Mobilité

Sony avait annoncé une rupture avec le Xperia X: il n’en est rien…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 juin 2016 21h05 | Ajouter un commentaire

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Annoncée au mois de février dernier, la nouvelle série de smartphones haut-de-gamme de Sony a mis du temps à se concrétiser. J’ai finalement pu mettre la main sur le Xperia X. Après la longue lignée de Z, on s’attendait à une rupture de la part du Japonais, qui peine à se faire une place sur le marché ultra concurrencé du smartphone.

Mais il n’en est rien: il n’y a que la lettre qui change, et la position, entre le haut de gamme et le moyen-de-gamme.

Le design est identique, les qualités et les défauts aussi. Parmi ces derniers, il y a toujours le prix: 599€, difficile à justifier par les temps qui courent.

Ce qu’on a aimé

Les smartphones haut-de-gamme de Sony sont des appareils qui inspirent la confiance. Ils ont un poids un peu plus élevé que la moyenne (en l’occurrence, 152 grammes), une sobriété à toute épreuve et une finition exemplaire (le dos en métal « mate » est du plus bel effet, sauf pour les traces de doigts).

L’écran Full HD de 5 pouces est de bonne qualité, bien lumineux. Il est recouvert d’un verre en 2,5 D (qui ressort légèrement), ce qui rend la prise en main agréable car il est moins anguleux.

Autre bon point: l’appareil photo de 23 MP (13 MP en façade), qui s’en sort très bien, avec une application très complète, un bon rendu de couleurs. Mais il y a vite du bruit sur les images, dès qu’il fait un peu plus sombre. Il reste un cran en deçà des ténors (Samsung Galaxy S7, Huawei P9, LG G5, HTC 10).

Le capteur d’empreinte digitale, pour déverrouiller l’appareil, est situé sur la tranche, à hauteur du pouce droit. Il a gagné en précision et en rapidité, c’est un bon point. Notons aussi le bouton ‘Appareil photo’: Sony est le seul à le proposer, et il reste pratique pour la simplicité et la stabilité.

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Ce qui nous a déplu

Avec la série X, on s’attendait à de gros changements du côté de Sony. Mais le design est totalement identique à la grosse dizaine de smartphones sortis ces dernières années par le Japonais, alors que les parts de marché ne sont pas glorieuses. Pourquoi ne pas oser la rupture esthétique ? Ce n’est pas ça qui va convaincre de nouveaux clients…

Il y a toujours cette volonté d’envahir quelque peu l’utilisateur avec de trop nombreuses applications maisons, alors qu’on sait qu’elles sont très peu utilisées. L’une d’elles, News Suite, un agrégateur de contenu (actualités, sport, etc), se permet d’insérer plein de publicités dans le fil. Personne ne l’utilisera !

Le Xperia X se contente également d’un port microUSB standard, alors que depuis près d’un an, des smartphones utilisent le port USB Type-C, réversible et donc plus pratique.

Mais le plus gros défaut du Xperia X, sans conteste, est son prix. 599€, c’est très cher, trop cher. On est au prix d’un Samsung Galaxy S7 (déjà en promo après 4 mois d’existence, or c’est bien lui qui fait référence). C’est 50€ plus cher que le Huawei P9, qui a également convaincu la critique. Et c’est beaucoup plus cher que toutes les marques chinoises qui cassent les prix, à commencer par le OnePlus 3 (399€), qui vient de sortir.

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Conclusion

Le Xperia X est un bon smartphone, avec ses qualités (finition, appareil photo) et ses défauts (trop d’applications maison). Il est beau, agréable à utiliser et à manipuler.

S’il coûtait 399€, on le recommanderait hésiter. Mais à 599€, la pilule est difficile à faire passer, même si la qualité est au rendez-vous. Le problème de Sony, c’est que la qualité est de moins en moins chère.

De plus, Sony n’a pas osé la rupture – il aurait du, selon moi, faire un virage à 180°. Il propose un appareil pour les fans de la marque (ils sont de moins en moins nombreux, au vu des parts de marché): le design est identique à la série précédente.

L’ordinateur portable a-t-il enfin trouvé son remplaçant ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Test , le 8 juin 2016 13h46 | Ajouter un commentaire

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Depuis peu de temps, il semble qu’on ait trouvé le successeur du bon vieil ordinateur portable. Les « 2 en 1 », ces tablettes sous Windows qui peuvent se clipser dans un clavier faisant office d’étui de protection et de transport, sont enfin arrivées à maturité.

La raison principale est, comme souvent, à chercher du côté des efforts consentis par les fabricants qui peaufinent année après année leurs appareils, quitte à perdre des millions d’euros avec les premiers modèles peu recommandables.

Si Microsoft a fait du bon travail avec sa Surface, Samsung a été un pas plus loin avec sa Tab Pro S, sous un Windows 10 adapté à ce genre d’appareils. Elle a tout d’une (grande) tablette à la sauce Samsung: un superbe écran (Super Amoled, comme les smartphones) une épaisseur minimale (6,3 mm), une relative légèreté (1 kg) et une belle finition.

La Tab Pro S, vendue 999€, a une taille de 12 pouces et une définition de 2160 x 1440 pixels, soit une belle surface de travail. Ajoutez à cela un processeur Intel Core m3-6Y30, et une puce graphique Intel HD Graphics 515, et vous avez de quoi faire tourner rapidement la plupart des applications de bureau (mais ne soyez pas trop gourmand au niveau de la retouche d’image ou de vidéo, et oubliez les jeux vidéo PC modernes). 

La bonne nouvelle par rapport à la concurrence, c’est que Samsung n’a pas été radin, en incluant la house/clavier (avec pavé tactile pour la souris) d’office. Chez les autres (Microsoft, par exemple), il faut ajouter 149€. Vu qu’elle est pratiquement indispensable pour un appareil sous Windows, c’est une excellente idée de la part du constructeur coréen. Cette housse/clavier aimantée ne se manipule pas très aisément, mais quand on a compris le truc, on peut l’ajuster dans deux positions différentes pour un angle de vue adéquat.

Ceux qui ont opté pour la Surface de Microsoft regretteront l’absence d’un stylet (utile pour certains professionnels), et la connectique assez limitée: il n’y a qu’un port USB Type-C, comme sur les smartphones récents, et il fait également office de port de recharge. Pour le reste, il faudra passer par des adaptateurs.
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La santé connectée: gadget ou avancée médicale ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 1 juin 2016 07h46 | Ajouter un commentaire

A l’heure du ‘tout connecté’, il est temps de s’intéresser à notre santé, et aux appareils qui permettent d’analyser notre corps. Du bracelet à la balance en passant par le tensiomètre et le glucomètre, il est désormais possible d’arriver chez son médecin, et de lui montrer une application qui rassemble les derniers résultats. Mais cela est-il bien utile ?

Vous l’avez remarqué: tous nos objets sont désormais connectés, ou au moins connectable. L’intérêt est toujours le même: faciliter le contrôle qui peut se faire à distance (via smartphone, par exemple), améliorer les options de configuration, faire communiquer entre eux ces objets connectés, etc…

Mais cette recette s’applique-t-elle aux petits appareils permettant de surveiller sa santé, qui se sont démocratisés ces dernières années, et qui sont présents dans certains foyers ?

De quoi parle-t-on ?

Pour le savoir, nous avons discuté avec la société iHealth, qui existe depuis 2009. Elle a été créée dans la Silicon Valley par un grand groupe chinois qui fabrique des millions de tensiomètres, dans le but d’être l’un des pionniers dans le domaine de la santé connectée. En 2013, elle s’est installée également à Paris, pour se rapprocher du marché européen.

« La santé connectée, c’est complètement nouveau« , nous a confirmé Anne Boché-Hiag, responsable de la communication. « C’est une nouvelle catégorie de produits, et il y a une certaine prise de conscience chez les gens, qui comprennent que cela peut les aider« .

IHealth commercialise plusieurs appareils de mesure dédiés à la santé: cela va du bracelet d’activité au glucomètre (pour mesurer le taux de sucre dans le sang, indispensable pour les diabétiques), en passant par les pèse-personnes, les tensiomètres et les oxymètres de pouls (qui mesurent le rythme cardiaque et le taux de saturation d’oxygène dans le sang, important pour les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire).

Les objets les plus vendus sont « la balance et les bracelets« , nous a-t-on expliqué chez iHealth. Le citoyen est plutôt frileux à l’idée de s’équiper d’appareils plus orientés « suivi de la santé », ou plutôt « suivi des symptômes ». Les chiffres de vente n’ont pas été communiqués, mais on a bien compris qu’on était seulement à l’aube de la santé connectée…

Si on dit que ces objets sont connectés, c’est parce qu’ils communiquent avec une application pour smartphone ou tablette – il y a une application à part pour le glucomètre. Cette appli rassemble de manière très lisible les résultats obtenus par les analyses, mais surtout, elle conserve un historique complet des résultats. C’est cela qui intéresse les médecins.

Qu’en pense un médecin généraliste ?

Luc est médecin généraliste dans le Brabant wallon. A 61 ans, il a une longue expérience du suivi médical des patients atteints de certains types de maladie. Nous lui avons présenté les tensiomètre, oxymètre de pouls et glucomètre connectés.

« Ça me parait intéressant dans la mesure où souvent, pour les patients qui en ont besoin, je leur demande de prendre leur tension régulièrement, et de la noter« , afin de pouvoir surveiller l’évolution lors de la consultation.

« Si tout est enregistré dans une application, c’est sans doute plus pratique et ça évite les pertes de petits papiers, ou les oublis« .

Ce médecin n’est pas du genre alarmiste, et tempère rapidement: « tout le monde ne doit pas s’en équiper, seulement ceux qui ont des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires; et les diabétiques« .

Attention à ne pas devenir hypocondriaque

Si on est en bonne santé, « il ne faut certainement pas commencer à prendre sa tension ou son rythme cardiaque tous les jours, et surtout pas son taux de sucre« .

Selon Luc, cela aurait comme effet néfaste « de rendre parano« , et le but n’est pas « d’avoir encore plus d’hypocondriaques qui viendraient en montrant un résultat inhabituel« .

Les hypocondriaques sont les personnes qui craignent en permanence d’avoir une maladie grave, et qui interprètent le moindre symptôme comme le signe d’un cancer (pour caricaturer).

« Pas là pour remplacer le médecin »

Il existe plusieurs applications iHealth, dont une pour le médecin, qui peut dès lors « se connecter » aux patients et recevoir automatiquement leurs résultats d’analyse lors de la consultation ou de la visite.

Des efforts sont également faits pour intégrer directement les résultats dans les logiciels informatiques utilisés par les médecins (c’est obligatoire depuis quelques années en Belgique). Mais la tâche est fastidieuse car « chaque pays à plusieurs logiciels différents« , nous a expliqué Anne Boché-Hiag. De plus, en Belgique comme en France, la majorité des frais médicaux sont pris en charge par la sécurité sociale. Les gens n’hésitent donc jamais à aller chez le médecin, à visiter un spécialiste.

« Dans les autres pays, la prévention est plus importante car les soins de santé coûtent très chers« . C’est dans ces pays-là que iHealth espère convaincre davantage de gens de s’équiper de ses appareils de santé connectée, pour surveiller ses symptômes avant d’aller faire des visites de routine chez le médecin. Même si « jamais on prétendra remplacer le médecin, on travaille avec, on lui fournit des informations« .

Et dans 20 ans ?

A terme, dans 10 ou 20 ans, avec l’explosion du ‘big data’ (un concept qui consiste en l’analyse des données informatiques de masse, pour faire parler les chiffres), il n’est pas impossible que l’application puisse déduire immédiatement les symptômes à partir de l’ensemble des analyses des appareils de santé connecté.

Imaginons que vous soyez très équipé et que vous mesuriez régulièrement (voir automatiquement, si les appareils deviennent plus performants et sont rassemblés dans un petit bracelet) vos données de santé: il est tout-à-fait possible qu’une application bien faite vous alerte immédiatement d’un problème, en combinant l’évolution de votre poids, votre tension, votre rythme cardiaque et votre activité physique ou votre sommeil.

Mais ça n’est pas pour tout de suite. « On sait où l’on se situe: on ne dit pas comment il faut soigner, on est là pour les données« , a conclu iHealth, dont le concurrent principal est Withings, une société française récemment rachetée par Nokia.

HTC Vive: un casque de réalité virtuelle effrayant

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 24 mai 2016 07h13 | Ajouter un commentaire

Récemment, j’ai pu enfiler le Vive de HTC, un casque de réalité virtuelle haut-de-gamme. Il coûte 899€ et nécessite d’être relié en permanence à un PC de grande puissance, mais l’expérience est à décrocher la mâchoire. Un vrai monde à part, parfois effrayant de réalité…

Nous avons essayé le meilleur casque de réalité virtuelle du moment

On avait dit que 2016 serait l’année de la réalité virtuelle, et c’est le cas. Oculus et HTC ont enfin commercialisé leur casque, qui viennent concurrencer le Gear VR de Samsung, des lunettes dans lesquelles il faut glisser un smartphone de la marque coréenne.

RTL info est le premier média francophone à avoir pu tester dans le détail le modèle de HTC, officiellement commercialisé en Belgique, même si c’est uniquement en ligne. Le fabricant taïwanais de smartphones a diversifié ses activités vers la réalité virtuelle, en collaboration avec Valve, un célèbre éditeur de jeu vidéo.

Pour faire simple : HTC a construit le casque et les accessoires, Valve s’est assuré de fournir du contenu VR (pourVirtual Reality, réalité virtuelle) sur sa plateforme de distribution digitale de jeu vidéo baptisée Steam.

Le casque peut être commandé sur le site du HTC Vive, au prix de 899€. Mais ne fonctionnera qu’avec un PC sous Windows d’une certaine puissance (voir la configuration minimale). Les clients belges qui passent commande maintenant seront livrés en juin, a-t-on appris lors de notre test.

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Un sacré paquet

La première chose qui nous a frappés en découvrant le HTC Vive, c’est qu’il ne s’agissait pas que d’un casque.

L’emballage est de grande dimension, car il y a non seulement les deux contrôleurs sans fil (un pour chaque main), mais également deux cubes d’environ 10 cm², à placer en hauteur dans deux coins de la pièce, pour délimiter un espace virtuel et capter avec précision les mouvements desdits contrôleurs.

L’installation prend environ une heure, le temps de placer le matériel, de configurer le casque et l’ordinateur, d’installer les logiciels nécessaires.

Ensuite, on lance Steam VR sur le PC (le catalogue de logiciel de réalité virtuelle de Steam), on allume le casque et c’est parti.

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Que peut-on faire avec ?

Comme pour le Gear VR de Samsung dont on vous a déjà parlé l’an dernier, l’écran d’accueil est une scène virtuelle assez sobre, avec un panneau central permettant de choisir parmi les jeux disponibles, ou d’aller en télécharger d’autres. Il y a une quarantaine de titres très différents déjà accessibles, mais de nombreux autres sont en cours de développement. Nous en avons essayés quelques-uns.

L’un des plus réussis, sans conteste, est The Lab (photo ci-dessous), ou l’on peut se projeter dans différents univers avec lesquels on peut interagir. Un petit jeu concret est la possibilité de tirer à l’arc à flèche. Avec sa main gauche, on doit placer la flèche tout en tenant l’arc de la main droite, viser puis tirer. Rien de révolutionnaire, Nintendo a fait la même chose avec sa Wii il y a une dizaine d’année. Sauf que tout est 100 fois plus précis, plus réaliste: l’écran collé à vos yeux vous donne vraiment l’impression que vous tirez à l’arc, et vous devez regarder ce que vous faites pour le faire correctement. C’est de la vraie ‘première personne’, comme on dit en jeu vidéo.

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Avec un autre jeu, on doit toucher et manipuler des objets. En regardant ses mains qui tiennent les contrôleurs, on voit des mains virtuelles capables de toucher, de pincer, d’appuyer sur des choses. L’immersion est exponentielle…

Nous avons joué quelques minutes à un jeu de tennis, où il faut lancer la balle avec un bras, et taper avec l’autre. Dans le casque, forcément, on voit tout en vue subjective. A nouveau, c’est comme avec la Wii U, mais en nettement plus précis et plus immersif. Le fait de « regarder ce qu’on fait », rend les choses très réelles.

Soyons honnête: c’est impressionnant et immersif, mais tous les jeux que nous avons essayés durant quelques dizaines de minutes nous ont laissés un goût de trop peu. Les idées sont bonnes mais on voit directement qu’on en est aux balbutiements de la réalité virtuelle. On n’y jouerait pas des heures, mais le potentiel est là… et il est immense.

Il est également possible d’appuyer deux fois sur l’un des boutons des manettes, ce qui lance un mode qui filme l’environnement (à l’aide de la caméra frontale) et la retransmet en direct sur le casque. Très perturbant, mais ça permet d’interagir avec la réalité sans retirer le casque.

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Notez que HTC et Valve ont souhaité rendre leur monde ouvert (Open VR). D’autres logiciels, en dehors de Steam VR, sont donc compatibles avec le Vive. Il faut les lancer à partir de l’ordinateur. Nous avons essayé Altspace VR (photo ci-dessus), une sorte de réseau social virtuel où les gens utilisant un casque de réalité virtuelle se rencontrent dans des espaces dédiés. Ce que l’on voit d’eux est un avatar (un personnage virtuel). L’intérêt est limité pour l’instant, mais le fait de se déplacer dans une pièce à côté d’autres personnes est pour le moins surprenant. Il est possible de parler à voix haute pour communiquer avec les membres de la pièce, et d’interagir avec eux, par exemple en jouant à des petits jeux.

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Un déplacement pas vraiment réel

On attendait beaucoup de la spatialisation de l’environnement. En effet, grâce aux deux cubes émettant des signaux laser, on doit délimiter une zone de maximum 3,5 m sur 3,5 m. Dans cet espace qu’il faudra dégager (pas de meuble), il est donc possible de circuler, même si les trois câbles reliant le casque à l’ordinateur peuvent entraver vos mouvements. Dans le casque, il y a une grille virtuelle qui vous indique les limites de la zone quand vous en approchez.

Forcément, quand vous faites un pas en avant dans le monde réel, vous avancez dans le monde virtuel. Mais cela a rapidement des limites, car dans une scène classique d’un jeu, la pièce virtuelle sera toujours bien plus grande que les 3,5 mètres carrés de la pièce réelle.

Il faut donc pointer une zone avec l’une des manettes, et appuyer sur un des boutons pour faire un bond virtuel dans la pièce et pouvoir l’explorer correctement.

Exemple concret: dans ‘The Lab’, on peut explorer une petite pièce d’un vaisseau spatial, prendre des objets, ouvrir des portes. Hé bien, même si la pièce est très petite, il faut faire des bonds virtuels avec la manette car en avançant et reculant, vous ne vous déplacez finalement que très peu. Cela est sans doute nécessaire pour garder un certain confort visuel (sinon, il y aurait sans cesse des zooms/dézooms de l’image, qui pourrait donner le tournis dès qu’on bouge).

Le fait de se déplacer à l’aide de bonds virtuels diminue un peu la sensation d’immersion.

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Conclusion

Pas de doute, nous sommes bel et bien à l’aube de la réalité virtuelle. L’image est enfin nette, et de bonne résolution dans la plupart des angles de vue. Et surtout, elle est fluide et de bonne qualité, grâce à l’ordinateur puissant qui fait tout le boulot et envoie l’image dans le casque. Tout cela transcende totalement le confort d’utilisation. Nous l’avons essayé durant près d’une heure sans pause, et sans ressentir le moindre malaise.

Alors qu’après 15 minutes, on veut enlever le Gear VR de Samsung: l’image est moins nette, de moins bonne qualité et moins grande, cela (nous) donne vite mal de tête. Avec le Vive, le casque est plus englobant, on ne voit pas de limite, comme c’est le cas chez Samsung, qui garde cependant pour lui le fait d’être beaucoup plus abordable (un smartphone Galaxy S6 ou S7, un casque à 99€ et c’est parti).

Le HTC Vive est donc la Rolls de la réalité virtuelle: la présence de manettes et la spatialisation de l’environnement ajoutent une touche d’immersion supplémentaire par rapport à ce que Oculus propose pour l’instant avec son Rift.

Certes, tout ce qui existe jusqu’à présent dans le magasin d’applications est davantage lié à des démonstrations des capacités du casque. Environ 200 jeux ou logiciels sont disponibles ou en préparation, et d’autres devraient suivre. Il suffira d’un grand titre pour attirer à nouveau les regards, et pousser certains à casser leur tirelire.

C’est cependant là où se situe le problème, actuellement. S’il faut compter 899€ pour le kit HTC Vive, il faut également disposer d’un PC avec une configuration assez puissante (surtout au niveau de la carte graphique). Il faut donc ajouter environ 1.000€ actuellement, mais cela devrait se démocratiser à l’avenir. Près de 2.000€ pour une expérience de réalité incroyable, difficile de juger actuellement si cela en vaut la peine.

Notez également que pour le moment, HTC présente son Vive comme un casque pour le jeu vidéo en réalité virtuelle. Mais de gros investissements sont consentis par le fabricant taïwanais pour élargir les horizons de la réalité virtuelle: 100 millions euros de soutien aux développeurs de logiciels compatibles Vive.

Audi l’utilise déjà pour que les clients choisissent leur intérieur, une agence de voyage pour que les futurs vacanciers découvrent les plages et les hôtels, et BMW pour que ses designers visualisent les résultats sans devoir fabriquer réellement un tableau de bord, par exemple…

Tout cela est donc prometteur.


 




Vous courez avec votre smartphone en main ? Ces housses sont faites pour vous

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 mai 2016 20h37 | Ajouter un commentaire

c1Avec le retour des beaux jours, de plus en plus de Belges ont rechaussé leur running pour reprendre la course à pied.

Objet incontournable, et un peu plus chaque année: le smartphone. Musique, application de géolocalisation et de suivi d’activité, appel ou messages… c’est devenu un compagnon indispensable et motivant pour une partie des joggeurs.

Mais bien souvent, on se contente de le tenir dans la main, ce qui n’a rien de très pratique. Avec la transpiration, les mains deviennent glissantes et les chutes probables.

Si depuis longtemps, le célèbre iPhone a droit à une panoplie d’accessoires sur mesure, y compris la brassard permettant de fixer l’appareil au biceps, ce n’est pas le cas de la concurrence.

Logique: il y des dizaines de formats différents (largeur, hauteur, épaisseur, etc).

C’est pourquoi le fabricant italien Cellular Line a sorti deux nouveaux accessoires qui s’adapteront à la plupart des modèles du marché: une ceinture (Waistband, 19,99€) et un ‘bandeau de poignet’ (Handband, 21,99€).

Ces deux housses de transport sont équipées d’une fenêtre en plastique souple qui transmet le tactile au téléphone.

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Pour les smartphones d’environ 5 pouces

La ceinture ajustable permet d’accueillir des appareils au format un peu plus grand que le poignet, mais cela tourne autour des 5 pouces, une taille devenue standard ces dernières années.

Une ceinture pratique, qui libère les mains du coureur, mais qui rend toute manipulation du smartphone très délicate (il est ‘couché’ à l’horizontal, et très difficile à commander… sans défaire la ceinture).

Si le matériel est de bonne qualité, on regrette le manque d’ajustement du smartphone, qui flotte parfois dans la housse, ce qui rend les commandes tactiles délicates, sans parler du déverrouillage.

De plus, il n’est guère évident d’insérer le smartphone dans les housses, du moins lors des premières tentatives.

Des défauts logiques, vu la très large compatibilité de ces housses. Mais cela les rend forcément un peu moins pratiques que les modèles dédiés aux iPhone (sur mesure, eux).

Notez également que la ceinture dispose d’une pochette à fermeture éclair supplémentaire pour les clés, tandis que le poignet est en éponge pour éviter que la transpiration ne coule du bras vers la main.

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Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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Samsung Galaxy S7: est-il vraiment le meilleur ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 10 avril 2016 15h01 | Ajouter un commentaire

Samsung est sur un nuage depuis quelques mois. La division mobile réalise d’excellents chiffres depuis la sortie du Galaxy S6 en 2015. Et les premiers chiffres de vente du Galaxy S7 semblent encore meilleurs, avec un temps record pour écouler le cap symbolique des 10 millions d’exemplaires. Mais est-il vraiment le meilleur ?

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On ne prend pas de risque en disant que les gens considèrent les Galaxy S comme les smartphones haut-de-gamme sous Android par excellence. Peu de gens acceptent de mettre plus de 600€ pour autre chose qu’un iPhone, et quand ils le font, c’est le plus souvent pour ceux de Samsung.

Le Galaxy S7 est donc déjà considéré comme le meilleur smartphone de l’année sous Android par la plupart des médias. Les critiques positives sont légions, et à raison : tout semble réussi, du design au logiciel en passant par l’appareil photo et l’autonomie.

Ce qu’on aime

Les courbes du S7 (encore plus généreuses sur la version Edge) sont toujours aussi agréables à l’œil comme au toucher. La prise en main est excellente, on sent qu’on a quelque chose de solide, de durable. Le poids et la taille sont bien proportionnés. Considération plus subjective : le S7 fait penser à un bijou renfermant un smartphone. Un bien bel écrin…

Samsung a eu la bonne idée de remettre l’étanchéité au goût du jour. On est dans le haut-de-gamme: il n’y a même pas de caches en caoutchouc pour assurer l’étanchéité des ports, ceux-ci sont ‘naturellement’ étanches. Présente sur le S5, cette étanchéité avait disparu du S6 pour mieux revenir sur le S7, tout comme le port microSD, par ailleurs. Si on ne comprend pas la stratégie, on apprécie leur retour.

L’appareil photo fait des merveilles. On vous le dit depuis longtemps, ce n’est pas le nombre de pixels qui compte, mais la capacité du smartphone à lancer l’appareil photo en une seconde (il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton d’accueil), et la qualité des photos en conditions délicates (du mouvement ou une luminosité moyenne). La plupart des smartphones haut-de-gamme se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, tandis que le Galaxy S7 les rassemble. Même le récent P9 de Huawei, qui se veut pourtant un smartphone orienté photo avec ses deux objectifs arrière et son partenariat avec Leica, ne fait pas aussi bien (du moins en faibles conditions lumineuses, un argument de poids) :

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Niveau logiciel, on apprécie que Samsung ait prévu des thèmes pour personnaliser en profondeur l’interface. Sa surcouche est relativement discrète, mais Android 6 est déjà très bien pensé, au niveau de la barre de notifications, des notifications sur l’écran verrouillé, etc…

On adore l’usage que fait Samsung du capteur d’empreinte digitale, qui sert initialement simplement à déverrouiller le smartphone. Un exemple parlant : le navigateur internet de Samsung vous propose, dès que vous entrez login et mot de passe sur un site, de le faire à votre place la prochain en plaçant simplement le pouce sur le capteur. Une excellente idée qui n’a pas de limite (dès qu’il y a un formulaire login / mot de passe, visiblement). C’est notre fonctionnalité coup de cœur…

Tous ceux qui veulent gouter à la réalité virtuelle ont une raison supplémentaire d’acheter le Galaxy S7 (mais le S6 fonctionnera également). En effet, pour 99€, ils peuvent acheter le casque Gear VR disponible en Belgique, et télécharger sur la plateforme Oculus des jeux et des applications dédiées au casque. La solution de réalité virtuelle de Samsung, développée d’ailleurs avec Oculus, n’est pas la plus puissante du genre, mais c’est de loin la plus abordable et la plus accessible. Un vrai argument supplémentaire.

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Coup de chapeau aussi à l’autonomie. Tout en restant un smartphone fin et élégant, le Galaxy S7 atteint presque les deux jours, ce qui est du à une belle optimisation logicielle.

Bonne idée également d’avoir intégré les touches Android en-dessous de l’écran (et non dans le bas de l’écran comme se contentent d’autres marques premium).

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Ce qu’on aime moins

Parfois, le design se fait au détriment du côté pratique. C’est un peu le cas de la version Edge, dont les arêtes sont si fines qu’elles occasionnent parfois des actions indésirables. Vu que les bords de l’écran sont tactiles et sensibles, le simple fait de le prendre en main peut vous faire quitter une application.

Tant qu’on parle du Edge, les options des bords incurvés de l’écran restent anecdotiques. Certes, on peut y faire apparaître plus d’éléments qu’avant, en touchant simplement le bord (contacts favoris, raccourcis d’applications, calendrier, actualité, météo, etc…). Mais tout cela est un peu « too much »… Ce sont sans doute les menus de trop.

Quant au design en verre, il a un seul petit inconvénient : les traces de doigts permanentes. Maniaques, vous voilà prévenus.

On peut également déplorer l’abondance d’applications maison de Samsung. Surtout le magasin d’applications, le ‘Store’ Samsung (toujours pas totalement accessible en français, le néerlandais semble être la langue de base en Belgique), plus encombrant qu’autre chose. L’écran d’accueil de gauche, travaillant avec Flipboard, rassemble un tas d’informations plus ou moins intéressantes. La plupart des gens ne l’utiliseront pas.

Enfin, léger bémol quant à la position du capteur d’empreinte digitale. Placé sous l’écran, il nécessite une manipulation du pouce pas très confortable, tandis que la concurrence (LG, Huawei) préfère le capteur à l’arrière, sous l’appareil photo, pour l’index. C’est d’autant plus pratique que l’index est toujours bien positionné sur le capteur, il tombe toujours bien dessus, alors que la partie du pouce à toucher le capteur de Samsung est souvent différente. Au final, le capteur est moins efficace (du moins avec mon doigt…)

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Conclusion

Le Samsung Galaxy S7 est sans doute le smartphone Android de l’année 2016. Le Coréen a encore une certaine avance sur la concurrence sous Android en matière de qualité d’écran, de design, d’appareil photo, de finition et d’éco-système (on pense au casque de réalité virtuelle compatible, mais il y a aussi les liens de plus en plus présents avec les télévisions, équipements audio et même de l’électroménager Samsung).

Il n’est pas parfait, et son prix de 699€ est relativement élevé, mais son succès est pratiquement garanti, car il place la barre très haute pour la concurrence, et parce que sa bonne entente avec les opérateurs (pour les offres conjointes) et les distributeurs (Media Markt, Vanden Borre, etc) lui assure une excellente visibilité en Belgique.

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Huawei P9: un smartphone signé Leica avec deux objectifs à l’arrière

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 7 avril 2016 15h20 | Ajouter un commentaire

L’ambition du géant chinois du smartphone (mais également des antennes 4G et des serveurs informatiques) est d’être N.1 devant Samsung et Apple en 2020. Avec le P9, qui a plein de qualités pour un prix contenu de 549€, il fait un pas supplémentaire dans cette direction.

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Huawei a présenté son nouveau smartphone haut-de-gamme, son nouveau ‘flagship’ destiné au grand public, ce mercredi à Londres. Si le P9 sort quelques mois à peine après le Mate 8, c’est parce qu’il s’agit de la gamme destinée aux particuliers, tandis que les Mate (grosse batterie) sont plus pour les utilisateurs exigeants, voire professionnels.

Une distinction de gamme pas très claire à nos yeux, mais qu’importe. Huawei est devenu l’un des leaders du marché florissant des smartphones, et sa stratégie s’avère finalement, vu l’enchaînement des excellentes résultats financiers de l’entreprise chinoise, payante. Il est actuellement le N3 au niveau mondial et au niveau belge (derrière Samsung et Apple), tant en terme de nombre de smartphones vendus, qu’en terme de valeur (la somme du prix de ces smartphones).
Un argument de poids

Disons-le directement, avec le P9 présenté à Londres le mercredi 6 avril dernier, le géant chinois Huawei, qui est également présent au Belgique auprès des opérateurs (antennes 4G et bientôt 5G) et des entreprises (serveurs informatiques), a frappé un grand coup en insistant sur le partenariat avec Leica, l’un des plus anciens et prestigieux noms de la photographie.

Huawei ne s’est pas trompé : les qualités de l’appareil photo sont un argument de poids dans le choix – de plus en plus cornélien – d’un smartphone. Difficile d’avoir un meilleur argument marketing que de mettre Leica sur l’objectif.

hvertiQuoi de neuf avec le P9 ?

Si le jeu de mot est facile, la tâche de Huawei l’était un peu moins. Le P8, surtout dans sa version Lite, a été un succès mondial. Et en Belgique, il a fait encore mieux : entre son lancement en juin 2015 et le mois de décembre 2015, il a réussi l’exploit d’être le smartphone Android le plus vendu dans notre pays sur l’année entière, « grâce à un excellent rapport qualité-prix », nous a expliqué Jelle Deconinck, marketing manager de Huawei.

Le P9 avait donc la pression, mais il devrait relever le défi sans trop de problème. Il est comme le P8, mais en mieux, forcément. Plus puissant, plus rapide, équipé d’Android 6, son succès est pratiquement assuré grâce à la partie photo largement améliorée. D’autant plus que le prix de la version de base (3 GB de RAM et 32 GB) est de 549€, soit 150€ de moins que les nouveaux modèles haut-de-gamme de Samsung et LG.

Un double objectif « Leica » à l’arrière

Depuis le P6, Huawei fait un effort sur les qualités photographiques de cette gamme ‘P’, que ce soit au niveau de la stabilisation ou des couleurs.

En 2016, le Chinois va encore plus loin : le P9 a la particularité d’avoir deux objectifs à l’arrière, ce qui a quelques avantages (voir plus bas).

Mais pour la première fois, la partie ‘photo’ est signée Leica, ce qui concrétise le partenariat « à long terme » signé entre les deux marques il y a quelques mois.

Les P9 et P9 Plus (il y a deux tailles, voir plus bas, à nouveau) sont ‘co-engineerd’ par Leica. Concrètement, cela signifie que les capteurs sont toujours signés Sony, l’un des fournisseurs principaux d’appareil photo pour smartphone ; mais que les lentilles sont fabriquées par Leica (l’entreprise allemande a commencé en fabriquant des microscopes il y bien longtemps). Elles seraient forcément « de grande qualité »…

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En quoi est-ce un ‘photophone’ ?

L’expertise de Leica se ressent à plusieurs niveaux. Il y a (deux fois) 6 couches pour les capteurs placés à l’arrière.

Les toutes nouvelles optiques de Sony prendraient 90% de lumière en plus qu’un Galaxy S7 et 270% en plus qu’un iPhone 6S. Toute la présentation a été une histoire de comparaison avec la concurrence, d’ailleurs.

Pourquoi deux lentilles ?

Entre autre pour que l’une d’entre elles se concentre sur les couleurs (RGB) et l’autre sur le noir et blanc, ce qui permettrait de capter plus de détails en combinant les images, et plus de lumière.

Huawei évoque également un auto-focus hybride, laser pour les plans rapprochés, et ‘Precise Depth’ pour les plans lointains (ce qui est rendu possible par la présence des deux capteurs). Il y a même un processeur de profondeur intégré, tandis qu’une partie de la nouvelle puce Kirin maison est consacrée à la rapidité du déclenchement, pour les sujets en mouvement rapide.

On aura également l’impression d’être un pro en réussissant facilement ses Bokeh (flous artistiques), une technique qui consiste à rendre nette la partie que l’on veut photographier, et floue le reste (sans recourir forcément à des traitements logiciels par après). Test à l’appui, c’est un très bel argument…

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La sauce Leica

Le partenariat avec Leica se ressent dans le résultat, d’après notre première prise en main. Netteté, couleur et qualité d’image sont à la sauce Leica. Il y a même des modes pour les couleurs Leica, y compris le noir et blanc très prisé des professionnels et des artistes. Le menu de la caméra, le bruit du déclencheur… c’est aussi à la sauce Leica. Tout comme le mode ‘professionnel’ qui est réservé, comme son nom l’indique, à ceux qui savent régler manuellement les paramètres.

Le « niveau supérieur » en terme d’expérience photo sur smartphone, selon Richard Yu, un des grands responsables de Huawei, c’est le côté ‘artistique’. L’idée, c’est que les qualités de l’appareil photo vont vous aider à en faire de plus belles, de plus créatives, etc…

Oliver Kaltner, patron de Leica (photo ci-dessus), est monté sur scène pour parler de ce partenariat Huawei / Leica « qui n’en est qu’à ses débuts ». On a eu droit au beau discours sur le « partage de la vision » entre Huawei et Leica, deux entreprises « concentrées sur l’expérience photographique et artistique de l’utilisateur ». N’empêche, cette alliance est un joli coup stratégique pour les deux parties.

Du beau matériel

Full metal unibody, belle impression de solidité : Huawei a insisté sur la qualité de finition de son nouveau P9. Il affiche en effet un joli corps en métal brossé, avec des tranches bien biseautées. Le design est cependant d’une grande simplicité: une dalle avec des bords arrondis…

L’écran Full HD, qui n’a rien d’inoubliable (comparé à Samsung), occupe une grande partie de la face avant de l’appareil, avec des arêtes pratiquement invisibles de 1,7 mm, ce qui est très agréable à l’œil – mais pas toujours pratique car sujet à des manipulations involontaires.

Notons également la batterie géante de 3000 mAh qui permettrait de tenir « 1,6 jours » en usage intense, tout en n’empiétant pas sur l’épaisseur du P9. Quant au chargement en USB Type-C (enfin un port réversible), il serait 180% plus rapide que l’iPhone 6S. 80% de la batterie chargée en une heure. Pas mal.

La nouvelle puce Kirin 955 (produite par Huawei) anime le smartphone. Elle est remplie de processeurs (même un i5) et de noyaux pour plus de rapidité.

Sans oublier les grandes qualités réseaux du P9, comme le Mate S, qui nous avait étonné par ses grandes qualités d’accroche du réseau (3G, 4G, voix, Wi-Fi, etc). C’est du en partie à la présence d’une triple antenne, ce qui est une première.


Deux bémols

Pas grand chose à dire sur le P9, à part une partie logicielle qu’on aimerait un rien plus sexy, un rien plus original. Il y a certes les nouveautés d’Android 6, mais Huawei n’a pas beaucoup touché à sa surcouche depuis le Mate S. Emui est passée de la version 3 à 4, mais il y a très peu de changements visuels.

Une surcouche qui est toujours discutable au niveau du design (les icônes sont intégrées dans un carré arrondi coloré), mais il y a les nombreux thèmes qui permettent de personnaliser la chose. On est également en droit d’être un peu déçu d’avoir des boutons Android (retour, accueil et multitâches) intégrés dans l’écran tactile, et non déplacés en-dessous, ce qui diminue l’espace de travail.

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Un P9 Plus et un nouveau TalkBand…

Le grand frère du P9 est le P9 Plus. Il est ‘Plus’ en tout : écran, batterie, son (deux petites enceintes) et enfin la fonction Press Touch (niveau de pression de l’écran pour des options de manipulation supplémentaires), pourtant annoncée sur le Mate S en septembre dernier. Il y a même… l’infra-rouge, comme sur le LG G5, pour commander vos appareils TV et audio. Le prix est ‘Plus’ également: de 549€, on passe à 699€

Enfin, Huawei a présenté son nouveau TalkBand B3 : design en métal, écran incurvé, oreillette qui se détache pour décrocher et parler sans devoir sortir ou toucher son smartphone. Un ‘bracelet’ qui se veut également ‘suiveur d’activité’.

HTC Desire 530: que peut-on attendre d’un smartphone à 199€ ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 30 mars 2016 07h53 | Ajouter un commentaire

HTC avait présenté au Mobile World Congress de Barcelone un nouveau smartphone entrée de gamme, le Desire 530. Vendu 199€ en magasin (mais 179€ sur Amazon.fr), il a forcément quelques défauts liés à sa catégorie. Voici à quoi il faut s’attendre.

htc007Dans le marché toujours grandissant du smartphone, il y a de la place pour toutes les bourses. Y compris les plus petites.

HTC l’a bien compris, et tente de se faire une place dans la catégorie des smartphones entrée de gamme. C’est une catégorie critique, à vrai dire, car on passe généralement sous le seuil des appareils recommandables. La plupart d’entre eux souffrent d’un écran très moyen, d’un manque de fluidité de l’interface et d’une autonomie décevante.

Le Desire 530, que l’on trouve à 199€ en magasin, fait-il exception ? L’expertise du fabriquant taïwanais de smartphones réputés pour leur qualité peut-elle faire des miracles dans cette catégorie ?

Hé bien, la réponse est plutôt… non.

Un look sympa

Présenté lors du Mobile World Congress de Barcelone, en février dernier, le Desire 530 était là pour faire patienter les curieux, en attendant la sortie du M10, le fleuron de la gamme, annoncé pour la mi-avril.

Disons-le tout de suite, le principal intérêt du Desire 530, sous Android 6 (la dernière version), est d’être disponible dans des assemblages de coloris originaux, résolument orientés vers les jeunes générations. A part les traditionnels gris et blanc, on aura droit à des versions ‘remix’, où la coque est parsemée de petites gouttes de peinture, un effet obtenu grâce à un tamis bougeant lors du passage de la peinture. Original.

Sous ce châssis coloré, on doit se contenter du minimum : un petit processeur SnapDragon 210, 1,5 GB de RAM et un appareil photo 8MP décevant. La fluidité de l’interface n’est pas toujours au rendez-vous, et on note rapidement quelques saccades, même en passant d’un écran d’accueil à l’autre. Quant aux photos, ça passera en plein jour, mais pas en soirée.

Le plus gros défaut du nouveau smartphone entrée de gamme de HTC est son écran. La définition HD (720 x 1280 pixels) ne cache pas une qualité de dalle médiocre, comme c’est souvent le cas dans cette gamme de prix. Les pixels ont l’air scintillant et dès qu’on modifie l’angle de vue, on aperçoit des distorsions au niveau de la couleur (grosse tendance au jaunissement) et de la netteté :

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On regrette également la barre noire du logo, sous l’écran, qui aurait du intégrer les boutons de commande d’Android. Ceux-ci sont donc placés dans une nouvelle barre noire, au-dessus. Quand les applications sont lancées, l’espace d’affichage est largement amputé dans cette zone (voir photo ci-dessus, à nouveau).

On apprécie toujours, en revanche, la surcouche HTC avec quelques options intéressantes. Notamment, le fait que les applications de l’écran accueil varient en fonction de votre situation (au travail ou à la maison), et la présence d’un large choix de ‘thèmes’ pour customiser icônes, typo, look&feel. Ou encore l’écran ‘BlinkFeed’ situé à gauche de l’écran d’accueil, qui affiche un tas d’infos intéressantes, d’un seul coup d’œil.

Conclusion

Le Desire 530 de HTC s’en sort tout juste, et surtout grâce à la présence d’Android 6, d’un design sympa et à la bonne surcouche HTC. A 179€ (sur Amazon.fr, 199€ en magasin), on trouve en effet difficilement mieux. Mais au niveau de la fluidité, de l’écran et de l’appareil photo, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

Si votre budget est serré, on vous conseille d’opter pour une formule de vente liée (abonnement de 24 mois et grosse réduction sur le téléphone) auprès des opérateurs. C’est désormais un bon plan quasi permanent, si ça ne vous embête pas de changer de temps en temps d’opérateur. Pour 49€, vous aurez un smartphone valable, sans devoir forcément souscrire à un gros abonnement mensuel.

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La 5G va-t-elle être une révolution ? Pourquoi Intel devrait-il y jouer un grand rôle ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 3 mars 2016 20h55 | Ajouter un commentaire

Au célèbre Mobile World Congress de Barcelone, j’ai pu m’entretenir avec la spécialiste 5G d’Intel, le géant américain des puces informatiques qui joue son avenir…

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Lors de notre visite au Mobile World Congress de Barcelone, nous avons pu nous entretenir avec la Madame 5G d’Intel, l’un des fabricants de puces et de processeurs les plus importants au monde. Aicha Evans nous a expliqué en quoi la 5G allait vraiment être différente de la 4G, et le rôle qu’entend jouer Intel dans cette (r)évolution de communications sans-fil.

Tout d’abord, essayons de comprendre pourquoi la 5G sera une révolution et non une simple évolution de la 4G. Revenons rapidement quelques années en arrière: les réseaux mobiles ont fait un grand pas entre la 2G (voix et SMS uniquement) et la 3G (internet mobile) ; la 4G a simplement amélioré les capacités de la 3G, en termes de rapidité du transfert de données, et surtout à destination des smartphones.

Une explosion des appareils connectés

La 5G est un nouveau pas important, car il n’y a plus que les smartphones et les tablettes qui veulent se connecter au réseau, et donc à internet. Vous l’avez sans doute remarqué: du thermostat à la voiture en passant par les appareils photos et les distributeurs de boissons… tout peut être connecté au réseau.

Nous sommes dans l’ère de l’Internet des Objets (Internet Of Things, IoT), c’est-à-dire que n’importe quel objet peut être connecté à Internet, dans le but de pouvoir le contrôler à distance de manière intelligente, à partir d’une application pour smartphone, par exemple.  Cet IoT  va multiplier de manière explosive le nombre d’appareils reliés au réseau.

Des besoins différents

Et si à la maison, la plupart d’entre eux se connectent à votre réseau Wi-Fi, les choses devraient changer d’ici 2020. Pour éviter les pertes de connexion en cas de problème à la maison, il serait en effet préférable que votre thermostat ou vos ampoules connectées puissent tout de même être accessibles via un réseau mobile.

Quand à tous les autres objets connectés en dehors de la maison, du smartphone à la voiture en passant par les appareils photos et les montres, ils ont tous des besoins très différents.

L’idée d’une 5G « sur mesure » est essentielle, car les quantités de données transférées, les rapidités de transfert ou les stabilités nécessaires sont à chaque fois différentes.

Tout cela représente des enjeux considérables et va modifier profondément la manière dont les réseaux mobiles sont conçus.

Intel va ajouter de l’intelligence

Avant l’éclosion de la 4G, Intel avait misé sur la technologie WiMAX comme successeur de la 3G. Mais ce système de Wi-Fi à grande échelle, surtout accessible en ville, a été un échec cuisant. Pas question pour le géant américain de se louper à nouveau avec la 5e génération de réseau mobile.

« Les milliards d’équipements connectés, de services personnalisés et d’applications cloud nécessitent l’émergence de réseaux plus puissants et mieux adaptés« , nous a expliqué Aicha Evans, vice-présidente d’Intel et directrice générale de l’Intel Communication and Devices Group, lors d’une table ronde au Mobile World Congress de Barcelone.

« La 5G marque un tournant fondamental vers une plateforme de réseaux mobiles intelligente, et non une simple plateforme de communication personnelle comme la 3G ou la 4G« , a-t-on appris par ailleurs au niveau d’Intel.

Concrètement, cela veut dire que « la 5G ne va pas simplement améliorer la vitesse et les capacités des communications, elle va ajouter de l’intelligence au réseau pour permettre aux appareils et au réseau de mieux communiquer, pour faire transiter du contenu et des données plus rapidement, et pour partager les ressources informatiques« .

Finalement, « le passage à la 5G concerne à la fois l’informatique et les communications, et constitue une transformation majeure pour l’industrie« .

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Que va faire Intel ?

Concrètement, quel rôle entend jouer Intel dans la 5G ? C’est là que ça se complique, car ça part dans tous les sens. Le géant des puces informatiques américain s’est lancé dans de nombreux partenariats pour développer toutes sortes de technologies liées à la 5G.

« On est en train de paver la route vers la 5G de plusieurs manières différentes. On a créé des partenariats avec des leaders de l’industrie mobile pour s’assurer que la 5G soit prête et que les premiers essais sur le terrain soient concluants. Pour cela, on investit massivement dans des prototypes et des expériences« , a-t-on appris.

Sur son gigantesque stand du Mobile World Congress de Barcelone, nous avons assisté à des démonstrations de transferts de données très rapides en 5G (nettement plus que le Wi-Fi de votre maison…). Mais il s’agit de prototypes capable de télécharger « 7 films en 1 seconde« , et pas d’un smartphone à 1 kilomètre d’une antenne.

Un exemple concret: les voitures connectées enfin intelligentes

Avec le géant coréen de l’électronique LG, Intel met au point les futurs équipements en télécommunications 5G des voitures, qui ont des besoins spécifiques lorsqu’elles se déplacent à grande vitesse et changent d’antenne de réseau mobiles.

A la base, on pense au simple transfert de données (téléchargement de musique, mise-à-jour du système ou de la voiture, accès à distance à certaines informations de la voiture, etc) entre le véhicule et le réseau.

Mais comme on l’a dit, la 5G est le réseau de l’intelligence. Des communications entre voitures, entre voiture et piétons ou entre voitures et panneaux de signalisation, vont certainement contribuer à des routes plus sûres dans les années à venir.

LG, qui est leader du marché des systèmes de communication embarqués dans les voitures actuellement, s’allie donc avec Intel pour ses prochaines générations.

Associé à Nokia, Ericsson ou encore SK Telecom (grand opérateur en Corée du Sud), Intel va jouer sur tous les tableaux pour fournir ses nouvelles puces intelligentes à tous les échelons de la 5G, du smartphone aux antennes en passant par les voitures et les petits objets connectés.

Au final, « on veut du volume, du volume, du volume » au niveau des puces et des solutions logicielles fournies par Intel, nous a répété Aicha Evans à Barcelone. D’ici à 2020, le géant américain joue gros et ne veut vraiment pas louper le virage de la 5G, on l’a compris…