Mobilité

Enfin une smartwatch qu’on pourrait presque acheter

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 28 janvier 2016 21h21 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est la bonne: après 6 modèles en un peu plus de deux ans, Samsung a sorti sa ‘smartwatch’ la plus aboutie à la fin de l’année 2015. La Gear S2, à partir de 349€, allie les avantages des fonctionnalités et du design d’un belle montre connectée, à ceux d’un bracelet de suivi d’activité. J’ai pu la tester en profondeur et (au bas de l’article) en vidéo. ver

Si elles existent depuis quelques années, la plupart des ‘montres intelligentes’ restent des gadgets qu’on a du mal à recommander. Lors de nos tests, il est amusant d’en passer une au poignet durant quelques jours, mais on est souvent content de la rendre, tant leur utilité est contestable, leur encombrement trop important et leur recharge trop fastidieuse.

Mais comme dans tous les domaines, les appareils s’améliorent avec les années. Et Samsung, l’un des premiers à avoir soutenu une technologie en sortant plusieurs modèles par an, a sans doute enfin trouvé la formule magique: la Gear S2.

SamGear001Une vraie montre (à bague)

C’est la première fois que nous recevons un compliment sur une smartwatch. Les « pffft, c’est quoi ce nouveau gadget » ont laissé la place à un plus agréable « elle est belle, ta montre« .

Ecran rond, bague pivotante, design discret mais élégant… La Gear S2 ressemble à une (belle) montre, à l’instar de la Huawei Watch dont nous vous avons déjà parlé (mais qui tourne, elle, sousAndroid Wear, le système d’exploitation de Google pour les wearables, les objets connectés et portés).

Il y a différentes finitions et bracelets disponibles, dont la « Classic » – celle que nous avons essayée – avec une bague en métal et un bracelet  en cuir noir de bonne qualité. Elle est vendue 399€ mais il y a moyen de trouver des promotions.

La particularité de la dernière montre de Samsung, c’est donc cette bague encerclant l’écran, qui permet une navigation alternative pratique en la tournant vers la droite ou la gauche (un peu comme la molette de l’Apple Watch).

Une alternative qui, accompagnée de deux boutons, rend la navigation nettement plus facile qu’avec les uniques mouvements du doigt, souvent délicat sur la concurrence sous Android Wear (on pense à nouveau à la Huawei Watch).

Plus de fonctionnalités qu’Android Wear

L’autre intérêt d’utiliser Tizen (l’OS maison de Samsung, qu’on retrouve sur certaines smartphones et certaines télévisions), c’est de pouvoir proposer sa propre vision de la montre connectée, sans devoir se contenter de ce qu’Android Wear propose (et qui n’est pas très fourni actuellement).

Il existe donc des applications propres à la Gear S2, qu’il faut télécharger via l’application ‘Samsung Gear’, disponible sur le Google Play Store (également sur l’App Store de l’iPhone dans quelques semaines). Il y a par exemple des infos de CNN, ou l’application Nike+.

Un petit ‘store’ qui devrait être fignolé: il est automatiquement en néerlandais et nous n’avons pas réussi à en changer la langue, après avoir eu quelques difficultés pour s’inscrire.

SamGear004
La santé, avant tout

Mais Samsung a déjà préinstallé un bon nombre d’applications dédiées à sa Gear S2 (il n’y en a pas des milliers…). L’une des plus utiles est sans conteste S Health, l’appli santé de Samsung, qui va afficher toutes les infos captées par la montre: le nombre de pas et de kilomètres parcourus à pied, les séances de vélo, les pulsations cardiaques, etc…

Lors de notre test, la montre a détecté automatiquement notre demi-heure de vélo, qu’elle a su différencier du nombre de pas effectués, ainsi que du petit jogging. L’application fait le bilan de votre activité, et vous savez où vous en êtes par rapport à votre objectif quotidien ou hebdomadaire.

La montre vous dit également où se situe votre rythme cardiaque (au repos, après l’effort, etc…), par rapport à la moyenne mondiale et à d’autres données statistiques.

On avait toujours dit qu’une smartwatch aurait plus de sens si elle cumulait les fonctions ‘montre connectée’ et ‘bracelet d’activités’. C’est le cas de la Gear S2.

Les infos sur votre activité physique et votre santé peuvent être observées directement sur la montre, ou via l’application S Health du smartphone.

SamGear003D’autres petites fonctions sympas

A côté de la santé, il y a également toutes les notifications d’usage: vous voyez qui vous appelle, vous pouvez lire les nouveaux SMS ou les nouveaux messages instantanés de type WhatsApp, tout comme les nouveaux emails. Pratique si vous ne voulez pas sortir le smartphone de votre poche toutes les 5 minutes. Il n’est cependant pas possible de lancer l’application SMS, WhatsApp ou Email pour consulter votre boite aux lettres.

Cependant, à partir du bouton ‘Amis’, qui rassemble vos contacts favoris, vous pouvez composer un SMS, soit à l’aide de phrase prédéfinies, soit en encodant le texte sur le petit clavier tactile de type (vieux) GSM. Heureusement qu’il y a des suggestions de mots, car la tâche est délicate, mais pas impossible. Mais vu que la montre doit être connectée à votre smartphone, il est certainement plus rapide et plus simple de l’utiliser à la place de la montre pour cette tâche…

Ajoutez à cela un minuteur, un chronomètre, la possibilité de contrôler la musique de votre smartphone (et donc de l’enceinte Bluetooth qui y est de plus en plus souvent reliée), la galeriephotos (à transférer à l’avance via l’application Gear), la météo locale, une carte (HERE) de l’endroit où l’on se trouve, etc… et vous avez l’embarras du choix, même si la plupart de ces applications ne seront que très rarement ouvertes (car à nouveau, c’est nettement plus pratique d’utiliser le smartphone qui doit forcément être dans un rayon de quelques mètres, car c’est par lui que la montre se connecte au réseau).

newseriesConclusion

La Gear S2 de Samsung est la première smartwatch passant dans nos mains qui nous donnerait presque envie d’en porter une. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est essentiel de débourser au minimum 349€ pour s’en offrir une, mais au mois, pour une fois, vous n’aurez pas l’air d’un geek ou d’un frimeur, et elle pourra vous être vraiment utile au niveau du suivi de votre activité physique ou de l’affichage des appels et notifications.

Seule petit différence par rapport à un bracelet d’activité: la Gear S2 et l’application S Health ne calcule pas la qualité de votre sommeil (mouvement, rythme cardiaque, etc…). Mais nous vous recommandons, de toute façon, de déposer la montre sur son socle de recharge aimanté très pratique sur la table de nuit, afin d’être certain de ne pas tomber à court d’énergie l’après-midi (même s’il est possible de tenir deux journées entières, théoriquement).

Notez également que lors du dernier CES, grand salon des nouvelles technologies, Samsung a présenté deux nouvelles finitions plus luxueuses (gris platinium et plaqué or rose, voir la photo ci-contre), qui ne coûtent que quelques dizaines d’euros supplémentaires. Il a également confirmé que la montre pourrait être utilisée avec un iPhone « plus tard dans l’année« .

Le Coréen nous a également confié, lors d’une récente rencontre, que la Gear S2 était le premier modèle qui se vendait enfin correctement en Belgique (et a fortiori dans le monde).

 

Apple s’invite dans la voiture: CarPlay transforme l’ordinateur de bord en iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 3 décembre 2015 07h25 | Ajouter un commentaire

Les voitures essaient d’être de plus en plus intelligentes. Mais il n’est pas donné à tous les constructeurs d’avoir une interface et un ordinateur de bord aussi bien faits (et bien remplis en musique et en applications) qu’un iPhone. On en parle depuis deux ans, mais c’est la première fois que je peux essayer CarPlay, une fonction d’Apple qui transforme le système intégré de cette Opel Insigna en iPhone.

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Si vous aimez tout ce qui a un écran, vous avez déjà, peut-être, fait ce constat trivial: les constructeurs automobiles se cassent la tête depuis une petite dizaine d’années pour produire des interfaces simples pour leurs systèmes embarqués, mais les résultats sont décevants.

Design, ergonomie, convivialité, facilité d’utilisation, contenu multimédia… tactile ou pas, les ordinateurs de bord 2.0 de nos voitures sont rarement convaincants. C’est qu’il n’est pas donné à tout le monde de concevoir de bons ‘systèmes d’exploitation’.

Alors finalement, pourquoi ne pas laisser faire les experts du domaine que sont Apple et Google ? Les deux géants américains, avec iOS et Android, peaufinent depuis 2007 leur OS tactile pour smartphone et tablette. Nous avons pu essayer CarPlay d’Apple (voir directement nos conclusions).

Car Play sur une Opel Insigna

La marque a la pomme a donc eu l’idée de concevoir un petit logiciel à intégrer dans les voitures, et qui permet de retrouver la simplicité de l’interface d’un iPhone ou d’un iPad, adaptée à notre usage d’un véhicule.

On en parle depuis près de deux ans, le temps pour Car Play, c’est le nom de cette fonctionnalité, de traverser l’Atlantique et d’équiper des voitures européennes.

Opel a eu la bonté de nous prêter une berline Insigna équipée de cette option: on peut enfin tester ‘Apple dans la voiture’… Si vous cherchez l’option dans le catalogue, il faut cocher le « système multimédia Radio RF900 Navi IntelliLink ». Ce système embarqué est facturé 1.730€, mais il offre bien plus que CarPlay d’Apple.

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Deux choses importantes à savoir

Tout d’abord, précisons que Car Play ne remplace pas le système musique/navigation/ordinateur de bord de la voiture. Ce n’est qu’une option. Il faut appuyer sur le bouton « projection » et relier, avec un câble non fourni, son iPhone à la voiture. Notons que la position du port USB dans l’accoudoir de la voiture est malheureuse: on plie (et à la longue, on abîme) le câble si on ferme le couvercle de l’accoudoir. Il est théoriquement possible que tout se passe avec Bluetooth, mais notre Opel nous a chaque fois demandé de relier l’iPhone avec un câble (ceci dit, pour la batterie, c’est mieux).

Il est également essentiel d’évoquer Siri, l’assistant vocal d’Apple, qui va le plus possible remplacer vos doigts pour contrôler les applications disponibles avec CarPlay. Il a évolué au fil des ans et il est, a priori, l’un des meilleurs outils de commande vocale (car il fonctionne sous la forme de conversation et est assez intelligent). Une simple pression sur le bouton « commande vocale », présent sur le volant, lance la conversation. A vous de dire ce que vous voulez faire, mais ce sera limité aux applications maison d’Apple (téléphone, message, plans, musique). Impossible de lui demander une playlist Spotify, par exemple.

Peu d’applications

Venons-en donc à l’essentiel: les applis disponibles. Petite déception: CarPlay n’est finalement qu’une sélection très restreinte d’applications présentes sur votre iPhone:

Téléphone: permet forcément de passer des appels et de décrocher, mais aussi de consulter le journal des appels, la liste des contacts, les favoris et la messagerie.

Musique: pas de surprise de ce côté-là non plus. On a accès à toute la musique de l’iPhone, à l’aide d’une interface à la fois bien connue, mais largement remaniée pour être lisible de loin, et pour que les zones tactiles des boutons soient suffisamment larges. A noter: en arrière-plan s’affiche, floutée, la pochette de l’album. Le bouton A l’écoute vous envoie vers la musique en cours. Podcasts et Livre audio, comme leur nom l’indique, permet d’écouter les éventuels podcasts et livres audio stockés sur votre iPhone.

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Plans: Apple met forcément à disposition dans CarPlay son application de localisation et de navigation. Si ses débuts étaient scabreux, Plans est désormais relativement bien fait et complet, même si on est loin d’un bon GPS Tomtom avec info trafic en live. Il nécessite cependant un accès au réseau permanent (car les cartes ne sont pas stockées sur l’iPhone). Si votre connexion 4G est bonne, tout sera très fluide et détaillé. Si vous vous enfoncez dans des bois isolés, méfiez-vous. L’application Plans est intelligente: elle sait faire le lien entre un rendez-vous imminent à une telle adresse (si vous l’avez encodée dans votre agenda), et peut aller voir dans les adresses de vos contacts (il vous suffit alors de dire chez qui vous voulez aller). « Plans » vous emmènera d’un point A à un point B, mais on aurait aimé d’autres options, comme l’application Google Maps, très performante.

Message: « Ecouter et Dicter ont remplacé Lire et Ecrire« . C’est de cette belle façon qu’Apple, prudent car on est supposé conduire dans une voiture, présente les fonctionnalités de l’application Message de CarPlay. Jamais vous ne verrez un SMS s’afficher, ni un clavier virtuel pour en écrire un. Vous verrez, au mieux, la liste des expéditeurs. En appuyant dessus, vous pouvez faire lire, par Siri, le contenu du message. Pour envoyer un SMS, même si vous appuyez sur le bouton « nouveau message », il faudra là aussi s’arranger avec Siri. L’assistant, on l’a dit, est relativement intelligent et intuitif à utiliser. Mais pour rédiger de longs messages, c’est parfois un peu compliqué. Pas de souci, en revanche, pour lui faire écrire « Je suis à la maison dans 30 minutes » ou « Je passe faire des courses avant de rentrer« .

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Quelques applications ‘externes’

Apple n’a pas tout-à-fait fermé la porte aux applications tierces (développées par d’autres sociétés). Ce sont surtout des applications liées à l’audio qui sont disponibles dans CarPlay: radio, services de musique, livres audios, etc.

L’une des meilleurs d’entre elles, actuellement, c’est Spotify (le plus célèbre service de musique illimitée par abonnement mensuel). La navigation et les recherches dans les menus Spotify n’est pas des plus aisées, hélas. Et Siri ne peut pas vous aider: il ne fonctionne qu’avec les applications maison d’Apple CarPlay. Mais le principal est là: 30 millions de chansons sont disponibles dans la voiture !

A part Spotify et quelques applications audio, il n’y a pas grand-chose d’autre dans CarPlay. On aurait aimé avoir quelques services de messagerie (comme WhatsApp), d’autres applis de navigations, des applis photos/vidéos pour les enfants ou lorsqu’on est à l’arrêt, etc… Mais ça n’est visiblement pas pour tout de suite.

Notez que les constructeurs de voiture ont le loisir de développer des applis compatibles CarPlay pour contrôler la voiture sans devoir quitter l’interface d’Apple, mais Opel ne l’a pas (encore) fait.

Conclusion

Disponible sur certaines voitures dont l’Opel Insigna que nous avons pu essayer, l’option CarPlay d’Apple est sans conteste la meilleure interface pour les systèmes embarqués des voitures – en attendant de pouvoir tester la solution de Google.

Que ce soit au niveau du design, des fonctions, de la musique ou de la commande vocale via Siri, il y a un gouffre entre CarPlay et les systèmes « maison » de la plupart des constructeurs, souvent très moches et très peu ‘user friendly’.

On aimerait cependant qu’il y ait un peu plus d’applications de l’iPhone disponibles dans CarPlay. Lors de notre test (nous n’avons pas Spotify), il n’y avait que les 7 applications maisons d’Apple disponibles, dont « Plans » qui est loin d’être le meilleur GPS…

Sachez également que l’usage de Siri (l’assistant vocal intelligent d’Apple) est recommandé pour commander les applications, et qu’il est même obligatoire dans certains cas (lire ou envoyer un SMS, par exemple). Mais il ne fonctionne pas avec les applications tierces comme Spotify.

Enfin, dernier bémol: nous avons du chaque fois retirer l’iPhone de la poche et le relier avec un câble dans l’accoudoir de la voiture (même si en théorie, le Bluetooth devrait suffire). On rêve d’un iPhone avec recharge sans fil: il suffirait de le déposer sur la zone ad hoc pour qu’il se recharge, se connecte automatiquement à la voiture et lance CarPlay. C’est sans doute l’histoire d’un ou deux ans.




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HTC One A9: mon verdict après deux semaines de test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 novembre 2015 19h13 | Ajouter un commentaire

Présenté à la presse il y a quelques semaines, le HTC One A9 a fait l’objet d’un de mes tests plus approfondis. Pour la fiche technique détaillée, allez voir cette page officielle.

Le One A9 se place donc juste en dessous du flagship de HTC, le One M9. La preuve: il est plus petit (écran de 5″), son processeur est moins puissant (Snapdragon 617), sa mémoire embarquée moins impressionnante (16 Go de stockage et 2 Go de RAM), et son look moins premium.

Il coûte 599€ en Belgique.

 

Qualités: finition, capteur d’empreinte, Android 6, son

La finition et le design, comme souvent chez HTC, sont au rendez-vous. On a un bel appareil en métal brossé, avec un écran en 2,5D (qui ressort légèrement) offrant une excellente prise en main, même s’il glissera vite avec des mains moites. Le tout est très bien assemblé. Certains disent qu’il ressemble à l’iPhone 6S, et c’est assez vrai. Mais HTC, à bien regarder le design de la série One depuis quelques années, reste tout de même fidèle à lui-même.

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Le One A9 est équipé d’un capteur d’empreinte placé à l’avant, comme chez Samsung et Apple. Ce n’est pas la meilleure place ni la meilleure forme, selon moi (Huawei a mis un rond à l’arrière, au niveau de l’index), mais il a le mérite d’être rapide et performant. Le capteur fait également office de bouton d’accueil, comme sur l’iPhone.

Ce beau smartphone est équipé d’Android 6, la dernière version de l’OS de Google. C’est pas mal pour le mois de novembre 2015, sachant que certaines marques fabriquent encore des modèles avec Android 5. HTC y a ajouté une légère surcouche (Sense), qui est élégante et personnalisable avec de chouettes thème. Mais « Blinkfeed » (qui rassemble les actus en provenance de vos réseaux sociaux et de vos préférences) n’est pas très pratique à utiliser (on a trop d’infos, c’est impossible de les regrouper de manière lisible). Les widgets « Sense Home » sont par contre sympas: ils affichent vos applications les plus utilisées en fonction du lieu où vous vous trouvez: domicile, travail, sorties. Original et finalement pratique.

Autre qualité originale pour ce HTC: le son. Outre le fait qu’il gère les fichiers musicaux haute-résolution (cela concerne une niche d’audiophiles), le One A9 intègre un amplificateur permettant enfin de pouvoir pousser le son. Avec des petits écouteurs intra-auriculaires, c’est parfois essentiel dans un environnement bruyant, même s’il faut faire attention à ses oreilles. Notre test n’a cependant pas montré de prouesse comparé à d’autres smartphones.

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Défaut: prix, bords, couleurs de l’écran

Le premier défaut du A9 est son prix de 599€. Le LG G4 est passé sous la barre des 500€ et le Samsung Galaxy S6 se trouvent facilement à 599€ (32GB). La concurrence s’annonce donc acharnée, d’autant plus qu’Android 6, tant que les fonctions de paiement mobile et de gestion du capteur d’empreinte par les applications tierces ne seront pas accessibles chez nous ou utilisées par les développeurs, offre finalement peu de nouveautés. Or, les deux Coréens font de meilleures photos que le HTC One A9, sont plus grands et mieux équipés.

Ensuite, on pourra également reprocher la présence de bords importants à l’écran. Surtout dans le bas: HTC aurait du intégrer les trois touches tactiles de commandes sous l’écran (il y a de la place), au lieu de les rendre uniquement logicielle (les applications sont donc un peu tronquées et on perd de la place au niveau de la hauteur).

Quant à l’écran lui-même, on est en droit d’attendre mieux pour un smartphone haut-de-gamme à 600€. L’AMOLED permet des noirs profonds, mais les couleurs sont ternes, tirant vers le jaune. Cela manque aussi un peu de brillance. Peut-être une simple correction logicielle à faire, mais on est loin du Galaxy S6 de Samsung.

Conclusion

Comme beaucoup de smartphones dits « haut-de-gamme », le HTC One A9 n’a qu’un seul gros défaut: un prix important. Très élégant et bien assemblé, il est globalement très agréable à utiliser. Il aurait été un maître-achat s’il avait coûté 100€ de moins.

Mais à 599€, il ne parvient pas à justifier une telle différence de prix avec le milieu de gamme (pensez au Samsung Galaxy A5, 315€, ou même au nouvel HTC Desire 626, 299€), ou avec les autres ténors du haut-de-gamme dont les prix ont déjà baissé (Samsung Galaxy S6, LG G4).

Un très bon appareil, donc, mais un prix trop élevé. Espérons qu’il diminue déjà un peu pour les fêtes…

Qualités et défauts du nouveau Google Phone, le Nexus 5X

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 29 octobre 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

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Il y a quelques semaines, le Nexus 5X, l’un des derniers ‘Google Phone’, nous était présenté à Bruxelles juste après sa sortie.

Nous avons ensuite pu mettre la main sur le « petit » modèle, de 5,2″, développé à nouveau par LG, pour un test plus approfondi. Pour la partie technique, vous trouverez toutes les infos sur le site officiel de Google.

Voici notre avis final sur le premier smartphone équipé de la dernière version d’Android: 6.0 ou Marshmallow. Son prix de vente recommandé en Belgique est de 479€.

usbQualités: photo, empreinte, USB Type-C

Sans conteste, c’est la partie photo qui nous a le plus convaincus dans ce nouveau Google Phone signé LG. Le capteur de 12,3 MP fait des merveilles, surtout en plein jour, et notamment grâce au mode HDR+ qui gère parfaitement les contrastes et la balance des blancs. On reste cependant légèrement en deçà des ténors actuels (LG G4, Samsung S6), mais à 479€, c’est vraiment très bon.

C’est sans doute la plus grande amélioration dans le domaine du smartphone depuis de nombreuses années: la généralisation du capteur d’empreinte digitale va vraiment vous faciliter la vie. Il devient vite indispensable pour déverrouiller rapidement le smartphone, et dans quelques semaines/mois, les développeurs pourront mettre à jour leurs applications pour intégrer ce capteur afin de protéger certaines options. Android Pay permet déjà, par exemple, de payer une application sur le Google Play Store. Le Nexus 5X a eu la bonne idée de le placer à l’arrière, là où se pose naturellement notre index quand on prend l’appareil.

Quant à l’USB Type-C, c’est une bonne idée. Il ne faut plus faire attention au sens du port micro-USB que vous insérez dans le smartphone pour le recharger ou le relier à un ordinateur. C’est de l’USB 2.0 (le 3.0 existe mais pas sur le Nexus 5X), cependant, donc il n’y aura pas de miracle au niveau de la rapidité du transfert de données. Mais vous êtes prêts pour l’avenir (il ne reste plus qu’à recycler vos vieux câbles…).

Un petit mot tout de même sur Android 6.0, dont les principales nouveautés sont l’intégration logicielle du capteur d’empreinte, la meilleure gestion (comme iOS) des autorisations des applications (par exemple pour l’appareil photo, le calendrier ou les contacts), et un mode (Doze) permettant de réduire fortement l’usage de la batterie quand le téléphone est inactif durant 1h30 – mais on n’a pas remarqué de prouesses générales: vous tenez toute une journée, c’est déjà bien. Hélas, les nouveautés de l’assistant Google Now ne fonctionnent qu’en anglais: elles sont prometteuses mais nous n’avons pas pu les tester.

n3Défauts: pas de microSD, prix élevé, design bâclé

Du côté des défauts, on commence par un design pas très moderne. Du plastique mat qui ne donne pas l’impression d’une grande solidité, une finition moyenne au niveau des boutons (tout est en plastique), et un écran décevant au niveau de la luminosité, de la profondeur des noirs ou des couleurs (on est loin des AMOLED de la concurrence).

Il y a ensuite le prix, 479€. C’est assez cher pour le design et la finition, mais au niveau des performances et de l’appareil photo, c’est acceptable. La concurrence, comme les LG G4 et Samsung Galaxy S6, a baissé ses prix en quelques mois: ils tournent aux alentours de 550€. Autant dire que ça va être dur de les vendre…

Enfin, l’absence de port pour carte mémoire microSD est décevante: l’une des belles nouveautés d’Android 6, c’est la capacité de fusionner mémoire interne et mémoire de la microSD, ce qui est très intéressant pour les applications volumineuses (et elles le sont de plus en plus), mais également pour le prix au Go (une carte de 64 Go se trouve à 20€ sur Amazon).

letstConclusion

Peut mieux faire… A 479€, le Nexus 5X est un smartphone performant tournant sous un OS tout neuf (assez vierge car il n’y a pas de surcouche du constructeur), mais le design et quelques petits défauts nous font dire que le rapport qualité/prix n’est pas terrible.

Il est destiné avant tout aux fans d’Android et des Nexus, des appareils destinés à la base aux développeurs, mais que Google essaie de populariser. Hélas, à 479€, la mission s’annonce délicate.

Huawei Mate S: notre verdict après deux semaines d’utilisation

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 24 septembre 2015 12h52 | Ajouter un commentaire

Vous savez déjà tout, ou presque, sur le Huawei Mate S (du moins si vous avez lu notre compte-rendu et nos premières impressions après la conférence de presse en marge de l’IFA).

Vu que le constructeur chinois avait pris la peine de fournir un exemplaire de test à tous les journalistes présents à sa conférence, nous sommes déjà en mesure de vous dire si le nouveau flagship de Huawei, dont le prix a grimpé à 649€, tient ses promesses.

Voici ce qui nous a le plus frappé, par ordre d’importance :

mateS0051. Un design très réussi

En à peine deux ans, le chinois s’est défait de son image « bas de gamme » en proposant des modèles à la finition toujours meilleure. Le Mate S est l’aboutissement du travail de Huawei au niveau du design.

Il est à la fois sobre et élégant, et a sa propre identité grâce à la face avant: l’écran en verre très résistant aux égratignures est légèrement en relief, mais les angles sont biseautés, tout comme le cerclage en métal. Du plus bel effet.

L’arrière est légèrement courbé, et les arêtes sont à nouveau biseautées, ce qui confère une excellente prise en main. Après deux semaines d’utilisation soigneuse (mais sans aucune protection), l’appareil est comme neuf.

Du bon travail de Huawei.

2mateS003. Un capteur d’empreintes parfait

Verrouiller son smartphone est devenu pratiquement indispensable, à l’heure où il est devenu un assistant virtuel contenant une partie de notre vie privée et professionnelle. Ce verrouillage permet également de le localiser et d’effacer le contenu à distance en cas de vol.

Mais le revers de la médaille, c’est qu’il faut le déverrouiller plusieurs fois par jour pour l’utiliser. Chez certains, c’est une opération qui se fait plusieurs dizaines de fois quotidiennement. Dès lors, si dessiner le schéma ou introduire le code de 4 chiffres vous agace (et c’est normal…), le lecteur d’empreinte digitale intelligemment situé au dos du Mate S mérite à lui seul l’achat du smartphone.

Si on l’aime tant, c’est tout simplement parce qu’il fonctionne parfaitement. Il suffit de le prendre en plaçant le doigt sur le capteur (c’est assez intuitif) pour qu’il se déverrouille instantanément. On ne se rend même pas compte qu’il était verrouillé et surtout, il n’y a pas de geste à faire: sur un Samsung Galaxy S6, un iPhone (de 5S  à 6S) ou un OnePlus 2, il faut prendre la peine de déposer le pouce au niveau du bouton d’accueil (dans le bas du téléphone) pour que le déverrouillage se fasse.

Ça semble anodin sur le papier, mais au jour le jour, c’est terriblement pratique.

Ce capteur sert aussi à faire défiler les photos d’une galerie, mais c’est plus accessoire. Ça permet de montrer plusieurs photos à tout le monde sans devoir passer son gros pouce sur l’écran toutes les secondes.

mateS0023. Des photos trop moyennes

Le gros point faible du Mate S est sans conteste la partie photo. On est clairement sur de la technologie moyen-de-gamme, le capteur stabilisé de 13 MP étant relativement décevant.

En plein jour, pas de souci, même s’il y a un certain manque de définition, de netteté. Mais dès que la lumière diminue, ça ne va plus. Le niveau de détails diminue encore et le bruit de l’image (une sorte de bouillie de pixels) augmente. Difficilement admissible pour un smartphone (au prix) haut-de-gamme de 2015…

Un défaut en partie comblé par un capteur frontal renforcé pour de plus beaux selfies: 8 MP et un flash (très léger) dès qu’il fait plus sombre.


mateS0064. Une excellente réception réseau

Certains se plaignent que la partie Wi-Fi du Mate S ait fait l’impasse sur la norme  802.11ac (et donc sur la bande 5 GHz de certains modems/routeurs). Le grand public sait à peine de quoi il s’agit et au jour le jour, le « simple » Wi-Fi suffit.

En revanche, nous avons remarqué après deux semaines d’utilisation que la partie réseau GSM était excellente. Dans de nombreux endroits où la plupart des smartphones que nous essayons peinent à accrocher de la 3G/4G, le Mate S les coiffe tout sur le poteau, avec une réception largement meilleure.

II s’agit bien entendu d’une impression, et non d’un test technique détaillé. Mais sur la petite dizaine de smartphones haut-de-gamme qu’on essaie par an, le Mate S s’est vraiment distingué dans des sous-sols ou dans des zones plus isolées.

Cette qualité est peut-être due à l’activité principale de Huawei, une entreprise qui fournit depuis longtemps (et aujourd’hui encore) du matériel de télécommunication de pointe à des nombreux fournisseurs (antennes-relais, serveurs, etc).

Conclusion

Design, capteur d’empreinte pratiquement révolutionnaire, excellente réception des réseaux, autonomie décente (grâce à la possibilité de couper facilement les applications énergivores), interface classique (Emotion UI 3.1, la surcouche d’Android 5.1.1, est plutôt agréable à utiliser) ; le Mate S de Huawei n’a qu’un défaut: des photos de qualité trop moyenne.

S’il avait coûté un peu moins cher, le Mate S aurait été un best-seller.

Mais vendu à partir de 649€ pour la version 3 Go de RAM et 32 Go de stockage (la seule disponible actuellement en précommande avec un délai de 4 à 5 semaines sur la boutique officielle de la marque), ce nouveau flagship joue dans la cour des grands.

Samsung ayant baissé le prix de son excellent Galaxy S6, tout comme LG avec son G4, la partie s’annonce compliquée pour Huawei.

Sans parler d’un certain Sony Xperia Z5 Compact, vendu 599€, étanche, avec un appareil photo 23 MP et un capteur d’empreinte digital sur la tranche… Il pourrait jouer les challengers dans le haut du panier.

Le plus petit PC du monde a la taille d’une grosse clé USB: notre test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 25 août 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

Il a les caractéristiques d’un ordinateur entrée de gamme sous Windows, mais il a la forme d’une grosse clé USB: que peut-on faire avec l’IdeaCentre Stick 300 de Lenovo (129$) ? 

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Il y a quelques semaines, nous évoquions sur RTL info le « PC qui tient dans la main » de HP. A la rentrée, ça rétrécit encore: le « IdeaCentre Stick 300 » du chinois Lenovo, comme son nom l’indique, a la taille d’une (grosse) clé USB.

Mais ce stick est bel et bien un ordinateur complet, tournant sous Windows 8.1 (la mise-à-jour vers Windows 10 serait possible, même si nous n’avons pas vu l’icône durant notre test). Lenovo, le N.1 des PC en Belgique, est parvenu à insérer un processeur Intel Atom (Z3735F), 2 GB de RAM, 32 GB de stockage (dont une bonne dizaine accaparée par Windows), le Wi-Fi, le Bluetooth, un port USB 2.0, un slot pour carte microSD (jusqu’à 128 GB de stockage supplémentaire) et un port HDMI (c’est lui que se cache derrière le capuchon).
Un écran d’ordinateur… ou une TV

Pour être utilisé, le mini PC de Lenovo doit être inséré dans un écran d’ordinateur équipé d’un port HDMI (c’est désormais souvent le cas), ou même dans une télévision (elles ont forcément plusieurs ports HDMI).

Dans le cas d’une télévision, vérifiez tout de même la disposition des ports HDMI pour vous assurer qu’il est possible d’y insérer complètement le petit PC, dont les dimensions sont de 10 x 3,8 x 1,5 cm.

La résolution maximale supportée est de 1920 x 1200 pixels, soit celle de la plupart des téléviseurs du marché (Full HD).

Il faut également pouvoir le commander. En option, il y a ce kit clavier souris de Lenovo un peu étrange. Mais heureusement, il nous a suffi d’insérer la mini-clé USB de Logitech pour que le petit PC reconnaisse immédiatement notre souris et notre clavier sans-fil. Le PC était cependant déjà configuré, donc si vous l’achetez, n’oubliez pas d’avoir sous la main un kit souris/clavier avec câble USB, au cas où.

7Que peut-il faire ?

Lenovo a réussi à mettre beaucoup de chose dans son stick. Mais forcément, annoncé à 129$ (prix belge pas encore connu), ce PC qui tient dans la poche se contente du minimum syndical au niveau des performances. C’est plutôt logique.

Aucun ralentissement pour la bureautique (mail, documents Word ou Excel, etc).

Pas trop de souci pour aller sur internet, même si les sites très chargés ou avec beaucoup de vidéos se sont montrés assez lents.

Aucun problème pour la lecture de vidéo, même en Full HD.

En revanche, pour les jeux, il faudra se contenter des titres anciens.

Nous avons également installé l’application Popocorn Time, idéale si vous placez le stick dans une TV. Cette application gratuite permet de regarder des films. Tout a fonctionné assez bien, même si les temps de chargement aurait sans doute été plus rapide avec un ordinateur plus puissant.
4Conclusion

Ce stick de Lenovo n’a pratiquement que des qualités: c’est le plus petit PC sous Windows qu’il nous ait été possible d’essayer, il n’est pas cher et sa puissance est suffisante pour la bureautique et le multimédia (oubliez le jeu vidéo, cependant). C’est la version Windows du Chromecast de Google, aux possibilités nettement inférieures.

Son format avec le port HDMI qui ressort permet de l’insérer dans pratiquement toutes les télévisions et autres écrans, qu’il transforme immédiatement en PC sous Windows 8.1 (la mise-à-jour vers Windows 10 est possible).

L’usage typique sera de le brancher en permanence à une télévision, la rendant d’un coup très intelligente. Un kit de clavier et souris sans-fil à ranger dans la table de salon, et l’affaire est dans le sac. Les voyageurs seront également conquis par sa taille de guêpe.

Il n’est cependant pas complètement autonome: l’IdeaCentre Stick 300 a besoin d’énergie. Un chargeur identique à celui d’un smartphone, et un câble micro USB, sont donc nécessaires en permanence.

Petit bémol: la connexion Wi-Fi visiblement un peu faiblarde, qui nous a joué des tours durant le test. Mieux vaut ne pas être trop éloigné de votre modem.

Samsung Gear VR: que vaut la réalité virtuelle enfin disponible en Belgique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 2 juillet 2015 08h47 | Ajouter un commentaire

La technologie de réalité virtuelle mise au point par Oculus n’est pas encore commercialisée physiquement par cette petite société américaine. Mais le géant Samsung, lui, est déjà présent: son dispositif exploite le travail d’Oculus grâce à un casque et… un smartphone. RTL info l’a essayé durant deux semaines.

s3Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous entendez parler de la réalité virtuelle. Vous avez peut-être déjà aperçu des gens portant ces drôles de casques et remuant la tête pour regarder dans différentes directions.

Mais peu de gens savent réellement à quoi cela sert, comment ça marche et les types de contenus accessibles. C’est pour cette raison que RTL info a enfilé le premier casque Gear VR commercialisé par Samsung en Belgique, exploitant la technologie de réalité virtuelle d’Oculus, la plus avancée dans le domaine actuellement.

En attendant 2016…

La société Oculus développe depuis quelques années son propre casque, le Rift. Mais selon leur site web, il faut attendre le début de l’année 2016 pour qu’il soit commercialisé. Il y aura des accessoires compatibles, comme la manette de la Xbox One, des contrôleurs sans fil spéciaux, etc… On a hâte de voir ce que ça va donner.

Samsung était plus pressé, et avec les gros moyens qu’il peut mettre sur la table, il a développé son propre casque. C’était plus facile pour lui, car il a déjà des smartphones sous Android. Si vous avez un Samsung Galaxy S6 (ou S6 Edge), il n’y a plus qu’à acheter le nouveau modèle du casque Gear VR (199€) commercialisé en Belgique depuis peu par le géant coréen.

Impressionnant

En enfilant le casque équipé du smartphone, on entre directement dans une réalité parallèle. Vous êtes dans le salon d’une superbe demeure et devant vous, il y a l’écran d’accueil assez austère, avec les menus Home, Library (tous vos contenus) et Store (le magasin d’applications).

Déjà à ce moment-là, si vous tournez la tête dans tous les sens (ou, comme il est recommandé, si vous tournez sur votre chaise de bureau pour ne pas avoir un torticolis), vous goutez à la réalité virtuelle: le casque suit vos mouvements et affiche le contenu en conséquence, de telle sorte que vous avez l’impression d’être réellement dans la pièce, que vous regardiez en haut, en bas, à droite ou à gauche.

s2Un confort limité

On remarque aussi rapidement qu’on ne tiendra pas des heures dans cette réalité virtuelle. Il y a une zone bien nette au centre de l’écran, mais si vous regardez ailleurs (avec vos yeux, pas en bougeant la tête), cela devient assez vite flou.

On peut parler ici de 3D, forcément, puisque vos yeux sont « isolés ». Ils ont chacun un « écran » affiché sur le smartphone (même si cela ne se remarque pas). Avec tous les effets indésirables que cela impliquent: certains ne le supportent même pas une minute, les plus résistants devront attendre un quart d’heure avant d’avoir un léger mal de tête (ou mal « aux yeux »), sans que cela soit très dérangeant. Des séances de 15 minutes sont davantage appropriées.

Le casque est bien fait, et très bien arrimé à votre tête. Il ne fera jamais mal.

Il est équipé de deux grosses loupes qui zooment sur l’écran du smartphone, c’est pour cette raison que la réalité virtuelle est pour l’instant « pixélisée » (on remarque vite les petits carrés).

Des jeux vidéo

En allant faire un tour dans le store, on constate que les premiers jeux vidéos sont là. Mais aussi qu’on en est vraiment au début: les graphismes n’ont rien de terribles, ni l’interface. L’idéal pour le jeu vidéo est d’utiliser la manette de Samsung, avec des curseurs et des boutons.

Nous avons essayé un jeu d’horreur « de couloir ». L’immersion est terrifiante, on a réellement l’impression de traverser un château hanté et d’y croiser quelques horreurs. Le jour où les graphismes seront à la hauteur, ça sera vraiment effroyable… Pour avancer, on utiliser les joysticks de la manette, mais pour choisir la direction dans laquelle on avance, il faut tourner votre corps (et non la tête), soit en étant debout, soit en étant sur une chaise de bureau pivotante.

s1Des « films »

A côté des jeux vidéo, il y a beaucoup des « films » ou des « trailers ». Jurassik World (550 MB pour deux minutes de « séquence ») en a fait un: vous observez un dinosaure se réveiller, et vous renifler. Pas d’interaction, mais quelques frissons lorsque l’immense bébête se rapproche de vous.

Idem pour « The Avenger » (plus de 2 GB à télécharger): vous observez au ralenti l’attaque des superhéros. En regardant autour de vous, vous « vivez » vraiment l’assaut. C’est comme si vous étiez un acteur du film, perdu en plein milieu de l’action. Au préalable, vous avez ressenti ce que vit Tony Stark, celui qui dirige Iron Man dans les films éponymes, quand il est à l’intérieur du robot. Mythique, mais trop court, trop limité et pas du tout interactif. Vivement la suite !

Il y a également quelques séquences vidéo (Le Cirque du Soleil) spectaculaires, jouant sur la 3D.

Enfin, il y a le « cinéma » d’Occulus, où dans un cadre amusant (la lune, une maison, un jardin au proportion d’une fourmi, etc), des films peuvent être « projetés ». L’idéal est qu’ils soient en 3D, comme les quelques séquences des films de Dreamworks qu’il est possible de télécharger.

Amusant, mais sans plus. Et à nouveau, on ne vous conseille pas d’utiliser le Gear VR pendant plus de 15 minutes, sans pause. Du coup, regarder un film en entier sera compliqué.

Conclusion

La réalité virtuelle est bel et bien accessible. Elle ne coûte que 199€, mais il faut le dernier smartphone de Samsung (Galaxy S6 ou S6 Edge, minimum 550€) pour faire office d’écran, en le clipsant sur le casque Gear VR.

En attendant l’arrivée du casque d’Occulus, dont la technologie est exploitée par Samsung pour l’instant, c’est le seul moyen de goûter à cette plongée dans un monde parallèle.

Un monde assez limité pour l’instant: quelques jeux amusants, des séquences d’immersion, des vidéos « 360 degrés »… il ne faut pas être trop gourmand. « La sélection comporte pour l’instant plus de 50 titres gratuits et payants« , nous a expliqué Samsung, ajoutant que « vu l’intérêt des développeurs pour cette nouvelle technologie, ce nombre devrait croître rapidement dans un avenir proche« .

Le contenu est limité car très lourd à construire: il ne faut pas créer (ou filmer) un plan de 2000×1000 pixels, mais bien un monde entier à afficher différemment au moindre mouvement de la tête ou du corps.

Si le dispositif mis au point par le géant coréen est confortable, la réalité virtuelle, soit les images que vous apercevez sur l’écran du smartphone à travers deux loupes, n’est pas encore parfaite. Un peu floue sur les côtés, relativement pixélisée (forcement, vous êtes à 2 centimètres de l’écran…), on ne tiendra pas plus de 15 minutes sans devoir retirer le casque.

Mais le résultat est déjà bluffant: l’immersion est totale, quel que soit l’environnement (un jeu, un film d’animation, une vidéo, etc). On attend avec impatience que cela s’améliore, et que le contenu s’étoffe. Les domaines d’applications sont infinis, et on est sur le point de vivre la plus grande révolution de l’histoire du jeu vidéo…

Cette Mercedes roule déjà toute seule: nous l’avons essayée

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juin 2015 09h12 | Ajouter un commentaire

Bardée d’options, de capteurs et d’assistance à la conduite, cette voiture de série du constructeur allemand est capable de freiner, accélérer et de tourner sans votre intervention. Mercedes n’a donc pas attendu Google pour développer sa voiture autonome. RTL info a passé une semaine avec cette Classe S très, très intelligente…

Cela ne fait aucun doute: l’aboutissement de tous les systèmes d’aide à la conduite, apparus il y a des dizaines d’années avec l’ABS (qui empêchait alors les roues de se bloquer lors d’un freinage), est la voiture autonome, capable de se déplacer sans intervention humaine.

Si Google dépense sans compter depuis longtemps pour avancer dans un domaine où il semble assez seul, les grands groupes automobiles n’attendent pas dans leur coin que la technologie du géant californien soit au point.

Depuis longtemps, des véhicules comme Volvo freinent tout seul en ville pour éviter un obstacle. Mais c’est du côté de Mercedes que nous avons pu mettre la main sur un système très avancé d’aide à la conduite, qui a l’avantage d’être déjà disponible en option sur certains modèles. Preuve que la technologie est tout à fait au point.

Dans sa limousine (la Classe S), plusieurs systèmes d’aide à la conduite travaillent de concert pour la faire rouler toute seule dans certaines conditions.

Qu’entend-on par « rouler toute seule » ?

Le cas de figure idéal pour expliquer comment cette voiture roule toute seule, c’est une autoroute encombrée. Heureusement, près de Bruxelles, ça ne manque pas.

Il suffit dès lors d’activer le régulateur de vitesse très sophistiqué de Mercedes sur 30 km/h (vitesse faible par défaut), tout en veillant à ce que le bouton « volant » soit allumé (il ne faut pas le réactiver à chaque fois, bien entendu). Ensuite, la magie opère.

Le « Distronic+ » (nom du régulateur de vitesse version 2.0), à l’aide des nombreux capteurs disséminés un peu partout sur la voiture, prend le contrôle entier de la voiture: accélération (pour rester à 30 km/h), freinage (pour garder une distance de sécurité minimale avec la voiture de devant) et volant (il bouge tout seul pour que la voiture reste sur sa bande).

capteurs

Comment ça marche ?

Toutes nos tentatives de « pilote automatique » ont été fructueuses, ce qui est plutôt logique vu que c’est une voiture de série…

Pour rouler toute seule, cette voiture blindée de nouvelles technologiques se fie à ses nombreux capteurs. On en aperçoit 4 dans le pare-brise, au niveau du rétroviseur. Un gros dans la calandre, sous l’étoile Mercedes. Et plusieurs (caméras et capteurs) en dessous des rétroviseurs latéraux.

Chacun remplit son rôle. Les rétros filment les lignes blanches présentes sur les voies rapides, afin de permettre à la voiture de contrôler le volant pour garder la bonne trajectoire.

Les multiples capteurs situés à l’avant analysent ce qu’il se passe devant vous. Ils font freiner la voiture (plus ou moins) en douceur s’il y a un véhicule devant vous qui est moins rapide. C’est également eux qui disent quand la voie est dégagée et quand votre voiture peut dès lors atteindre son rythme de croisière, soit la vitesse que vous avez fixée avec le régulateur de vitesse Distronic+.
Un pilote automatique exigeant

Pour que la voiture roule de manière entièrement autonome durant plus de 10 secondes, vous permettant par exemple de lire un email sur votre smartphone ou de vous détendre avec les sièges massant, votre vitesse ne doit pas dépasser les 30 km/h.

Au-delà de 30 km/h, pour des raisons sécuritaires et réglementaires, vous devez toucher le volant lorsque la grosse icône lumineuse vous le demande, sur le tableau de bord. Vous pouvez ensuite le relâcher, mais il faudra à nouveau le reprendre en main 10 secondes plus tard. La technologie perd un peu de son intérêt, dès lors.

Il y a une autre exigence pour que le volant bouge tout seul: la présence des lignes blanches au sol. En cas de travaux ou de bandes partiellement effacées, l’icône avec le volant vert devient grise. Ce qui n’empêche pas le freinage et l’accélération de rester automatiques, car eux se basent sur les « détecteurs d’obstacle » situés à l’avant de la voiture et dans le parebrise.

Enfin, sachez que le « pilotage automatique » à haute vitesse peut vous causer des frayeurs. La voiture tourne toujours légèrement, pour éviter les coups de volant. Du coup, elle semble parfois dévier un peu trop de sa trajectoire. Lors de notre test, la voiture s’est rapprochée un peu trop fort à notre goût d’un camion – et nous n’avons pas attendu de voir jusqu’où elle allait…

Donc vous l’aurez deviné: le volant qui bouge tout seul, c’est surtout utile pour les embouteillages.

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Elle sait aussi se garer toute seule

Au-delà du fait que cette voiture roule toute seule, ses nombreux capteurs la rendent vraiment plus intelligente que la moyenne.

Lors d’une marche arrière ou d’une manœuvre, une caméra arrière s’affiche sur le très grand écran du tableau de bord. Classique. Ce qui l’est moins, c’est la simulation d’une vue de haut qui s’affiche juste à côté, comme si une caméra vous filmait perpendiculairement à la route, à 3 mètres du sol. Cela est rendu possible grâce aux caméras placées sous les rétroviseurs latéraux. Vous voyez donc tout ce qui est autour de la route, et la distance qui vous sépare du mur, de la voiture, de la bordure, etc…

Cette très longue Classe S peut également se garer toute seule. Elle sait faire un créneau (cela existe depuis longtemps ailleurs), mais aussi se garer perpendiculairement à la route, comme pour trouver une place dans un parking de supermarché. Il suffit de rouler doucement avec son clignoteur, et lorsque l’espace est suffisant, la voiture vous propose de se garer à votre place. Il suffit d’appuyer légèrement sur l’accélérateur pour la lancer, et de changer les vitesses (D pour avancer ou R pour reculer) si la voiture doit s’y prendre à deux fois pour se placer correctement dans une place un peu exigüe.

Sachez également que cette voiture hybride, grâce à ces modes de conduite économes, répartit de manière optimale l’utilisation de sa batterie située dans le coffre pour alterner entre moteur essence et moteur électrique. Si vous entrez une destination, c’est encore mieux: elle va faire en sorte que l’autonomie électrique soit épuisée à l’arrivée, elle prendra alors plus ou moins souvent le relais. L’idée étant qu’à la maison ou au bureau, vous la branchiez à une prise pour recharger la batterie en quelques heures. Résultat: 3,7 litres/100 pour aller jusqu’à RTL House, à 40 km de notre domicile.

Conclusion

Après une semaine de test, et de nombreux passagers épatés (ou effrayés au début…) par le pilotage automatique de cette Mercedes Classe S, le verdict est sans appel: la voiture roule effectivement toute seule sur autoroute ou sur voie rapide (avec des lignes blanches correctes).

Elle accélère, freine et tourne elle-même, de telle sorte qu’elle restera sur sa bande de circulation, à la vitesse souhaitée, tout en gardant une distance raisonnable avec la voiture de devant.

A haute vitesse, le volant doit être tenu au moins une fois toutes les 10 secondes, ce qui rend le pilotage un peu moins automatique. La gestion du régulateur de vitesse, qui tient compte de la distance avec la voiture de devant, vous évite néanmoins de devoir freiner puis réenclencher lecruise control. Vous pouvez théoriquement traverser la Belgique sur autoroute sans toucher aux pédales !

Sous les 30 km/h, dans des embouteillages par exemple, ce pilotage automatique prend tout son sens. Il peut vous emmener sur des dizaines de kilomètres sans que vous ne deviez faire quoi que ce soit. Libre à vous de lire un livre ou de consulter votre smartphone sans crainte. Même si on doute que la police vous croie sur parole en cas de flagrant délit de téléphone au volant…

Google n’est donc pas le seul à essayer de faire rouler des voitures de manière autonome. Mercedes est déjà bien avancé dans le domaine, et surtout, il propose déjà cette option dans quelques modèles. La nouvelle Classe E aura d’ailleurs, elle aussi, toute une panoplie d’assistances à la conduite. On ne manquera pas de la tester dans quelques mois…

 

Huawei P8: quand le Made In China s’embourgeoise…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 6 juin 2015 09h53 | Ajouter un commentaire

Huawei P8. Derrière ce nouveau smartphone se cache une petite révolution: l’entrée d’un constructeur chinois dans la cour des smartphones haut-de-gamme, dont le prix forcément plus élevé (499€) reste en deçà de la concurrence. RTL info a essayé cet appareil qui prouve que le Made in China n’a plus à rougir, et a de solides arguments.

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Alors qu’une majeure partie de nos appareils électroniques est fabriquée en Chine – des smartphones aux frigos, en passant par les aspirateurs et les télévisions – le « Made In China » a toujours mauvaise presse.

Pourtant, les sociétés chinoises ont évolué ces dernières années. Et très rapidement. C’est via l’un des marchés les plus fleurissants de l’électronique qu’elles se sont fait connaître auprès du grand public européenne, et donc belge: le smartphone.

L’un des exemples les plus frappants est Huawei. Ce nom difficilement prononçable  cache une énorme multinationale fondée en 1988, qui a débuté avec la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs. Pour faire simple, il s’agissait d’antennes GSM.

Petit-à-petit, il a diversifié ses activités, se concentrant tout de même sur les télécoms: serveurs informatiques, modems et… smartphones.

« Bel ouvrage »

Comme d’autres entreprises chinoises (on pense à ZTE), Huawei, qui signifie « Bel ouvrage », a d’abord fabriqué des smartphones « sous marque blanche ». Des entreprises, souvent des opérateurs, y apposaient leur propre logo à l’arrière.

Cette pratique n’a plus tellement la cote, c’est pourquoi depuis quelques années, des marques chinoises ont fait leur apparition sur le marché des smartphones, en marque propre. En Belgique, Huawei a visiblement trouvé la bonne stratégie, car en deux ans, le fabricant est pris de grosses parts de marché.

Surtout considérée comme une marque « low cost » (car c’est dans ce segment qu’il vend beaucoup d’appareils) Huawei vise désormais plus haut, notamment avec le P8 qui vient de sortir, et qui est déjà sur le bureau de RTL info.

 

huawei006Dans la cour des grands

Les premiers smartphones Huawei que nous avons essayés il y a deux ans étaient faits de plastique bon marché et embarquaient une version d’Android très basique.

Le P8 est la preuve qu’il s’agit d’une histoire ancienne. Désormais, comme Samsung, LG, Sony ou HTC, Huawei se donne une identité propre en soignant le look, la qualité des photos et l’interface.

La configuration parle d’elle-même: boitier en aluminium de 6,4 mm d’épaisseur, écran Full HD de 5,2″, processeur 8 cœurs et 64 bits, 3GB de RAM, 16GB de stockage, appareil photo 13 MP à l’arrière, 8 MP à l’avant. Bref, on est dans le haut du panier.

Huawei ajoute également des petites fonctionnalités originales, bien que moyennement utiles: des gestes par forcément intuitifs en dehors de l’écran, des pressions avec l’articulation du doigt, une reconnaissance vocale en anglais pour retrouver le smartphone sous les couvertures, etc…

Pas de doute, le Chinois est entré dans la cour des grands. Ce n’est pas pour autant qu’il va les battre à la récré, mais au moins il y est.

 

huawei001Une finition haut-de-gamme (trop) proche de l’iPhone 6 ?

Ce qui nous a surtout frappé, et finalement ce qui prouve que Huawei veut aussi commercialiser (et augmenter ses marges avec) des « flagships » comme l’iPhone 6 d’Apple et le Galaxy S6 de Samsung, c’est la qualité de la finition et des matériaux utilisés.

Du métal et du verre: le P8 ressemble de loin aux deux icônes qu’on vient d’évoquer.

Certains diront qu’il ressemble même un peu trop à l’iPhone 6. C’est vrai que les grilles de haut-parleurs sur la tranche inférieure, et les bandes blanches dans le cerclage en métal et dans le dos, sont d’inspiration très californienne. Mais qui s’en plaindra, finalement ?

 

huawei003Conclusion

A 499€ (16 GB de stockage interne), le P8 de Huawei marque l’entrée du Chinois dans la cour des grands. C’est un sacré défi, car à la récré, il y a déjà Apple, Samsung, Sony, HTC et LG qui font les malins.

Le plus gros argument de Huawei, c’est son prix. Il est environ 200€ moins cher que les autres. Des économies ont du se faire quelque part, mais ce n’est pas au niveau de la finition et du design (écran sans bordure du plus bel effet), ni de la qualité des photos. Il fait pratiquement jeu égal sur ces aspects qui ont leur importance au moment de choisir un smartphone.

Là où on peut chipoter, c’est sur la puissance des puces embarquées (en retrait par rapport au Galaxy S6, notamment), de l’autonomie un peu décevante (il a perdu 30% de sa batterie durant une nuit, sans être utilisé une seule fois…), de la luminosité maximale inférieure aux autres cadors du secteur. Mais n’oublions pas que la facture est plus légère (200€ de moins).

Reste un « problème » qui ne se chiffre pas: l’image de marque de Huawei. Elle a bien évolué en deux ans, mais elle reste moins sexy que Samsung ou Apple, malgré des investissements colossaux en marketing et en sponsoring, notamment dans le monde du football. Et qu’on se le dise: le plus grand stand du dernier Mobile World Congress que nous avons visité, c’était celui de Huawei…

Le Chinois, qui s’embourgeoise, estime qu’une clientèle est prête à dépenser 499€ pour acheter un de ses smartphones. Même en Chine, un pays où émerge progressivement une classe moyenne.

L’avenir nous dira s’il avait raison, mais on a déjà une petite idée…

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LG G4: mais pourquoi est-il plus cher ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mai 2015 17h36 | Ajouter un commentaire

G4002Il y a quelques semaines, on vous évoquait la sortie du LG G4, dernier porte-drapeau du constructeur coréen qui s’est fait une excellente réputation dans le monde des smartphones depuis deux ans.

La seule véritable originalité de l’appareil était d’être équipé d’un dos en cuir. En réalité, il s’agit simplement d’une coque interchangeable, qui sera livrée d’office pour 50€ de plus.

Le G4 que nous avons essayé durant deux semaines est donc un modèle standard, à 649€, avec un dos en plastique qui a la particularité d’être légèrement alvéolé. Une coque esthétiquement très réussie, mais qui ne donne pas à l’appareil la finition haut-de-gamme qu’on est en droit d’attendre d’un smartphone à ce prix-là.

Car les HTC One M9 (749€), Samsung Galaxy S6 (699€) et iPhone 6 (699€) sont pratiquement au même niveau de prix. Et la présence de métal et/ou de verre sur ces appareils leur donne une allure indéniablement plus robuste et « haut-de-gamme ».

Quel écran…

Le LG G4 a cependant de nombreux arguments qui peuvent attirer une certaine clientèle, à commencer par un écran à couper le souffle. Ses 5,5 pouces (l’équivalent de l’iPhone 6 Plus, le grand) affichent 2560 x 1440 pixels, ce qui donne un nombre très élevé de « pixels par pouce » (534). En gros, l’œil humain est incapable d’apercevoir le moindre petit carré: les contours des courbes sont tellement lisses qu’on peine à croire qu’il s’agisse d’un écran…

Le principal avantage de cette abondance de pixels et de la taille importante de l’écran, c’est l’affichage (parfait) des icônes (5 par rangées horizontales) et des widgets, des photos, des vidéos, des jeux, etc… C’est clairement une bête de course.

G4008De très belles photos

L’appareil photo est l’autre point fort de ce G4. Un mode manuel permet de prendre des photos comme les pros, tandis que le mode automatique utilise à merveille les 16 MP du capteur arrière ou les 8 MP du capteur avant (vive les selfies).

C’est aussi l’un des premiers smartphones à permettre d’enregistrer les images en format RAW. Ces photos ne reçoivent aucun traitement, elles sont brutes en provenance du capteur d’image. Cela permet par exemple de modifier la balance des blancs après coup, avec un logiciel de retouche spécialisé. Un mode qui plaira aux amateurs avertis, mais la majorité des utilisateurs s’en moquera…

Conclusion

Un smartphone à 649€, ça doit en jeter plein la vue, et pas uniquement quand on allume l’écran. Le premier reproche que l’on fera à LG, c’est un design trop passe-partout (à moins d’avoir opté pour la version cuir à 699€), là où son aîné, le G3, avait fière allure malgré l’absence de métal dans son châssis. La face avant de ce LG ne se distingue pas assez des smartphones milieu de gamme.

Or, la concurrence dans le milieu de gamme, justement, est devenue féroce, le public ayant bien compris qu’à 200€, on pouvait déjà trouver un bon smartphone…

Pour le reste, au niveau de la puissance et de la qualité de l’interface que LG ajoute à Android 5.1, on est clairement dans du très bon. Le Coréen a un style sobre et élégant, tout en restant efficace et pratique.

Si seulement il avait gardé un prix plus en retrait de Samsung (il n’y a que 50€ de différence avec le Galaxy S6), ou s’il avait embarqué un capteur d’empreinte digitale (pratique pour déverrouiller un S6 ou un iPhone), voire la recharge rapide ou sans fil…

On se consolera avec une batterie de 3000 mAh amovible (mais qui va en acheter une nouvelle dans un an ?), qui permet d’ajouter une carte microSD, ce que Samsung a abandonné…