antalya temizlik şirketleri
antalya haber haberler antalya rent a car elektroniksigara
antalya rent a car
Antalya temizlik firmaları Antalya temizlik şirketleri

Mobilité

Sony aurait-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 7 mai 2018 13h05 | Ajouter un commentaire
Sony a-t-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ? On a testé les XZ2 et XZ2 Compact (photos)

Les deux smartphones présentés par Sony au dernier Mobile World Congress de Barcelone ont atterri à la rédaction de RTL info. Et c’est la bonne surprise: le célèbre constructeur japonais a gommé les défauts de ses téléphones (design, photographie), qui peuvent enfin affronter sans honte la concurrence…

Cela fait des années que Sony accepte de nous prêter des smartphones pour qu’on les teste et donne un avis aussi neutre et objectif que possible, nous qui essayons ces petits appareils devenus incontournables depuis près de 10 ans.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur japonais est persévérant. Car nos conclusions ont souvent été négatives. Sony est une belle marque, qui sort des appareils soignés et très bien finis depuis longtemps, mais qui a toujours un train de retard au niveau des smartphones, un marché atypique où tout bouge très vite.

En tant que marque historiquement premium n’ayant rien à prouver au niveau de l’innovation et de la qualité de fabrication, Sony n’a jamais été pressé de suivre les grandes tendances, essayant d’imposer la sienne, au niveau du design et d’une interface enrichie de tous les services que le conglomérat japonais comprend (cinéma, sport, photographie, partenariat, etc). Cette stratégie est payante pour la PlayStation, pas pour la téléphonie mobile.

x1
Le grand XZ2 (en noir brillant) et le petit XZ2 Compact (en gris mat)

XZ2 et XZ2 Compact: enfin un design moderne !

Les Xperia XZ2 (799€) et XZ2 Compact (599€) aperçus à Barcelone nous avaient laissé une bonne impression. Elle a été confirmée par le test de ces deux smartphones haut-de-gamme.

Premier constat: Sony a enfin changé de design. Après des années de bords anguleux qui les rendaient reconnaissables mais pas forcément confortables ni modernes, les Xperia s’arrondissent sur les côtés et dans le dos, améliorant considérablement la prise en main.

Contrairement au XZ1 testé il y a quelques mois seulement, le XZ2 augmente enfin la surface occupée par l’écran. Exit les bords d’un centimètre en haut et en bas. L’écran du XZ2 occupe 77% de la face avant (74% pour la version Compact). Ce n’est pas aussi bien que les meilleurs modèles de Samsung (84%) ou Huawei (80%), mais l’effort est à saluer et donne enfin un look moderne à Sony.

Notez que le format passe au 18:9, qui devient petit-à-petit la norme.

norme
Le format 18:9, la norme

Performance au rendez-vous

Les deux smartphones ont une fiche technique similaire (à part la taille et la batterie): écran IPS Full HD+ (2160 x 1080 pixels) d’excellente facture, puce Snapdragon 845 (la plus performante à l’heure actuelle), 64 GB de stockage interne (+ port microSD), 4 GB de mémoire vive, un seul capteur photo à l’arrière (19 MP), étanchéité IP68, Android 8.0, capteur d’empreinte dans le dos. Une fiche technique résolument haut-de-gamme: le P20 Pro de Huawei embarque 128 GB de stockage et 6 GB de RAM, mais a été lancé à 899€, soit 100€ de plus. A 599€, la version Comapct du XZ2 offre finalement le meilleur rapport qualité/prix, si les petits écrans (5 pouces) ne vous dérangent pas.

Les performances sont au rendez-vous, que ce soit au niveau de la fluidité du Snapdragon 845, ou des photos, un domaine qui faisait défaut à Sony depuis le début. Le capteur 19MP est enfin bien exploité, sur les deux modèles, et rivalise presque avec le Galaxy S9 de Samsung, qui occupe la même gamme de prix. Détails, luminosité, rapidité: même quand il fait plus sombre, les clichés sont le plus souvent très réussis. On peut filmer en 4K HDR, ce qui est une première pour un smartphone, mais l’intérêt est limité: pour profiter de cette qualité, il faudra un autre écran que celui du smartphone (qui est Full HD, rappelons-le), et le XZ2 ne tient pas toujours la cadence, on aperçoit parfois des petites saccades. Le mode Full HD à 60 images par seconde est suffisant et excellent, avec un bon suivi du sujet principal.

compact
La bonne affaire, c’est le XZ2 Compact, une « petite » bombe…

Conclusion: le XZ2 Compact, un maître-achat

Le Xperia XZ2, à 799€ prix de départ, se frotte à une concurrence acharnée et nommée Galaxy S9 de Samsung, Mate 10 Pro de Huawei, iPhone 8 d’Apple. Il a certes gommé son retard au niveau du design, mais il reste relativement classique face à des acteurs qui s’imposent depuis quelques années sur le podium des plus gros vendeurs dans le monde (et en Belgique). Son petit plus à part le fait de filmer en 4K HDR ? Il vibre avec le son lorsque vous regardez une vidéo ou écoutez de la musique. C’est plutôt sympa pour les séries ou les films, d’autant que le son est stéréo (il y a deux petits haut-parleurs, en haut et dans le bas des XZ2: pour un épisode dans le bain, c’est nickel). Est-ce suffisant pour battre Samsung et Huawei ? Pas certain, d’autant que le S9, le Mate 10 Pro ou le P20 sont sortis il y a quelques temps et que leur prix va bientôt baisser.

En réalité, le joli coup de Sony, c’est le Xperia XZ2 Compact. A 599€, il faut le considérer comme un gros concentré de technologique miniaturisé, plutôt que comme un petit smartphone. D’autant plus qu’à part une batterie moins imposante (et le fait de vibrer avec la musique…), il est identique à son grand frère en tous points. On lui préfère de plus son dos à la finition mate et non brillante comme son grand frère, ce qui évite les traces de doigts. Le XZ2 Compact est, avec l’iPhone SE dont on annonce une nouvelle édition, le dernier smartphone de taille modeste à être équipé des technologies les plus performantes.

On ne reprochera qu’une seule chose à ces deux smartphones: le positionnement du capteur d’empreinte digitale, pratiquement au milieu du dos de l’appareil pour le XZ2. Votre index ne tombera jamais dessus naturellement. Notez également que le XZ2 Compact fait un peu « petit gros », car il est arrondi à l’arrière tout en étant de taille raisonnable :gros

Galerie photos – XZ2









Galerie photos XZ2 Compact :











MATCH au sommet: Huawei P20 Pro vs. Samsung Galaxy S9 (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 5 avril 2018 08h20 | Ajouter un commentaire

On a réuni les deux meilleurs smartphones Android de l'année: le Huawei P20 Pro dépasse-t-il vraiment le Samsung Galaxy S9+ ? (vidéo)

Pour la première fois, le constructeur chinois Huawei, pointure mondiale au niveau des télécoms, rivalise avec Samsung, le plus populaire des fabricants de smartphones (et de TV, de tablette, etc…). Au point de le dépasser ? Réponse dans le duel au sommet que j’ai réussi à réaliser…

A moins d’une énorme surprise, les deux meilleurs smartphones Android de la première partie de l’année 2018 (les plus chers, aussi) sont le Galaxy S9 de Samsung et le Huawei P20. Le premier a été présenté au Mobile World Congress en février, le second en mars lors d’un évènement dédié à Paris.

RTL info a réunir les deux ‘flagship’ Android les plus populaires pour un match exclusif entre deux grand concurrents au niveau mondial: le P20 Pro (899€) et le Galaxy S9+ (949€). Sachez par ailleurs que Samsung se dispute la place de vendeur de smartphone N.1 en Belgique avec Apple, tandis que Huawei grappille chaque année des parts de marché, et les suit désormais d’assez près sur le podium.

match016
Le P20 Pro d’Huawei, vraiment au-dessus du S9+ de Samsung ?

DESIGN: AVANTAGE SAMSUNG

Il est toujours délicat de dire si un smartphone est plus beau qu’un autre. C’est avant tout une affaire de goût, et de couleur. La ‘jeune’ marque Huawei n’est pas encore assez mature pour imposer et suivre un design qui lui est propre. Chaque année, elle revoit donc sa copie. Les P20 ont adopté le design ‘notch’ (encoche) sur la face avant, augmentant la surface utile de l’écran. On adore ou on déteste. Personnellement, je pense que c’est pratique pour placer des icônes de notification en dehors de la zone principale, et que ça donne un côté très moderne qui rappelle forcément l’iPhone X, le premier à oser arborer le ‘notch’. De son côté, Samsung a été très (très) prudent dans son design. A part quelques millimètres de surface d’écran supplémentaire sur l’avant, et un capteur d’empreinte mieux situé à l’arrière, le design du S9 ressemble de près comme de loin à celui du S8. Samsung, comme Apple, a l’avantage d’avoir déjà une image de marque très forte dans le monde, et peut se permettre de conserver un design et de l’étaler sur l’entièreté de sa gamme. Au final, difficile de les départager. Ils sont d’ailleurs tous les deux en verres des deux côtés, et ont des couleurs sympathiques (bleu, lila, etc). Samsung garde sans doute un léger avantage avec son écran courbé sur les côtés, qui fait toujours son petit effet, et une finition légèrement plus maîtrisée (depuis le temps…).

match020
Design connu et finition irréprochable chez Samsung

FICHE TECHNIQUE: AVANTAGE HUAWEI

Sans surprise, on est dans le très haut-de-gamme et en termes de puissance brute, les deux smartphones se valent, même s’ils utilisent des puces différentes, fabriquées en interne par ailleurs (chacun a sa filiale). L’étanchéité est de mise de part et d’autre. Le bel écran AMOLED de Samsung a plus de pixels (2960 x 1440 contre 2240 x 1080) que l’OLED de Huawei, et affiche donc plus d’infos à l’écran, mais il faut les mettre côte à côte pour s’en apercevoir. La différence principale se situe finalement au niveau du stockage interne (128GB sur le P20, 64GB mais avec un slot microSD sur le S9) et des capteurs photos: il y en a 3 à l’arrière sur le P20 Pro et 2 sur le S9+ (un seul sur le S9 standard). La batterie est également plus imposante chez Huawei: 4.000 mAh, de quoi tenir deux jours en utilisation moyenne, une grosse journée en utilisation constante. Samsung se contente d’une batterie de 3.500 mAh, et la différence se ressent rapidement.  Le capteur d’empreinte de Samsung, même s’il est mieux situé que l’an dernier, est difficile à trouver, car juste en-dessous des lentilles que l’on salira à chaque coup. Celui de Huawei est dans le bas de la face avant et demande une fameuse torsion du pouce. Donc on optera pour les déverrouillages avec reconnaissance faciale. Et à ce petit jeu, le P20 est à nouveau le grand gagnant: il se déverrouille dès que vous prenez l’appareil en main et l’amener en direction du visage (ou dès que vous appuyez sur le bouton de déverrouillage/allumage). Samsung, lui, affiche d’abord inutilement l’écran de déverrouillage, et perd quelques millisecondes dans la procédure. Le Coréen est peut-être plus sécurisé avec la possibilité de scanner l’iris plutôt que de reconnaître le visage, mais c’est encore plus long… Donc au niveau de la fiche technique, il n’y a pas photo, c’est Huawei qui s’impose. Alors qu’il coûte 50€ de moins.

bixby
L’assitant Bixby de Samsung est partout, mais il est lourd, et ne comprend pas le français

INTERFACE: AVANTAGE HUAWEI

Présent depuis très longtemps sur le marché du smartphone, Samsung a ajouté des couches et des couches d’applications et de logiciels maison sur un Android à peine reconnaissable. A nouveau, ça lui confère une image de marque forte et reconnaissable, et ça lui permet de mettre en avant ses nombreux services disponibles (l’assistant personnel Bixby toujours pas disponible en français mais très envahissant, Samsung Gear pour ses montres, Smart-Things pour la maison connectée, un navigateur internet, des tas de sauvegardes dans le cloud, etc). Pour l’utilisateur lambda, ça alourdit la prise en main initiale, et on passe la première journée à accepter qu’un tas d’applications/services puisse accéder à toutes les fonctionnalités du téléphone (SMS, contact, localisation, etc). Pour ceux qui ne jurent que par Samsung depuis le début, c’est sans doute pratique car ils retrouveront tout ce dont ils ont besoin rapidement. Pour les autres, c’est vraiment très envahissant même si, soyons clair, la surcouche est un exemple de fluidité et d’ergonomie, sans défaut… Huawei est beaucoup plus soft à ce niveau-là, et on se rapproche d’une interface Android traditionnelle. Google est bien plus présent, et c’est tant mieux car ça permet de passer d’une marque à l’autre, même d’aller chez Apple, sans perdre données, photos, contacts et favoris dans le navigateur. Le Chinois, cependant, semble suivre la même voie que Samsung pour imposer davantage son écosystème (on parle d’un assistant maison), mais pour l’instant ça se limite à « Health » pour la santé, et le cloud pour les données. C’est donc nettement moins envahissant. On regrette néanmoins que l’interface chinoise soit toujours aussi sobre et sérieuse, même si elle est aussi plus légère, plus simple.

cave
Une photo prise avec le P20 Pro en zoomant, dans une cave très peu éclairée

PHOTO: AVANTAGE HUAWEI

Les critiques sont unanimes: le P20 Pro marque une petite révolution au niveau de la prise de vue sur smartphone. Trois capteurs animés par une intelligence artificielle présente matériellement dans la puce Kirin 970: voilà le secret de Huawei. Et ça marche, surtout au niveau des capacités à reproduire fidèlement une scène dans la pénombre, et à zoomer (jusque x5) tout en gardant une netteté exemplaire. On en a beaucoup parlé dans cet articlePas de chance pour Samsung, qui avait utilisé le slogan ‘La photo réinventée’ à la sortie du S9, quelques semaines plus tôt. D’autant plus que les capacités du S9 sont excellentes en termes de photo, dans la pénombre également, grâce à un capteur à ouverture variable pour laisser entrer plus ou moins de lumière selon les circonstances. Mais le P20 Pro est un cran au-dessus, également au niveau d’autres détails techniques un peu complexes. Notez que les deux smartphones proposent le ‘super slow motion’, qui permet de filmer une séquence en 960 images par seconde, pour des ralentis très esthétiques quand vous filmez une scène en mouvement rapide (ce qui est plutôt rare…). Celui de Samsung est plus pratique à utiliser car on peut choisir à quel moment le super slow motion se met effectivement en route.

match006
Le P20 Pro et son ‘notch’ ont pris le dessus sur Samsung…

CONCLUSIONS: HUAWEI S’IMPOSE

Le bilan est assez simple à tirer si vous avez lu tout ce qui précède. Le P20 Pro de Huawei, qui coûte 50€ de moins que le Galaxy S9+  de Samsung, vous en donne davantage pour votre argent. C’est surtout au niveau de la photo, argument clé du haut-de-gamme, qu’il surpasse son concurrent.

Comprenez-nous bien: il est difficile de trouver de vrais défauts au Samsung Galaxy S9, un smartphone très maîtrisé, qui ne prend cependant aucun risque par rapport à ses prédécesseurs. L’interface maison avec un assistant personnel très encombrant, et la reconnaissance faciale moins pratique, ne sont que des détails. Le géant coréen reste l’un des maîtres d’Android, et écoulera sans doute le plus de smartphone en 2018 en Belgique, où il restera encore le plus populaire.

Mais Huawei a franchi une étape supplémentaire cette année, dans sa course folle vers la première marche du podium (annoncée pour 2020…). Le P20 Pro, en effet, est pour la première fois, d’après notre analyse, plus performant que le haut-de-gamme de Samsung. Il est donc le meilleur smartphone Android de la première moitié de l’année 2018.

 

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

Image actuelle

Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

hb
Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

he
La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

hbas
Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !

 

Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux avec le logo ‘Android One’ ont un gros avantage

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 8 janvier 2018 11h43 | Ajouter un commentaire

Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux qui affichent le logo 'Android One' promettent 2 ans de mises à jour, et c'est plus important que vous ne l'imaginez !

J’ai essayé le HTC U11 Life, un smartphone au rapport qualité-prix assez moyen (379€), mais qui a une caractéristique unique sur le marché belge: il fait partie du ‘programme’ Android One.

Je le répète depuis toujours: la grande faiblesse des smartphones sous Android, hormis ceux, assez chers hélas, conçus par Google (les Nexus d’abord, les Pixel ensuite), c’est la lenteur des mises-à-jour du système d’exploitation, Android. Voire l’inexistence de ces mises-à-jour, dans le cas des smartphones entrée et moyen de gamme, qui représentent l’écrasante majorité des appareils Android en circulation.

Or, que ce soit au niveau des correctifs de stabilité et de sécurité, ou de l’ajout de fonctionnalités, les mises-à-jour sont cruciales. Google en publie d’ailleurs des petites tous les mois au niveau d’Android, mais c’est aux constructeurs, ensuite, de les intégrer et de les déployer. Mais ceux-ci le font rarement…

Vous l’aurez compris, la plupart des appareils Android en circulation, contrairement aux iPhone, sont vulnérables aux failles de sécurité, mais surtout ne bénéficient pratiquement jamais des mises-à-jours annuelles d’Android.

Pour remédier à cela, il y a des efforts qui sont faits par Google pour que les correctifs de sécurité soient indépendants du reste d’une mise-à-jour, et donc qu’ils puissent être téléchargés sans passer par le constructeur. C’est ce qu’on appelle le projet Treble, et il concernerait les Android à partir de la version 8, sortie il y a quelques mois seulement et donc pas encore très répandue.

htc006
Du pur Android 8.0…

Android One

Parallèlement à cela, Google, en partenariat avec plusieurs marques, dont HTC dont il a récemment racheté une partie des brevets et du personnel, a déployé le ‘programme’ Android One. On a pu mettre la main quelques jours sur le U11 Life, le premier à en faire partie et à être commercialisé officiellement en Belgique.

Le logo ‘android one’ est apposé clairement à l’arrière de l’appareil. Et quand on l’allume, on est dans du 100% Android stock, c’est-à-dire la version pure d’Android, celle développée par Google (et ensuite customisée par les constructeurs, hélas).

Difficile de critiquer l’interface pure d’Android. Elle est homogène au niveau des icônes d’application, des menus, et toutes les fonctions d’Android, comme l’Assistant vocal désormais disponible en Belgique francophone, sont parfaitement intégrées.

A la base, l’idée de Google était, on l’imagine, de proposer des expériences Android dites « pures » pour un prix moins élevé que les Pixel qu’il développe et commercialise lui-même (à plus de 700€). Mais avec HTC, le rapport qualité-prix est rarement exceptionnel, c’est une vieille habitude.

htc004
Un appareil photo moyen, un smartphone moyen

Un peu cher…

A 379€, je trouve le U11 Life un peu cher. Sa finition en plastique brillant et sa légèreté ne font pas spécialement rêver. Pas plus que sa fiche technique: 32 GB de stockage interne (20 utilisables réellement dès l’allumage), 3 GB de RAM, puce Snapdragon 630, batterie de 2.600 mAh. La partie photo n’a rien de terrible non plus, le capteur 16 MP est vite perdu dans le bruit dès qu’on n’est pas en plein jour. Pour quelques euros de plus, il existe des configurations bien plus musclée.

Mais les angles arrondis et le format 5,2″ assurent une prise en confortable. J’aurais juste aimé que l’écran occupe un peu plus de place sur la face avant, une tendance qui se généralise et qui n’est pas qu’esthétique. Heureusement, les boutons Android se situent en-dessous de cet écran, lui laissant un peu plus de place.

Autre remarque positive: la fonction ‘squeeze’ propre à HTC est embarquée: elle permet de lancer deux actions distinctes (appareil photo, torche, etc), selon que vous pressez brièvement ou longuement les bords, même lorsque l’appareil est en veille. Une option rapidement indispensable, et sans conteste le moyen le plus rapide d’interagir avec un smartphone.

htc001
Tout en courbes, heureusement

Conclusion

Vous l’aurez compris, pas vraiment le roi du rapport qualité-prix en cette fin d’année, le HTC U11 Life a pour principal intérêt de faire partie de la liste des smartphones garantis Android One, et d’être commercialisé officiellement en Belgique.

C’est de l’Android pure, sans application maison ni surcouche logicielle et graphique ajoutée par le constructeur. Google promet « au moins deux ans de mises-à-jour logicielle« , ça veut dire que le U11 équipé d’Android 8.0 passera en 8.1 dans quelques mois, en 9.0 dans un an, et en 10 dans deux ans. Avec toutes les nouveautés logicielles que cela implique chaque année, et les correctifs de sécurité tous les mois. Plus sûr, plus fiable et évoluant régulièrement… c’est un bel argument de vente dans l’immense marché que représentent les smartphones sous Android.

Si l’importation de smartphone ne vous effraie pas (pas vraiment de service après-vente…), essayez de trouver le Xiaomi Mi A1, un autre appareil de la gamme Android One. Lancé en juillet à 289€, on le trouve à 179€ sur Gearbest, une boutique en ligne chinoise relativement fiable qui exporte vers la Belgique. La fiche technique est pratiquement identique à celle du HTC U11 Ultra…




Fitbit, le N.1 du bracelet d’activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 décembre 2017 16h51 | Ajouter un commentaire

Fitbit, le N.1 du bracelet d'activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

En sortant l’Ionic, le N.1 du bracelet connecté fait un pas en direction de la smartwatch, un marché boudé par le grand public. Le pari, risqué, est-il réussi ?

Véritable bulle il y a quelques années, le petit monde du wearable (ces objets connectés que l’on porte sur soi) a fait des dégâts. Il a fait dépenser des millions de dollars à des entreprises comme LG ou Motorola (Lenovo), qui ont fini par jeter leur smartwatchsous Android à la poubelle.

Certains gros poissons croient encore à la montre connectée encombrante et multifonctionnelle que l’on recharge tous les soirs, mais peinent à trouver un public de masse. Apple, Samsung et Huawei ne misent pas énormément sur ce secteur pour gonfler leur chiffre d’affaire, mais bien plus pour soigner leur image de marque et ne pas laisser le marché à la concurrence.

Un seul acteur semble tirer son épingle du jeu: Fitbit. Il y a quelques mois, on vous avait parlé du Alta HR, un excellent compromis entre suivi d’activité (notamment grâce au capteur de pulsation intégré), de santé, de sommeil ; coach sportif avec une application bien foutue pour vous aider à atteindre vos objectifs de perte de poids ; et bracelet connecté minimaliste qui vous prévient en cas d’appel ou de message, et vous réveille silencieusement, le tout en vibrant à votre poignet. Autonomie: 7 jours. Point à la ligne. Circulez, la concurrence est larguée. Le Alta HR reste LE bracelet d’activité de l’année et son prix a baissé: on le trouve à 122€ chez Vandenborre, par exemple.

Mais Fitbit, qui investit encore et toujours pour se développer rapidement et occuper toute la place disponible tant que les autres pataugent un peu, n’en reste pas là. Il a sorti l’automne dernier l’Ionic, qui ressemble davantage à une smartwatch. Le pari n’est-il pas très risqué vu ce que l’on vient de dire ?

fitbit008
Un large bracelet mais une épaisseur contenue

Un bracelet d’activité…

On a dû réfléchir un peu pour ranger l’Ionic dans la catégorie des bracelets connectés, limités en termes de fonctions mais bon marché et avec une autonomie d’environ une semaine, ou celle des grosses ‘smartwatch’, gadgets pour jeunes geeks (ou ceux qui passent leur journée à vélo et ne peuvent pas sortir leur smartphone).

Une interrogation logique: l’Ionic est parfaitement entre les deux catégories.

On retrouve forcément tout ce que Fitbit fait très bien depuis quelques années en terme de bracelet: un suivi pointu de l’activité physique (détection automatique des efforts, nombre de pas et, nouveauté, d’étages gravis), du sommeil ; sans oublier cette application souvent mise à jour et d’excellente facture, configurable à souhait.

Mais il y a mieux, cette année.

… ET une smartwatch

En 2016, la Fitbit Blaze, peu vendue chez nous, avait en effet introduit l’écran couleur assez large et tactile sur ses bracelets.

L’Ionic va cependant nettement plus loin dans le côté ‘smart’, en se dotant d’un réel magasin d’applications (celles de Fitbit mais aussi celle des ampoules connectées de Philips, du New-York Times, de Yelp, Flipboard, etc). L’entreprise américaine a dû mettre au point ce qu’on appelle un SDK(Software Development Kit) afin que les développeurs d’applications puissent en proposer sur Fitbit OS, le nouveau système d’exploitation qui équipe l’Ionic.

Au-delà de ces applications pour l’instant peu nombreuses (seul un large succès international attirera les développeurs d’application, et on n’y est sans doute pas encore), il y a bien sûr le fait que le petit écran d’environ 2 centimètres carrés (250 x 348 pixels) affiche bien plus d’infos que les autres bracelets de Fitbit.

On peut par exemple lancer une activité sportive bien spécifique pour que la montre analyse intelligemment les mouvements et le rythme cardiaque, ou active le GPS si vous allez courir. Notez bien que les autres bracelets de Fitbit, y compris la Blaze, n’ont pas leur propre puce GPS: ils doivent être reliés au smartphone en permanence pour suivre votre parcours. Avec l’Ionic, vous pouvez laisser le smartphone dans la voiture quand vous allez faire un tour en courant ou à vélo. Raison pour laquelle il y a également une petite mémoire embarquée permettant « de stocker plus de 300 » chansons, d’après Fitbit.

Ajoutez à cela les notifications: vous pouvez afficher toutes celles qui le sont sur votre smartphone, mais elles sont passives. Impossible cependant de répondre à un message, ou d’interagir avec une notification intelligente.

Sans oublier le NFC pour le paiement sans contact, même si notre pays n’est pas (encore) pris en charge par Fitbit Pay. Le principe est toujours le même: relier sa carte de crédit/débit à l’application Fitbit, puis payer avec son Ionic dès que vous voyez un terminal équipé du sigle ‘sans-fil’.

Enfin, il est possible de régler l’alarme sans passer par l’application, ce qui est pratique. Afficher ses stats est également nettement plus lisible également que sur l’Alta HR, comme vous l’imaginez.

Donc oui, l’Ionic est une smartwatch, mais avec tous les avantages d’un bracelet de suivi d’activité.

appli
La liste et le magasin d’applications de Fitbit OS

Conclusion

L’Ionic est bel et bien la première ‘smartwatch’ de Fitbit, avec son écran tactile, son magasin d’applications, son GPS intégré et sa mémoire de stockage intégrée. Cette catégorie de produits faisant plutôt fuir les foules qui imaginent des grosses montres à l’autonomie de 8 heures, l’entreprise américaine ne devrait pas trop en parler.

Car l’Ionic, c’est avant tout un excellent bracelet de suivi d’activité, de sommeil, de sport, avec une autonomie qui reste très raisonnable: on a tenu 5 jours sans problème.

Fitbit a réussi l’exploit d’ajouter à ce discret bracelet d’activité une puce GPS, une puce NFC, 4 GB de mémoire et un système d’exploitation offrant des fonctions ‘smartwatch’ qui pourraient, à terme et si de grands acteurs tiers prennent la peine de développer une application pour Fitbit OS.

Son prix de 349€ est évidemment plus élevé que le reste de la gamme Fitbit, et se rapproche de celui des smartwatch. Celles-ci ont nettement plus d’applications performantes, des notifications avec lesquelles on peut interagir (alors que la Fitbit ne fait que les afficher), mais ont deux gros défauts: un encombrement important et une autonomie ridicule de quelques heures…

A nos yeux, le pari risqué de Fitbit est pour l’instant réussi.









Wiko, la marque « française » de smartphones à bas prix, essaie de monter en gamme

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 11 décembre 2017 09h00 | Ajouter un commentaire

Wiko, la marque L’un se démarque par un écran au format 18:9 jusqu’à présent réservé à l’élite, l’autre par une configuration musclée: RTL info a jeté un œil aux View XL et Wim, deux smartphones qui représentent peut-être un tournant dans la stratégie de la marque (commercialement) française Wiko.

On vous a déjà parlé plusieurs fois de la marque Wiko, qui possède des bureaux à Marseille où le design et le marketing, notamment, prennent place. 250 personnes y travaillent. A ce titre, on peut dire que Wiko est l’une des rares entreprises européennes à ce point impliquées dans la commercialisation de smartphones. 250 autres personnes travaillent pour Wiko ailleurs dans le monde.

Mais ne nous leurrons pas: la société française est en réalité la filiale d’un géant chinois inconnu chez nous, Tinno Mobile, qui est à l’initiative de sa naissance et possède 95% des parts. Tinno Mobile, basé à Shenzhen (tout comme Foxconn, Huawei, etc), fabrique des smartphones Android depuis 2005 pour le compte de nombreuses filiales ‘locales’, dont Wiko pour l’Europe.

Habituée des rayons ‘low-cost’ depuis ses débuts, Wiko tente petit-à-petit de monter en gamme et en qualité. Car c’est bien là qu’on gagne de l’argent. Sur un entrée de gamme à 99€, il n’y a que quelques euros de bénéfice, et encore… Voilà donc les Wiko View XL et Wim, qui sont passés par les bureaux de RTL info pour une petite analyse.

view_prime
Le View XL à gauche, le Wim à droite

Le Wim déçoit sur les photos…

Le Wim est un smartphone lancé à 399€ en septembre dernier. Un tarif où l’on trouve les plus grandes marques. Le Wim a une fiche technique relativement conforme à cette gamme de prix: écran de 5,5 pouces AMOLED Full HD, puce Snapdragon 626 à 8 cœurs, 4 Go de RAM, 64 GB de stockage (+ carte microSD), deux capteurs de 13 Mpx à l’arrière (et 16 Mpx à l’avant), batterie de 3 200 mAh, Android 7.1 Nougat et surcouche Wiko avec pas mal d’applications maison (un peu trop, même).

Le capteur d’empreinte à l’avant est assez rapide (moins que chez les grands fabricants, cependant), mais on regrette deux choses au niveau du design: l’utilisation du plastique à l’arrière, qui dénote un peu à 399€, et la face avant où l’écran n’occupe que 71%, à cause de bords assez importants de tous les côtés. De plus, les boutons Android sont logiciels, donc intégrés à l’écran, alors qu’ils auraient pu être disposés de part et d’autres du capteur/bouton d’accueil. Mais ce sont des détails.

L’autre défaut, c’est la partie photo. Les deux capteurs permettent certes de jouer sur l’effet de profondeur (a posteriori) et de flouter avant ou arrière-plan, mais les couleurs nous semblent anormalement chaudes et surexposées. Sans parler du gros ralentissement constaté entre la prise de vue et la disponibilité de la photo: presque 4 secondes, car il faut que le processeur fusionne les deux images (une par capteur), et celui de Wiko est visiblement un peu à la traîne.

Pour le reste, l’interface sous Android 7.1 légèrement retouchée est toujours aussi sympa chez Wiko. Colorée, fun et pratique, les plus jeunes apprécieront. En plus, elle est très fluide. Quant à l’écran AMOLED, il tient ses promesses avec des couleurs vives et des noirs profonds.

wiko001
Côté photo, ce n’est pas la panacée, même pour le Wim, à droite, et son double capteur

Le View fait chuter le prix du 18:9

De son côté, le View XL de Wiko a pour principal avantage de proposer un écran au format allongé 18:9 (comme le font Samsung, Huawei et LG depuis peu) à un tarif très abordable. Il ne coûte en effet que 230€ (la version standard du View a été lancée à 180€ avec 16 GB de stockage, et 200€ avec 32 GB).

Sans surprise, dans cette gamme de prix, il y a des limites au niveau de la qualité de l’écran et des photos, et de la fluidité de l’interface. La faute à l’écran HD et à la puce Snapdragon 425, principalement.

Pour résumer, c’est assez moyen, ni bon, ni mauvais. Quoi que l’écran n’est vraiment pas terrible: les noirs sont gris, les couleurs ternes et l’angle de vue catastrophique (dès que vous ne regardez pas l’appareil bien en face, ça se remarque; voir les photos ci-dessous).

L’intérêt des View est donc uniquement d’avoir l’air cool avec un écran allongé, qui il est vrai rend la lecture des vidéos assez sympa, et augmente la surface de l’écran par rapport à la face avant. Autre bon point: la finition est métallique dans le dos, ce qui confère un look plus premium, même si l’assemblage est hasardeux (ça clicote parfois, comme on dit).

wiko009
Le seul avantage du View XL: un format 18:9 à prix cassé

Conclusion

Que penser de cette incursion de Wiko, marque qui a bâti sa réputation sur le low-cost, dans le segment premium (ou celui du design premium) ?

Difficile de trancher. Le Wim est clairement un appareil réussi: il est réactif, bien fini et avec un écran AMOLED qui fait la différence. Mais son prix de base est de 399€, et la concurrence, qui a une meilleure réputation, est rude à ce niveau. Pour ne citer qu’eux: LG G6 et Nokia 8 dont le prix a fort baissé dernièrement, Moto Z2 Play, HTC U Ultra.

Le View XL, lancé à 230€, n’a d’intérêt que son écran allongé 18:9 très à la mode. Le reste ne se démarque pas assez pour taper dans l’œil du consommateur.

Petit détail agaçant: ces deux Wiko n’optent toujours pas pour le connecteur USB Type-C réversible et plus rapide, mais toujours pour le vieux micro-USB.

Heureusement pour Wiko, les prix ont déjà baissé en quelques semaines. Difficile de savoir si c’est permanent, mais on trouve le Wim en promo à 299€ un peu partout sur le web (des marchands très sérieux comme Amazon), et le View XL à 199€. A ces prix-là, évidemment, on a tendance à donner un étoile de plus à ces deux smartphones un peu français.

Pour info, Wiko est toujours la deuxième marque de smartphone la plus vendue en France, en 2017 (19%, chiffres Gfk fournis par Wiko). Et en Europe comme en Belgique, elle occupe la 4e place.

Plus de photos: le View XL en version dorée (à gauche)
et le Wim en version noire (à droite):








Deux semaines avec le Galaxy Note 8: la star de l’année ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 20 octobre 2017 10h10 | Ajouter un commentaire

rez001

Le vaisseau amiral de Samsung, le Galaxy Note 8, est le smartphone de tous les superlatifs. Sorti en août dernier à New-York (nous y étions), il est le plus grand appareil de la gamme sud-coréenne, et nous a surpris en premier lieu par un prix de vente élevé: 999€.

Nous avons pu mettre la main dessus dernièrement, pour l’utiliser durant deux semaines. Voici nos dernières impressions.

ON A AIMÉ

C’est sans conteste l’un des plus beaux smartphones de l’année, avec son écran vraiment borderless (sur les côtés) et arrondi. Le format 18:9 permet d’afficher confortablement une grande surface de travail (1440 x 2960 pixels) tout en restant facile à prendre en main, car pas trop large. L’écran ‘Inifinity Display’ fait mouche. C’est impressionnant à plus d’un titre.

A force d’utiliser son stylet intelligent intégré, on en viendrait presque à lui trouver une réelle utilité. Celui-ci se retire très facilement et dès que c’est le cas (où lorsqu’on appuie sur son bouton), un petit menu apparait et permet plusieurs options (capture intelligente, note rapide, etc). On n’a rien trouvé de plus rapide et plus précis pour capturer et partager rapidement une sélection d’un écran. Le côté ‘note manuscrite’ et ‘dessin’, ça reste à nos yeux réservé à une petite partie de la population.

rez008

Le Note 8 a l’un des meilleurs double capteur photo. Samsung a choisi un système qui repose sur deux focales différentes. On trouve un module grand-angle en capteur 12 Mpx (1/2,55″)  et  une optique stabilisée équivalente à un 26 mm et ouvrant à f/1,7. Le second module s’appuie lui aussi sur un capteur 12 Mpx (plus petit, 1/3,6″) et une optique équivalente à un 52 mm ouvrant à f/2,6. Derrière ces chiffres barbares, il y a la réalité: des photos de très bonne facture, surtout en plein jour. Dès qu’il fait plus sombre, comme les autres, il se plante un peu.

Malgré une batterie de « seulement » 3300 mAh, Samsung maîtrise tellement bien son Android customisé que l’autonomie est très bonne. On approche les deux journées d’utilisation si on ne regarde Netflix en 4G pendant 1 heure. Et ça, c’est beau. Ceci dit, Huawei est parvenu à mettre 4.000 mAh dans son dernier Mate 10 Pro, et atteint facilement les deux journées d’utilisation.

ON A MOINS AIMÉ

Samsung n’ayant plus de place sur la face avant de son smartphone, il a du trouver une parade. Comme sur le S8, le capteur d’empreinte digitale pour le déverrouillage est à l’arrière, à côté de l’appareil photo. Ce n’est vraiment pas le bon endroit: beaucoup trop haut, il oblige à se tordre le poignet pour que l’index tombe dessus, par hasard qui plus est. Pourquoi ne pas l’avoir mis en-dessous, comme la concurrence ? Ce problème nous oblige à chercher d’autres méthodes de déverrouillage, dont la reconnaissance faciale ou d’iris, mais c’est fastidieux, ça prend trop de temps et ça dépend souvent des conditions lumineuses ou de la position de votre smartphone par rapport à votre tête. Bref, c’est irritant.

rez006

Alors que les premiers smartphones sous Android 8 débarquent, le Note 8 se contente d’Android 7 avec une grosse surcouche logicielle de Samsung, qui nous prive par exemple du « menu contextuel » disponible quand on laisse son doigt sur une icône d’application. Le logiciel est cependant un modèle de stabilité et de rapidité, mais pourquoi ne pas laisser un peu plus de place à Google, qui est plus simple au niveau du cloud (galerie photo, contact, agenda, etc) ?

CONCLUSION

Le Note 8 est sans conteste l’un des meilleurs smartphones de l’année. Sa finition, son concept borderless poussé au maximum au niveau de l’écran, son stylet intégré unique en son genre, en font un appareil à part, plus exotique que le Mate 10 Pro que Huawei vient de sortir.

Mais à 999€, saura-t-il trouver un public ? Difficile à dire. Le Mate 10 Pro est 200€ moins cher, avec quelques bons arguments lui aussi…

rez007 rez005 rez004 rez002 rez001

Comment fabrique-t-on un smartphone ? [VIDEO]

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 octobre 2017 14h35 | Ajouter un commentaire

Le géant Huawei a ouvert les portes de ses installations chinoises à quelques médias, dont RTL info, pour montrer les coulisses de la fabrication d’un smartphone. Cet appareil qui prend de plus en plus de place dans notre quotidien n’aura plus de secret pour vous…

Les smartphones sont devenus des éléments incontournables de notre vie quotidienne. Difficile de s’en passer pour communiquer, se divertir, avoir sa carte d’embarquement pour un vol, prendre des photos ou des vidéos. Cette liste est non-exhaustive.

RTL info a voulu en savoir plus sur la manière dont sont conçus ces précieux compagnons de tous les jours, que les propriétaires remplacent en moyenne tous les deux ans. Où sont-ils fabriqués ? Et comment ?

shenzen
Shenzhen, la Chine des grandes villes, riche et occidentalisée

Shenzhen, Huawei… même combat

Pour le savoir, on s’est rendu à Shenzhen, capitale chinoise des nouvelles technologies. Il y a une vingtaine d’années, voyant la Silicon Valley détenir les clés de l’économie numérique, le gouvernement chinois a participé à la transformation de ce village de pêcheurs en riche mégapole ou s’est implanté, notamment, le géant des télécoms Huawei. Parmi les autres grands noms présents dans cette ville de 16 millions d’habitants, on note Foxconn (dont l’usine ici fabrique entre autres l’iPhone, rien que ça…), ZTE, Tenzen, DJI, etc…

Huawei, devenu N.2 mondial (derrière Samsung) en termes du nombre de smartphones vendus dans le monde en 2017, nous a ouvert les portes de ses usines et centres de recherche et développement durant quelques jours cet automne.

La marque est justement née à Shenzhen il y a 30 ans, dans de modestes bureaux. Aujourd’hui, l’entreprise est devenue un acteur majeur dans les télécommunications, un domaine auquel elle a choisi de se limiter (pas de machine à laver ni de télévision…). Un modèle atypique, avec une rotation des trois CEO tous les 6 mois, le fait que Huawei soit détenu à 1% par son fondateur, mais à 99% par les employés (pas en bourse), sa manière de répartir ses infrastructures et ses partenariats partout dans le monde, tout en gardant une identité chinoise.

On parle de 180.000 employés dans le monde, dont 79.000 dans 15 centres de recherche et développement éparpillés un peu partout dans le monde. Sur Shenzhen où nous avons visité le ‘campus’ de Huawei, il y a environ 40.000 personnes qui travaillent, dans d’innombrables bureaux, mais également dans le centre de formation (‘Huawei University’), un gigantesque laboratoire sous-terrain pour tester le matériel dans toutes les conditions possibles et imaginables, etc. Tout cela nécessite par exemple des cantines capables d’accueillir 1.000 employés à la fois en 30 minutes, des dizaines de restaurants, des supérettes, des navettes (minibus) permanentes pour que les employés rejoignent les différentes sites du groupe, et bientôt… un hôtel (en cours de construction).

Bref, Huawei, comme Shenzhen, sont des mastodontes asiatiques à la capacité de production, de création et d’innovation uniques au monde.

infr
Une partie des infrastructures de Huawei en Chine (dont le QG, au fond à gauche)

Tout ça pour quoi ? Voici comment on conçoit un smartphone

Beaucoup l’ignorent mais à l’origine, Huawei est un fabricant de matériel de télécommunication (les antennes GSM mais aussi tout le matériel qui va avec). Les choses ont un peu changé depuis que le géant chinois a décidé de vendre des smartphones. Aujourd’hui, 40% du chiffre d’affaire provient de la vente de téléphones, et même plus de 50% en Belgique, où Huawei a vendu 525.000 smartphones en 2016, sur un marché d’environ 3,1 millions d’appareils annuellement.

On a profité de notre voyage à Shenzhen pour comprendre le processus de fabrication d’un smartphone. En réalité, c’est nettement plus long que ce qu’on pense. Il faut déjà 6 mois pour faire des tests auprès de tous les opérateurs avant la mise en production finale. Des modèles – dont le design est alors camouflé par une coque impossible à enlever – sont envoyés dans chaque pays pour que les opérateurs effectuent des tests. Le design ayant une importance capitale dans la manière dont les antennes du smartphone communiqueront avec celles installées dans notre pays, il doit être défini (et donc l’appareil construit) quelques mois avant ces tests, d’après nous.

Vous l’aurez compris, la partie ‘conception’ et ‘design’ n’est pas vraiment accessible aux journalistes, car Huawei est occupé actuellement avec les modèles qui sortiront en 2018 voire en 2019.

labo
Une des nombreuses machines de torture des smartphones avant leur production de masse

Le laboratoire de test

Le fabricant chinois nous a heureusement fait visiter quelques uns de ses sites de productions basés près de Shenzhen.

Une fois que les premiers prototypes sont fabriqués, vient la lourde et longue phase de test du smartphone mais également des accessoires fournis, comme le chargeur. Au-delà de la simple sécurité de la batterie dont on a beaucoup parlé l’an dernier, il y a d’innombrables conditions ordinaires ou extraordinaires qui doivent être simulées par Huawei.

Dans ses laboratoires de Cloud Park, à une heure du centre de Shenzhen, plusieurs grandes salles accueillent diverses machines de tortures: un smartphone lancé à terre, mis dans une poche arrière sur laquelle on s’assoit, tombant dans des escaliers ou placés dans des conditions climatiques extrêmes (jusqu’à 130 degrés ou 100% de taux d’humidité)…

Des machines très précises appuient 5.000 fois sur le même bouton, sans arrêt, ou tordent les câbles de chargeur pour tester leur résistance.

prod
Ces grosses machines fabriquent la carte mère à l’aide de microcomposants

La ligne de production

Dès que ces tests sont réussis, direction les usines d’assemblage. Nous avons pu visiter celles de Huawei située à Donguan, à 40 km environ de Shenzhen. Il y a à nouveau un ‘campus’ du géant chinois dans cette ville, qui est par ailleurs en train de s’y construire un nouveau headquarter (siège central), parallèlement à celui de Shenzhen, devenu déjà trop petit…

Nous étions les premiers journalistes à pouvoir pénétrer et voir de près une ligne de production. Il faut savoir que Huawei est la première marque qui permet cela, par un souci d’ouverture, de transparence, d’image positive à véhiculer auprès du public à travers la presse, a-t-on appris en coulisse.

Concrètement, il s’agit en fait de lignes de production et d’assemblage, similaires à celles d’une voiture, par exemple. La ligne fait au total 120 mètres, et une vingtaine de personnes y travaille sur base de deux shifts de 8h. Les machines, elles, fonctionnent 24h sur 24. La moitié de la ligne est automatisée, l’autre pas, par exemple pour certaines vérifications ou opérations qui doivent être manuelles.

caete
Un tapis roulant d’une cinquantaine de mètres accompagne la transformation de la carte-mère en smartphone

Un tapis roulant qui voit la carte-mère devenir un smartphone

Toutes les pièces nécessaires sont emmagasinées dans les machines, et ça commence par la fabrication de la carte-mère, une pièce maîtresse qui accueille et fait communiquer entre eux toutes les pièces d’un smartphone (ou d’un ordinateur, d’ailleurs). On trouve des rouleaux de microcomposants, appelons-la la matière première, qui sont incrustés sur la carte mère par des machines très sophistiquées de marque japonaise ou allemande.

En réalité, la carte effectue un trajet d’une cinquantaine de mètres sur un tapis roulant, et un système mécanique la déplace à travers les machines qui lui ajoutent des pièces.

Après chaque ajout d’une pièce, il y a un passage (toujours automatisé via le tapis roulant), par une machine de test, conçue sur mesure par Huawei cette fois, et la carte-mère, qui ressemble de plus en plus à un smartphone avec l’ajout progressif de l’écran et du cadre, doit recevoir un ‘pass’. Lors de notre passage, il y avait une moyenne de 98,5% de ‘pass’. Les smartphones défectueux sont mis sur le côté et analysés par des ingénieurs.

La fin de la chaîne, c’est la mise en boite individuelle, puis dans les caisses destinées à l’envoi. Un ordinateur leur colle l’étiquette de destination, ce pourrait être le Mediamarkt à côté de chez vous.

Derniers chiffres importants à retenir : il faut environ 36 heures pour construire un Huawei P10, un smartphone haut-de-gamme de la marque. Car des colles spéciales sont utilisées lors de l’assemblage, et elle nécessite un temps de séchage de 24h. Certains tests logiciels prennent également plusieurs heures, car il faut tout vérifier, même si l’appareil sait jouer une vidéo !

Sachez enfin que dans cette usine, 1,5 millions de smartphones sont fabriqués chaque mois. Ce n’est évidemment pas assez pour atteindre la production annuelle de 130 millions de téléphones Huawei (chiffres de 2016). Donc, toujours dans le cas du P10, seuls 10% de la production est en interne. Le reste est sous-traité à des partenaires extérieurs, notamment au géant taïwanais très implanté à Shenzhen, Foxconn (qui assemble par exemple tous les iPhone, mais a malgré tout les capacités d’accepter de nombreux autres clients comme Huawei !).

 

Samsung est définitivement le nouvel Apple: son dernier smartphone coûte 999€

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 30 août 2017 08h14 | Ajouter un commentaire

note8006

Si on ne parle plus de risque de surchauffe de la batterie (il y a désormais un protocole en 8 étapes bien sophistiqué chez Samsung), on ne peut s’empêcher d’être étonné par le prix élevé du nouveau flagship de Samsung. Il est sans doute l’un des meilleurs Android phone du moment, si pas le meilleur, mais les prix « à la Apple » du géant coréen nous paraissent exagérés. J’étais à New-York pour assister au lancement de la ‘bête’.

Les rumeurs n’étaient pas fondées: Samsung n’a pas changé de nom en présentant ce mercredi à New-York le Galaxy Note 8, le ‘jumbo’ de sa gamme, malgré le retrait du marché du Note 7 l’an dernier suite aux explosions de batteries.

Et il a raison: l’affaire n’a finalement pas eu de répercussion sur la santé financière, les ventes et l’image de la marque, qui a redoublé de vigilance au niveau de la sécurité pour tous ses nouveaux smartphones depuis lors. Même les tourments judiciaires de l’héritier de l’empire Samsung, qui a mené à l’éviction de la première dame de Corée du Sud, n’a pas vraiment provoqué de remous…

Dès lors, Samsung a continué comme si de rien n’était, avec un Note 8 reprenant les codes introduits par la marque en 2011, quand elle a lancé le premier modèle de Note (5,3″ à l’époque, tout le monde s’en moquait): une grande taille d’écran, et un stylet pour dessiner ou écrire.

Mais cela suffit-il encore en 2017, alors que toutes les marques sont passées au format XXL avec des prix de plus en plus contenus, et que les S8 et S8 Plus de Samsung, présentés au printemps dernier, se vendent très bien ?

note8007

Fiche technique

Ecran 6,3″ Super Amoled (2960 x 1440 pixels), double capteur photo stabilisé à l’arrière (dont un avec un zoom optique 2x), processeur à 8 cœurs surpuissant Exynos 8895), 6 GB RAM, 64/128/256 GB stockage interne, batterie de 3.300 mAh avec charge rapide et sans-fil, étanchéité complète IP68. A part l’appareil photo et le stylet, c’est une copie presque parfaite du Galaxy S8 Plus.

Qu’offre-t-il de plus ?

En réalité, vu que les analystes estiment que la gamme Note ne représente plus que 5% des ventes de smartphone de Samsung, le Coréen ne risque pas trop gros si le Note 8, 999€ en Belgique, ne se vend pas par milliers. Le Note 8 est devenu une vitrine technologique, à bien y repenser…

Pour se démarquer de la concurrence et justifier son prix, le Note 8 a tout de même du montrer plus que son Infinity Display (écran sans bordure latérale) déjà présent sur les S8, son processeur puissant et son stylet. Même si ces fonctionnalités permettent déjà quelques originalités, comme le multitâche rapide, permettant de lancer simultanément deux applications qui se partagent la hauteur de l’écran.

Il en faut plus quand on atteint les 1.000 euros prix de base, ce qu’Apple uniquement ose faire pour l’instant. Cela commence par un appareil photo qui sera sans doute le meilleur de l’année, même si des tests seront nécessaires pour le confirmer. Samsung passe enfin au double capteur à l’arrière, et il les a bardés d’options. Ils sont de 12 MP, mais chacun est stabilisé, ce qui est une première pour un smartphone. L’un s’occupe du grand angle, et l’autre de la prise de photo standard. Et ils peuvent fonctionner en même temps, vous pouvez prendre deux photos, une normale et une en grand angle. L’autofocus promet d’être ultrarapide, mais c’est ce qu’ils disent tous ! Bien entendu, la présence de deux capteurs permet de jolis portraits avec effet bokeh (la personne est bien nette, le reste est joliment flou)

Parlons du stylet, si cher aux fans de la gamme Note, et ils sont nombreux d’après Samsung. Il offre de nouvelles options pour écrire, dessiner et communiquer. Exemple: vous prenez une photo, et vous ajoutez la mention ‘Hello’. Cela transforme la photo en GIF avec votre écriture qui apparait progressivement. Il est également possible de sélectionner du texte avec le stylet, par exemple sur un site web ou un email, et d’en demander la traduction. Un gadget amusant sur le papier, mais l’utiliserait-on au jour le jour ? Pas sûr…

Enfin, il y a Bixby, présenté sur le S8 mais disponible uniquement maintenant, et en anglais. Il s’agit d’un assistant personnel à la sauce Samsung, mais comme pour le HTC U11, on reste prudent face aux réelles capacités de l’intelligence artificielle à vous aider au jour le jour.

Trop cher

Le Galaxy Note 8 est sans doute l’un des meilleurs smartphones du moment, même s’il tourne sous Android 7.1.1, alors qu’Android 8 arrive dans quelques semaines. Il est probable qu’il faudra attendre la sortie du S9 au printemps 2018 pour voir une mise-à-jour sur le Note 8.

Il est bardé d’options, très grand, très rapide, étanche, avec un écran qui remplit une très grande partie de la face avant, et surtout promet d’excellentes photos.

Mais il a un très gros défaut: Samsung s’est lâché au niveau du prix. Le Samsung Galaxy Note 8 sera disponible en Belgique dès le 15 septembre au prix très élevé de 999€ (avec la station de travail DeX offerte, valeur 149€, en cas de précommande), version 64 GB. Ce sera donc encore plus pour les versions 128 et 256GB.

C’est une augmentation importante par rapport à la génération précédente, qu’on a du mal à justifier sur le papier. En réalité, c’est sans doute une question de positionnement. Le S8 était à 799€, le S8 Plus, finalement très semblable mais sans stylet, à 899€. Il fallait donc être plus cher… Heureusement, à ce prix, vous avez une paire d’écouteurs intras de marque AKG.

 


Le Nokia 3310 est de retour: que vaut-il vraiment ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 8 août 2017 14h52 | Ajouter un commentaire

Mythiques dans nos contrées il y a une vingtaine d’années, les GSM Nokia de type 3210, 3310 ou 3410 ont équipé de nombreux Belges. En 2017, la marque a été ressuscitée, et revient avec un 3310 remanié (59€), et des smartphones sous Android (dont le Nokia 3 à environ 149€). J’ai pu les essayer.

Nokia est de retour en Belgique: que vaut son 3310 version 2017, et son premier smartphone Android ?

C’est une longue saga qu’on résumera en une phrase: Nokia était le roi du GSM dans les années 1990 et 2000, il a raté le virage du smartphone initié par l’iPhone en 2007, il a tenté de rattraper le coup avec des Lumia sous Windows Phone un peu plus tard, Microsoft l’a racheté pour faire de Lumia sa marque de smartphone, mais ça n’a rien donné…

Le groupe Nokia, actif dans les télécoms (réseaux), n’a jamais cessé d’exister. C’est sa division « smartphone » qui a été revendue à Microsoft, puis à HMD Global, une entreprise finlandaise qui tente de ressusciter l’esprit Nokia…

La société est composée d’anciens noms de la téléphonie en provenance de Microsoft ou HTC. Mais finalement, elle ne fait qu’exploiter commercialement la marque Nokia, car c’est bien le géant taïwanais Foxconn (qui assemble les iPhone, notamment) qui se charge de la fabrication et même du pôle recherche et développement.

Difficile de savoir au final qui imagine et conçoit réellement les smartphones Nokia, entre les Asiatiques et les Scandinaves.

3310003
Bleu foncé et gris, rempli de touche: il est de retour, le 3310

De la nostalgie, surtout

Quoi qu’il en soit, HMD Global a fait un petit buzz il y a quelques mois en annonçant une version 2017 du célèbre 3310, un GSM basique qu’un Belge sur trois (environ…) a acheté il y a une vingtaine d’années.

Un appareil iconique, car son prix était raisonnable pour l’époque (plus de 10.000 francs / 250€ tout de même), ses fonctions standards (SMS, téléphone, réveil) et son jeu mythique (Snake). Il était disponible en plusieurs couleurs mais son bleu royal était la plus courante. Simple et stable, on pouvait le laisser tomber sans crainte: au pire, sa coque arrière sautait, tout comme sa batterie, mais il suffisait de tout remettre en place.

Une batterie qui tenait au moins une semaine. La belle époque.

3310016
Usage principal: SMS (pas de WhatsApp…) et appels vocaux

Le Nokia 3310 version 2017, un « bête » téléphone à 59€

Passé l’effet nostalgique, interrogeons-nous sur l’intérêt d’un tel appareil. Dans des pays comme les nôtres, avec une excellente 4G, cela a-t-il encore du sens d’acheter un téléphone basique (aussi appelé ‘feature phone’) à 60€, alors qu’on trouve des petits smartphones sous Android de qualité raisonnable pour environ le double?

C’est en tout cas ce qu’ont choisi de faire les nouveaux propriétaires de la marque Nokia. Au lieu de faire un smartphone solide, ils ont fait du 3310 un « bête » téléphone avec lequel on va principalement passer des appels et envoyer des SMS.

Le 3310 version 2017 est donc un appareil non tactile, avec un clavier de numéros uniquement. Pour écrire du texte, il faut donc, comme il y a 10 ans, appuyer une ou plusieurs fois sur un numéro, et souvent attendre si un ‘e’ suit un ‘d’, par exemple. Fastidieux, même si la fonction ‘dictionnaire T9’ est toujours d’actualité…

Son interface maison n’a que la police d’affichage comme point commun avec le 3310 de l’an 2000. Elle s’appelle ‘Nokia Serie 30+’.

L’écran d’accueil et les boutons sont autant de clin d’œil au passé. Mais il y a des icônes modernes dans le menu, pour accéder aux « applications » de l’appareil. Tout est simplifié à l’extrême au niveau de la navigation avec les boutons et le curseur, car l’écran de 2,4 pouces non tactile n’affiche que 320 sur 240 pixels (contre 1920 x 1080 sur la plupart des smartphones actuels).

Bref, on voit surtout des gros pixels de 256 couleurs.

3310002
Un « internet » d’un autre âge, au niveau de la vitesse et de la navigation

De la 2G uniquement, mais (un peu de) internet mobile

Le Nokia 3310 peut théoriquement aller sur internet. Il n’a pas de puce Wi-Fi, donc il faudra passer par le réseau mobile, mais dans sa version 2G (très, très lente, donc). Un choix délicat car les antennes 2G sont progressivement remplacées par des plus performantes dans les pays dits développés. Mais lors de notre test, cela a fonctionné.

Quoi qu’il en soit, pour ceux qui s’en souviennent, ça fait penser à la période WAP, les prémisses de la 3G. On affiche très mal les sites web via un navigateur minimaliste (Opera Mini). Pour faire défiler les pages ou entrer une URL, tout passe par le clavier des numéros et le ‘curseur’ sous forme de bague très fine. Bref, une grande perte de temps pour un résultat quasiment inexploitable.

Via Opera Mini, on peut télécharger quelques applications en Java, peu connues, et peu praticables. On a bien trouvé Facebook dans la liste, mais il est impossible de le télécharger sur notre téléphone, « pas compatible« .

Parmi ces applications, surtout des petits jeux, on trouve le mythique Snake remis au gout du jour, et préinstallé. Il est même en couleurs, mais il nous a semblé nettement moins facile qu’auparavant.

3310013
Les photos, c’est pas trop son truc…

Photo limitée, mais autonomie au top

Côté photo, c’est forcément très limité. 2 MP, c’est plus que l’affichage de l’écran, mais on ne sait pas faire grand-chose si on la télécharge sur un ordinateur, tellement il y a des pixels visibles à l’écran même en plein jour.

La mémoire interne est de 16 MB, donc il vaut mieux prévoir une carte microSD (maximum 32GB), pour les photos surtout, et pour la musique si vous avez encore des MP3 qui trainent (oubliez Spotify ou Deezer).

Musique que vous pourrez tout de même écouter sur un casque classique (prise mini-jack) ou une enceinte Bluetooth !

Le gros point fort du Nokia 3310, c’est qu’il tient la distance, encore mieux que son aïeul. En l’utilisant assez peu, il est vrai, il était encore à la moitié de son autonomie après deux semaines. Après une journée d’utilisation assez intensive, rien n’a changé ou presque. La 2G, un petit écran, un petit processeur: voilà les secrets d’une batterie longue durée, alors que celle-ci n’est que de 1.200 mAh, contre environ 3.000 pour la plupart des smartphones.

n
Le Nokia 3 sous Android

Un Nokia 3 qui ne restera pas dans les annales

A côté de ce 3310 plus nostalgique que pratique, HMD Global, qui exploite la marque Nokia, se repose sur Android pour sa ligne de smartphone. On parle d’un Nokia 3, 5 et 6 pour l’instant. Un 8, plus haut de gamme, serait dans les cartons.

Le Nokia 3 que nous avons pu essayer est un smartphone entrée de gamme à 149€, sous Android 7, la dernière version disponible (si on oublie les ajouts intéressants de la version 7.1) du très populaire système d’exploitation de Google.

Et il est plutôt bien construit: son design rappelle les Lumia de l’époque, et la finition plastique/métal est de bonne facture pour cette gamme de prix. Il faut faire l’impasse sur le lecteur d’empreinte digital, devenu pourtant essentiel en 2017.

Ce sont à peu près les seules qualités de ce smartphone, qui devra être soutenu par une solide campagne marketing pour trouver son public en Belgique, car la concurrence est féroce dans cette gamme de prix. D’autres acteurs comme Huawei, Samsung ou Lenovo sont présents depuis longtemps dans ce segment; et s’ils ne font pas tellement mieux, ils ont le mérite d’être présents depuis longtemps dans nos rayons.

Car que ce soit au niveau de la fluidité de l’interface, de la qualité des photos ou de l’autonomie, le Nokia 3 est vraiment dans l’entrée de gamme Android. Une expérience assez moyenne, donc, ni bonne, ni mauvaise.

Conclusion

On croyait Nokia enterré pour de bons, ou limité aux infrastructures réseaux. Hé bien non: la marque a ressuscité sous le giron du finlandais HMD Global, qui l’exploite commercialement dans le monde, même si elle en confie la conception et la fabrication au géant asiatique Foxconn.

La marque a choisi de ressusciter le 3310 pour faire le buzz en début d’année. Mais ce petit téléphone basique (59€), limité principalement au SMS et aux appels vocaux, décevra les nostalgiques car il a perdu de sa solidité originale. C’est finalement un « bête petit téléphone » comme les autres… On n’a pas essayé de le laisser tomber, mais il est clair qu’il est moins résistant que son aïeul de l’an 2000. De plus, se priver d’un smartphone en 2017, vu les prix en baisse constante que ce soit au niveau des appareils ou des abonnements à l’internet mobile, est une drôle d’idée. Sauf si votre seul critère est l’autonomie: comptez sur une grosse semaine !

Quant au Nokia 3, un smartphone entrée de gamme sous Android 7 (149€), on n’a rien à lui reprocher, mais il aura bien du mal à se faire une place auprès du public belge, envahi de proposition depuis quelques années. Des Nokia sous Android plus haut-de-gamme vont arriver, et on verra ce qu’ils proposent de différent.





3310009