Mobilité

HTC sur la bonne voie: son U12+ n’a qu’un seul défaut, il aime trop les traces de doigts

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 août 2018 08h11 | Ajouter un commentaire
HTC sur la bonne voie: son U12+ n'a qu'un seul défaut, il aime trop les traces de doigts
Cher mais réussi: c’est ce qu’on peut conclure du dernier ‘flagship’ du constructeur taïwanais. Pas de quoi inquiéter les ténors du marché Android que sont Samsung et Huawei, mais HTC a désormais de bons arguments, surtout au niveau de la photo, pour communiquer davantage en Belgique. Encore faut-il qu’il le fasse…

On l’a suffisamment dit: l’histoire de HTC est un peu triste. Le constructeur taïwanais, qui a permis à Android d’exister durant ses premières années face à l’iPhone, a connu ce que connaissent tous les leaders: une position dominante que l’on croit acquise, de grandes difficultés à s’adapter aux changements très rapides du marché.

Il faut dire que l’armada chinoise, Huawei en tête, a fait chuter les prix en envahissant l’Europe. Seul Apple et Samsung ont survécu et gagnent de l’argent. Tous les autres essaient mais doivent faire d’énormes efforts de communication et de marketing pour atteindre des parts de marché qui ne leur permettent pas de repasser dans le vert.

HTC est l’une des victimes, mais Sony, LG, Motorola, Wiko ou Alcatel mènent le même combat. Pourtant, ses marques font généralement du bon boulot.

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Une recette enfin aboutie pour le U12+: cher mais réussi

Si les modèles haut-de-gamme précédents souffraient tous d’un petit défaut les empêchant, à nos yeux, de faire vraiment concurrence aux ténors, ce n’est plus le cas du U12+ de HTC, sorti il y a quelques semaines. Le smartphone nous a convaincus après deux semaines d’utilisation, surtout au niveau de la finition et des photos. Le constructeur taïwanais semble sur la bonne voie, même s’il a un sacré travail de marketing qui l’attend en Belgique pour convaincre les clients de lui refaire confiance…

Comme tous les flagships taïwanais, le U12+ est cher: 799€. La fiche technique est à l’avenant: écran très haute définition (2880 x 1440 pixels), puce Snapdragon 845 à la puissance illimitée, 6 GB de RAM, appareil photo à double capteur performant, étanchéité totale. On tique un peu tout de même sur les 64 GB de stockage interne (on attend plutôt 128 à ce prix-là) et sur l’écran qui n’est pas OLED mais Super LCD (c’est un détail, car il est globalement réussi).

Fidèle à sa tradition, la finition est irréprochable chez HTC. La sensation de solidité est omniprésente. Le look suit les tendances du moment, avec une face arrière en verre brillant qui en jette, mais qui est un aspirateur à traces (doigts, poussières, etc). On l’a déjà constaté sur d’autres modèles 2017 et 2018, mais le U12+ est encore pire. Vivement que la mode change. Il y a heureusement un ‘châssis’ en métal qui apporte une excellente rigidité.

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Des traces de doigts dès la première manipulation…

Deux particularités matérielles

HTC a deux particularités matérielles pour se démarquer. Tout d’abord la fonction ‘Edge Sense’, qui a gagné des fonctions supplémentaires. A la base, elle servait à lancer une application maison (appareil photo, par exemple) même quand l’appareil est verrouillé, en serrant les bords. Désormais, elle peut servir à l’intérieur de certaines applications: répéter une alarme, basculer entre appareil photo frontal et principal, etc. C’est encore en beta, mais il y a du potentiel si les développeurs d’applications tierces s’y mettent.

L’autre spécificité du U12+, c’est que ses boutons physiques ne le sont pas vraiment. Volume plus ou moins, verrouillage: ce sont des boutons qui ressortent légèrement, mais qui ne s’enfoncent pas. On imagine qu’à la clé, il y a un petit gain de place à l’intérieur. Mais il n’y a aucun avantage pour l’utilisateur, plus perturbé qu’autre chose même après deux semaines d’utilisation. C’est surtout le réglage du volume qui est inutilement compliqué: difficile de savoir à quel point il faut appuyer, et durant combien de temps…

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D’étranges boutons « tactiles »

Un appareil photo au top

HTC confirme chaque année sa capacité à intégrer intelligemment des capteurs photos de grande qualité. La preuve: le U12+ s’en sort très bien, même quand les conditions de luminosité ne sont pas terribles. C’est généralement le signe que l’appareil photo va réussir la plupart de ses clichés, et c’est finalement tout ce qu’on lui demande. La présence de deux capteurs permet de jouer sur la profondeur de champs, ce qui est devenu pratiquement la norme cette année.

Sur la face avant, on a droit à deux capteurs aussi. Vos selfies seront plus nets, et dans l’écrasante majorité des cas, ils seront très réussis, comme s’il s’agissait d’une photo ‘normale’.

Bref, la partie photo est pratiquement aussi bonne que sur le Huawei P20 Pro, le champion 2018 du smartphone.

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Même à l’avant, il y a deux capteurs photos performants

Au niveau logiciel: un peu encombrant

HTC fait partie de ces fabricants qui ajoutent de nombreuses fonctionnalités et applications maison au-dessus d’Android. Il ne le fait pas au point de Samsung, champion toute catégorie, mais l’idée est de fidéliser (enfermer?) le client pour l’inciter à acheter à chaque fois un HTC: que ce soit pour la sauvegarde de données, l’agenda, les contacts, le clavier… tout est ‘HTC’. Certains constructeurs, et on les remercie, font confiance à Google: tout est alors transposable d’une marque à l’autre très simplement.

Au-delà de ça, il y a deux autres fonctions installées d’office et qui demandent un tas d’autorisations. Blinkfeed, depuis quelques années, est un écran sur la gauche des écrans d’accueil, qui rassemble un tas d’infos en provenance de votre appareil HTC, de vos réseaux sociaux, de fils d’actualités personnalisables comme News Republic (qui contient des pubs), etc. On imagine que certaines personnes apprécient encore ce genre d’agrégateurs de contenus très diversifiés, mais personnellement, on s’en passerait très volontiers. Il n’est pas obligatoire, ceci dit, et on peut supprimer cet écran.htc006

HTC a également mis au point depuis l’an dernier un genre d’assistant personnel, baptisé ‘Sense Companion’. Pas très bien traduit en français, il a cependant l’ambition de vous donner des petites infos personnalisées tout au long de la journée: trafic pour se rendre au travail le matin, activité physique, rendez-vous prévus, etc. Il fournit également un tas de recommandations pour des restaurants, des activités à faire durant le w-e prochain. Un peu trop ambitieux pour être utile, c’est surtout un aspirateur à données personnelles, et on ne sait pas vraiment où elles vont (il y a forcément des sites/partenaires tiers qui en ont besoin pour fournir des infos…). Uniquement pour les fans de HTC qui comptent rester fidèle à la marque à vie, et qui ont envie de le laisser tout savoir…htc007

On comprend que dans le monde très concurrencé des smartphones, il est logique d’essayer de se démarquer en proposant des fonctionnalités inédites. Mais souvent, c’est beaucoup d’efforts pour rien: qui utilise réellement ces options ? Si on devait caricaturer: la majorité des gens utilisent l’appareil photo, les applis de chaque réseau social séparément, Netflix et Spotify pour du contenu, quelques jeux vidéo pour s’amuser et d’autres applications utiles (banque, transport, etc). Le reste est superflu et/ou encombrant.






Samsung sort enfin un smartphone avec un bon rapport qualité/prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juillet 2018 10h32 | Ajouter un commentaire

Vous cherchez un smartphone Samsung pas trop cher? Le Galaxy A6+ est le meilleur rapport qualité-prix de la marque, nous l'avons testé (PHOTOS)

J’ai déjà répété plusieurs fois que les smartphones de Samsung étaient devenus un peu chers pour ce qu’ils étaient. Le géant sud-coréen vient de me prouver le contraire: pressé par une concurrence chinoise qui ne cesse faire baisser les prix, Samsung a sorti un Galaxy A6+ disponible dans certaines grandes enseignes belges pour 322€ actuellement. Un des meilleurs rapports qualité-prix de cet été.

2018 est une année assez délicate pour Samsung, au niveau de la téléphonie mobile. Certes, les chiffres sont bons et le géant sud-coréen reste en tête en Belgique et sur d’autres marchés importants. Mais à trop tutoyer les sommets, Samsung se repose-t-il sur ses lauriers ?

C’est l’avis de certains analystes, qui lui reprochent un manque d’audace alors que la concurrence chinoise ne se contente plus de copier, mais innove (regardez le P20 Pro de Huawei). Ce qui pousse d’autres à estimer que les prix en hausse continuelle des fleurons de la gamme (Note 8, S9) sont difficiles à justifier tandis que ceux-ci, à l’instar des iPhone d’Apple, ne sont que des mises-à-jour des modèles précédents.

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La qualité Samsung à 322€

Réaction de Samsung: un renouvellement intelligent du milieu de gamme. Le A6+ est arrivé à la rédaction de RTL info et nous l’avons testé. On le trouve à 322€ chez Vandenborre, l’enseigne s’alignant généralement sur le prix le plus bas des magasins belges.

La première réaction en manipulant l’A6+, c’est la qualité de la finition. Ceux qui n’apprécient pas trop la tendance actuelle au verre brillant et salissant se réjouiront de constater que l’A6+ est en métal poli, avec un tracé d’antenne original à l’arrière, qui lui donnerait presque un look « rétro ». L’assemblage est très bon, la prise en main aussi, grâce aux arrêtes arrondies.

Étonnamment vu le prix, l’A6+ arbore un grand écran 6″ AMOLED, dont seul Samsung a le secret: des noirs profonds, des couleurs riches. Il est au format 18.5:9 avec angles arrondis et affiche 2220 x 1080 pixels.

Notons également qu’au niveau du logiciel, le coréen ne zappe plus une version pour son milieu de gamme. Le A6+, sorti après le S9, tourne sous Android 8.0, la (presque) dernière version de l’OS de Google. Ce dernier est largement retravaillé pour intégrer la version 9.0 de Samsung Experience, l’imposante surcouche logicielle qui est certes encombrante par moment (l’assistant Bixby n’est jamais loin), mais qui est graphiquement intéressante et qui assure une continuité pour les fans de la marque.

Même la partie photo est de très bonne facture au regard du prix. A l’arrière, il y a deux capteurs: le principal est un 16 MP à ouverture f/1.7 tandis que le second est de 5 MP mais n’est utilisé que pour trouver la profondeur de champ dans le mode portrait (et permettre donc un ‘flou’ artistique en arrière-plan). Les photos de jour sont très bonnes: c’est dans la pénombre que l’appareil montre ses limites. Le capteur frontal de 24 MP fait quant à lui des miracles: les selfies affichent bien les détails et ne sont jamais flous.

Quant à la batterie de 3.500 mAh, elle est bien optimisée et permet de passer une très grosse journée sans problème.

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Des petits défauts vite oubliés

Vendu initialement à 369€ (un peu avant l’été), l’A6+ a rapidement baissé son prix. Il est pour l’instant à 322€ en Belgique, mais il s’agit peut-être d’un prix promotionnel temporaire. Quoi qu’il en soit, vu toutes les qualités qu’on lui a trouvées, on ne peut qu’accepter quelques petits défauts.

Le premier ne se voit pas vraiment: la puce principale est une Snapdragon 450 (couplée à 3 GB de RAM), soit une configuration pas très puissante. Pour toutes les tâches quotidiennes (réseaux sociaux, internet, etc), ça ne posera aucun problème. On a même essayé un éditeur vidéo performant (Quik) et tout s’est très bien passé durant le montage. En revanche, pour certains jeux vidéo très gourmands, il faudra se contenter de graphismes de qualité moyenne. Rien de bien grave, donc, pour la plupart des utilisateurs.

L’autre petit défaut est plus gênant (et étonnant): l’A6+ est équipé d’un vieux port microUSB. Il n’est pas réversible, le débit du transfert de données est moindre, et il ne permet pas la charge rapide:

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Enfin, notons que la mémoire interne n’est que de 32 GB (22 GB effectivement disponibles), ce qui n’est pas énorme. On peut insérer une carte microSD, heureusement.

Bref, notre conclusion est sans appel: l’A6+ coûte plus de 2X moins cher que le S9 (environ 729€ désormais) voire le Note8 (environ 799€), mais il n’est clairement pas 2X moins bon. Si vous avez l’habitude d’acheter des Samsung, n’hésitez pas, vous en aurez clairement pour votre argent.









Le G7 de LG, premier smartphone équipé d’un bouton Google Assistant (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mai 2018 06h21 | Ajouter un commentaire

Le géant sud-coréen de l’électronique a rassemblé la presse du Benelux à Amsterdam cette semaine pour présenter le G7 ThinQ, nouveau flagship censé pousser la marque sur le marché très délicat de la téléphonie mobile. Mission compliquée en vue, même si un partenaire de marque comme Google s’est immiscé dans la partie…

De l’aveu même d’un responsable LG pour le Benelux, la situation du géant sud-coréen en Europe au niveau du mobile est « difficile« . Alors qu’aux Etats-Unis la marque serait en deuxième position (en valeur) derrière Apple et qu’en Asie, elle performe bien dans certains grands pays, la Belgique ne se passionne pas pour les smartphones de la marque. LG entre et sort du Top 5 régulièrement, se disputant une place honorifique (à défaut d’être lucrative) avec des acteurs comme Sony ou HTC.

Soyons clair: LG perd de l’argent sur le marché de la téléphonie mobile en Europe (il en gagne par ailleurs beaucoup avec ses téléviseurs et autres appareils électroménagers). Pour autant, il ne peut pas vraiment abandonner le smartphone: c’est une vitrine technologique, une présence plus sexy commercialement parlant qu’un lave-linge, et c’est indispensable pour tous les géants de l’électronique. Qui plus est, LG doit continuer à sortir des modèles haut-de-gamme, des flagships, au moins une fois par an. Même s’il ne vendra qu’une poignée de ces téléphones dépassant les 800€. A nouveau, c’est une question d’image.

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LG G7 ThinQ: un flagship prudent

Présenté le 2 mai à New-York, le dernier flagship de LG est le G7 ThinQ. Pourquoi pas simplement G7 ? « ThinQ est notre nouvelle plateforme pour tous nos appareils connectés ou intelligents« , nous a expliqué Jeroen Peeters, responsable LG, à Amsterdam, où la presse du Benelux découvrait l’appareil. Du marketing, donc, pour promouvoir un énième protocole de communication entre appareils d’une même marque, une énième application pour la ‘maison intelligente’. Il y a quatre ans, lors de notre visite des usines de LG à Séoul, on parlait de la norme ‘homechat’ pour une cuisine du futur communicante.

Vendu 849 euros en Belgique à partir de la mi-juin, le G7 succède au G6, ou plutôt au V30, sorti en automne dernier et que nous avons essayé il y a quelques mois. La stratégie de la gamme n’est pas très claire: que ce soit au niveau du prix, de la catégorie et du design, il n’y a pas de distinction entre les séries V et G.

A ce prix-là, le G7 présente une fiche technique haut-de-gamme, sans être exceptionnelle au niveau de la mémoire (4 GB RAM, 64 GB stockage) et de la batterie (3.000 mAh): Snapdragon 845, écran 6,1″ LCD QHD+ (3120 x 1440 pixels) qui occupe une grosse partie de la face avant avec un format élargi 19,5:9, double capteur photo à l’arrière de 16 MP (un normal et un grand angle), Android 8.0.

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Le ‘notch’ peut être transparent (gauche), coloré (droite) ou simplement noir

L’écran, comme souvent chez LG, est de bonne qualité. La luminosité maximale peut atteindre les 1,000-nit si vous êtes dehors en plein soleil, de quoi assurer une lisibilité optimale en toutes circonstances. Pas d’OLED, hélas, ce qui est étonnant alors que la société sœur LG Displays est le roi de l’OLED, une technologie à la demande exponentielle. Le G7 doit donc se contenter du LCD. Ça se ressent principalement quand vous regardez une série ou un film: les noirs sont « éclairés » et donc un peu gris.

Au niveau du design, LG est resté très prudent. On reste dans la lignée des G6 et V30, avec un écran certes un peu plus grand. La finition est bonne mais on aurait aimé une petite prise de risque pour se démarquer de la concurrence. Faces avant et arrière sont en verre brillant comme d’innombrables constructeurs, et de couleur noir, grise ou bleue.

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Un privilégié de Google Assistant, vraiment ?

Bref, il y a tout ce qu’il faut pour une expérience Android de premier ordre. Mais vu la concurrence dans le haut-de-gamme, il faut se démarquer. Anecdotique: le G7 prétend rendre inutile la petite enceinte Bluetooth grâce à son Boombox Speaker. C’est un mini haut-parleur intégré qui vibre en effet très fort dans le dos: si on le dépose sur une surface massive, l’effet de basse est effectivement augmenté. Encore mieux si vous le déposez sur une caisse de résonnance, comme une guitare, par exemple. Amusant et plutôt efficace.

Et pratique, aussi, pour parler avec Google Assistant: même à 5 mètres du smartphone, on peut le réveiller avec la phrase ‘Ok, Google’ et communiquer avec l’assistant vocal disponible en français « même s’il y a un bruit de fond comme un aspirateur« , d’après LG. Si celui-ci vous répond, vous serez à même le comprendre, même avec un bruit de fonds, grâce à la puissance du petit haut-parleur intégré. On pourrait presque se passer du Google Home ou de toute autre enceinte compatible avec l’assistant de Google.

On en vient à ce point délicat de la collaboration entre Google et LG. Partenaires dans le passé via la conception des Nexus (des smartphones avec une version pure d’Android), les deux acteurs ont semble-t-il voulu construire un lien privilégié entre Google Assistant et le LG G7 ThinQ.

A quel niveau ? C’est assez difficile à comprendre. Il y a bien un bouton supplémentaire sur la tranche (voir photo ci-dessus) qui par défaut lance Google Assistant, mais c’est symbolique: sur les autres smartphones compatibles (ils sont de plus en plus nombreux), il suffit de laisser son doigt appuyé sur le bouton d’accueil ou d’effectuer un petit geste pour parler à l’assistant.

On a appris à Amsterdam qu’il y aurait bientôt des « fonctions exclusives, inédites » pour l’utilisation du Google Assistant sur le G7. Mais on n’en saura pas plus avant la fin de l’année…

Il y a tout de même déjà quelque chose, même s’il faut attendre une mise-à-jour pour le tester: Google Assistant à accès à la partie hardware du G7: il peut en modifier les paramètres, lancer la caméra, le mettre en mode silencieux, etc. A voir dans la pratique si ça peut nous faire gagner du temps.

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De l’AI parce qu’il le faut bien

En automne 2017, Huawei, qui a l’avantage de fabriquer ses propres puces, sortait un Kirin 970 dont une partie de la puissance de calcul est dédiée à l’intelligence artificielle. Elle équipe les Mate 10 Pro et les P20, sur lesquels son intérêt le plus spectaculaire est la reconnaissance de scène. Une plage, un chien, de la nourriture ou un portrait: l’appareil photo adapte ses réglages en un clin d’œil pour prendre le meilleur cliché possible.

C’est exactement ce que nous a montré LG lors de sa petite conférence de presse. Et dans la pratique, le G7 est effectivement capable de reconnaître la scène, mais un peu moins bien que son rival chinois. La faute, sans doute, à l’utilisation d’une « simple » (mais très puissante) puce Snapdragon 845. L’AI Cam est une option, elle n’est pas activée par défaut. Nous l’avons activée et en pointant vers un bureau sur lequel reposait une canette et d’autres petits objets, l’AI a fait apparaître des suppositions improbables: jambon, chou-fleur, groupe de personnes, parking, rivière (voir ci-dessus). Ce n’est donc pas tout-à-fait au point et on se demande quels réglages il applique à quel moment…

Les photos sont cependant très réussies dans l’ensemble, et l’option grand angle reste pratique dans de nombreuses circonstances, dès qu’on se trouve en plan rapproché.

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Conclusion

Le LG G7 est sans conteste un bon appareil haut-de-gamme, du ‘made in Korea’ qui a un prix, hélas (849€). Performant, il vous procurera une expérience Android de premier plan. La partie matérielle est maîtrisée, comme toujours avec LG, mais au niveau du logiciel, on sent quelques approximations, quelques fonctionnalités ajoutées en fin de développement pour ne pas passer à côté des grandes tendances (l’appareil photo dit ‘AI’ pour intelligence artificielle est de la poudre aux yeux). Le grand public ne s’en rendra pas compte, mais l’observateur que je suis ne peut s’empêcher de doucement sourire…

A 849€ prix de lancement, on est au niveau du Galaxy S9 et pas loin du Huawei P20 Pro, et 40€ plus cher que le petit iPhone 8 de 4,7″. Il faut donc se démarquer pour exister, et le Boombox Speaker qui fait du bruit ne suffira pas.

Il y a donc le partenariat avec Google Assistant, que l’on retrouve déjà sur la boite du G7. Quand on déballe et qu’on allume, hélas, on déchante un peu. L’assistant vocal et intelligent a bien droit à un bouton physique dédié sur la tranche, comme le très critiqué Bixby sur les Galaxy S et Note, mais c’est anecdotique. Il aurait un accès inédit aux réglages du smartphone, mais de ce qu’on a pu essayer, l’assistant de Google peut aussi activer le mode silencieux ou la lampe-torche sur un Huawei P20.

On nous a promis des fonctions ‘Google Assistant’ plus percutantes et inédites pour la fin de l’année. En attendant, il s’agit davantage d’un partenariat marketing, l’un servant à promouvoir l’autre. Pas de quoi décupler l’intérêt du G7, donc…

En parlant de marketing, LG va réinvestir en Belgique. Après la coupe du monde de foot où les TV seront au centre de tout, le G7 aura droit à des partenariats avec tous les opérateurs, et à des campagnes publicitaires. Un investissement indispensable pour le Coréen: certains ont oublié qu’il vendait encore des smartphones…

Sony aurait-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 7 mai 2018 13h05 | Ajouter un commentaire
Sony a-t-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ? On a testé les XZ2 et XZ2 Compact (photos)

Les deux smartphones présentés par Sony au dernier Mobile World Congress de Barcelone ont atterri à la rédaction de RTL info. Et c’est la bonne surprise: le célèbre constructeur japonais a gommé les défauts de ses téléphones (design, photographie), qui peuvent enfin affronter sans honte la concurrence…

Cela fait des années que Sony accepte de nous prêter des smartphones pour qu’on les teste et donne un avis aussi neutre et objectif que possible, nous qui essayons ces petits appareils devenus incontournables depuis près de 10 ans.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur japonais est persévérant. Car nos conclusions ont souvent été négatives. Sony est une belle marque, qui sort des appareils soignés et très bien finis depuis longtemps, mais qui a toujours un train de retard au niveau des smartphones, un marché atypique où tout bouge très vite.

En tant que marque historiquement premium n’ayant rien à prouver au niveau de l’innovation et de la qualité de fabrication, Sony n’a jamais été pressé de suivre les grandes tendances, essayant d’imposer la sienne, au niveau du design et d’une interface enrichie de tous les services que le conglomérat japonais comprend (cinéma, sport, photographie, partenariat, etc). Cette stratégie est payante pour la PlayStation, pas pour la téléphonie mobile.

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Le grand XZ2 (en noir brillant) et le petit XZ2 Compact (en gris mat)

XZ2 et XZ2 Compact: enfin un design moderne !

Les Xperia XZ2 (799€) et XZ2 Compact (599€) aperçus à Barcelone nous avaient laissé une bonne impression. Elle a été confirmée par le test de ces deux smartphones haut-de-gamme.

Premier constat: Sony a enfin changé de design. Après des années de bords anguleux qui les rendaient reconnaissables mais pas forcément confortables ni modernes, les Xperia s’arrondissent sur les côtés et dans le dos, améliorant considérablement la prise en main.

Contrairement au XZ1 testé il y a quelques mois seulement, le XZ2 augmente enfin la surface occupée par l’écran. Exit les bords d’un centimètre en haut et en bas. L’écran du XZ2 occupe 77% de la face avant (74% pour la version Compact). Ce n’est pas aussi bien que les meilleurs modèles de Samsung (84%) ou Huawei (80%), mais l’effort est à saluer et donne enfin un look moderne à Sony.

Notez que le format passe au 18:9, qui devient petit-à-petit la norme.

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Le format 18:9, la norme

Performance au rendez-vous

Les deux smartphones ont une fiche technique similaire (à part la taille et la batterie): écran IPS Full HD+ (2160 x 1080 pixels) d’excellente facture, puce Snapdragon 845 (la plus performante à l’heure actuelle), 64 GB de stockage interne (+ port microSD), 4 GB de mémoire vive, un seul capteur photo à l’arrière (19 MP), étanchéité IP68, Android 8.0, capteur d’empreinte dans le dos. Une fiche technique résolument haut-de-gamme: le P20 Pro de Huawei embarque 128 GB de stockage et 6 GB de RAM, mais a été lancé à 899€, soit 100€ de plus. A 599€, la version Comapct du XZ2 offre finalement le meilleur rapport qualité/prix, si les petits écrans (5 pouces) ne vous dérangent pas.

Les performances sont au rendez-vous, que ce soit au niveau de la fluidité du Snapdragon 845, ou des photos, un domaine qui faisait défaut à Sony depuis le début. Le capteur 19MP est enfin bien exploité, sur les deux modèles, et rivalise presque avec le Galaxy S9 de Samsung, qui occupe la même gamme de prix. Détails, luminosité, rapidité: même quand il fait plus sombre, les clichés sont le plus souvent très réussis. On peut filmer en 4K HDR, ce qui est une première pour un smartphone, mais l’intérêt est limité: pour profiter de cette qualité, il faudra un autre écran que celui du smartphone (qui est Full HD, rappelons-le), et le XZ2 ne tient pas toujours la cadence, on aperçoit parfois des petites saccades. Le mode Full HD à 60 images par seconde est suffisant et excellent, avec un bon suivi du sujet principal.

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La bonne affaire, c’est le XZ2 Compact, une « petite » bombe…

Conclusion: le XZ2 Compact, un maître-achat

Le Xperia XZ2, à 799€ prix de départ, se frotte à une concurrence acharnée et nommée Galaxy S9 de Samsung, Mate 10 Pro de Huawei, iPhone 8 d’Apple. Il a certes gommé son retard au niveau du design, mais il reste relativement classique face à des acteurs qui s’imposent depuis quelques années sur le podium des plus gros vendeurs dans le monde (et en Belgique). Son petit plus à part le fait de filmer en 4K HDR ? Il vibre avec le son lorsque vous regardez une vidéo ou écoutez de la musique. C’est plutôt sympa pour les séries ou les films, d’autant que le son est stéréo (il y a deux petits haut-parleurs, en haut et dans le bas des XZ2: pour un épisode dans le bain, c’est nickel). Est-ce suffisant pour battre Samsung et Huawei ? Pas certain, d’autant que le S9, le Mate 10 Pro ou le P20 sont sortis il y a quelques temps et que leur prix va bientôt baisser.

En réalité, le joli coup de Sony, c’est le Xperia XZ2 Compact. A 599€, il faut le considérer comme un gros concentré de technologique miniaturisé, plutôt que comme un petit smartphone. D’autant plus qu’à part une batterie moins imposante (et le fait de vibrer avec la musique…), il est identique à son grand frère en tous points. On lui préfère de plus son dos à la finition mate et non brillante comme son grand frère, ce qui évite les traces de doigts. Le XZ2 Compact est, avec l’iPhone SE dont on annonce une nouvelle édition, le dernier smartphone de taille modeste à être équipé des technologies les plus performantes.

On ne reprochera qu’une seule chose à ces deux smartphones: le positionnement du capteur d’empreinte digitale, pratiquement au milieu du dos de l’appareil pour le XZ2. Votre index ne tombera jamais dessus naturellement. Notez également que le XZ2 Compact fait un peu « petit gros », car il est arrondi à l’arrière tout en étant de taille raisonnable :gros

Galerie photos – XZ2









Galerie photos XZ2 Compact :











MATCH au sommet: Huawei P20 Pro vs. Samsung Galaxy S9 (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 5 avril 2018 08h20 | Ajouter un commentaire

On a réuni les deux meilleurs smartphones Android de l'année: le Huawei P20 Pro dépasse-t-il vraiment le Samsung Galaxy S9+ ? (vidéo)

Pour la première fois, le constructeur chinois Huawei, pointure mondiale au niveau des télécoms, rivalise avec Samsung, le plus populaire des fabricants de smartphones (et de TV, de tablette, etc…). Au point de le dépasser ? Réponse dans le duel au sommet que j’ai réussi à réaliser…

A moins d’une énorme surprise, les deux meilleurs smartphones Android de la première partie de l’année 2018 (les plus chers, aussi) sont le Galaxy S9 de Samsung et le Huawei P20. Le premier a été présenté au Mobile World Congress en février, le second en mars lors d’un évènement dédié à Paris.

RTL info a réunir les deux ‘flagship’ Android les plus populaires pour un match exclusif entre deux grand concurrents au niveau mondial: le P20 Pro (899€) et le Galaxy S9+ (949€). Sachez par ailleurs que Samsung se dispute la place de vendeur de smartphone N.1 en Belgique avec Apple, tandis que Huawei grappille chaque année des parts de marché, et les suit désormais d’assez près sur le podium.

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Le P20 Pro d’Huawei, vraiment au-dessus du S9+ de Samsung ?

DESIGN: AVANTAGE SAMSUNG

Il est toujours délicat de dire si un smartphone est plus beau qu’un autre. C’est avant tout une affaire de goût, et de couleur. La ‘jeune’ marque Huawei n’est pas encore assez mature pour imposer et suivre un design qui lui est propre. Chaque année, elle revoit donc sa copie. Les P20 ont adopté le design ‘notch’ (encoche) sur la face avant, augmentant la surface utile de l’écran. On adore ou on déteste. Personnellement, je pense que c’est pratique pour placer des icônes de notification en dehors de la zone principale, et que ça donne un côté très moderne qui rappelle forcément l’iPhone X, le premier à oser arborer le ‘notch’. De son côté, Samsung a été très (très) prudent dans son design. A part quelques millimètres de surface d’écran supplémentaire sur l’avant, et un capteur d’empreinte mieux situé à l’arrière, le design du S9 ressemble de près comme de loin à celui du S8. Samsung, comme Apple, a l’avantage d’avoir déjà une image de marque très forte dans le monde, et peut se permettre de conserver un design et de l’étaler sur l’entièreté de sa gamme. Au final, difficile de les départager. Ils sont d’ailleurs tous les deux en verres des deux côtés, et ont des couleurs sympathiques (bleu, lila, etc). Samsung garde sans doute un léger avantage avec son écran courbé sur les côtés, qui fait toujours son petit effet, et une finition légèrement plus maîtrisée (depuis le temps…).

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Design connu et finition irréprochable chez Samsung

FICHE TECHNIQUE: AVANTAGE HUAWEI

Sans surprise, on est dans le très haut-de-gamme et en termes de puissance brute, les deux smartphones se valent, même s’ils utilisent des puces différentes, fabriquées en interne par ailleurs (chacun a sa filiale). L’étanchéité est de mise de part et d’autre. Le bel écran AMOLED de Samsung a plus de pixels (2960 x 1440 contre 2240 x 1080) que l’OLED de Huawei, et affiche donc plus d’infos à l’écran, mais il faut les mettre côte à côte pour s’en apercevoir. La différence principale se situe finalement au niveau du stockage interne (128GB sur le P20, 64GB mais avec un slot microSD sur le S9) et des capteurs photos: il y en a 3 à l’arrière sur le P20 Pro et 2 sur le S9+ (un seul sur le S9 standard). La batterie est également plus imposante chez Huawei: 4.000 mAh, de quoi tenir deux jours en utilisation moyenne, une grosse journée en utilisation constante. Samsung se contente d’une batterie de 3.500 mAh, et la différence se ressent rapidement.  Le capteur d’empreinte de Samsung, même s’il est mieux situé que l’an dernier, est difficile à trouver, car juste en-dessous des lentilles que l’on salira à chaque coup. Celui de Huawei est dans le bas de la face avant et demande une fameuse torsion du pouce. Donc on optera pour les déverrouillages avec reconnaissance faciale. Et à ce petit jeu, le P20 est à nouveau le grand gagnant: il se déverrouille dès que vous prenez l’appareil en main et l’amener en direction du visage (ou dès que vous appuyez sur le bouton de déverrouillage/allumage). Samsung, lui, affiche d’abord inutilement l’écran de déverrouillage, et perd quelques millisecondes dans la procédure. Le Coréen est peut-être plus sécurisé avec la possibilité de scanner l’iris plutôt que de reconnaître le visage, mais c’est encore plus long… Donc au niveau de la fiche technique, il n’y a pas photo, c’est Huawei qui s’impose. Alors qu’il coûte 50€ de moins.

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L’assitant Bixby de Samsung est partout, mais il est lourd, et ne comprend pas le français

INTERFACE: AVANTAGE HUAWEI

Présent depuis très longtemps sur le marché du smartphone, Samsung a ajouté des couches et des couches d’applications et de logiciels maison sur un Android à peine reconnaissable. A nouveau, ça lui confère une image de marque forte et reconnaissable, et ça lui permet de mettre en avant ses nombreux services disponibles (l’assistant personnel Bixby toujours pas disponible en français mais très envahissant, Samsung Gear pour ses montres, Smart-Things pour la maison connectée, un navigateur internet, des tas de sauvegardes dans le cloud, etc). Pour l’utilisateur lambda, ça alourdit la prise en main initiale, et on passe la première journée à accepter qu’un tas d’applications/services puisse accéder à toutes les fonctionnalités du téléphone (SMS, contact, localisation, etc). Pour ceux qui ne jurent que par Samsung depuis le début, c’est sans doute pratique car ils retrouveront tout ce dont ils ont besoin rapidement. Pour les autres, c’est vraiment très envahissant même si, soyons clair, la surcouche est un exemple de fluidité et d’ergonomie, sans défaut… Huawei est beaucoup plus soft à ce niveau-là, et on se rapproche d’une interface Android traditionnelle. Google est bien plus présent, et c’est tant mieux car ça permet de passer d’une marque à l’autre, même d’aller chez Apple, sans perdre données, photos, contacts et favoris dans le navigateur. Le Chinois, cependant, semble suivre la même voie que Samsung pour imposer davantage son écosystème (on parle d’un assistant maison), mais pour l’instant ça se limite à « Health » pour la santé, et le cloud pour les données. C’est donc nettement moins envahissant. On regrette néanmoins que l’interface chinoise soit toujours aussi sobre et sérieuse, même si elle est aussi plus légère, plus simple.

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Une photo prise avec le P20 Pro en zoomant, dans une cave très peu éclairée

PHOTO: AVANTAGE HUAWEI

Les critiques sont unanimes: le P20 Pro marque une petite révolution au niveau de la prise de vue sur smartphone. Trois capteurs animés par une intelligence artificielle présente matériellement dans la puce Kirin 970: voilà le secret de Huawei. Et ça marche, surtout au niveau des capacités à reproduire fidèlement une scène dans la pénombre, et à zoomer (jusque x5) tout en gardant une netteté exemplaire. On en a beaucoup parlé dans cet articlePas de chance pour Samsung, qui avait utilisé le slogan ‘La photo réinventée’ à la sortie du S9, quelques semaines plus tôt. D’autant plus que les capacités du S9 sont excellentes en termes de photo, dans la pénombre également, grâce à un capteur à ouverture variable pour laisser entrer plus ou moins de lumière selon les circonstances. Mais le P20 Pro est un cran au-dessus, également au niveau d’autres détails techniques un peu complexes. Notez que les deux smartphones proposent le ‘super slow motion’, qui permet de filmer une séquence en 960 images par seconde, pour des ralentis très esthétiques quand vous filmez une scène en mouvement rapide (ce qui est plutôt rare…). Celui de Samsung est plus pratique à utiliser car on peut choisir à quel moment le super slow motion se met effectivement en route.

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Le P20 Pro et son ‘notch’ ont pris le dessus sur Samsung…

CONCLUSIONS: HUAWEI S’IMPOSE

Le bilan est assez simple à tirer si vous avez lu tout ce qui précède. Le P20 Pro de Huawei, qui coûte 50€ de moins que le Galaxy S9+  de Samsung, vous en donne davantage pour votre argent. C’est surtout au niveau de la photo, argument clé du haut-de-gamme, qu’il surpasse son concurrent.

Comprenez-nous bien: il est difficile de trouver de vrais défauts au Samsung Galaxy S9, un smartphone très maîtrisé, qui ne prend cependant aucun risque par rapport à ses prédécesseurs. L’interface maison avec un assistant personnel très encombrant, et la reconnaissance faciale moins pratique, ne sont que des détails. Le géant coréen reste l’un des maîtres d’Android, et écoulera sans doute le plus de smartphone en 2018 en Belgique, où il restera encore le plus populaire.

Mais Huawei a franchi une étape supplémentaire cette année, dans sa course folle vers la première marche du podium (annoncée pour 2020…). Le P20 Pro, en effet, est pour la première fois, d’après notre analyse, plus performant que le haut-de-gamme de Samsung. Il est donc le meilleur smartphone Android de la première moitié de l’année 2018.

 

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

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Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

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La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

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Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !

 

Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux avec le logo ‘Android One’ ont un gros avantage

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 8 janvier 2018 11h43 | Ajouter un commentaire

Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux qui affichent le logo 'Android One' promettent 2 ans de mises à jour, et c'est plus important que vous ne l'imaginez !

J’ai essayé le HTC U11 Life, un smartphone au rapport qualité-prix assez moyen (379€), mais qui a une caractéristique unique sur le marché belge: il fait partie du ‘programme’ Android One.

Je le répète depuis toujours: la grande faiblesse des smartphones sous Android, hormis ceux, assez chers hélas, conçus par Google (les Nexus d’abord, les Pixel ensuite), c’est la lenteur des mises-à-jour du système d’exploitation, Android. Voire l’inexistence de ces mises-à-jour, dans le cas des smartphones entrée et moyen de gamme, qui représentent l’écrasante majorité des appareils Android en circulation.

Or, que ce soit au niveau des correctifs de stabilité et de sécurité, ou de l’ajout de fonctionnalités, les mises-à-jour sont cruciales. Google en publie d’ailleurs des petites tous les mois au niveau d’Android, mais c’est aux constructeurs, ensuite, de les intégrer et de les déployer. Mais ceux-ci le font rarement…

Vous l’aurez compris, la plupart des appareils Android en circulation, contrairement aux iPhone, sont vulnérables aux failles de sécurité, mais surtout ne bénéficient pratiquement jamais des mises-à-jours annuelles d’Android.

Pour remédier à cela, il y a des efforts qui sont faits par Google pour que les correctifs de sécurité soient indépendants du reste d’une mise-à-jour, et donc qu’ils puissent être téléchargés sans passer par le constructeur. C’est ce qu’on appelle le projet Treble, et il concernerait les Android à partir de la version 8, sortie il y a quelques mois seulement et donc pas encore très répandue.

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Du pur Android 8.0…

Android One

Parallèlement à cela, Google, en partenariat avec plusieurs marques, dont HTC dont il a récemment racheté une partie des brevets et du personnel, a déployé le ‘programme’ Android One. On a pu mettre la main quelques jours sur le U11 Life, le premier à en faire partie et à être commercialisé officiellement en Belgique.

Le logo ‘android one’ est apposé clairement à l’arrière de l’appareil. Et quand on l’allume, on est dans du 100% Android stock, c’est-à-dire la version pure d’Android, celle développée par Google (et ensuite customisée par les constructeurs, hélas).

Difficile de critiquer l’interface pure d’Android. Elle est homogène au niveau des icônes d’application, des menus, et toutes les fonctions d’Android, comme l’Assistant vocal désormais disponible en Belgique francophone, sont parfaitement intégrées.

A la base, l’idée de Google était, on l’imagine, de proposer des expériences Android dites « pures » pour un prix moins élevé que les Pixel qu’il développe et commercialise lui-même (à plus de 700€). Mais avec HTC, le rapport qualité-prix est rarement exceptionnel, c’est une vieille habitude.

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Un appareil photo moyen, un smartphone moyen

Un peu cher…

A 379€, je trouve le U11 Life un peu cher. Sa finition en plastique brillant et sa légèreté ne font pas spécialement rêver. Pas plus que sa fiche technique: 32 GB de stockage interne (20 utilisables réellement dès l’allumage), 3 GB de RAM, puce Snapdragon 630, batterie de 2.600 mAh. La partie photo n’a rien de terrible non plus, le capteur 16 MP est vite perdu dans le bruit dès qu’on n’est pas en plein jour. Pour quelques euros de plus, il existe des configurations bien plus musclée.

Mais les angles arrondis et le format 5,2″ assurent une prise en confortable. J’aurais juste aimé que l’écran occupe un peu plus de place sur la face avant, une tendance qui se généralise et qui n’est pas qu’esthétique. Heureusement, les boutons Android se situent en-dessous de cet écran, lui laissant un peu plus de place.

Autre remarque positive: la fonction ‘squeeze’ propre à HTC est embarquée: elle permet de lancer deux actions distinctes (appareil photo, torche, etc), selon que vous pressez brièvement ou longuement les bords, même lorsque l’appareil est en veille. Une option rapidement indispensable, et sans conteste le moyen le plus rapide d’interagir avec un smartphone.

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Tout en courbes, heureusement

Conclusion

Vous l’aurez compris, pas vraiment le roi du rapport qualité-prix en cette fin d’année, le HTC U11 Life a pour principal intérêt de faire partie de la liste des smartphones garantis Android One, et d’être commercialisé officiellement en Belgique.

C’est de l’Android pure, sans application maison ni surcouche logicielle et graphique ajoutée par le constructeur. Google promet « au moins deux ans de mises-à-jour logicielle« , ça veut dire que le U11 équipé d’Android 8.0 passera en 8.1 dans quelques mois, en 9.0 dans un an, et en 10 dans deux ans. Avec toutes les nouveautés logicielles que cela implique chaque année, et les correctifs de sécurité tous les mois. Plus sûr, plus fiable et évoluant régulièrement… c’est un bel argument de vente dans l’immense marché que représentent les smartphones sous Android.

Si l’importation de smartphone ne vous effraie pas (pas vraiment de service après-vente…), essayez de trouver le Xiaomi Mi A1, un autre appareil de la gamme Android One. Lancé en juillet à 289€, on le trouve à 179€ sur Gearbest, une boutique en ligne chinoise relativement fiable qui exporte vers la Belgique. La fiche technique est pratiquement identique à celle du HTC U11 Ultra…




Fitbit, le N.1 du bracelet d’activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 décembre 2017 16h51 | Ajouter un commentaire

Fitbit, le N.1 du bracelet d'activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

En sortant l’Ionic, le N.1 du bracelet connecté fait un pas en direction de la smartwatch, un marché boudé par le grand public. Le pari, risqué, est-il réussi ?

Véritable bulle il y a quelques années, le petit monde du wearable (ces objets connectés que l’on porte sur soi) a fait des dégâts. Il a fait dépenser des millions de dollars à des entreprises comme LG ou Motorola (Lenovo), qui ont fini par jeter leur smartwatchsous Android à la poubelle.

Certains gros poissons croient encore à la montre connectée encombrante et multifonctionnelle que l’on recharge tous les soirs, mais peinent à trouver un public de masse. Apple, Samsung et Huawei ne misent pas énormément sur ce secteur pour gonfler leur chiffre d’affaire, mais bien plus pour soigner leur image de marque et ne pas laisser le marché à la concurrence.

Un seul acteur semble tirer son épingle du jeu: Fitbit. Il y a quelques mois, on vous avait parlé du Alta HR, un excellent compromis entre suivi d’activité (notamment grâce au capteur de pulsation intégré), de santé, de sommeil ; coach sportif avec une application bien foutue pour vous aider à atteindre vos objectifs de perte de poids ; et bracelet connecté minimaliste qui vous prévient en cas d’appel ou de message, et vous réveille silencieusement, le tout en vibrant à votre poignet. Autonomie: 7 jours. Point à la ligne. Circulez, la concurrence est larguée. Le Alta HR reste LE bracelet d’activité de l’année et son prix a baissé: on le trouve à 122€ chez Vandenborre, par exemple.

Mais Fitbit, qui investit encore et toujours pour se développer rapidement et occuper toute la place disponible tant que les autres pataugent un peu, n’en reste pas là. Il a sorti l’automne dernier l’Ionic, qui ressemble davantage à une smartwatch. Le pari n’est-il pas très risqué vu ce que l’on vient de dire ?

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Un large bracelet mais une épaisseur contenue

Un bracelet d’activité…

On a dû réfléchir un peu pour ranger l’Ionic dans la catégorie des bracelets connectés, limités en termes de fonctions mais bon marché et avec une autonomie d’environ une semaine, ou celle des grosses ‘smartwatch’, gadgets pour jeunes geeks (ou ceux qui passent leur journée à vélo et ne peuvent pas sortir leur smartphone).

Une interrogation logique: l’Ionic est parfaitement entre les deux catégories.

On retrouve forcément tout ce que Fitbit fait très bien depuis quelques années en terme de bracelet: un suivi pointu de l’activité physique (détection automatique des efforts, nombre de pas et, nouveauté, d’étages gravis), du sommeil ; sans oublier cette application souvent mise à jour et d’excellente facture, configurable à souhait.

Mais il y a mieux, cette année.

… ET une smartwatch

En 2016, la Fitbit Blaze, peu vendue chez nous, avait en effet introduit l’écran couleur assez large et tactile sur ses bracelets.

L’Ionic va cependant nettement plus loin dans le côté ‘smart’, en se dotant d’un réel magasin d’applications (celles de Fitbit mais aussi celle des ampoules connectées de Philips, du New-York Times, de Yelp, Flipboard, etc). L’entreprise américaine a dû mettre au point ce qu’on appelle un SDK(Software Development Kit) afin que les développeurs d’applications puissent en proposer sur Fitbit OS, le nouveau système d’exploitation qui équipe l’Ionic.

Au-delà de ces applications pour l’instant peu nombreuses (seul un large succès international attirera les développeurs d’application, et on n’y est sans doute pas encore), il y a bien sûr le fait que le petit écran d’environ 2 centimètres carrés (250 x 348 pixels) affiche bien plus d’infos que les autres bracelets de Fitbit.

On peut par exemple lancer une activité sportive bien spécifique pour que la montre analyse intelligemment les mouvements et le rythme cardiaque, ou active le GPS si vous allez courir. Notez bien que les autres bracelets de Fitbit, y compris la Blaze, n’ont pas leur propre puce GPS: ils doivent être reliés au smartphone en permanence pour suivre votre parcours. Avec l’Ionic, vous pouvez laisser le smartphone dans la voiture quand vous allez faire un tour en courant ou à vélo. Raison pour laquelle il y a également une petite mémoire embarquée permettant « de stocker plus de 300 » chansons, d’après Fitbit.

Ajoutez à cela les notifications: vous pouvez afficher toutes celles qui le sont sur votre smartphone, mais elles sont passives. Impossible cependant de répondre à un message, ou d’interagir avec une notification intelligente.

Sans oublier le NFC pour le paiement sans contact, même si notre pays n’est pas (encore) pris en charge par Fitbit Pay. Le principe est toujours le même: relier sa carte de crédit/débit à l’application Fitbit, puis payer avec son Ionic dès que vous voyez un terminal équipé du sigle ‘sans-fil’.

Enfin, il est possible de régler l’alarme sans passer par l’application, ce qui est pratique. Afficher ses stats est également nettement plus lisible également que sur l’Alta HR, comme vous l’imaginez.

Donc oui, l’Ionic est une smartwatch, mais avec tous les avantages d’un bracelet de suivi d’activité.

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La liste et le magasin d’applications de Fitbit OS

Conclusion

L’Ionic est bel et bien la première ‘smartwatch’ de Fitbit, avec son écran tactile, son magasin d’applications, son GPS intégré et sa mémoire de stockage intégrée. Cette catégorie de produits faisant plutôt fuir les foules qui imaginent des grosses montres à l’autonomie de 8 heures, l’entreprise américaine ne devrait pas trop en parler.

Car l’Ionic, c’est avant tout un excellent bracelet de suivi d’activité, de sommeil, de sport, avec une autonomie qui reste très raisonnable: on a tenu 5 jours sans problème.

Fitbit a réussi l’exploit d’ajouter à ce discret bracelet d’activité une puce GPS, une puce NFC, 4 GB de mémoire et un système d’exploitation offrant des fonctions ‘smartwatch’ qui pourraient, à terme et si de grands acteurs tiers prennent la peine de développer une application pour Fitbit OS.

Son prix de 349€ est évidemment plus élevé que le reste de la gamme Fitbit, et se rapproche de celui des smartwatch. Celles-ci ont nettement plus d’applications performantes, des notifications avec lesquelles on peut interagir (alors que la Fitbit ne fait que les afficher), mais ont deux gros défauts: un encombrement important et une autonomie ridicule de quelques heures…

A nos yeux, le pari risqué de Fitbit est pour l’instant réussi.









Wiko, la marque « française » de smartphones à bas prix, essaie de monter en gamme

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 11 décembre 2017 09h00 | Ajouter un commentaire

Wiko, la marque L’un se démarque par un écran au format 18:9 jusqu’à présent réservé à l’élite, l’autre par une configuration musclée: RTL info a jeté un œil aux View XL et Wim, deux smartphones qui représentent peut-être un tournant dans la stratégie de la marque (commercialement) française Wiko.

On vous a déjà parlé plusieurs fois de la marque Wiko, qui possède des bureaux à Marseille où le design et le marketing, notamment, prennent place. 250 personnes y travaillent. A ce titre, on peut dire que Wiko est l’une des rares entreprises européennes à ce point impliquées dans la commercialisation de smartphones. 250 autres personnes travaillent pour Wiko ailleurs dans le monde.

Mais ne nous leurrons pas: la société française est en réalité la filiale d’un géant chinois inconnu chez nous, Tinno Mobile, qui est à l’initiative de sa naissance et possède 95% des parts. Tinno Mobile, basé à Shenzhen (tout comme Foxconn, Huawei, etc), fabrique des smartphones Android depuis 2005 pour le compte de nombreuses filiales ‘locales’, dont Wiko pour l’Europe.

Habituée des rayons ‘low-cost’ depuis ses débuts, Wiko tente petit-à-petit de monter en gamme et en qualité. Car c’est bien là qu’on gagne de l’argent. Sur un entrée de gamme à 99€, il n’y a que quelques euros de bénéfice, et encore… Voilà donc les Wiko View XL et Wim, qui sont passés par les bureaux de RTL info pour une petite analyse.

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Le View XL à gauche, le Wim à droite

Le Wim déçoit sur les photos…

Le Wim est un smartphone lancé à 399€ en septembre dernier. Un tarif où l’on trouve les plus grandes marques. Le Wim a une fiche technique relativement conforme à cette gamme de prix: écran de 5,5 pouces AMOLED Full HD, puce Snapdragon 626 à 8 cœurs, 4 Go de RAM, 64 GB de stockage (+ carte microSD), deux capteurs de 13 Mpx à l’arrière (et 16 Mpx à l’avant), batterie de 3 200 mAh, Android 7.1 Nougat et surcouche Wiko avec pas mal d’applications maison (un peu trop, même).

Le capteur d’empreinte à l’avant est assez rapide (moins que chez les grands fabricants, cependant), mais on regrette deux choses au niveau du design: l’utilisation du plastique à l’arrière, qui dénote un peu à 399€, et la face avant où l’écran n’occupe que 71%, à cause de bords assez importants de tous les côtés. De plus, les boutons Android sont logiciels, donc intégrés à l’écran, alors qu’ils auraient pu être disposés de part et d’autres du capteur/bouton d’accueil. Mais ce sont des détails.

L’autre défaut, c’est la partie photo. Les deux capteurs permettent certes de jouer sur l’effet de profondeur (a posteriori) et de flouter avant ou arrière-plan, mais les couleurs nous semblent anormalement chaudes et surexposées. Sans parler du gros ralentissement constaté entre la prise de vue et la disponibilité de la photo: presque 4 secondes, car il faut que le processeur fusionne les deux images (une par capteur), et celui de Wiko est visiblement un peu à la traîne.

Pour le reste, l’interface sous Android 7.1 légèrement retouchée est toujours aussi sympa chez Wiko. Colorée, fun et pratique, les plus jeunes apprécieront. En plus, elle est très fluide. Quant à l’écran AMOLED, il tient ses promesses avec des couleurs vives et des noirs profonds.

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Côté photo, ce n’est pas la panacée, même pour le Wim, à droite, et son double capteur

Le View fait chuter le prix du 18:9

De son côté, le View XL de Wiko a pour principal avantage de proposer un écran au format allongé 18:9 (comme le font Samsung, Huawei et LG depuis peu) à un tarif très abordable. Il ne coûte en effet que 230€ (la version standard du View a été lancée à 180€ avec 16 GB de stockage, et 200€ avec 32 GB).

Sans surprise, dans cette gamme de prix, il y a des limites au niveau de la qualité de l’écran et des photos, et de la fluidité de l’interface. La faute à l’écran HD et à la puce Snapdragon 425, principalement.

Pour résumer, c’est assez moyen, ni bon, ni mauvais. Quoi que l’écran n’est vraiment pas terrible: les noirs sont gris, les couleurs ternes et l’angle de vue catastrophique (dès que vous ne regardez pas l’appareil bien en face, ça se remarque; voir les photos ci-dessous).

L’intérêt des View est donc uniquement d’avoir l’air cool avec un écran allongé, qui il est vrai rend la lecture des vidéos assez sympa, et augmente la surface de l’écran par rapport à la face avant. Autre bon point: la finition est métallique dans le dos, ce qui confère un look plus premium, même si l’assemblage est hasardeux (ça clicote parfois, comme on dit).

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Le seul avantage du View XL: un format 18:9 à prix cassé

Conclusion

Que penser de cette incursion de Wiko, marque qui a bâti sa réputation sur le low-cost, dans le segment premium (ou celui du design premium) ?

Difficile de trancher. Le Wim est clairement un appareil réussi: il est réactif, bien fini et avec un écran AMOLED qui fait la différence. Mais son prix de base est de 399€, et la concurrence, qui a une meilleure réputation, est rude à ce niveau. Pour ne citer qu’eux: LG G6 et Nokia 8 dont le prix a fort baissé dernièrement, Moto Z2 Play, HTC U Ultra.

Le View XL, lancé à 230€, n’a d’intérêt que son écran allongé 18:9 très à la mode. Le reste ne se démarque pas assez pour taper dans l’œil du consommateur.

Petit détail agaçant: ces deux Wiko n’optent toujours pas pour le connecteur USB Type-C réversible et plus rapide, mais toujours pour le vieux micro-USB.

Heureusement pour Wiko, les prix ont déjà baissé en quelques semaines. Difficile de savoir si c’est permanent, mais on trouve le Wim en promo à 299€ un peu partout sur le web (des marchands très sérieux comme Amazon), et le View XL à 199€. A ces prix-là, évidemment, on a tendance à donner un étoile de plus à ces deux smartphones un peu français.

Pour info, Wiko est toujours la deuxième marque de smartphone la plus vendue en France, en 2017 (19%, chiffres Gfk fournis par Wiko). Et en Europe comme en Belgique, elle occupe la 4e place.

Plus de photos: le View XL en version dorée (à gauche)
et le Wim en version noire (à droite):








Deux semaines avec le Galaxy Note 8: la star de l’année ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 20 octobre 2017 10h10 | Ajouter un commentaire

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Le vaisseau amiral de Samsung, le Galaxy Note 8, est le smartphone de tous les superlatifs. Sorti en août dernier à New-York (nous y étions), il est le plus grand appareil de la gamme sud-coréenne, et nous a surpris en premier lieu par un prix de vente élevé: 999€.

Nous avons pu mettre la main dessus dernièrement, pour l’utiliser durant deux semaines. Voici nos dernières impressions.

ON A AIMÉ

C’est sans conteste l’un des plus beaux smartphones de l’année, avec son écran vraiment borderless (sur les côtés) et arrondi. Le format 18:9 permet d’afficher confortablement une grande surface de travail (1440 x 2960 pixels) tout en restant facile à prendre en main, car pas trop large. L’écran ‘Inifinity Display’ fait mouche. C’est impressionnant à plus d’un titre.

A force d’utiliser son stylet intelligent intégré, on en viendrait presque à lui trouver une réelle utilité. Celui-ci se retire très facilement et dès que c’est le cas (où lorsqu’on appuie sur son bouton), un petit menu apparait et permet plusieurs options (capture intelligente, note rapide, etc). On n’a rien trouvé de plus rapide et plus précis pour capturer et partager rapidement une sélection d’un écran. Le côté ‘note manuscrite’ et ‘dessin’, ça reste à nos yeux réservé à une petite partie de la population.

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Le Note 8 a l’un des meilleurs double capteur photo. Samsung a choisi un système qui repose sur deux focales différentes. On trouve un module grand-angle en capteur 12 Mpx (1/2,55″)  et  une optique stabilisée équivalente à un 26 mm et ouvrant à f/1,7. Le second module s’appuie lui aussi sur un capteur 12 Mpx (plus petit, 1/3,6″) et une optique équivalente à un 52 mm ouvrant à f/2,6. Derrière ces chiffres barbares, il y a la réalité: des photos de très bonne facture, surtout en plein jour. Dès qu’il fait plus sombre, comme les autres, il se plante un peu.

Malgré une batterie de « seulement » 3300 mAh, Samsung maîtrise tellement bien son Android customisé que l’autonomie est très bonne. On approche les deux journées d’utilisation si on ne regarde Netflix en 4G pendant 1 heure. Et ça, c’est beau. Ceci dit, Huawei est parvenu à mettre 4.000 mAh dans son dernier Mate 10 Pro, et atteint facilement les deux journées d’utilisation.

ON A MOINS AIMÉ

Samsung n’ayant plus de place sur la face avant de son smartphone, il a du trouver une parade. Comme sur le S8, le capteur d’empreinte digitale pour le déverrouillage est à l’arrière, à côté de l’appareil photo. Ce n’est vraiment pas le bon endroit: beaucoup trop haut, il oblige à se tordre le poignet pour que l’index tombe dessus, par hasard qui plus est. Pourquoi ne pas l’avoir mis en-dessous, comme la concurrence ? Ce problème nous oblige à chercher d’autres méthodes de déverrouillage, dont la reconnaissance faciale ou d’iris, mais c’est fastidieux, ça prend trop de temps et ça dépend souvent des conditions lumineuses ou de la position de votre smartphone par rapport à votre tête. Bref, c’est irritant.

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Alors que les premiers smartphones sous Android 8 débarquent, le Note 8 se contente d’Android 7 avec une grosse surcouche logicielle de Samsung, qui nous prive par exemple du « menu contextuel » disponible quand on laisse son doigt sur une icône d’application. Le logiciel est cependant un modèle de stabilité et de rapidité, mais pourquoi ne pas laisser un peu plus de place à Google, qui est plus simple au niveau du cloud (galerie photo, contact, agenda, etc) ?

CONCLUSION

Le Note 8 est sans conteste l’un des meilleurs smartphones de l’année. Sa finition, son concept borderless poussé au maximum au niveau de l’écran, son stylet intégré unique en son genre, en font un appareil à part, plus exotique que le Mate 10 Pro que Huawei vient de sortir.

Mais à 999€, saura-t-il trouver un public ? Difficile à dire. Le Mate 10 Pro est 200€ moins cher, avec quelques bons arguments lui aussi…

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