Mobilité

Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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Samsung Galaxy S7: est-il vraiment le meilleur ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 10 avril 2016 15h01 | Ajouter un commentaire

Samsung est sur un nuage depuis quelques mois. La division mobile réalise d’excellents chiffres depuis la sortie du Galaxy S6 en 2015. Et les premiers chiffres de vente du Galaxy S7 semblent encore meilleurs, avec un temps record pour écouler le cap symbolique des 10 millions d’exemplaires. Mais est-il vraiment le meilleur ?

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On ne prend pas de risque en disant que les gens considèrent les Galaxy S comme les smartphones haut-de-gamme sous Android par excellence. Peu de gens acceptent de mettre plus de 600€ pour autre chose qu’un iPhone, et quand ils le font, c’est le plus souvent pour ceux de Samsung.

Le Galaxy S7 est donc déjà considéré comme le meilleur smartphone de l’année sous Android par la plupart des médias. Les critiques positives sont légions, et à raison : tout semble réussi, du design au logiciel en passant par l’appareil photo et l’autonomie.

Ce qu’on aime

Les courbes du S7 (encore plus généreuses sur la version Edge) sont toujours aussi agréables à l’œil comme au toucher. La prise en main est excellente, on sent qu’on a quelque chose de solide, de durable. Le poids et la taille sont bien proportionnés. Considération plus subjective : le S7 fait penser à un bijou renfermant un smartphone. Un bien bel écrin…

Samsung a eu la bonne idée de remettre l’étanchéité au goût du jour. On est dans le haut-de-gamme: il n’y a même pas de caches en caoutchouc pour assurer l’étanchéité des ports, ceux-ci sont ‘naturellement’ étanches. Présente sur le S5, cette étanchéité avait disparu du S6 pour mieux revenir sur le S7, tout comme le port microSD, par ailleurs. Si on ne comprend pas la stratégie, on apprécie leur retour.

L’appareil photo fait des merveilles. On vous le dit depuis longtemps, ce n’est pas le nombre de pixels qui compte, mais la capacité du smartphone à lancer l’appareil photo en une seconde (il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton d’accueil), et la qualité des photos en conditions délicates (du mouvement ou une luminosité moyenne). La plupart des smartphones haut-de-gamme se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, tandis que le Galaxy S7 les rassemble. Même le récent P9 de Huawei, qui se veut pourtant un smartphone orienté photo avec ses deux objectifs arrière et son partenariat avec Leica, ne fait pas aussi bien (du moins en faibles conditions lumineuses, un argument de poids) :

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Niveau logiciel, on apprécie que Samsung ait prévu des thèmes pour personnaliser en profondeur l’interface. Sa surcouche est relativement discrète, mais Android 6 est déjà très bien pensé, au niveau de la barre de notifications, des notifications sur l’écran verrouillé, etc…

On adore l’usage que fait Samsung du capteur d’empreinte digitale, qui sert initialement simplement à déverrouiller le smartphone. Un exemple parlant : le navigateur internet de Samsung vous propose, dès que vous entrez login et mot de passe sur un site, de le faire à votre place la prochain en plaçant simplement le pouce sur le capteur. Une excellente idée qui n’a pas de limite (dès qu’il y a un formulaire login / mot de passe, visiblement). C’est notre fonctionnalité coup de cœur…

Tous ceux qui veulent gouter à la réalité virtuelle ont une raison supplémentaire d’acheter le Galaxy S7 (mais le S6 fonctionnera également). En effet, pour 99€, ils peuvent acheter le casque Gear VR disponible en Belgique, et télécharger sur la plateforme Oculus des jeux et des applications dédiées au casque. La solution de réalité virtuelle de Samsung, développée d’ailleurs avec Oculus, n’est pas la plus puissante du genre, mais c’est de loin la plus abordable et la plus accessible. Un vrai argument supplémentaire.

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Coup de chapeau aussi à l’autonomie. Tout en restant un smartphone fin et élégant, le Galaxy S7 atteint presque les deux jours, ce qui est du à une belle optimisation logicielle.

Bonne idée également d’avoir intégré les touches Android en-dessous de l’écran (et non dans le bas de l’écran comme se contentent d’autres marques premium).

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Ce qu’on aime moins

Parfois, le design se fait au détriment du côté pratique. C’est un peu le cas de la version Edge, dont les arêtes sont si fines qu’elles occasionnent parfois des actions indésirables. Vu que les bords de l’écran sont tactiles et sensibles, le simple fait de le prendre en main peut vous faire quitter une application.

Tant qu’on parle du Edge, les options des bords incurvés de l’écran restent anecdotiques. Certes, on peut y faire apparaître plus d’éléments qu’avant, en touchant simplement le bord (contacts favoris, raccourcis d’applications, calendrier, actualité, météo, etc…). Mais tout cela est un peu « too much »… Ce sont sans doute les menus de trop.

Quant au design en verre, il a un seul petit inconvénient : les traces de doigts permanentes. Maniaques, vous voilà prévenus.

On peut également déplorer l’abondance d’applications maison de Samsung. Surtout le magasin d’applications, le ‘Store’ Samsung (toujours pas totalement accessible en français, le néerlandais semble être la langue de base en Belgique), plus encombrant qu’autre chose. L’écran d’accueil de gauche, travaillant avec Flipboard, rassemble un tas d’informations plus ou moins intéressantes. La plupart des gens ne l’utiliseront pas.

Enfin, léger bémol quant à la position du capteur d’empreinte digitale. Placé sous l’écran, il nécessite une manipulation du pouce pas très confortable, tandis que la concurrence (LG, Huawei) préfère le capteur à l’arrière, sous l’appareil photo, pour l’index. C’est d’autant plus pratique que l’index est toujours bien positionné sur le capteur, il tombe toujours bien dessus, alors que la partie du pouce à toucher le capteur de Samsung est souvent différente. Au final, le capteur est moins efficace (du moins avec mon doigt…)

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Conclusion

Le Samsung Galaxy S7 est sans doute le smartphone Android de l’année 2016. Le Coréen a encore une certaine avance sur la concurrence sous Android en matière de qualité d’écran, de design, d’appareil photo, de finition et d’éco-système (on pense au casque de réalité virtuelle compatible, mais il y a aussi les liens de plus en plus présents avec les télévisions, équipements audio et même de l’électroménager Samsung).

Il n’est pas parfait, et son prix de 699€ est relativement élevé, mais son succès est pratiquement garanti, car il place la barre très haute pour la concurrence, et parce que sa bonne entente avec les opérateurs (pour les offres conjointes) et les distributeurs (Media Markt, Vanden Borre, etc) lui assure une excellente visibilité en Belgique.

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Huawei P9: un smartphone signé Leica avec deux objectifs à l’arrière

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 7 avril 2016 15h20 | Ajouter un commentaire

L’ambition du géant chinois du smartphone (mais également des antennes 4G et des serveurs informatiques) est d’être N.1 devant Samsung et Apple en 2020. Avec le P9, qui a plein de qualités pour un prix contenu de 549€, il fait un pas supplémentaire dans cette direction.

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Huawei a présenté son nouveau smartphone haut-de-gamme, son nouveau ‘flagship’ destiné au grand public, ce mercredi à Londres. Si le P9 sort quelques mois à peine après le Mate 8, c’est parce qu’il s’agit de la gamme destinée aux particuliers, tandis que les Mate (grosse batterie) sont plus pour les utilisateurs exigeants, voire professionnels.

Une distinction de gamme pas très claire à nos yeux, mais qu’importe. Huawei est devenu l’un des leaders du marché florissant des smartphones, et sa stratégie s’avère finalement, vu l’enchaînement des excellentes résultats financiers de l’entreprise chinoise, payante. Il est actuellement le N3 au niveau mondial et au niveau belge (derrière Samsung et Apple), tant en terme de nombre de smartphones vendus, qu’en terme de valeur (la somme du prix de ces smartphones).
Un argument de poids

Disons-le directement, avec le P9 présenté à Londres le mercredi 6 avril dernier, le géant chinois Huawei, qui est également présent au Belgique auprès des opérateurs (antennes 4G et bientôt 5G) et des entreprises (serveurs informatiques), a frappé un grand coup en insistant sur le partenariat avec Leica, l’un des plus anciens et prestigieux noms de la photographie.

Huawei ne s’est pas trompé : les qualités de l’appareil photo sont un argument de poids dans le choix – de plus en plus cornélien – d’un smartphone. Difficile d’avoir un meilleur argument marketing que de mettre Leica sur l’objectif.

hvertiQuoi de neuf avec le P9 ?

Si le jeu de mot est facile, la tâche de Huawei l’était un peu moins. Le P8, surtout dans sa version Lite, a été un succès mondial. Et en Belgique, il a fait encore mieux : entre son lancement en juin 2015 et le mois de décembre 2015, il a réussi l’exploit d’être le smartphone Android le plus vendu dans notre pays sur l’année entière, « grâce à un excellent rapport qualité-prix », nous a expliqué Jelle Deconinck, marketing manager de Huawei.

Le P9 avait donc la pression, mais il devrait relever le défi sans trop de problème. Il est comme le P8, mais en mieux, forcément. Plus puissant, plus rapide, équipé d’Android 6, son succès est pratiquement assuré grâce à la partie photo largement améliorée. D’autant plus que le prix de la version de base (3 GB de RAM et 32 GB) est de 549€, soit 150€ de moins que les nouveaux modèles haut-de-gamme de Samsung et LG.

Un double objectif « Leica » à l’arrière

Depuis le P6, Huawei fait un effort sur les qualités photographiques de cette gamme ‘P’, que ce soit au niveau de la stabilisation ou des couleurs.

En 2016, le Chinois va encore plus loin : le P9 a la particularité d’avoir deux objectifs à l’arrière, ce qui a quelques avantages (voir plus bas).

Mais pour la première fois, la partie ‘photo’ est signée Leica, ce qui concrétise le partenariat « à long terme » signé entre les deux marques il y a quelques mois.

Les P9 et P9 Plus (il y a deux tailles, voir plus bas, à nouveau) sont ‘co-engineerd’ par Leica. Concrètement, cela signifie que les capteurs sont toujours signés Sony, l’un des fournisseurs principaux d’appareil photo pour smartphone ; mais que les lentilles sont fabriquées par Leica (l’entreprise allemande a commencé en fabriquant des microscopes il y bien longtemps). Elles seraient forcément « de grande qualité »…

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En quoi est-ce un ‘photophone’ ?

L’expertise de Leica se ressent à plusieurs niveaux. Il y a (deux fois) 6 couches pour les capteurs placés à l’arrière.

Les toutes nouvelles optiques de Sony prendraient 90% de lumière en plus qu’un Galaxy S7 et 270% en plus qu’un iPhone 6S. Toute la présentation a été une histoire de comparaison avec la concurrence, d’ailleurs.

Pourquoi deux lentilles ?

Entre autre pour que l’une d’entre elles se concentre sur les couleurs (RGB) et l’autre sur le noir et blanc, ce qui permettrait de capter plus de détails en combinant les images, et plus de lumière.

Huawei évoque également un auto-focus hybride, laser pour les plans rapprochés, et ‘Precise Depth’ pour les plans lointains (ce qui est rendu possible par la présence des deux capteurs). Il y a même un processeur de profondeur intégré, tandis qu’une partie de la nouvelle puce Kirin maison est consacrée à la rapidité du déclenchement, pour les sujets en mouvement rapide.

On aura également l’impression d’être un pro en réussissant facilement ses Bokeh (flous artistiques), une technique qui consiste à rendre nette la partie que l’on veut photographier, et floue le reste (sans recourir forcément à des traitements logiciels par après). Test à l’appui, c’est un très bel argument…

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La sauce Leica

Le partenariat avec Leica se ressent dans le résultat, d’après notre première prise en main. Netteté, couleur et qualité d’image sont à la sauce Leica. Il y a même des modes pour les couleurs Leica, y compris le noir et blanc très prisé des professionnels et des artistes. Le menu de la caméra, le bruit du déclencheur… c’est aussi à la sauce Leica. Tout comme le mode ‘professionnel’ qui est réservé, comme son nom l’indique, à ceux qui savent régler manuellement les paramètres.

Le « niveau supérieur » en terme d’expérience photo sur smartphone, selon Richard Yu, un des grands responsables de Huawei, c’est le côté ‘artistique’. L’idée, c’est que les qualités de l’appareil photo vont vous aider à en faire de plus belles, de plus créatives, etc…

Oliver Kaltner, patron de Leica (photo ci-dessus), est monté sur scène pour parler de ce partenariat Huawei / Leica « qui n’en est qu’à ses débuts ». On a eu droit au beau discours sur le « partage de la vision » entre Huawei et Leica, deux entreprises « concentrées sur l’expérience photographique et artistique de l’utilisateur ». N’empêche, cette alliance est un joli coup stratégique pour les deux parties.

Du beau matériel

Full metal unibody, belle impression de solidité : Huawei a insisté sur la qualité de finition de son nouveau P9. Il affiche en effet un joli corps en métal brossé, avec des tranches bien biseautées. Le design est cependant d’une grande simplicité: une dalle avec des bords arrondis…

L’écran Full HD, qui n’a rien d’inoubliable (comparé à Samsung), occupe une grande partie de la face avant de l’appareil, avec des arêtes pratiquement invisibles de 1,7 mm, ce qui est très agréable à l’œil – mais pas toujours pratique car sujet à des manipulations involontaires.

Notons également la batterie géante de 3000 mAh qui permettrait de tenir « 1,6 jours » en usage intense, tout en n’empiétant pas sur l’épaisseur du P9. Quant au chargement en USB Type-C (enfin un port réversible), il serait 180% plus rapide que l’iPhone 6S. 80% de la batterie chargée en une heure. Pas mal.

La nouvelle puce Kirin 955 (produite par Huawei) anime le smartphone. Elle est remplie de processeurs (même un i5) et de noyaux pour plus de rapidité.

Sans oublier les grandes qualités réseaux du P9, comme le Mate S, qui nous avait étonné par ses grandes qualités d’accroche du réseau (3G, 4G, voix, Wi-Fi, etc). C’est du en partie à la présence d’une triple antenne, ce qui est une première.


Deux bémols

Pas grand chose à dire sur le P9, à part une partie logicielle qu’on aimerait un rien plus sexy, un rien plus original. Il y a certes les nouveautés d’Android 6, mais Huawei n’a pas beaucoup touché à sa surcouche depuis le Mate S. Emui est passée de la version 3 à 4, mais il y a très peu de changements visuels.

Une surcouche qui est toujours discutable au niveau du design (les icônes sont intégrées dans un carré arrondi coloré), mais il y a les nombreux thèmes qui permettent de personnaliser la chose. On est également en droit d’être un peu déçu d’avoir des boutons Android (retour, accueil et multitâches) intégrés dans l’écran tactile, et non déplacés en-dessous, ce qui diminue l’espace de travail.

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Un P9 Plus et un nouveau TalkBand…

Le grand frère du P9 est le P9 Plus. Il est ‘Plus’ en tout : écran, batterie, son (deux petites enceintes) et enfin la fonction Press Touch (niveau de pression de l’écran pour des options de manipulation supplémentaires), pourtant annoncée sur le Mate S en septembre dernier. Il y a même… l’infra-rouge, comme sur le LG G5, pour commander vos appareils TV et audio. Le prix est ‘Plus’ également: de 549€, on passe à 699€

Enfin, Huawei a présenté son nouveau TalkBand B3 : design en métal, écran incurvé, oreillette qui se détache pour décrocher et parler sans devoir sortir ou toucher son smartphone. Un ‘bracelet’ qui se veut également ‘suiveur d’activité’.

HTC Desire 530: que peut-on attendre d’un smartphone à 199€ ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 30 mars 2016 07h53 | Ajouter un commentaire

HTC avait présenté au Mobile World Congress de Barcelone un nouveau smartphone entrée de gamme, le Desire 530. Vendu 199€ en magasin (mais 179€ sur Amazon.fr), il a forcément quelques défauts liés à sa catégorie. Voici à quoi il faut s’attendre.

htc007Dans le marché toujours grandissant du smartphone, il y a de la place pour toutes les bourses. Y compris les plus petites.

HTC l’a bien compris, et tente de se faire une place dans la catégorie des smartphones entrée de gamme. C’est une catégorie critique, à vrai dire, car on passe généralement sous le seuil des appareils recommandables. La plupart d’entre eux souffrent d’un écran très moyen, d’un manque de fluidité de l’interface et d’une autonomie décevante.

Le Desire 530, que l’on trouve à 199€ en magasin, fait-il exception ? L’expertise du fabriquant taïwanais de smartphones réputés pour leur qualité peut-elle faire des miracles dans cette catégorie ?

Hé bien, la réponse est plutôt… non.

Un look sympa

Présenté lors du Mobile World Congress de Barcelone, en février dernier, le Desire 530 était là pour faire patienter les curieux, en attendant la sortie du M10, le fleuron de la gamme, annoncé pour la mi-avril.

Disons-le tout de suite, le principal intérêt du Desire 530, sous Android 6 (la dernière version), est d’être disponible dans des assemblages de coloris originaux, résolument orientés vers les jeunes générations. A part les traditionnels gris et blanc, on aura droit à des versions ‘remix’, où la coque est parsemée de petites gouttes de peinture, un effet obtenu grâce à un tamis bougeant lors du passage de la peinture. Original.

Sous ce châssis coloré, on doit se contenter du minimum : un petit processeur SnapDragon 210, 1,5 GB de RAM et un appareil photo 8MP décevant. La fluidité de l’interface n’est pas toujours au rendez-vous, et on note rapidement quelques saccades, même en passant d’un écran d’accueil à l’autre. Quant aux photos, ça passera en plein jour, mais pas en soirée.

Le plus gros défaut du nouveau smartphone entrée de gamme de HTC est son écran. La définition HD (720 x 1280 pixels) ne cache pas une qualité de dalle médiocre, comme c’est souvent le cas dans cette gamme de prix. Les pixels ont l’air scintillant et dès qu’on modifie l’angle de vue, on aperçoit des distorsions au niveau de la couleur (grosse tendance au jaunissement) et de la netteté :

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On regrette également la barre noire du logo, sous l’écran, qui aurait du intégrer les boutons de commande d’Android. Ceux-ci sont donc placés dans une nouvelle barre noire, au-dessus. Quand les applications sont lancées, l’espace d’affichage est largement amputé dans cette zone (voir photo ci-dessus, à nouveau).

On apprécie toujours, en revanche, la surcouche HTC avec quelques options intéressantes. Notamment, le fait que les applications de l’écran accueil varient en fonction de votre situation (au travail ou à la maison), et la présence d’un large choix de ‘thèmes’ pour customiser icônes, typo, look&feel. Ou encore l’écran ‘BlinkFeed’ situé à gauche de l’écran d’accueil, qui affiche un tas d’infos intéressantes, d’un seul coup d’œil.

Conclusion

Le Desire 530 de HTC s’en sort tout juste, et surtout grâce à la présence d’Android 6, d’un design sympa et à la bonne surcouche HTC. A 179€ (sur Amazon.fr, 199€ en magasin), on trouve en effet difficilement mieux. Mais au niveau de la fluidité, de l’écran et de l’appareil photo, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

Si votre budget est serré, on vous conseille d’opter pour une formule de vente liée (abonnement de 24 mois et grosse réduction sur le téléphone) auprès des opérateurs. C’est désormais un bon plan quasi permanent, si ça ne vous embête pas de changer de temps en temps d’opérateur. Pour 49€, vous aurez un smartphone valable, sans devoir forcément souscrire à un gros abonnement mensuel.

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La 5G va-t-elle être une révolution ? Pourquoi Intel devrait-il y jouer un grand rôle ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 3 mars 2016 20h55 | Ajouter un commentaire

Au célèbre Mobile World Congress de Barcelone, j’ai pu m’entretenir avec la spécialiste 5G d’Intel, le géant américain des puces informatiques qui joue son avenir…

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Lors de notre visite au Mobile World Congress de Barcelone, nous avons pu nous entretenir avec la Madame 5G d’Intel, l’un des fabricants de puces et de processeurs les plus importants au monde. Aicha Evans nous a expliqué en quoi la 5G allait vraiment être différente de la 4G, et le rôle qu’entend jouer Intel dans cette (r)évolution de communications sans-fil.

Tout d’abord, essayons de comprendre pourquoi la 5G sera une révolution et non une simple évolution de la 4G. Revenons rapidement quelques années en arrière: les réseaux mobiles ont fait un grand pas entre la 2G (voix et SMS uniquement) et la 3G (internet mobile) ; la 4G a simplement amélioré les capacités de la 3G, en termes de rapidité du transfert de données, et surtout à destination des smartphones.

Une explosion des appareils connectés

La 5G est un nouveau pas important, car il n’y a plus que les smartphones et les tablettes qui veulent se connecter au réseau, et donc à internet. Vous l’avez sans doute remarqué: du thermostat à la voiture en passant par les appareils photos et les distributeurs de boissons… tout peut être connecté au réseau.

Nous sommes dans l’ère de l’Internet des Objets (Internet Of Things, IoT), c’est-à-dire que n’importe quel objet peut être connecté à Internet, dans le but de pouvoir le contrôler à distance de manière intelligente, à partir d’une application pour smartphone, par exemple.  Cet IoT  va multiplier de manière explosive le nombre d’appareils reliés au réseau.

Des besoins différents

Et si à la maison, la plupart d’entre eux se connectent à votre réseau Wi-Fi, les choses devraient changer d’ici 2020. Pour éviter les pertes de connexion en cas de problème à la maison, il serait en effet préférable que votre thermostat ou vos ampoules connectées puissent tout de même être accessibles via un réseau mobile.

Quand à tous les autres objets connectés en dehors de la maison, du smartphone à la voiture en passant par les appareils photos et les montres, ils ont tous des besoins très différents.

L’idée d’une 5G « sur mesure » est essentielle, car les quantités de données transférées, les rapidités de transfert ou les stabilités nécessaires sont à chaque fois différentes.

Tout cela représente des enjeux considérables et va modifier profondément la manière dont les réseaux mobiles sont conçus.

Intel va ajouter de l’intelligence

Avant l’éclosion de la 4G, Intel avait misé sur la technologie WiMAX comme successeur de la 3G. Mais ce système de Wi-Fi à grande échelle, surtout accessible en ville, a été un échec cuisant. Pas question pour le géant américain de se louper à nouveau avec la 5e génération de réseau mobile.

« Les milliards d’équipements connectés, de services personnalisés et d’applications cloud nécessitent l’émergence de réseaux plus puissants et mieux adaptés« , nous a expliqué Aicha Evans, vice-présidente d’Intel et directrice générale de l’Intel Communication and Devices Group, lors d’une table ronde au Mobile World Congress de Barcelone.

« La 5G marque un tournant fondamental vers une plateforme de réseaux mobiles intelligente, et non une simple plateforme de communication personnelle comme la 3G ou la 4G« , a-t-on appris par ailleurs au niveau d’Intel.

Concrètement, cela veut dire que « la 5G ne va pas simplement améliorer la vitesse et les capacités des communications, elle va ajouter de l’intelligence au réseau pour permettre aux appareils et au réseau de mieux communiquer, pour faire transiter du contenu et des données plus rapidement, et pour partager les ressources informatiques« .

Finalement, « le passage à la 5G concerne à la fois l’informatique et les communications, et constitue une transformation majeure pour l’industrie« .

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Que va faire Intel ?

Concrètement, quel rôle entend jouer Intel dans la 5G ? C’est là que ça se complique, car ça part dans tous les sens. Le géant des puces informatiques américain s’est lancé dans de nombreux partenariats pour développer toutes sortes de technologies liées à la 5G.

« On est en train de paver la route vers la 5G de plusieurs manières différentes. On a créé des partenariats avec des leaders de l’industrie mobile pour s’assurer que la 5G soit prête et que les premiers essais sur le terrain soient concluants. Pour cela, on investit massivement dans des prototypes et des expériences« , a-t-on appris.

Sur son gigantesque stand du Mobile World Congress de Barcelone, nous avons assisté à des démonstrations de transferts de données très rapides en 5G (nettement plus que le Wi-Fi de votre maison…). Mais il s’agit de prototypes capable de télécharger « 7 films en 1 seconde« , et pas d’un smartphone à 1 kilomètre d’une antenne.

Un exemple concret: les voitures connectées enfin intelligentes

Avec le géant coréen de l’électronique LG, Intel met au point les futurs équipements en télécommunications 5G des voitures, qui ont des besoins spécifiques lorsqu’elles se déplacent à grande vitesse et changent d’antenne de réseau mobiles.

A la base, on pense au simple transfert de données (téléchargement de musique, mise-à-jour du système ou de la voiture, accès à distance à certaines informations de la voiture, etc) entre le véhicule et le réseau.

Mais comme on l’a dit, la 5G est le réseau de l’intelligence. Des communications entre voitures, entre voiture et piétons ou entre voitures et panneaux de signalisation, vont certainement contribuer à des routes plus sûres dans les années à venir.

LG, qui est leader du marché des systèmes de communication embarqués dans les voitures actuellement, s’allie donc avec Intel pour ses prochaines générations.

Associé à Nokia, Ericsson ou encore SK Telecom (grand opérateur en Corée du Sud), Intel va jouer sur tous les tableaux pour fournir ses nouvelles puces intelligentes à tous les échelons de la 5G, du smartphone aux antennes en passant par les voitures et les petits objets connectés.

Au final, « on veut du volume, du volume, du volume » au niveau des puces et des solutions logicielles fournies par Intel, nous a répété Aicha Evans à Barcelone. D’ici à 2020, le géant américain joue gros et ne veut vraiment pas louper le virage de la 5G, on l’a compris…

Tablette ‘pro’ ou ordinateur portable: lequel choisir?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 18 février 2016 18h44 | Ajouter un commentaire

Alors que les tablettes veulent jouer aux ordinateurs portables, il est temps de remettre l’église au milieu du village: si vous cherchez un outil polyvalent et permettant de travailler et d’écrire des textes, ce n’est pas dans cette direction qu’il faut chercher. En voici la preuve, avec le test du Toshiba Satellite Radius 12, un ordinateur portable avec écran tactile.

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Depuis des années, on essaie de vous faire croire que la tablette peut remplacer l’ordinateur portable pour la plupart des tâches de la vie quotidienne. On en est même arrivé à un point où les tablettes se déclinent en mode ‘pro’, s’équipant d’un clavier faisant également office d’étui de protection une fois rabattu, et dont le prix grimpe en flèche.

C’est un peu absurde, avouons-le. Si on a tant besoin d’un clavier, qui de plus doit rester fixé à la tablette pour la protéger une fois qu’on referme l’ensemble, pourquoi ne pas simplement acheter un ordinateur portable ?

Nous allons essayer de vous prouver que selon nous, un bon ordinateur portable vaut mieux qu’une tablette orientée ‘pro’ (pour professionnel ou productivité). On a mis toutes les chances de notre côté en testant le Toshiba Satellite Radius 12.

PREUVE 1: les ordinateurs portables ont changé

Depuis quelques temps, à partir d’une certaine gamme (et donc un prix assez élevé, hélas), on trouve des ordinateurs portables fins et légers, élégants, dotés d’une belle autonomie et d’un écran tactile. C’est ce qu’on appelait, à un moment, les Ultrabook. En 2016, cela signifie également un écran avec de fines bordures (comme les téléviseurs).

Nous en avons pour preuve le Toshiba Satellite Radius 12, un excellent portable de 12 pouces (taille idéale, compromis entre productivité et encombrement) qui joue les acrobates. L’écran peut se replier complètement sur le clavier pour en faire une sorte de tablette très lourde, pour ceux qui aiment utiliser le côté ‘moderne’ de Windows 10.

Ce modèle, de plus, est équipé de bons petits haut-parleurs signé harman/kardon. Et même si les grands de l’audio ont vendu leur âme au diable en apposant leur nom sur des smartphones, des tablettes ou des PC, le son qui sort de cet ordinateur de 12 pouces est nettement meilleur que celui de la grande majorité des tablettes.

Le clavier de ce Toshiba est également de très bonne facture : il est rétroéclairé, agréable à utiliser et offre une bonne impression de solidité. Contrairement aux tablettes qui veulent jouer aux ordinateurs, sur le Satellite Radius 12, tous les composants et donc tout le poids de l’appareil est sous le clavier, ce qui est un gage indéniable de stabilité, que l’ordinateur soit sur le bureau ou sur les genoux.

Enfin, la définition de l’écran est imbattable : 3840 x 2160, on est dans ce qu’on appelle la 4K ou la UltraHD sur les téléviseurs. Le gros avantage : si vous avez une vue correcte, vous allez fortement apprécier la taille de l’espace de travail. Attention, cependant, certaines applications ne supportent pas cette définition élevée et s’affichent donc en très, très petit.

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PREUVE N.2 : Windows a évolué

Windows 10, la dernière version du système d’exploitation de Microsoft, est devenu plus raisonnable en termes d’utilisation tactile. On oublie la double interface (bureau traditionnel et bureau moderne avec les grandes icônes dynamiques), on retrouve le menu démarrer, ainsi qu’un meilleur panneau de notifications / configuration accessible très rapidement.

Mais ce n’est pas tout : Windows 10 détecte lorsque vous modifiez la position de votre portable. Il se met alors automatiquement (si vous le souhaitez) en mode ‘tablette’ lorsque vous transformez votre portable en chevalet (‘tente’) ou en tablette (lorsque vous repliez complètement le clavier sur le dos de l’écran).

En mode tablette, Windows 10 se transforme en Windows 8 : il n’y a plus de bureau et lorsque vous appuyez sur le bouton Windows, les icônes dynamiques occupent tout l’espace de l’écran, de manière aérée, alors qu’en temps normal elles sont confinées dans le menu démarrer (qu’on ne peut plus appeler comme ça…).

Si le mode chevalet est assez pratique pour dessiner ou regarder une vidéo (voir notre photo), le mode pure tablette (avec le clavier entièrement rabattu) n’est pas génial. Quand on manipule l’ordinateur de cette manière, on touche forcément en permanence les touches. Celles-ci sont désactivées, bien entendu, mais la prise est main est hasardeuse et si on n’en prend pas soin, il est probable qu’on abîme rapidement le clavier et la souris en déposant la pseudo tablette.

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Conclusion

Pourquoi s’acheter une tablette qui essaie d’être un ordinateur lorsqu’on peut acheter un ordinateur portable avec un écran tactile ? C’est la conclusion la plus évidente, au grand dam des Microsoft Surface Pro 3, iPad Pro ou Galaxy Tab Pro S…

Et cela parait logique : une tablette est conçue pour être légère et de petit format, elle est destinée avant tout aux loisirs, et si elle n’a pas de clavier physique, c’est pour une bonne raison. Alors ajouter un clavier physique faisant office de protection une fois replié, cela revient au même que d’acheter un bon ordinateur portable avec écran tactile.

Et le bon vieil ordi portable a encore de beau jour devant lui, dès lors. Par rapport à une tablette ‘pro’, il a l’avantage d’avoir son moteur en dessous du clavier. Tout le poids s’y trouve dès lors, ainsi que la connectique, ce qui rend la stabilité et la manipulation nettement plus pratiques.

A condition de mettre le prix, on aura la même compacité et mobilité qu’une tablette, mais avec tous les avantages d’un ordinateur classique sous Windows.

Et pour ceux qui aiment tapoter l’écran de temps en temps, l’ordi (et Windows) se mettent en mode ‘tablette’ dès que vous faites passer le clavier de l’autre côté…

Le Toshiba Satellite Radius 12 est un des nombreux exemples de ce genre d’ordinateur. La version que nous avons essayée (Intel Core i7, 8 GB RAM, 256 GB SSD, écran UHD) coûte la bagatelle de1600€, mais on trouve difficilement mieux au niveau du rapport puissance/encombrement.

Il existe cependant, chez Toshiba comme ailleurs, des configurations plus raisonnables sous les 1.000€.



Enfin une smartwatch qu’on pourrait presque acheter

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 28 janvier 2016 21h21 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est la bonne: après 6 modèles en un peu plus de deux ans, Samsung a sorti sa ‘smartwatch’ la plus aboutie à la fin de l’année 2015. La Gear S2, à partir de 349€, allie les avantages des fonctionnalités et du design d’un belle montre connectée, à ceux d’un bracelet de suivi d’activité. J’ai pu la tester en profondeur et (au bas de l’article) en vidéo. ver

Si elles existent depuis quelques années, la plupart des ‘montres intelligentes’ restent des gadgets qu’on a du mal à recommander. Lors de nos tests, il est amusant d’en passer une au poignet durant quelques jours, mais on est souvent content de la rendre, tant leur utilité est contestable, leur encombrement trop important et leur recharge trop fastidieuse.

Mais comme dans tous les domaines, les appareils s’améliorent avec les années. Et Samsung, l’un des premiers à avoir soutenu une technologie en sortant plusieurs modèles par an, a sans doute enfin trouvé la formule magique: la Gear S2.

SamGear001Une vraie montre (à bague)

C’est la première fois que nous recevons un compliment sur une smartwatch. Les « pffft, c’est quoi ce nouveau gadget » ont laissé la place à un plus agréable « elle est belle, ta montre« .

Ecran rond, bague pivotante, design discret mais élégant… La Gear S2 ressemble à une (belle) montre, à l’instar de la Huawei Watch dont nous vous avons déjà parlé (mais qui tourne, elle, sousAndroid Wear, le système d’exploitation de Google pour les wearables, les objets connectés et portés).

Il y a différentes finitions et bracelets disponibles, dont la « Classic » – celle que nous avons essayée – avec une bague en métal et un bracelet  en cuir noir de bonne qualité. Elle est vendue 399€ mais il y a moyen de trouver des promotions.

La particularité de la dernière montre de Samsung, c’est donc cette bague encerclant l’écran, qui permet une navigation alternative pratique en la tournant vers la droite ou la gauche (un peu comme la molette de l’Apple Watch).

Une alternative qui, accompagnée de deux boutons, rend la navigation nettement plus facile qu’avec les uniques mouvements du doigt, souvent délicat sur la concurrence sous Android Wear (on pense à nouveau à la Huawei Watch).

Plus de fonctionnalités qu’Android Wear

L’autre intérêt d’utiliser Tizen (l’OS maison de Samsung, qu’on retrouve sur certaines smartphones et certaines télévisions), c’est de pouvoir proposer sa propre vision de la montre connectée, sans devoir se contenter de ce qu’Android Wear propose (et qui n’est pas très fourni actuellement).

Il existe donc des applications propres à la Gear S2, qu’il faut télécharger via l’application ‘Samsung Gear’, disponible sur le Google Play Store (également sur l’App Store de l’iPhone dans quelques semaines). Il y a par exemple des infos de CNN, ou l’application Nike+.

Un petit ‘store’ qui devrait être fignolé: il est automatiquement en néerlandais et nous n’avons pas réussi à en changer la langue, après avoir eu quelques difficultés pour s’inscrire.

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La santé, avant tout

Mais Samsung a déjà préinstallé un bon nombre d’applications dédiées à sa Gear S2 (il n’y en a pas des milliers…). L’une des plus utiles est sans conteste S Health, l’appli santé de Samsung, qui va afficher toutes les infos captées par la montre: le nombre de pas et de kilomètres parcourus à pied, les séances de vélo, les pulsations cardiaques, etc…

Lors de notre test, la montre a détecté automatiquement notre demi-heure de vélo, qu’elle a su différencier du nombre de pas effectués, ainsi que du petit jogging. L’application fait le bilan de votre activité, et vous savez où vous en êtes par rapport à votre objectif quotidien ou hebdomadaire.

La montre vous dit également où se situe votre rythme cardiaque (au repos, après l’effort, etc…), par rapport à la moyenne mondiale et à d’autres données statistiques.

On avait toujours dit qu’une smartwatch aurait plus de sens si elle cumulait les fonctions ‘montre connectée’ et ‘bracelet d’activités’. C’est le cas de la Gear S2.

Les infos sur votre activité physique et votre santé peuvent être observées directement sur la montre, ou via l’application S Health du smartphone.

SamGear003D’autres petites fonctions sympas

A côté de la santé, il y a également toutes les notifications d’usage: vous voyez qui vous appelle, vous pouvez lire les nouveaux SMS ou les nouveaux messages instantanés de type WhatsApp, tout comme les nouveaux emails. Pratique si vous ne voulez pas sortir le smartphone de votre poche toutes les 5 minutes. Il n’est cependant pas possible de lancer l’application SMS, WhatsApp ou Email pour consulter votre boite aux lettres.

Cependant, à partir du bouton ‘Amis’, qui rassemble vos contacts favoris, vous pouvez composer un SMS, soit à l’aide de phrase prédéfinies, soit en encodant le texte sur le petit clavier tactile de type (vieux) GSM. Heureusement qu’il y a des suggestions de mots, car la tâche est délicate, mais pas impossible. Mais vu que la montre doit être connectée à votre smartphone, il est certainement plus rapide et plus simple de l’utiliser à la place de la montre pour cette tâche…

Ajoutez à cela un minuteur, un chronomètre, la possibilité de contrôler la musique de votre smartphone (et donc de l’enceinte Bluetooth qui y est de plus en plus souvent reliée), la galeriephotos (à transférer à l’avance via l’application Gear), la météo locale, une carte (HERE) de l’endroit où l’on se trouve, etc… et vous avez l’embarras du choix, même si la plupart de ces applications ne seront que très rarement ouvertes (car à nouveau, c’est nettement plus pratique d’utiliser le smartphone qui doit forcément être dans un rayon de quelques mètres, car c’est par lui que la montre se connecte au réseau).

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La Gear S2 de Samsung est la première smartwatch passant dans nos mains qui nous donnerait presque envie d’en porter une. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est essentiel de débourser au minimum 349€ pour s’en offrir une, mais au mois, pour une fois, vous n’aurez pas l’air d’un geek ou d’un frimeur, et elle pourra vous être vraiment utile au niveau du suivi de votre activité physique ou de l’affichage des appels et notifications.

Seule petit différence par rapport à un bracelet d’activité: la Gear S2 et l’application S Health ne calcule pas la qualité de votre sommeil (mouvement, rythme cardiaque, etc…). Mais nous vous recommandons, de toute façon, de déposer la montre sur son socle de recharge aimanté très pratique sur la table de nuit, afin d’être certain de ne pas tomber à court d’énergie l’après-midi (même s’il est possible de tenir deux journées entières, théoriquement).

Notez également que lors du dernier CES, grand salon des nouvelles technologies, Samsung a présenté deux nouvelles finitions plus luxueuses (gris platinium et plaqué or rose, voir la photo ci-contre), qui ne coûtent que quelques dizaines d’euros supplémentaires. Il a également confirmé que la montre pourrait être utilisée avec un iPhone « plus tard dans l’année« .

Le Coréen nous a également confié, lors d’une récente rencontre, que la Gear S2 était le premier modèle qui se vendait enfin correctement en Belgique (et a fortiori dans le monde).

 

Apple s’invite dans la voiture: CarPlay transforme l’ordinateur de bord en iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 3 décembre 2015 07h25 | Ajouter un commentaire

Les voitures essaient d’être de plus en plus intelligentes. Mais il n’est pas donné à tous les constructeurs d’avoir une interface et un ordinateur de bord aussi bien faits (et bien remplis en musique et en applications) qu’un iPhone. On en parle depuis deux ans, mais c’est la première fois que je peux essayer CarPlay, une fonction d’Apple qui transforme le système intégré de cette Opel Insigna en iPhone.

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Si vous aimez tout ce qui a un écran, vous avez déjà, peut-être, fait ce constat trivial: les constructeurs automobiles se cassent la tête depuis une petite dizaine d’années pour produire des interfaces simples pour leurs systèmes embarqués, mais les résultats sont décevants.

Design, ergonomie, convivialité, facilité d’utilisation, contenu multimédia… tactile ou pas, les ordinateurs de bord 2.0 de nos voitures sont rarement convaincants. C’est qu’il n’est pas donné à tout le monde de concevoir de bons ‘systèmes d’exploitation’.

Alors finalement, pourquoi ne pas laisser faire les experts du domaine que sont Apple et Google ? Les deux géants américains, avec iOS et Android, peaufinent depuis 2007 leur OS tactile pour smartphone et tablette. Nous avons pu essayer CarPlay d’Apple (voir directement nos conclusions).

Car Play sur une Opel Insigna

La marque a la pomme a donc eu l’idée de concevoir un petit logiciel à intégrer dans les voitures, et qui permet de retrouver la simplicité de l’interface d’un iPhone ou d’un iPad, adaptée à notre usage d’un véhicule.

On en parle depuis près de deux ans, le temps pour Car Play, c’est le nom de cette fonctionnalité, de traverser l’Atlantique et d’équiper des voitures européennes.

Opel a eu la bonté de nous prêter une berline Insigna équipée de cette option: on peut enfin tester ‘Apple dans la voiture’… Si vous cherchez l’option dans le catalogue, il faut cocher le « système multimédia Radio RF900 Navi IntelliLink ». Ce système embarqué est facturé 1.730€, mais il offre bien plus que CarPlay d’Apple.

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Deux choses importantes à savoir

Tout d’abord, précisons que Car Play ne remplace pas le système musique/navigation/ordinateur de bord de la voiture. Ce n’est qu’une option. Il faut appuyer sur le bouton « projection » et relier, avec un câble non fourni, son iPhone à la voiture. Notons que la position du port USB dans l’accoudoir de la voiture est malheureuse: on plie (et à la longue, on abîme) le câble si on ferme le couvercle de l’accoudoir. Il est théoriquement possible que tout se passe avec Bluetooth, mais notre Opel nous a chaque fois demandé de relier l’iPhone avec un câble (ceci dit, pour la batterie, c’est mieux).

Il est également essentiel d’évoquer Siri, l’assistant vocal d’Apple, qui va le plus possible remplacer vos doigts pour contrôler les applications disponibles avec CarPlay. Il a évolué au fil des ans et il est, a priori, l’un des meilleurs outils de commande vocale (car il fonctionne sous la forme de conversation et est assez intelligent). Une simple pression sur le bouton « commande vocale », présent sur le volant, lance la conversation. A vous de dire ce que vous voulez faire, mais ce sera limité aux applications maison d’Apple (téléphone, message, plans, musique). Impossible de lui demander une playlist Spotify, par exemple.

Peu d’applications

Venons-en donc à l’essentiel: les applis disponibles. Petite déception: CarPlay n’est finalement qu’une sélection très restreinte d’applications présentes sur votre iPhone:

Téléphone: permet forcément de passer des appels et de décrocher, mais aussi de consulter le journal des appels, la liste des contacts, les favoris et la messagerie.

Musique: pas de surprise de ce côté-là non plus. On a accès à toute la musique de l’iPhone, à l’aide d’une interface à la fois bien connue, mais largement remaniée pour être lisible de loin, et pour que les zones tactiles des boutons soient suffisamment larges. A noter: en arrière-plan s’affiche, floutée, la pochette de l’album. Le bouton A l’écoute vous envoie vers la musique en cours. Podcasts et Livre audio, comme leur nom l’indique, permet d’écouter les éventuels podcasts et livres audio stockés sur votre iPhone.

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Plans: Apple met forcément à disposition dans CarPlay son application de localisation et de navigation. Si ses débuts étaient scabreux, Plans est désormais relativement bien fait et complet, même si on est loin d’un bon GPS Tomtom avec info trafic en live. Il nécessite cependant un accès au réseau permanent (car les cartes ne sont pas stockées sur l’iPhone). Si votre connexion 4G est bonne, tout sera très fluide et détaillé. Si vous vous enfoncez dans des bois isolés, méfiez-vous. L’application Plans est intelligente: elle sait faire le lien entre un rendez-vous imminent à une telle adresse (si vous l’avez encodée dans votre agenda), et peut aller voir dans les adresses de vos contacts (il vous suffit alors de dire chez qui vous voulez aller). « Plans » vous emmènera d’un point A à un point B, mais on aurait aimé d’autres options, comme l’application Google Maps, très performante.

Message: « Ecouter et Dicter ont remplacé Lire et Ecrire« . C’est de cette belle façon qu’Apple, prudent car on est supposé conduire dans une voiture, présente les fonctionnalités de l’application Message de CarPlay. Jamais vous ne verrez un SMS s’afficher, ni un clavier virtuel pour en écrire un. Vous verrez, au mieux, la liste des expéditeurs. En appuyant dessus, vous pouvez faire lire, par Siri, le contenu du message. Pour envoyer un SMS, même si vous appuyez sur le bouton « nouveau message », il faudra là aussi s’arranger avec Siri. L’assistant, on l’a dit, est relativement intelligent et intuitif à utiliser. Mais pour rédiger de longs messages, c’est parfois un peu compliqué. Pas de souci, en revanche, pour lui faire écrire « Je suis à la maison dans 30 minutes » ou « Je passe faire des courses avant de rentrer« .

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Quelques applications ‘externes’

Apple n’a pas tout-à-fait fermé la porte aux applications tierces (développées par d’autres sociétés). Ce sont surtout des applications liées à l’audio qui sont disponibles dans CarPlay: radio, services de musique, livres audios, etc.

L’une des meilleurs d’entre elles, actuellement, c’est Spotify (le plus célèbre service de musique illimitée par abonnement mensuel). La navigation et les recherches dans les menus Spotify n’est pas des plus aisées, hélas. Et Siri ne peut pas vous aider: il ne fonctionne qu’avec les applications maison d’Apple CarPlay. Mais le principal est là: 30 millions de chansons sont disponibles dans la voiture !

A part Spotify et quelques applications audio, il n’y a pas grand-chose d’autre dans CarPlay. On aurait aimé avoir quelques services de messagerie (comme WhatsApp), d’autres applis de navigations, des applis photos/vidéos pour les enfants ou lorsqu’on est à l’arrêt, etc… Mais ça n’est visiblement pas pour tout de suite.

Notez que les constructeurs de voiture ont le loisir de développer des applis compatibles CarPlay pour contrôler la voiture sans devoir quitter l’interface d’Apple, mais Opel ne l’a pas (encore) fait.

Conclusion

Disponible sur certaines voitures dont l’Opel Insigna que nous avons pu essayer, l’option CarPlay d’Apple est sans conteste la meilleure interface pour les systèmes embarqués des voitures – en attendant de pouvoir tester la solution de Google.

Que ce soit au niveau du design, des fonctions, de la musique ou de la commande vocale via Siri, il y a un gouffre entre CarPlay et les systèmes « maison » de la plupart des constructeurs, souvent très moches et très peu ‘user friendly’.

On aimerait cependant qu’il y ait un peu plus d’applications de l’iPhone disponibles dans CarPlay. Lors de notre test (nous n’avons pas Spotify), il n’y avait que les 7 applications maisons d’Apple disponibles, dont « Plans » qui est loin d’être le meilleur GPS…

Sachez également que l’usage de Siri (l’assistant vocal intelligent d’Apple) est recommandé pour commander les applications, et qu’il est même obligatoire dans certains cas (lire ou envoyer un SMS, par exemple). Mais il ne fonctionne pas avec les applications tierces comme Spotify.

Enfin, dernier bémol: nous avons du chaque fois retirer l’iPhone de la poche et le relier avec un câble dans l’accoudoir de la voiture (même si en théorie, le Bluetooth devrait suffire). On rêve d’un iPhone avec recharge sans fil: il suffirait de le déposer sur la zone ad hoc pour qu’il se recharge, se connecte automatiquement à la voiture et lance CarPlay. C’est sans doute l’histoire d’un ou deux ans.




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HTC One A9: mon verdict après deux semaines de test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 novembre 2015 19h13 | Ajouter un commentaire

Présenté à la presse il y a quelques semaines, le HTC One A9 a fait l’objet d’un de mes tests plus approfondis. Pour la fiche technique détaillée, allez voir cette page officielle.

Le One A9 se place donc juste en dessous du flagship de HTC, le One M9. La preuve: il est plus petit (écran de 5″), son processeur est moins puissant (Snapdragon 617), sa mémoire embarquée moins impressionnante (16 Go de stockage et 2 Go de RAM), et son look moins premium.

Il coûte 599€ en Belgique.

 

Qualités: finition, capteur d’empreinte, Android 6, son

La finition et le design, comme souvent chez HTC, sont au rendez-vous. On a un bel appareil en métal brossé, avec un écran en 2,5D (qui ressort légèrement) offrant une excellente prise en main, même s’il glissera vite avec des mains moites. Le tout est très bien assemblé. Certains disent qu’il ressemble à l’iPhone 6S, et c’est assez vrai. Mais HTC, à bien regarder le design de la série One depuis quelques années, reste tout de même fidèle à lui-même.

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Le One A9 est équipé d’un capteur d’empreinte placé à l’avant, comme chez Samsung et Apple. Ce n’est pas la meilleure place ni la meilleure forme, selon moi (Huawei a mis un rond à l’arrière, au niveau de l’index), mais il a le mérite d’être rapide et performant. Le capteur fait également office de bouton d’accueil, comme sur l’iPhone.

Ce beau smartphone est équipé d’Android 6, la dernière version de l’OS de Google. C’est pas mal pour le mois de novembre 2015, sachant que certaines marques fabriquent encore des modèles avec Android 5. HTC y a ajouté une légère surcouche (Sense), qui est élégante et personnalisable avec de chouettes thème. Mais « Blinkfeed » (qui rassemble les actus en provenance de vos réseaux sociaux et de vos préférences) n’est pas très pratique à utiliser (on a trop d’infos, c’est impossible de les regrouper de manière lisible). Les widgets « Sense Home » sont par contre sympas: ils affichent vos applications les plus utilisées en fonction du lieu où vous vous trouvez: domicile, travail, sorties. Original et finalement pratique.

Autre qualité originale pour ce HTC: le son. Outre le fait qu’il gère les fichiers musicaux haute-résolution (cela concerne une niche d’audiophiles), le One A9 intègre un amplificateur permettant enfin de pouvoir pousser le son. Avec des petits écouteurs intra-auriculaires, c’est parfois essentiel dans un environnement bruyant, même s’il faut faire attention à ses oreilles. Notre test n’a cependant pas montré de prouesse comparé à d’autres smartphones.

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Défaut: prix, bords, couleurs de l’écran

Le premier défaut du A9 est son prix de 599€. Le LG G4 est passé sous la barre des 500€ et le Samsung Galaxy S6 se trouvent facilement à 599€ (32GB). La concurrence s’annonce donc acharnée, d’autant plus qu’Android 6, tant que les fonctions de paiement mobile et de gestion du capteur d’empreinte par les applications tierces ne seront pas accessibles chez nous ou utilisées par les développeurs, offre finalement peu de nouveautés. Or, les deux Coréens font de meilleures photos que le HTC One A9, sont plus grands et mieux équipés.

Ensuite, on pourra également reprocher la présence de bords importants à l’écran. Surtout dans le bas: HTC aurait du intégrer les trois touches tactiles de commandes sous l’écran (il y a de la place), au lieu de les rendre uniquement logicielle (les applications sont donc un peu tronquées et on perd de la place au niveau de la hauteur).

Quant à l’écran lui-même, on est en droit d’attendre mieux pour un smartphone haut-de-gamme à 600€. L’AMOLED permet des noirs profonds, mais les couleurs sont ternes, tirant vers le jaune. Cela manque aussi un peu de brillance. Peut-être une simple correction logicielle à faire, mais on est loin du Galaxy S6 de Samsung.

Conclusion

Comme beaucoup de smartphones dits « haut-de-gamme », le HTC One A9 n’a qu’un seul gros défaut: un prix important. Très élégant et bien assemblé, il est globalement très agréable à utiliser. Il aurait été un maître-achat s’il avait coûté 100€ de moins.

Mais à 599€, il ne parvient pas à justifier une telle différence de prix avec le milieu de gamme (pensez au Samsung Galaxy A5, 315€, ou même au nouvel HTC Desire 626, 299€), ou avec les autres ténors du haut-de-gamme dont les prix ont déjà baissé (Samsung Galaxy S6, LG G4).

Un très bon appareil, donc, mais un prix trop élevé. Espérons qu’il diminue déjà un peu pour les fêtes…

Qualités et défauts du nouveau Google Phone, le Nexus 5X

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 29 octobre 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

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Il y a quelques semaines, le Nexus 5X, l’un des derniers ‘Google Phone’, nous était présenté à Bruxelles juste après sa sortie.

Nous avons ensuite pu mettre la main sur le « petit » modèle, de 5,2″, développé à nouveau par LG, pour un test plus approfondi. Pour la partie technique, vous trouverez toutes les infos sur le site officiel de Google.

Voici notre avis final sur le premier smartphone équipé de la dernière version d’Android: 6.0 ou Marshmallow. Son prix de vente recommandé en Belgique est de 479€.

usbQualités: photo, empreinte, USB Type-C

Sans conteste, c’est la partie photo qui nous a le plus convaincus dans ce nouveau Google Phone signé LG. Le capteur de 12,3 MP fait des merveilles, surtout en plein jour, et notamment grâce au mode HDR+ qui gère parfaitement les contrastes et la balance des blancs. On reste cependant légèrement en deçà des ténors actuels (LG G4, Samsung S6), mais à 479€, c’est vraiment très bon.

C’est sans doute la plus grande amélioration dans le domaine du smartphone depuis de nombreuses années: la généralisation du capteur d’empreinte digitale va vraiment vous faciliter la vie. Il devient vite indispensable pour déverrouiller rapidement le smartphone, et dans quelques semaines/mois, les développeurs pourront mettre à jour leurs applications pour intégrer ce capteur afin de protéger certaines options. Android Pay permet déjà, par exemple, de payer une application sur le Google Play Store. Le Nexus 5X a eu la bonne idée de le placer à l’arrière, là où se pose naturellement notre index quand on prend l’appareil.

Quant à l’USB Type-C, c’est une bonne idée. Il ne faut plus faire attention au sens du port micro-USB que vous insérez dans le smartphone pour le recharger ou le relier à un ordinateur. C’est de l’USB 2.0 (le 3.0 existe mais pas sur le Nexus 5X), cependant, donc il n’y aura pas de miracle au niveau de la rapidité du transfert de données. Mais vous êtes prêts pour l’avenir (il ne reste plus qu’à recycler vos vieux câbles…).

Un petit mot tout de même sur Android 6.0, dont les principales nouveautés sont l’intégration logicielle du capteur d’empreinte, la meilleure gestion (comme iOS) des autorisations des applications (par exemple pour l’appareil photo, le calendrier ou les contacts), et un mode (Doze) permettant de réduire fortement l’usage de la batterie quand le téléphone est inactif durant 1h30 – mais on n’a pas remarqué de prouesses générales: vous tenez toute une journée, c’est déjà bien. Hélas, les nouveautés de l’assistant Google Now ne fonctionnent qu’en anglais: elles sont prometteuses mais nous n’avons pas pu les tester.

n3Défauts: pas de microSD, prix élevé, design bâclé

Du côté des défauts, on commence par un design pas très moderne. Du plastique mat qui ne donne pas l’impression d’une grande solidité, une finition moyenne au niveau des boutons (tout est en plastique), et un écran décevant au niveau de la luminosité, de la profondeur des noirs ou des couleurs (on est loin des AMOLED de la concurrence).

Il y a ensuite le prix, 479€. C’est assez cher pour le design et la finition, mais au niveau des performances et de l’appareil photo, c’est acceptable. La concurrence, comme les LG G4 et Samsung Galaxy S6, a baissé ses prix en quelques mois: ils tournent aux alentours de 550€. Autant dire que ça va être dur de les vendre…

Enfin, l’absence de port pour carte mémoire microSD est décevante: l’une des belles nouveautés d’Android 6, c’est la capacité de fusionner mémoire interne et mémoire de la microSD, ce qui est très intéressant pour les applications volumineuses (et elles le sont de plus en plus), mais également pour le prix au Go (une carte de 64 Go se trouve à 20€ sur Amazon).

letstConclusion

Peut mieux faire… A 479€, le Nexus 5X est un smartphone performant tournant sous un OS tout neuf (assez vierge car il n’y a pas de surcouche du constructeur), mais le design et quelques petits défauts nous font dire que le rapport qualité/prix n’est pas terrible.

Il est destiné avant tout aux fans d’Android et des Nexus, des appareils destinés à la base aux développeurs, mais que Google essaie de populariser. Hélas, à 479€, la mission s’annonce délicate.