Mobilité

Le Nokia 3310 est de retour: que vaut-il vraiment ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 8 août 2017 14h52 | Ajouter un commentaire

Mythiques dans nos contrées il y a une vingtaine d’années, les GSM Nokia de type 3210, 3310 ou 3410 ont équipé de nombreux Belges. En 2017, la marque a été ressuscitée, et revient avec un 3310 remanié (59€), et des smartphones sous Android (dont le Nokia 3 à environ 149€). J’ai pu les essayer.

Nokia est de retour en Belgique: que vaut son 3310 version 2017, et son premier smartphone Android ?

C’est une longue saga qu’on résumera en une phrase: Nokia était le roi du GSM dans les années 1990 et 2000, il a raté le virage du smartphone initié par l’iPhone en 2007, il a tenté de rattraper le coup avec des Lumia sous Windows Phone un peu plus tard, Microsoft l’a racheté pour faire de Lumia sa marque de smartphone, mais ça n’a rien donné…

Le groupe Nokia, actif dans les télécoms (réseaux), n’a jamais cessé d’exister. C’est sa division « smartphone » qui a été revendue à Microsoft, puis à HMD Global, une entreprise finlandaise qui tente de ressusciter l’esprit Nokia…

La société est composée d’anciens noms de la téléphonie en provenance de Microsoft ou HTC. Mais finalement, elle ne fait qu’exploiter commercialement la marque Nokia, car c’est bien le géant taïwanais Foxconn (qui assemble les iPhone, notamment) qui se charge de la fabrication et même du pôle recherche et développement.

Difficile de savoir au final qui imagine et conçoit réellement les smartphones Nokia, entre les Asiatiques et les Scandinaves.

3310003
Bleu foncé et gris, rempli de touche: il est de retour, le 3310

De la nostalgie, surtout

Quoi qu’il en soit, HMD Global a fait un petit buzz il y a quelques mois en annonçant une version 2017 du célèbre 3310, un GSM basique qu’un Belge sur trois (environ…) a acheté il y a une vingtaine d’années.

Un appareil iconique, car son prix était raisonnable pour l’époque (plus de 10.000 francs / 250€ tout de même), ses fonctions standards (SMS, téléphone, réveil) et son jeu mythique (Snake). Il était disponible en plusieurs couleurs mais son bleu royal était la plus courante. Simple et stable, on pouvait le laisser tomber sans crainte: au pire, sa coque arrière sautait, tout comme sa batterie, mais il suffisait de tout remettre en place.

Une batterie qui tenait au moins une semaine. La belle époque.

3310016
Usage principal: SMS (pas de WhatsApp…) et appels vocaux

Le Nokia 3310 version 2017, un « bête » téléphone à 59€

Passé l’effet nostalgique, interrogeons-nous sur l’intérêt d’un tel appareil. Dans des pays comme les nôtres, avec une excellente 4G, cela a-t-il encore du sens d’acheter un téléphone basique (aussi appelé ‘feature phone’) à 60€, alors qu’on trouve des petits smartphones sous Android de qualité raisonnable pour environ le double?

C’est en tout cas ce qu’ont choisi de faire les nouveaux propriétaires de la marque Nokia. Au lieu de faire un smartphone solide, ils ont fait du 3310 un « bête » téléphone avec lequel on va principalement passer des appels et envoyer des SMS.

Le 3310 version 2017 est donc un appareil non tactile, avec un clavier de numéros uniquement. Pour écrire du texte, il faut donc, comme il y a 10 ans, appuyer une ou plusieurs fois sur un numéro, et souvent attendre si un ‘e’ suit un ‘d’, par exemple. Fastidieux, même si la fonction ‘dictionnaire T9’ est toujours d’actualité…

Son interface maison n’a que la police d’affichage comme point commun avec le 3310 de l’an 2000. Elle s’appelle ‘Nokia Serie 30+’.

L’écran d’accueil et les boutons sont autant de clin d’œil au passé. Mais il y a des icônes modernes dans le menu, pour accéder aux « applications » de l’appareil. Tout est simplifié à l’extrême au niveau de la navigation avec les boutons et le curseur, car l’écran de 2,4 pouces non tactile n’affiche que 320 sur 240 pixels (contre 1920 x 1080 sur la plupart des smartphones actuels).

Bref, on voit surtout des gros pixels de 256 couleurs.

3310002
Un « internet » d’un autre âge, au niveau de la vitesse et de la navigation

De la 2G uniquement, mais (un peu de) internet mobile

Le Nokia 3310 peut théoriquement aller sur internet. Il n’a pas de puce Wi-Fi, donc il faudra passer par le réseau mobile, mais dans sa version 2G (très, très lente, donc). Un choix délicat car les antennes 2G sont progressivement remplacées par des plus performantes dans les pays dits développés. Mais lors de notre test, cela a fonctionné.

Quoi qu’il en soit, pour ceux qui s’en souviennent, ça fait penser à la période WAP, les prémisses de la 3G. On affiche très mal les sites web via un navigateur minimaliste (Opera Mini). Pour faire défiler les pages ou entrer une URL, tout passe par le clavier des numéros et le ‘curseur’ sous forme de bague très fine. Bref, une grande perte de temps pour un résultat quasiment inexploitable.

Via Opera Mini, on peut télécharger quelques applications en Java, peu connues, et peu praticables. On a bien trouvé Facebook dans la liste, mais il est impossible de le télécharger sur notre téléphone, « pas compatible« .

Parmi ces applications, surtout des petits jeux, on trouve le mythique Snake remis au gout du jour, et préinstallé. Il est même en couleurs, mais il nous a semblé nettement moins facile qu’auparavant.

3310013
Les photos, c’est pas trop son truc…

Photo limitée, mais autonomie au top

Côté photo, c’est forcément très limité. 2 MP, c’est plus que l’affichage de l’écran, mais on ne sait pas faire grand-chose si on la télécharge sur un ordinateur, tellement il y a des pixels visibles à l’écran même en plein jour.

La mémoire interne est de 16 MB, donc il vaut mieux prévoir une carte microSD (maximum 32GB), pour les photos surtout, et pour la musique si vous avez encore des MP3 qui trainent (oubliez Spotify ou Deezer).

Musique que vous pourrez tout de même écouter sur un casque classique (prise mini-jack) ou une enceinte Bluetooth !

Le gros point fort du Nokia 3310, c’est qu’il tient la distance, encore mieux que son aïeul. En l’utilisant assez peu, il est vrai, il était encore à la moitié de son autonomie après deux semaines. Après une journée d’utilisation assez intensive, rien n’a changé ou presque. La 2G, un petit écran, un petit processeur: voilà les secrets d’une batterie longue durée, alors que celle-ci n’est que de 1.200 mAh, contre environ 3.000 pour la plupart des smartphones.

n
Le Nokia 3 sous Android

Un Nokia 3 qui ne restera pas dans les annales

A côté de ce 3310 plus nostalgique que pratique, HMD Global, qui exploite la marque Nokia, se repose sur Android pour sa ligne de smartphone. On parle d’un Nokia 3, 5 et 6 pour l’instant. Un 8, plus haut de gamme, serait dans les cartons.

Le Nokia 3 que nous avons pu essayer est un smartphone entrée de gamme à 149€, sous Android 7, la dernière version disponible (si on oublie les ajouts intéressants de la version 7.1) du très populaire système d’exploitation de Google.

Et il est plutôt bien construit: son design rappelle les Lumia de l’époque, et la finition plastique/métal est de bonne facture pour cette gamme de prix. Il faut faire l’impasse sur le lecteur d’empreinte digital, devenu pourtant essentiel en 2017.

Ce sont à peu près les seules qualités de ce smartphone, qui devra être soutenu par une solide campagne marketing pour trouver son public en Belgique, car la concurrence est féroce dans cette gamme de prix. D’autres acteurs comme Huawei, Samsung ou Lenovo sont présents depuis longtemps dans ce segment; et s’ils ne font pas tellement mieux, ils ont le mérite d’être présents depuis longtemps dans nos rayons.

Car que ce soit au niveau de la fluidité de l’interface, de la qualité des photos ou de l’autonomie, le Nokia 3 est vraiment dans l’entrée de gamme Android. Une expérience assez moyenne, donc, ni bonne, ni mauvaise.

Conclusion

On croyait Nokia enterré pour de bons, ou limité aux infrastructures réseaux. Hé bien non: la marque a ressuscité sous le giron du finlandais HMD Global, qui l’exploite commercialement dans le monde, même si elle en confie la conception et la fabrication au géant asiatique Foxconn.

La marque a choisi de ressusciter le 3310 pour faire le buzz en début d’année. Mais ce petit téléphone basique (59€), limité principalement au SMS et aux appels vocaux, décevra les nostalgiques car il a perdu de sa solidité originale. C’est finalement un « bête petit téléphone » comme les autres… On n’a pas essayé de le laisser tomber, mais il est clair qu’il est moins résistant que son aïeul de l’an 2000. De plus, se priver d’un smartphone en 2017, vu les prix en baisse constante que ce soit au niveau des appareils ou des abonnements à l’internet mobile, est une drôle d’idée. Sauf si votre seul critère est l’autonomie: comptez sur une grosse semaine !

Quant au Nokia 3, un smartphone entrée de gamme sous Android 7 (149€), on n’a rien à lui reprocher, mais il aura bien du mal à se faire une place auprès du public belge, envahi de proposition depuis quelques années. Des Nokia sous Android plus haut-de-gamme vont arriver, et on verra ce qu’ils proposent de différent.





3310009



Audi connect: quand le GPS va chercher la bonne destination dans votre calendrier

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 juin 2017 14h43 | Ajouter un commentaire

La plupart des constructeurs préfèrent développer leur propre « système embarqué », un terme qui regroupe désormais beaucoup de chose: musique, navigation, connexion autonome au réseau 4G, liens avec votre smartphone… C’est devenu assez complexe et de l’aveu même d’Audi, la moitié seulement des utilisateurs s’inscrivent sur la plateforme myAudi pour relier leur voiture à internet.

Pour des raisons de sécurité surtout, en effet, les constructeurs ont tous leur propre interface, application pour smartphone, ordinateur de bord et option de connexion. Ils construisent et améliorent ce système d’année en année, mais les utilisateurs les plus jeunes se retrouvent vite face à des interfaces dépassées, pas assez modernes ou connectées.

Audi s’en sort plutôt bien et s’il n’est pas simple de relier son compte myAudi (site web), son application Audi MMI connect et sa voiture, une fois que c’est le cas, on a quelques subtilités intéressantes.

On vous passera les traditionnels liens entre la musique et la téléphonie du smartphone (on peut diffuser sans problème ses playlists Spotify et contrôler la musique à partir de l’interface de la voiture), la vérification à distance du statut de la voiture (verrouillée, entretien, etc), pour évoquer quelques options sympas.

audi002Trois options originales

L’application Audi MMI connect, qui relie finalement votre compte myAudi avec la voiture, peut par exemple envoyer votre calendrier dans la voiture, et celle-ci peut donc vous afficher les prochains rendez-vous. Mieux encore, si vous avez proprement indiqué un ‘lieu’ à votre rendez-vous, celui peut devenir la destination du GPS en un clin d’œil. Assez pratique, car entrer une destination dans le système de navigation reste encore trop compliqué à l’heure actuelle, même avec la commande vocale…

On peut également, mais c’est plus accessoire, ajouter des flux RSS (la liste des derniers articles d’un site web, par exemple) à la partie ‘Actualités’ de Audi connect. On peut alors lire ou faire lire par l’ordinateur de bord les titres de ces articles. Il faut passer par le site myAudi pour configurer tout ça.

Autre option intelligente: l’envoi d’une destination à l’avance via Google Maps. Vous être très nombreux (et vous avez raison) à utiliser la cartographie de Google pour chercher des adresses, des commerces, etc. A partir de votre PC ou d’un smartphone, vous pouvez envoyer une destination à votre Audi, à condition d’avoir préalablement lié votre compte Google à la plateforme web myAudi.

Bref, quelques options qui nous ont frappés, parmi tant d’autres plus ou moins utiles. Sachez également que Audi connect accepte les smartphones Android et les iPhone (via câble USB), qui peuvent alors transformer votre ordinateur de bord principal en Apple Car Play ou Android Auto.

Trop complexe ?

On reprochera toute de même à Audi de compliquer un peu trop les choses (sécurité oblige, sans doute) pour relier un compte ou un smartphone à la voiture. Il y a de nombreuses étapes, des utilisateurs administrateurs et d’autres pas, c’est une usine à gaz.

Il y a également trop d’options éparpillées entre la plateforme web myAudi, l’application Audi MMI connect et l’ordinateur de bord lui-même. On s’y perd facilement et on ne sait plus qui fait quoi, à la fin…

D’autres constructeurs premium que nous avons essayés semblent plus pragmatiques, plus directs, quitte à être moins exhaustifs dans les services et options fournis.

Par contre, j’ai apprécié les commandes, très ergonomiques, que ce soit au niveau du volant ou de la zone tactile, des boutons, etc. Bon point également: l’écran derrière le volant, que l’on peut paramétrer à sa guise, pour afficher la carte, la musique, les réglages, en grand ou en petit. 

Huawei va lancer sa Watch 2 en Belgique (et de l’argent par les fenêtres?)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 14 juin 2017 07h10 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister à Bruxelles à la première présentation de la nouvelle smartwatch de Huawei en Belgique. Vendue 329€ dans sa version Sport sans carte SIM – la seule destinée à notre petit pays – elle intègre Android Wear 2.0, qui semble plus abouti. Mais le marché reste très « de niche »…

watch2001

Contre vents et marées, le chinois Huawei, très présent en Belgique et dans le monde avec ses smartphones au juste rapport qualité/prix, insiste avec les smartwatchs.

Les chiffres n’ont rien de réjouissants, pourtant. Si le public dépense un peu d’argent dans les bracelets connectés (Fitbit, dont nous vous parlions récemment, s’accapare la grande partie du marché), c’est loin d’être le cas au niveau de ces grosses montres connectées sous Android, qu’elles soient fabriquées par Huawei, LG ou Lenovo (qui a d’ailleurs retiré du marché ses Moto 360).

Il se murmure que Samsung, avec son propre système d’exploitation (Tizen), en vend un peu plus que les autres. Mais personne ne communique sur les chiffres, preuve qu’ils sont ridicules en Belgique, un pays qui ne compte pas beaucoup de ‘early adopters’, ces geeks qui dépensent leur argent dans des objets un peu futuristes, pas toujours très aboutis.

watch2002

Une Watch 2 plus aboutie

A l’automne 2015, le chinois Huawei avait présenté en grandes pompes sa première Watch, misant beaucoup sur le côté ‘mode’, faisant d’ailleurs défiler des mannequins. Presque deux ans plus tard, la Watch 2 est une nouvelle tentative, plus orientée sport cette fois, de percer sur un marché compliqué.

Heureusement, Android Wear 2.0 a l’air nettement plus convivial que la première version. Du peu que l’on a vu lors du petit évènement organisé au siège de Huawei Belgique, à Bruxelles, la montre a l’air plus pratique à utiliser (deux boutons au lieu d’un), et mieux équipée, notamment avec le GPS et le NFC intégré, ce dernier servant peut-être un jour à payer avec sa montre dans les magasins ou aux automates.

Le GPS permettra de suivre vos courses à pied ou à vélo sans devoir trimballer un smartphone. Les applications de suivi d’activités sont d’ailleurs nettement plus abouties que sur la génération précédente.

Bien entendu, Android Wear 2.0 est l’écran déporté idéal de votre smartphone Android, vous permettant de le laisser en poche ou dans le sac lorsqu’il y a des notifications, et de consulter celles-ci (lire un message, un email, etc). On peut enfin télécharger des applications depuis la montre, alors que tout devait se faire via le smartphone auparavant.

La version vendue en Belgique ne sera pas celle équipée d’une carte (e)SIM, car les opérateurs ne sont pas prêts à faire des efforts pour rendre cette option disponible. On ne pourra donc pas utiliser le micro et le haut-parleur pour passer des appels.

Par contre, ils serviront à piloter correctement Google Assistant, pour autant que vous soyez prêt à parler à votre montre…

Sachez qu’en juillet, lors du lancement de la montre dans notre pays, des écouteurs Bluetooth d’une valeur de 79€ seront offerts. Ils permettront notamment d’écouter la musique (stockée en mp3 sur les 2 GB de la montre) ou les notifications de certaines applications.

watch2003De l’argent jeté par les fenêtres ?

On a demandé à Huawei si c’était une bonne idée de lancer des produits qui ne trouveront d’office pas un large public.

La filiale belge du géant chinois des télécoms a répondu honnêtement qu’il s’agissait surtout d’être prêt, et d’avoir l’expérience nécessaire, quand le marché sera mature. Pour ne pas se lancer dans la course avec 5 ans de retard, quand les technologies et les usages liés à la smartwatch seront plus aboutis, plus répandus.

Donc les Watch ne sont clairement pas rentables, mais elles préparent (peut-être) l’avenir des fameux wearables.

Je vous en dirai plus sur cette montre lors d’un prochain test.

Deux bons smartphones à moins de 300€: lequel choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 15 mai 2017 06h54 | Ajouter un commentaire

Moto G5 Plus, Xperia XA1: quel est le meilleur de ces deux smartphones à moins de 300€ ?

Ils ont chacun leurs qualités et leurs défauts, et prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas forcément mettre 800€ pour avoir un smartphone élégant et fonctionnel. Ce n’est que du côté photo, sans surprise, que le fossé est grand par rapport aux ténors du secteur. J’ai pu comparer le Moto G5 Plus de Lenovo et le Xperia XA1 de Sony, deux smartphones qui viennent de sortir. Un match très serré.

Alors qu’on est en pleine saison de sorties en grandes pompes de nouveaux smartphones haut-de-gamme (Huawei, LG, Samsung et bientôt HTC), des appareils très chers, il est bon de regarder à nouveau dans le milieu du tableau.

Car ne l’oublions pas, le grand public ne met pas souvent 800€ pour un nouveau smartphone qu’il changera probablement deux ans plus tard, âge moyen de nos précieux petites dalles tactiles. Et il a raison. Ces dernières années, on trouve généralement les meilleurs rapports qualité-prix entre 199€ et 299€.

Deux appareils de ce genre sont arrivés à la rédaction de RTL info cette semaine: le Lenovo Moto G5 Plus (299€) et le Sony Xperia XA1 (279€). Que valent ces deux appareils à moins de 300€?

sonyd
Look épuré tout en finesse du côté de Sony

Sony Xperia XA1: design parfait, écran et appareil photo très moyens

Lorsqu’on déballe le Xperia XA1, on a du mal à croire qu’on tient en main un smartphone à 279€. Il est fin et léger, mais la finition en métal et l’assemblage rigoureux typique de Sony lui confère une prise en main et un look dignes des plus grands. Et l’écran de 5″ occupe toute la largeur du smartphone, ce qui est très agréable à l’œil.

Seuls les grands bords au-dessus et au-dessous de l’écran trahissent une position dans le milieu de gamme, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digital pour le déverrouillage, une option pratiquement indispensable en 2017. On notera tout de même la présence du port USB Type-C réversible et plus performant.

La fiche technique est prometteuse: Android 7.0 Nougat est plutôt bien animé par une puce mobile Mediatek Helio P20, composée d’un processeur à 8 cœurs Cortex A53 cadencés à 2,3 GHz et d’un GPU Mali T-880 MP2 à 900 MHz. La RAM est de 3 Go, et le stockage interne de 32 Go extensibles via carte microSD. La batterie est de 2.300 mAh (elle est assez endurante), et la résolution HD (1280 x 720 pixels) plutôt logique en regard du prix contenu. Bref, c’est très honnête.

glo
Un beau smartphone à qui il manque un capteur d’empreinte

Les plus gros défauts du XA1 se situent du côté de l’écran, dont le contraste est ridicule, et la gestion de la luminosité catastrophique. En plein jour, on a l’impression qu’il n’est pas assez rétroéclairé. En pleine nuit, il fait mal aux yeux tellement il reste trop lumineux, malgré le capteur qui l’adapte automatiquement.

Quant aux photos, les 23 MP annoncés n’ont finalement qu’un seul avantage: pouvoir zoomer plus que les autres smartphones de la catégorie. Pour le reste, on est plutôt déçu de la qualité générale des photos, et par une certaine lenteur dans le traitement et le visionnage des clichés, comme s’il y avait trop de pixels pour la puce graphique. Bémol: dans le noir, il absorbe plus de lumière, mais cela correspond également à un lissage excessif. Bref, c’est moyen.

Côté interface, Sony soigne de plus en plus sa surcouche, la rendant un peu plus discrète, même s’il y a encore une dizaine d’applications préinstallées, aussi inutiles et encombrantes que AVG, Xperia Lougne, PlayStation, Amazon etc. Mais elle est esthétique, par contre: les ajouts de couleurs par-ci par-là sont bien dosés. Une expérience globalement agréable.

moins
Le Lenovo est moins élégant, mais plus fonctionnel

Lenovo Moto G5 Plus: plus performant, mais moins beau

Le fabricant chinois Lenovo souffre en Belgique d’un manque d’image, du moins au niveau des smartphones (pour les PC, il est assez bien apprécié). Après avoir racheté Motorala il y a quelques années, il a finalement décidé, après plusieurs hésitations, de ne plus vraiment utiliser le nom de la marque. On parle donc du Lenovo Moto G5 Plus.

Le gros avantage des smartphones de Lenovo, comme la plupart des marques chinoises, c’est le prix contenu par rapport aux performances. Le G5 Plus ne déroge pas à la règle.

Mais contrairement au Xperia XA1, le design n’a rien de très attirant. C’est du métal qui ressemble à du plastique, le look est un peu grossier par moment, et ne fait pas dans la finesse. Quant aux bordures de l’écran, elles sont épaisses de tous les côtés… On préfère nettement le Moto Z Play de l’an dernier.

Par contre, côté écran et appareil photo, Lenovo fait un peu mieux que Sony. Les 5,2″ affichent du Full HD (1920 x 1080 pixels) avec un meilleur niveau de luminosité, même si on est très loin de la qualité des dalles du haut-de-gamme. L’APN de « seulement » 12 MP a donné de meilleurs résultats que les 23 MP du Xperia. Les couleurs étaient plus soignées, plus fidèles, tandis qu’il y avait plus détails dans les photos, et moins de lissage et de bruit.

meilleur
Le meilleur d’Android avec une touche subtile de Lenovo

Le Moto G5 Plus a une fiche technique du même niveau que le Sony, avec une puce Snapdragon 625, 32 GB de stockage interne, 3 GB de RAM. Mais il a la décence d’être équipé d’un capteur d’empreinte digitale à l’avant. Il faut par contre se contenter d’un port micro-USB largement dépassé. On ne peut décidément pas tout avoir.

Côté interface, on est dans de l’Android 7.0 « stock », c’est-à-dire dans la version la plus pure du système d’exploitation de Google, avec le minimum d’ajout logiciel de la part de Lenovo (pas d’application maison, juste un ou deux widgets et des mouvements pour lancer l’appareil photo, par exemple). On peut également se servir du capteur comme unique bouton de navigation Android (home, retour, multitâches), comme sur le Huawei P10. Bref, c’est du tout bon.

Conclusion

Difficile de les départager, ces deux-là. Le Xperia XA1 de Sony (279€) a pour lui un look et une finition très soignés, mais un écran et appareil photo décevants, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digitale, devenu pourtant indispensable en 2017.

Le Lenovo Moto G5 Plus (299€) n’a pas les défauts du Sony, mais son look est assez passe-partout, voire grossier quand on évoque les bordures de l’écran. Son point fort, c’est son interface très proche de la version pure d’Android 7, avec des ajouts très intelligents, comme un lecteur d’empreinte pouvait faire office de navigation Android à un pouce.

Votre choix se portera sur votre préférence: un look nickel ou un capteur d’empreinte intelligent ?

De notre côté, on préfère le déverrouillage par empreinte. En 2017, pour un smartphone à plus de 200€, on ne peut pas s’en passer…

ccl
S’il ne faut en garder qu’un, on prend le Lenovo pour son écran et son capteur d’empreinte

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 27 avril 2017 07h50 | Ajouter un commentaire

Le HTC U Ultra n’est pas qu’un nouveau (grand) smartphone disponible en Belgique. Il est le premier de sa catégorie (vendu en Belgique) équipé un second écran. Son but premier: afficher des informations quand le téléphone est en veille. Mais pas que… RTL info a pu mettre la main sur ce smartphone haut-de-gamme vendu 799€.

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Depuis l’an dernier, certains constructeurs, qui cherchent à se différencier sur un marché du smartphone de plus en plus concurrentiel, ont opté pour l’ajout d’un second écran, nettement plus petit, sur le dessus de l’appareil. LG, notamment, l’a fait avec un modèle destiné uniquement au marché américain.

Chez nous, le HTC U Ultra est le premier du genre, et nous avons pu le tester cette semaine. Il s’agit avant tout d’un smartphone haut-de-gamme, et surtout de très grande taille (le plus imposant jamais construit par le constructeur taïwanais) : 5,7″.

Il a ensuite une configuration solide, avec une puce Snapdragon 821, 4 GB RAM, 64 GB de stockage, un écran WQHD de 2560 x 1440 pixels, appareil photo de 12 MP stabilisé (16 MP à l’avant), charge rapide de la batterie de (seulement) 3.000 mAh. Le prix est assorti: 799€ au lancement.

htc003
Quand le smartphone est en veille, des infos de ce genre sont affichées quand on le soulève

2,05″ et 160 x 1040 pixels pour économiser la batterie

Attardons-nous sur sa particularité principale d’un point de vue esthétique et pratique: il a un second écran, situé au-dessus et à droite de l’affichage principal. Ce petit écran a une diagonale de 2,05″ et affiche 160 x 1040 pixels. A quoi sert-il ?

L’idée de base, c’est d’afficher quelques infos qui vous évitent de réveiller sans cesse votre smartphone pour voir l’heure ou les éventuelles notifications. A la clé, c’est une potentielle économie de batterie…

En soulevant simplement le HTC U Ultra, ce petit écran se réveille et vous apercevez l’heure, la date, l’état de la batterie, la météo et les éventuelles notifications des applications que vous avez choisies.

Une première fonction déjà pratique à nos yeux, équivalente finalement aux options d’écrans always on qu’on retrouve actuellement sur plusieurs smartphones, dont les Galaxy A3 et A5 de Samsung, ou le G6 de LG.

htc005
Quand le smartphone est actif, le second écran peut afficher des raccourcis vers des contacts, par exemple

Une télécommande permanente quand l’écran est actif

En plus de cette fonction de petit écran de veille, il y a celle qu’on décide de lui attribuer quand l’écran principal est actif. Il faut alors le considérer comme un écran déporté que l’on peut transformer une petite télécommande, par exemple.

C’est plutôt bien vu de la part de HTC. Les usages et les fonctionnalités des smartphones sont en constante évolution (et multiplication): il arrive souvent qu’on ait recours au ‘multitâches’, et qu’on doive fermer sa fenêtre Facebook, par exemple pour changer de musique.

C’est du passé avec le U Ultra: un petit contrôleur Spotify peut être actif en permanent sur le second écran, quand vous utilisez votre smartphone. Très pratique.

Mais cela ne se limite pas à la musique. On peut afficher le prochain évènement de l’agenda, des raccourcis vers des contacts (ou applications) à choisir, un rappel fixé par vos soins (ex: changer litière), ou les notifications de certaines applications (mais dès lors il y a des doublons car ces notifications sont forcément affichées dans la zone de notification traditionnelle.

Pour passer de l’un à l’autre, il suffit de faire glisser son doigt dessus vers la droite ou la gauche pour faire défiler les notifications ou les fonctions. Le smartphone retient quelle était la dernière chose affichée (contrôleur Spotify, rappel, agenda, etc).

htc009
Des petits boutons Android pas très bien positionnés, ce qui rend l’utilisation à une main pratiquement impossible

Conclusion

Le HTC U Ultra est un très grand smartphone, qui n’exploite pas spécialement bien l’espace disponible car la batterie n’est que de 3.000 mAh, et surtout car son écran n’occupe que 69% de la face avant (il y a donc de grands bords de part et d’autre).

Un défaut en partie comblé par ce fameux ‘second écran’ qui est finalement bien pratique: quand le téléphone est en veille, on peut alors voir un tas d’informations en soulevant simplement l’appareil ; quand le téléphone est actif, on peut s’en servir comme d’une télécommande ou barre de raccourcis.

Une option bien sympa, donc, mais qui ne justifie pas à elle-seule l’investissement de 799€ demandé par HTC pour son dernier flagship. Le smartphone est certes très performant de manière générale, mais souffre d’un manque d’ergonomie quand on essaie de l’utiliser à une main: les boutons Android sont placés beaucoup trop bas pour être utilisables de manière aisée, et c’est l’inverse pour ceux du volume.

Reste une finition arrière en verre qualifiée de « surface cristalline novatrice aux contours élégants« , selon HTC. Ce qui promet quelques jolis effets de couleurs mais garde bien les traces de doigts. Question de gout, mais c’est assez passe-partout à nos yeux: globalement, on n’a pas l’impression de tenir en main un appareil à 799€, soit le prix du Galaxy S8 de Samsung, star de l’année… Et notez enfin qu’à ce prix-là, vous perdez la prise mini-jack du casque, qui devra donc être sans-fil.









Samsung remet les choses au point: il est bien le roi du smartphone Android

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2017 07h58 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister, à Londres, au lancement du Galaxy S8, le très attendu smartphone haut-de-gamme de Samsung. Derrière l’emblématique iPhone d’Apple, c’est l’un des rares téléphones à plus de 600 euros qui se vend par millions dans le monde entier. La version 2017 (799€) vient avec quelques nouveautés intéressantes. La plus remarquable étant l’écran « infini » qui a contraint Samsung à revoir sa manière de déverrouiller un smartphone.

http://admin.rtlinfo.rtl.be/GED/03720000/3729400/3729441.jpg

Le géant coréen Samsung, qui traverse la période la plus délicate de son histoire suite à l’affaire des Galaxy Note 7 explosifs et de l’héritier familial de l’empire inculpé pour corruption, a donné un petit coup dans la fourmilière du monde des smartphones Android, en manque d’innovation majeure depuis quelques années.

Attendu au tournant, le Galaxy S8, nouveau flagship et star du printemps 2017, a confirmé les nombreuses fuites parues sur le web ces derniers mois, lors d’une conférence de presse organisée à Londres et à New-York, et à laquelle j’ai pu assister.

Il n’est pas révolutionnaire comme Samsung aimerait nous le faire croire, mais offre quelques nouveautés intéressantes. Et prouve qu’en matière d’innovation, il reste le roi du smartphone Android. Les autres font de bons smartphones en 2017, Samsung en a sorti un nouveau.

samsung017
Design arrondi à tous les niveaux

Design original

La première chose qui frappe, c’est évidemment le design, en rupture par rapport au reste de l’immense marché des smartphones Android.

Samsung est parvenu à remplir la quasi-totalité de la face avant avec un écran de 5,8″, arrondi sur les coins, et qui revient sur les côtés et le bas de l’appareil. Pour vous donner un ordre d’idée, la diagonale de l’écran baptisé « Infinity Display » est de 14,6 cm, alors que la hauteur totale de l’appareil est de 14,9 cm.

Le S8 est plus étroit que son prédécesseur, faisant passer le ratio de 16:9 à 18:9. Il reste donc relativement manipulable à une main, contrairement à la plupart des ‘phablettes’, ces immenses smartphones avec une diagonale pratiquement équivalente (environ 6″).

La finition est en verre à l’avant et à l’arrière, et il y a une tranche en métal. Il y a trois couleurs pas très originales: noir, argent et gris.

Un écran « infini »

L’effet est impressionnant dès l’allumage de la dalle Quad HD+ (2.960 x 1.440 pixels), toujours aussi lumineuse et colorée. Le S8 est le premier smartphone avec l’appellation ‘Mobile HDR’, un standard dont on parle beaucoup sur les télévisions, et qui est supposé reproduire une plus large gamme de couleurs et de contrastes. Bref, Samsung prouve une fois de plus qu’il reste le maître en la matière.

Forcément, le bouton de déverrouillage servant également de capteur d’empreinte n’avait plus de place sur la face avant. Ce qui était la marque de fabrique de Samsung disparait donc, mais ça rend le S8 nettement plus original et agréable à l’œil. Les boutons Android (accueil, retour et multitâche) sont désormais logiciels (donc incrusté sur l’écran). Quant au capteur d’empreinte, il est relégué à l’arrière du smartphone, à côté de l’appareil photo. Une place peu intuitive a priori.

samsung012
La conférence de presse à Londres

D’autres options de déverrouillage intéressantes

Heureusement, Samsung a prévu d’autres options de déverrouillage, et c’est plutôt sympa: un scanner de l’iris (un peu plus lent) et la reconnaissance faciale, qui d’après ce qu’on a pu voir sur les appareils de démo, fonctionnent parfaitement et instantanément. C’est l’une des nouveautés les plus intéressantes du S8.

Enfin, rappelons que le smartphone reste complètement étanche (certification IP 68).

Pour ceux qui aiment les fiches techniques: il y a un processeur huit cœurs 64 bits gravé en 10 nm (une première), 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne (plus port microSD), batterie de 3.000 mAh avec chargement rapide, prise en charge de Galileo (GPS européen), nouveau support de communication rapide (gigabit Wi-Fi et gigabit LTE), port USB Type-C.

Il se transforme (presque) en ordinateur

L’autre grande nouveauté du S8, c’est qu’il est accompagné en option de la DeX Station. Un drôle de nom pour une station d’accueil permettant d’avoir « une expérience PC » pour 149€. On pourra y connecter des périphériques comme un écran, un clavier et une souris (avec ou sans fil)

Le S8 retravaille alors en profondeur l’interface d’Android, pour qu’elle soit plus facilement exploitable en mode « bureau ». Ce sera donc un mélange de l’écran et des fonctions de votre smartphone, avec des applications (la suite Office, quelques logiciels Adobe) retravaillées pour un mode « ordinateur ». Avantage: les fenêtres des applications peuvent être redimensionnées et on peut en afficher plusieurs sur l’écran.

L’idée est belle et le prix pas trop élevé, reste à voir si c’est utilisable au jour le jour, dans un prochain test approfondi.

samsung016
Voici ce que permet, en théorie, la DeX…

Un assistant vocal inutilisable chez nous (au lancement)

L’autre nouveauté, c’est l’arrivée d’un assistant personnel et vocal à la sauce Samsung, de longues années après le Siri de l’iPhone 4S. Son équivalent sud-coréen s’appelle Bixby, et peut être activé à l’aide d’un bouton dédié sur la tranche de l’appareil. D’après ce qu’on a pu voir lors de la conférence de presse, Bixby n’est pas qu’une option, mais est intégré au système d’exploitation. Il est capable d’interagir avec plusieurs applications maisons de Samsung (appareil photo, galerie, contacts, SMS, etc…).

La prise en compte du contexte semble intéressante sur le papier: Bixby comprendra que vous êtes dans telle ou telle application et sera donc plus adapté au contenu affiché. Exemple: vous lui demandez (en parlant) d’afficher les photos prises à Londres, par exemple. Ensuite, avec les doigts, vous en retouchez une de manière traditionnelle. Enfin, vous lui parlez à nouveau et lui demandez d’envoyer la photo à un contact bien précis.

Il sera également possible de commander des applications externes à l’avenir. Mais Bixby ne sera disponible qu’en coréen au lancement, puis en espagnol et en chinois par après. Pas de date pour le français, donc cette option n’est clairement pas un argument de vente en Belgique, du moins pour 2017.

A terme, Bixby, issu de 18 mois de développement et du rachat par Samsung d’une petite start-up, sera intégré dans tous les appareils du géant coréen de l’électronique. Encore des promesses pour une maison connectée made in Samsung qu’on attend depuis quelques années.

Notons également que le géant coréen a présenté un nouveau casque de réalité virtuel accompagné d’une télécommande sensible au mouvement, pour une meilleure interaction. Quant à sa caméra 360, elle connait déjà une petite update principalement esthétique (une poignée).

samsung019
L’appareil photo n’a pas changé, contrairement au capteur d’empreinte

Conclusion

DJ Koh, le grand patron de la partie mobile de Samsung, a dit à la presse rassemblée à Londres que le Galaxy S8 nous fait « entrer dans une nouvelle ère » du smartphone. C’est bien entendu largement exagéré, et le géant coréen cherche avant tout à tourner la page d’un Note 7 explosif qui a nuit partiellement à son image de marque l’an dernier.

Mais le S8 est incontestablement un très beau smartphone, avec un grand écran dans un châssis arrondi d’une taille qui reste raisonnable. La puissance de feu est là, avec les nouveaux processeurs à huit cœurs gravés en 10 nm (plus performant de 10% mais consommant moins d’énergie) qui font tourner une nouvelle version de Touch Wizz, la surcouche appliquée à Android 7.

L’appareil photo n’a pas vraiment évolué, c’est d’ailleurs le même capteur que sur le S7. Samsung ne joue dans la course aux spécifications, il a raison. On a donc 12 MP à l’arrière mais désormais 8 MP à l’avant pour de meilleurs selfies. Le logiciel a été retravaillé en partie pour mieux détecter les objets et combiner trois photos en une.

Mais ce qui nous semble le plus intéressant, c’est sans conteste la remodélisation de la face avant, qui en plus de permettre un rapport écran / taille sans équivalent et un look très sympa, déplace le capteur d’empreintes digitales à l’arrière, tout en ajoutant la reconnaissance faciale et le scanner d’iris à l’avant pour le déverrouillage.

Quant à la DeX (station d’accueil vendue 149€), elle a un gros potentiel, permettant de transformer le S8 en un genre d’ordinateur sous Android. Reste à voir, lors d’un prochain test, si les promesses seront tenues…

Le Galaxy S8 sera vendu en Belgique le 28 avril à 799€ (le prix du S7 Edge). Une version S8+ (plus grande) sera également commercialisée à 899€. Ils seront livrés avec une paire d’écouteurs intraauriculaires de qualité, de marque AKG.

La nouvelle Gear 360:

Le S8:

Le nouveau casque et sa télécommande :

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Essayez cette nouvelle télécommande…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Pratique, Test , le 2 février 2017 21h01 | Ajouter un commentaire

La Spotlight de Logitech va enfin rendre un peu plus « smart » les télécommandes servant à faire défiler les slides d’une présentation. J’ai pu la tester en primeur…

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Cette nouvelle télécommande intelligente devrait les rendre nettement plus agréables…

Logitech, et sa Spotlight (129€, disponible en mars), parvient à innover dans un secteur qui concerne surtout les étudiants et certaines catégories d’employés : la présentation style PowerPoint. Celles qui angoissent la plupart des orateurs, craignant le bug ou l’impossibilité de faire défiler les slides (diapositives).

Cette télécommande intelligente et élégante, fournie avec une housse de transport et fonctionnant sur une batterie qui se recharge très rapidement (avec un nouveau port USB Type-C), deviendra le meilleur ami de certains d’entre vous.

logi

Installation facile

L’outil de présentation Spotlight est équipé d’un mini stick USB qui se loge intelligemment dans le bas de la télécommande.

Il suffit de le brancher dans un ordinateur (on a essayé avec un PC sous Windows 7 et un autre sous Windows 10, mais cela fonctionne également avec un Mac), d’attendre quelques secondes pour l’installation automatique des pilotes (sous Windows 7), et la télécommande fonctionne automatiquement. La portée est de trente mètres.

Avec certaines machines, la connexion en Bluetooth peut se faire directement, sans passer par l’adaptateur USB inclus.

l3

Pour Google Slides, Power Point, Keynote, etc…

Lors de notre test, nous avons commencé par lancer un navigateur, avant d’aller sur le site de Google Slide. Il s’agit d’un outil de présentation simple et gratuit, pour créer des ‘diapositives’ qui, mises bout-à-bout, vont composer votre présentation.

Première surprise : avec Edge (le navigateur par défaut de Windows 10) et Chrome (celui de Google), la télécommande a directement rempli son rôle premier, à savoir de faire défiler en avant et en arrière les slides, à l’aide des deux boutons principaux.

Pas de configuration, pas de paramètres à régler… ça fonctionne, un point c’est tout. De plus, le bouton ‘avancer’ est plus gros que le bouton ‘reculer’, ce qui facilite la tâche dans le noir.

La télécommande fonctionne forcément avec PowerPoint, le logiciel payant de Microsoft qui fait partie de la suite Office, et qui intègre davantage d’options. Keynote (logiciel d’Apple vendu 19,99€ sur les Mac) et Prezi (outil de présentation plus original, payable avec abonnement) est également compatible, selon Logitech. Si un PDF est ouvert (y compris dans un navigateur), les boutons servent également à faire défiler les pages du document.

ff

Mieux qu’un pointeur

Tandis que certaines télécommandes intègrent un pointeur laser, la Spotlight fait nettement mieux et se transforme en souris lorsqu’on utilise sur le bouton du dessus.

En laissant son doigt appuyé sur ce bouton, on peut faire bouger le curseur de la souris en faisant simplement bouger sa télécommande (mais on ne doit pas spécialement  viser l’écran, si on fait tourner le curseur devant soi, cela fera également bouger le pointeur). Il y a sans doute un gyroscope intégré dans la Spotlight de Logitech. Et lorsqu’on relâche ce bouton et que le curseur s’arrête, on peut appuyer brièvement dessus et cela équivaut à un clic.

C’est étonnant, mais c’est diablement efficace et cette option ‘souris’ fonctionne avec l’OS en entier, pas uniquement avec les outils de présentation. On peut donc contrôler l’ensemble de l’ordinateur à distance, sans devoir retourner près de celui-ci.

Sachez également que couplée à une application (Mac OSX ou Windows), la télécommande peut éclairer une zone de la présentation tout en obscurcissant le reste. Elle fait office de lampe de poche, finalement. Cela aide à captiver l’audience sur un élément précis du slide. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction, les applications n’étant pas encore disponibles au moment du test.

l4

Deux smartphones qui en jettent à moins de 250€

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 5 janvier 2017 08h05 | Ajouter un commentaire

Alcatel avec son Shine Lite (199€), et Wiko avec son uFeel Prime (249€), m’ont envoyé leur dernier smartphone. Deux appareils au look premium (métal et verre), mais au prix contenu. Est-ce une équation réaliste ? Mon verdict à l’issue du comparatif.
Ces deux smartphones affichent un look 'premium' mais coûtent moins de 250€: que valent le Wiko uFeel Prime et l'Alcatel Shine Lite ?

Alcatel et Wiko ont plusieurs points communs. Tout d’abord, ces deux marques ont attaqué le marché très concurrencé du smartphones avec des modèles à (très) bas prix il y a quelques années. Histoire de se faire un nom. Et depuis quelques temps, elles essaient de monter en gamme. Ce qui est assez logique: on gagne très peu d’argent quand on vend des smartphones à 99€, et les marges évoluent souvent proportionnellement au prix de l’appareil.

Notons tout de même que le succès est davantage au rendez-vous pour Wiko, l’entreprise est N.2 en France, N.4 en Belgique et depuis peu, N.5 au niveau européen. Wiko a d’ailleurs presque doublé les effectifs de son siège marseillais. Alcatel a des parts de marché nettement moins importantes, mais travaille activement à créer son image de marque.

/design
Look irréprochable du côté d’Alcatel

Français ?

Ce qui nous amène au second point commun: la France. Wiko est une jeune entreprise basée à Marseille, où les 250 employés s’attellent à concevoir de nouveaux smartphones, et désormais des accessoires connectés (en 2017, on aura droit à des casques, oreillettes, enceintes et bracelets d’activité). Le matériel, bien entendu, est fabriqué en Chine.

L’histoire d’Alcatel est plus mouvementée. Bien qu’appartenant à 100% au chinois TCL depuis 2005, une grande partie de l’équipe est restée française. Le suffixe encombrant One Touch est parti cette année, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Bref, on a des Français indépendants d’un côté, et dépendants d’une maison mère chinoise de l’autre.

Cette origine a son importance: des Européens qui développent (bien) des smartphones, avec une bonne surcouche logicielle pour Android, ont parfois plus de chance de mieux comprendre, culturellement et sociologiquement, les besoins et les envies des utilisateurs européens.

/bord
Avec ses bords irréguliers, le Wiko semble moins bien fini

Look et design: victoire d’Alcatel

Wiko nous a envoyé son uFeel Prime, et Alcatel son Shine Lite, la même semaine. L’occasion de répondre à une question importante: peut-on vendre des smartphones pas chers, avec un look premium ?

Les deux smartphones ont la même taille d’écran (5″), et tournent sous Android Marshmallow (6.0). Le uFeel recevra sans doute en 2017 la mise-à-jour vers Android 7. Ce ne sera pas le cas du Shine d’Alcatel, qui a par ailleurs une version d’Android plus épurée. Wiko modifie pas mal les icônes et les menus d’applications. C’est très coloré et orienté ‘jeunes générations’, mais assez bien pensé.

Extérieurement, on l’a dit, les deux smartphones s’orientent clairement vers le premium. Pas de plastique, beaucoup d’aluminium ou de verre, on se rapproche des modèles haut-de-gamme des grands constructeurs.

A l’examen, cependant, l’Alcatel donne une plus grande impression de solidité, de finition plus maîtrisée. Ses deux faces en verre sont bien assemblées, et même si les arrêtes sont un peu tranchantes, la prise en main est bonne. On regrette juste la position du capteur d’empreintes (un peu trop au milieu à l’arrière, l’index ne tombe pas naturellement dessus), et celle des boutons (le déverrouillage est trop haut sur la tranche, au-dessus du volume).

Le uFeel Prime a un côté plus ‘cheap’. Il ressemble de loin à un petit HTC 10, voire à un Samsung Galaxy S6. De près, cependant, on note un assemblage un peu spécial de l’écran 2,5D (qui ressort donc légèrement). On voit que l’usinage est approximatif, les bords métalliques de la coque en haut, sur notre modèle de test, sont plus épais que ceux du bas et des côtés. En revanche, le capteur d’empreinte est bien positionné à l’avant.

/ecrans
Rien de flagrant de loin, mais de près, l’écran du uFeel Prime est mieux défini…

Qualité de l’écran: le uFeel l’emporte

Dans la zone de prix des 200€, il est rare de rencontrer des écrans Full HD (1920 x 1080 pixels). C’est pourtant le cas du uFeel Prime. Cette meilleure définition de l’écran apporte plus de détails et de netteté de l’image, qui en devient plus confortable. Il suffit de regarder les contours des icônes d’application pour s’en rendre compte. Ce n’est pas vilain chez Alcatel, mais on remarque tout de même un petit côté ‘flou’.

Au niveau de la luminosité, le Shine d’Alcatel l’emporte de peu, et semble plus fidèle au niveau des couleurs. Mais on parle de détails…

On apprécie en revanche l’intégration des boutons Android en dehors de l’écran sur le Shine, ce qui agrandit la surface de travail disponible (ce n’est pas le cas sur le uFeel Prime).

Photos: tous les deux moyens

Lors de notre test, les deux smartphones ont rapidement montré leurs limites en termes de mise au point, de fidélité des couleurs et de capacité en zone sombre. A ce prix-là, c’est tout-à-fait normal, cependant.

Dans de faibles conditions lumineuses, le uFeel s’est mieux débrouillé, rendant plus de détails alors que le Shine est à la ramasse. Pour les couleurs, c’est l’inverse, le capteur Sony 13 MP qui équipe le Wiko a tendance à les saturer, Alcatel (et ses 13 MP) est plus fidèle.

/bons
Deux bons smartphones en métal de 5 pouces

Fiche technique: avantage au uFeel Prime

Au niveau de la puissance, on est dans le milieu de gamme de part et d’autre. En théorie, la puce Snapdragon 430 du uFeel Prime (8 cœurs à 1,4 GHz) devrait surpasser la Mediatek MT6737 du Shine, (4 cœurs à 1,3 GHz). Dans la pratique, après avoir essayé plusieurs applications et jeux, on n’a pas remarqué de grandes différences. Sans doute grâce à l’écran moins bien défini du Shine, qui nécessite moins de puissance graphique.

En revanche, il y a 4 GB de RAM chez Wiko, contre seulement 2 chez Alcatel. Lorsqu’on passe souvent d’une application à une autre, cela peut se ressentir: le uFeel les ouvrira plus rapidement, car elles resteront légèrement actives en arrière-plan, alors que le Shine devra les rouvrir complètement.

Côté stockage, on a 32 GB interne chez Wiko, contre 16 GB chez Alcatel. C’est un argument important, qui justifie à lui seul la différence de prix de 50€…

Conclusion

Le uFeel Prime de Wiko (249€) et l’Alcatel Shine Lite (199€) sont deux smartphones que nous vous recommandons en cette fin d’année. Leur look est réussi: on quitte l’apparence des appareils à bas prix. Et globalement, ce sont deux smartphones agréables à utiliser.

A l’usage, la puissance est suffisante pour faire tourner les applications assez rapidement (attention cependant aux jeux en 3D gourmands). Au niveau de la photo, c’est du moyen-de-gamme, donc évitez les zones peu éclairées.

Il est difficile de les départager, d’autant que le uFeel Prime justifie les 50 € supplémentaires avec une meilleure fiche technique (écran, RAM, stockage, batterie). Et cela se ressent un peu à l’usage: le smartphone de Wiko est un peu plus fluide, et son écran plus agréable à regarder.

Cependant, si on en revient au concept du « smartphone pas cher au look premium », c’est Alcatel qui l’emporte, avec une finition plus homogène et plus maîtrisée techniquement.

ALCATEL SHINE LITE (199€)



WIKO UFEEL PRIME (249€)


OnePlus, le « tueur d’iPhone », sort le 3T moins de six mois après le 3…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 décembre 2016 18h17 | Ajouter un commentaire

A peine 6 mois après le OnePlus 3, le constructeur chinois de smartphone, qui fait toujours office d’OVNI, propose déjà un modèle 3T, qui remplace son prédécesseur. Une stratégie étonnante, à plus d’un point. Mais cela fait-il du 3T une mauvaise affaire ? RTL info a déjà pu essayer celui qu’on appelait le « tueur d’iPhone », qui s’attaque en réalité davantage à tous les modèles haut-de-gamme sous Android (Samsung, Huawei, HTC, Sony, LG, …)

OnePlus, le

OnePlus est une entreprise bien surprenante. La jeune société chinoise, qui vend des smartphones haut-de-gamme à prix très contenus grâce à une manière résolument moderne d’envisager la distribution et la publicité, fait un carton à chaque sortie de nouveau modèle.

2016 était l’année du OnePlus 3. Sorti en juin dernier à 399€ avec une configuration digne d’un flagship de constructeur traditionnel (on pense au Galaxy S7 de Samgung, au 10 de HTC, au G5 de LG, au XZ de Sony, etc), il a rapidement été en rupture de stock.

Soit OnePlus est très prudent et ne veut pas surproduire, soit il joue sur le côté « inaccessible » et « il faut aller vite pour faire la bonne affaire » qui lui a assuré une grande notoriété, surtout à ses débuts quand des invitations étaient nécessaires pour s’offrir le OnePlus 1, 2 ou X.

/oneplusface
Pas de différence extérieure entre le 3T (devant) et le 3 (derrière)

Quel avenir pour le 3 ?

Quoi qu’il en soit, il fut difficile de commander le OnePlus 3 quelques semaines seulement après sa commercialisation. Et on ne peut toujours plus l’acheter actuellement, même si l’appareil est toujours présenté sur le site de la marque, unique plateforme de vente de ces smartphones.

Certains ont évoqué un problème d’approvisionnement d’écrans auprès du fournisseur, OnePlus n’étant qu’un assembleur de composants. Mais l’écran du 3T serait le même que celui du 3 (même si on a remarqué quelques nuances). Difficile donc de savoir ce qui a mené à cette stratégie étonnante… Cela pourrait être le slogan de la marque, Never Settle (« ne reste jamais immobile« , « ne te pose jamais« )

La firme a laissé entendre récemment que le OnePlus 3 ne serait plus commercialisé qu’en Asie, le 3T prenant le relais aux Etats-Unis et en Europe. La raison est peut-être simplement un succès inattendu du côté de OnePlus pour le 3… tous les constructeurs rêvent de ces problèmes de luxe !

Parfaitement identique à l’extérieur

Le 3T a été officialisé en novembre dernier. Extérieurement, il est totalement identique au 3. Le design unibody en aluminium mat est toujours aussi agréable à l’œil et au toucher.

Pour le différencier de son ainé, il y a tout de même une nouvelle couleur par défaut. On ne parle plus de gris mais de Gunmetal, un gris plus foncé et très élégant. Une couleur Soft Gold sera disponible bientôt.

En dehors de cette couleur, tout est identique au modèle sorti plus tôt cette année.

/oneplusecran
L’écran est supposé être identique, mais à luminosité égale, on constate des différences: celui du 3T (à droite) est meilleur

Encore meilleur à l’intérieur

Pour assumer sa stratégie un peu déroutante, OnePlus a revu à la hausse, autant que possible, la configuration de son OnePlus 3T. L’intérieur de l’appareil, lui, n’est donc plus vraiment identique au modèle 3.

Tout d’abord, il y a une nouvelle puce, la SnapDragon 821, légèrement plus rapide que la 820 (mais ça ne se remarque pas vraiment à l’usage). Tous les jeux tournent avec les détails au max, cela a toujours été la force de OnePlus: une bête de course à prix d’ami. Les 6 GB de RAM sont toujours là, au cas où. Mais rappelons que des tests d’ouvertures successives et rapides d’applications, en confrontation avec des smartphones équipés de 3 GB de RAM, n’ont pas montré de réels avantages.

Finalement, la meilleure amélioration du 3T, c’est l’autonomie. Comptez sur gain de 30% par rapport au 3, grâce à une batterie plus costaude (3.400 mAh contre 3.000), et une puce SnapDragon 821 qui optimise encore un peu plus sa consommation.

Autre changement: une version en 128 GB est disponible, uniquement en Gunmetal, et pour un supplément de 40€ seulement.

Sachez enfin que l’appareil photo principal n’a pas changé en théorie (16 MP), mais on a remarqué quelques différences. La qualité reste au rendez-vous, même si, comme c’est généralement le cas, dès qu’il fait un peu sombre, il y a du bruit sur l’image. Cependant, les caractéristiques de l’appareil photo frontal a été revu à la hausse: vos selfies se feront désormais en 16 MP, au lieu de 8 MP, ils seront donc plus détaillés.

Conclusion

Oui, en quelques mois, on peut encore améliorer un smartphone au rapport qualité/prix imbattable. On ne connait pas vraiment les raisons de la sortie d’un deuxième OnePlus en 2016, pratiquement identique au premier, mais le 3T est toujours une aussi bonne affaire.

On continue à adorer le concept de OnePlus: de très bons smartphones à prix contenu. Les économies se faisant sur la distribution (vente uniquement en ligne) et le marketing (réseaux sociaux et construction d’une grande communauté de fans). Des fans qui peuvent soutenir – le mot est employé par OnePlus – le concept en achetant les produits dérivés: t-shirts, sacs, accessoires.

Concrètement, les différences entre le nouveau OnePlus 3T et le 3 sorti en juin dernier ne sont pas flagrantes. A l’extérieur, il n’y a que la couleur qui change. A l’intérieur, il y a une configuration encore plus costaude, même si au final, il n’y a que le gain en autonomie (environ +30%) qui saute aux yeux.

L’appareil photo principal a aussi été modifié. On reste un peu en-deçà des ténors de 2016 (Samsung Galaxy S7, LG G5), les petits défauts apparaissant logiquement dans les cas de faibles conditions lumineuses. Mais globalement, le 3T s’en sort plutôt bien.

L’interface a été légèrement retravaillée également. On est toujours sur de l’Android 6 (la version 7 sera bientôt disponible en mise-à-jour), mais la surcouche OxygenOS est passée en version 3.5.3. C’est légèrement plus moderne au niveau des notifications, des paramètres et de Shelf, l’écran de gauche des OnePlus qui reprend l’essentiel (applis et contacts fréquents, notes), ce dernier ajoutant au 3T un ‘centre de gestion’ (quota de data, autonomie, stockage).

Ce qui nous amène au prix, qui lui aussi a changé. OnePlus continue de s’embourgeoiser, et le prix grimpe un peu à chaque modèle. 339€ pour le 2 (été 2015), 399€ pour le 3 (juin 2016), et désormais 439€ pour le 3T (479€ pour la version 128 GB).

Notons tout de même, pour être complet, que ces hausses annuelles se font également chez les grands fabricants…


La couleur Gunmetal à droite est du plus bel effet…

 
Quelques changements subtils dans le panneau des raccourcis

/oneplusparametre
Une interface OxygenOS légèrement revue, ici dans les paramètres

TEST: l’immense Mate 9 de Huawei, monstre de puissance

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 17 novembre 2016 10h25 | Ajouter un commentaire

Le constructeur chinois Huawei, N.3 incontesté et très ambitieux du marché du smartphone derrière Samsung et Apple, a présenté à la presse il y a quelques jours son Mate 9, un très grand et très puissant téléphone. Certains estiment qu’il peut combler l’absence du Galaxy Note 7 de Samsung, plébiscité par les critiques, mais qui a disparu des rayons après de solides problèmes techniques.

m1
Un design efficace, sans prise de risque

Le Samsung Galaxy Note 7, qui avait été unanimement apprécié par l’ensemble de la presse internationale (celle qui a eu le temps de le tester, aux Etats-Unis surtout), a du tirer sa révérence plus tôt que prévu, soit après quelques semaines seulement, suite à des problèmes de batteries ayant mené à l’explosion de plusieurs modèles.

En cette fin d’année, il y a donc une place à prendre dans le segment des (très) grands smartphones. On parle de presque 6″, soit plus de 15 cm de diagonale.

Et Huawei, le grand rival de Samsung sur le marché très concurrencé des smartphones Android, a semble-t-il pris la balle au bond. Alors que son Mate 8 est sorti au début de l’année 2016, il renouvelle déjà son smartphone le plus haut-de-gamme en novembre 2016. C’est donc l’un des très rares cas de deux générations d’un même modèle qui sortent la même année. Impossible de savoir si le Mate 9, que RTL info a déjà pu essayer en primeur, a été avancé pour profiter du faux-pas de Samsung. Mais on peut le supposer…

Un grand classique

Quoi qu’il en soit, voici le Mate 9 de Huawei, le smartphone que le grand fabricant chinois destine « aux utilisateurs professionnels en déplacement » dans sa communication. L’écran est de 5,9″ (15 cm), ce qui est souvent la limite maximale. Certains parlent de phablette à ce stade, même si le nom est tombé en désuétude. L’utilisation à une main est délicate avec un appareil de cette dimension, mais il a forcément l’avantage des écrans géants: un site web, une application, un jeu… tout est plus pratique ou plus impressionnant. Surtout que la dalle Full HD est très réussie, avec une belle luminosité, des couleurs fidèles (et ajustables), et un contraste élevé.

La comparaison avec le Note de Samsung s’arrête cependant là: ne cherchez pas d’écran courbé sur les côtés, de stylet ou de résistance à l’eau (IP68), trois caractéristiques qui différenciaient le flagship coréen du reste de la meute Android.

Au niveau du design et du concept, en effet, Huawei n’a pas pris trop de risque. On garde une ligne héritée du Mate S, sorti en septembre 2015: une conception dite ‘unibody’ en aluminium avec un dos légèrement courbé, une dalle en verre résistant à l’avant avec un écran occupant une grande partie de la face, des angles savamment biseautés, une finition sans défaut.

Bref, c’est du très bon, la prise en main est excellente, mais c’est du très classique. Et finalement, le Mate 9 est un grand smartphone Android. Mais n’oublions pas que le Note 7 de Samsung coûtait 849€ minimum, contre 699€ pour le Mate 9.

m2
Deux capteurs, un autofocus laser, un flash et le capteur d’empreinte

Très rapide, et un meilleur « double capteur » photo

Le Mate 9 est le premier smartphone de Huawei embarquant la dernière puce maison, baptisée Kirin 960. Elle rassemble des composants graphiques et des processeurs à huit cœurs dernier cri. Résultat: des performances de premier ordre, une rapidité à toute épreuve, même dans les jeux les plus exigeants. Impossible de le faire ralentir, celui-là, nous avons essayé…

Le smartphone serait également capable d’analyser vos comportements d’utilisation, afin d’optimiser l’utilisation des ressources, et de conserver une rapidité au fil des mois.

C’est au niveau de la photographie que le Mate 9 fait un pas en avant. Le partenariat avec Leica, concrétisé le printemps dernier avec le Huawei P9 et ses deux capteurs à l’arrière, est poursuivi sur le grand smartphone chinois.

Résultats: deux capteurs également, agencés verticalement cette fois. Il y a un capteur traditionnel de 12 MP en couleurs et un autre de 20 MP en noir et blanc. Combinées, les deux images prises donnent un résultat intéressant. La présence de deux lentilles permet surtout de jouer avec la profondeur de champs, et c’est très efficace: on peut faire de jolis effets Bokeh, soit rendre nette un plan et flou le reste, même après avoir pris la photo. C’est très joli pour les portraits, notamment, et cela a été légèrement amélioré sur le Mate 9 par rapport au P9.

Cette seconde génération de double capteur mise en place avec Leica apporte deux petits plus: un « zoom hybride » 2x, nettement plus efficace que les « faux » zooms de la concurrence. Le principe est le même: l’image est « rognée » dans celle de 20 MP pour simuler un zoom. Comme ce que proposait le Nokia Lumia 1020 et ses 41 MP, il y a très longtemps. C’est également en partie ce que fait l’iPhone 7 Plus d’Apple avec ses deux capteurs. Le résultat est satisfaisant, même si on note une légère perte de qualité de l’image.

L’autre petit plus, c’est la stabilisation optique des capteurs: on peut prendre des vidéos en tremblant légèrement, c’est plutôt pratique.

Au final, le Mate 9 fait forcément de belles photos en plein jour, mais nous a laissé sur notre faim dès qu’on passait en conditions de luminosité plus faibles. A ce petit jeu-là, le Galaxy S7 de Samsung et le G5 de LG gardent une certaine avance.

m4
Des notifications bien plus intelligentes

Une interface retravaillée, une grande autonomie

L’un des plus grandes qualités du Mate 9, c’est d’être l’un des rares smartphones Android de 2016 équipés de la version 7.0 du système d’exploitation de Google, baptisé ‘Nougat’.

La surcouche de Huawei, EMUI 5.0, exploite très bien les nouveautés de Nougat, qui se situent surtout dans une gestion plus subtile des notifications. Au final, l’expérience utilisateur est plus fluide et agréable, et il y a enfin la possibilité de ranger les applications dans un tiroir, plutôt que de devoir les laisser toutes sur les écrans d’accueil (ce que Huawei imposait depuis le début).

Comme pour le Mate 8, Huawei a inséré une grande batterie dans son Mate 9. On parle ici de 4.000 mAh, c’est près du double de la concurrence. Cela permet deux jours d’utilisation presque complet (on a tout de même atteint les 10% de batterie le lendemain après-midi).

Mais qu’importe cette autonomie quand on a la SuperCharge à disposition. Chaque fabricant y va de sa propre technologie, mais le résultat est souvent le même: en moins d’une heure, la batterie retrouve presque 100% de sa capacité ! En soi, c’est déjà un excellent argument de vente…

m5
Un bien grand écran !

Conclusion

La fiche technique du Mate 9 parle d’elle-même: puce Kirin 960 débordant de puissance, 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne extensible, double capteur photo avec effet Bokeh, immense batterie de 4.000 mAh promettant deux jours d’autonomie, écran 5,9″ très lumineux et contrasté.

Le tout dans un design raffiné, bien que très sobre et classique. On est clairement dans un smartphone orienté ‘business man’, sans fioriture, mais d’une grande efficacité en toutes circonstances.

Va-t-il convaincre ceux qui voulaient s’offrir un Galaxy Note 7 ? Pas forcément, car le Mate 9 est « juste » un grand smartphone très performant, à un prix relativement contenu (699€). Le smartphone à tendance explosive de Samsung, lui, avait un écran courbé sur les côtés et un stylet, ce qui permettait des options inédites (même si elles restaient pour beaucoup des options ‘gadgets’). Et il était étanche, en plus. Mais il coûtait 849€ avec une fiche technique relativement identique.

Enfin, si le cœur vous en dit, sachez qu’une version ‘Porsche Design’ du Mate 9, avec un écran plus petit mais courbé, et une fiche technique plus impressionnante encore, est également en vente à plus de 1.200€.