (pour aller dans le passé sélectionner des programmes disponibles en TV Replay) ou à droite (pour aller programmer un enregistrement futur) de la liste verticale de chaînes (voir photos).

La chaîne en cours de visionnage continue à fonctionner en direct dans sa vignette, ou passe enPiP (Picture in Picture, image par-dessus l’image) en haut à droite de l’écran si vous regardez la programmation d’une autre chaîne.

Une expérience qui semble à des années lumières du guide TV actuel.


Quelques petites nouveautés intéressantes

Parmi les autres nouveautés intéressantes, nous avons découvert une recherche transversaleintéressante. « Lorsqu’on tape un critère de recherche comme Brad Pitt, on a les résultats pour la VOD (location payante de films) mais aussi pour les programmes TV en cours ou à venir« , nous a expliqué Kim Wery. Il nous a confié qu’à l’avenir, d’autres types de résultats, parmi les enregistrements effectués ou les films/séries de Netflix par exemple, pourraient être ajoutés à cette liste. On aurait alors la possibilité de taper un mot-clé (« horreur », « romance », « johnny depp », etc), et on choisirait entre de nombreuses possibilités. La TV du futur…inter004

La VOD (location payante à la demande, qui rapporte pas mal d’argent à Proximus) a également été revue et corrigée. Les menus et les catégories sont nettement plus conviviaux et plus visuels. Il y a davantage de classements (les plus populaires, les plus récents à l’intérieur d’une catégorie, etc) pour trouver ce que vous cherchez. Quant au film, les différentes versions (HD, sous-titré, français, etc) sont rassemblées sous un même titre, et ne sont plus des items différents.inter007

Il y a enfin cette histoire d’enregistrement dans le cloud. Il existe deux versions de décodeurs Proximus V5: une avec, et l’autre sans disque dur intégré pour l’enregistrement du contenu des chaînes. Que vous ayez l’un ou l’autre, il est déjà possible « même si votre disque dur est rempli, d’enregistrer des programmes dans le cloud de manière pratiquement illimitée (environ 400 heures): ils restent disponibles durant 60 jours« , puis s’effacent progressivement.


Proximus TV sur votre tablette ou votre smartphone !

Proximus a vraiment bossé durant un an pour sa nouvelle interface: il a même prévu une version pratiquement identique pour une application qui remplacera l’actuelle « TV Partout » sur iOS, Android et Windows Phone (avec moins d’options dans un premier temps pour cette dernière).inter002

La démo sur l’iPad était assez convaincante. On retrouve la nouvelle interface de Proximus TV sur la tablette, et on peut regarder des chaînes (une grande partie mais pas toutes) en direct, pour peu qu’on ait un pack NET + TV récent (et pas un vieux pack qu’on n’a pas encore mis à jour). « Cinq appareils par compte MyProximus peuvent y avoir accès, mais ils ne peuvent pas tous regarder le même programme en même temps…« .

Par contre, pas d’accès aux enregistrements « Techniquement, on pourrait aussi regarder les enregistrements et louer des films, mais pour des raisons règlementaires envers Google et Apple, on ne peut pas le faire sans devoir passer à la caisse« .

Il est possible de parcourir le guide TV, les enregistrements ou la VOD, et de le diffuser sur l’un ou l’autre décodeur de la maison. Un simple glissé-déposé du doigt et l’affaire est faite.

L’application peut également faire office de télécommande virtuelle (et donc de clavier pour la recherche !).


Bientôt votre nouveau décodeur… par Bpost

Dernière information importante: cette nouvelle interface ne fonctionne que sur les décodeurs les plus récents (V4 et V5).

« Mais Proximus veut que tous ses clients puissent y avoir accès: on va donc lancer une phase d’échange de décodeur, sans devoir se rendre dans une boutique Proximus. Les clients ayant des anciens modèles non compatibles vont être contactés par SMS. Un contrat a été signé avec Bpost pour envoyer les nouveaux décodeurs aux clients« , nous a expliqué pour sa part Haroun Fenaux, porte-parole de l’opérateur, qui va devoir en envoyer environ 500.000. Grosse dépense en vue…

La nouvelle interface sera déployée progressivement à partir de la mi-octobre, d’abord sur les nouveaux décodeurs. D’après nos informations, début 2016, tout le monde devrait avoir reçu la mise-à-jour ou le nouveau décodeur.





 

Voici LA tendance du plus grand salon des nouvelles technologies

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique , le 7 septembre 2015 07h29 | Ajouter un commentaire

A côté des télévisions OLED, des smartphones et autres smartwatches, une vraie révolution est en cours : celle de l’Internet des Appareils (IoT). Samsung, leader européen de l’électronique grand public, ne compte pas louper le train, qu’il estime être « une source de croissance pour les cinq prochaines années ». Il en est même l’un des principaux acteurs. J’ai assisté à la conférence de presse du géant coréen, début septembre à l’IFA de Berlin.

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Cela fait plus d’un an que Samsung travaille d’arrache pied pour ne pas rater le train du fameux « Internet of Things » (IoT). Il s’agit de LA technologie dont on va énormément parler dans les années à venir. On estime que le marché générera 1.000 milliards de dollars d’ici 2020… Elle se base sur le principe que n’importe quel objet de notre vie quotidienne, que ce soit à la maison, au travail ou en déplacement, peut très facilement être connecté au réseau, et donc à internet. C’est pour ça qu’on parle de l’Internet des Appareils, s’il fallait traduire le concept.

Il y a deux intérêts principaux à connecter les objets : les rendre facilement contrôlables à distance avec des applications pour smartphone, tablette ou via un site web ; et les faire communiquer entre eux. Plusieurs écueils freinent le développement de cette technologie, le premier étant la multiplicité des « normes » pour que ces appareils se connectent au réseau, et a priori pour qu’ils puissent communiquer entre eux. Cette coexistence de plusieurs protocoles nous oblige actuellement à avoir autant d’applications et de petits boitiers à connecter au routeur (dans les cas les plus fâcheux, comme le système de lumières Hue de Philips, mais pas pour le Nest, par exemple) qu’on possède d’appareils connectés.

Pour prendre un exemple, Apple et son HomeKit sont également en train de pousser une « norme » pour que les iPhone, iPad et Watch puissent centraliser le contrôle de plusieurs appareils connectés.

L'application et le Hub de "Samsung SmartThings"

L’application et le Hub de « Samsung SmartThings »


Le HUB de Samsung

Mais en présentant son nouveau « Hub », Samsung, avec sa grande force de persuasion, ses dizaines d’appareils déjà connectés et son influence indéniable sur le marché des nouvelles technologies, a jeté un gros pavé dans la mare. Ce Hub est un simple boitier que vous allez relier à votre modem, chez vous. Il servira de plaque tournant pour tous les objets connectés que votre maison pourrait contenir. On a appris ce jeudi à l’IFA de Berlin qu’il a perdu du poids depuis le premier modèle mis au point par Smart Things, une start-up américaine rachetée l’an dernier par Samsung dans le but d’intégrer la série d’objets connectés qu’elle avait déjà mis au point. On vous en a déjà parlé il y a quelques mois dans cet article.

Il est donc moins encombrant, mais intègre tout de même une batterie : en cas de coupure de courant (jusque 10 heures), le Hub pourra continuer à fonctionner et contrôler tous vos appareils connectés.

Quels appareils seront contrôlés par le Hub de Samsung ?

Mais de quel genre d’appareils parle-t-on, finalement ? Ceux de Samsung, forcément (TV, caméra, smartphone, enceinte, four, frigo, machine à laver, etc…), mais également les capteurs de Smart Things (présence, ouverture de porte, humidité, caméras). Heureusement, ça n’est pas tout. Samsung va user de toute son influence (et le fait déjà depuis quelque temps) pour que son Hub puisse aussi communiquer avec d’autres marques, comme c’est déjà le cas avec les ampoules de Philips, les caméras de Belkin, les serrures connectées de Yale, etc… (voir la liste ici).

Les responsables l’ont reconnu volontiers : « L’ouverture (aux autres appareils) est indispensable » pour garantir le succès de cette nouvelle plateforme. C’est pourquoi le logo et la mention « Works With Smart Things » ont été créés, et apposés déjà sur de nombreux produits.

Quelques exemples d'appareils contrôlables par le Hub.

Quelques exemples d’appareils contrôlables par le Hub.

Une seule application

L’autre écueil dont on parlait, c’est la multiplication des applications. Avec son Hub, Samsung a également mis au point une application (Smart Things) centralisant toutes les autres. La partieSmart Home Monitor assurera « le contrôle et l’accès unifiés contre l’intrusion, la fumée, le feu, les fuites, les inondations et bien d’autres problèmes domestiques courants, en fournissant des notifications en temps réel et des clips vidéo à partir de caméras multiples« . Contrôle des serrures connectées de Yale, des caméras réseau, des détecteurs de Smart Things, etc.

Il y a également d’autres parties pour la musique (les enceintes connectées, la TV, etc), par exemple.

L’application vient d’être mise à jour et le Royaume pourra s’offrir des kits, à compléter par d’autres appareils (et d’autres marques) qui sont « Works With Smart Things »…

Le nom Smart Things demeure

Alors que Samsung nous avait dit que Smart Things allait être digéré, il n’en est rien. La marque demeure attachée à sa technologie. Le nom du Hub est d’ailleurs : « Samsung Smart Things Hub », tandis que son patron, Alex Hawkinson, était sur scène à Berlin pour parler des nouveautés de son entreprise qui « fait partie de la famille Samsung« .

C’est plutôt une bonne nouvelle : cela signifie que ceux qui ont eu les bonnes idées en fondant Smart Things sont toujours là, et prennent toujours certaines décisions.

Conclusion

Samsung fait un (petit) pas de plus vers la SmartHome, la fameuse maison connectée. Certes, on ne verra rien en Europe avant « le courant de l’année 2016« , même si la Grande-Bretagne a droit à la primeur cet automne, après les Etats-Unis où la solution existe déjà. Mais les jalons sont posés, et on peut voir vers où l’on va : une maison dont tous les appareils seront connectés, de la TV (c’est déjà le cas) au frigo, en passant par la machine à laver et les systèmes de surveillance.

Le gros avantage de voir Samsung intervenir, c’est la présence et la disponibilité des produits dans nos rayons. C’est aussi l’assurance que de lourds investissements vont être faits, car « les 5 prochaines années » seront celles de l’IoT (Internet of Things, soit la connexion de tous nos appareils au réseau) pour Samsung, nous a promis W.P.Hong, responsable mondial du marketing pour Samsung Electronics.

Et vu la pénétration déjà profonde de Samsung dans nos foyers, on devrait en entendre parler très bientôt. Pas convaincu ? « Chaque année, Samsung vend plus de 300 millions de produits à des consommateurs européens. Aujourd’hui, plus de 85 millions d’Européens utilisent nos produits à domicile et, de plus en plus souvent, au travail. Aucune organisation n’est mieux placée pour s’assurer que la révolution industrielle en cours » se poursuive, a-t-il ajouté.

On est fort tenté de le croire…

Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau Windows 10

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 30 juillet 2015 08h36 | Ajouter un commentaire

Alors qu’elle est disponible au téléchargement gratuitement depuis ce mercredi matin, la dernière version du célèbre système d’exploitation pour ordinateur (et désormais pour tablette et smartphone), baptisée Windows 10, a été essayée durant un mois par RTL info. Nous avons également rencontré le responsable de son lancement, qui nous a dit qu’il s’agissait « du meilleur de Windows 7 et de Windows 8 ». Alors, promesse tenue ?

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Microsoft connait un nouveau tournant déterminant dans sa tentative de (re)séduction du grand public. Après avoir profité d’une situation de quasi-monopole sur nos outils informatiques jusqu’à la fin des années 2000, Windows n’est plus le système d’exploitation le plus populaire.

La faute à l’explosion de l’usage des appareils mobiles (smartphones, tablettes et autres objets connectés), qui a fait d’Android, utilisé par la plupart des grands fabricants, le système d’exploitation le plus vendu dans le monde (même si Windows 7 reste l’OS le plus utilisé pour aller sur internet, par exemple).

L’ordinateur (portable et de bureau) est cependant très loin d’avoir dit son dernier mot. Au travail ou à la maison, la plupart des gens utilisent toujours un PC, que ce soit pour jouir d’un espace de travail plus grand avec un clavier et une souris, ou simplement pour avoir davantage de souplesse dans l’installation de logiciel ou les options de connectivité.
Windows 8 n’a pas convaincu

Les ordinateurs ont donc survécu aux tablettes, même s’ils n’ont pas été aidés par Windows 8, sorti en 2012. Microsoft a été un peu trop vite à l’époque, tentant d’imposer une interface conçue pour un usage tactile. Aussi jolie et intéressante fut-elle, elle n’a pas convaincu la majorité des utilisateurs en trois ans d’existence.

D’abord parce que les fabricants et le grand public n’ont pas été aussi enthousiastes que le géant du logiciel: les grands ordinateurs portables traditionnels, surtout en Belgique, ont continué à se vendre nettement mieux que les nouveaux modèles hybrides ou « 2 en 1 » (l’écran pouvant se détacher et devenir une tablette).

Du coup, et c’est la deuxième raison de l’échec de Windows 8, les utilisateurs ont été décontenancés par une double interface (les grosses tuiles conçues pour un écran tactile qu’ils n’avaient pas, et la version traditionnelle du bureau) pour le moins délicate à appréhender. Les allers-retours incessants entre les deux interfaces n’avaient – et n’ont toujours – aucun sens en termes d’efficacité et d’homogénéité de l’expérience utilisateur. Or, avec son iPhone lancé en 2007, Apple avait justement mis cette expérience utilisateur au centre de son iOS, le rendant simple, accessible et « intuitif ». Avec le succès qu’on lui connait.
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Windows 10 devrait (enfin) nous réconcilier

Le relatif échec de Windows 8 devrait être gommé par la sortie (gratuite, voir plus bas) de Windows 10, disponible au téléchargement depuis ce mercredi 29 juillet.

Afin de vous faire découvrir la nouvelle version du système d’exploitation de Microsoft, nous avons testé un ordinateur équipé de l’une des dernières « preview », après avoir assisté à son lancement sa présentation à la presse il y a quelques jours.

Windows 10 « réunit le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« , nous a expliqué Jean-Benoit Van Bunnen, responsable des produits Windows au sein de Microsoft Belux.

C’est en effet ce qu’on est tenté de dire après quelques minutes d’utilisation. Premier soulagement: la double interface a disparu. Il y a un écran principal, qui n’est autre que le bon vieux « bureau » avec sa barre des tâches. Cette double interface impliquait également la présence de deux versions différentes d’Internet Explorer, autre symbole de confusion. Tout cela est de l’histoire ancienne.

Deuxième soulagement: le menu « démarrer » fait son retour. Mais il a bien changé. Forcément: il intègre (ou pas, c’est à vous de le configurer à votre guise) les tuiles colorées et dynamiques que l’interface moderne de Windows 8 a tenté d’imposer. Si vous aimez ça, vous aurez donc un immense menu démarrer qui occupera l’ensemble de votre bureau… Si vous n’aimez pas, vous aurez un menu démarrer plutôt classique, bien que largement remanié au niveau du design et des fonctionnalités. Microsoft le reconnait: « Les Belge adorent les gros ordinateurs portables de 17 pouces, avec pavé numérique. Pour eux, Windows 10 aura un écran principal assez similaire à Windows 7« , ce qui va plaire à des milliers d’utilisateurs…

Jean-Benoit Van Bunnen tient également à rassurer ceux qui possèdent des PC sous Windows 7 ou 8. « La mise-à-jour vers Windows 10 est gratuite, et on encourage les gens à le faire, même sur des machines plus anciennes. Il faut aller voir dans la boite de dialogue qui s’ouvre lorsqu’on clique sur l’icône de mise-à-jour, en bas à droite du bureau. De plus, il n’y a que très peu de matériel ou de logiciel qui pourraient ne pas fonctionner avec Windows 10. Un test de compatibilité sera effectué avant de commencer la mise-à-jour qui se fera en toute transparence: personne ne perdra de données« .
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Quelles sont les principales nouveautés ?

La fin de la double interface et le retour d’un menu démarrer largement revisité sont les deux principales nouveautés de Windows 10, une version qui marque un changement dans la stratégie de Microsoft car elle sera mise-à-jour continuellement (ce qui justifie peut-être le saut de Windows 8 à 10). « L’OS va s’améliorer tout le temps. Et il ne s’agira pas uniquement de mises-à-jour de sécurité et de correctifs… On va offrir régulièrement de nouvelles fonctionnalités« , a-t-on appris lors de la présentation au Microsoft Executive Briefing Center de Bruxelles.

Mais il y a bien entendu d’autres nouveautés qui valent la peine d’être mises en avant.

L’une des plus intéressantes, mais qui demandera quelques tests pour en approuver l’efficacité, c’est le côté « multiplateforme » de Windows 10, qui équipera également les smartphones, dans une version qu’on nous promet pratiquement identique. Selon notre présentateur du jour, « on pourra faire tourner les mêmes applications sur les différentes plateformes« . Lors de la démo, on a aperçu une synchronisation entre l’application Mail : on pourrait donc commencer un email dans le métro avec son smartphone sous Windows 10 (dans un premier temps les nouveaux Lumia de Microsoft, issus du rachat de Nokia), et le terminer chez soi sur son ordinateur ou sa tablette tournant également sous Windows 10. Reste à voir si et comment les développeurs d’applications utiliseront ce (gros) potentiel.

On a également aperçu Cortana, le nouvel assistant personnel de Windows 10, dont le nom est issu d’un personnage féminin de Halo, le célèbre jeu vidéo de Microsoft sur Xbox et PC. « Elle sait ce que je fais, et qui je suis. En disant simplement, ‘Hey Cortana’, on peut lui poser tout sorte de questions« . Cela fonctionne à peu près comme le Siri d’Apple, avec un langage naturel. Un exemple assez sympa tirait profit du côté multiplateforme de Windows 10. « Je peux demander à Cortana de me rappeler de dire à mon frère d’acheter des fleurs pour notre mère, la prochaine fois qu’il me téléphone« .

Lorsqu’on effleure le côté droit de l’écran de l’extérieur vers l’intérieur, on fait apparaitre un nouveau centre de notifications et de gestion des paramètres, qui fait penser à ce que l’on voit sur les smartphones. Assez pratique, il affiche des notifications paramétrables issues des applications internes ou téléchargées via le Store de Windows (voir plus bas). On peut également activer ou désactiver plusieurs options.

Parmi les options, il y a le « mode tablette« . En réalité, Windows 10 est devenu malin: il reconnait le type d’ordinateur que vous utilisez, et ses capacités à se transformer en tablette. Dès lors, si vous déclipsez l’écran de votre « 2 en 1 », ou si vous retournez l’écran de votre portable « 360 » pour le mettre en mode chevalet, le système d’exploitation le sait et active le mode « tablette ». On a l’impression alors de retrouver le Windows 8 dans sa version moderne, avec toutes les tuiles dynamiques et colorées que vous avez configurées dans votre menu démarrer, mais qui apparaissent en plein écran. Windows bascule automatiquement vers ce mode dans certaines conditions, mais pouvez également l’activer ou le désactiver via le menu rapide des réglages.

Windows Hello est une option de (dé)verrouillage visuel très pratique, grâce à la reconnaissance faciale. La fonction existe déjà sur certains smartphones Android, mais elle n’est pas toujours très performante. Le test auquel nous avons eu droit avec Windows 10 était impressionnant: en un éclair, l’ordinateur s’est déverrouillé dès que notre orateur a regardé l’écran. Une dizaine d’ordinateurs seront compatibles lors du lancement, mais on imagine que ce sera rapidement la norme.

La taille des menus contextuels et des boutons des fenêtres d’application (fermer, agrandir, etc) s’adapte à la manière avec laquelle vous utilisez Windows 10: avec une souris et un clavier, un stylet ou le doigt. Une chose essentielle pour un OS qui se veut utilisable aussi bien sur une tablette que sur un portable.

Certaines applications de Windows, comme Mail, prouvent que Windows 10 est bien multiplateforme. Elle s’adapte en fonction de la taille que vous octroyez à la fenêtre. Les menus et les boutons sont plus ou moins gros selon la largeur de la fenêtre. Réduite au minimum, l’application Mail ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Windows 10 pour smartphone. Cela fait penser à certains sites web qui s’adaptent à la taille de l’écran (smartphone, tablette, ordinateur), afin d’être toujours facilement utilisables. C’est ce qu’on appelle le « responsive design ».

Avec la fonction « Snap« , il est à nouveau possible d’ajuster automatiquement et rapidement la taille de deux fenêtres afin qu’elles occupent chacune 50% de votre bureau. Le but étant de pouvoir écrire un document Word tout en regardant une feuille de calcul Excel, par exemple. Une fonction qui existait sous Windows Vista mais qui avait disparu avec Windows 7. Vous pouvez ainsi afficher facilement jusqu’à 4 fenêtres sans perdre de temps à les redimensionner et à les placer.

L’option « Task View » se veut être un « Alt-Tab » plus moderne. Ce bouton présent dans la barre des tâches, et qui peut aussi être lancé en appuyant sur les touches Windows puis Tab sur le clavier, permet d’afficher les applications ouvertes en cours, et de passer de l’une à l’autre. Cela permet également de créer et de naviguer entre plusieurs « espaces de travail », des bureaux que vous pouvez assigner à certaines tâches, par exemple (privé, loisir, travail, etc).

Il y a également le nouveau navigateur internet de Microsoft, baptisé « Edge« . Il ne remplace pas totalement Internet Explorer, toujours disponible sous Windows 10, mais c’est le browser par défaut du nouvel OS. Une de ses fonctionnalités originales est un mode de lecture intelligent, qui nous a cependant semblé un peu perturbant lors de notre essai: il y a des zooms et des dézooms assez fréquents lorsque vous parcourez un article avec du texte.

Enfin, et même si nous n’avons pas pu l’essayer, il y a le principe de « Universal Windows Plateform », qui permet de connecter un clavier et une souris en Bluetooth à un smartphone Windows 10, et de le relier à une télévision, le transformant, grâce à l’ajustement de la taille des applications, en un véritable ordinateur. Nous avons vu une démo avec une feuille de calcul Excel, et elle démontre un certain potentiel.

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Conclusion

Après quelques heures d’utilisation, et la rencontre avec les responsables belges de Microsoft, le verdict est sans appel: il n’y a que des avantages à télécharger Windows 10 gratuitement si vous avez un ordinateur sous Windows 7 ou Windows 8.

Le slogan fleure bon le marketing de bas étage, mais il est pourtant vrai: « Windows 10 offre le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« . On retrouve effectivement l’espace de travail traditionnel de Windows 7, avec un menu démarrer et des icônes d’application. Mais en ouvrant ce menu démarrer, on peut, si on le souhaite, se configurer un genre de deuxième bureau, issu lui de l’interface moderne de tuiles dynamiques que Microsoft a tenté d’imposer avec Windows 8.

Les défauts de Windows 8 (principalement: la double interface très peu pratique) sont gommés, mais les tuiles colorées et affichant du contenu en permanence sont conservées ; tandis que l’interface « traditionnelle » de Windows 7 est complètement revue et agrémentée de nombreuses et nouvelles fonctionnalités très intéressantes.

Reste un point que nous avions volontairement oublié: le « Store » de Windows, ce magasin d’applications apparu sous Windows 8, mais qui n’a jamais connu un franc succès. Il est toujours présent et… toujours aussi perturbant. Surtout parce qu’il est destiné avant tout à l’interface dite « moderne » et donc tactile, lourd héritage de Windows 8. C’est grâce aux applications issues de ce Store que vous pourrez configurer des tuiles dynamiques sur votre menu démarrer. Or Windows 10, c’est plus que probable, sera principalement utilisé de manière traditionnelle, avec un clavier et une souris. Dès lors, ces applications n’auront pas grand intérêt. Celle de Facebook est symptomatique: elle est lente et a nettement moins de fonctionnalités que le site facebook.com. Elle n’a donc aucun avantage, sauf si vous êtes sur une tablette (et encore, il est possible d’appuyer sur les boutons via le navigateur…). Pour les autres applications, il en va parfois de même, comme les lecteurs vidéos: autant télécharger un bon vieux .exe de VLC plutôt que de se perdre sur les nombreuses mais étranges applications vidéos du Store de Windows. Il reste bien quelques jeux amusants et gratuits pour le tactile, mais laissons ça aux smartphones. Le Store va sans doute évoluer avec le déploiement qu’on imagine rapide (car gratuit…) de Windows 10, mais dans un premier temps, oubliez-le…

 

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.