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Mobilité

Logitech Powershell: faut-il craquer pour cette manette iPhone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Mobilité , le 28 mai 2014 18h06 | Ajouter un commentaire

Depuis la sortie d’iOS 7, la dernière version de l’interface des iPhone et iPad, il est possible d’y connecter une manette de jeu. Mais cela en vaut-il la peine ?

Les accessoires pour iPhone ont toujours été un marché très juteux. La raison principale: le grand nombre d’appareils présents dans le monde entier, et surtout une continuité dans le design sur deux générations.

Les iPhone 4 et 4S (depuis 2010) ont gardé un format similaire sur deux ans, et Apple continue d’en construire et d’en vendre. Il en existe donc des dizaines de millions sur terre.

 

5 et 5S, le nouveau duo gagnant

Les iPhone 5 et 5S (le modèle actuel) ont également des mensurations identiques, ce qui a ouvert la voie pour une nouvelle génération de housse, coque, station d’accueils, réveil, etc…

La concurrence change de format et de design à chaque génération: il suffit de voir les Samsung Galaxy S 2, 3, 4 et 5 depuis quatre ans. Ce qui est moins encourageant pour les fabricants d’accessoires, qui en produisent en quantité moindre, et donc à des prix plus élevés.

 

Powershell pour iPhone 5/5S

Il n’y a donc logiquement que pour l’iPhone 5/5S que des fabricants ont osé commercialiser une « coque batterie et manette de jeu ». Nous avons testé le Powershell Controller + Battery du suisse Logitech, spécialisé dans les accessoires.

Il faut la voir comme une manette de jeu pour iPhone (à partir de iOS7), dans laquelle vous devrez d’ailleurs insérer le smartphone. Elle a une batterie intégrée pour recharger durant un certain temps votre iPhone.

 

Maniabilité à revoir

L’idée de Logitech est bonne, mais il faudra sans doute attendre la prochaine génération pour corriger quelques défauts. A commencer par la maniabilité. Le curseur doit être enfoncé avec une certaine force pour agir, ce qui peut être gênant dans certains jeux.

De plus, il manque cruellement un « stick » comme sur les manettes de PlayStation et Xbox. C’est dommage, surtout pour les jeux en ’3D’ comme GTA San Andreas.

 

Pas assez de jeu

L’autre problème de cette manette est le manque de jeux compatibles. Mais ça n’est pas de la faute de Logitech.

Les développeurs ne prennent pas forcément la peine d’inclure cette option dans leur jeu, sans doute parce qu’il n’y a pas encore beaucoup de manettes sur le marché. Bref, c’est l’histoire de l’œuf et de la poule…

On retrouve tout de même une centaine de titres sur cette page: http://gaming.logitech.com/fr-fr/microsite/powershell-game-list, parmi lesquels GTA San Andreas et Sonic. Mais c’est trop peu…

 

Conclusion

La meilleure chose à savoir sur cette manette de Logitech, baptisée Powershell Controller + Battery, est que son prix a fortement baissé depuis son lancement il y a quelques mois, à cause des défauts qu’on vient d’avancer.

Du coup, à environ 50€ sur Amazon, ça devient une bonne affaire, ne fut-ce que pour sa batterie de secours intégrée.

La concurrence est plutôt limitée: la Moga Ace Power coûte 99€.

 

Samsung Galaxy S5 + Gear Fit: le couple idéal ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 14 mai 2014 14h05 | Ajouter un commentaire

Vous avez déjà tout lu et entendu sur le Samsung Galaxy S5, le dernier « porte-drapeau » du constructeur coréen, qui sort chaque année un nouveau smartphone haut-de-gamme. Le design n’a pas tellement changé, mais l’interface colorée est rafraichissante, les menus d’Android bien aménagés, et la fluidité sans faille, grâce à un moteur bien puissant.

En 2014, Samsung a consacré « son petit plus » à la santé, équipant son téléphone d’un capteur de rythme cardiaque et d’une application S Health enrichie. Mais c’est surtout couplé à sa dernière « smartwatch » (appelée Gear Fit) que le S5 devient un vrai compagnon de route. On a testé durant deux semaines l’alliance ultime des geeks et/ou des fans de « santé électronique ».

 

Gear Fit combine, et ça c’est malin

Gear Fit est sans doute le modèle de « smartwatch » le plus abouti. Car contrairement aux autres modèles, qui doivent choisir entre « écran déporté pour smartphone » ou « bracelet d’activité », la Gear Fit s’offre le luxe de faire les deux.

De plus, esthétiquement, c’est une réussite: la montre très rectangulaire affiche des informations colorées sur un bel écran incurvé de 4,67 cm de diagonale, le design est élégant et discret, le bracelet interchangeable et confortable… Du beau travail.

La montre se réveille et affiche l’heure, la date et la météo sur son écran d’accueil, dès que vous levez le poignet, ou lorsque vous appuyez sur l’unique bouton, situé sur la tranche.

A vous de définir le sens de l’affichage, en mode portrait ou paysage.

 

Une montre connectée

Comme les montres de Sony, par exemple, elle permet de savoir ce qu’il se passe sur le smartphone Samsung (Galaxy S ou Note) auquel elle est reliée de manière permanente en Bluetooth, et d’en prendre (un peu) le contrôle. A vous de configurer les notifications qui vous intéressent, via l’application « Gear Fit Manager ».

Par défaut, il y a les appels entrants (décliner l’appel ou envoyer un SMS prédéfini), les alarmes et les rendez-vous. Ces notifications vibrent légèrement au poignet, s’affichent et font un petit bruit. Pas mal pour les SMS également, que vous pouvez lire, et auxquels à nouveau, vous pouvez répondre par un message prédéfini (impossible d’écrire quoi que ce soit).

Le reste, c’est à vous de voir, mais je vous déconseille d’activer trop de notifications, car vous n’avez certainement pas envie que votre poignet vibre à chaque mail reçu ou à chaque notification Facebook.

Deux autres options sympathiques à l’usage: le contrôle multimédia du smartphone (chanson suivante ou précédente, réglage du volume), et « Localisez mon téléphone » (qui lance une musique sur l’appareil, et allume la torche), au cas ou vous ne le retrouvez plus.

 

La santé, c’est important

La partie « Gear » bouclée, passons à la partie « Fit ». Il s’agit, vous l’avez compris, du moniteur d’activité. Marchez-vous assez ? Dormez-vous bien ? Avez-vous envie qu’on vous encourage à faire des exercices, tout en surveillant votre rythme cardiaque ?

Si les réponses à ces questions sont plutôt « Oui », alors la Gear Fit peut vous intéresser. Elle fonctionne idéalement en symbiose avec l’application S Health (qui veut dire Santé en anglais), qui se chargera de rassembler et d’afficher toutes les données collectées par la montre.

Cette application de Samsung va au-delà des statistiques: vous pouvez enregistrer vos apports caloriques, en indiquant ce que vous avez mangé via une base de données. L’écran d’accueil de l’application, ensuite, indique les calories dépensées et celles ingurgitées. Dans le cadre d’un régime, cela peut servir, et surtout motiver.

 

Un podomètre, mais pas que

Revenons à la Gear Fit: lorsque vous la mettez pour la première fois à votre poignet, il faut lancer le podomètre, qui va ensuite compter tous vos pas. Sur la montre, vous pouvez consulter ce nombre, pour voir où vous en êtes, ou consulter l’historique (nombre de pas par jour).

C’est également sur celle-ci que vous lancerez vos « exercices ». Vous avez le choix entre « Course », « Marche », « Vélo » et « Randonnée », ces deux derniers modes sollicitant également le GPS du smartphone Samsung connecté.

Le cardiofréquencemètre intégré prend ici tout son sens. Il indique votre rythme cardiaque en direct, et si vous optez pour l’option « automatique », il vous indiquera, tenant compte de vos données physiques préalablement enregistrées, si vous devez augmenter ou diminuer votre effort.

Enfin, l’option sommeil, à déclencher quand vous sentez que vous allez vous endormir, vous donne, au réveil, quelques informations sur la nuit que vous venez de passer. Le nombre d’heures (facile vu que vous arrêtez le mode sommeil à la main), mais également votre activité durant la nuit. En gros, cela vous donne le nombre de minutes durant lesquelles vous étiez « agité », et donc quand vous avez bougé les bras. Pas d’une grande utilité, finalement. Il aurait fallu ajouter d’autre mesures, comme le rythme cardiaque, pour analyser plus finement la chose.

 

Conclusion

Contrairement à 2013, où le Galaxy S4 avait mis l’accent sur des gadgets à la limite du ridicule (souvenez-vous du défilement automatique en suivant le mouvement des yeux), Samsung a intégré dans son nouveau porte-drapeau la notion de « Santé ». C’est tout de même un peu plus utile.

Il s’agit à nouveau d’une tendance que Samsung ne fait que suivre, mais le géant coréen le fait bien, grâce à une application « S Health » simple mais efficace. Sachez que le Galaxy S5 permet, lui aussi, de mesurer votre rythme cardiaque grâce à un capteur situé sur le dos de l’appareil, rendant la manœuvre parfois délicate.

« S Health » prend tout son sens si vous achetez également la « Gear Fit » du constructeur. En plus d’être un petit écran de contrôle déporté pour votre smartphone (vous pourrez parcourir les notifications, par exemple), c’est un moniteur de vos activités physiques.

Certes, il y a des défauts: il faut recharger un appareil de plus, tous les deux ou trois jours; le prix (199€) est assez élevé; et la montre épuise (un peu) la batterie du smartphone car elle est reliée en Bluetooth en permanence.

On peut également se poser des questions sur l’intérêt, au-delà de l’aspect geek/gadget, d’avoir un compte-rendu détaillé du nombre de pas effectués, du fait que vous ayez bougé durant le sommeil, etc. C’est la tendance du « quantified self »: se mesurer en permanence. Pourquoi pas ?

Mais soyons clair: la Samsung Gear Fit est actuellement le seul modèle qui combine le bracelet d’activité et la montre connectée. Et il le fait très bien.

Sony Xperia Z1 Compact: enfin un smartphone qui rentre en poche

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 5 mai 2014 10h30 | Ajouter un commentaire

Sony cherche sa place dans la jungle des smartphones sous Android. Mais le constructeur japonais, qui jouit pourtant d’une excellente image de marque, a bien du mal.

La faute à une concurrence féroce, avec d’un côté Samsung qui dépense des fortunes en marketing, et de l’autre côté les « Chinois » (Huawei en tête), qui débarquent avec des prix cassés.

Le Xperia Z1 a connu un certain succès l’année passée. Le porte-drapeau de Sony, de grande taille, a su trouver un public avec un design épuré, un bon appareil photo et surtout, une véritable étanchéité. C’est le petit plus de Sony et c’est, selon moi, un argument auquel on ne pense pas assez.

 

Comme son nom l’indique

Le Z1 compact est sorti en février 2014. C’est donc un petit Z1, de 4,3 pouces (contre 5 pour son ainé). Un format presque oublié, tant les marques se jettent sur les phablettes, ces téléphones XXL.

A part cette taille contenue, il a toutes les caractéristiques des smartphones haut-de-gamme. Châssis étanche (norme IP58 pour une immersion jusqu’à 1,5 m pendant 30 minutes) en aluminium et en verre, appareil photo de 20 MP, Android 4.4, un bon processeur garantissant une fluidité constante (Snapdragon 800, quatre cœurs à 2.2 GHz), 2 GB de RAM, 16 GB de mémoire interne et la compatibilité avec la 4G… Bref, du lourd. Mais le prix aussi est « haut-de-gamme »: environ 479€ à l’heure actuelle (prix de départ 549€).

 

Un bon petit gars

Ce Xperia Z1 compact fait très bien son job. Il est puissant, très fiable et toujours en forme, grâce à une batterie de 2300 mAh. La surcouche Android de Sony est discrète, ce qui est généralement un gage de réussite. Il n’y a rien de plus énervant que de personnaliser trop Android, au point de le rendre méconnaissable et donc, délicat à appréhender.

Pour autant, les applis exclusives de Sony ne sont pas transcendantes, et dépendent de vos souscriptions éventuelles à des abonnements (Sony Music ou Video Unlimited).

Parmi les petits détails sympas de l’interface, il y a le mode nuit configurable, qui déclenche des actions dès que vous branchez votre chargeur entre 22h et 7h, et Xperia Transfer, qui se charge d’une transition optimale de vos contacts depuis un ancien téléphone, quelle que soit sa marque.

 

Conclusion

J’aime surtout son format de poche (qui devient bien rare), son bouton dédié qui lance l’appareil photo en une seconde, son étanchéité réelle (on peut le laver en faisant la vaisselle), sa finition impeccable et son design élégant et discret, avec du verre des deux côtés, qui rappelle l’iPhone 4.

Je n’aime pas le prix: c’est le genre de smartphone qui aurait fait un carton à 250€, mais il est très bien équipé et donc son prix grimpe logiquement à 479€ (prix constaté actuellement). Il se retrouve dès lors dans la cour des grands, et doit donc batailler ferme face aux baisses des prix rapides des grosses cylindrées de l’année passée: Samsung Galaxy S4 (on le trouve à 350€ sur Amazon), LG G2 (364€), HTC One 2013 (460€)… Quant à l’appareil photo, il est dans la moyenne, mais ne prenez pas les 20 MP pour une garantie de résultats éclatants.

A quoi ça sert, une clé USB pour smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 9 avril 2014 17h31 | Ajouter un commentaire

La capacité de stockage des smartphones et des tablettes est un argument important, mais souvent sous-estimé par les futurs acheteurs. On croit souvent qu’on a « bien assez » avec 16GB. Mais après un test de deux semaines, il ne reste déjà plus que 7 GB, après avoir installé plusieurs applications, transféré de la musique et pris quelques photos. Cela va donc vite, de plus en plus vite: les applications sont de plus en plus encombrantes, les photos et les vidéos plus lourdes car de meilleure qualité.

Le plus simple pour augmenter cette capacité de stockage sur un smartphone ou une tablette sous Android ou Windows Phone (l’iPhone est « verrouillé »), c’est de se procurer une carte microSD, dont la capacité atteint désormais 128 GB. Vous pourrez y placer vos médias et des données d’application, mais certaines devront rester sur la mémoire de votre téléphone. Petite parenthèse: c’est à cause de cela que de nombreux appareils sous Android vendus aujourd’hui, équipés de 8 GB, doivent assez vite faire face à ces problèmes de stockage…

 

Double USB !

Une alternative à la microSD, c’est cette clé USB qui a atterri sur mon bureau la semaine passée. Elle est « double »: USB classique d’un côté, micro USB de l’autre. Ça tombe bien: la majorité des smartphones et tablettes actuels (sauf ceux d’Apple, une fois de plus) sont équipé d’un port micro USB pour la recharge et la liaison à un ordinateur.

Vous voyez où je veux en venir ? Cette DataTraveler microDuo de Kingston peut donc faire office de clé USB (2.0) pour un smartphone ou une tablette. Avantage: elle est très compacte, comme un connecteur Bluetooth, mais embarque 8, 16, 32 ou 64 GB de stockage.

Avant d’aller plus loin, sachez qu’elle n’est compatible qu’avec les appareils acceptant la norme « USB OTG », pour « on-the-go ». Ils sont nombreux, heureusement (allez vérifier sur cette page). Sachez enfin qu’il faut une version 4.0 (et plus récente) d’Android pour l’utiliser.

 

Comment ça marche ?

L’intérêt principal de cette clé double USB, c’est la facilité du transfert et du partage de fichiers. Certains appareils sous Android nécessitent un logiciel spécial pour transférer des fichiers, comme HTC et son encombrant Sync Manager. Si vous ne voulez pas utilisez de logiciel, ou si vous n’êtes pas devant votre ordinateur mais celui d’un ami ou d’un collègue, cette clé USB prend tout son sens.

Vous la connectez à l’ordinateur (PC ou Mac), tout simplement. Vous y mettez les chansons/photos/vidéos que votre ami/collègue souhaite partager. Vous la débranchez de l’ordinateur, vous la retournez et vous l’insérez dans votre smartphone.

Le voilà affublé d’un discret appendice, et c’est le même principe qu’une clé USB sur un ordinateur, sauf que vous ne pouvez pas (sans installer un logiciel tiers) parcourir la clé directement.

Vous devez passer par les applications, comme « Galerie » (photos et vidéo) ou « Musique ». Dans celles-ci, le contenu de la clé USB apparait comme un album photos à part, ou est directement intégré à la musique disponible.

Il est possible de copier les photos et vidéos, mais pas les chansons.

 

Installer un File Manager

Mais en chipotant, on peut tout faire. On est sur Android, rappelons-le… Il faudra cependant installer ce logiciel tiers dont je vous parlais. Une application de gestion de fichiers, comme le gratuit mais efficace « File Manager ».

Libre à vous dès lors de parcourir tous les dossiers, y compris ceux de la clé USB. Et de copier ce qu’il vous plait, là où ça vous plait (mais vers les dossiers Photo/Video/Music, c’est plus prudent).

Enfin, soyez vigilant et « démontez » la clé via les Paramètres/stockage avant de la séparer du smartphone.

 

Conclusion

La clé « double USB » (15€ pour la 8GB) de Kingston est une bonne alternative à la carte microSD, qui ne peut pas être insérée dans la plupart des ordinateurs. Le principe très simple de la « petite clé USB » s’adapte donc logiquement aux smartphones compatibles sous Android.

Son principal usage, à mes yeux, est le partage de fichiers avec des ordinateurs différents. Car à la maison, théoriquement, vous avez un moyen plus simple que de chipoter avec une clé USB pour transférer du contenu de votre PC vers votre smartphone (avec ou sans un logiciel de synchronisation).

Mais lorsque vous êtes sur l’ordinateur du travail ou sur celui d’un ami, ou lorsque vous souhaitez transférer rapidement des fichiers volumineux entre deux smartphones… alors le principe d’une clé USB pour smartphone a du sens. Pour les pros, cela peut être très pratique également: au lieu de stocker de la documentation sur une clé USB standard, le faire sur une « double » est plus pratique, au cas où le client n’a pas d’ordinateur.

Les plus geeks d’entre vous passeront sans doute leur chemin. Avec le cloud et le NFC, vous avez déjà des moyens alternatifs pour transférer, gérer ou partager vos fichiers. Mais si ces termes ne vous disent rien, alors essayez cette clé USB, elle pourrait vous aider…

Windows Phone 8.1 arrive bientôt, avec les nouveaux Lumia de Nokia

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 2 avril 2014 22h02 | Ajouter un commentaire

À l’occasion de la conférence Build 2014 de Microsoft, Nokia a annoncé ce mercredi la sortie de trois nouveaux smartphones utilisant Windows Phone 8.1, la future (grosse) mise-à-jour d’un système d’exploitation au succès grandissant (environ 10% en Belgique). Une mise-à-jour prévue « en été ».

Toute les Nokia sous Windows Phone 8 bénéficieront de « Lumia Cyan », qui intégrera au sein d’un même module Windows Phone 8.1 et des caractéristiques propres à Nokia. Parmi les nouveautés de cette mise-à-jour, il y a de nouvelles tuiles dynamiques, un centre de notifications, un nouveau moyen d’entrer du texte avec Word Flow et, aux États-Unis dans un premier temps, l’arrivée de Cortana, un concurrent de Siri, l’assistant personnel de l’iPhone.

Les nouveaux-venus sont les Lumia 930 (haut-de-gamme), 635 et 630 (entrée de gamme).

 

Le 930, 20 MP

Le Nokia Lumia 930, remplaçant du 925, a forcément une fiche technique attractive. Son prix sera de plus de 599€ HTVA, comptez donc un bon 699€ en Belgique, au lancement (mais ça baisse assez vite).

  • Un appareil photo PureView de 20 mégapixels avec objectif stabilisé ZEISS
  • Un design qui marie le métal avec un matériau polycarbonate, et un écran ClearBlack de 5 pouces qui permet d’afficher des images plus lumineuses, même en plein soleil. 5 pouces qui afficheront des tuiles en plus, comme sur la phablette, le Lumia 1520.
  • Un processeur Snapdragon quadricœur à 2,2 GHz
  • 32 GB de stockage interne (pas de port microSD)
  • 2 GB de RAM

 

Les 630, abordables

Ce qui a permis à Windows d’atteindre des parts de marché d’environ 10%, c’est le bas de gamme, les petits Lumia 520. Nokia compte donc fortement sur ses Lumia 630, disponibles à partir de mai 2014 d’abord en Asie, en Inde/Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Europe.

Cet appareil sera proposé à 119 euros pour la version single-sim et à 129 euros pour la dual-sim. Le Nokia Lumia 635 (4G) sera disponible dans le monde entier – y compris aux États-Unis – à partir de juillet 2014, à un prix débutant à 149 euros. Tous les prix cités sont entendus hors TVA. Les prix exacts, les variantes et la disponibilité au Benelux suivront ultérieurement.

Ces Lumia 600 sont forcément moins excitants sur le papier:

  • Ecran 4,5 pouces de 854 x 480 pixels
  • Un processeur Snapdragon quadricœur moins rapide (1,2 GHz).
  • 512 MB de RAM
  • 8 GB de stockage interne, mais avec port microSD.
  • Un design coloré avec des coques échangeables et un écran ClearBlack de 4,5 pouces.
  • Un petit appareil photo 5MP, sans flash.

Nokia Lumia 1520: la phablette Windows s’en tire-t-elle mieux ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2014 20h57 | Ajouter un commentaire

La phablette sous Android essayée le mois dernier nous avait laissé une impression mitigée. Ce qu’on gagne en place sur l’écran, pour afficher plus d’informations, plus d’images, etc, on le perd en place dans la poche et maniabilité d’un appareil pratiquement inutilisable à une main.

Quelques semaines après sa sortie, nous allons voir ce que vaut la version Windows Phone d’un smartphone XXL.

Le Nokia Lumia 1520 est la seule phablette disponible utilisant le système d’exploitation mobile de Microsoft. Le constructeur finlandais est privilégié: racheté par le géant californien, il a toute la collaboration nécessaire au niveau software et hardware pour sortir ce qui se fait de mieux.

Le résultat est soigné. Nokia ne change pas son design épuré, et le 1520 s’avère être un grand frère du 925. Angles arrondis, grand écran noir, excellente finition… du Lumia haut-de-gamme tout craché.

Toujours aussi grand…

Forcément, la phablette de Nokia est grande. L’écran a une diagonale de 6 pouces, et l’appareil a des mensurations d’armoire à glace: 16 cm en longueur, 8,5 cm en largeur, et 8,7 mm d’épaisseur.

Les problèmes sont donc les mêmes que sur le modèle d’Acer: il faut faire le grand écart du pouce pour atteindre le coin supérieur gauche de l’écran. On ne va pas revenir sur ce problème intrinsèque aux phablettes.

Sachez tout de même que cette taille permet à Nokia d’insérer un gros processeur (Snapdragon 800, 4 cœurs, 2,2 GHz), une batterie de 3400 mAh, 2 GB de RAM, 32 GB de stockage interne (c’est  le double de la plupart des Android Phone, même les plus chers), un port microSD, un appareil photo de 20 MP de type PureView (lire le test du Lumia 1020).

 

Windows Phone se prête bien aux grandes tailles

Le système d’exploitation mobile d’Apple, iOS (iPhone et iPad) se contente d’afficher depuis 2007 les mêmes écrans remplis d’icônes d’applications passives, qui sont de simples boutons de lancement.

Android (avec ses widgets) et Windows Phone (avec ses tuiles dynamiques ajustables) permettent de personnaliser davantage les écrans d’accueil de son appareil.

Le concept de Windows Phone se prête, à nos yeux, parfaitement à une phablette. On aime composer un bel écran, avec des tuiles dynamiques plus ou moins grandes, selon nos préférences. Vous faites de belles photos ? Utilisez alors une grande tuile, qui vous les affichera en boucle en permanence. Vous n’aimez pas spécialement Facebook ? Utilisez la plus petite tuile, qui n’est qu’un bouton de lancement…

 

50% de personnalisation en plus

Cette idée originale, qui fait la force (et le succès relatif mais grandissant) de Windows Phone, est transcendée avec un écran de 6 pouces, qui car l’espace pour agencer ses tuiles est augmenter de 50% en largeur. Pour faire simple, vous pouvez aligner six petites tuiles, ou une grande et une moyenne. Sur les autres Lumia, de 520 à 1020, il faut se contenter de quatre petites tuiles, ou une grande.

Ceux qui aimaient le principe sur les « petits » modèles vont donc adorer le grand Lumia 1520. C’est nettement plus frappant que sur Android, selon nous. Une question de point de vue, car il y a plus de place également sur l’Acer que nous avions testé. Mais un widget un peu plus large, ça ne change pas grand chose. Deux tuiles de plus, oui.

Ce sont, il est vrai, des considérations ergonomiques assez subjectives. Libre à vous d’en juger en magasin.

 

Conclusion

A la fin de ce test, je reste sur un sentiment positif. Autant la phablette d’Acer était délicate à manipuler, avec un bouton de verrouillage difficile à atteindre, en haut du téléphone. Autant le Lumia 1520 gère mieux l’entrée du constructeur dans la cour des (très) grands smartphones, grâce à une ergonomie mieux pensée, et surtout grâce à un OS qui se prête davantage aux grandes dimensions d’écran.

Maintenant, les smartphones qui ne peuvent s’utiliser qu’à deux mains, on aime ou on aime pas. Mais comme les TV, au début, tout le monde dit « c’est trop grand ». En 2014, la taille 46 pouces s’imposera dans les salons…

Vous ne trouverez pas ce Nokia en dessous de 600€, même sur le web. Un prix pas si élevé que ça: les smartphones haut-de-gamme atteignent souvent les 700€. Et le Lumia 1520 a tout du haut-de-gamme…

 

HTC One 2014: où sont les améliorations ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mars 2014 14h26 | Ajouter un commentaire

HTC a présenté à la presse, mardi dernier à Londres, son dernier smartphone haut-de-gamme, le One (M8). RTL info y était…

Dans la jungle des smartphones sous Android, il est difficile de se faire de la place. L’omniprésent Samsung, avec sa lourde machine commerciale, a tendance à faire de l’ombre à Sony, LG, Motorola, HTC, Acer, Huawei… bref, à une concurrence pourtant nombreuse.

L’année passée, le taïwanais HTC a sorti la tête de l’eau grâce à un excellent « One », dans sa version baptisée M7. « Le smartphone le plus vendu de la marque », a déclaré Cher Wang, la Chairwoman de HTC, lors d’une conférence de presse à Londres, mardi. Design, prise en main, qualité de la surcouche logicielle « Sense » qui personnalise Android… Le succès fut au rendez-vous.

HTC a donc logiquement présenté un digne successeur, le One (M8). On ne change pas une équipe qui gagne: le design a été légèrement modifié, mais on retrouve le style du modèle 2013. Il y a cependant trois couleurs disponibles dès la sortie: « argent glacé » (proche du modèle précédent), « gris revolver » (ce sera la couleur principale) et « ambre dorée » (avec de reflets légèrement rouges). Son prix est toujours élevé: 699 euros. Il sera disponible en Belgique dès le 4 avril.

 

Toujours aussi haut-de-gamme

Le nouvel HTC One, version 2014, est une vitrine technologique. C’est le concentré du savoir-faire du constructeur, tant au niveau hardware (matériel) que software (logiciel). On vous passera les détails des 140 couches nécessaires pour atteindre le « polish » désiré, qui permet d’obtenir « une pièce sculptée d’alu », nous a confié Graham Wheeler, l’anglais chargé du lancement de ce nouveau smartphone qui n’a rien à envier à l’iPhone d’Apple.

Il a légèrement grandi, le bonhomme, passant de 4,7 pouces à un format plus tendance de 5 pouces. Et à l’intérieur, sans surprise, on retrouve ce qu’il se fait de mieux:

  • Un écran Full HD très lumineux, bien contrasté et avec un angle de vue amélioré
  • Un puissant processeur Snapdragon 801, quatre cœurs, 2,3 GHz
  • 2 GB de RAM
  • Une meilleure gestion de la batterie de 2600 mAh, avec une garantie de 14h de fonctionnement quand le niveau atteint 20%, grâce à un nouveau mode d’économie. Le « fast charge » permet en outre de charger 80% de la batterie en seulement une heure.
  • 4G, LTE, Wi-Fi, Bluetooth, NFC, Infrarouge (pour commander la TV)
  • 16 GB de stockage interne, ce qui est peu pour un appareil à 699 euros. Mais avec un port microSD acceptant les cartes mémoires jusqu’à 128 GB.

 

 

Deux lentilles (mais pas de 3D, rassurez-vous)

L’appareil photo est devenu un élément incontournable des smartphones. Inutile de vous reparler des selfies, ces autoportraits à la mode qui inonde votre fil d’actualités Facebook.

Quand les gens paient 699 euros pour un smartphone, ils attendent des photos irréprochables. Mais HTC « ne joue pas la guerre de pixels », assure cependant Graham Wheeler. C’est donc un capteur de 4 MP, mais avec la technologiue UltraPixel, qui équipe l’arrière de nouveau One. A l’avant, il fait… 5 MP, pour surfer sur l’idée des selfies !

Il fallait donc trouver autre chose et c’est en ajoutant une lentille à l’arrière que le constructeur compte se démarquer.

Il y a donc deux caméras à l’arrière, ou plutôt une caméra et un « sensor », qui travaillent tout le temps ensemble: ce n’est pas une option à activer. Rassurez-vous, la 3D c’est fini.

L’idée du HTC One est de prendre à chaque fois deux clichés, et de les combiner directement. Les avantages sont multiples:

  • une mise-au-point plus rapide: un vrai plus
  • une image plus précise: difficile à voir à l’usage
  • l’ajout de la profondeur de champs qui permet à chaque fois de refaire la mise-au-point par après, au besoin: très pratique et surtout, ça fonctionne…
  • la possibilité de changer l’angle de vue, avec une option appelée « paralax effect »: gadget mais original.

 

 

BlinkFeed ?

HTC a toujours été connu pour sa surcouche « Sense » sur ses smartphones Android. L’OS de Google, vous le savez, est « ouvert ». On peut donc le prendre tel quel ou le modifier pour le personnaliser. Graphismes, ergonomies, paramètres, widget…

HTC Sense 6 est toujours aussi pratique à utiliser, et améliore grandement la version 4.4 d’Android. Mais c’est avec le widget « BlinkFeed » que le Taïwanais compte à nouveau se démarquer.

Il s’agit d’un écran d’accueil dédié à « tout ce qu’il se passe actuellement, et que vous aimez regarder« . « On pense aux gens qui regardent leur smartphone en moyenne près de 150 fois par jour« , a poursuivi M. Wheeler.

Au lieu de nous faire ouvrir chaque application l’une après l’autre (l’agenda, puis Facebook, puis Twitter, puis une application d’actualités sportives, etc…), tout est rassemblé sur un unique écran, à faire défiler avec le pouce. L’importance des actualités, leur taille et leur pertinence a été repensée avec la version 2014.

Les sujets d’actualité sont plus précis. « On peut choisir d’afficher les dernières infos de Ferrari ou d’Anderlecht, et plus des voitures de sport ou du football ».

Un « BlinkFeed » plus intelligent, qui s’adapte en fonction de votre comportement.

 

On va (enfin) entendre parler de HTC en Belgique

Si on entendait peu parler de la marque HTC en Belgique, c’est parce qu’il n’y avait pas d’équipe commerciale locale. Marketing, relations avec les revendeurs… rien n’y fait, pour vendre, il faut être là. « Il y a une volonté de s’investir sur le marché belge, avec une stratégie spécifique. On va augmenter notre présence, on va investir« , nous a confié Laurent Guérisse, le Channel Manager pour la Belgique et le Luxembourg.

A la question « Pourquoi un intérêt soudain pour notre pays? », HTC rétorque: « Pourquoi pas ? Cela fait en réalité un an qu’on a une équipe pour la Belgique, mais c’est la première fois qu’on rencontre la presse, et on va seulement commencer à communiquer« .

Quant à la stratégie proprement dite, pour concurrence un Samsung omniprésent: « D’abord l’innovation, vous l’avez vue avec le nouveau HTC One et ses accessoires. Mais ce n’est pas de la technologie pour de la technologie. Nos innovations on du sens, et on est très à l’écoute du consommateur« , précise-t-il.

 

Le haut de gamme ? « En hausse »…

Et le marché belge, justement, à quoi il ressemble ? « Le segment bas prix (des smartphones à moins de 120 euros, NDLR) est toujours de plus de 50%, mais il est en chute libre. Alors que le segment premium (des smartphones à plus de 350 euros) est en hausse« . On peut donc en conclure que les Belges acceptent de plus en plus de mettre le prix fort pour avoir du bon matériel.

Et si HTC ne compte pas « inonder le marché » comme le fait Samsung, il y aura une gamme plus conséquente en Belgique. Le Desire 810, par exemple, coûtera 399 euros, avec un large écran de 6 pouces et de bonnes spécificités, mais une finition en plastique.

« HTC va également lancer un téléphone accessible, à 169 euros. C’est la première fois qu’on joue dans ce segment ». On attend de voir…

Et pourquoi pas un smartphone qui… se transforme en tablette ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 28 février 2014 14h08 | Ajouter un commentaire

Les ventes de smartphones et de tablettes ont fait un bond important en 2013. Un cap a même été franchi, les ordinateurs portables devant courber l’échine devant les iPad et consorts, qui se vendent davantage.

Pas étonnant, du coup, que tous les fabricants d’électronique grand public misent de plus en plus sur ce marché juteux.

Bonne nouvelle pour le consommateur, la multiplication des systèmes d’exploitation (Android, iOS, Windows, etc) et des appareils a deux effets très positifs: la diversité de l’offre et la baisse des prix, notamment grâce aux Chinois (ZTE, Huawei, Lenovo, etc).

Asus, qu’on connait surtout chez nous pour ses ordinateurs de bonne réputation (aux dires des revendeurs, en tout cas), a mis à jour un concept inédit: un smartphone qui se transforme en tablette. Nous avons pu mettre la main dessus durant quelques semaines.

 

Un corps, deux costumes

L’Asus PadFone Infinity est un (beau) smartphone qui peut s’insérer dans le dos d’une tablette (ou plutôt, une station d’accueil). Elle ne fonctionne pas sans lui: impossible de la sortir de veille. C’est comme un corps sans cerveau.

Tout est donc dans le smartphone, qui est par ailleurs un modèle sous Android 4.2.2 (bientôt 4.4), très soigné, avec un design élégant et un bel écran Full HD. La surcouche d’Asus est discrète mais intelligente, avec de chouettes petits raccourcis et des bonnes idées dans l’affichage.

Une fois inséré dans le dos de la « tablette », c’est comme si le smartphone changeait de costume. On retrouve forcément toutes les applications du téléphone, mais les écrans d’accueil sont différents.

Vous pouvez (devez) donc configurer des écrans d’accueils propres au mode « station »: raccourcis d’applications, widgets… vous avez plus de place, et de l’énergie pour faire tourner tout ça. Donc lâchez-vous.

 

Et la batterie ?

Asus a prévu le coup: en mode tablette, il y a par défaut un widget avec certaines options spécifiques. Par exemple, pour la gestion de la batterie. Par défaut, la station d’accueil charge le smartphone dès qu’il est inséré, ce qui s’avère très pratique à l’usage. Vous pouvez également choisir la manière de décrocher lorsque le smartphone est inséré: par défaut, en le retirant, c’est comme si vous répondiez à l’appel. Mais si vous avez une oreillette Bluetooth, vous pouvez décrocher en laissant le smartphone dans sa station.

C’est l’une des forces du concept, pensé par rapport à l’usage de l’utilisateur. Il rentre chez lui, il insère son smartphone dans sa tablette et il fait ce qu’il a envie de faire. Forcément, c’est le même genre d’activités que sur téléphone: mails, web, réseaux sociaux, jeux…

 

Des applications similaires: seul Android peut le faire

Et pour une fois, l’un des défauts d’Android devient un avantage: contrairement à l’iPad et l’iPhone, il n’y a qu’un seul type d’application sous l’OS de Google, qui tourne sur les deux formats. C’est souvent moche: l’appli Facebook, par exemple, est toute étirée sur une tablette, elle convient mieux au format d’un smartphone.

Mais cet amalgame permet au PadFone d’exister, ce qu’Apple ne pourrait faire, car la plupart des applications sont différentes pour iPhone et iPad, certaines n’existant d’ailleurs que sur smartphone. Windows Phone 8 et Windows 8 ont des applications encore plus distinctes. Et ne parlons même pas de BlackBerry.

Avec le concept PadFone, vous pouvez transformer un smartphone en tablette, celui-ci ne changeant que son écran d’accueil, mais gardant tous ses réglages et applications. Au risque de se répéter, seul l’écran change (et ses widgets/raccourcis), tout le reste est une copie parfaite du smartphone.

 

Conclusion

Le PadFone Infinity est un concept intelligent et innovant, comme on en n’avait plus vu depuis longtemps: insérer un smartphone dans une station d’accueil qui le transforme en tablette, c’est plutôt malin.

Partant du principe qu’on lance souvent les mêmes applications sur ces deux formats d’appareils mobiles, cette combinaison a du sens.

Et des avantages: pas besoin de télécharger (et de payer, parfois) la même application plusieurs fois, ce qui est obligatoire pour le couple iPhone/iPad où en plus, la synchronisation est rarement effective (sauf pour les mails, le calendrier, tout ce qui est dans le cloud comme… Candy Crush Saga).

De plus, vous avez une « tablette » 4G, sans devoir payer de carte SIM ni d’abonnement supplémentaire.

Une fois dans sa station d’accueil, ce smartphone est rechargé, et offre un espace de travail plus grand, avec des écrans personnalisables, mais avec les mêmes applications et les mêmes réglages. C’est comme si vous branchiez un écran de 23 pouces sur un ordinateur portable de 11 pouces. Travailler devient plus facile…

En dehors, c’est un téléphone à la finition haut-de-gamme et agréable à utiliser, même si Asus a encore du chemin à parcourir pour égaler Samsung, HTC, LG ou Sony sur le terrain des smartphones sous Android. J’ai relevé une caméra moyenne (par rapport au prix…), et des problèmes avec la carte nano SIM, qui a tendance à disparaitre inopinément…

N’oubliez pas deux choses avant de craquer: la « station d’accueil » n’est pas autonome, et ne peut être utilisée sans le smartphone dans le dos. Enfin, le prix est assez élevé alors que la concurrence est féroce: 599€ pour le smartphone seul, 799€ en kit avec sa station d’accueil. Ça fait donc 200€ pour une coquille vide… (mais sur le web, vous trouverez ces appareils à moindre frais).

Problèmes de Wi-Fi ? Changez de routeur !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 février 2014 10h33 | Ajouter un commentaire

Rien de plus agaçant que d’avoir un signal Wi-Fi qui ne soit pas fiable à 100%. Distance, composition et épaisseur des murs, interférence… le sans-fil n’est pas une science exacte.

C’est pourquoi beaucoup optent pour du câble réseau de type Ethernet (il reste le plus fiable, mais les smartphones et tablettes s’en moquent), ou du CPL (du courant porteur en ligne, via des boitiers reliés au réseau électrique).

Et ils ont raison: ces alternatives au sans-fil sont bonnes. Mais en termes de liberté de mouvement, elles ne sont pas aussi polyvalentes que le Wi-Fi.

 

Utile, un nouveau routeur ?

Il convient dès lors de se poser la question suivante: un nouveau routeur Wi-Fi peut-il mieux couvrir mes besoins en terme d’accès au réseau partout dans ma maison ? La réponse est… sans doute.

Un peu de technique: la technologie Wi-Fi n’est pas très vieille, et elle s’améliore d’année en année. Les normes se succèdent et après le 802.11b, g, et n, place au 802.11ac. Les modèles les plus récents, montrés au CES de Las Vegas en janvier, devraient arriver dans quelques mois pour environs 200€.

La technique évolue donc, mais reste aléatoire. Les ondes, c’est un truc très, très compliqué, assez instable et vite perturbé.

 

Pour bien faire… il faut l’essayer

Si votre routeur actuel ne vous donne pas entière satisfaction, le mieux est de pouvoir tester un modèle plus récent et plus performant, pour s’apercevoir s’il atteint les recoins de votre maison. Ce n’est pas toujours évident à faire, mais certains magasins acceptent les retours dans les deux semaines, sans chipoter sur le justificatif.

Car en effet, à moins de l’essayer, il est impossible de savoir quelle sera la portée réelle du sans-fil dans une habitation. Mais rassurez-vous: je l’ai fait pour vous.

 

La Xbox du grenier se connecte enfin

Exemple concret: la Xbox 360 de mon grenier, qui est dotée d’un récepteur Wi-Fi un peu vieillot. Impossible de capter le signal de mon routeur, un appareil pourtant récent, acheté en 2013.

J’ai donc branché le dernier modèle prêté par Linksys, le AC1900 (ou EA6900). Et miracle: la Xbox trouve enfin un signal et peut se connecter au réseau.

Le secret réside peut-être, mais il est impossible d’en être certain, dans les trois antennes ajustables de ce routeur. A moins que ce ne soit la norme Wi-Fi améliorée, Dual-Band (2,4 + 5 GHz), mais de type AC (promettant un débit maximum théorique de 1300 Mbps).

Ces chiffres ne parlent pas à grand monde, et c’est normal. Mais visiblement, ils peuvent faire leur petit effet…

 

Parfait mais un peu cher…

Quoi qu’il en soit, ça vaut la peine d’y songer, d’autant plus que ce Linksys est discret à part les antennes), peu épais, doté de 4 ports Ethernet, de deux ports USB (3.0 et 2.0, pour connecter un disque dur ou une imprimante) et d’un contrôle via application nettement plus pratique que les rébarbatives pages d’administration habituelles.

Cette technologie de pointe à un prix: 200 € environ. Mais ça vous évite de tirer des câbles, ou de mettre au point un réseau CPL qui dépend de votre installation électrique (si elle est vétuste, méfiez-vous).

Vous pouvez tenter votre chance avec des modèles moins onéreux: ils pourraient suffire, selon la taille de votre maison et l’épaisseur de vos murs.

Le SMS va disparaître…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité , le 13 février 2014 12h23 | Ajouter un commentaire

Les analystes de chez Deloitte ont bien bossé et dans un communiqué de presse, ils donnent les grandes tendances du marché de l’électronique en Belgique pour 2014, ainsi que d’autres petites informations intéressantes sur nos nouvelles habitudes de consommation.

Les services de messagerie instantanée sur les téléphones mobiles (MIM, comme Facebook Messenger, Whatsapp, Viber, Google Hangouts, …) représenteront plus du double du volume des messages envoyés par SMS en 2014.

En Belgique, 20 % des propriétaires de smartphone ont utilisé les MIM de manière hebdomadaire en 2013, contre 8 % en 2012. Bien qu’il puisse sembler que l’essor des MIM se fait aux dépens des SMS et des opérateurs mobiles, la popularité des services de messagerie instantanée motive les consommateurs à opter pour un smartphone plus puissant et à élargir leurs plans tarifaires data.

Les opérateurs mobiles y ont répondu en lançant des plans tarifaires qui intègrent des forfaits SMS illimités avec différentes formules pour le data mobile.

 

Ventes d’équipements électroniques: stabilisation en vue

Les ventes mondiales de smartphones, tablettes, PC, télévisions et consoles de jeux dépasseront 750 milliards USD en 2014, soit près du double par rapport à 2007. Une stabilisation est toutefois probable dans la mesure où les ventes devraient continuer à croître, mais plus lentement que ces dix dernières années.

Avec un taux de pénétration de plus de 39 % pour les smartphones et de plus de 30 % pour les tablettes en 2013, la Belgique enregistrera encore très probablement une croissance continue des ventes de ces appareils dans les années à venir.

 

Une année premium pour les droits de retransmissions sportives

Le sport et la TV sont symbiotiques, les grands évènements sportifs sont un des moyens pour les chaînes d’accroitre leur base d’abonnés et générer des revenus publicitaires à grande échelle.

En Belgique, Telenet a déposé une offre de 900 millions d’euros pour obtenir les droits de la Jupiler pro-League pour 12 ans, soit 75 millions d’euros par an au lieu des 55 millions payés en 2011.

 

Le fossé générationnel des utilisateurs de smartphone:

Les baby-boomers (55 ans et plus) représentent un défi pour les opérateurs : c’est la tranche d’âge qui enregistrera la plus forte augmentation de pénétration du smartphone sur les marchés développés, mais les prévisions montrent qu’un quart de ces utilisateurs de smartphone ne téléchargera pas une seule appli.

Avec un taux de pénétration de 21 % en 2013 en Belgique, la génération des 55 ans et plus a enregistré la plus forte augmentation en possession de smartphones (+ 88 % pour les smartphones et + 150 % pour les tablettes par rapport à 2012). Cibler les personnes de 55 ans et plus avec des services spécifiques pourrait donc être particulièrement efficace pour les opérateurs sans fil, afin de convertir cette base installée en chiffre d’affaires effectif.