Mobilité

Bose QC 35: le top en matière de casque audio avec réduction de bruit (mais quel prix…)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 26 septembre 2016 08h27 | Ajouter un commentaire

A condition d’accepter de casser sa tirelire, le QC 35 de Bose est sans conteste l’un des meilleurs casques audio du moment. Il a tout ce dont la génération actuelle, très mobile, a besoin: il est sans fil, équipé de la réduction de bruit active et diffuse un son de grande qualité. J’ai pu le tester durant une quinzaine de jours.

Ce casque audio annule le bruit ambiant et est complètement sans fil: il n'a qu'un seul défaut…

Comme souvent dans le monde de l’électronique: ce qui est plus performant que la moyenne coute cher. C’est le cas du dernier casque de Bose, le spécialiste de l’audio qu’il faut situer dans le « premium accessible ».

En effet, il existe de nombreuses autres marques plus méconnues, qui vantent des qualités sonores très pointues, et dont les prix sont d’une autre dimension. Bose se situe entre ces marques hors de prix et les marques plus abordables.

En réalité, pour les amateurs exigeants, Bose a tout ce qu’il faut. Seuls les professionnels du son, ou ceux dotés d’une oreille très pointue, peuvent en demander plus.

Le seul reproche souvent fait à Bose, et qui est à nouveau d’application dans le casque dont on va parler, c’est le fait d’y aller parfois un peu fort sur les basses, dans les réglages par défaut. Mais généralement, le grand public adore et n’y touche pas !

Réduction active du bruit

Bose a récemment perfectionné son modèle phare de casque audio à réduction de bruit active. Rappelons que c’est l’Américain qui a inventé cette technologie qui consiste à « écouter » le bruit ambiant via un petit micro, et à diffuser dans le casque isolé les ondes contraires pour annuler une partie du brouhaha.

Le QuietComfort 25, qui excellait déjà dans le domaine, cède sa place au QC 35 en 2016, dont le principal atout est d’intégrer le sans-fil.

Il est cependant très doué pour annuler effectivement le bruit ambiant, même si comme toujours, vous continuerez d’entendre assez bien les sons aigus (comme les voix d’enfants). Les sons plus « sourds », comme les bruits de pas, les vibrations du train ou de l’avion, les portes qui se ferment, sont incroyablement réduits, voire annulés…

Une efficacité toujours aussi surprenante. De plus, il suffit d’allumer le casque (même sans diffuser de musique) pour apprécier cette réduction de bruit ambiant. Idéal pour la sieste dans un endroit bruyant.

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Beaucoup de plastique

Extérieurement, le casque n’a pas beaucoup changé par rapport aux versions précédentes. Il est très souple et très léger (285 grammes), et on peut plier facilement les pavillons pour le placer dans son étui de rangement rigide fourni.

Pour garder un poids contenu (et donc assurer un confort d’écoute prolongé), Bose a utilisé beaucoup de plastique, ce qui ne donne pas spécialement un aspect premium au casque. Mais la souplesse est au rendez-vous: on peut le tordre assez bien, et s’assoir dessus sans trop de crainte.

Sa durée de vie est donc assurée, mais vous n’êtes pas à l’abri de coups ou de griffes sur les parties en plastique.

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Sans fil mais avec boutons

Le sans-fil est arrivé à maturité pour les casques audio. Les batteries sont plus performantes et moins encombrantes qu’auparavant, et tous les smartphones sont équipés d’un Bluetooth optimisé (qui consomme moins d’énergie). Comptez une portée de maximum 10 mètres avec le smartphone, si l’environnement est dégagé. Dans une maison, c’est nettement moins. L’idée, de toute façon, est d’avoir le smartphone en poche.

Bose a donc retiré le câble jack traditionnel, mais il en fournit un (assez court, hélas): il y a en effet toujours une entrée (micro-jack), au cas où vous tombez à cours de batterie.

Vu que le câble a disparu, il a fallu mettre les commandes sur un des pavillons. On retrouve donc un bouton d’allumage et d’appairage, deux boutons de volume et un bouton multifonction.

bose03Une bonne autonomie et une application

Côté autonomie, il y a du changement. Le QC35 abandonne la pile pour une recharge de batterie via micro USB. Et il a bien fait…

On parle d’une autonomie de 20 heures en ‘Bluetooth + réduction de bruit active’. C’est très confortable: même en usage quotidien, on peut tenir facilement plusieurs semaines. Si vous préférez utiliser le câble fourni, tout en continuant à jouir de la réduction de bruit active, vous passez alors à 40 heures d’autonomie.

Bose a également prévu une application (Bose Connect) pour gérer les paramètres du casque, comme la langue du guide vocal (qui annonce par exemple la durée de vie restante de la batterie à l’allumage), le laps de temps avant la mise en veille automatique, etc.

Conclusion

Sans surprise, Bose a fait du bon travail. Son QuietComfort (QC) 35 a tout du casque idéal: il est sans-fil mais avec une bonne autonomie, il réduit très bien le son ambiant et la qualité du son est toujours aussi bonne.

Comme on peut le craindre, il faut mettre le prix. Le QC 35 ne se trouve pas en dessous de 379€, et les baisses de prix sont plutôt rares chez Bose. C’est assez cher pour un casque audio: gare au vol à l’arrachée dans la rue ou le métro…

Le seul reproche qu’on fera au QC 35, vu le prix, est le look très « plastique dur », du moins dans la version grise que nous avons essayée.

Voici « la première smartwatch qu’on ne peut pas reconnaître » (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 6 septembre 2016 06h16 | Ajouter un commentaire

Samsung était l’une des premières grosses cylindrées de l’électronique à ouvrir les hostilités de l’IFA, le plus grand salon mondial des nouvelles technologies. Il a montré à la presse une nouvelle montre connectée, la Gear S3, que RTL Info a pu essayer en primeur.

IFA : voici

Samsung aime qu’on parle de lui avant les autres. C’est comme ça, quand on est N.1 dans la plupart des domaines de l’électronique grand public.

C’est pour cette raison qu’il a fait un gros évènement la veille du début de l’IFA, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies et à tous les appareils électroniques, du frigo à la TV.

Comme l’an dernier, c’est au Tempodrom de Berlin que la presse internationale était rassemblée pour découvrir la Gear S3, un an après une présentation identique pour la Gear S2.

Il s’agit donc de montre connectée, ou de « smartwatch », un marché « qui double régulièrement, même en Belgique, où il ne se porte pas trop mal« , a-t-on appris d’un responsable belge de la marque.

La Gear S3 est déjà la 6e montre ou bracelet connecté que Samsung commercialise en 3 ans. « Le marché a progressé de 80% environ pour la Belgique, entre les 6 premiers mois de 2015 et ceux de 2016 ».

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Le modèle ‘Classic’, plus élégant

Quoi de neuf ?

La Gear S3 ne doit pas être vue comme un remplaçant de la S2, car elle garde la plupart des qualités qui ont fait le succès de la première smartwatch « qui s’est réellement vendue » dans le monde, et aussi en Belgique. Le design est toujours rond, et ressemble encore plus à une vraie (et belle) montre.

Première info importante : la S3 est nettement plus imposante que la S2. 44 mm de diamètre contre 38, cela se remarque. L’épaisseur et le bracelet sont également moins discrets. C’est définitivement un modèle masculin.

La roue dentelée qui tourne et fait office de navigateur dans le menu circulaire est toujours là, et heureusement, car c’est ce qui a fait le succès de la version 2015.

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Des bracelets de 22 mm standards et donc échangeables à souhaits

Plus précise pour les sportifs

Il y a davantage de capteurs pour mesurer l’activité physique de celui qui la porte au poignet. C’est surtout grâce au GPS intégré que la précision augmente, même si le smartphone n’est pas à proximité. Ceux qui aiment apprécieront la présence du baromètre, de l’altimètre et du tachymètre.

L’écran est ‘Always On’ en option, ce qui fait que de loin, comme on l’a entendu durant la conférence de presse, « c’est la première fois qu’on ne peut pas reconnaître à distance qu’il s’agit d’une smartwatch ».

Bonne nouvelle : le micro et le haut-parleur ont fait leur retour. On peut donc à nouveau décrocher et discuter avec la montre, si le smartphone est dans un sac, par exemple. Et si on n’a pas peur d’être ridicule…

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Le modèle ‘Frontier’, plus robuste

Meilleure autonomie, 399€

Vu que l’épaisseur est plus importante, il y a davantage de place pour insérer une batterie plus conséquente. On parle d’une autonomie de 3 à 4 jours, au lieu de 2 ou 3 auparavant.

Il y a à nouveau deux modèles : Classic et Frontier. Mais il n’y a que le look qui change (cuir et tradition d’un côté, métal ou plastique et sportif de l’autre).

Le prix est forcément assez élevé : 399€ pour les deux, dès le 28 octobre. La Gear S2 va continuer à être dans les rayons, et son prix devrait baisser, espérons aux alentours des 249€.


Enfin un GPS connecté qui utilise la 4G du smartphone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 13 juillet 2016 11h34 | Ajouter un commentaire

En 2016, on ne doit plus se contenter d’un GPS qui mène d’un point A à un point B par le chemin le plus rapide. La prise en compte du trafic est devenue monnaie-courante, et on aurait tort de s’en passer. Autrefois réservée aux GPS haut-de-gamme de Tomtom, cette fonction arrive désormais dans un modèle à moins de 200€, car elle va chercher ses informations… via votre smartphone. Une bien bonne idée.

Enfin un GPS connecté qui utilise la 4G du smartphone : quels sont les avantages et les inconvénients ?

Le marché du GPS n’est plus vraiment dans le vent. Objet incontournable il y a quelques années, il est de plus en plus souvent remplacé par les smartphones, dont la puissance et la taille d’écran ne font qu’augmenter. De plus, on trouve très facilement des applications GPS gratuites, à commencer par celle de Google (Maps), qui permet depuis peu de temps de télécharger des cartes afin de les rendre disponibles hors connexion.

Tomtom, qui a du diversifier ses activités (montres sportives, caméras sportives, etc) pour survivre, continue néanmoins à faire évoluer ses produits et ses services.

Il vient de sortir un nouveau modèle entrée de gamme, le VIA 52 (199€), que nous avons pu essayer en primeur, avant les grands départs en vacances de l’été.

Quel est l’intérêt d’un GPS connecté ?

Grande nouveauté: Tomtom a enfin osé utiliser la connexion 3G/4G du smartphone pour rendre son GPS connecté, et donc nettement plus intelligent.

Le principal intérêt d’être connecté, pour un GPS Tomtom, c’est de pouvoir utiliser le service ‘trafic’. L’état de la route est indiqué de manière très précise sur une ligne à la droite de l’écran. Le temps perdu en cas de souci est pris en compte au départ du calcul de l’itinéraire (qui sera modifié si une autre route est plus rapide), ou sert de base à un nouvelle proposition d’itinéraire en cas de changement soudain.

Un service qui a fait ses preuves depuis quelques années, et dont on ne peut plus se passer, surtout pour ceux qui roulent autour et dans Bruxelles.

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Si la connexion vient du smartphone, c’est moins cher…

Auparavant, pour que les GPS puissent recevoir des informations (sur l’état du trafic en temps réel, donc, mais également pour signaler des dangers ou des radars mobiles), il fallait que le constructeur néerlandais intègre une connexion 3G/4G (ainsi qu’une carte SIM) dans ses appareils haut-de-gamme, vendus souvent plus de 300€.

Logique: au-delà du matériel à incorporer, il s’agit de couvrir les frais liés à la carte SIM durant plusieurs années. Mais inutile: les forfaits data des abonnements mobiles sont désormais assez conséquents (souvent à partir de 1 GB), tandis que les frais de roaming disparaitront dans un an en Europe.

Le Via 52 n’a donc ni puce 3G/4G, ni carte SIM. Il est vendu 199€, avec la cartographie et le trafic en temps réel à vie (Tomtom a revu son principe de mise-à-jour depuis l’an dernier).

D’un point de vue pratique, de plus, Android et iOS (le système d’exploitation des iPhone) ayant bien évolué ces dernières années, il est devenu très simple d’autoriser un appareil relié en Bluetooth à utiliser la connexion du smartphone, qu’elle soit en Wi-Fi (à la maison, par exemple) ou en 4G.

Sachez enfin que vous pouvez activer l’option « mains-libres » sur le GPS, qui vous permettra de décrocher et de converser avec votre interlocuteur via votre Tomtom (mais la plupart des voitures intègrent désormais cette option).

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Quelques inconvénients

Utiliser la connexion 4G du smartphone a donc un gros avantage: faire baisser la facture. Il y a cependant quelques petits inconvénients.

Tout d’abord, c’est évident mais il faut le rappeler, pour ceux qui n’ont pas de smartphone, ou pas d’abonnement à l’internet mobile (data), cette option ne sert à rien. Le Via 52 sera alors un simple GPS, sans prise en compte du trafic (or Tomtom le fait très bien, il suffit de se rendre sur route.tomtom.com pour s’en apercevoir).

Si la quantité de données téléchargées par le GPS via le smartphone semble infime (pas d’image, pas de vidéo, pas de son), il n’empêche que votre téléphone se met en mode « partage de connexion » dès que le GPS est allumé. Et même si les systèmes d’exploitation des smartphones gèrent ça de mieux en mieux, il y a le risque d’un déchargement plus rapide de la batterie.

Enfin, il y a l’utilisation des données à l’étranger. Depuis le mois d’avril, le prix du MB en roaming a largement baissé. Et il sera nul à partir de juin 2017. Mais attention: cela ne concerne que l’Union européenne (les 28 pays membres plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein). Oubliez la Suisse, par exemple, et peut-être bientôt le Royaume-Uni. Gare donc à la facture donc si vous quittez cette zone « gratuite ».

Sony avait annoncé une rupture avec le Xperia X: il n’en est rien…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 juin 2016 21h05 | Ajouter un commentaire

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Annoncée au mois de février dernier, la nouvelle série de smartphones haut-de-gamme de Sony a mis du temps à se concrétiser. J’ai finalement pu mettre la main sur le Xperia X. Après la longue lignée de Z, on s’attendait à une rupture de la part du Japonais, qui peine à se faire une place sur le marché ultra concurrencé du smartphone.

Mais il n’en est rien: il n’y a que la lettre qui change, et la position, entre le haut de gamme et le moyen-de-gamme.

Le design est identique, les qualités et les défauts aussi. Parmi ces derniers, il y a toujours le prix: 599€, difficile à justifier par les temps qui courent.

Ce qu’on a aimé

Les smartphones haut-de-gamme de Sony sont des appareils qui inspirent la confiance. Ils ont un poids un peu plus élevé que la moyenne (en l’occurrence, 152 grammes), une sobriété à toute épreuve et une finition exemplaire (le dos en métal « mate » est du plus bel effet, sauf pour les traces de doigts).

L’écran Full HD de 5 pouces est de bonne qualité, bien lumineux. Il est recouvert d’un verre en 2,5 D (qui ressort légèrement), ce qui rend la prise en main agréable car il est moins anguleux.

Autre bon point: l’appareil photo de 23 MP (13 MP en façade), qui s’en sort très bien, avec une application très complète, un bon rendu de couleurs. Mais il y a vite du bruit sur les images, dès qu’il fait un peu plus sombre. Il reste un cran en deçà des ténors (Samsung Galaxy S7, Huawei P9, LG G5, HTC 10).

Le capteur d’empreinte digitale, pour déverrouiller l’appareil, est situé sur la tranche, à hauteur du pouce droit. Il a gagné en précision et en rapidité, c’est un bon point. Notons aussi le bouton ‘Appareil photo’: Sony est le seul à le proposer, et il reste pratique pour la simplicité et la stabilité.

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Ce qui nous a déplu

Avec la série X, on s’attendait à de gros changements du côté de Sony. Mais le design est totalement identique à la grosse dizaine de smartphones sortis ces dernières années par le Japonais, alors que les parts de marché ne sont pas glorieuses. Pourquoi ne pas oser la rupture esthétique ? Ce n’est pas ça qui va convaincre de nouveaux clients…

Il y a toujours cette volonté d’envahir quelque peu l’utilisateur avec de trop nombreuses applications maisons, alors qu’on sait qu’elles sont très peu utilisées. L’une d’elles, News Suite, un agrégateur de contenu (actualités, sport, etc), se permet d’insérer plein de publicités dans le fil. Personne ne l’utilisera !

Le Xperia X se contente également d’un port microUSB standard, alors que depuis près d’un an, des smartphones utilisent le port USB Type-C, réversible et donc plus pratique.

Mais le plus gros défaut du Xperia X, sans conteste, est son prix. 599€, c’est très cher, trop cher. On est au prix d’un Samsung Galaxy S7 (déjà en promo après 4 mois d’existence, or c’est bien lui qui fait référence). C’est 50€ plus cher que le Huawei P9, qui a également convaincu la critique. Et c’est beaucoup plus cher que toutes les marques chinoises qui cassent les prix, à commencer par le OnePlus 3 (399€), qui vient de sortir.

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Conclusion

Le Xperia X est un bon smartphone, avec ses qualités (finition, appareil photo) et ses défauts (trop d’applications maison). Il est beau, agréable à utiliser et à manipuler.

S’il coûtait 399€, on le recommanderait hésiter. Mais à 599€, la pilule est difficile à faire passer, même si la qualité est au rendez-vous. Le problème de Sony, c’est que la qualité est de moins en moins chère.

De plus, Sony n’a pas osé la rupture – il aurait du, selon moi, faire un virage à 180°. Il propose un appareil pour les fans de la marque (ils sont de moins en moins nombreux, au vu des parts de marché): le design est identique à la série précédente.

L’ordinateur portable a-t-il enfin trouvé son remplaçant ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Test , le 8 juin 2016 13h46 | Ajouter un commentaire

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Depuis peu de temps, il semble qu’on ait trouvé le successeur du bon vieil ordinateur portable. Les « 2 en 1 », ces tablettes sous Windows qui peuvent se clipser dans un clavier faisant office d’étui de protection et de transport, sont enfin arrivées à maturité.

La raison principale est, comme souvent, à chercher du côté des efforts consentis par les fabricants qui peaufinent année après année leurs appareils, quitte à perdre des millions d’euros avec les premiers modèles peu recommandables.

Si Microsoft a fait du bon travail avec sa Surface, Samsung a été un pas plus loin avec sa Tab Pro S, sous un Windows 10 adapté à ce genre d’appareils. Elle a tout d’une (grande) tablette à la sauce Samsung: un superbe écran (Super Amoled, comme les smartphones) une épaisseur minimale (6,3 mm), une relative légèreté (1 kg) et une belle finition.

La Tab Pro S, vendue 999€, a une taille de 12 pouces et une définition de 2160 x 1440 pixels, soit une belle surface de travail. Ajoutez à cela un processeur Intel Core m3-6Y30, et une puce graphique Intel HD Graphics 515, et vous avez de quoi faire tourner rapidement la plupart des applications de bureau (mais ne soyez pas trop gourmand au niveau de la retouche d’image ou de vidéo, et oubliez les jeux vidéo PC modernes). 

La bonne nouvelle par rapport à la concurrence, c’est que Samsung n’a pas été radin, en incluant la house/clavier (avec pavé tactile pour la souris) d’office. Chez les autres (Microsoft, par exemple), il faut ajouter 149€. Vu qu’elle est pratiquement indispensable pour un appareil sous Windows, c’est une excellente idée de la part du constructeur coréen. Cette housse/clavier aimantée ne se manipule pas très aisément, mais quand on a compris le truc, on peut l’ajuster dans deux positions différentes pour un angle de vue adéquat.

Ceux qui ont opté pour la Surface de Microsoft regretteront l’absence d’un stylet (utile pour certains professionnels), et la connectique assez limitée: il n’y a qu’un port USB Type-C, comme sur les smartphones récents, et il fait également office de port de recharge. Pour le reste, il faudra passer par des adaptateurs.
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La santé connectée: gadget ou avancée médicale ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 1 juin 2016 07h46 | Ajouter un commentaire

A l’heure du ‘tout connecté’, il est temps de s’intéresser à notre santé, et aux appareils qui permettent d’analyser notre corps. Du bracelet à la balance en passant par le tensiomètre et le glucomètre, il est désormais possible d’arriver chez son médecin, et de lui montrer une application qui rassemble les derniers résultats. Mais cela est-il bien utile ?

Vous l’avez remarqué: tous nos objets sont désormais connectés, ou au moins connectable. L’intérêt est toujours le même: faciliter le contrôle qui peut se faire à distance (via smartphone, par exemple), améliorer les options de configuration, faire communiquer entre eux ces objets connectés, etc…

Mais cette recette s’applique-t-elle aux petits appareils permettant de surveiller sa santé, qui se sont démocratisés ces dernières années, et qui sont présents dans certains foyers ?

De quoi parle-t-on ?

Pour le savoir, nous avons discuté avec la société iHealth, qui existe depuis 2009. Elle a été créée dans la Silicon Valley par un grand groupe chinois qui fabrique des millions de tensiomètres, dans le but d’être l’un des pionniers dans le domaine de la santé connectée. En 2013, elle s’est installée également à Paris, pour se rapprocher du marché européen.

« La santé connectée, c’est complètement nouveau« , nous a confirmé Anne Boché-Hiag, responsable de la communication. « C’est une nouvelle catégorie de produits, et il y a une certaine prise de conscience chez les gens, qui comprennent que cela peut les aider« .

IHealth commercialise plusieurs appareils de mesure dédiés à la santé: cela va du bracelet d’activité au glucomètre (pour mesurer le taux de sucre dans le sang, indispensable pour les diabétiques), en passant par les pèse-personnes, les tensiomètres et les oxymètres de pouls (qui mesurent le rythme cardiaque et le taux de saturation d’oxygène dans le sang, important pour les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire).

Les objets les plus vendus sont « la balance et les bracelets« , nous a-t-on expliqué chez iHealth. Le citoyen est plutôt frileux à l’idée de s’équiper d’appareils plus orientés « suivi de la santé », ou plutôt « suivi des symptômes ». Les chiffres de vente n’ont pas été communiqués, mais on a bien compris qu’on était seulement à l’aube de la santé connectée…

Si on dit que ces objets sont connectés, c’est parce qu’ils communiquent avec une application pour smartphone ou tablette – il y a une application à part pour le glucomètre. Cette appli rassemble de manière très lisible les résultats obtenus par les analyses, mais surtout, elle conserve un historique complet des résultats. C’est cela qui intéresse les médecins.

Qu’en pense un médecin généraliste ?

Luc est médecin généraliste dans le Brabant wallon. A 61 ans, il a une longue expérience du suivi médical des patients atteints de certains types de maladie. Nous lui avons présenté les tensiomètre, oxymètre de pouls et glucomètre connectés.

« Ça me parait intéressant dans la mesure où souvent, pour les patients qui en ont besoin, je leur demande de prendre leur tension régulièrement, et de la noter« , afin de pouvoir surveiller l’évolution lors de la consultation.

« Si tout est enregistré dans une application, c’est sans doute plus pratique et ça évite les pertes de petits papiers, ou les oublis« .

Ce médecin n’est pas du genre alarmiste, et tempère rapidement: « tout le monde ne doit pas s’en équiper, seulement ceux qui ont des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires; et les diabétiques« .

Attention à ne pas devenir hypocondriaque

Si on est en bonne santé, « il ne faut certainement pas commencer à prendre sa tension ou son rythme cardiaque tous les jours, et surtout pas son taux de sucre« .

Selon Luc, cela aurait comme effet néfaste « de rendre parano« , et le but n’est pas « d’avoir encore plus d’hypocondriaques qui viendraient en montrant un résultat inhabituel« .

Les hypocondriaques sont les personnes qui craignent en permanence d’avoir une maladie grave, et qui interprètent le moindre symptôme comme le signe d’un cancer (pour caricaturer).

« Pas là pour remplacer le médecin »

Il existe plusieurs applications iHealth, dont une pour le médecin, qui peut dès lors « se connecter » aux patients et recevoir automatiquement leurs résultats d’analyse lors de la consultation ou de la visite.

Des efforts sont également faits pour intégrer directement les résultats dans les logiciels informatiques utilisés par les médecins (c’est obligatoire depuis quelques années en Belgique). Mais la tâche est fastidieuse car « chaque pays à plusieurs logiciels différents« , nous a expliqué Anne Boché-Hiag. De plus, en Belgique comme en France, la majorité des frais médicaux sont pris en charge par la sécurité sociale. Les gens n’hésitent donc jamais à aller chez le médecin, à visiter un spécialiste.

« Dans les autres pays, la prévention est plus importante car les soins de santé coûtent très chers« . C’est dans ces pays-là que iHealth espère convaincre davantage de gens de s’équiper de ses appareils de santé connectée, pour surveiller ses symptômes avant d’aller faire des visites de routine chez le médecin. Même si « jamais on prétendra remplacer le médecin, on travaille avec, on lui fournit des informations« .

Et dans 20 ans ?

A terme, dans 10 ou 20 ans, avec l’explosion du ‘big data’ (un concept qui consiste en l’analyse des données informatiques de masse, pour faire parler les chiffres), il n’est pas impossible que l’application puisse déduire immédiatement les symptômes à partir de l’ensemble des analyses des appareils de santé connecté.

Imaginons que vous soyez très équipé et que vous mesuriez régulièrement (voir automatiquement, si les appareils deviennent plus performants et sont rassemblés dans un petit bracelet) vos données de santé: il est tout-à-fait possible qu’une application bien faite vous alerte immédiatement d’un problème, en combinant l’évolution de votre poids, votre tension, votre rythme cardiaque et votre activité physique ou votre sommeil.

Mais ça n’est pas pour tout de suite. « On sait où l’on se situe: on ne dit pas comment il faut soigner, on est là pour les données« , a conclu iHealth, dont le concurrent principal est Withings, une société française récemment rachetée par Nokia.

HTC Vive: un casque de réalité virtuelle effrayant

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 24 mai 2016 07h13 | Ajouter un commentaire

Récemment, j’ai pu enfiler le Vive de HTC, un casque de réalité virtuelle haut-de-gamme. Il coûte 899€ et nécessite d’être relié en permanence à un PC de grande puissance, mais l’expérience est à décrocher la mâchoire. Un vrai monde à part, parfois effrayant de réalité…

Nous avons essayé le meilleur casque de réalité virtuelle du moment

On avait dit que 2016 serait l’année de la réalité virtuelle, et c’est le cas. Oculus et HTC ont enfin commercialisé leur casque, qui viennent concurrencer le Gear VR de Samsung, des lunettes dans lesquelles il faut glisser un smartphone de la marque coréenne.

RTL info est le premier média francophone à avoir pu tester dans le détail le modèle de HTC, officiellement commercialisé en Belgique, même si c’est uniquement en ligne. Le fabricant taïwanais de smartphones a diversifié ses activités vers la réalité virtuelle, en collaboration avec Valve, un célèbre éditeur de jeu vidéo.

Pour faire simple : HTC a construit le casque et les accessoires, Valve s’est assuré de fournir du contenu VR (pourVirtual Reality, réalité virtuelle) sur sa plateforme de distribution digitale de jeu vidéo baptisée Steam.

Le casque peut être commandé sur le site du HTC Vive, au prix de 899€. Mais ne fonctionnera qu’avec un PC sous Windows d’une certaine puissance (voir la configuration minimale). Les clients belges qui passent commande maintenant seront livrés en juin, a-t-on appris lors de notre test.

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Un sacré paquet

La première chose qui nous a frappés en découvrant le HTC Vive, c’est qu’il ne s’agissait pas que d’un casque.

L’emballage est de grande dimension, car il y a non seulement les deux contrôleurs sans fil (un pour chaque main), mais également deux cubes d’environ 10 cm², à placer en hauteur dans deux coins de la pièce, pour délimiter un espace virtuel et capter avec précision les mouvements desdits contrôleurs.

L’installation prend environ une heure, le temps de placer le matériel, de configurer le casque et l’ordinateur, d’installer les logiciels nécessaires.

Ensuite, on lance Steam VR sur le PC (le catalogue de logiciel de réalité virtuelle de Steam), on allume le casque et c’est parti.

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Que peut-on faire avec ?

Comme pour le Gear VR de Samsung dont on vous a déjà parlé l’an dernier, l’écran d’accueil est une scène virtuelle assez sobre, avec un panneau central permettant de choisir parmi les jeux disponibles, ou d’aller en télécharger d’autres. Il y a une quarantaine de titres très différents déjà accessibles, mais de nombreux autres sont en cours de développement. Nous en avons essayés quelques-uns.

L’un des plus réussis, sans conteste, est The Lab (photo ci-dessous), ou l’on peut se projeter dans différents univers avec lesquels on peut interagir. Un petit jeu concret est la possibilité de tirer à l’arc à flèche. Avec sa main gauche, on doit placer la flèche tout en tenant l’arc de la main droite, viser puis tirer. Rien de révolutionnaire, Nintendo a fait la même chose avec sa Wii il y a une dizaine d’année. Sauf que tout est 100 fois plus précis, plus réaliste: l’écran collé à vos yeux vous donne vraiment l’impression que vous tirez à l’arc, et vous devez regarder ce que vous faites pour le faire correctement. C’est de la vraie ‘première personne’, comme on dit en jeu vidéo.

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Avec un autre jeu, on doit toucher et manipuler des objets. En regardant ses mains qui tiennent les contrôleurs, on voit des mains virtuelles capables de toucher, de pincer, d’appuyer sur des choses. L’immersion est exponentielle…

Nous avons joué quelques minutes à un jeu de tennis, où il faut lancer la balle avec un bras, et taper avec l’autre. Dans le casque, forcément, on voit tout en vue subjective. A nouveau, c’est comme avec la Wii U, mais en nettement plus précis et plus immersif. Le fait de « regarder ce qu’on fait », rend les choses très réelles.

Soyons honnête: c’est impressionnant et immersif, mais tous les jeux que nous avons essayés durant quelques dizaines de minutes nous ont laissés un goût de trop peu. Les idées sont bonnes mais on voit directement qu’on en est aux balbutiements de la réalité virtuelle. On n’y jouerait pas des heures, mais le potentiel est là… et il est immense.

Il est également possible d’appuyer deux fois sur l’un des boutons des manettes, ce qui lance un mode qui filme l’environnement (à l’aide de la caméra frontale) et la retransmet en direct sur le casque. Très perturbant, mais ça permet d’interagir avec la réalité sans retirer le casque.

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Notez que HTC et Valve ont souhaité rendre leur monde ouvert (Open VR). D’autres logiciels, en dehors de Steam VR, sont donc compatibles avec le Vive. Il faut les lancer à partir de l’ordinateur. Nous avons essayé Altspace VR (photo ci-dessus), une sorte de réseau social virtuel où les gens utilisant un casque de réalité virtuelle se rencontrent dans des espaces dédiés. Ce que l’on voit d’eux est un avatar (un personnage virtuel). L’intérêt est limité pour l’instant, mais le fait de se déplacer dans une pièce à côté d’autres personnes est pour le moins surprenant. Il est possible de parler à voix haute pour communiquer avec les membres de la pièce, et d’interagir avec eux, par exemple en jouant à des petits jeux.

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Un déplacement pas vraiment réel

On attendait beaucoup de la spatialisation de l’environnement. En effet, grâce aux deux cubes émettant des signaux laser, on doit délimiter une zone de maximum 3,5 m sur 3,5 m. Dans cet espace qu’il faudra dégager (pas de meuble), il est donc possible de circuler, même si les trois câbles reliant le casque à l’ordinateur peuvent entraver vos mouvements. Dans le casque, il y a une grille virtuelle qui vous indique les limites de la zone quand vous en approchez.

Forcément, quand vous faites un pas en avant dans le monde réel, vous avancez dans le monde virtuel. Mais cela a rapidement des limites, car dans une scène classique d’un jeu, la pièce virtuelle sera toujours bien plus grande que les 3,5 mètres carrés de la pièce réelle.

Il faut donc pointer une zone avec l’une des manettes, et appuyer sur un des boutons pour faire un bond virtuel dans la pièce et pouvoir l’explorer correctement.

Exemple concret: dans ‘The Lab’, on peut explorer une petite pièce d’un vaisseau spatial, prendre des objets, ouvrir des portes. Hé bien, même si la pièce est très petite, il faut faire des bonds virtuels avec la manette car en avançant et reculant, vous ne vous déplacez finalement que très peu. Cela est sans doute nécessaire pour garder un certain confort visuel (sinon, il y aurait sans cesse des zooms/dézooms de l’image, qui pourrait donner le tournis dès qu’on bouge).

Le fait de se déplacer à l’aide de bonds virtuels diminue un peu la sensation d’immersion.

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Conclusion

Pas de doute, nous sommes bel et bien à l’aube de la réalité virtuelle. L’image est enfin nette, et de bonne résolution dans la plupart des angles de vue. Et surtout, elle est fluide et de bonne qualité, grâce à l’ordinateur puissant qui fait tout le boulot et envoie l’image dans le casque. Tout cela transcende totalement le confort d’utilisation. Nous l’avons essayé durant près d’une heure sans pause, et sans ressentir le moindre malaise.

Alors qu’après 15 minutes, on veut enlever le Gear VR de Samsung: l’image est moins nette, de moins bonne qualité et moins grande, cela (nous) donne vite mal de tête. Avec le Vive, le casque est plus englobant, on ne voit pas de limite, comme c’est le cas chez Samsung, qui garde cependant pour lui le fait d’être beaucoup plus abordable (un smartphone Galaxy S6 ou S7, un casque à 99€ et c’est parti).

Le HTC Vive est donc la Rolls de la réalité virtuelle: la présence de manettes et la spatialisation de l’environnement ajoutent une touche d’immersion supplémentaire par rapport à ce que Oculus propose pour l’instant avec son Rift.

Certes, tout ce qui existe jusqu’à présent dans le magasin d’applications est davantage lié à des démonstrations des capacités du casque. Environ 200 jeux ou logiciels sont disponibles ou en préparation, et d’autres devraient suivre. Il suffira d’un grand titre pour attirer à nouveau les regards, et pousser certains à casser leur tirelire.

C’est cependant là où se situe le problème, actuellement. S’il faut compter 899€ pour le kit HTC Vive, il faut également disposer d’un PC avec une configuration assez puissante (surtout au niveau de la carte graphique). Il faut donc ajouter environ 1.000€ actuellement, mais cela devrait se démocratiser à l’avenir. Près de 2.000€ pour une expérience de réalité incroyable, difficile de juger actuellement si cela en vaut la peine.

Notez également que pour le moment, HTC présente son Vive comme un casque pour le jeu vidéo en réalité virtuelle. Mais de gros investissements sont consentis par le fabricant taïwanais pour élargir les horizons de la réalité virtuelle: 100 millions euros de soutien aux développeurs de logiciels compatibles Vive.

Audi l’utilise déjà pour que les clients choisissent leur intérieur, une agence de voyage pour que les futurs vacanciers découvrent les plages et les hôtels, et BMW pour que ses designers visualisent les résultats sans devoir fabriquer réellement un tableau de bord, par exemple…

Tout cela est donc prometteur.


 




Vous courez avec votre smartphone en main ? Ces housses sont faites pour vous

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 mai 2016 20h37 | Ajouter un commentaire

c1Avec le retour des beaux jours, de plus en plus de Belges ont rechaussé leur running pour reprendre la course à pied.

Objet incontournable, et un peu plus chaque année: le smartphone. Musique, application de géolocalisation et de suivi d’activité, appel ou messages… c’est devenu un compagnon indispensable et motivant pour une partie des joggeurs.

Mais bien souvent, on se contente de le tenir dans la main, ce qui n’a rien de très pratique. Avec la transpiration, les mains deviennent glissantes et les chutes probables.

Si depuis longtemps, le célèbre iPhone a droit à une panoplie d’accessoires sur mesure, y compris la brassard permettant de fixer l’appareil au biceps, ce n’est pas le cas de la concurrence.

Logique: il y des dizaines de formats différents (largeur, hauteur, épaisseur, etc).

C’est pourquoi le fabricant italien Cellular Line a sorti deux nouveaux accessoires qui s’adapteront à la plupart des modèles du marché: une ceinture (Waistband, 19,99€) et un ‘bandeau de poignet’ (Handband, 21,99€).

Ces deux housses de transport sont équipées d’une fenêtre en plastique souple qui transmet le tactile au téléphone.

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Pour les smartphones d’environ 5 pouces

La ceinture ajustable permet d’accueillir des appareils au format un peu plus grand que le poignet, mais cela tourne autour des 5 pouces, une taille devenue standard ces dernières années.

Une ceinture pratique, qui libère les mains du coureur, mais qui rend toute manipulation du smartphone très délicate (il est ‘couché’ à l’horizontal, et très difficile à commander… sans défaire la ceinture).

Si le matériel est de bonne qualité, on regrette le manque d’ajustement du smartphone, qui flotte parfois dans la housse, ce qui rend les commandes tactiles délicates, sans parler du déverrouillage.

De plus, il n’est guère évident d’insérer le smartphone dans les housses, du moins lors des premières tentatives.

Des défauts logiques, vu la très large compatibilité de ces housses. Mais cela les rend forcément un peu moins pratiques que les modèles dédiés aux iPhone (sur mesure, eux).

Notez également que la ceinture dispose d’une pochette à fermeture éclair supplémentaire pour les clés, tandis que le poignet est en éponge pour éviter que la transpiration ne coule du bras vers la main.

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Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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Samsung Galaxy S7: est-il vraiment le meilleur ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 10 avril 2016 15h01 | Ajouter un commentaire

Samsung est sur un nuage depuis quelques mois. La division mobile réalise d’excellents chiffres depuis la sortie du Galaxy S6 en 2015. Et les premiers chiffres de vente du Galaxy S7 semblent encore meilleurs, avec un temps record pour écouler le cap symbolique des 10 millions d’exemplaires. Mais est-il vraiment le meilleur ?

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On ne prend pas de risque en disant que les gens considèrent les Galaxy S comme les smartphones haut-de-gamme sous Android par excellence. Peu de gens acceptent de mettre plus de 600€ pour autre chose qu’un iPhone, et quand ils le font, c’est le plus souvent pour ceux de Samsung.

Le Galaxy S7 est donc déjà considéré comme le meilleur smartphone de l’année sous Android par la plupart des médias. Les critiques positives sont légions, et à raison : tout semble réussi, du design au logiciel en passant par l’appareil photo et l’autonomie.

Ce qu’on aime

Les courbes du S7 (encore plus généreuses sur la version Edge) sont toujours aussi agréables à l’œil comme au toucher. La prise en main est excellente, on sent qu’on a quelque chose de solide, de durable. Le poids et la taille sont bien proportionnés. Considération plus subjective : le S7 fait penser à un bijou renfermant un smartphone. Un bien bel écrin…

Samsung a eu la bonne idée de remettre l’étanchéité au goût du jour. On est dans le haut-de-gamme: il n’y a même pas de caches en caoutchouc pour assurer l’étanchéité des ports, ceux-ci sont ‘naturellement’ étanches. Présente sur le S5, cette étanchéité avait disparu du S6 pour mieux revenir sur le S7, tout comme le port microSD, par ailleurs. Si on ne comprend pas la stratégie, on apprécie leur retour.

L’appareil photo fait des merveilles. On vous le dit depuis longtemps, ce n’est pas le nombre de pixels qui compte, mais la capacité du smartphone à lancer l’appareil photo en une seconde (il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton d’accueil), et la qualité des photos en conditions délicates (du mouvement ou une luminosité moyenne). La plupart des smartphones haut-de-gamme se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, tandis que le Galaxy S7 les rassemble. Même le récent P9 de Huawei, qui se veut pourtant un smartphone orienté photo avec ses deux objectifs arrière et son partenariat avec Leica, ne fait pas aussi bien (du moins en faibles conditions lumineuses, un argument de poids) :

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Niveau logiciel, on apprécie que Samsung ait prévu des thèmes pour personnaliser en profondeur l’interface. Sa surcouche est relativement discrète, mais Android 6 est déjà très bien pensé, au niveau de la barre de notifications, des notifications sur l’écran verrouillé, etc…

On adore l’usage que fait Samsung du capteur d’empreinte digitale, qui sert initialement simplement à déverrouiller le smartphone. Un exemple parlant : le navigateur internet de Samsung vous propose, dès que vous entrez login et mot de passe sur un site, de le faire à votre place la prochain en plaçant simplement le pouce sur le capteur. Une excellente idée qui n’a pas de limite (dès qu’il y a un formulaire login / mot de passe, visiblement). C’est notre fonctionnalité coup de cœur…

Tous ceux qui veulent gouter à la réalité virtuelle ont une raison supplémentaire d’acheter le Galaxy S7 (mais le S6 fonctionnera également). En effet, pour 99€, ils peuvent acheter le casque Gear VR disponible en Belgique, et télécharger sur la plateforme Oculus des jeux et des applications dédiées au casque. La solution de réalité virtuelle de Samsung, développée d’ailleurs avec Oculus, n’est pas la plus puissante du genre, mais c’est de loin la plus abordable et la plus accessible. Un vrai argument supplémentaire.

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Coup de chapeau aussi à l’autonomie. Tout en restant un smartphone fin et élégant, le Galaxy S7 atteint presque les deux jours, ce qui est du à une belle optimisation logicielle.

Bonne idée également d’avoir intégré les touches Android en-dessous de l’écran (et non dans le bas de l’écran comme se contentent d’autres marques premium).

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Ce qu’on aime moins

Parfois, le design se fait au détriment du côté pratique. C’est un peu le cas de la version Edge, dont les arêtes sont si fines qu’elles occasionnent parfois des actions indésirables. Vu que les bords de l’écran sont tactiles et sensibles, le simple fait de le prendre en main peut vous faire quitter une application.

Tant qu’on parle du Edge, les options des bords incurvés de l’écran restent anecdotiques. Certes, on peut y faire apparaître plus d’éléments qu’avant, en touchant simplement le bord (contacts favoris, raccourcis d’applications, calendrier, actualité, météo, etc…). Mais tout cela est un peu « too much »… Ce sont sans doute les menus de trop.

Quant au design en verre, il a un seul petit inconvénient : les traces de doigts permanentes. Maniaques, vous voilà prévenus.

On peut également déplorer l’abondance d’applications maison de Samsung. Surtout le magasin d’applications, le ‘Store’ Samsung (toujours pas totalement accessible en français, le néerlandais semble être la langue de base en Belgique), plus encombrant qu’autre chose. L’écran d’accueil de gauche, travaillant avec Flipboard, rassemble un tas d’informations plus ou moins intéressantes. La plupart des gens ne l’utiliseront pas.

Enfin, léger bémol quant à la position du capteur d’empreinte digitale. Placé sous l’écran, il nécessite une manipulation du pouce pas très confortable, tandis que la concurrence (LG, Huawei) préfère le capteur à l’arrière, sous l’appareil photo, pour l’index. C’est d’autant plus pratique que l’index est toujours bien positionné sur le capteur, il tombe toujours bien dessus, alors que la partie du pouce à toucher le capteur de Samsung est souvent différente. Au final, le capteur est moins efficace (du moins avec mon doigt…)

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Conclusion

Le Samsung Galaxy S7 est sans doute le smartphone Android de l’année 2016. Le Coréen a encore une certaine avance sur la concurrence sous Android en matière de qualité d’écran, de design, d’appareil photo, de finition et d’éco-système (on pense au casque de réalité virtuelle compatible, mais il y a aussi les liens de plus en plus présents avec les télévisions, équipements audio et même de l’électroménager Samsung).

Il n’est pas parfait, et son prix de 699€ est relativement élevé, mais son succès est pratiquement garanti, car il place la barre très haute pour la concurrence, et parce que sa bonne entente avec les opérateurs (pour les offres conjointes) et les distributeurs (Media Markt, Vanden Borre, etc) lui assure une excellente visibilité en Belgique.

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