Mobilité

Le plus petit PC du monde a la taille d’une grosse clé USB: notre test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 25 août 2015 18h09 | Ajouter un commentaire

Il a les caractéristiques d’un ordinateur entrée de gamme sous Windows, mais il a la forme d’une grosse clé USB: que peut-on faire avec l’IdeaCentre Stick 300 de Lenovo (129$) ? 

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Il y a quelques semaines, nous évoquions sur RTL info le « PC qui tient dans la main » de HP. A la rentrée, ça rétrécit encore: le « IdeaCentre Stick 300″ du chinois Lenovo, comme son nom l’indique, a la taille d’une (grosse) clé USB.

Mais ce stick est bel et bien un ordinateur complet, tournant sous Windows 8.1 (la mise-à-jour vers Windows 10 serait possible, même si nous n’avons pas vu l’icône durant notre test). Lenovo, le N.1 des PC en Belgique, est parvenu à insérer un processeur Intel Atom (Z3735F), 2 GB de RAM, 32 GB de stockage (dont une bonne dizaine accaparée par Windows), le Wi-Fi, le Bluetooth, un port USB 2.0, un slot pour carte microSD (jusqu’à 128 GB de stockage supplémentaire) et un port HDMI (c’est lui que se cache derrière le capuchon).
Un écran d’ordinateur… ou une TV

Pour être utilisé, le mini PC de Lenovo doit être inséré dans un écran d’ordinateur équipé d’un port HDMI (c’est désormais souvent le cas), ou même dans une télévision (elles ont forcément plusieurs ports HDMI).

Dans le cas d’une télévision, vérifiez tout de même la disposition des ports HDMI pour vous assurer qu’il est possible d’y insérer complètement le petit PC, dont les dimensions sont de 10 x 3,8 x 1,5 cm.

La résolution maximale supportée est de 1920 x 1200 pixels, soit celle de la plupart des téléviseurs du marché (Full HD).

Il faut également pouvoir le commander. En option, il y a ce kit clavier souris de Lenovo un peu étrange. Mais heureusement, il nous a suffi d’insérer la mini-clé USB de Logitech pour que le petit PC reconnaisse immédiatement notre souris et notre clavier sans-fil. Le PC était cependant déjà configuré, donc si vous l’achetez, n’oubliez pas d’avoir sous la main un kit souris/clavier avec câble USB, au cas où.

7Que peut-il faire ?

Lenovo a réussi à mettre beaucoup de chose dans son stick. Mais forcément, annoncé à 129$ (prix belge pas encore connu), ce PC qui tient dans la poche se contente du minimum syndical au niveau des performances. C’est plutôt logique.

Aucun ralentissement pour la bureautique (mail, documents Word ou Excel, etc).

Pas trop de souci pour aller sur internet, même si les sites très chargés ou avec beaucoup de vidéos se sont montrés assez lents.

Aucun problème pour la lecture de vidéo, même en Full HD.

En revanche, pour les jeux, il faudra se contenter des titres anciens.

Nous avons également installé l’application Popocorn Time, idéale si vous placez le stick dans une TV. Cette application gratuite permet de regarder des films. Tout a fonctionné assez bien, même si les temps de chargement aurait sans doute été plus rapide avec un ordinateur plus puissant.
4Conclusion

Ce stick de Lenovo n’a pratiquement que des qualités: c’est le plus petit PC sous Windows qu’il nous ait été possible d’essayer, il n’est pas cher et sa puissance est suffisante pour la bureautique et le multimédia (oubliez le jeu vidéo, cependant). C’est la version Windows du Chromecast de Google, aux possibilités nettement inférieures.

Son format avec le port HDMI qui ressort permet de l’insérer dans pratiquement toutes les télévisions et autres écrans, qu’il transforme immédiatement en PC sous Windows 8.1 (la mise-à-jour vers Windows 10 est possible).

L’usage typique sera de le brancher en permanence à une télévision, la rendant d’un coup très intelligente. Un kit de clavier et souris sans-fil à ranger dans la table de salon, et l’affaire est dans le sac. Les voyageurs seront également conquis par sa taille de guêpe.

Il n’est cependant pas complètement autonome: l’IdeaCentre Stick 300 a besoin d’énergie. Un chargeur identique à celui d’un smartphone, et un câble micro USB, sont donc nécessaires en permanence.

Petit bémol: la connexion Wi-Fi visiblement un peu faiblarde, qui nous a joué des tours durant le test. Mieux vaut ne pas être trop éloigné de votre modem.

Samsung Gear VR: que vaut la réalité virtuelle enfin disponible en Belgique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 2 juillet 2015 08h47 | Ajouter un commentaire

La technologie de réalité virtuelle mise au point par Oculus n’est pas encore commercialisée physiquement par cette petite société américaine. Mais le géant Samsung, lui, est déjà présent: son dispositif exploite le travail d’Oculus grâce à un casque et… un smartphone. RTL info l’a essayé durant deux semaines.

s3Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous entendez parler de la réalité virtuelle. Vous avez peut-être déjà aperçu des gens portant ces drôles de casques et remuant la tête pour regarder dans différentes directions.

Mais peu de gens savent réellement à quoi cela sert, comment ça marche et les types de contenus accessibles. C’est pour cette raison que RTL info a enfilé le premier casque Gear VR commercialisé par Samsung en Belgique, exploitant la technologie de réalité virtuelle d’Oculus, la plus avancée dans le domaine actuellement.

En attendant 2016…

La société Oculus développe depuis quelques années son propre casque, le Rift. Mais selon leur site web, il faut attendre le début de l’année 2016 pour qu’il soit commercialisé. Il y aura des accessoires compatibles, comme la manette de la Xbox One, des contrôleurs sans fil spéciaux, etc… On a hâte de voir ce que ça va donner.

Samsung était plus pressé, et avec les gros moyens qu’il peut mettre sur la table, il a développé son propre casque. C’était plus facile pour lui, car il a déjà des smartphones sous Android. Si vous avez un Samsung Galaxy S6 (ou S6 Edge), il n’y a plus qu’à acheter le nouveau modèle du casque Gear VR (199€) commercialisé en Belgique depuis peu par le géant coréen.

Impressionnant

En enfilant le casque équipé du smartphone, on entre directement dans une réalité parallèle. Vous êtes dans le salon d’une superbe demeure et devant vous, il y a l’écran d’accueil assez austère, avec les menus Home, Library (tous vos contenus) et Store (le magasin d’applications).

Déjà à ce moment-là, si vous tournez la tête dans tous les sens (ou, comme il est recommandé, si vous tournez sur votre chaise de bureau pour ne pas avoir un torticolis), vous goutez à la réalité virtuelle: le casque suit vos mouvements et affiche le contenu en conséquence, de telle sorte que vous avez l’impression d’être réellement dans la pièce, que vous regardiez en haut, en bas, à droite ou à gauche.

s2Un confort limité

On remarque aussi rapidement qu’on ne tiendra pas des heures dans cette réalité virtuelle. Il y a une zone bien nette au centre de l’écran, mais si vous regardez ailleurs (avec vos yeux, pas en bougeant la tête), cela devient assez vite flou.

On peut parler ici de 3D, forcément, puisque vos yeux sont « isolés ». Ils ont chacun un « écran » affiché sur le smartphone (même si cela ne se remarque pas). Avec tous les effets indésirables que cela impliquent: certains ne le supportent même pas une minute, les plus résistants devront attendre un quart d’heure avant d’avoir un léger mal de tête (ou mal « aux yeux »), sans que cela soit très dérangeant. Des séances de 15 minutes sont davantage appropriées.

Le casque est bien fait, et très bien arrimé à votre tête. Il ne fera jamais mal.

Il est équipé de deux grosses loupes qui zooment sur l’écran du smartphone, c’est pour cette raison que la réalité virtuelle est pour l’instant « pixélisée » (on remarque vite les petits carrés).

Des jeux vidéo

En allant faire un tour dans le store, on constate que les premiers jeux vidéos sont là. Mais aussi qu’on en est vraiment au début: les graphismes n’ont rien de terribles, ni l’interface. L’idéal pour le jeu vidéo est d’utiliser la manette de Samsung, avec des curseurs et des boutons.

Nous avons essayé un jeu d’horreur « de couloir ». L’immersion est terrifiante, on a réellement l’impression de traverser un château hanté et d’y croiser quelques horreurs. Le jour où les graphismes seront à la hauteur, ça sera vraiment effroyable… Pour avancer, on utiliser les joysticks de la manette, mais pour choisir la direction dans laquelle on avance, il faut tourner votre corps (et non la tête), soit en étant debout, soit en étant sur une chaise de bureau pivotante.

s1Des « films »

A côté des jeux vidéo, il y a beaucoup des « films » ou des « trailers ». Jurassik World (550 MB pour deux minutes de « séquence ») en a fait un: vous observez un dinosaure se réveiller, et vous renifler. Pas d’interaction, mais quelques frissons lorsque l’immense bébête se rapproche de vous.

Idem pour « The Avenger » (plus de 2 GB à télécharger): vous observez au ralenti l’attaque des superhéros. En regardant autour de vous, vous « vivez » vraiment l’assaut. C’est comme si vous étiez un acteur du film, perdu en plein milieu de l’action. Au préalable, vous avez ressenti ce que vit Tony Stark, celui qui dirige Iron Man dans les films éponymes, quand il est à l’intérieur du robot. Mythique, mais trop court, trop limité et pas du tout interactif. Vivement la suite !

Il y a également quelques séquences vidéo (Le Cirque du Soleil) spectaculaires, jouant sur la 3D.

Enfin, il y a le « cinéma » d’Occulus, où dans un cadre amusant (la lune, une maison, un jardin au proportion d’une fourmi, etc), des films peuvent être « projetés ». L’idéal est qu’ils soient en 3D, comme les quelques séquences des films de Dreamworks qu’il est possible de télécharger.

Amusant, mais sans plus. Et à nouveau, on ne vous conseille pas d’utiliser le Gear VR pendant plus de 15 minutes, sans pause. Du coup, regarder un film en entier sera compliqué.

Conclusion

La réalité virtuelle est bel et bien accessible. Elle ne coûte que 199€, mais il faut le dernier smartphone de Samsung (Galaxy S6 ou S6 Edge, minimum 550€) pour faire office d’écran, en le clipsant sur le casque Gear VR.

En attendant l’arrivée du casque d’Occulus, dont la technologie est exploitée par Samsung pour l’instant, c’est le seul moyen de goûter à cette plongée dans un monde parallèle.

Un monde assez limité pour l’instant: quelques jeux amusants, des séquences d’immersion, des vidéos « 360 degrés »… il ne faut pas être trop gourmand. « La sélection comporte pour l’instant plus de 50 titres gratuits et payants« , nous a expliqué Samsung, ajoutant que « vu l’intérêt des développeurs pour cette nouvelle technologie, ce nombre devrait croître rapidement dans un avenir proche« .

Le contenu est limité car très lourd à construire: il ne faut pas créer (ou filmer) un plan de 2000×1000 pixels, mais bien un monde entier à afficher différemment au moindre mouvement de la tête ou du corps.

Si le dispositif mis au point par le géant coréen est confortable, la réalité virtuelle, soit les images que vous apercevez sur l’écran du smartphone à travers deux loupes, n’est pas encore parfaite. Un peu floue sur les côtés, relativement pixélisée (forcement, vous êtes à 2 centimètres de l’écran…), on ne tiendra pas plus de 15 minutes sans devoir retirer le casque.

Mais le résultat est déjà bluffant: l’immersion est totale, quel que soit l’environnement (un jeu, un film d’animation, une vidéo, etc). On attend avec impatience que cela s’améliore, et que le contenu s’étoffe. Les domaines d’applications sont infinis, et on est sur le point de vivre la plus grande révolution de l’histoire du jeu vidéo…

Cette Mercedes roule déjà toute seule: nous l’avons essayée

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juin 2015 09h12 | Ajouter un commentaire

Bardée d’options, de capteurs et d’assistance à la conduite, cette voiture de série du constructeur allemand est capable de freiner, accélérer et de tourner sans votre intervention. Mercedes n’a donc pas attendu Google pour développer sa voiture autonome. RTL info a passé une semaine avec cette Classe S très, très intelligente…

Cela ne fait aucun doute: l’aboutissement de tous les systèmes d’aide à la conduite, apparus il y a des dizaines d’années avec l’ABS (qui empêchait alors les roues de se bloquer lors d’un freinage), est la voiture autonome, capable de se déplacer sans intervention humaine.

Si Google dépense sans compter depuis longtemps pour avancer dans un domaine où il semble assez seul, les grands groupes automobiles n’attendent pas dans leur coin que la technologie du géant californien soit au point.

Depuis longtemps, des véhicules comme Volvo freinent tout seul en ville pour éviter un obstacle. Mais c’est du côté de Mercedes que nous avons pu mettre la main sur un système très avancé d’aide à la conduite, qui a l’avantage d’être déjà disponible en option sur certains modèles. Preuve que la technologie est tout à fait au point.

Dans sa limousine (la Classe S), plusieurs systèmes d’aide à la conduite travaillent de concert pour la faire rouler toute seule dans certaines conditions.

Qu’entend-on par « rouler toute seule » ?

Le cas de figure idéal pour expliquer comment cette voiture roule toute seule, c’est une autoroute encombrée. Heureusement, près de Bruxelles, ça ne manque pas.

Il suffit dès lors d’activer le régulateur de vitesse très sophistiqué de Mercedes sur 30 km/h (vitesse faible par défaut), tout en veillant à ce que le bouton « volant » soit allumé (il ne faut pas le réactiver à chaque fois, bien entendu). Ensuite, la magie opère.

Le « Distronic+ » (nom du régulateur de vitesse version 2.0), à l’aide des nombreux capteurs disséminés un peu partout sur la voiture, prend le contrôle entier de la voiture: accélération (pour rester à 30 km/h), freinage (pour garder une distance de sécurité minimale avec la voiture de devant) et volant (il bouge tout seul pour que la voiture reste sur sa bande).

capteurs

Comment ça marche ?

Toutes nos tentatives de « pilote automatique » ont été fructueuses, ce qui est plutôt logique vu que c’est une voiture de série…

Pour rouler toute seule, cette voiture blindée de nouvelles technologiques se fie à ses nombreux capteurs. On en aperçoit 4 dans le pare-brise, au niveau du rétroviseur. Un gros dans la calandre, sous l’étoile Mercedes. Et plusieurs (caméras et capteurs) en dessous des rétroviseurs latéraux.

Chacun remplit son rôle. Les rétros filment les lignes blanches présentes sur les voies rapides, afin de permettre à la voiture de contrôler le volant pour garder la bonne trajectoire.

Les multiples capteurs situés à l’avant analysent ce qu’il se passe devant vous. Ils font freiner la voiture (plus ou moins) en douceur s’il y a un véhicule devant vous qui est moins rapide. C’est également eux qui disent quand la voie est dégagée et quand votre voiture peut dès lors atteindre son rythme de croisière, soit la vitesse que vous avez fixée avec le régulateur de vitesse Distronic+.
Un pilote automatique exigeant

Pour que la voiture roule de manière entièrement autonome durant plus de 10 secondes, vous permettant par exemple de lire un email sur votre smartphone ou de vous détendre avec les sièges massant, votre vitesse ne doit pas dépasser les 30 km/h.

Au-delà de 30 km/h, pour des raisons sécuritaires et réglementaires, vous devez toucher le volant lorsque la grosse icône lumineuse vous le demande, sur le tableau de bord. Vous pouvez ensuite le relâcher, mais il faudra à nouveau le reprendre en main 10 secondes plus tard. La technologie perd un peu de son intérêt, dès lors.

Il y a une autre exigence pour que le volant bouge tout seul: la présence des lignes blanches au sol. En cas de travaux ou de bandes partiellement effacées, l’icône avec le volant vert devient grise. Ce qui n’empêche pas le freinage et l’accélération de rester automatiques, car eux se basent sur les « détecteurs d’obstacle » situés à l’avant de la voiture et dans le parebrise.

Enfin, sachez que le « pilotage automatique » à haute vitesse peut vous causer des frayeurs. La voiture tourne toujours légèrement, pour éviter les coups de volant. Du coup, elle semble parfois dévier un peu trop de sa trajectoire. Lors de notre test, la voiture s’est rapprochée un peu trop fort à notre goût d’un camion – et nous n’avons pas attendu de voir jusqu’où elle allait…

Donc vous l’aurez deviné: le volant qui bouge tout seul, c’est surtout utile pour les embouteillages.

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Elle sait aussi se garer toute seule

Au-delà du fait que cette voiture roule toute seule, ses nombreux capteurs la rendent vraiment plus intelligente que la moyenne.

Lors d’une marche arrière ou d’une manœuvre, une caméra arrière s’affiche sur le très grand écran du tableau de bord. Classique. Ce qui l’est moins, c’est la simulation d’une vue de haut qui s’affiche juste à côté, comme si une caméra vous filmait perpendiculairement à la route, à 3 mètres du sol. Cela est rendu possible grâce aux caméras placées sous les rétroviseurs latéraux. Vous voyez donc tout ce qui est autour de la route, et la distance qui vous sépare du mur, de la voiture, de la bordure, etc…

Cette très longue Classe S peut également se garer toute seule. Elle sait faire un créneau (cela existe depuis longtemps ailleurs), mais aussi se garer perpendiculairement à la route, comme pour trouver une place dans un parking de supermarché. Il suffit de rouler doucement avec son clignoteur, et lorsque l’espace est suffisant, la voiture vous propose de se garer à votre place. Il suffit d’appuyer légèrement sur l’accélérateur pour la lancer, et de changer les vitesses (D pour avancer ou R pour reculer) si la voiture doit s’y prendre à deux fois pour se placer correctement dans une place un peu exigüe.

Sachez également que cette voiture hybride, grâce à ces modes de conduite économes, répartit de manière optimale l’utilisation de sa batterie située dans le coffre pour alterner entre moteur essence et moteur électrique. Si vous entrez une destination, c’est encore mieux: elle va faire en sorte que l’autonomie électrique soit épuisée à l’arrivée, elle prendra alors plus ou moins souvent le relais. L’idée étant qu’à la maison ou au bureau, vous la branchiez à une prise pour recharger la batterie en quelques heures. Résultat: 3,7 litres/100 pour aller jusqu’à RTL House, à 40 km de notre domicile.

Conclusion

Après une semaine de test, et de nombreux passagers épatés (ou effrayés au début…) par le pilotage automatique de cette Mercedes Classe S, le verdict est sans appel: la voiture roule effectivement toute seule sur autoroute ou sur voie rapide (avec des lignes blanches correctes).

Elle accélère, freine et tourne elle-même, de telle sorte qu’elle restera sur sa bande de circulation, à la vitesse souhaitée, tout en gardant une distance raisonnable avec la voiture de devant.

A haute vitesse, le volant doit être tenu au moins une fois toutes les 10 secondes, ce qui rend le pilotage un peu moins automatique. La gestion du régulateur de vitesse, qui tient compte de la distance avec la voiture de devant, vous évite néanmoins de devoir freiner puis réenclencher lecruise control. Vous pouvez théoriquement traverser la Belgique sur autoroute sans toucher aux pédales !

Sous les 30 km/h, dans des embouteillages par exemple, ce pilotage automatique prend tout son sens. Il peut vous emmener sur des dizaines de kilomètres sans que vous ne deviez faire quoi que ce soit. Libre à vous de lire un livre ou de consulter votre smartphone sans crainte. Même si on doute que la police vous croie sur parole en cas de flagrant délit de téléphone au volant…

Google n’est donc pas le seul à essayer de faire rouler des voitures de manière autonome. Mercedes est déjà bien avancé dans le domaine, et surtout, il propose déjà cette option dans quelques modèles. La nouvelle Classe E aura d’ailleurs, elle aussi, toute une panoplie d’assistances à la conduite. On ne manquera pas de la tester dans quelques mois…

 

Huawei P8: quand le Made In China s’embourgeoise…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 6 juin 2015 09h53 | Ajouter un commentaire

Huawei P8. Derrière ce nouveau smartphone se cache une petite révolution: l’entrée d’un constructeur chinois dans la cour des smartphones haut-de-gamme, dont le prix forcément plus élevé (499€) reste en deçà de la concurrence. RTL info a essayé cet appareil qui prouve que le Made in China n’a plus à rougir, et a de solides arguments.

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Alors qu’une majeure partie de nos appareils électroniques est fabriquée en Chine – des smartphones aux frigos, en passant par les aspirateurs et les télévisions – le « Made In China » a toujours mauvaise presse.

Pourtant, les sociétés chinoises ont évolué ces dernières années. Et très rapidement. C’est via l’un des marchés les plus fleurissants de l’électronique qu’elles se sont fait connaître auprès du grand public européenne, et donc belge: le smartphone.

L’un des exemples les plus frappants est Huawei. Ce nom difficilement prononçable  cache une énorme multinationale fondée en 1988, qui a débuté avec la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs. Pour faire simple, il s’agissait d’antennes GSM.

Petit-à-petit, il a diversifié ses activités, se concentrant tout de même sur les télécoms: serveurs informatiques, modems et… smartphones.

« Bel ouvrage »

Comme d’autres entreprises chinoises (on pense à ZTE), Huawei, qui signifie « Bel ouvrage », a d’abord fabriqué des smartphones « sous marque blanche ». Des entreprises, souvent des opérateurs, y apposaient leur propre logo à l’arrière.

Cette pratique n’a plus tellement la cote, c’est pourquoi depuis quelques années, des marques chinoises ont fait leur apparition sur le marché des smartphones, en marque propre. En Belgique, Huawei a visiblement trouvé la bonne stratégie, car en deux ans, le fabricant est pris de grosses parts de marché.

Surtout considérée comme une marque « low cost » (car c’est dans ce segment qu’il vend beaucoup d’appareils) Huawei vise désormais plus haut, notamment avec le P8 qui vient de sortir, et qui est déjà sur le bureau de RTL info.

 

huawei006Dans la cour des grands

Les premiers smartphones Huawei que nous avons essayés il y a deux ans étaient faits de plastique bon marché et embarquaient une version d’Android très basique.

Le P8 est la preuve qu’il s’agit d’une histoire ancienne. Désormais, comme Samsung, LG, Sony ou HTC, Huawei se donne une identité propre en soignant le look, la qualité des photos et l’interface.

La configuration parle d’elle-même: boitier en aluminium de 6,4 mm d’épaisseur, écran Full HD de 5,2″, processeur 8 cœurs et 64 bits, 3GB de RAM, 16GB de stockage, appareil photo 13 MP à l’arrière, 8 MP à l’avant. Bref, on est dans le haut du panier.

Huawei ajoute également des petites fonctionnalités originales, bien que moyennement utiles: des gestes par forcément intuitifs en dehors de l’écran, des pressions avec l’articulation du doigt, une reconnaissance vocale en anglais pour retrouver le smartphone sous les couvertures, etc…

Pas de doute, le Chinois est entré dans la cour des grands. Ce n’est pas pour autant qu’il va les battre à la récré, mais au moins il y est.

 

huawei001Une finition haut-de-gamme (trop) proche de l’iPhone 6 ?

Ce qui nous a surtout frappé, et finalement ce qui prouve que Huawei veut aussi commercialiser (et augmenter ses marges avec) des « flagships » comme l’iPhone 6 d’Apple et le Galaxy S6 de Samsung, c’est la qualité de la finition et des matériaux utilisés.

Du métal et du verre: le P8 ressemble de loin aux deux icônes qu’on vient d’évoquer.

Certains diront qu’il ressemble même un peu trop à l’iPhone 6. C’est vrai que les grilles de haut-parleurs sur la tranche inférieure, et les bandes blanches dans le cerclage en métal et dans le dos, sont d’inspiration très californienne. Mais qui s’en plaindra, finalement ?

 

huawei003Conclusion

A 499€ (16 GB de stockage interne), le P8 de Huawei marque l’entrée du Chinois dans la cour des grands. C’est un sacré défi, car à la récré, il y a déjà Apple, Samsung, Sony, HTC et LG qui font les malins.

Le plus gros argument de Huawei, c’est son prix. Il est environ 200€ moins cher que les autres. Des économies ont du se faire quelque part, mais ce n’est pas au niveau de la finition et du design (écran sans bordure du plus bel effet), ni de la qualité des photos. Il fait pratiquement jeu égal sur ces aspects qui ont leur importance au moment de choisir un smartphone.

Là où on peut chipoter, c’est sur la puissance des puces embarquées (en retrait par rapport au Galaxy S6, notamment), de l’autonomie un peu décevante (il a perdu 30% de sa batterie durant une nuit, sans être utilisé une seule fois…), de la luminosité maximale inférieure aux autres cadors du secteur. Mais n’oublions pas que la facture est plus légère (200€ de moins).

Reste un « problème » qui ne se chiffre pas: l’image de marque de Huawei. Elle a bien évolué en deux ans, mais elle reste moins sexy que Samsung ou Apple, malgré des investissements colossaux en marketing et en sponsoring, notamment dans le monde du football. Et qu’on se le dise: le plus grand stand du dernier Mobile World Congress que nous avons visité, c’était celui de Huawei…

Le Chinois, qui s’embourgeoise, estime qu’une clientèle est prête à dépenser 499€ pour acheter un de ses smartphones. Même en Chine, un pays où émerge progressivement une classe moyenne.

L’avenir nous dira s’il avait raison, mais on a déjà une petite idée…

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LG G4: mais pourquoi est-il plus cher ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mai 2015 17h36 | Ajouter un commentaire

G4002Il y a quelques semaines, on vous évoquait la sortie du LG G4, dernier porte-drapeau du constructeur coréen qui s’est fait une excellente réputation dans le monde des smartphones depuis deux ans.

La seule véritable originalité de l’appareil était d’être équipé d’un dos en cuir. En réalité, il s’agit simplement d’une coque interchangeable, qui sera livrée d’office pour 50€ de plus.

Le G4 que nous avons essayé durant deux semaines est donc un modèle standard, à 649€, avec un dos en plastique qui a la particularité d’être légèrement alvéolé. Une coque esthétiquement très réussie, mais qui ne donne pas à l’appareil la finition haut-de-gamme qu’on est en droit d’attendre d’un smartphone à ce prix-là.

Car les HTC One M9 (749€), Samsung Galaxy S6 (699€) et iPhone 6 (699€) sont pratiquement au même niveau de prix. Et la présence de métal et/ou de verre sur ces appareils leur donne une allure indéniablement plus robuste et « haut-de-gamme ».

Quel écran…

Le LG G4 a cependant de nombreux arguments qui peuvent attirer une certaine clientèle, à commencer par un écran à couper le souffle. Ses 5,5 pouces (l’équivalent de l’iPhone 6 Plus, le grand) affichent 2560 x 1440 pixels, ce qui donne un nombre très élevé de « pixels par pouce » (534). En gros, l’œil humain est incapable d’apercevoir le moindre petit carré: les contours des courbes sont tellement lisses qu’on peine à croire qu’il s’agisse d’un écran…

Le principal avantage de cette abondance de pixels et de la taille importante de l’écran, c’est l’affichage (parfait) des icônes (5 par rangées horizontales) et des widgets, des photos, des vidéos, des jeux, etc… C’est clairement une bête de course.

G4008De très belles photos

L’appareil photo est l’autre point fort de ce G4. Un mode manuel permet de prendre des photos comme les pros, tandis que le mode automatique utilise à merveille les 16 MP du capteur arrière ou les 8 MP du capteur avant (vive les selfies).

C’est aussi l’un des premiers smartphones à permettre d’enregistrer les images en format RAW. Ces photos ne reçoivent aucun traitement, elles sont brutes en provenance du capteur d’image. Cela permet par exemple de modifier la balance des blancs après coup, avec un logiciel de retouche spécialisé. Un mode qui plaira aux amateurs avertis, mais la majorité des utilisateurs s’en moquera…

Conclusion

Un smartphone à 649€, ça doit en jeter plein la vue, et pas uniquement quand on allume l’écran. Le premier reproche que l’on fera à LG, c’est un design trop passe-partout (à moins d’avoir opté pour la version cuir à 699€), là où son aîné, le G3, avait fière allure malgré l’absence de métal dans son châssis. La face avant de ce LG ne se distingue pas assez des smartphones milieu de gamme.

Or, la concurrence dans le milieu de gamme, justement, est devenue féroce, le public ayant bien compris qu’à 200€, on pouvait déjà trouver un bon smartphone…

Pour le reste, au niveau de la puissance et de la qualité de l’interface que LG ajoute à Android 5.1, on est clairement dans du très bon. Le Coréen a un style sobre et élégant, tout en restant efficace et pratique.

Si seulement il avait gardé un prix plus en retrait de Samsung (il n’y a que 50€ de différence avec le Galaxy S6), ou s’il avait embarqué un capteur d’empreinte digitale (pratique pour déverrouiller un S6 ou un iPhone), voire la recharge rapide ou sans fil…

On se consolera avec une batterie de 3000 mAh amovible (mais qui va en acheter une nouvelle dans un an ?), qui permet d’ajouter une carte microSD, ce que Samsung a abandonné…

Un smartphone courbé et… en cuir: voici le LG G4

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 30 avril 2015 12h08 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen avait du pain sur la planche pour concurrencer un Samsung Galaxy S6 qui est promis à un succès international. Si le G4 (649€ – 699€) de LG n’aura pas l’appui marketing et commercial de son concurrent, il n’en demeure pas moins un des plus élégants smartphones jamais construits, avec un dos… en cuir. J’ai assisté à son lancement à Londres, et j’ai pu le tester pendant quelques minutes.

G3VOn vous le répète chaque semaine: il est de plus en plus difficile de se démarquer dans la jungle des smartphones sous Android. Le succès des marques chinoises est venu compliquer la tâche des « anciens » comme Samsung et LG.

Le premier coréen a ébloui la galerie il y a quelques semaines avec un Galaxy S6 Edge à l’écran courbé sur les côtés. Le second a présenté, ce mardi à Londres, le successeur d’une gamme qui a permis à LG de se faire une solide place sur le marché: les G2, G3 et désormais, G4.

Des courbes, du cuir

En Angleterre, la presse européenne a découvert un smartphone… en cuir (sur le dos, bien entendu). Il a fallu 12 semaines à LG pour intégrer du cuir dans son G4. Une matière qui serait « sélectionnée à la main« , et aurait subi « un traitement spécial pour être résistant« , à en croire les intervenants de la conférence de presse, qui se tenait dans l’église désacralisée One Marylebone, à côté de Regent’s Park, au cœur de Londres.

L’idée est plutôt originale, est correspond bien au concept du design « Slim Arc » que la marque veut imposer, même sur ses modèles entrée de gamme. Un arc léger, c’est finalement ce qu’est le LG G4. Son écran est très subtilement courbé. A l’inverse de Samsung qui a arrondi les bords verticaux, LG « plie » légèrement l’ensemble du smartphone, mais dans l’autre sens. A l’œil, on ne voit rien. Mais si on dépose l’écran sur la table, on aperçoit un espace.

Tout ça pour quoi ? Surtout pour le design et pour la prouesse technique (car mine de rien, ça complique un peu les choses de plier un téléphone). LG annonce cependant une durée de vie améliorée de 20%, surtout grâce au fait que la prise en main étant améliorée par la courbure et par le cuir (ça ne glisse pas), on le laissera moins vite tomber. De plus, son écran se griffera moins car il n’est pratiquement pas en contact avec la table.


Un très bon appareil photo

Beau, le LG G4 l’est assurément. Il serait d’une « élégance confortable« : le marketing a bien bossé en Corée.
Son dos en cuir, inédit dans le monde en ébullition des smartphones, ne passe pas inaperçu et offre, il est vrai, une préhension améliorée. Mais LG ne peut se contenter de ça pour concurrencer le Galaxy S6, le HTC One M9 et l’iPhone 6.

Il a donc, à nouveau, évoqué longtemps les mérites de l’appareil photo de son nouveau flagship. Comme sur le G3, on parle ici d’autofocus au laser. Un terme barbare qui signifie qu’en 0,276 seconde, la mise au point est faite. C’est sûrement vrai, mais on n’a jamais remarqué une différence notable avec la concurrence (du moins sur le modèle précédent).

Il n’y a pas que ça: une double pression sur l’un des boutons de volumes (toujours situés au dos de l’appareil chez LG, très pratique), et l’appareil photo entre en action. « Cela prend 0,6 seconde« , nous a-t-on promis. Plus ou moins équivalent à ce que fait le Galaxy S6 de Samsung, et la plupart des smartphones de Sony.

g4compaMême dans la pénombre

A chaque sortie de smartphone, ces derniers mois, on évoque des « photos exceptionnelles, même lors d’une faible luminosité ambiante« . L’ouverture (F 1.8) permet d’aller chercher « 80% de lumière en plus« , tandis que la taille du capteur (1/2.6″) est « 40% plus grande« . Tout ça en comparaison avec la moyenne des smartphones haut-de-gamme actuels.

Lors de notre prise en main, nous avons en effet remarqué quelques belles performances, mais cela demande un test plus approfondi, dans quelques semaines on l’espère.

Il y a également un mode manuel, qui permet de retarder la vitesse d’obturation, afin d’obtenir des photos avec de jolis effets (comme par exemple les phares de voitures d’une autoroute qui font des lignes jaunes et rouges).

Ajoutez à cela une stabilisation de l’image renforcée (avec un axe supplémentaire), et vous avez là un très bon « photophone », qui conviendra parfaitement aux amateurs comme « second appareil », à côté de leur gros reflex.


Et l’interface ?

LG continue d’améliorer des fonctions déjà présentes sur le G3, et mais en a rajoutées quelques-unes:

« Galerie photo »: pour visionner des photos organisées selon une ligne du temps ou en albums, en fonction de la date et du lieu

« Event Pocket »: pour créer un seul calendrier unifié en glissant/lâchant les rendez-vous et événements depuis de multiples agendas et sites sociaux.

« Smart Notice »: pour recevoir des notifications personnalisées (météo, voyages, etc) en fonction des habitudes de l’utilisateur.

Il y a également la suite Google Office préinstallée, et une bonne intégration de celle-ci dans le smartphone. De plus, les utilisateurs du G4 recevront un espace de stockage additionnel gratuit de 100 Go sur Google Drive pendant deux ans.

Enfin, avec l’option MirrorLink, les propriétaires d’une Volkswagen (et peut-être bientôt d’autres véhicules) pourront afficher une version ‘voiture’ de l’interface de leur G4 sur l’écran embarqué de leur véhicule: affichage des contacts, GPS, musique, etc.


lgpConclusion

En 2015, c’est LG qui a dégainé le dernier, après HTC et Samsung, pour présenter son nouveauflagship. Le G4 était attendu au tournant et d’après ce qu’on a vu à la conférence de presse, et notre première prise en main, il a réussi son pari.

Au niveau du design, le constructeur coréen a opté pour une finition en cuir (disponible dans de nombreuses couleurs, mais uniquement en brun et noir chez nous) et une courbe qui donnent au téléphone une fière allure.

Au niveau du matériel, il s’est concentré sur l’appareil photo, et il a plutôt bien fait ça.

La batterie de 3.000 mAh amovible ne fera pas de miracle (une bonne journée d’utilisation), mais il y a un port pour carte microSD, que Samsung a du abandonner sur son Galaxy S6.

Reste le prix: LG, qui avait toujours été un cran en-dessous de Samsung, l’a désormais rejoint. Le G4 en finition « Cuir Brun » ou « Cuir Noir » sera commercialisé fin mai en Belgique au prix de vente recommandé de 699 euros (32 GB). Pour être moins cher que le Galaxy S6 (32 GB), il faudra opter pour la finition en plastique « Metallic Grey », à 649 euros.

C’est le plus gros défaut du G4, à côté du fait qu’il n’y a pas de lecteur d’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone.

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.

HTC One: toi, je t’ai déjà vu quelque part…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 31 mars 2015 16h21 | Ajouter un commentaire

htc1Le dernier fleuron du constructeur taïwanais ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur. Est-ce une tare ? Nous l’avons essayé durant deux semaines.

Dans la guerre sans merci que se livrent chaque jour les très (trop) nombreux fabricants de smartphone sous Android, il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

Alors que Samsung a opté pour un écran incurvé sur les côtés de son Galaxy S6 Edge qui sort dans quelques jours, un autre grand nom du smartphone est sur le point de mettre en vente un nouvel appareil haut-de-gamme: HTC.

Le Taïwanais n’a pas pris de risque, en reconduisant pratiquement à l’identique le design des versions précédentes de son célèbre One. Le M9 est donc facilement reconnaissable, avec sa carapace en métal, ses deux grilles de haut-parleurs et ses discrètes lignes blanches. Originalité: il y a deux tons dans le métal: sur notre exemplaire de test, le dos était gris, et les bords dorés. C’est qu’il soigne son apprence, ce nouveau One… HTC promet que ce métal est inrayable, tout comme l’écran.

Quoi de neuf ?

A part des performances forcément plus musclées, grâce à un processeur Qualcomm Snapdragon 810 et 3 Go de RAM, les principales nouveautés du cru 2015 d’un smartphone toujours aussi haut-de-gamme sont logicielles.

En effet, la surcouche « Sense » en version 7.0 est très réussie, et apporte son lot de nouveautés sous Android Lollipop (5.0.2), surtout au niveau de la personnalisation de l’interface. Cela passe par des thèmes à télécharger gratuitement, et qui modifient les icônes, les fonds d’écrans, les menus, etc. Ces thèmes eux-mêmes sont personnalisables, par exemple à partir d’un photo personnelle.

Il y a également ce groupe d’icônes d’applications sur l’écran d’accueil, qui varie en fonction de l’endroit où l’on se trouve (travail, maison et sortie). Les applis les plus utilisées s’affichent automatiquement, après quelques jours d’utilisation. Amusant mais loin d’être indispensable.

N’oublions pas « BlinkFeed », une petite exclu d’HTC. Il s’agit d’un écran supplémentaire, à l’extrême gauche de votre bureau, qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent (articles thématiques à choisir, fil d’actus Facebook et Twitter, etc). Cela peut s’avérer pratique à l’usage, même si le contenu est essentiellement français. Pour les fainéants qui n’ont pas le courage de lancer plusieurs applis pour se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde ou sur les réseaux sociaux, BlinkFeed pourrait devenir incontournable.

Quel son!

Le HTC One M9 parvient à encore améliorer le son produit par les haut-parleurs stéréo, qui sont par ailleurs sur le devant du téléphone. C’est pour cette raison qu’il y a encore de fameux « bords » en haut et en bas, pour accueillir le « BoomSound ». On sent même la spatialisation générée timidement par la technologie Dolby intégrée. Au final, si on tient bien le smartphone devant soi, on peut apprécier un vrai son stéréo, d’une qualité rarement atteinte sur un téléphone. Du très bon travail.

Quant à l’appareil photo, HTC a rangé l’optique supplémentaire qu’il y avait à l’arrière, et a mis un bon capteur de marque Toshiba de 20 MP. Là aussi, la qualité est au rendez-vous, sans bouleverser le genre. Quant à l’appareil photo frontal, il est de 4 MP, et permet de beaux petits selfies, même dans des conditions de lumières plutôt basses.

htc2


Conclusion

Le HTC One dans sa version M9 est un bien bel objet. Son châssis en métal (argent sur le dos, doré sur les côtés) est une prouesse technique qui demande beaucoup de travail pour l’assemblage, même si au final, cela passe assez inaperçu.

Le design n’a pas vraiment changé, mais la finition est proche de la perfection: solidité, assemblage, rigidité… C’est juste parfait à prendre en main.

On se pose alors la question: faut-il forcément modifier un style qui a fait ses preuves, même si c’était il y a trois ans ? Dans l’absolu, non. Pensez à Porsche et sa 911, qui peaufine une même silhouette depuis des dizaines d’années.

Mais dans le cas présent, on parle de smartphone, ces appareils que l’on remplace en moyenne tous les deux ans, et dont le nouveau modèle arrive chaque année…

Du coup, même si le HTC One M9 n’a aucun défaut apparent, on se demande s’il connaitra le succès promis au Galaxy S6 et à l’iPhone 6, surtout à cause de son prix: 749€ (32 GB de stockage interne). Il s’adresse avant tout aux puristes de HTC.

On a testé la réparation de smartphone à domicile

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2015 09h29 | Ajouter un commentaire

Changer l’écran de son téléphone plutôt que d’aller en acheter un nouveau: vous êtes de plus en nombreux à le faire. Les boutiques se multiplient et pour se démarquer, une enseigne a décidé de réparer votre smartphone… chez vous. J’ai testé le concept pour vous.

t1Cela fait très longtemps que la plupart des gens changent de téléphone portable en moyenne tous les deux ans. Une batterie qui s’essouffle, un écran griffé, un gros coup dans le coin après une chute, une interface trop lente… les problèmes ne manquent pas.

Pour le « téléphone lent », il n’y a hélas pas grand-chose à faire : les systèmes d’exploitation et les applications se mettent très souvent à jour, pour exploiter l’évolution technique des nouveaux modèles, plus puissants et/ou avec plus de fonctionnalité. On n’arrête pas le progrès (même si parfois on aurait bien envie…)

Vous êtes de plus en plus nombreux à réparer

En revanche, pour les autres soucis que rencontrent de nombreux smartphones, il est possible de faire quelque chose pour éviter de le remplacer. Un principe très simple, finalement, qui s’appliquait à tous nos appareils il y a une vingtaine d’années: les faire réparer !

Ça n’est pas nouveau, mais visiblement les Belges se de plus en plus disposés à le faire. Le magasin iFixTech, qui ne comptait à l’origine qu’un seul réparateur (son fondateur…), a désormais plusieurs employés et a même investi dans des machines pour fabriquer lui-même la « vitre » qui compose les écrans.

« Cela a grandement réduit le coût des pièces, et donc la facture finale pour le client », nous a expliqué Jeremy Golender, qui nous a rendu une petite visite un peu particulière.

t2Un service à domicile

En effet, après un premier magasin à Overijse et un second Avenue Louise à Bruxelles, la petite société a lancé un nouveau service il y a quelques mois: la réparation de smartphone à domicile. Nous l’avons testée pour vous !

La première étape est de remplir un formulaire sur le site iFixTech.be, ou d’appeler la boutique (il sera bientôt possible de le faire via une application). Il faut expliquer le problème, donner ses disponibilités, etc…

Ensuite, un rendez-vous est fixé, et un technicien vous rend une petite visite. Il se déplace avec une voiture bien reconnaissable (surmontée d’un grand smartphone…), des petits outils et un grand buvard pour ne pas salir votre table et ni perdre de petites pièces.

S’il s’agit d’un simple remplacement d’écran cassé, cela peut aller très vite. Nous avons testé le service de réparation à domicile avec un Nokia Lumia 1020 complètement mort, tombé sur l’écran et qui ne réagissait plus à rien. La vitre était brisée sur toute sa surface.

« C’est souvent uniquement l’écran. Parfois, on peut se contenter de remplacer la vitre, le reste des composants étant encore fonctionnel. Mais ce n’est pas le cas avec tous les smartphones ».

t3Seulement 10 minutes

Dix minutes (et une dizaine de manipulations délicates) plus tard, l’appareil démonté puis remonté avec un nouvel écran se réveille. Ce n’était donc que ça… Test réussi !

Jusqu’à présent, « ce sont surtout les entreprises qui sont intéressées par ce service à domicile, qui est par ailleurs très répandu dans d’autres pays », selon Jeremy.

La facture dans notre cas s’élevait à 200€, hors frais de déplacement. Mais ce sont surtout les pièces de notre écran qui coutaient cher. A titre d’exemple, une telle réparation pour un iPhone 4/4S ne coûte plus que 65€ (alors qu’il fallait compter 140€ il y a deux ans).

Un forfait de 15 euros pour les déplacements

Le déplacement est facturé 15 euros au particulier, mais pour les entreprises, « nous envisagerons peut être un service à domicile gratuit en fonction du nombre d’appareils à réparer ».

L’avantage de la réparation à domicile ? Le gain de temps. Si vous allez en boutique avec votre appareil cassé, il n’y aura peut-être aucun technicien disponible pour le réparer directement. Vous devrez soit attendre, soit revenir le chercher quelques heures plus tard.

Or, être séparé si longtemps de son smartphone, c’est… difficile pour certains.

Voici le nouveau Samsung Galaxy S6 (et son grand frère arrondi)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 mars 2015 10h12 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen, qui a perdu beaucoup de part de marché (sur les smartphones) en 2014, mise tout sur son Galaxy S6 et S6 Edge, deux smartphones présentés la veille du Mobile World Congress de Barcelone. J’ai déjà pu essayer l’appareil qui sortira à la mi-avril.

samAlors que le Mobile World Congress n’a pas encore commencé, quelques fabricants ont tenté d’être la star de l’événement en présentant leur nouvel étendard la veille de coup d’envoi du plus grand salon des technologies mobiles – et Dieu sait si elles sont nombreuses et diversifiées.

Alors que le taïwanais HTC a montré un One toujours aussi beau à voir (du magnifique métal brossé) et à utiliser (un surcouche Android parmi les meilleurs), Samsung a tenu, dimanche soir, son désormais célèbre « Unpacked », version 2015.

Avec un appareil qui doit aider le Coréen à regagner des parts de marché, après une « petite » chute en 2014 (de 34% à 20%): le Galaxy S6 (et le S6 Edge), qui est, vous l’aurez compris, la sixième itération d’un téléphone qui a fait rentrer Samsung dans la cour des fabricants « premium ».

Acheter cela comme un ordinateur

Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons une chose: comme pour le HTC One M9, on reste un peu sur sa faim en termes de nouveautés fracassantes. Il faut dire que depuis un certain temps, les smartphones se suivent et se ressemblent. En réalité, les constructeurs ont fait le tour de la question, et ne savent plus trop quoi faire pour se démarquer.

Il faut s’y faire, en choisissant son smartphone comme on choisit un nouvel ordinateur. Et ne pas attendre chaque année une nouvelle fonction, une nouvelle application incroyable. Après tout, on a acheté pendant 20 ans des ordinateurs qui n’avaient de nouveaux que la vitesse du processeur.

Pourquoi arrondir les bords de l’écran ?

Néanmoins, cette année, Samsung a confirmé son envie de vendre des smartphones avec des écrans arrondis sur les deux côtés verticaux de l’appareil. Après le Galaxy Note Edge, place au Galaxy S6 Edge, présenté en même temps que le « simple » Galaxy S6. Mais il lui a volé toute la vedette, du moins pour ceux qui cherchent des téléphones originaux.

Le S6 Edge est assez cher: 849€ pour la version 32 GB. Outre un design vraiment inédit (forcément avec un écran arrondi), le Edge a deux petites fonctions amusantes: vous pouvez assigner une couleur à 5 contacts différents, et lorsque l’un d’eux vous appelle, les bords arrondis clignoteront avec la couleur liée. De telle sorte que si votre smartphone repose sur l’écran, vous saurez qui vous appelle sans devoir le retourner, ou sans devoir aller le chercher s’il n’est pas tout près de vous.

L’autre intérêt de cette courbure est de faire office de petit réveil. Posé sur le dos, la nuit, il peut afficher l’heure sur sa tranche si vous le tapotez.

Vous l’avez compris, cette courbure est avant tout une question de design. Un design heureusement très réussi, Samsung ayant, de plus, opté pour de nouveaux coloris, dont un « vert émeraude » très réussi.

Une courbure qui a l’air d’un gadget, mais qui demande une solide maitrise de la fabrication d’écran. Seuls Samsung et LG, les deux plus grands constructeurs d’écrans au monde, peuvent se permettre de s’amuser à tordre nos smartphones. « Il faut chauffer les composants à 800 degrés pour pouvoir plier l’écran », a-t-on appris lors de la conférence de presse.

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Et à l’intérieur ?

Forcément, conférence de presse oblige, le S6 est « le plus beau smartphone de l’histoire de Samsung », et la preuve que pour le constructeur coréen, « le futur, c’est maintenant ».

Au final, en y regardant de plus près, à part le Edge courbé, le S6 de base est simplement une nouvelle version d’un smartphone haut-de-gamme, rapide et au design soigné.

Il faut oublier l’étanchéité du Galaxy S5, et le port microSD. Tout se passe désormais dans la mémoire intégrée qui va de 32 GB à 128 GB. Un espace minimum suffisant pour la plupart des utilisateurs, cependant.

On a appris que le processeur dernière génération était encore plus petit, plus puissant mais moins gourmand en énergie.

L’écran de 5,1 pouces est « quad HD Super Amoled », ce qui veut dire en langage Samsung: avec beaucoup de pixels, des couleurs très criardes et un contraste extraordinaire.

Quelques petites nouveautés

Le S6, qui ne diffère du S6 Edge que par les courbures de l’écran, est prêt pour la recharge sans fil. Il est compatible avec les deux normes les plus courantes. Le socle de recharge sans fil est hélas vendu en option à 49€ (mais offert pour les précommandes).

Samsung a également fait un gros effort sur l’appareil photo, qui ferait (mais c’est à vérifier) des miracles en conditions de basse luminosité. De plus, et ça on a pu le vérifier: lorsque le smartphone est verrouillé, il ne faut que 0,7 seconde pour utiliser l’appareil photo, en appuyant deux fois sur le bouton d’accueil.

Enfin, toujours selon les dires de Samsung, la batterie du Galaxy S6, d’une capacité classique, pourrait être rechargée « en 10 minutes pour une durée d’utilisation de 4H », et serait « deux fois moins longue à recharger entièrement qu’un iPhone 6″.

En conclusion, ce S6, qui était baptisé « project 0″, a pour ambition de faire oublier le S5, qui n’a pas convaincu le public, et de revenir en force dans la lutte contre l’iPhone 6 d’Apple. Le design est là, la qualité Samsung aussi (écran, finition, surcouche logicielle). Les nouveautés ne sont pas extraordinaires mais à part la taille, l’iPhone 6 n’avait rien de renversant par rapport à la génération précédente. La lutte s’annonce donc serrée.

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