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Mobilité

Wiko, la marque « française » de smartphones à bas prix, essaie de monter en gamme

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 11 décembre 2017 09h00 | Ajouter un commentaire

Wiko, la marque L’un se démarque par un écran au format 18:9 jusqu’à présent réservé à l’élite, l’autre par une configuration musclée: RTL info a jeté un œil aux View XL et Wim, deux smartphones qui représentent peut-être un tournant dans la stratégie de la marque (commercialement) française Wiko.

On vous a déjà parlé plusieurs fois de la marque Wiko, qui possède des bureaux à Marseille où le design et le marketing, notamment, prennent place. 250 personnes y travaillent. A ce titre, on peut dire que Wiko est l’une des rares entreprises européennes à ce point impliquées dans la commercialisation de smartphones. 250 autres personnes travaillent pour Wiko ailleurs dans le monde.

Mais ne nous leurrons pas: la société française est en réalité la filiale d’un géant chinois inconnu chez nous, Tinno Mobile, qui est à l’initiative de sa naissance et possède 95% des parts. Tinno Mobile, basé à Shenzhen (tout comme Foxconn, Huawei, etc), fabrique des smartphones Android depuis 2005 pour le compte de nombreuses filiales ‘locales’, dont Wiko pour l’Europe.

Habituée des rayons ‘low-cost’ depuis ses débuts, Wiko tente petit-à-petit de monter en gamme et en qualité. Car c’est bien là qu’on gagne de l’argent. Sur un entrée de gamme à 99€, il n’y a que quelques euros de bénéfice, et encore… Voilà donc les Wiko View XL et Wim, qui sont passés par les bureaux de RTL info pour une petite analyse.

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Le View XL à gauche, le Wim à droite

Le Wim déçoit sur les photos…

Le Wim est un smartphone lancé à 399€ en septembre dernier. Un tarif où l’on trouve les plus grandes marques. Le Wim a une fiche technique relativement conforme à cette gamme de prix: écran de 5,5 pouces AMOLED Full HD, puce Snapdragon 626 à 8 cœurs, 4 Go de RAM, 64 GB de stockage (+ carte microSD), deux capteurs de 13 Mpx à l’arrière (et 16 Mpx à l’avant), batterie de 3 200 mAh, Android 7.1 Nougat et surcouche Wiko avec pas mal d’applications maison (un peu trop, même).

Le capteur d’empreinte à l’avant est assez rapide (moins que chez les grands fabricants, cependant), mais on regrette deux choses au niveau du design: l’utilisation du plastique à l’arrière, qui dénote un peu à 399€, et la face avant où l’écran n’occupe que 71%, à cause de bords assez importants de tous les côtés. De plus, les boutons Android sont logiciels, donc intégrés à l’écran, alors qu’ils auraient pu être disposés de part et d’autres du capteur/bouton d’accueil. Mais ce sont des détails.

L’autre défaut, c’est la partie photo. Les deux capteurs permettent certes de jouer sur l’effet de profondeur (a posteriori) et de flouter avant ou arrière-plan, mais les couleurs nous semblent anormalement chaudes et surexposées. Sans parler du gros ralentissement constaté entre la prise de vue et la disponibilité de la photo: presque 4 secondes, car il faut que le processeur fusionne les deux images (une par capteur), et celui de Wiko est visiblement un peu à la traîne.

Pour le reste, l’interface sous Android 7.1 légèrement retouchée est toujours aussi sympa chez Wiko. Colorée, fun et pratique, les plus jeunes apprécieront. En plus, elle est très fluide. Quant à l’écran AMOLED, il tient ses promesses avec des couleurs vives et des noirs profonds.

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Côté photo, ce n’est pas la panacée, même pour le Wim, à droite, et son double capteur

Le View fait chuter le prix du 18:9

De son côté, le View XL de Wiko a pour principal avantage de proposer un écran au format allongé 18:9 (comme le font Samsung, Huawei et LG depuis peu) à un tarif très abordable. Il ne coûte en effet que 230€ (la version standard du View a été lancée à 180€ avec 16 GB de stockage, et 200€ avec 32 GB).

Sans surprise, dans cette gamme de prix, il y a des limites au niveau de la qualité de l’écran et des photos, et de la fluidité de l’interface. La faute à l’écran HD et à la puce Snapdragon 425, principalement.

Pour résumer, c’est assez moyen, ni bon, ni mauvais. Quoi que l’écran n’est vraiment pas terrible: les noirs sont gris, les couleurs ternes et l’angle de vue catastrophique (dès que vous ne regardez pas l’appareil bien en face, ça se remarque; voir les photos ci-dessous).

L’intérêt des View est donc uniquement d’avoir l’air cool avec un écran allongé, qui il est vrai rend la lecture des vidéos assez sympa, et augmente la surface de l’écran par rapport à la face avant. Autre bon point: la finition est métallique dans le dos, ce qui confère un look plus premium, même si l’assemblage est hasardeux (ça clicote parfois, comme on dit).

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Le seul avantage du View XL: un format 18:9 à prix cassé

Conclusion

Que penser de cette incursion de Wiko, marque qui a bâti sa réputation sur le low-cost, dans le segment premium (ou celui du design premium) ?

Difficile de trancher. Le Wim est clairement un appareil réussi: il est réactif, bien fini et avec un écran AMOLED qui fait la différence. Mais son prix de base est de 399€, et la concurrence, qui a une meilleure réputation, est rude à ce niveau. Pour ne citer qu’eux: LG G6 et Nokia 8 dont le prix a fort baissé dernièrement, Moto Z2 Play, HTC U Ultra.

Le View XL, lancé à 230€, n’a d’intérêt que son écran allongé 18:9 très à la mode. Le reste ne se démarque pas assez pour taper dans l’œil du consommateur.

Petit détail agaçant: ces deux Wiko n’optent toujours pas pour le connecteur USB Type-C réversible et plus rapide, mais toujours pour le vieux micro-USB.

Heureusement pour Wiko, les prix ont déjà baissé en quelques semaines. Difficile de savoir si c’est permanent, mais on trouve le Wim en promo à 299€ un peu partout sur le web (des marchands très sérieux comme Amazon), et le View XL à 199€. A ces prix-là, évidemment, on a tendance à donner un étoile de plus à ces deux smartphones un peu français.

Pour info, Wiko est toujours la deuxième marque de smartphone la plus vendue en France, en 2017 (19%, chiffres Gfk fournis par Wiko). Et en Europe comme en Belgique, elle occupe la 4e place.

Plus de photos: le View XL en version dorée (à gauche)
et le Wim en version noire (à droite):








Deux semaines avec le Galaxy Note 8: la star de l’année ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 20 octobre 2017 10h10 | Ajouter un commentaire

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Le vaisseau amiral de Samsung, le Galaxy Note 8, est le smartphone de tous les superlatifs. Sorti en août dernier à New-York (nous y étions), il est le plus grand appareil de la gamme sud-coréenne, et nous a surpris en premier lieu par un prix de vente élevé: 999€.

Nous avons pu mettre la main dessus dernièrement, pour l’utiliser durant deux semaines. Voici nos dernières impressions.

ON A AIMÉ

C’est sans conteste l’un des plus beaux smartphones de l’année, avec son écran vraiment borderless (sur les côtés) et arrondi. Le format 18:9 permet d’afficher confortablement une grande surface de travail (1440 x 2960 pixels) tout en restant facile à prendre en main, car pas trop large. L’écran ‘Inifinity Display’ fait mouche. C’est impressionnant à plus d’un titre.

A force d’utiliser son stylet intelligent intégré, on en viendrait presque à lui trouver une réelle utilité. Celui-ci se retire très facilement et dès que c’est le cas (où lorsqu’on appuie sur son bouton), un petit menu apparait et permet plusieurs options (capture intelligente, note rapide, etc). On n’a rien trouvé de plus rapide et plus précis pour capturer et partager rapidement une sélection d’un écran. Le côté ‘note manuscrite’ et ‘dessin’, ça reste à nos yeux réservé à une petite partie de la population.

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Le Note 8 a l’un des meilleurs double capteur photo. Samsung a choisi un système qui repose sur deux focales différentes. On trouve un module grand-angle en capteur 12 Mpx (1/2,55″)  et  une optique stabilisée équivalente à un 26 mm et ouvrant à f/1,7. Le second module s’appuie lui aussi sur un capteur 12 Mpx (plus petit, 1/3,6″) et une optique équivalente à un 52 mm ouvrant à f/2,6. Derrière ces chiffres barbares, il y a la réalité: des photos de très bonne facture, surtout en plein jour. Dès qu’il fait plus sombre, comme les autres, il se plante un peu.

Malgré une batterie de « seulement » 3300 mAh, Samsung maîtrise tellement bien son Android customisé que l’autonomie est très bonne. On approche les deux journées d’utilisation si on ne regarde Netflix en 4G pendant 1 heure. Et ça, c’est beau. Ceci dit, Huawei est parvenu à mettre 4.000 mAh dans son dernier Mate 10 Pro, et atteint facilement les deux journées d’utilisation.

ON A MOINS AIMÉ

Samsung n’ayant plus de place sur la face avant de son smartphone, il a du trouver une parade. Comme sur le S8, le capteur d’empreinte digitale pour le déverrouillage est à l’arrière, à côté de l’appareil photo. Ce n’est vraiment pas le bon endroit: beaucoup trop haut, il oblige à se tordre le poignet pour que l’index tombe dessus, par hasard qui plus est. Pourquoi ne pas l’avoir mis en-dessous, comme la concurrence ? Ce problème nous oblige à chercher d’autres méthodes de déverrouillage, dont la reconnaissance faciale ou d’iris, mais c’est fastidieux, ça prend trop de temps et ça dépend souvent des conditions lumineuses ou de la position de votre smartphone par rapport à votre tête. Bref, c’est irritant.

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Alors que les premiers smartphones sous Android 8 débarquent, le Note 8 se contente d’Android 7 avec une grosse surcouche logicielle de Samsung, qui nous prive par exemple du « menu contextuel » disponible quand on laisse son doigt sur une icône d’application. Le logiciel est cependant un modèle de stabilité et de rapidité, mais pourquoi ne pas laisser un peu plus de place à Google, qui est plus simple au niveau du cloud (galerie photo, contact, agenda, etc) ?

CONCLUSION

Le Note 8 est sans conteste l’un des meilleurs smartphones de l’année. Sa finition, son concept borderless poussé au maximum au niveau de l’écran, son stylet intégré unique en son genre, en font un appareil à part, plus exotique que le Mate 10 Pro que Huawei vient de sortir.

Mais à 999€, saura-t-il trouver un public ? Difficile à dire. Le Mate 10 Pro est 200€ moins cher, avec quelques bons arguments lui aussi…

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Comment fabrique-t-on un smartphone ? [VIDEO]

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 octobre 2017 14h35 | Ajouter un commentaire

Le géant Huawei a ouvert les portes de ses installations chinoises à quelques médias, dont RTL info, pour montrer les coulisses de la fabrication d’un smartphone. Cet appareil qui prend de plus en plus de place dans notre quotidien n’aura plus de secret pour vous…

Les smartphones sont devenus des éléments incontournables de notre vie quotidienne. Difficile de s’en passer pour communiquer, se divertir, avoir sa carte d’embarquement pour un vol, prendre des photos ou des vidéos. Cette liste est non-exhaustive.

RTL info a voulu en savoir plus sur la manière dont sont conçus ces précieux compagnons de tous les jours, que les propriétaires remplacent en moyenne tous les deux ans. Où sont-ils fabriqués ? Et comment ?

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Shenzhen, la Chine des grandes villes, riche et occidentalisée

Shenzhen, Huawei… même combat

Pour le savoir, on s’est rendu à Shenzhen, capitale chinoise des nouvelles technologies. Il y a une vingtaine d’années, voyant la Silicon Valley détenir les clés de l’économie numérique, le gouvernement chinois a participé à la transformation de ce village de pêcheurs en riche mégapole ou s’est implanté, notamment, le géant des télécoms Huawei. Parmi les autres grands noms présents dans cette ville de 16 millions d’habitants, on note Foxconn (dont l’usine ici fabrique entre autres l’iPhone, rien que ça…), ZTE, Tenzen, DJI, etc…

Huawei, devenu N.2 mondial (derrière Samsung) en termes du nombre de smartphones vendus dans le monde en 2017, nous a ouvert les portes de ses usines et centres de recherche et développement durant quelques jours cet automne.

La marque est justement née à Shenzhen il y a 30 ans, dans de modestes bureaux. Aujourd’hui, l’entreprise est devenue un acteur majeur dans les télécommunications, un domaine auquel elle a choisi de se limiter (pas de machine à laver ni de télévision…). Un modèle atypique, avec une rotation des trois CEO tous les 6 mois, le fait que Huawei soit détenu à 1% par son fondateur, mais à 99% par les employés (pas en bourse), sa manière de répartir ses infrastructures et ses partenariats partout dans le monde, tout en gardant une identité chinoise.

On parle de 180.000 employés dans le monde, dont 79.000 dans 15 centres de recherche et développement éparpillés un peu partout dans le monde. Sur Shenzhen où nous avons visité le ‘campus’ de Huawei, il y a environ 40.000 personnes qui travaillent, dans d’innombrables bureaux, mais également dans le centre de formation (‘Huawei University’), un gigantesque laboratoire sous-terrain pour tester le matériel dans toutes les conditions possibles et imaginables, etc. Tout cela nécessite par exemple des cantines capables d’accueillir 1.000 employés à la fois en 30 minutes, des dizaines de restaurants, des supérettes, des navettes (minibus) permanentes pour que les employés rejoignent les différentes sites du groupe, et bientôt… un hôtel (en cours de construction).

Bref, Huawei, comme Shenzhen, sont des mastodontes asiatiques à la capacité de production, de création et d’innovation uniques au monde.

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Une partie des infrastructures de Huawei en Chine (dont le QG, au fond à gauche)

Tout ça pour quoi ? Voici comment on conçoit un smartphone

Beaucoup l’ignorent mais à l’origine, Huawei est un fabricant de matériel de télécommunication (les antennes GSM mais aussi tout le matériel qui va avec). Les choses ont un peu changé depuis que le géant chinois a décidé de vendre des smartphones. Aujourd’hui, 40% du chiffre d’affaire provient de la vente de téléphones, et même plus de 50% en Belgique, où Huawei a vendu 525.000 smartphones en 2016, sur un marché d’environ 3,1 millions d’appareils annuellement.

On a profité de notre voyage à Shenzhen pour comprendre le processus de fabrication d’un smartphone. En réalité, c’est nettement plus long que ce qu’on pense. Il faut déjà 6 mois pour faire des tests auprès de tous les opérateurs avant la mise en production finale. Des modèles – dont le design est alors camouflé par une coque impossible à enlever – sont envoyés dans chaque pays pour que les opérateurs effectuent des tests. Le design ayant une importance capitale dans la manière dont les antennes du smartphone communiqueront avec celles installées dans notre pays, il doit être défini (et donc l’appareil construit) quelques mois avant ces tests, d’après nous.

Vous l’aurez compris, la partie ‘conception’ et ‘design’ n’est pas vraiment accessible aux journalistes, car Huawei est occupé actuellement avec les modèles qui sortiront en 2018 voire en 2019.

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Une des nombreuses machines de torture des smartphones avant leur production de masse

Le laboratoire de test

Le fabricant chinois nous a heureusement fait visiter quelques uns de ses sites de productions basés près de Shenzhen.

Une fois que les premiers prototypes sont fabriqués, vient la lourde et longue phase de test du smartphone mais également des accessoires fournis, comme le chargeur. Au-delà de la simple sécurité de la batterie dont on a beaucoup parlé l’an dernier, il y a d’innombrables conditions ordinaires ou extraordinaires qui doivent être simulées par Huawei.

Dans ses laboratoires de Cloud Park, à une heure du centre de Shenzhen, plusieurs grandes salles accueillent diverses machines de tortures: un smartphone lancé à terre, mis dans une poche arrière sur laquelle on s’assoit, tombant dans des escaliers ou placés dans des conditions climatiques extrêmes (jusqu’à 130 degrés ou 100% de taux d’humidité)…

Des machines très précises appuient 5.000 fois sur le même bouton, sans arrêt, ou tordent les câbles de chargeur pour tester leur résistance.

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Ces grosses machines fabriquent la carte mère à l’aide de microcomposants

La ligne de production

Dès que ces tests sont réussis, direction les usines d’assemblage. Nous avons pu visiter celles de Huawei située à Donguan, à 40 km environ de Shenzhen. Il y a à nouveau un ‘campus’ du géant chinois dans cette ville, qui est par ailleurs en train de s’y construire un nouveau headquarter (siège central), parallèlement à celui de Shenzhen, devenu déjà trop petit…

Nous étions les premiers journalistes à pouvoir pénétrer et voir de près une ligne de production. Il faut savoir que Huawei est la première marque qui permet cela, par un souci d’ouverture, de transparence, d’image positive à véhiculer auprès du public à travers la presse, a-t-on appris en coulisse.

Concrètement, il s’agit en fait de lignes de production et d’assemblage, similaires à celles d’une voiture, par exemple. La ligne fait au total 120 mètres, et une vingtaine de personnes y travaille sur base de deux shifts de 8h. Les machines, elles, fonctionnent 24h sur 24. La moitié de la ligne est automatisée, l’autre pas, par exemple pour certaines vérifications ou opérations qui doivent être manuelles.

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Un tapis roulant d’une cinquantaine de mètres accompagne la transformation de la carte-mère en smartphone

Un tapis roulant qui voit la carte-mère devenir un smartphone

Toutes les pièces nécessaires sont emmagasinées dans les machines, et ça commence par la fabrication de la carte-mère, une pièce maîtresse qui accueille et fait communiquer entre eux toutes les pièces d’un smartphone (ou d’un ordinateur, d’ailleurs). On trouve des rouleaux de microcomposants, appelons-la la matière première, qui sont incrustés sur la carte mère par des machines très sophistiquées de marque japonaise ou allemande.

En réalité, la carte effectue un trajet d’une cinquantaine de mètres sur un tapis roulant, et un système mécanique la déplace à travers les machines qui lui ajoutent des pièces.

Après chaque ajout d’une pièce, il y a un passage (toujours automatisé via le tapis roulant), par une machine de test, conçue sur mesure par Huawei cette fois, et la carte-mère, qui ressemble de plus en plus à un smartphone avec l’ajout progressif de l’écran et du cadre, doit recevoir un ‘pass’. Lors de notre passage, il y avait une moyenne de 98,5% de ‘pass’. Les smartphones défectueux sont mis sur le côté et analysés par des ingénieurs.

La fin de la chaîne, c’est la mise en boite individuelle, puis dans les caisses destinées à l’envoi. Un ordinateur leur colle l’étiquette de destination, ce pourrait être le Mediamarkt à côté de chez vous.

Derniers chiffres importants à retenir : il faut environ 36 heures pour construire un Huawei P10, un smartphone haut-de-gamme de la marque. Car des colles spéciales sont utilisées lors de l’assemblage, et elle nécessite un temps de séchage de 24h. Certains tests logiciels prennent également plusieurs heures, car il faut tout vérifier, même si l’appareil sait jouer une vidéo !

Sachez enfin que dans cette usine, 1,5 millions de smartphones sont fabriqués chaque mois. Ce n’est évidemment pas assez pour atteindre la production annuelle de 130 millions de téléphones Huawei (chiffres de 2016). Donc, toujours dans le cas du P10, seuls 10% de la production est en interne. Le reste est sous-traité à des partenaires extérieurs, notamment au géant taïwanais très implanté à Shenzhen, Foxconn (qui assemble par exemple tous les iPhone, mais a malgré tout les capacités d’accepter de nombreux autres clients comme Huawei !).

 

Samsung est définitivement le nouvel Apple: son dernier smartphone coûte 999€

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 30 août 2017 08h14 | Ajouter un commentaire

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Si on ne parle plus de risque de surchauffe de la batterie (il y a désormais un protocole en 8 étapes bien sophistiqué chez Samsung), on ne peut s’empêcher d’être étonné par le prix élevé du nouveau flagship de Samsung. Il est sans doute l’un des meilleurs Android phone du moment, si pas le meilleur, mais les prix « à la Apple » du géant coréen nous paraissent exagérés. J’étais à New-York pour assister au lancement de la ‘bête’.

Les rumeurs n’étaient pas fondées: Samsung n’a pas changé de nom en présentant ce mercredi à New-York le Galaxy Note 8, le ‘jumbo’ de sa gamme, malgré le retrait du marché du Note 7 l’an dernier suite aux explosions de batteries.

Et il a raison: l’affaire n’a finalement pas eu de répercussion sur la santé financière, les ventes et l’image de la marque, qui a redoublé de vigilance au niveau de la sécurité pour tous ses nouveaux smartphones depuis lors. Même les tourments judiciaires de l’héritier de l’empire Samsung, qui a mené à l’éviction de la première dame de Corée du Sud, n’a pas vraiment provoqué de remous…

Dès lors, Samsung a continué comme si de rien n’était, avec un Note 8 reprenant les codes introduits par la marque en 2011, quand elle a lancé le premier modèle de Note (5,3″ à l’époque, tout le monde s’en moquait): une grande taille d’écran, et un stylet pour dessiner ou écrire.

Mais cela suffit-il encore en 2017, alors que toutes les marques sont passées au format XXL avec des prix de plus en plus contenus, et que les S8 et S8 Plus de Samsung, présentés au printemps dernier, se vendent très bien ?

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Fiche technique

Ecran 6,3″ Super Amoled (2960 x 1440 pixels), double capteur photo stabilisé à l’arrière (dont un avec un zoom optique 2x), processeur à 8 cœurs surpuissant Exynos 8895), 6 GB RAM, 64/128/256 GB stockage interne, batterie de 3.300 mAh avec charge rapide et sans-fil, étanchéité complète IP68. A part l’appareil photo et le stylet, c’est une copie presque parfaite du Galaxy S8 Plus.

Qu’offre-t-il de plus ?

En réalité, vu que les analystes estiment que la gamme Note ne représente plus que 5% des ventes de smartphone de Samsung, le Coréen ne risque pas trop gros si le Note 8, 999€ en Belgique, ne se vend pas par milliers. Le Note 8 est devenu une vitrine technologique, à bien y repenser…

Pour se démarquer de la concurrence et justifier son prix, le Note 8 a tout de même du montrer plus que son Infinity Display (écran sans bordure latérale) déjà présent sur les S8, son processeur puissant et son stylet. Même si ces fonctionnalités permettent déjà quelques originalités, comme le multitâche rapide, permettant de lancer simultanément deux applications qui se partagent la hauteur de l’écran.

Il en faut plus quand on atteint les 1.000 euros prix de base, ce qu’Apple uniquement ose faire pour l’instant. Cela commence par un appareil photo qui sera sans doute le meilleur de l’année, même si des tests seront nécessaires pour le confirmer. Samsung passe enfin au double capteur à l’arrière, et il les a bardés d’options. Ils sont de 12 MP, mais chacun est stabilisé, ce qui est une première pour un smartphone. L’un s’occupe du grand angle, et l’autre de la prise de photo standard. Et ils peuvent fonctionner en même temps, vous pouvez prendre deux photos, une normale et une en grand angle. L’autofocus promet d’être ultrarapide, mais c’est ce qu’ils disent tous ! Bien entendu, la présence de deux capteurs permet de jolis portraits avec effet bokeh (la personne est bien nette, le reste est joliment flou)

Parlons du stylet, si cher aux fans de la gamme Note, et ils sont nombreux d’après Samsung. Il offre de nouvelles options pour écrire, dessiner et communiquer. Exemple: vous prenez une photo, et vous ajoutez la mention ‘Hello’. Cela transforme la photo en GIF avec votre écriture qui apparait progressivement. Il est également possible de sélectionner du texte avec le stylet, par exemple sur un site web ou un email, et d’en demander la traduction. Un gadget amusant sur le papier, mais l’utiliserait-on au jour le jour ? Pas sûr…

Enfin, il y a Bixby, présenté sur le S8 mais disponible uniquement maintenant, et en anglais. Il s’agit d’un assistant personnel à la sauce Samsung, mais comme pour le HTC U11, on reste prudent face aux réelles capacités de l’intelligence artificielle à vous aider au jour le jour.

Trop cher

Le Galaxy Note 8 est sans doute l’un des meilleurs smartphones du moment, même s’il tourne sous Android 7.1.1, alors qu’Android 8 arrive dans quelques semaines. Il est probable qu’il faudra attendre la sortie du S9 au printemps 2018 pour voir une mise-à-jour sur le Note 8.

Il est bardé d’options, très grand, très rapide, étanche, avec un écran qui remplit une très grande partie de la face avant, et surtout promet d’excellentes photos.

Mais il a un très gros défaut: Samsung s’est lâché au niveau du prix. Le Samsung Galaxy Note 8 sera disponible en Belgique dès le 15 septembre au prix très élevé de 999€ (avec la station de travail DeX offerte, valeur 149€, en cas de précommande), version 64 GB. Ce sera donc encore plus pour les versions 128 et 256GB.

C’est une augmentation importante par rapport à la génération précédente, qu’on a du mal à justifier sur le papier. En réalité, c’est sans doute une question de positionnement. Le S8 était à 799€, le S8 Plus, finalement très semblable mais sans stylet, à 899€. Il fallait donc être plus cher… Heureusement, à ce prix, vous avez une paire d’écouteurs intras de marque AKG.

 


Le Nokia 3310 est de retour: que vaut-il vraiment ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 8 août 2017 14h52 | Ajouter un commentaire

Mythiques dans nos contrées il y a une vingtaine d’années, les GSM Nokia de type 3210, 3310 ou 3410 ont équipé de nombreux Belges. En 2017, la marque a été ressuscitée, et revient avec un 3310 remanié (59€), et des smartphones sous Android (dont le Nokia 3 à environ 149€). J’ai pu les essayer.

Nokia est de retour en Belgique: que vaut son 3310 version 2017, et son premier smartphone Android ?

C’est une longue saga qu’on résumera en une phrase: Nokia était le roi du GSM dans les années 1990 et 2000, il a raté le virage du smartphone initié par l’iPhone en 2007, il a tenté de rattraper le coup avec des Lumia sous Windows Phone un peu plus tard, Microsoft l’a racheté pour faire de Lumia sa marque de smartphone, mais ça n’a rien donné…

Le groupe Nokia, actif dans les télécoms (réseaux), n’a jamais cessé d’exister. C’est sa division « smartphone » qui a été revendue à Microsoft, puis à HMD Global, une entreprise finlandaise qui tente de ressusciter l’esprit Nokia…

La société est composée d’anciens noms de la téléphonie en provenance de Microsoft ou HTC. Mais finalement, elle ne fait qu’exploiter commercialement la marque Nokia, car c’est bien le géant taïwanais Foxconn (qui assemble les iPhone, notamment) qui se charge de la fabrication et même du pôle recherche et développement.

Difficile de savoir au final qui imagine et conçoit réellement les smartphones Nokia, entre les Asiatiques et les Scandinaves.

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Bleu foncé et gris, rempli de touche: il est de retour, le 3310

De la nostalgie, surtout

Quoi qu’il en soit, HMD Global a fait un petit buzz il y a quelques mois en annonçant une version 2017 du célèbre 3310, un GSM basique qu’un Belge sur trois (environ…) a acheté il y a une vingtaine d’années.

Un appareil iconique, car son prix était raisonnable pour l’époque (plus de 10.000 francs / 250€ tout de même), ses fonctions standards (SMS, téléphone, réveil) et son jeu mythique (Snake). Il était disponible en plusieurs couleurs mais son bleu royal était la plus courante. Simple et stable, on pouvait le laisser tomber sans crainte: au pire, sa coque arrière sautait, tout comme sa batterie, mais il suffisait de tout remettre en place.

Une batterie qui tenait au moins une semaine. La belle époque.

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Usage principal: SMS (pas de WhatsApp…) et appels vocaux

Le Nokia 3310 version 2017, un « bête » téléphone à 59€

Passé l’effet nostalgique, interrogeons-nous sur l’intérêt d’un tel appareil. Dans des pays comme les nôtres, avec une excellente 4G, cela a-t-il encore du sens d’acheter un téléphone basique (aussi appelé ‘feature phone’) à 60€, alors qu’on trouve des petits smartphones sous Android de qualité raisonnable pour environ le double?

C’est en tout cas ce qu’ont choisi de faire les nouveaux propriétaires de la marque Nokia. Au lieu de faire un smartphone solide, ils ont fait du 3310 un « bête » téléphone avec lequel on va principalement passer des appels et envoyer des SMS.

Le 3310 version 2017 est donc un appareil non tactile, avec un clavier de numéros uniquement. Pour écrire du texte, il faut donc, comme il y a 10 ans, appuyer une ou plusieurs fois sur un numéro, et souvent attendre si un ‘e’ suit un ‘d’, par exemple. Fastidieux, même si la fonction ‘dictionnaire T9’ est toujours d’actualité…

Son interface maison n’a que la police d’affichage comme point commun avec le 3310 de l’an 2000. Elle s’appelle ‘Nokia Serie 30+’.

L’écran d’accueil et les boutons sont autant de clin d’œil au passé. Mais il y a des icônes modernes dans le menu, pour accéder aux « applications » de l’appareil. Tout est simplifié à l’extrême au niveau de la navigation avec les boutons et le curseur, car l’écran de 2,4 pouces non tactile n’affiche que 320 sur 240 pixels (contre 1920 x 1080 sur la plupart des smartphones actuels).

Bref, on voit surtout des gros pixels de 256 couleurs.

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Un « internet » d’un autre âge, au niveau de la vitesse et de la navigation

De la 2G uniquement, mais (un peu de) internet mobile

Le Nokia 3310 peut théoriquement aller sur internet. Il n’a pas de puce Wi-Fi, donc il faudra passer par le réseau mobile, mais dans sa version 2G (très, très lente, donc). Un choix délicat car les antennes 2G sont progressivement remplacées par des plus performantes dans les pays dits développés. Mais lors de notre test, cela a fonctionné.

Quoi qu’il en soit, pour ceux qui s’en souviennent, ça fait penser à la période WAP, les prémisses de la 3G. On affiche très mal les sites web via un navigateur minimaliste (Opera Mini). Pour faire défiler les pages ou entrer une URL, tout passe par le clavier des numéros et le ‘curseur’ sous forme de bague très fine. Bref, une grande perte de temps pour un résultat quasiment inexploitable.

Via Opera Mini, on peut télécharger quelques applications en Java, peu connues, et peu praticables. On a bien trouvé Facebook dans la liste, mais il est impossible de le télécharger sur notre téléphone, « pas compatible« .

Parmi ces applications, surtout des petits jeux, on trouve le mythique Snake remis au gout du jour, et préinstallé. Il est même en couleurs, mais il nous a semblé nettement moins facile qu’auparavant.

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Les photos, c’est pas trop son truc…

Photo limitée, mais autonomie au top

Côté photo, c’est forcément très limité. 2 MP, c’est plus que l’affichage de l’écran, mais on ne sait pas faire grand-chose si on la télécharge sur un ordinateur, tellement il y a des pixels visibles à l’écran même en plein jour.

La mémoire interne est de 16 MB, donc il vaut mieux prévoir une carte microSD (maximum 32GB), pour les photos surtout, et pour la musique si vous avez encore des MP3 qui trainent (oubliez Spotify ou Deezer).

Musique que vous pourrez tout de même écouter sur un casque classique (prise mini-jack) ou une enceinte Bluetooth !

Le gros point fort du Nokia 3310, c’est qu’il tient la distance, encore mieux que son aïeul. En l’utilisant assez peu, il est vrai, il était encore à la moitié de son autonomie après deux semaines. Après une journée d’utilisation assez intensive, rien n’a changé ou presque. La 2G, un petit écran, un petit processeur: voilà les secrets d’une batterie longue durée, alors que celle-ci n’est que de 1.200 mAh, contre environ 3.000 pour la plupart des smartphones.

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Le Nokia 3 sous Android

Un Nokia 3 qui ne restera pas dans les annales

A côté de ce 3310 plus nostalgique que pratique, HMD Global, qui exploite la marque Nokia, se repose sur Android pour sa ligne de smartphone. On parle d’un Nokia 3, 5 et 6 pour l’instant. Un 8, plus haut de gamme, serait dans les cartons.

Le Nokia 3 que nous avons pu essayer est un smartphone entrée de gamme à 149€, sous Android 7, la dernière version disponible (si on oublie les ajouts intéressants de la version 7.1) du très populaire système d’exploitation de Google.

Et il est plutôt bien construit: son design rappelle les Lumia de l’époque, et la finition plastique/métal est de bonne facture pour cette gamme de prix. Il faut faire l’impasse sur le lecteur d’empreinte digital, devenu pourtant essentiel en 2017.

Ce sont à peu près les seules qualités de ce smartphone, qui devra être soutenu par une solide campagne marketing pour trouver son public en Belgique, car la concurrence est féroce dans cette gamme de prix. D’autres acteurs comme Huawei, Samsung ou Lenovo sont présents depuis longtemps dans ce segment; et s’ils ne font pas tellement mieux, ils ont le mérite d’être présents depuis longtemps dans nos rayons.

Car que ce soit au niveau de la fluidité de l’interface, de la qualité des photos ou de l’autonomie, le Nokia 3 est vraiment dans l’entrée de gamme Android. Une expérience assez moyenne, donc, ni bonne, ni mauvaise.

Conclusion

On croyait Nokia enterré pour de bons, ou limité aux infrastructures réseaux. Hé bien non: la marque a ressuscité sous le giron du finlandais HMD Global, qui l’exploite commercialement dans le monde, même si elle en confie la conception et la fabrication au géant asiatique Foxconn.

La marque a choisi de ressusciter le 3310 pour faire le buzz en début d’année. Mais ce petit téléphone basique (59€), limité principalement au SMS et aux appels vocaux, décevra les nostalgiques car il a perdu de sa solidité originale. C’est finalement un « bête petit téléphone » comme les autres… On n’a pas essayé de le laisser tomber, mais il est clair qu’il est moins résistant que son aïeul de l’an 2000. De plus, se priver d’un smartphone en 2017, vu les prix en baisse constante que ce soit au niveau des appareils ou des abonnements à l’internet mobile, est une drôle d’idée. Sauf si votre seul critère est l’autonomie: comptez sur une grosse semaine !

Quant au Nokia 3, un smartphone entrée de gamme sous Android 7 (149€), on n’a rien à lui reprocher, mais il aura bien du mal à se faire une place auprès du public belge, envahi de proposition depuis quelques années. Des Nokia sous Android plus haut-de-gamme vont arriver, et on verra ce qu’ils proposent de différent.





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Audi connect: quand le GPS va chercher la bonne destination dans votre calendrier

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 juin 2017 14h43 | Ajouter un commentaire

La plupart des constructeurs préfèrent développer leur propre « système embarqué », un terme qui regroupe désormais beaucoup de chose: musique, navigation, connexion autonome au réseau 4G, liens avec votre smartphone… C’est devenu assez complexe et de l’aveu même d’Audi, la moitié seulement des utilisateurs s’inscrivent sur la plateforme myAudi pour relier leur voiture à internet.

Pour des raisons de sécurité surtout, en effet, les constructeurs ont tous leur propre interface, application pour smartphone, ordinateur de bord et option de connexion. Ils construisent et améliorent ce système d’année en année, mais les utilisateurs les plus jeunes se retrouvent vite face à des interfaces dépassées, pas assez modernes ou connectées.

Audi s’en sort plutôt bien et s’il n’est pas simple de relier son compte myAudi (site web), son application Audi MMI connect et sa voiture, une fois que c’est le cas, on a quelques subtilités intéressantes.

On vous passera les traditionnels liens entre la musique et la téléphonie du smartphone (on peut diffuser sans problème ses playlists Spotify et contrôler la musique à partir de l’interface de la voiture), la vérification à distance du statut de la voiture (verrouillée, entretien, etc), pour évoquer quelques options sympas.

audi002Trois options originales

L’application Audi MMI connect, qui relie finalement votre compte myAudi avec la voiture, peut par exemple envoyer votre calendrier dans la voiture, et celle-ci peut donc vous afficher les prochains rendez-vous. Mieux encore, si vous avez proprement indiqué un ‘lieu’ à votre rendez-vous, celui peut devenir la destination du GPS en un clin d’œil. Assez pratique, car entrer une destination dans le système de navigation reste encore trop compliqué à l’heure actuelle, même avec la commande vocale…

On peut également, mais c’est plus accessoire, ajouter des flux RSS (la liste des derniers articles d’un site web, par exemple) à la partie ‘Actualités’ de Audi connect. On peut alors lire ou faire lire par l’ordinateur de bord les titres de ces articles. Il faut passer par le site myAudi pour configurer tout ça.

Autre option intelligente: l’envoi d’une destination à l’avance via Google Maps. Vous être très nombreux (et vous avez raison) à utiliser la cartographie de Google pour chercher des adresses, des commerces, etc. A partir de votre PC ou d’un smartphone, vous pouvez envoyer une destination à votre Audi, à condition d’avoir préalablement lié votre compte Google à la plateforme web myAudi.

Bref, quelques options qui nous ont frappés, parmi tant d’autres plus ou moins utiles. Sachez également que Audi connect accepte les smartphones Android et les iPhone (via câble USB), qui peuvent alors transformer votre ordinateur de bord principal en Apple Car Play ou Android Auto.

Trop complexe ?

On reprochera toute de même à Audi de compliquer un peu trop les choses (sécurité oblige, sans doute) pour relier un compte ou un smartphone à la voiture. Il y a de nombreuses étapes, des utilisateurs administrateurs et d’autres pas, c’est une usine à gaz.

Il y a également trop d’options éparpillées entre la plateforme web myAudi, l’application Audi MMI connect et l’ordinateur de bord lui-même. On s’y perd facilement et on ne sait plus qui fait quoi, à la fin…

D’autres constructeurs premium que nous avons essayés semblent plus pragmatiques, plus directs, quitte à être moins exhaustifs dans les services et options fournis.

Par contre, j’ai apprécié les commandes, très ergonomiques, que ce soit au niveau du volant ou de la zone tactile, des boutons, etc. Bon point également: l’écran derrière le volant, que l’on peut paramétrer à sa guise, pour afficher la carte, la musique, les réglages, en grand ou en petit. 

Huawei va lancer sa Watch 2 en Belgique (et de l’argent par les fenêtres?)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 14 juin 2017 07h10 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister à Bruxelles à la première présentation de la nouvelle smartwatch de Huawei en Belgique. Vendue 329€ dans sa version Sport sans carte SIM – la seule destinée à notre petit pays – elle intègre Android Wear 2.0, qui semble plus abouti. Mais le marché reste très « de niche »…

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Contre vents et marées, le chinois Huawei, très présent en Belgique et dans le monde avec ses smartphones au juste rapport qualité/prix, insiste avec les smartwatchs.

Les chiffres n’ont rien de réjouissants, pourtant. Si le public dépense un peu d’argent dans les bracelets connectés (Fitbit, dont nous vous parlions récemment, s’accapare la grande partie du marché), c’est loin d’être le cas au niveau de ces grosses montres connectées sous Android, qu’elles soient fabriquées par Huawei, LG ou Lenovo (qui a d’ailleurs retiré du marché ses Moto 360).

Il se murmure que Samsung, avec son propre système d’exploitation (Tizen), en vend un peu plus que les autres. Mais personne ne communique sur les chiffres, preuve qu’ils sont ridicules en Belgique, un pays qui ne compte pas beaucoup de ‘early adopters’, ces geeks qui dépensent leur argent dans des objets un peu futuristes, pas toujours très aboutis.

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Une Watch 2 plus aboutie

A l’automne 2015, le chinois Huawei avait présenté en grandes pompes sa première Watch, misant beaucoup sur le côté ‘mode’, faisant d’ailleurs défiler des mannequins. Presque deux ans plus tard, la Watch 2 est une nouvelle tentative, plus orientée sport cette fois, de percer sur un marché compliqué.

Heureusement, Android Wear 2.0 a l’air nettement plus convivial que la première version. Du peu que l’on a vu lors du petit évènement organisé au siège de Huawei Belgique, à Bruxelles, la montre a l’air plus pratique à utiliser (deux boutons au lieu d’un), et mieux équipée, notamment avec le GPS et le NFC intégré, ce dernier servant peut-être un jour à payer avec sa montre dans les magasins ou aux automates.

Le GPS permettra de suivre vos courses à pied ou à vélo sans devoir trimballer un smartphone. Les applications de suivi d’activités sont d’ailleurs nettement plus abouties que sur la génération précédente.

Bien entendu, Android Wear 2.0 est l’écran déporté idéal de votre smartphone Android, vous permettant de le laisser en poche ou dans le sac lorsqu’il y a des notifications, et de consulter celles-ci (lire un message, un email, etc). On peut enfin télécharger des applications depuis la montre, alors que tout devait se faire via le smartphone auparavant.

La version vendue en Belgique ne sera pas celle équipée d’une carte (e)SIM, car les opérateurs ne sont pas prêts à faire des efforts pour rendre cette option disponible. On ne pourra donc pas utiliser le micro et le haut-parleur pour passer des appels.

Par contre, ils serviront à piloter correctement Google Assistant, pour autant que vous soyez prêt à parler à votre montre…

Sachez qu’en juillet, lors du lancement de la montre dans notre pays, des écouteurs Bluetooth d’une valeur de 79€ seront offerts. Ils permettront notamment d’écouter la musique (stockée en mp3 sur les 2 GB de la montre) ou les notifications de certaines applications.

watch2003De l’argent jeté par les fenêtres ?

On a demandé à Huawei si c’était une bonne idée de lancer des produits qui ne trouveront d’office pas un large public.

La filiale belge du géant chinois des télécoms a répondu honnêtement qu’il s’agissait surtout d’être prêt, et d’avoir l’expérience nécessaire, quand le marché sera mature. Pour ne pas se lancer dans la course avec 5 ans de retard, quand les technologies et les usages liés à la smartwatch seront plus aboutis, plus répandus.

Donc les Watch ne sont clairement pas rentables, mais elles préparent (peut-être) l’avenir des fameux wearables.

Je vous en dirai plus sur cette montre lors d’un prochain test.

Deux bons smartphones à moins de 300€: lequel choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 15 mai 2017 06h54 | Ajouter un commentaire

Moto G5 Plus, Xperia XA1: quel est le meilleur de ces deux smartphones à moins de 300€ ?

Ils ont chacun leurs qualités et leurs défauts, et prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas forcément mettre 800€ pour avoir un smartphone élégant et fonctionnel. Ce n’est que du côté photo, sans surprise, que le fossé est grand par rapport aux ténors du secteur. J’ai pu comparer le Moto G5 Plus de Lenovo et le Xperia XA1 de Sony, deux smartphones qui viennent de sortir. Un match très serré.

Alors qu’on est en pleine saison de sorties en grandes pompes de nouveaux smartphones haut-de-gamme (Huawei, LG, Samsung et bientôt HTC), des appareils très chers, il est bon de regarder à nouveau dans le milieu du tableau.

Car ne l’oublions pas, le grand public ne met pas souvent 800€ pour un nouveau smartphone qu’il changera probablement deux ans plus tard, âge moyen de nos précieux petites dalles tactiles. Et il a raison. Ces dernières années, on trouve généralement les meilleurs rapports qualité-prix entre 199€ et 299€.

Deux appareils de ce genre sont arrivés à la rédaction de RTL info cette semaine: le Lenovo Moto G5 Plus (299€) et le Sony Xperia XA1 (279€). Que valent ces deux appareils à moins de 300€?

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Look épuré tout en finesse du côté de Sony

Sony Xperia XA1: design parfait, écran et appareil photo très moyens

Lorsqu’on déballe le Xperia XA1, on a du mal à croire qu’on tient en main un smartphone à 279€. Il est fin et léger, mais la finition en métal et l’assemblage rigoureux typique de Sony lui confère une prise en main et un look dignes des plus grands. Et l’écran de 5″ occupe toute la largeur du smartphone, ce qui est très agréable à l’œil.

Seuls les grands bords au-dessus et au-dessous de l’écran trahissent une position dans le milieu de gamme, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digital pour le déverrouillage, une option pratiquement indispensable en 2017. On notera tout de même la présence du port USB Type-C réversible et plus performant.

La fiche technique est prometteuse: Android 7.0 Nougat est plutôt bien animé par une puce mobile Mediatek Helio P20, composée d’un processeur à 8 cœurs Cortex A53 cadencés à 2,3 GHz et d’un GPU Mali T-880 MP2 à 900 MHz. La RAM est de 3 Go, et le stockage interne de 32 Go extensibles via carte microSD. La batterie est de 2.300 mAh (elle est assez endurante), et la résolution HD (1280 x 720 pixels) plutôt logique en regard du prix contenu. Bref, c’est très honnête.

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Un beau smartphone à qui il manque un capteur d’empreinte

Les plus gros défauts du XA1 se situent du côté de l’écran, dont le contraste est ridicule, et la gestion de la luminosité catastrophique. En plein jour, on a l’impression qu’il n’est pas assez rétroéclairé. En pleine nuit, il fait mal aux yeux tellement il reste trop lumineux, malgré le capteur qui l’adapte automatiquement.

Quant aux photos, les 23 MP annoncés n’ont finalement qu’un seul avantage: pouvoir zoomer plus que les autres smartphones de la catégorie. Pour le reste, on est plutôt déçu de la qualité générale des photos, et par une certaine lenteur dans le traitement et le visionnage des clichés, comme s’il y avait trop de pixels pour la puce graphique. Bémol: dans le noir, il absorbe plus de lumière, mais cela correspond également à un lissage excessif. Bref, c’est moyen.

Côté interface, Sony soigne de plus en plus sa surcouche, la rendant un peu plus discrète, même s’il y a encore une dizaine d’applications préinstallées, aussi inutiles et encombrantes que AVG, Xperia Lougne, PlayStation, Amazon etc. Mais elle est esthétique, par contre: les ajouts de couleurs par-ci par-là sont bien dosés. Une expérience globalement agréable.

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Le Lenovo est moins élégant, mais plus fonctionnel

Lenovo Moto G5 Plus: plus performant, mais moins beau

Le fabricant chinois Lenovo souffre en Belgique d’un manque d’image, du moins au niveau des smartphones (pour les PC, il est assez bien apprécié). Après avoir racheté Motorala il y a quelques années, il a finalement décidé, après plusieurs hésitations, de ne plus vraiment utiliser le nom de la marque. On parle donc du Lenovo Moto G5 Plus.

Le gros avantage des smartphones de Lenovo, comme la plupart des marques chinoises, c’est le prix contenu par rapport aux performances. Le G5 Plus ne déroge pas à la règle.

Mais contrairement au Xperia XA1, le design n’a rien de très attirant. C’est du métal qui ressemble à du plastique, le look est un peu grossier par moment, et ne fait pas dans la finesse. Quant aux bordures de l’écran, elles sont épaisses de tous les côtés… On préfère nettement le Moto Z Play de l’an dernier.

Par contre, côté écran et appareil photo, Lenovo fait un peu mieux que Sony. Les 5,2″ affichent du Full HD (1920 x 1080 pixels) avec un meilleur niveau de luminosité, même si on est très loin de la qualité des dalles du haut-de-gamme. L’APN de « seulement » 12 MP a donné de meilleurs résultats que les 23 MP du Xperia. Les couleurs étaient plus soignées, plus fidèles, tandis qu’il y avait plus détails dans les photos, et moins de lissage et de bruit.

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Le meilleur d’Android avec une touche subtile de Lenovo

Le Moto G5 Plus a une fiche technique du même niveau que le Sony, avec une puce Snapdragon 625, 32 GB de stockage interne, 3 GB de RAM. Mais il a la décence d’être équipé d’un capteur d’empreinte digitale à l’avant. Il faut par contre se contenter d’un port micro-USB largement dépassé. On ne peut décidément pas tout avoir.

Côté interface, on est dans de l’Android 7.0 « stock », c’est-à-dire dans la version la plus pure du système d’exploitation de Google, avec le minimum d’ajout logiciel de la part de Lenovo (pas d’application maison, juste un ou deux widgets et des mouvements pour lancer l’appareil photo, par exemple). On peut également se servir du capteur comme unique bouton de navigation Android (home, retour, multitâches), comme sur le Huawei P10. Bref, c’est du tout bon.

Conclusion

Difficile de les départager, ces deux-là. Le Xperia XA1 de Sony (279€) a pour lui un look et une finition très soignés, mais un écran et appareil photo décevants, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digitale, devenu pourtant indispensable en 2017.

Le Lenovo Moto G5 Plus (299€) n’a pas les défauts du Sony, mais son look est assez passe-partout, voire grossier quand on évoque les bordures de l’écran. Son point fort, c’est son interface très proche de la version pure d’Android 7, avec des ajouts très intelligents, comme un lecteur d’empreinte pouvait faire office de navigation Android à un pouce.

Votre choix se portera sur votre préférence: un look nickel ou un capteur d’empreinte intelligent ?

De notre côté, on préfère le déverrouillage par empreinte. En 2017, pour un smartphone à plus de 200€, on ne peut pas s’en passer…

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S’il ne faut en garder qu’un, on prend le Lenovo pour son écran et son capteur d’empreinte

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 27 avril 2017 07h50 | Ajouter un commentaire

Le HTC U Ultra n’est pas qu’un nouveau (grand) smartphone disponible en Belgique. Il est le premier de sa catégorie (vendu en Belgique) équipé un second écran. Son but premier: afficher des informations quand le téléphone est en veille. Mais pas que… RTL info a pu mettre la main sur ce smartphone haut-de-gamme vendu 799€.

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Depuis l’an dernier, certains constructeurs, qui cherchent à se différencier sur un marché du smartphone de plus en plus concurrentiel, ont opté pour l’ajout d’un second écran, nettement plus petit, sur le dessus de l’appareil. LG, notamment, l’a fait avec un modèle destiné uniquement au marché américain.

Chez nous, le HTC U Ultra est le premier du genre, et nous avons pu le tester cette semaine. Il s’agit avant tout d’un smartphone haut-de-gamme, et surtout de très grande taille (le plus imposant jamais construit par le constructeur taïwanais) : 5,7″.

Il a ensuite une configuration solide, avec une puce Snapdragon 821, 4 GB RAM, 64 GB de stockage, un écran WQHD de 2560 x 1440 pixels, appareil photo de 12 MP stabilisé (16 MP à l’avant), charge rapide de la batterie de (seulement) 3.000 mAh. Le prix est assorti: 799€ au lancement.

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Quand le smartphone est en veille, des infos de ce genre sont affichées quand on le soulève

2,05″ et 160 x 1040 pixels pour économiser la batterie

Attardons-nous sur sa particularité principale d’un point de vue esthétique et pratique: il a un second écran, situé au-dessus et à droite de l’affichage principal. Ce petit écran a une diagonale de 2,05″ et affiche 160 x 1040 pixels. A quoi sert-il ?

L’idée de base, c’est d’afficher quelques infos qui vous évitent de réveiller sans cesse votre smartphone pour voir l’heure ou les éventuelles notifications. A la clé, c’est une potentielle économie de batterie…

En soulevant simplement le HTC U Ultra, ce petit écran se réveille et vous apercevez l’heure, la date, l’état de la batterie, la météo et les éventuelles notifications des applications que vous avez choisies.

Une première fonction déjà pratique à nos yeux, équivalente finalement aux options d’écrans always on qu’on retrouve actuellement sur plusieurs smartphones, dont les Galaxy A3 et A5 de Samsung, ou le G6 de LG.

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Quand le smartphone est actif, le second écran peut afficher des raccourcis vers des contacts, par exemple

Une télécommande permanente quand l’écran est actif

En plus de cette fonction de petit écran de veille, il y a celle qu’on décide de lui attribuer quand l’écran principal est actif. Il faut alors le considérer comme un écran déporté que l’on peut transformer une petite télécommande, par exemple.

C’est plutôt bien vu de la part de HTC. Les usages et les fonctionnalités des smartphones sont en constante évolution (et multiplication): il arrive souvent qu’on ait recours au ‘multitâches’, et qu’on doive fermer sa fenêtre Facebook, par exemple pour changer de musique.

C’est du passé avec le U Ultra: un petit contrôleur Spotify peut être actif en permanent sur le second écran, quand vous utilisez votre smartphone. Très pratique.

Mais cela ne se limite pas à la musique. On peut afficher le prochain évènement de l’agenda, des raccourcis vers des contacts (ou applications) à choisir, un rappel fixé par vos soins (ex: changer litière), ou les notifications de certaines applications (mais dès lors il y a des doublons car ces notifications sont forcément affichées dans la zone de notification traditionnelle.

Pour passer de l’un à l’autre, il suffit de faire glisser son doigt dessus vers la droite ou la gauche pour faire défiler les notifications ou les fonctions. Le smartphone retient quelle était la dernière chose affichée (contrôleur Spotify, rappel, agenda, etc).

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Des petits boutons Android pas très bien positionnés, ce qui rend l’utilisation à une main pratiquement impossible

Conclusion

Le HTC U Ultra est un très grand smartphone, qui n’exploite pas spécialement bien l’espace disponible car la batterie n’est que de 3.000 mAh, et surtout car son écran n’occupe que 69% de la face avant (il y a donc de grands bords de part et d’autre).

Un défaut en partie comblé par ce fameux ‘second écran’ qui est finalement bien pratique: quand le téléphone est en veille, on peut alors voir un tas d’informations en soulevant simplement l’appareil ; quand le téléphone est actif, on peut s’en servir comme d’une télécommande ou barre de raccourcis.

Une option bien sympa, donc, mais qui ne justifie pas à elle-seule l’investissement de 799€ demandé par HTC pour son dernier flagship. Le smartphone est certes très performant de manière générale, mais souffre d’un manque d’ergonomie quand on essaie de l’utiliser à une main: les boutons Android sont placés beaucoup trop bas pour être utilisables de manière aisée, et c’est l’inverse pour ceux du volume.

Reste une finition arrière en verre qualifiée de « surface cristalline novatrice aux contours élégants« , selon HTC. Ce qui promet quelques jolis effets de couleurs mais garde bien les traces de doigts. Question de gout, mais c’est assez passe-partout à nos yeux: globalement, on n’a pas l’impression de tenir en main un appareil à 799€, soit le prix du Galaxy S8 de Samsung, star de l’année… Et notez enfin qu’à ce prix-là, vous perdez la prise mini-jack du casque, qui devra donc être sans-fil.









Samsung remet les choses au point: il est bien le roi du smartphone Android

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2017 07h58 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister, à Londres, au lancement du Galaxy S8, le très attendu smartphone haut-de-gamme de Samsung. Derrière l’emblématique iPhone d’Apple, c’est l’un des rares téléphones à plus de 600 euros qui se vend par millions dans le monde entier. La version 2017 (799€) vient avec quelques nouveautés intéressantes. La plus remarquable étant l’écran « infini » qui a contraint Samsung à revoir sa manière de déverrouiller un smartphone.

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Le géant coréen Samsung, qui traverse la période la plus délicate de son histoire suite à l’affaire des Galaxy Note 7 explosifs et de l’héritier familial de l’empire inculpé pour corruption, a donné un petit coup dans la fourmilière du monde des smartphones Android, en manque d’innovation majeure depuis quelques années.

Attendu au tournant, le Galaxy S8, nouveau flagship et star du printemps 2017, a confirmé les nombreuses fuites parues sur le web ces derniers mois, lors d’une conférence de presse organisée à Londres et à New-York, et à laquelle j’ai pu assister.

Il n’est pas révolutionnaire comme Samsung aimerait nous le faire croire, mais offre quelques nouveautés intéressantes. Et prouve qu’en matière d’innovation, il reste le roi du smartphone Android. Les autres font de bons smartphones en 2017, Samsung en a sorti un nouveau.

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Design arrondi à tous les niveaux

Design original

La première chose qui frappe, c’est évidemment le design, en rupture par rapport au reste de l’immense marché des smartphones Android.

Samsung est parvenu à remplir la quasi-totalité de la face avant avec un écran de 5,8″, arrondi sur les coins, et qui revient sur les côtés et le bas de l’appareil. Pour vous donner un ordre d’idée, la diagonale de l’écran baptisé « Infinity Display » est de 14,6 cm, alors que la hauteur totale de l’appareil est de 14,9 cm.

Le S8 est plus étroit que son prédécesseur, faisant passer le ratio de 16:9 à 18:9. Il reste donc relativement manipulable à une main, contrairement à la plupart des ‘phablettes’, ces immenses smartphones avec une diagonale pratiquement équivalente (environ 6″).

La finition est en verre à l’avant et à l’arrière, et il y a une tranche en métal. Il y a trois couleurs pas très originales: noir, argent et gris.

Un écran « infini »

L’effet est impressionnant dès l’allumage de la dalle Quad HD+ (2.960 x 1.440 pixels), toujours aussi lumineuse et colorée. Le S8 est le premier smartphone avec l’appellation ‘Mobile HDR’, un standard dont on parle beaucoup sur les télévisions, et qui est supposé reproduire une plus large gamme de couleurs et de contrastes. Bref, Samsung prouve une fois de plus qu’il reste le maître en la matière.

Forcément, le bouton de déverrouillage servant également de capteur d’empreinte n’avait plus de place sur la face avant. Ce qui était la marque de fabrique de Samsung disparait donc, mais ça rend le S8 nettement plus original et agréable à l’œil. Les boutons Android (accueil, retour et multitâche) sont désormais logiciels (donc incrusté sur l’écran). Quant au capteur d’empreinte, il est relégué à l’arrière du smartphone, à côté de l’appareil photo. Une place peu intuitive a priori.

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La conférence de presse à Londres

D’autres options de déverrouillage intéressantes

Heureusement, Samsung a prévu d’autres options de déverrouillage, et c’est plutôt sympa: un scanner de l’iris (un peu plus lent) et la reconnaissance faciale, qui d’après ce qu’on a pu voir sur les appareils de démo, fonctionnent parfaitement et instantanément. C’est l’une des nouveautés les plus intéressantes du S8.

Enfin, rappelons que le smartphone reste complètement étanche (certification IP 68).

Pour ceux qui aiment les fiches techniques: il y a un processeur huit cœurs 64 bits gravé en 10 nm (une première), 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne (plus port microSD), batterie de 3.000 mAh avec chargement rapide, prise en charge de Galileo (GPS européen), nouveau support de communication rapide (gigabit Wi-Fi et gigabit LTE), port USB Type-C.

Il se transforme (presque) en ordinateur

L’autre grande nouveauté du S8, c’est qu’il est accompagné en option de la DeX Station. Un drôle de nom pour une station d’accueil permettant d’avoir « une expérience PC » pour 149€. On pourra y connecter des périphériques comme un écran, un clavier et une souris (avec ou sans fil)

Le S8 retravaille alors en profondeur l’interface d’Android, pour qu’elle soit plus facilement exploitable en mode « bureau ». Ce sera donc un mélange de l’écran et des fonctions de votre smartphone, avec des applications (la suite Office, quelques logiciels Adobe) retravaillées pour un mode « ordinateur ». Avantage: les fenêtres des applications peuvent être redimensionnées et on peut en afficher plusieurs sur l’écran.

L’idée est belle et le prix pas trop élevé, reste à voir si c’est utilisable au jour le jour, dans un prochain test approfondi.

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Voici ce que permet, en théorie, la DeX…

Un assistant vocal inutilisable chez nous (au lancement)

L’autre nouveauté, c’est l’arrivée d’un assistant personnel et vocal à la sauce Samsung, de longues années après le Siri de l’iPhone 4S. Son équivalent sud-coréen s’appelle Bixby, et peut être activé à l’aide d’un bouton dédié sur la tranche de l’appareil. D’après ce qu’on a pu voir lors de la conférence de presse, Bixby n’est pas qu’une option, mais est intégré au système d’exploitation. Il est capable d’interagir avec plusieurs applications maisons de Samsung (appareil photo, galerie, contacts, SMS, etc…).

La prise en compte du contexte semble intéressante sur le papier: Bixby comprendra que vous êtes dans telle ou telle application et sera donc plus adapté au contenu affiché. Exemple: vous lui demandez (en parlant) d’afficher les photos prises à Londres, par exemple. Ensuite, avec les doigts, vous en retouchez une de manière traditionnelle. Enfin, vous lui parlez à nouveau et lui demandez d’envoyer la photo à un contact bien précis.

Il sera également possible de commander des applications externes à l’avenir. Mais Bixby ne sera disponible qu’en coréen au lancement, puis en espagnol et en chinois par après. Pas de date pour le français, donc cette option n’est clairement pas un argument de vente en Belgique, du moins pour 2017.

A terme, Bixby, issu de 18 mois de développement et du rachat par Samsung d’une petite start-up, sera intégré dans tous les appareils du géant coréen de l’électronique. Encore des promesses pour une maison connectée made in Samsung qu’on attend depuis quelques années.

Notons également que le géant coréen a présenté un nouveau casque de réalité virtuel accompagné d’une télécommande sensible au mouvement, pour une meilleure interaction. Quant à sa caméra 360, elle connait déjà une petite update principalement esthétique (une poignée).

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L’appareil photo n’a pas changé, contrairement au capteur d’empreinte

Conclusion

DJ Koh, le grand patron de la partie mobile de Samsung, a dit à la presse rassemblée à Londres que le Galaxy S8 nous fait « entrer dans une nouvelle ère » du smartphone. C’est bien entendu largement exagéré, et le géant coréen cherche avant tout à tourner la page d’un Note 7 explosif qui a nuit partiellement à son image de marque l’an dernier.

Mais le S8 est incontestablement un très beau smartphone, avec un grand écran dans un châssis arrondi d’une taille qui reste raisonnable. La puissance de feu est là, avec les nouveaux processeurs à huit cœurs gravés en 10 nm (plus performant de 10% mais consommant moins d’énergie) qui font tourner une nouvelle version de Touch Wizz, la surcouche appliquée à Android 7.

L’appareil photo n’a pas vraiment évolué, c’est d’ailleurs le même capteur que sur le S7. Samsung ne joue dans la course aux spécifications, il a raison. On a donc 12 MP à l’arrière mais désormais 8 MP à l’avant pour de meilleurs selfies. Le logiciel a été retravaillé en partie pour mieux détecter les objets et combiner trois photos en une.

Mais ce qui nous semble le plus intéressant, c’est sans conteste la remodélisation de la face avant, qui en plus de permettre un rapport écran / taille sans équivalent et un look très sympa, déplace le capteur d’empreintes digitales à l’arrière, tout en ajoutant la reconnaissance faciale et le scanner d’iris à l’avant pour le déverrouillage.

Quant à la DeX (station d’accueil vendue 149€), elle a un gros potentiel, permettant de transformer le S8 en un genre d’ordinateur sous Android. Reste à voir, lors d’un prochain test, si les promesses seront tenues…

Le Galaxy S8 sera vendu en Belgique le 28 avril à 799€ (le prix du S7 Edge). Une version S8+ (plus grande) sera également commercialisée à 899€. Ils seront livrés avec une paire d’écouteurs intraauriculaires de qualité, de marque AKG.

La nouvelle Gear 360:

Le S8:

Le nouveau casque et sa télécommande :