Que dire du Samsung Galaxy S4, qui n’a pas encore été dit ? On sait qu’il est puissant, léger, doté d’un très bel écran pour afficher les magnifiques photos qu’il prend. Et qu’il est épaulé par la machine commerciale bien rodée du fabricant coréen. Bref, on lui prédit un succès aussi grand, voire plus grand, que le Galaxy S3. Vous l’avez forcément vu dans la presse, Samsung ayant pris le soin de procurer un exemplaire de test à de (plus ou moins) nombreux journalistes.
Je vais donc m’attarder aux fonctions exclusives mises en avant par Samsung, et vous expliquer pourquoi, après deux semaines, je les ai… désactivées :
Smart Scroll (défilement intelligent). C’est celui sur lequel le plus d’encre a coulé avant la sortie du GS4. Un capteur frontal détecte votre visage lors de la lecture d’une page web (avec le navigateur maison), ou d’un email (avec le client maison, également). Il faut d’abord quelques secondes au smartphone pour voir où est votre frimousse. Une fois que c’est fait, un petit œil vert vous prévient que le défilement intelligent est activé. Dès lors, lorsque vous abaissez ou levez le visage, le texte défile vers le bas ou vers le haut. Même avec un fonctionnement parfait (ce n’est pas le cas: le défilement est trop souvent erratique), je ne vois aucune utilité à cette fonction, à part la preuve qu’on ne sait plus quoi inventer. Si vous tenez votre smartphone, il est plus facile de faire un mouvement du pouce que de gigoter votre tête.
Air view (aperçus). L’autre fonction phare du GS4 joue sur le survol d’une zone de l’écran par votre doigt. Par exemple, dans votre liste d’emails ou de photos, si vous laissez une demi-seconde votre index au-dessus de l’un(e) d’entre eux (elle), vous aurez un aperçu (les premières phrases ou une vignette plus grande, en pop-up). Déjà plus utile, même s’il est parfois trop sensible: lorsque vous utilisez votre smartphone, il y a souvent des aperçus qui s’affichent et s’effacent de manière involontaire, car votre pouce survole forcément l’écran.
Air gesture (mouvement et geste). Cela permet d’utiliser des gestes de la paume de la main, sans forcément toucher l’appareil, pour interagir de différentes manières. Cela recouvre de nombreuses fonctions (dés)activables, comme le « coup d’œil rapide ». Lorsque votre téléphone est en veille, écran vers le haut, vous pouvez afficher les informations importantes (appels en absence, mails, batterie) en passant la main au-dessus de l’écran. Vous pouvez également faire une capture d’écran en passant la tranche de la main sur l’écran, ou déplacer une icône sur un autre écran du « bureau ».
Désactivez-les !
Après deux semaines de test, j’ai progressivement désactivé toutes ses fonctions. Je ne suis pas conservateur, et j’apprécie l’innovation. Mais uniquement quand elle a du sens, et qu’elle n’est pas de la poudre aux yeux. Quand Microsoft – avec Windows Phone 7 et 8 – invente une nouvelle façon d’utiliser un smartphone, avec des tuiles dynamiques et des applications transversales, c’est de l’innovation. Quand Samsung permet de scroller une page en bougeant la tête, alors qu’il faut de toute façon tenir l’appareil ou le regarder dans une certaine position, c’est de la poudre aux yeux.
Je les ai aussi désactivées car elles ne fonctionnaient pas de manière optimale (surtout le défilement avec les yeux), et qu’elles nécessitaient des capteurs parfois gourmands avec la batterie.
Mais Samsung est bon joueur: il a prévu dans le menu déroulant du haut (celui des notifications), des interrupteurs facilement accessibles pour chaque fonctionnalité.
Conclusion
Le Samsung Galaxy S4 est un bon appareil. Son grand écran fait penser à une TV: l’important, c’est l’image, donc on réduit au maximum les bords. Et ça le fait: l’encombrement et le poids sont très réduits, tandis que l’affichage est d’une rare beauté.
Ajoutez à cela un gros processeur, une batterie amovible (et donc remplaçable dans 1 an, par exemple), un port pour carte MicroSD et un appareil photo qui fait des merveilles de jour, et vous avez un des meilleurs smartphones sous Android. De plus, si Samsung répète les actions commerciales du S3, le prix d’environ 669€ pourrait diminuer assez rapidement dans les prochains mois.
Mais que les choses soient claires: n’achetez pas le Galaxy S4 pour ses fonctions tape-à-l’œil, qui ne servent finalement que les commerciaux en manque d’idée pour promouvoir un smartphone qui devrait pulvériser des records de vente dans le monde entier.
L’opérateur belge de télécommunication a décidé de mettre un terme à un ensemble de services (mail, contact, agenda) qu’il ne voulait plus développer ni supporter. Explications.
Pourquoi et comment Mobistar a-t-il décidé de mettre fin à ces services supplémentaires que sont les adresses email (@mobistar.be ou @mobistarmail.be), l’envoi de SMS via le site, l’agenda et le carnet d’adresses en ligne ?
Ils étaient disponibles pour les abonnés ADSL de l’opérateur (ils étaient 70.000 en mars 2013), mais aussi pour tous les clients mobiles, sur simple inscription via le site de Mobistar. Cela concerne, au total, « quelques milliers de personnes« , selon Mobistar.
Pas assez d’utilisateurs
« On a décidé d’arrêter le service pour des raisons techniques. On ne fait plus de développement. Le coût pour mettre à jour le service, et pour le faire évoluer, est trop important par rapport au nombre d’utilisateurs« , nous a expliqué Mathieu Van Overstraeten, porte-parole de Mobistar. »Fin mai, les gens n’auront plus accès à leurs mails via le site habituel. Mais ils pourront, à l’aide d’un client mail (comme Outlook, NDLR), y accéder jusqu’à la fin de l’année« .
A la lecture du courrier envoyé aux intéressés, on constate que c’est un ensemble de services bien encombrants dont se débarrasse le deuxième opérateur belge de téléphonie mobile. « Les services mail (@mobistar.be ou @mobistarmail.be), l’envoi de SMS, l’agenda et le carnet d’adresses de votre Espace client ne seront plus disponibles à partir du 29 mai 2013« , peut-on lire sur le site de Mobistar.
Tendance logique mais…
Cette tendance est, dans une certaine mesure, compréhensible. A l’heure actuelle, les mails, l’agenda et le carnet d’adresse font partie de l’écosystème que vous avez peut-être choisi: Apple (iCloud sur ses Mac, iPhone, iPad), Google (tous les services de Google sur les smartphones et tablettes Android, sur les Chromebook) ou Microsoft (Outlook.com et SkyDrive sur les smartphones, tablettes et ordinateurs équipés de Windows ou Windows Phone).
Ces géants du web ont des services très performants, sont généralement intercompatibles et tiennent en lieux (très) sûrs toutes vos données. Mais le risque zéro n’existe pas et vu leur popularité, ils sont plus facilement la cible des hackers.
On change souvent d’opérateur
Il est, par ailleurs, plus prudent d’avoir un compte de messagerie indépendant de l’opérateur auquel vous êtes abonné. Car si vous décidez de passer de Belgacom à Voo pour l’ADSL, par exemple, votre messagerie @skynet.be est supprimée après 6 mois (voir cet article de 2011).
De surcroît, la nouvelle loi des télécommunications, qui permet à chacun de changer d’opérateur après une période de maximum 6 mois, a augmenté la volatilité de la clientèle. Bref, on peut changer d’opérateur comme de chemise, ce qui est plus délicat avec une adresse email, que l’on préfère garder le plus longtemps possible.
Mobistar vous prend (un peu) par la main
Mobistar, en ces temps difficiles où les recettes diminuent mais pas les investissements (lire à ce sujet « La téléphonie mobile enfin abordable« ), arrête donc des services qui ne concernaient pas la majorité de sa clientèle (nous n’avons pas eu plus de précision que « quelques milliers« ).
Ce n’est pas dramatique, ni stupide, de mettre fin à des services que l’on enrichit plus. Autant laisser cela à d’autres, comme le très bon – et gratuit – Gmail de Google, et se concentrer sur le déploiement du meilleur réseau mobile possible. Mais certaines personnes qui comptaient dessus se sentent logiquement lésées.
On reconnaîtra cependant à l’opérateur la délicatesse d’avoir prévu l’accompagnement des « victimes ». Elles ont reçu une lettre explicative et, en surfant sur mobistar.be/arret-des-services, apprendront à faire la transition en douceur.
Cet autodidacte de la région bruxelloise a appris lui-même à remplacer les écrans cassés, les batteries faibles ou les boutons défectueux. Rencontre.
Vous n’êtes pas sans savoir que les smartphones et les tablettes prennent une place de plus en plus importante dans la vie des gens. Remplaçant de l’agenda, du bloc-notes, de l’ordinateur (pour certaines tâches), et de bien d’autres choses, ces appareils mobiles ont une grande faiblesse: leur fragilité.
Même si vous en prenez grand soin, en achetant une housse ou d’autres types de protection, il arrive souvent, vu leur manipulation très fréquente, qu’on les laisse tomber, qu’on les griffe ou qu’on leur donne un petit bain involontaire.
D’autant qu’il existe désormais de nombreux jeux, même pour les plus petits, ceux-ci étant déjà très à l’aise avec l’usage du tactile, et très demandeurs pour utiliser le téléphone de papa.
En 2013, on répare…
Il y a quelques années, réparer l’écran d’un smartphone coûtait plus cher que de le remplacer, et prenait de longues semaines. Car rien, ou presque, n’était organisé. On pouvait le renvoyer, via l’endroit où on l’avait acheté, au constructeur. Mais il fallait compter plusieurs centaines d’euros, ce qui excédait parfois la valeur de l’appareil. La faute aux frais de port, et au manque de procédure. Du coup, l’envie de mettre quelques euros de plus pour avoir un nouveau modèle prenait le dessus.
Mais nous sommes en 2013 et les choses ont changé. On ne rachète plus, on répare. C’est la crise, bien sûr, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a une explosion des smartphones en Belgique ces dernières années, voire ces derniers mois. Certains d’entre eux sont chers et difficile à obtenir (on pense à l’iPhone, mais il n’est plus aussi seul qu’avant). Et surtout on ne peut plus s’en passer…
Il y a donc, depuis quelques temps, des « laboratoires » en région bruxelloise, qui peuvent réparer certains smartphones ou tablettes dans l’heure, pour un prix relativement raisonnable. Nous avons rencontré un petit nouveau, iFixTech.
D’où vient l’idée de Jeremy ?
Peu motivé par deux années d’étude en Ingénieur commercial, Jeremy Golender a eu l’idée de se lancer dans la réparation de smartphones et de tablettes suite à une amère expérience. « Mon téléphone ne fonctionnait plus. Je l’ai amené chez le revendeur qui m’a fait un devis de 300€, avec une attente de quelques semaines. J’ai décidé de trouver une solution moi-même. J’ai été voir sur le web et j’ai trouvé une vidéo qui expliquait comment résoudre le problème. Il fallait faire un point de soudure sur la carte-mère du smartphone. J’ai acheté les petits outils nécessaires et, avec un peu d’aide, j’ai réussi à le réparer« , nous confie-t-il dans son petit bureau/atelier d’Overijse.
Puis, avec le bouche à oreille, il a réparé ceux de ces connaissances. « J’avais une petite clientèle. A l’époque (il y a un an, NDLR), c’était plutôt rare comme service. J’ai ensuite monté ma société, pour structurer tout ça« . Et à ce jour, l’activité est soutenue: « J’envisage de trouver quelqu’un, car je ne veux pas trop faire attendre les gens qui déposent leur appareil. Ça fait partie du concept« .
Quel genre de réparation ?
A priori, iFixTech peut réparer toutes les tablettes et tous les smartphones. Et assez rapidement, si les pièces sont de stock, ce qui ne concerne que les produits Apple. L’iPhone et l’iPad ont ce drôle de rapport popularité/prix/rareté, poussant leurs nombreux propriétaires à les réparer au lieu de les remplacer.
« Les écrans, les boutons d’accueil et les batteries des iPhone et iPad, ce sont des remplacements ou des réparations fréquentes. On peut le faire dans l’heure« , nous explique Jeremy.
Dans cette jeune enseigne, cependant, toutes les marques sont concernées. « Samsung, BlackBerry, Nokia… on peut tout réparer« . Mais dans ces cas de figures, hélas, il n’y a pas de stock. Car il y a trop de gammes et de modèles différents parmi la petite dizaine de fabricants populaires en Belgique. Le stock serait pratiquement impossible à gérer. « On fait d’abord un devis, puis on commande la pièce. Cela prend alors plus de temps, environ une semaine. Mais aucun téléphone n’est impossible à ouvrir et donc, à réparer« . Et le meilleur assistant de Jeremy, « c’est YouTube« , admet-il.
Pour une fois, Apple est moins cher
Les pièces de rechange, de l’écran au bouton en passant par la batterie, Jeremy les commandes sur le web. « On achète des pièces OEM (« Original Equipment Manufacturer », fabricant de pièces détachées plus ou moins officielles) de qualité équivalente aux originales. Elles viennent d’Asie, et elles sont garanties six mois« .
Et dans le domaine des pièces détachées, Apple est pour une fois le moins cher. Bien entendu, le géant californien n’a rien à voir dans la distribution de ces pièces de rechange. Il préfère bien entendu que les gens achètent un nouveau modèle. Mais la gamme d’Apple est plutôt homogène (l’iPhone 4 et 4S sont encore en vente, et partagent de nombreuses pièces ou formats de pièces).
Ces tablettes et smartphones sont, de plus, très répandus dans le monde entier. La demande est grande, l’offre suit, les quantités augmentent et les prix diminuent. CQFD. Sur Amazon.fr, on peut ainsi trouver un kit complet (les deux faces de l’iPhone 4S, plus les outils), pour 45€. Evidemment, il faut la patience et l’habileté pour le faire soi-même.
Cette grande disponibilité des pièces détachées n’existe pas chez la concurrence. « Un écran de Samsung Galaxy SIII est plus rare, donc ça coûte plus cher« . Soit 259€… Pour un iPhone 4 ou 4S, il faut compter 130€, or il faut tout démonter. Avec l’iPhone 5, cependant, les prix s’envolent: « L’écran seul coute plus de 200€… »
Comment ça marche ?
Sans dire que c’est facile, le démontage et le remontage d’un smartphone ne demandent pas de connaissances poussées en micro-informatique. Il « suffit » de suivre les tutoriels que l’on trouve sous forme de vidéos sur le web, en toute gratuité. « Une fois qu’on a ouvert plusieurs appareils de marque différentes, on note des similitudes dans les composants et l’assemblage. Les réparations les plus fréquentes peuvent être faites en une heure. Quand il y a eu un contact avec du liquide, cependant, il faut plus de temps à cause de l’oxydation« .
Nous avons observé le travail minutieux de Jeremy. Ses outils de précision sont maniés avec dextérité, car certains composants sont fragiles. Ils doivent être démontés l’un après l’autre, dans un ordre précis, comme si on changeait la boite de vitesse d’une voiture.
Et certains appareils, même les plus chers, sont parfois mal montés. « Certaines têtes de visses sont inutilisables. Il faut alors utiliser une pince« . Patience, délicatesse et doigté sont les meilleures vertus si vous désirez tenter l’aventure.
Sachez que ce réparateur autodidacte n’a jamais rien cassé. « Je touche du bois« , conclut-il.
Avec cette baisse des prix continue depuis quelques mois en Belgique, la téléphonie mobile devient enfin avantageuse. Selon une étude du gouvernement belge, notre pays est même très bien placé en terme de rapport qualité/prix, au niveau européen. Depuis peu, Base a du réagir et revoir ses abonnements pour garder son étiquette du « moins cher ».
Il y a de nombreuses formules, selon vos besoins (voir plus bas en image). J’en ai épinglé trois, celles qui me semblent les plus intéressantes, par thème. J’ai volontairement omis tous les opérateurs « virtuels », car la comparaison devient impossible. Mais jetez un oeil à l’offre d’Allo RTL, qui reste intéressante.
1. Vous cherchez le moins cher: Base B-9
Base a encore abaissé le prix plancher d’un abonnement correct. Pour 9€/mois, vous avez 120 minutes d’appel vers tous les réseaux, les SMS illimités et 50 MB d’internet mobile. De plus, le week-end, vous appelez les autres clients Base gratuitement, de manière illimitée. Difficile de faire mieux. Sachez cependant qu’avec 50 MB de data par mois, vous n’irez pas loin. Pour consulter quelques emails, afficher votre flux Twitter, surfer (un peu), ça ira. Mais pas plus. Sachez que mettre une photo sur Facebook, Twitter ou Instagram, selon votre appareil, c’est entre 1 et 5 MB. Idem si vous ouvrez une photo en pièce jointe d’un email.
2. Vous voulez appeler le plus possible, en payant le moins possible: Mobistar Kangourou 16
Mobistar se détache pour ceux qui aiment parler. Pour peu que vous vous engagiez sur une durée de 6 mois, avec le Kangourou 16. Pour 16€ par mois, vous pouvez téléphoner durant 240 minutes, soit 4 heures. A ce prix, vous recevez 500 SMS, mais vous ne pourrez pas surfer.
3. Vous cherchez le meilleur rapport qualité/prix pour faire « un peu de tout »
C’est là que ça se corse. C’est l’abonnement « Best value », celui que tous les opérateurs cherchent, le Graal: la meilleure combinaison entre appels, SMS et internet mobile, pour plaire au plus grand nombre. Et là, c’est assez serré. J’ai botté en touche et choisi deux cas de figure. Dans le premier, vous êtes un consommateur moyen d’internet mobile: alors je conseille le Proximus Smart+ 15, à 15€ par mois. Vous avez 120 minutes d’appel, les SMS illimités et 500 MB. Suffisant pour la plupart des utilisateurs.
Mais cependant, certains consomment un peu plus de data – comme moi: 500 MB ne suffisent pas. Dès lors, je conseille le second cas de figure: le Mobistar Dauphin 20 à 20€/mois, avec 150 min, SMS illimités et 1 GB. Mobistar ajoute même les appels illimités vers Mobistar, et Facebook et Twitter illimités pour le data, au cas où le GB ne suffirait pas. Attention, cependant: avec Mobistar, il faut s’engager pour six mois pour bénéficier de ce prix-là.
4. Vous voulez le plus d’illimités possible: Base B-39
Avec sa nouvelle grille de tarifs, Base fait fort avec son B-39. Pour 39€ par mois, vous avez les appels illimités, les SMS illimités et 2 GB. Imbattable. La concurrence est nettement plus chère, et les GB par mois en plus ne concernent plus grand monde (au delà de 2 GB par mois, c’est pour ceux qui n’ont pas internet chez eux ni au bureau).
Chez Mobistar, l’illimité est ainsi à 60€ par mois (avec un engagement de 6 mois), et vous avez 5 GB de data. Proximus joue la carte de la 4G: à 65€ par mois, c’est 5 GB de données, comme Mobistar, mais avec l’accès au réseau 4G (l’internet mobile plus rapide), même s’il ne concerne que les grandes villes pour l’instant (sauf Bruxelles).
Remarque: la qualité du réseau et le service
Vous l’avez remarqué, et ce n’est pas nouveau, Base est souvent le moins cher. Cependant, la qualité du réseau – selon les régions – et du service clientèle – ça, c’est partout – n’est pas aussi bonne que celle de Belgacom.
C’est d’expérience que je le signale. J’ai traversé la Belgique avec un smartphone sous Base et un autre sous Proximus: la couverture du 3G et sa qualité sont supérieures chez ce dernier, qui reste plus cher dans certaines formules d’abonnement. C’est une question de priorité : certaines personnes sont exigeantes avec la qualité et la vitesse de l’internet mobile, d’autres moins. Sur le site de Belgacom (forcément…), il y a ce comparatif qui cite un bureau d’étude indépendant (CommSquare), et qui confirme qu’en 2012, la vitesse pour envoyer et recevoir des fichiers était plus élevée chez Proximus.
Concernant le service, il faut ajouter que Belgacom, Base et Mobistar (depuis peu) ont des applications pour contrôler l’état de votre facture, la quantité de minutes ou de MB qu’il vous reste pour le mois. Un petit plus.
Facebook Home a été présenté à la presse jeudi soir. Il s’agit d’une couche logicielle qui s’appliquera à certains smartphones tournant sous Android. Explications.
Non, Facebook n’a pas présenté de Facebook Phone jeudi soir. Ce qui s’appelle « Facebook Home » est une surcouche logicielle disponible pour plusieurs smartphones sous Android, à partir du 12 avril.
Ce n’est pas non plus un système d’exploitation, mais une couche supplémentaire appliquée à l’OS de Google, qui par définition est ouvert et peut être modifié à souhait. Dans un premier temps, les seuls smartphones qui pourront installer la couche Facebook Home sont les HTC One et One X, et les Samsung Galaxy SIII, 4 et Note II.
Il y a cependant des partenaires privilégiés, comme HTC et AT&T, un opérateur aux USA. Il y aura donc bientôt, aux Etats-Unis, un HTC First, avec Facebook Home préinstallé. Peter Chou, le boss d’HTC, l’a présenté lui-même (notre photo). Il fonctionnera bien entendu sur le réseau LTE (4G) d’AT&T. Il s’agit donc de commercialisation, et de marketing. Pas d’exclusivité.
C’est quoi, Facebook Home ?
L’importance de Facebook dans le monde des applications pour smartphone se traduit dans les chiffres: 23% du temps passé sur des applications, c’est pour Facebook. La deuxième application – Pandora, aux Etats-Unis, n’en rassemble que 7%. Une bonne stat pour Mark Zuckerberg, le big boss, qui a présenté lui-même Facebook Home, dont la principale idée est « de mettre les gens au centre, et non les applications« .
Cela se traduit par un écran d’accueil, celui que l’on voit une centaine de fois par jour, complètement repensé. Ils appellent ça « Cover feed », car c’est un flux d’actualités Facebook qui défile devant vos yeux, lorsque vous déverrouillez votre smartphone.
C’est « la fondation de ce qu’on a construit« , a expliqué un développeur. »Quand on l’allume, on voit ce qui arrive au gens. On ne ratera aucune actu, car il ne faut rien faire pour les afficher. Tout est là dès qu’on utilise le téléphone. Vous aimez une actu ? Appuyez deux fois dessus équivaut à un ‘like’. Pour la commenter, c’est aussi simple« .
Messagerie originale
Au-delà de cette mise en avant de contenus Facebook (et on espère que les pubs n’en feront pas trop partie…), il y a l’intégration de la messagerie instantanée. C’est le « Chat head« : la photo de profil de vos amis apparait sous forme d’une petite bulle, au-dessus de votre application, lorsqu’ils veulent vous parler (via Facebook ou via SMS). Il est bien sûr possible de la déplacer, d’y répondre ou de la supprimer.
Les interactions sont assez fluides, et à partir de l’écran d’accueil, vous pouvez ouvrir rapidement une fenêtre qui rassemble vos applications favorites. Tout est paramétrable, et on se rapproche alors de l’utilisation classique d’Android, les widget en moins.
Conclusion
Facebook a eu l’intelligence de ne pas se lancer dans la construction d’un téléphone, ni dans le déploiement délicat d’un nouveau système d’exploitation. Facebook Home est une surcouche logicielle qui annule en quelque sort celle de Samsung ou de HTC. Elle place vos amis Facebook au centre de l’écran d’accueil.
Les gens passent trois fois plus de temps sur l’application Facebook que sur les autres: Facebook Home leur permettra de ne plus devoir lancer l’application, mais d’y avoir accès en permanence, en la mettant au-dessus de tout le reste.
Une idée et un concept qui ont été bien construits. A réserver aux fans de Facebook, forcément. Et ils sont un milliard, ce qui annonce quelques téléchargements de « Facebook Home » sur le Google Play Store, à partir du 12 avril.
Cette annonce est également un sacré coup de pouce à la plateforme Android de Google, car elle risque d’attirer pas mal de monde. Les gros utilisateurs de Facebook, qui veulent en faire le centre de leur smartphone, devront donc privilégier Android. D’autres compatibilités, notamment avec les Xperia de Sony, sont annoncées pour plus tard.
Un anayste prétend cependant que « Google a de quoi s’inquiéter« , car il risque de perdre des parts de la « monétisation liées à Facebook » avec ce nouvel écran aux couleurs du groupe de Menlo Park.
Quoi qu’il en soit, c’est un coup dur pour l’iPhone, pour Windows Phone et pour BlackBerry.
Il existe enfin un « standard », une norme, pour les systèmes de chargement sans fil des appareils mobiles. On le sait: c’est le noeud du problème. On améliore sans cesse la puissance, la taille et la connectivité des smartphones, mais c’est hélas au détriment de l’autonomie.
L’argument de Nokia, quand il a présenté son plateau de recharge, son Lumia 920 (récepteur inclus) et son Lumia 820 (récepteur disponible sous forme de coque amovible), c’est de recharger son smartphone dès que possible. Vous arrivez au bureau, vous êtes dans la cuisine… au lieu de déposer votre appareil sur une table, vous le faites sur son petit plateau de recharge.
Qi = « chi »
Cette norme, c’est Qi, un terme qui vient du chinois et qui se prononce « chi ». HTC, Huawei, LG, Motorola, Nokia, Samsung, Sony… tous les plus grands noms de l’électronique sont là, et ça ne se limite pas aux fabricants de smartphones.
L’idéal serait que tout le monde adopte ce standard. Si tous les smartphones/tablettes/appareil photo en sont équipés, cela poussera d’autres domaines à en faire autant. Je pense aux fabricants de meubles, aux constructeurs d’avions ou de voitures, aux chaînes d’hôtel, etc… Si tout le monde joue le jeu, on ne tombera plus jamais à court de batterie !
Comment ça marche ?
Avec la norme Qi, le transfert de « faible puissance » équivaut à une puissance allant de 0 à 5 W. Cela fonctionne avec un couplage inductif entre deux bobines planaires pour transférer la puissance de l’émetteur vers le récepteur de l’appareil mobile. La distance entre les bobines est généralement de 5 mm.
La régulation du voltage de sortie, est effectuée par une boucle de contrôle dans le transmetteur communiquant avec le récepteur qui peut alors demander plus ou moins de puissance. La communication en question est unidirectionnelle depuis récepteur vers le transmetteur, via rétro-diffusion d’ondes. En rétro-diffusion d’ondes, la bobine réceptrice est chargée, changeant ainsi la valeur du courant sur la bobine émettrice. Ces changements sont surveillés et traités par le récepteur, afin de faire concorder les deux périphériques. Le but étant d’arrêter la charge quand la batterie est pleine, afin d’éviter de l’endommager.
Plateau ou Fatboy ?
Nokia est le premier à intégrer cette norme dans un smartphone tout en proposant les accessoires qui vont avec. C’est plutôt malin et dans l’air du temps. Sony, par exemple, a rendu son dernier Xperia Z complètement étanche. Nokia a joué la carte de la recharge sans fil. Le Finlandais a même offert (ou offre encore) le plateau de recharge – 70€ tout de même – durant les premiers mois de la commercialisation du Lumia 920 en Belgique.
Le DT-900 est disponible en cinq couleurs, et peut correspondre à celle de votre Lumia. C’est la base. Maintenant, si vous voulez un peu d’originalité – bien que cet accessoire le soit déjà – vous pouvez prendre l’option « Fatboy ». Nokia s’est en effet associé avec le fabricant de pouf pour en faire un coussin de recharge.
Conclusion
Personnellement, le plateau suffit (70€). Petit et discret, il est assorti à la couleur de votre smartphone, et ça donne pas mal sur une table de nuit, sur un appui de fenêtre. Le Fatboy prend plus de place, coûte plus cher (90€) et c’est simplement le plateau inséré dans un petit coussin. Vous devrez de toute façon ajuster votre téléphone pour qu’il soit bien positionné. Sinon, ça ne marchera pas.
Indispensable, cette recharge sans fil ? Pas pour l’instant. Tant que ça reste cantonné à votre petit plateau, c’est plutôt pour la frime. Entre déposer un smartphone sur une petite base ou lui coller une petit prise micro-USB, il n’y a pas de grandes différences. Une ou deux secondes, sans doute.
Problème de ce système de recharge sans-fil: vous ne pourrez pas manipuler l’appareil durant la charge, il faut qu’il reste collé à son plateau ou à son coussin. Je trouve également qu’il chauffe un peu plus qu’avec un chargeur classique.
Dernier défaut: le prix. 70€, c’est du luxe. Et comme souvent, le luxe n’est pas indispensable.
Sachez enfin qu’il existe d’autres accessoires: un plateau de recharge vertical, une enceinte de JBL sur laquelle vous pouvez déposer (et charger) votre Lumia, et des écouteurs sans fil qui pourront aussi être déposé sur un plateau de recharge.
BlackBerry fait partie de ces marques, au même titre que Nokia, qui ont marqué les grands débuts du GSM, puis du smartphone. A l’époque, avec un abonnement spécial BlackBerry, vous pouviez recevoir vos mails instantanément sur votre (petit) smartphone. Le mot « push » était une révolution: au lieu de relever vos mails, on vous signalait quand ils étaient arrivés. Vu la faiblesse des connexions « 1G » de l’époque, il fallait compresser le message pour qu’il soit le plus léger possible (quelques octets…): éliminer les images, limiter les mises en page et les jeux de caractères, etc. Ce que BlackBerry faisait très bien, par ailleurs.
Une autre époque ? Oui, assurément. Depuis quelques années, on a atteint des vitesses de 3G (bientôt de 4G) très satisfaisantes et notre abonnement « data », souvent de plusieurs centaines de mégaoctets (Mo) par mois, n’impose plus de réduire la taille des mails.
Sans oublier que le principe du « push mail » s’est généralisé: plus besoin d’avoir un abonnement spécial BlackBerry pour être prévenu de l’arrivée de nouveaux emails.
Vous me voyez venir: que reste-t-il à RIM, l’ancien nom de l’entreprise canadienne qui produit les BlackBerry (aujourd’hui, elle s’appelle tout simplement BlackBerry) ? Pas grand chose d’exclusif, à vrai dire. Apple et Samsung (avec Google pour Android) ont véritablement brisé, en six années, tout le business modèle bien établi des BlackBerry. Mais il y a encore du bon, vous allez voir.
BlackBerry 10, le sauveur ?
Conscient d’un retard conséquent sur la concurrence, d’une remise en question tardive – les ventes en chute libres le lui rappellent tous les trimestres depuis deux ans – RIM a abattu ses dernières cartes il y a quelques jours, en sortant le Z10. Il s’agit de premier smartphone sous l’OS BlackBerry 10. Il est d’ailleurs passé de 7 à 10, c’est dire la volonté de rupture…
Une rupture que l’on retrouve dès le premier coup d’oeil. Le Z10 est plutôt classique: format « iPhone » avec bord arrondis, écran de 4,2″, processeur Dual Core de 1,5 GHz, 2 GB de RAM, 16 GB de stockage interne (plus un port MicroSD), une caméra 8MP à l’arrière, 2MP en frontal et une autonomie moyenne.
Tout est dans l’OS
Les grandes différences par rapport à l’iPhone ou aux smartphones sous Android se trouvent dans l’interface. BlackBerry 10 est pratiquement parti d’une feuille blanche. Ou plutôt de QNX, un système d’exploitation basé sur UNIX qui a été racheté en 2010, et déjà intégré en 2011 dans le PlayBook, la très discrète tablette de BlackBerry.
Des anciens OS, il ne reste plus grand chose: la pastille rouge avec l’astérisque blanche, la police, certaines icônes. C’est à peu près tout.
L’OS est désormais classique: entièrement tactile, avec des fenêtres remplies d’icônes d’applications. Ce que l’iPhone a « inventé » en 2007. Mais la navigation dans BlackBerry 10 se base sur la gestuelle. Exemple flagrant: où que vous soyez, en dessinant un L inversé avec votre pouce, vous affichez le « Hub », l’une des plus belles exclusivités de l’OS.
C’est quoi ce Hub ?
Il s’agit d’une liste plus ou moins exhaustive rassemblant les messages et alertes. Tous vos comptes mails mélangés, vos SMS, le « chat » amélioré BBM (BlackBerry Messenger, entre utilisateurs reconnus), les notifications Facebook et Twitter, les appels manqués.
Il y a un peu de tout, et au début, on a tendance à retirer quelques trucs. Puis on comprend l’intérêt de la chose: tout est au même endroit. Au lieu d’ouvrir chaque application, vous faites un petit geste du pouce et tout s’y trouve.
Cela prend tout son sens quand on est quelqu’un de très connecté, très mails, très réseaux sociaux… Et très BBM, mais le plus dur sera de trouver des copains avec qui utiliser cet excellent outil de messagerie instantanée (vous pouvez désormais partager votre écran et faire des appels vidéo).
Bref, ce Hub est un bon point, pour peu qu’on prenne le temps de s’y habituer. Attention: il faut pouvoir décrocher, car toutes les minutes, il y aura certainement un petit quelque chose de nouveau. Heureusement, et cela a toujours été une force de BlackBerry: tout est paramétrable. Vous pouvez demander à une notification Facebook de ne provoquer aucune alerte, à un nouveau mail de faire clignoter la diode rouge, à un SMS de faire un certain bruit. Bref, vous faites ce que vous voulez.
Parmi les autres points positifs, notons la qualité de l’écran: ses 1280 x 768 pixels, vu la taille, offrent une définition très élevée. Le contraste est également à la hauteur: c’est beau à voir, tout ça.
Un clavier très innovant
Et il ne faut pas oublier le fameux clavier tactile, entièrement repensé par BlackBerry. Sa grande innovation: lorsque vous tapez un mot, des suggestions s’affichent au-dessus des lettres. Par exemple: vous commencez à taper « Bonjour ». Après avoir tapé le « n », le mot « bonjour » s’affichent au-dessus du « j ». Vous pouvez dès lors valider le mot en le glissant vers le haut, d’un petit geste rapide du pouce. A l’usage, je trouve cette petite option moyennement utile car elle implique de lire les suggestions au lieu de garder les yeux sur la zone de texte que vous alimentez de vos petits doigts.
En revanche, rien à redire sur l’auto-correct (qui transforme votre « bnojuor » en « bonjour »), qui prend même en compte plusieurs langues. Jusqu’à trois, si vous le souhaitez. Pratique si vous utilisez parfois des termes anglais, ou si vous changez souvent de langue. Au sein d’un même SMS, par exemple, vous pourrez utiliser l’auto-correct pour du français, du néerlandais et de l’anglais.
Le BlackBerry Z10, il n’avait pas le choix, se démarque par un côté « pro » que nous ne pouvons hélas pas tester (il faut un serveur d’entreprise). « Balance », c’est le nom de ce principe qui permet de diviser l’appareil en deux parties, l’une pro, l’autre privée. Le service IT configure une série d’applications et de services, et surtout de règles. Par exemple, il est impossible de copier/coller un mail pro pour le mettre comme statut sur Facebook.
Tout n’est pas rose
Passons aux points noirs de BlackBerry 10, qui sont hélas assez handicapants, en 2013 :
Démarrage et extinction de l’appareil toujours aussi longs (même si c’est moins grave qu’avant).
BlackBerry World. C’est le store. Il reste d’une austérité graphique inégalée, et d’une pauvreté au niveau du choix. Comme toujours, on sort de grands chiffres (100.000 applications disponibles) et de grandes théories (toutes les applications Android peuvent être « converties »). Mais la réalité est là: on est en deçà du Market de Windows Phone, qui n’est déjà pas très fourni. Pas d’appli de banque belge, pas de Spotify, peu de jeux connus (à part l’excellent Angry Birds Star Wars, gratuit), pas d’Instagram. Bien sûr, ça peut changer, mais bon…
Ecosystème. A l’heure où iTunes permet d’acheter de la musique, des séries TV ou des films, où iCloud permet de sauvegarder et de synchroniser contacts, calendrier et photos, BlackBerry doit se rendre à l’évidence: il n’est nulle part. Heureusement, il y a l’intégration de votre dossier Dropbox dans le gestionnaire de fichiers, de manière fluide et naturelle.
Anniversaire. Une fois vos comptes reliés, le calendrier intègre automatiquement toutes les dates d’anniversaires de vos contacts Facebook, et les enregistre. Et chaque matin, vous avez droit à votre pop-up de cet « évènement », l’annif d’un contact Facebook que vous connaissez à peine. Je n’ai pas réussi à empêcher le truc, et ça m’a vite saoulé.
Cartographie. BlackBerry a tort de mettre sur sa promo qu’il y a un GPS embarqué. Déjà, il faut télécharger la cartographie au fur et à mesure (comme Google Maps), en 3G. Mais c’est d’une lenteur affligeante… quand ça fonctionne. J’ai eu un mal fou à afficher ma position, je ne vous raconte pas l’histoire que c’est de planifier un itinéraire. Bref, oubliez.
Conclusion
Ce BlackBerry Z10 est le premier né de la nouvelle ère de BlackBerry qui, ayant perdu pratiquement toutes ses fonctionnalités exclusives, en cherche d’autres pour se démarquer dans un marché devenu très concurrentiel. Son Z10 est devenu un smartphone « comme les autres », avec un grand écran tactile, et des fenêtres d’icônes pas spécialement originales. J’aime son « Hub », qui rassemble toutes vos conversations et notifications, et qui reste accessible d’un simple geste du pouce. J’aime sa taille réduite, à l’heure où il faut des mains de géant pour utiliser les dalles de Samsung et Sony. J’aime ses menus très paramétrables, son aspect « pratique avant tout », sans fioriture.
Mais en entrant dans la cour des smartphones « classiques », le Z10 accuse un retard conséquent en terme d’écosystème (le magasin d’application, divertissement, achat de musique, de vidéo). Aujourd’hui, on exige beaucoup d’un smartphone, surtout s’il coûte 629€. Et à ce prix-là, le grand public en aura plus pour son argent avec un iPhone 5 (689€), un Galaxy S4 (699€), un HTC One (699€), un Sony Xperia Z (649€) ou un Nokia Lumia 920 (599€ avec plateau de recharge sans fil).
Reste les professionnels, un secteur qui est sans doute à la recherche de solutions plus sécurisées pour ses employés. J’imagine parfaitement un entreprise de plus de 100 personnes s’équiper de BlackBerry 10, pour gérer l’accès aux données sensibles et séparer clairement la partie privée de la partie professionnelle. Mais cela suffira-t-il à sauver BlackBerry ? J’en doute mais je l’espère.
Files incroyables sur le trottoir, devant la Radio City de New York, jeudi soir. Un concert de Léonard Cohen? Non, il vient en avril, lui.
En fait, il s’agissait du « Samsung Unpacked 2013″, qui était supposé être, à la base, une conférence de presse pour annoncer le dernier smartphone, le Galaxy S4. Des journalistes du monde entier étaient d’ailleurs invités par le géant coréen dans l’une des plus grandes salles de spectacles de New York. Mais sur les 3.000 personnes présentes, il n’y avait qu’un dixième, sans doute, de journalistes. Le reste ? Des partenaires, des employés, et quelques célébrités.
Ce n’était donc plus vraiment une conférence de presse, mais un show de présentation, à l’américaine. Devoir se battre pour assister à un « event », c’était une première, pour moi. D’autant que, rappelons-le, il s’agissait de la présentation d’un remplacement de smartphone (le S4 au lieu du S3), pas du lancement d’une nouvelle série ou d’un nouveau produit.
Bref, Samsung cherchait le « buzz ». Il cherchait à créer l’évènement, à faire parler de lui, comme Apple l’a fait à l’époque – mais plus sobrement et subtilement – avec les premiers iPhone et iPad.
Un vrai show
Pourquoi pas, me direz-vous? L’idée de faire du bruit autour d’un produit, à grands coups de marketing, tient la route. Les ingrédients ? Une foule sur le trottoir ; la télévision locale qui demande, avant de rentrer, d’où nous venons ; une salle de spectacle mythique, des acteurs et un orchestre de Broadway sur la scène ; une présentation humoristique qui n’oublie pas, heureusement, de rappeler les nouveautés du Galaxy S4.
Ça n’a pas tellement de sens pour l’utilisateur final, vous, qui lisez des articles pour vous faire une idée sur un produit avant de l’acheter (ou pas). Mais on est en 2013, et les marques ne se contentent plus des critiques des journalistes. Il faut d’abord être cool.
Et sinon, le S4 ?
Entre les interventions scriptées d’un maître de cérémonie (Will Chase, acteur américain et chanteur des comédies musicales) et d’un responsable produit de Samsung USA, on a pu voir les nouveautés du nouvel étendard de la marque, le Galaxy S4.
Extérieurement, pas de surprise: ça ressemble pas mal à l’ancien modèle. Les bords sont plus fins, il est moins épais, plus léger et « plus solide », a-t-on dit. Pas encore d’infos, étrangement, sur le processeur, qu’on annonce « plus puissant ». L’écran est de 5″ désormais, grâce aux bords raccourcis, et il a fallu trouver un nouveau nom: « Full HD Super Amoled ».
Il aura 2 GB de RAM, un stockage de 16 à 64 GB (plus un port MicroSD), un appareil photo de 13 MP à l’arrière, 2 à l’avant, et une batterie de 2600 mAh amovible. Rien d’extraordinaire.
Il aura de la 4G compatible avec un grand nombre de pays, et de nouvelles fonctions supposées vous rendre la vie « plus aisée, plus belle, plus riche ». C’est votre nouveau « Life companion ».
La plupart des nouveautés étaient, en fait, logicielles. Samsung a ajouté à Android 4.2.2 une flopée d’applications maison, qui le démarque de la concurrence. Mais elles sont plus ou moins utiles. On a l’impression, et Samsung n’est pas le seul, que les fabricants ne savent plus quoi inventer. Comme si un palier avait été atteint il y a quelques temps, et que maintenant, on peaufine.
Des applis « exclusives »
Quelques exemples au hasard:
« Dual camera », pour des vidéos utilisant les deux capteurs (avant et arrière) et intégrant deux images dans une vidéo. Un « père » est venu filmer son « gamin » qui faisait des claquettes sur scène.
« Drama shot », une option pour votre appareil photo. 100 images (oui, c’est ce qu’ils ont dit) sont prises 4 secondes pour en faire un mélange, une sorte de slow motion, mais sur une photo.
« S Translator », une application de traduction vocale. Vous parlez dans le smartphone en français, il énonce ensuite la traduction en chinois, que vous ferez écouter à votre interlocuteur. A tester, mais ça semble plus compliqué que la démo faite sur scène par des acteurs. Bon point: c’est intégré dans les mails, pour traduire directement un passage que vous n’auriez pas compris.
« Knox », un concept qui, à l’instar de la Balance de BlackBerry, sert à diviser le smartphone en deux « comptes »: un pro et un privé.
« Group play », partage la musique sur plusieurs Galaxy S4.
« S Health (Santé) », une série d’applications prenant soin de votre corps. Il y a même des accessoires prévus: une balance, un capteur de pulsations, un « S » bandeau.
« S-Voice Drive » permet de contrôler l’appareil avec la voix tout en conduisant roulant. Quand il est en mode GPS, le GS4 convertit automatiquement les textes en messages vocaux, pour vérifier vos messages sans devoir regarder l’écran.
« Smart Pause » met automatiquement une vidéo en pause lorsque vous détournez le regard de l’écran et recommence dès que vous le regardez à nouveau. « Smart Scroll », de son côté vous permet de faire défiler votre navigateur ou des e-mails sans toucher l’écran, uniquement grâce aux mouvements de vos yeux et de votre poignet.
Toute une série d’applications plus ou moins exclusives, plus ou moins intéressantes, vous en conviendrez. Et qui servent plus de vitrine que d’arguments de vente. Qui les utilisera, au final ?
Conclusion
En gros, Samsung s’est payé Broadway, comédiens et orchestre, pour se la péter. D’ailleurs, toutes les démos lors du show étaient préenregistrées et non « live », pour éviter le plantage.
Le Galaxy S4, qui débarquera en avril pour un prix estimé à 649€ (mais qui diminuera assez vite, contrairement à l’iPhone), n’en demeure pas moins un excellent smartphone sous Android. Sans doute le meilleur.
Le matériel est de bonne qualité, le logiciel a une base solide et des applications exclusives. On aurait aimé une caractéristique de plus, comme Sony qui a fait du Xperia Z un smartphone complétement étanche utilisable sous l’eau (ou sous la douche).
Il sera disponible en « Black Mist » et « White Frost ». En blanc et en noir, quoi.
Nokia nous refait le coup de 2012: il sort d’abord un « flagship », comprenez un « beau gros smartphone » avec plein de fonctions, puis il décline sa gamme avec des modèles plus abordables. En 2013, avec ses Lumia sous un Windows Phone 8 qui gagne en maturité, Nokia aura bientôt cinq versions: 520, 620, 720, 820 et 920.
Le plus petit modèle disponible actuellement en Belgique est le Lumia 620. Avec son écran de 3,8 pouces, c’est le modèle le plus compact de la gamme: 11,5 x 6,1 cm, pour 127 grammes. Une taille définitivement plus maniable, d’autant que ses bords et son dos, bien arrondis, rendent la prise en main très confortable.
Entrée de gamme « de luxe »
A 259€, c’est ce qu’on appelle un smartphone entrée de gamme. Il en existe bien sûr des moins chers sous Android, mais vous risquez d’être déçu par la finition, la fluidité et la modernité de l’interface.
Vous n’aurez pas ces problèmes sur le Lumia 620. Car le processeur Snapdragon S4 dual-core de 1 GHz et les 512 Mo de RAM sont amplement suffisants pour faire tourner très rapidement Windows Phone 8, un OS définitivement original et moderne. Et qui commence à combler son retard côté application. Depuis mon dernier test, celui du Lumia 920, Spotify et CBC sont apparus.
De plus, Nokia fait un gros travail de développement et de partenariats pour proposer des apps exclusives, dont la cartographie, le GPS, quelques jeux et d’autres petites choses intéressantes en photographie.
Le stockage interne n’est que de 8GB, mais il y a un port pour carte micro-SD.
La qualité de dalle de l’écran est excellente pour le prix: on parle de Clear Black, ce qui veut dire que les noirs sont profonds, et que vos tuiles donneront l’impression de flotter.
Où sont faites les économies ?
Nokia a fait des économies sur l’appareil photo, dont les clichés sont vite saturés et pas géniaux s’il ne fait pas très lumineux. Rien de dramatique, ça reste raisonnable et plutôt logique dans cette gamme de prix.
Il n’y a évidemment que du plastique, là où le 920 utilise une belle céramique.
Et la batterie, de 1300 mAh, ne fera pas de miracle, vous aurez du mal à tenir deux jours si vous l’utilisez régulièrement. Et j’espère que vous le ferez régulièrement car c’est un bon petit smartphone, costaud mais léger, bien fini et agréable à utiliser. Quant à son OS, Windows Phone 8, il commence à gommer tous ses petits défauts de jeunesse. S’il vous tente, commencez par le Lumia 620, vous ne ferez pas d’erreur.
A partir de 479 €, la Surface RT est le premier « ordinateur », au sens large, conçu et fabriqué par Microsoft. Cette tablette est-elle le plus bel écrin pour Windows 8 ?
La sortie de Windows 8, l’automne dernier, a marqué un tournant décisif dans la stratégie de Microsoft. Inutile de revenir sur ce nouveau système d’exploitation prévu pour le tactile, avec ses tuiles colorées et dynamiques, vous l’avez sûrement déjà essayé.
L’autre bouleversement, c’est l’apparition d’un matériel fabriqué par Microsoft. Depuis des décennies, Windows est flanqué sur tous les ordis de bureau, ou portables, du monde entier. Un business qui faisait les affaires des fabricants comme de Microsoft.
Software et Hardware
Mais les choses ont changé et la firme de Redmond a décidé de voir plus grand. A l’instar d’Apple et de son iPad, de Google et de ses Nexus, il a fabriqué sa propre tablette. J’ai été chez Microsoft Belgique, à Zaventem, pour recevoir durant quelques jours la « Surface ». L’occasion de discuter avec Jean-Benoit Van Bunnen, le responsable Windows.
« Avec la Surface, Microsoft voulait présenter sa vision des choses. Au lieu de confier toujours ça aux autres, on a voulu montrer qu’elle était la meilleure manière d’appréhender Windows 8 sur une tablette. Tout a été étudié: de l’angle du support au format 16:9, en passant par les accessoires et le design ».
Une belle Surface
Un design et un look sans défaut, que je trouve très réussis. Sobre, anguleuse, très bien assemblée et composée de matériau de qualité… la Surface a de la gueule, si je puis me permettre. Ajoutez à cela un petit support en plastique intégré, facile à ouvrir ou fermer, et les claviers/protection qui se clipsent parfaitement en dessous, et vous avez un véritable outil de travail.
Il y a le « Type Cover », un clavier dur et des touches en plastique, qui se replie pour protéger l’écran. C’est un peu plus épais, mais aussi plus facile à utiliser que le « Touch Cover », dont il ne faut qu’effleurer les lettres. Gros avantage: ces deux claviers sont équipés d’une zone tactile pour la souris.
Vive la souris…
Une souris très utile quand on passe en mode « Bureau ». La seule Surface disponible actuellement en Belgique, est celle équipée de Windows 8 RT, une architecture plus mobile et moins puissante que la version Pro, mais qui permet néanmoins de retrouver le bureau classique. Avec ses raccourcis, son explorateur de fichiers (vous pourrez brancher un disque dur en USB et faire des copier/coller), son panneau de configuration, etc… De quoi rassurer ceux qui n’apprécient qu’à moitié les tuiles.
Ce bureau, que je pensais à tort voir disparaître sur la Surface RT, se lance d’ailleurs tout seul lorsqu’on veut utiliser la suite Office. Avec Office 2013, prévu pour fonctionner sur différentes plateformes avec une seule licence, Word, Excel et les autres ont une petite option pour l’affichage « souris » ou « tactile ». Ce dernier mode ayant des boutons plus gros, empiétant sur la surface de travail.
L’importance de cette souris pour les tâches sous Office (isoler une case Excel, par exemple) et du bureau pour l’explorateur de fichier, prouve que Microsoft est dans une phase de transition, n’osant pas abandonner complètement les anciennes habitudes de travail. De ce point de vue, l’iPad est plus radical mais plus logique dans la démarche: les applications sont « touch », ou rien.
Et Windows 8 RT ?
La grande différence entre Windows 8 RT et « normal », et je n’y arrive que maintenant, elle concerne les applications. Il n’est plus possible d’aller télécharger n’importe quel .exe et de l’installer en quelques clics. Dorénavant, comme Apple et son App Store depuis presque 6 ans, Microsoft entend aussi exploiter cette mine d’or qu’est le « magasin d’applications ».
Il faudra donc obligatoirement passer par la case « Windows Store » pour télécharger le moindre jeu, utilitaire, météo, etc… Vous pourrez en trouver certains sur des sites web, mais il ne s’agira que d’un lien vers le store.
Un magasin un peu pauvre, du reste, surtout si vous ne retirez pas l’option « Simplifier la recherche d’applications dans mes langues préférées« , pourtant activée par défaut dans les « Préférences » du store. En passant outre cette limite de la langue, vous aurez alors plus de choix.
Facebook et Twitter s’en foutent
Il y a de plus en plus d’applis, et ça ne fait que commencer. « La croissance est immense. Imaginez le nombre d’ordinateur ou de tablette vendus chaque jour en Belgique! », avance Microsoft.
Oui, on l’imagine, c’est beaucoup. Mais il n’y a toujours pas de Facebook ni de Twitter, par exemple. Pourquoi cette absence incroyable ?
« Car nous essayons de proposer une expérience différente à l’utilisateur. Nous ne voulions pas un copier-coller de l’application Facebook sous iOS ou Android », a expliqué M. Van Bunnen. D’accord, mais du coup, il faut passer par les sites web, et les épingler sur l’écran d’accueil. Des sites qui ne sont pas prévus pour le tactile, avec des petits boutons…
Inutile d’en vouloir à Microsoft, c’est Facebook et Twitter qui ne sont pas pressés d’investir dans une application digne de ce nom. « Parfois, nous collaborons avec certains fournisseurs de contenu – comme RTL.be – pour les aider à développer. Mais de manière générale, nous n’intervenons pas dans les applications tierces ».
On sait qu’il y a des discussions entre les grands chefs. Mais ils n’ont pas encore trouvé « la meilleure expérience Facebook possible sous Windows 8″. En attendant, quand vous êtes sur une page web et que vous désirez la partager, hé bien… il faut copier l’adresse, et la coller dans votre tweet ou votre statut. Oui, oui… alors que Facebook est relié à votre compte pour les contacts, par exemple.
Combien ça coûte ?
A 479€, Microsoft propose une très belle tablette avec 32 GB de stockage interne (mais seulement 16 GB de disponible), plus tout ce que SkyDrive peut vous offrir. Le « cloud » maison fera le lien entre tous vos périphériques: ordi au bureau, tablette, smartphone, etc… Si vous comptez utiliser souvent la suite Office bien intégrée (mais payante), il faudra opter pour un pack avec la « Touch Cover », qui fait clavier et protection, à 579€. Le clavier dur est en option à 119€. Rajoutez 100€ pour passer à 64 GB de stockage.
Le matériel est irréprochable, et la puissance suffisante pour faire tourner une vidéo, jouer à des jeux, retoucher des photos (je vous conseille Fotor, gratuit) et aller sur le web. Si vous voulez les détails techniques, c’est par ici.
Mon avis ?
La Surface RT est certainement la meilleure manière d’aborder Windows 8. Radicale (vous ne pourrez plus installer n’importe quoi), elle est plus fermée mais également plus logique avec elle-même. Le plus bel écrin de Windows 8 ? Sans doute. Le plus cohérent ? Certainement.
Le bureau classique subsiste discrètement, mais ce n’est que pour les applications Office, qui permettent par ailleurs de travailler correctement. Un excellent produit, à qui il ne manque qu’un plus grand nombre d’applications. Un défaut délicat, en 2013…