Mobilité

On a testé la tablette avec projecteur intégré de Lenovo

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 17 février 2015 18h41 | Ajouter un commentaire

Les constructeurs de tablettes Android, qui inondent le marché avec des prix et des qualités très variables, doivent redoubler d’originalité pour se démarquer. Le chinois Lenovo a choisi d’utiliser une grosse poignée dans laquelle il a insérer une béquille (pour multiplier les positions), une batterie et… un projecteur ! Tout cela n’est-il que de la poudre aux yeux ? RTL info a passé deux semaines avec la Yoga Tablet 2 Pro, environ 450€.

Même si le marché de la tablette, toujours largement dominé par Apple et son célèbre iPad, est en stagnation pour la première fois depuis 2010, cet outil reste un remplaçant partiel de nos outils informatiques.

Avec Android, le système d’exploitation de Google pour smartphone et tablette, tous les constructeurs peuvent proposer leur modèle, avec des prix, des qualités et des innovations qui vont du ridiculement mauvais à l’excellent.

De quoi s’amuser

Le constructeur chinois Lenovo, surtout connu chez nous pour ses ordinateurs portables, est au niveau mondial un grand fabricant de smartphone et de tablette. En attendant que les téléphones (ceux que nous avons pu manipuler sur des salons internationaux avaient un rapport qualité prix appréciable) débarquent sur notre continent, il faut se retourner vers les tablettes pour apprécier le sérieux de l’entreprise, qui prouve que le « Made in China » n’est plus (toujours) ce qu’il était.

Avec des marchés aussi gigantesques que la Chine et l’Inde, Lenovo a de l’argent à consacrer à la recherche et au développement. De quoi s’amuser à sortir des produits inédits, dont la Yoga Tablet 2 PRO, qui a l’originalité d’intégrer un petit projecteur, une béquille et une batterie dans sa poignée tubulaire.

Un projecteur, vraiment ?

Il va de soi que pour des raisons de coût, d’usage de la batterie et d’espace, la puissance de ce qu’on appelle un « pico-projecteur » est assez limitée. On parle de 30 à 40 lumens, ce qui n’est pas très lumineux.

L’image projetée est de 854 x 480 pixels (en-dessous de la HD, donc), ce qui est nettement moins que l’écran de la tablette: une dalle de 13,3 pouces (34 cm, c’est très grand…) affichant 2560 x 1440 pixels (au-dessus du Full HD).

Selon la documentation, la distance idéale de projection est de 2 mètres, ce qui permet d’avoir une image de 50 pouces (127 cm).

Il faudra dès lors une obscurité quasi-totale, vue la puissance limitée du projecteur. Et avec une telle taille, le manque de pixels se voit assez bien.

Comme vous l’imaginez, la luminosité faiblit proportionnellement à la distance de projection. Ce qui équivaut à dire: au plus sombre est la pièce, au plus loin sera la distance acceptable de projection, et au plus grande sera l’image.

Sachez qu’il est recommandé de sortir le pied intégré pour une position idéale de la tablette. Celle-ci utilise cependant un capteur pour connaitre l’inclinaison de l’appareil, et donc ajuster le « trapèze » de l’image en fonction (mais les résultats sont discutables, nous l’avons essayé).

Il y a également une toute petite molette d’ajustement de la netteté en fonction de la distance de projection, près de l’ampoule de projection. Mais elle n’est pas très précise.

Gadget ? Oui et non… Il faut le voir comme un pico-projecteur, qui n’a pas l’ambition d’être un home cinéma. Pour de photos et des vidéos, c’est franchement utile dans la pénombre. Pour un film entier, cela peut le faire, mais le positionnement de la tablette est délicat. Quant à la qualité de l’image, sachant que le projo est intégré dans la poignée d’une tablette à 450€, il n’y a pas de quoi se plaindre.

Et à part ça ?

Hormis cette fonction de projection inédite sur une tablette, la Yoga Tablet 2 Pro se distingue – et c’est pour ça qu’on l’appelle Yoga – par un éventail intéressant de positions disponibles.

Vous pouvez la tenir à la verticale, comme un journal, à l’aide de la protubérance tubulaire. C’est plutôt sympa pour des applications comme Facebook et Twitter, qui affichent un fil d’actualité continu. Mais comme elle est grande et que son format est très « 16:9″, c’est assez encombrant et lourd pour une seule main (1 kg).

L’idéal, selon nous, est la position « tilt », soit presque à plat, mais dont un côté est relevé par la béquille intégrée. Elle permet de travailler confortablement si vous devez taper un texte, même si à nouveau, vu le format 16:9, la place occupée par le clavier équivaut à la moitié de l’écran.
La position chevalet, soit debout mais reposant sur le pied réglable, est pratique pour regarder un film ou en faire un « cadre » pour montrer des photos ou des documents, sans devoir la tenir.

Autre nouveauté sur cette tablette: la position « accrochée », rendue possible grâce au trou dans le pied pivotant. Vous pouvez la suspendre à un crochet, un clou, etc. Un peu gadget mais ça peut servir…

insert

Un « vieil » Android ?

La Yoga Tablet 2 Pro tourne sous Android 4.4.2, une version sortie en décembre 2013. On est donc loin de Lollipop (Android 5.0) qui devient progressivement le nouveau standard pour les smartphones et les tablettes.

Mais le « vieil » Android a été largement remanié par Lenovo, qui a ajouté de nombreuses fonctions supplémentaires (deux applications ouvertes et affichées en même temps, un menu glissant dans le bas de l’écran avec les réglages, etc).

Ce n’est donc pas l’expérience ultime d’Android, mais pour le commun des mortels, c’est un détail.

Conclusion

La Yoga Tablet 2 Pro est avant tout une (très) grande tablette: 13,3 pouces. Ce qui permet de placer un bel écran lumineux et détaillé (2560 x 1440 pixels). Mais tout ça est gourmand en énergie, vous l’imaginez. Et vu qu’elle est équipée d’un processeur Intel Atom Z3745, moins puissant et plus énergivore que les puces plus récentes, la batterie n’est pas des plus durables.

La configuration est cependant sérieuse: 2 GB de RAM, un stockage interne de 32 GB (dont 6,5 GB utilisé par le système d’exploitation), extensible via microSD et un appareil photo convenable de 8MP.

Elle a deux signes distinctifs: tout d’abord un petit projecteur intégré dans la poignée, qui se rapproche plus d’un gadget vue sa puissance forcément contenue, mais qui reste utilisable dans l’obscurité. Pourquoi pas, après tout ?

Ensuite, il y a le nombre de positions rendues possibles grâce au pied intégré pivotant. La stabilité est au rendez-vous quel que soit le mode choisi, et c’est franchement une excellente idée.

Si ces deux caractéristiques vous branchent, foncez car le prix est contenu: on la trouve déjà à 450€ sur Amazon. Vous en aurez (largement) pour votre argent.

PowerBot: enfin un robot aspirateur utilisable ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 10 février 2015 12h21 | Ajouter un commentaire

Je me suis rendu au forum européen de Samsung cette semaine. De quoi découvrir et essayer les dernières nouveautés, qui vont de la télévision au lave-vaisselle. En passant par un certain robot-aspirateur…

Les robots aspirateurs existent depuis années, et en tant qu’acteur majeur de l’électronique grand public, Samsung se doit de consacrer une partie de son immense budget « recherche et développement » à cette catégorie de produits.

Le dernier-né du géant sud-coréen s’appelle « PowerBot », son nom faisant référence à la puissance enfin décente de l’aspiration (60 fois plus qu’un modèle antérieur de la marque), et au fait qu’il s’agisse d’un robot…

« Les clients se plaignaient surtout du manque d’aspiration des robots. Le PowerBot atteint enfin une puissance identique aux aspirateurs traditionnels« , nous a expliqué l’un des responsables produits de Samsung Belgique, en marge du forum européen qui se tenait à Monaco.

Mais il y a nettement plus important que la puissance d’aspiration: la facilité d’utilisation, et l’intelligence du robot. Et là aussi, il y a de fameux progrès.

Des capteurs et des caméras

Le PowerBot est équipé de plusieurs capteurs qui analysent en permanence son environnement: il contourne donc intelligemment les pieds d’une table, même s’ils sont très fins, en les frôlant plutôt qu’en faisant demi-tour. Démonstration à l’appui, cela s’avère en effet efficace.

Au sommet de l’appareil, il y a également une caméra qui réalise une cartographie de votre maison. « Cela permet de tracer le chemin de nettoyage optimal. Grâce à des puces informatiques, à 10 capteurs et à cette caméra, le robot recrée une carte complète de la maison. Il sait ainsi toujours où il se trouve« , nous a expliqué Jan Van Riet, un des nombreux product managers belges.

Ces différents capteurs repèrent également la saleté. Lors de la démonstration au forum, l’aspirateur a remarqué qu’on venait de verser du riz devant lui, et il a tout nettoyé, dans un bruit très contenu (nettement moins qu’un aspirateur classique).

Différents modes et… un pointeur laser !

Le PowerBot est également facile à utiliser, car il va se recharger tout seul à sa station d’accueil une fois que toutes les pièces sont propres, où lorsque sa batterie est plate, bien entendu.

Au niveau des modes de fonctionnement, « il y a 7 modes au total, dont un full automatique et une programmation manuelle« , pour le faire travailler uniquement lorsque vous êtes au travail, par exemple.

Si ça ne suffit pas, il y a une télécommande équipée d’un pointeur laser rouge, qui va automatiquement attirer l’aspirateur. Pointez des petites crasses et le petit robot débarque…

Sachez enfin que sa brosse est plus large que les autres modèles: 31 cm au lieu d’une vingtaine habituellement.

Conclusion

Le PowerBot VR9000 de Samsung est sans doute le seul aspirateur qu’un homme peut offrir à sa compagne sans la décevoir, ou passer pour un goujat. Il est surtout le meilleur ami des allergiques aux tâches ménagères.

Le fait qu’il soit autonome change tout: auparavant, la gestion de la batterie, la mise en place et la propreté relative demandaient parfois autant de temps que de sortir son vieil aspirateur, surtout si on devait nettoyer des pièces de taille moyenne.

Efficace et intelligent, il est forcément assez cher: 999€

En attendant le Galaxy S6…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 février 2015 18h58 | Ajouter un commentaire

C’est le premier  mars prochain lors du Mobile World Congress de Barcelone que Samsung va dévoiler son nouveau smartphone haut-de-gamme, le désormais célèbre Galaxy S, sixième du nom. RTL info sera à cet évènement, tout comme à l’ensemble du plus grand salon international dédié aux nouvelles technologies mobiles (téléphones, tablettes, montres, « wearables », etc).

En attendant de voir comment Samsung va essayer de repositionner son porte-drapeau au sommet des ventes de smartphones (le Galaxy S5 n’a pas vraiment été un succès) , attardons-nous sur un des petits derniers de la (large) gamme du géant sud-coréens de l’électronique grand public: le Samsung Galaxy Alpha.

Précisons tout de suite qu’il s’agit d’un « one shot », le nom Alpha disparaissant déjà du line-up 2015 de la marque. Il faut le voir comme un coup d’essai au niveau du design, ou comme un prototype de voiture destiné à voir la réaction des gens.

Plus petit (4,7 pouces, comme l’iPhone 6), très élégant avec son cadre en aluminium brossé et son dos en plastique mat agréable au toucher, le Galaxy Alpha offre une bonne prise en main. C’est sans doute la finition la plus flatteuse qu’un smartphone de Samsung ait jamais offerte.

Il y a bien entendu des signes qui le distinguent de son aîné, le Galaxy S5: il n’est pas étanche et n’a pas de port pour carte microSD.

A l’intérieur, on trouve une puce maison Exynos octo-cœur cadencée à 1,3 GHz, épaulée par une mémoire vive de 2 Go. Le capteur photo principal affiche 12 MP quand la batterie embarque 1.860 mAh. Le tout avec un stockage de 32 GB.

Pas encore de Lollipop

Le tout sous Android 4.4, pas encore de mise-à-jour vers Lollipop (5.0).

Il n’y a donc pas grand-chose à dire que vous ne sachiez déjà. C’est un bon smartphone Samsung, avec la bonne interface TouchWiz maison et un écran AMOLED offrant comme toujours un contraste exceptionnel et des couleurs sublimes.

Son prix est passé sous la barre des 400€ sur le web, donc n’hésitez pas si le design vous plait.

Pour les nouveautés Samsung, il faudra attendre le 1er mars et le Galaxy S6, qui sera accompagné d’une refonte de l’interface maison que le Coréen va apposer à Android 5.0. Son prix de lancement devrait être aux alentours de 699€…

On a testé la tablette officielle de Google: faut-il craquer ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 janvier 2015 17h46 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est HTC qui s’y colle. Le constructeur taïwanais, qui voit enfin ses comptes revenir dans le vert, a construit la Nexus 9, la tablette « officielle » de Google, tournant sous la version standard du dernier Android, Lollipop.

htc1

C’est HTC qui a eu l’honneur de fabriquer la « tablette officielle » annuelle de Google, baptisée Nexus 9. Il s’agit surtout pour le géant californien du web de montrer une version épurée de son nouveau système d’exploitation, baptisé Lollipop.

La version 5.0 d’Android, le système d’exploitation mobile le plus utilisé dans le monde, reçoit avec la Nexus 9 un écrin esthétiquement simple, mais avec des caractéristiques haut-de-gamme: écran 8,9″ de 2048×1536 pixels, grosse puce Nvidia Tegra K1 64-bits cadencée à 2,3 GHz, 2 Go de RAM, 16/32 GB de stockage interne, Wi-Fi, Bluetooth 4.0, NFC, GPS et 4G (en supplément à 80€).

Vous l’avez compris, Google a sauté un cran au niveau de la configuration, et du prix. Il faut débourser 399€ minimum pour sa tablette « officielle », alors que le positionnement était plutôt milieu de gamme les années précédentes.

La prise en main est agréable, même si on cherche un peu les boutons (volume et alimentation), cachés sur la tranche. Plastique mat, cerclage en alu, dalle en verre… on est bien dans le haut-de-gamme. Seul le petit capteur photo, hérité d’un smartphone entrée de gamme de la marque, est décevant.

htc2

Alors, Lollipop ?

L’intérêt de cette tablette, c’est surtout qu’elle nous fait découvrir Lollipop, la cinquième et dernière version du célèbre système d’exploitation mobile Android, développé par Google. Cet OS, commun pour les smartphones et les tablettes, est « en cours de déploiement » sur certains modèles (mais les constructeurs sont rarement pressés de faire ses mises à jour qui leur demandent beaucoup de travail).

Parmi les plus notables nouveautés, on note un design coloré et épuré, baptisé « flat design ». Il y a également une meilleure gestion des écrans de notifications et de raccourcis, que l’on fait apparaitre en glissant le doigt du haut vers le bas de l’écran.

Le multitâche, la manière de passer d’une application ouverte à l’autre, a également été refondu. D’une liste de vignettes, on passe à affichage d’onglet à la verticale. Utile également (ça existait déjà chez LG et Nokia): la sortie de veille de la tablette en tapotant deux fois l’écran.

On peut désormais avoir plusieurs comptes sur une tablette. Vu que c’est un objet familial dans de nombreux cas, il est important d’avoir des sessions différentes, y compris une « invité » pour un usage limité et temporaire.

Le menu des réglages a également été revu en profondeur, mais c’est plus pour les initiés qui aiment trifouiller dans les entrailles de leur machine.

Et avec la configuration qu’elle affiche, comptez sur la Nexus 9 pour être d’une fluidité exemplaire en toutes circonstances (jeu, vidéo haute résolution, multitâche, traitement photo, etc).

htc3
Conclusion

Rapide, efficace, bien finie… la Nexus 9 de HTC est certainement une tablette qu’on vous recommande, et l’un des premiers appareils disponibles tournant sous une nouvelle version rafraichissante d’Android, Lollipop (5.0)

Un seul bémol: son niveau de prix (minimum 399€) la place dans la catégorie des tablettes haut-de-gamme: l’iPad Mini 3 est au même prix, avec toutes les qualités qu’on lui connait. Le splendide iPad Air 2 démarre lui à 499€, tandis qu’on trouve l’excellente Samsung Galaxy Tab S à 379€ chez Krëfel (avec le « vieil » Android 4.4).

De plus, il existe une très grande diversité de tablettes Android, les prix allant de 50 à 500€. Difficile de se faire remarquer, donc, même si on est un excellent produit… à moins de mettre en place la machine marketing comme Samsung. Mais ce n’est pas prévu par HTC et Google en Belgique.

Nouvelles technologies: ce qu’il faut retenir du salon de Las Vegas

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Mobilité, Pratique , le 12 janvier 2015 08h35 | Ajouter un commentaire

Le salon d’électronique grand public de Las Vegas, International CES, est déjà terminé. Voici 10 tendances à retenir de cette édition 2015:

Une télévision ultra-haute définition

Des écrans géants, incurvés pour une vision panoramique, et surtout toujours plus haute définition avec en particulier une poussée du format « 4K », de qualité quatre fois supérieure à la HD actuelle: les groupes d’électronique ont sorti les grands moyens pour convaincre les consommateurs de changer leurs téléviseurs.

Des voitures sans conducteur

Les grands constructeurs automobiles ont amené à Las Vegas des véhicules hyper-connectés, et n’ayant pour certains même plus besoin d’un conducteur.

Mention spéciale pour l’allemand Daimler et son prototype futuriste très poussé, totalement autonome avec un espace intérieur réinventé pour créer un salon roulant où l’on peut discuter, travailler ou se relaxer en tournant le dos à la route.
 
Des transports roulants écolos

A côté des voitures, un tas d’appareils légers, équipés de une à parfois cinq roues et inspirés du scooter, du segway, voire du skateboard et des patins à roulettes, sont venus au CES avec l’ambition de s’imposer comme un nouveau mode écologique de déplacement urbain.

Des drones partout
 
Le CES leur a pour la première fois consacré un espace dédié, preuve de l’usage croissant de ces mini appareils volants sans pilote embarqué, initialement à usage militaire mais qui trouvent des applications croissantes dans l’industrie, l’agriculture ou la vidéo.

Des « selfies » vus d’en haut

Marre de vous prendre en photo en tendant votre smartphone à bout de bras ? Prenez une autre perspective, celle des airs, en utilisant votre drone auto-suiveur pour faire votre « selfie ». Ou encore un « bras à selfie » télescopique, un accessoire qui a rencontré du succès parmi les visiteurs du salon.

La réalité devient virtuelle

Une autre perspective, c’est aussi ce que promettent des technologies toujours plus immersives. Avec des images et du son en trois dimensions plus vrais que nature, la création d’univers virtuels apparaît de moins en moins comme de la science-fiction.

L’un des sociétés phares du secteur, Oculus (Facebook), faisait tester au CES la dernière version de son casque prototype. Au-delà d’applications évidentes dans le cinéma et les jeux vidéo, certains imaginent déjà de s’en servir dans les communications, l’éducation, ou l’entraînement des militaires et des chirurgiens.

Des « coachs » connectés et vraiment portables

Les objets connectés ne se contentent plus de compter vos pas ou vos battements de coeur, ils donnent des conseils au sportif amateur et surveillent l’état de santé en connexion le cas échéant avec le médecin, avec l’espoir de jouer un rôle préventif.

Bracelets, montres, lunettes: l’électronique devient particulièrement prête-à-porter dans les « wearables », en plein essor. Mais elle cherche aussi de plus en plus à se faire oublier pour séduire au-delà des « geeks », avec des bracelets d’activité ressemblant à de vraies montres, ou des fils conducteurs tissés directement dans le textile.
 
La puce « bouton » d’Intel

Intel a présenté une nouvelle puce de la taille d’un bouton. Baptisée Curie, elle est censée lui permettre de se positionner dans les « wearables ».

Des robots plus humains

Plusieurs exposants montraient des robots d’assistance au CES. Mais la star a été Chihira Aico, la Japonaise plus vraie que nature de Toshiba dont le visage au grain de peau hyperréaliste offre les mêmes expressions faciales qu’un humain: elle chante, parle, sourit, cligne des yeux, et ambitionne d’aider les visiteurs des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Une maison connectée

Le CES a permis d’exposer un tas d’appareils et de dispositifs anticipant les besoins des habitants de la maison, de la sonnette qui observe les visiteurs approcher à l’électroménager qui détecte la présence.

(Avec AFP)

Les étiqueteuses aussi deviennent intelligentes

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 23 décembre 2014 17h32 | Ajouter un commentaire

Attention, produit de niche. Leitz, le spécialiste des fournitures de bureau, a sorti une imprimante à étiquette digne de son temps. Son petit nom: Icon.

Certes, tout le monde n’en a pas besoin. Mais si c’est votre cas, vous serez heureux d’apprendre qu’il existe désormais une étiqueteuse Wi-Fi, qui de plus peut se contrôler avec un smartphone, un ordinateur ou une tablette.

Après une configuration manuelle pour la connecter à votre réseau local, il faudra mettre en place la bobine d’étiquettes, ce qui n’est forcément évident (nous avons rencontré quelques difficultés).

 

Plusieurs applications

Ensuite, à l’aide de l’application dédiée, vous créez vos propres étiquettes et vous les imprimez directement à partir votre smartphone. Il existe aussi, bien entendu, des applications pour Windows et Mac.

Différents formats, différentes orientations, découpe adaptée, sur plastique, carton ou papier (les recharges sont à acheter à part, bien entendu, environ 20€ pièce)… c’est un appareil avec de nombreuses options, destiné aux professionnels, mais à un prix relativement abordable (environ 199€).

En option, il existe également un bloc-piles externe pour disposer d’une autonomie pouvant atteindre douze heures.

 

CarAmigo: comment fonctionne ce nouveau concept de partage de voiture ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 18 décembre 2014 12h37 | Ajouter un commentaire

Vous n’utilisez pas votre voiture tous les jours ? Elle traine dans la rue ou dans votre garage ? Depuis peu, une plateforme belge existe pour la louer à des particuliers, pour quelques heures ou quelques jours. Assurance, assistance: tout est prévu pour que cela se passe dans les meilleures conditions. Explications avec l’un des fondateurs de CarAmigo.be.

Mobilité, prix des carburants, pollution… se déplacer en voiture, en 2014, n’a plus rien à voir avec la situation d’il y a 20 ans.

Si les transports en commun sont sans doute l’inévitable solution, force est de constater qu’en Belgique, ils ne sont actuellement pas assez performants que pour être une alternative permanente à la voiture.

Mais on n’arrête pas le progrès: des solutions innovantes fleurissent depuis plusieurs années, principalement grâce aux nouvelles technologies.

Sites web et applications pour smartphone ont effet révolutionné notre manière de communiquer et d’interagir avec des entreprises, des bases de données ou d’autres personnes.

 

Location de voiture entre particuliers

CarAmigo est un bel exemple de cette nouvelle manière d’envisager la mobilité. Ce site belge a vu le jour à la fin du mois de novembre 2014, et se base sur l’idée d’un partage (payant) de voiture: des propriétaires particuliers louent leur véhicule à ceux qui en ont besoin, pour quelques heures ou quelques jours.

Ces propriétaires gagnent quelques dizaines d’euros par jour, et leur voiture est assurée (omnium) durant le prêt. Ceux qui empruntent le véhicule doivent bien entendu payer, et ils bénéficient d’une assistance dépannage de Touring.

Pour mettre ces deux catégories de personne en relation, il y a un site web, disponible également sur mobile, qui référence les voitures disponibles par lieu et par date. Une fois que le locataire a fait son choix, il entre en contact, avec le propriétaire. Puis il y règle sa note.

 

Comment les propriétaires sont-ils payés ?

« Nous avons une grosse base de données de voitures, et nous conseillons donc un montant au propriétaire, mais au final, c’est lui qui fixe le prix« , nous a expliqué Alex Gaschard, un des fondateurs de CarAmigo.

Dans le prix est prévu « 100 km par jour », et ensuite « on conseille au propriétaire de demander 30 centimes par kilomètre supplémentaire ». Mais à nouveau, c’est au propriétaire de mettre ses conditions.

Par exemple, sur les 22 voitures disponibles actuellement (c’est la phase de test avant le lancement des réservations en février prochain), il y a à Ixelles cette petite Peugeot 206+ de 2010, à 25€ par jour (mais tout ne va pas dans la poche du propriétaire, vous allez le voir).

Les conditions requises par CarAmigo sont mises en évidence sur le site. « Avoir 23 ans et 3 ans de permis minimum ; Avoir une carte de crédit au nom de la personne effectuant la réservation ; Faire un usage privé (non professionnel) du véhicule ; Rester en Belgique et dans les pays limitrophes (hors Royaume-Uni) ».

 

Un système d’étoiles et de commentaires

Pour ne pas tomber sur des conducteurs malveillants, « CarAmigo oblige les propriétaires à noter les conducteurs« , sinon ils ne reçoivent pas l’argent de la location. Il faut attribuer des étoiles et on peut laisser un commentaire, pour être plus précis.

Il est en effet essentiel que les locataires soient des gens soigneux et respectueux, sinon le système s’écroule.

« C’est comme pour AirBnB, quand on quitte l’appartement qu’on a loué à un particulier, on le laisse nickel« , a poursuivi M. Gachard. Sur cette célèbre application mobile qu’est AirBnB, on peut louer l’habitation d’un particulier, et il y a un système de notation à la sortie.

Car certes, il y a une assurance omnium. Mais si la voiture est couverte de boue au retour, ou si le locataire se présente avec une heure de retard aux rendez-vous… il n’y a pas grand-chose à faire.

Quant au modèle économique de CarAmigo, qui sert donc à mettre en contact des gens qui n’utilisent pas leurs véhicules tous les jours, avec ceux qui ont besoin occasionnellement d’une voiture, il est basé sur une petite commission. « Si la transaction est de 100€ sur deux jours, par exemple, celui qui prête son véhicule touche 70€, nous prenons 15€ et il reste 15€ pour l’assurance et l’assistance Touring ».

 

Le partage de voiture, une vieille histoire

Le « car-sharing » (partage de voiture ou « autopartage ») est assez vieux dans le principe, mais depuis les années 2000, il se généralise un peu partout dans le monde. Le leader mondial est Zipcar, qui comptait en 2012 730.000 membres, utilisant  11.000 voitures à travers les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Autriche et l’Espagne. En 2010, cela représentait 80% du marché de l’autopartage aux Etats-Unis, et environ 50% des utilisateurs mondiaux.

Son principe est plus proche d’une location intelligente de voiture que d’un réel partage. Vous payez un abonnement et vous recevez une carte magnétique. Vous réservez votre voiture à l’aide d’une application, qui sait où vous êtes et vous indique où sont les voitures les plus proches (l’idée est de s’y rendre à pieds ou en transport en commun).

Une fois que vous avez trouvé la voiture, elle s’ouvre à l’aide de votre carte magnétique, qui permet de savoir à la voiture que c’est bien vous qui l’avez réservée. Vous êtes ensuite facturé à l’heure d’utilisation (à partir de 10$), avec 180 miles gratuits.

 

En Belgique, il y a Cambio

Zipcar n’est pas (encore) disponible dans notre pays. Mais il y a des alternatives. La plus semblable est Cambio, où il y a également des frais fixes (abonnement) et des frais d’utilisation (à l’heure et au kilomètre).

Cambio est une initiative privée, mais soutenue par des partenariats solides avec les transports en commun. « Le projet pilote est né en 2002 à Namur, c’était une ASBL à la base, puis il y a eu des partenariats avec les transporteurs publics, qui sont désormais des actionnaires », nous a confié Frédéric Van Malleghem, directeur de Cambio Bruxelles.

Et ça fonctionne bien. « Nous sommes présents en Wallonie, à Bruxelles, en Flandre et en Allemagne. Et oui, nous sommes une société bénéficiaire, avec une croissance annuelle de 15 à 16%« .

Concrètement, les « 600 voitures présentes dans 30 villes » appartiennent à Cambio, et pour que « les 15.000 utilisateurs » puissent les réserver, « il y a un site web et des applications, qui permette également de localiser ou de signaler les dégâts« .

La concurrence de Cambio est à chercher dans plus directions. « C’est la petite citadine à moins 10.000€, qui pourrait faire réfléchir nos utilisateurs en ville. C’est l’arrivée de Uber, qui est aussi une alternative à la possession de voitures« , a conclu M. Van Malleghem.

Et bien, entendu, il y a désormais CarAmigo. Ce dernier ayant un gros avantage: les voitures sont chez les propriétaires (qui se trouvent un peu partout en Belgique), alors que celles de Cambio sont disponibles à des endroits stratégiques, et donc principalement dans les grandes villes.

Faut-il offrir une « smartwatch » à Noël ? On a essayé trois modèles récents

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 décembre 2014 10h15 | Ajouter un commentaire

Après les smartphones et les tablettes, les montres intelligentes seraient le nouvel ordinateur miniature indispensable… d’après les départements marketing des géants de l’électronique. On a testé trois modèles qui couvrent bien l’offre actuelle. Voici notre verdict.

Elles existent depuis quelques années mais on peine à leur trouver une réelle utilité: les « smartwatch », ces montres intelligentes et connectées, se multiplient en cette fin d’année 2014. Les fabricants, de plus en plus nombreux, comptent bien en vendre pour les fêtes et les traditionnels cadeaux.

Alors, devez-vous vous laisser tenter ? La technologie est-elle déjà au point ou faut-il attendre l’arrivée de la fameuse Watch d’Apple ? On a testé trois modèles récents et surtout, disponibles en Belgique…

 

SONY SMARTWATCH 3 ET ANDROID WEAR

Le dernier modèle de montre intelligente de Sony tourne sous Android Wear, le système d’exploitation mis au point par Google et destiné à tout ce qui est « portable ». C’est ce qu’on appelle le « wearable »: pour l’instant, il s’agit des montres uniquement. Mais cela pourrait évoluer.

Cet OS a de nombreux avantages, le premier étant d’être commun à plusieurs fabricants (LG, Samsung, Motorola, etc). Cela encourage(ra) les développeurs à proposer des (mini) applications, vu que le public s’élargit de jour en jour.

La principale tâche de votre montre sous Android Wear est d’afficher toutes les notifications de votre smartphone (uniquement Android, mais toutes les marques sont concernées). L’écran de 4 cm, pas très brillant (cela préserve la batterie), est tactile. Il faut donc effectuer des gestes vers le haut ou le bas pour faire défiler les « cartes » de notifications, et vers la gauche ou la droite pour effectuer une action sur ces notifications.

 

Une notification Facebook

Exemple: quelqu’un a mis une photo de vous sur Facebook. Votre montre vibre, vous voyez un bout de la notification sur le bas du cadran (le reste étant l’affichage de l’heure – hé oui, ça reste une montre). En faisant un geste du bas vers le haut, vous affichez l’entièreté de la notification (uniquement du texte). Puis viennent les options, avec un geste de droite à gauche. L’unique option est « afficher sur le téléphone ». Reste à prendre son smartphone pour voir la suite, l’application Facebook étant déjà lancée sur la bonne page.

Il est bien entendu possible de lire entièrement les SMS et les messages Whatsapp, par exemple.

Certaines notifications peuvent être « lues », comme celles de Gmail. En appuyant sur l’e-mail, vous pouvez lire son contenu mais aussi y répondre grâce à la reconnaissance vocale. C’est plutôt efficace, mais pas très discret si vous êtes en société.

La plupart des notifications sont assez limitées, avouons-le, et se limitent à la lecture.

Si vous utilisez Google Now, dont l’affichage d’Android Wear s’inspire beaucoup, vous afficherez les scores de vos équipes de foot préférées et l’état de la route maison-travail, toujours sous forme de « cartes ».

 

Une montre autonome

La montre a heureusement son fonctionnement propre. En appuyant une seconde sur l’écran verrouillé, on lance la commande vocale. Vous pouvez alors mettre une alarme ou envoyer un SMS avec votre voix. C’est assez intuitif, même si on n’a pas le côté « conversation » de Siri, sur iPhone.

Il est également possible de lancer quelques applications à la main, comme le minuteur (préinstallé). Mais tout l’intérêt d’Android Wear réside dans un magasin d’applications de plus en plus étoffé. Il faut pour cela passer par l’application « Wear » sur votre smartphone.

Le processus d’installation est un peu confus, selon nous: il n’y a pas vraiment de rayon « wear » sur le Google Play Store. Il faut chercher dans le Google Play Store de base.

On a du taper « Nest Wear » pour trouver une mini application qui contrôle notre thermostat Nest. Heureusement, ça a fonctionné !

 

Compagnon de vie

Bien entendu, il y a le volet « compagnon de vie ». La Smartwatch 3 va compter vos pas et enregistre tout ce que vous faites. C’est ce qu’on appelle le « LifeLog » de Sony. Il permet aux utilisateurs de mémoriser différentes étapes de leur journée, de géolocaliser un restaurant où vous êtes allé, de savoir quels morceaux vous avez écoutés ou quelles photos vous avez prises, tout ça en les inscrivant dans une ligne du temps de la journée.

La SmartWatch est assez autonome, car elle intègre 4 GB de mémoire interne, et vous pourrez y stocker de la musique pour aller courir. Il faut passer par l’application Wear, configurer Google Music, et tout transférer via Bluetooth. C’est fastidieux mais ça fonctionne. Pour écouter cette musique, il faudra un casque Bluetooth, lui aussi.

Sachez enfin que le GPS intégré permet de faire son jogging sans son smartphone, la montre (waterproof) pouvant enregistrer vos déplacements.

Pas de miracle au niveau de l’autonomie: on reste limité à deux jours environ. La recharge se fait avec un simple câble micro-USB.

Environ 220€

 

SAMSUNG GEAR S: LE SMARTPHONE AU POIGNET

Le géant coréen a déjà sorti six modèles de smartwatch en un an, chacune ayant son propre style. Pour reprendre les mots de nos confrères d’Engadget, on a l’impression que la stratégie de Samsung en matière de « wearable » est « Jeter tout sur un mur et voir ce qui colle ». Ses montres, il les appelle « Gear ».

Le modèle le plus dingue et le plus performant est le Gear S, qui vient tout juste d’être disponible en Belgique, et qui atterrit en avance à la rédaction de RTL info.

Cette montre est nettement plus grosse que les autres, et c’est bien normal: il y a un magnifique écran incurvé OLED de 5 cm (plus grand, avec plus de pixels et nettement plus brillant que celui de la Sony), un emplacement pour carte SIM (!), le Wi-Fi, le GPS, le Bluetooth et même un capteur de pulsations. Rien que ça.

Cette montre, au contraire de la Gear Live (sous Android Wear), fonctionne sous un OS maison de Samsung: Tizen. Il y aura donc a priori moins d’applications disponibles.

 

Passer par un smartphone… uniquement au début

Pour initialiser la Gear S et y installer des applications, il faut un smartphone Android de la marque Samsung (avec l’application Gear qu’on ne trouve que via un magasin d’applis spécial de Samsung).
Mais après, c’est tout: vu le Wi-FI et l’emplacement pour carte (nano) SIM, la montre est complètement autonome pour se connecter au réseau, alors que la Sony est entièrement liée au smartphone pour tout ce qui est « données ». L

a Gear S peut donc recevoir toutes vos notifications et lancer toutes les applications, même si le téléphone est dans la voiture et que vous êtes en plein jogging. Ou simplement si vous décidez de l’utiliser de manière totalement autonome, d’en faire un smartphone accroché au poignet.

 

Tactile mais avec un bouton

Cette montre intelligente est bien entendu également tactile, même s’il y a un bouton dans le bas. Une pression verrouille ou déverrouille. Deux pressions lancent la commande vocale « made in Samsung », moins performante que celle de Google.

Le reste de la navigation est une histoire de mouvement.

L’horloge est affichée sur la page principale de l’écran d’accueil. Ensuite, c’est un peu comme sur un smartphone Android, on passe d’écran en écran.

Ceux de gauche sont les notifications que vous avez reçues: mail, Facebook, SMS, etc. Vous pouvez lire ces notifications ou ces messages, les effacer ou les afficher sur votre smartphone (Samsung uniquement…).

 

Widgets et applications

Ceux de droite sont des « widgets » à choisir: contrôle de la musique du smartphone, résumé de votre activité du jour (pas, sommeil, rythme cardiaque,…), évènement à venir du calendrier, météo, contacts favoris (une pression et vous l’appeler), etc…

L’inspiration d’Android se fait bien sentir, au niveau du principe et des écrans. C’est plutôt une bonne idée, a priori.

Parmi le magasin d’applications, vous trouverez quelques trucs intéressants. Si vous installez le mini navigateur Opera comme nous, il vous sera possible de surfer, même si pour entrer une adresse, il faut utiliser le clavier AZERTY (attention, ça n’est pas évident de taper sur son poignet avec un doigt), ou la reconnaissance vocale (parfois délicate aussi).

 

On peut téléphoner avec la Gear S, et sans oreillette…

Le plus dingue avec la Gear S, c’est qu’elle peut être un téléphone à part entière. Téléphone dans le premier sens du terme: recevoir et passer un appel.

On vous conseille l’oreillette Bluetooth, mais elle n’est pas indispensable, car il y a un petit haut-parleur et un micro. On se rapproche des conversations entre Michael Knight et KITT dans K2000…

Mais l’expérience s’est avérée concluante, des deux côtés de la conversation. Vous aurez l’air bête (c’est le lot des tous les pionniers, rassurez-vous).

Enfin, sachez que malgré l’écran et les connectivités plus nombreuses, la Gear S devrait tenir deux jours (maximum), grâce à une batterie plus performante. La montre résiste à l’eau, et se recharge uniquement à l’aide d’un petit support en plastique, qui a l’avantage d’intégrer une petite batterie de 350mAh.

Environ 350€.

 

PEBBLE WATCH: LA PLUS SIMPLE

A l’opposé des deux premiers ténors de l’électronique, on retrouve Pebble. Un petit projet californien né grâce au « crowd funding » en 2013.

L’écran est plus petit, non tactile et en noir et blanc. Il faut appuyer sur des boutons pour interagir.

Pebble affiche, comme la Sony et la Samsung, les notifications du smartphone connecté (Android ou iPhone).

On y retrouve par ailleurs toutes les fonctions de base (musique, chrono, etc), et la montre se configure également via une application sur le smartphone, obligatoire.

Cette application Pebble permet de télécharger des mini applications (météo, contrôle du thermostat connecté, check-in avec Swarm, etc…).

Tout est plus simple et moins ambitieux, mais du coup nettement plus facile à apprivoiser et à utiliser au jour le jour. C’est aussi beaucoup plus discret de la Samsung Gear S.

Mais surtout, la Pebble a une autonomie plus digne pour une montre: entre 5 et 7 jours d’utilisation normale.

 

 

CONCLUSION

Après des semaines de test, et trois modèles différents, il est difficile de trancher… On a cette impression permanente que les constructeurs essaient de créer un besoin, et qu’ils essaient de nous convaincre: « Si, si, je vous jure, c’est utile une smartwatch ». Un matraquage qui n’a pas été nécessaire pour le smartphone, et a priori pas pour la tablette.

La smartwatch de Sony est une bonne approche d’Android Wear, un projet de Google plein de bon sens. Celle de Samsung, un peu dingue, est très encombrante et trop ambitieuse que pour être pratique au quotidien. Enfin, la Pebble, plus modeste, est le compromis idéal pour une première approche de la montre connectée.

Mais on ne peut s’empêcher de se dire que la smartwatch n’a du sens qui si votre smartphone n’est pas accessible, coincé dans votre poche. Ou si vous faites du vélo, et que vous voulez vérifier que le SMS, mail ou appel vaut la peine de s’arrêter.

Et si vous le faites, vous prendrez votre smartphone, car c’est tout de même nettement plus facile…

Reste une catégorie de personnes intéressées: celles qui veulent un « compagnon de vie », qui mesure le nombre de pas quotidiens ou vos pulsations, pour vous rappeler, au cas où vous l’ignoreriez, que vous n’avez pas assez bougé aujourd’hui.

Le plus prudent serait sans doute d’attendre l’arrivée de la Watch d’Apple, pour se faire une idée plus précise de son fonctionnement. Elle débarque au printemps et il est probable qu’à nouveau, Apple parte d’une feuille blanche pour rendre populaire un concept qui existe déjà.

HTC Desire 816: une bonne phablette à moins de 300€

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 24 octobre 2014 12h01 | Ajouter un commentaire

Le taïwannais investi dans le segment du milieu de gamme avec une bonne phablette que l’on trouvé déjà à moins de 300€ sur le web. En vaut-elle la peine ?

Quand on pense à HTC, on voit le magnifique One (M8), un smartphone haut-de-gamme en métal brossé et aux bonnes performances.

Mais comme nous l’avait confié le responsable de HTC pour la Belgique et le Luxembourg, il y a du nouveau dans le rayon milieu de gamme du constructeur taïwanais.

Car les chiffres le confirment: les gens achètent de plus en plus de téléphone entre 200 et 300 euros.

D’où la sortie du Desire 816, une phablette de 5,5 pouces (14 cm) avec un cadre en plastique brillant, que l’on trouve déjà à 300€ environ sur le web.

 

Où sont faites les économies ?

On est donc très loin des 600 € du One, et il y a forcément quelques concessions qui sont faites:

La finition, bien entendu, puisqu’on est sur du plastique de base, qui confère un look très « moyen de gamme ». De plus, et c’est ennuyeux, le bouton de verrouillage/déverrouillage est situé tout en haut sur la tranche gauche. Impossible de l’atteindre facilement de la main droite.

La taille est également importante. Il y a de fameux bords au-dessus et en dessous de l’écran. Il a la même taille que le LG G3, mais le cadre encombrant étant nettement plus grand, il parait gigantesque à côté.

La mémoire interne est limitée à 8 GB, ce qui est parfois limite pour ceux qui installent beaucoup d’applications, la plupart d’entre elles ne pouvant pas fonctionner sur la carte microSD.

Enfin, la définition de l’écran est limitée à 1280 x 720 pixels, ce n’est donc pas le Full HD des modèles plus chers. Mais à l’œil nu, honnêtement, ça ne se remarque pas trop, car les écrans de HTC ont toujours été de très bonne qualité, très agréables à regarder et à toucher.

 

Conclusion

Ces petites « économies » faites par HTC pour proposer un bon produit à moins de 300€ ne vous effraient pas ?

Alors si vous cherchez un grand téléphone rapide et réactif (Snapdragon Quad Core 1,6 GHz), qui fait des bonnes photos (13 MP) et qui embarque l’excellente surcouche HTC Sense (avec notamment l’écran BlinkFeed qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent sans devoir lancer d’application), le Desire 816 est l’objet idéal, à moins 300 € sur Amazon.

Si c’est encore trop cher pour vous, sachez qu’il faut passer aux constructeurs chinois. Mais vous serez sans doute déçus par la différence de finition et de surcouche Android, pratiquement inexistante, alors que vous n’économiserez qu’une cinquantaine d’euros.

 

Un mois avec la Surface Pro 3 de Microsoft: tablette ou PC?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 septembre 2014 08h32 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Microsoft s’est lancé dans un marché très concurrentiel: celui de constructeur de « tablette » (vous allez comprendre les guillemets) et de smartphone.

S’il a racheté Nokia et ses téléphones Lumia pour devenir un challenger d’Android et d’Apple, Microsoft s’est lancé seul dans le monde des tablettes/ordinateurs.

Et c’est finalement bien logique: qui mieux que celui imagine un système d’exploitation peut concevoir l’appareil supposé l’utiliser de la meilleure des manières ? Le succès des iPhone et iPad a sans doute poussé le créateur de Windows dans cette direction…

Mais ça n’est jamais simple… Même après avoir changé de direction et restructurer ses activités, on ne passe pas aussi facilement du rôle de créateur de système d’exploitation à celui de concepteur d’un produit fini.

 

Du beau matos

Après avoir décliné sa Surface en deux versions (dont une avec Windows RT, qui ne permettait d’installer des programmes qu’à partir du ‘store’, et non des .exe traditionnels), Microsoft rationalise sa gamme et ne propose plus qu’un seul modèle.

Notre exemplaire de test que nous avons utilisé durant 1 mois est le milieu de gamme: processeur Intel Core i5, 128 GB de disque dur SSD, 4 GB de RAM. Son prix est de 999€, ce qui positionne immédiatement la Surface dans la catégorie des ultrabooks, ces ordinateurs ultraportables mais performants.

L’écran est plus grand (12″), mais plus fin (9,1 mm), et ne pèse que 800 grammes.

C’est donc un bel objet, performant et bien pratique couplé à son bon clavier ‘type cover’ (vendu séparément à… 129€), qui peut désormais se replier légèrement sur l’écran pour une meilleure stabilité quand vous l’utilisez sur les genoux. De plus, le pied intégré se plie à présent dans tous les sens: vous trouverez facilement votre position préférée.

 

Une position délicate

Mais à minimum 799€ (processeur i3 et 64GB de stockage, dont une trentaine utilisée par Windows 8.1), on peut difficilement recommander la Surface à ceux qui cherchent une nouvelle tablette. L’iPad dernier cri coute pratiquement la moitié.

Selon la responsable de Microsoft qui nous a présenté la machine, « c’est un ordinateur et une tablette », et on achète donc deux outils en un.

Cet argument est sans doute valable pour les professionnels, qui ont besoin de travailler sur un ordinateur complet sous Windows, mais qui souhaitent également une interface tactile agréable pour le divertissement et certaines tâches professionnelles comme les emails, le calendrier, les démos, etc.

Parmi ces travailleurs modernes, quelques-uns seront ravis de se servir du stylet intelligent fourni. Celui-ci permet notamment de gribouiller des notes ou des croquis assez précisément sur l’application One Note à laquelle il est intimement lié (il suffit d’appuyer sur un de ses boutons pour la lancer).

Pour le grand public, l’argument du ‘2 en 1′ tient moins la route. Pour 930 euros (le prix de la Surface la moins chère et du clavier), une famille a tout intérêt à acheter un ordinateur portable classique à 500€ et un iPad à 430€…

 

Conclusion

La Surface Pro 3 de Microsoft est avant tout un très bon ordinateur ultraportable. Son clavier en option, qui inclut désormais une souris tactile (touchpad) d’excellente facture, la transforme en véritable outil de travail, dans toutes les positions envisagées (bureau, genou, avion, lit, etc…). Le tout avec une excellente gestion de l’autonomie.

A configuration égale (i5 et 128 GB), cependant, le MacBook Air d’Apple coute 899€, contre 1.129€ pour la Surface avec clavier. Certes il n’est pas tactile et n’a pas de stylet, mais bon… Microsoft aurait du se retenir de faire une publicité comparative (voir plus bas).

Les clients fortunés (surtout des professionnels) seront sans doute ravis de pouvoir l’utiliser comme une (grande) tablette.

Reste que Windows 8 n’est pas le système d’exploitation rêvé pour une tablette: le magasin d’applications est à des années lumières de celui d’iOS (pour l’iPad). De plus, vous repasserez régulièrement, même sans le vouloir (pour certaines configurations ou applications), sur l’interface traditionnelle du bureau Windows, qui n’est pas du tout conçue pour un usage tactile.

Microsoft fait donc le pari risqué qu’il existe une clientèle prête à mettre le prix pour avoir un ordinateur ultraportable qui puisse devenir une tablette. Au vu du succès des précédents modèles de la Surface, il est probable que le géant du logiciel se trompe. Mais rassurez-vous, ce n’est pas là son business principal. Les Surface sont des vitrines et des porte-drapeaux pour Windows 8, et bientôt Windows 9.