Sony a dévoilé sa vision du jeu vidéo pour les quelques années à venir, mercredi soir lors d’une conférence de presse à New-York.
La PlayStation 4 a bel et bien été « présentée » par Sony mercredi soir, même si on n’en a vu que le contrôleur, la manette Dual Shock 4, avec un zone tactile, une prise casque, une barre lumineuse, un bouton « partager ».
La console en elle-même n’aura sans doute plus de disque optique (pas de Blu-ray comme la PS3, ni de DVD comme la PS2, ni de CD comme la PS1), mais bien un gros disque dur capable de contenir tous les jeux que vous devrez télécharger.
Epaulé d’un processeur et d’un moteur graphique costauds (pas de détails pour l’instant), la PS 4 aura surtout 8 GB de RAM, capables de stocker l’entièreté du jeu dans la mémoire vive, et donc de (pratiquement) éliminer les temps de chargement.
Pas encore de look arrêté, ni de spécifications précises. La console semble donc au stade du développement. Elle sortira cependant pour les « vacances de 2013″, ce devrait être pour la fin de l’année. J’oubliais, Sony a tout de même montrer une sorte de Kinect, une double caméra à placer au-dessus du téléviseur.
Des fonctions nouvelles et… plein de jeux
Sony a beaucoup insisté sur le « cloud », le « stream » et « social ». On pourra commencer à essayer un jeu en cours de téléchargement, se faire aider par des amis en « direct », qui prendront le contrôle de votre jeu à distance, ou encore partager rapidement une partie en la diffusant sur un « stream », en collaboration avec Ustream, par exemple.
Bien entendu, il y aura les grosses franchises habituelles, comme un nouveau inFamous, Killzone, Final Fantasy, etc… Sony a montré beaucoup de vidéos de jeux à venir, mais pas grand chose de concret. On dirait que Sony a voulu parler de sa PS4 avant que Microsoft n’évoque sa prochaine Xbox…
Les fabricants de consoles sont en effet en train de renouveler leurs appareils, dont la dernière génération avait plus de six ans. Un autre japonais, Nintendo, avait tiré le premier en mettant sur le marché en novembre sa Wii U. Et les analystes s’attendent à ce que le troisième grand acteur du secteur, l’américain Microsoft, lance cette année une nouvelle version de sa Xbox.
Grâce à un GamePad étonnat, la Wii U invente une nouvelle façon de jouer: selon la manette utilisée, les règles diffèrent, l’intérêt du jeu à plusieurs augmente…
Nintendo revient enfin sur les devants de la scène des consoles de salon. Dépassée graphiquement, la Wii est donc renouvelée. Pour autant, la Wii U n’est pas complètement neuve, même si son moteur graphique est revu et qu’elle affiche enfin une belle image HD. Les Wiimote sont ainsi toujours utilisées, le graphisme de l’interface, la navigation et le style « party games » n’ont pas fondamentalement changé.
La grande nouveauté réside dans la nouvelle manette, appelée parfois « mablette », car elle intègre un écran tactile de 16 cm, avec une résolution de 854 x 480 pixels. Cette dernière aurait pu être plus élevée, mais elle assure fluidité et réactivité à tout ce qui peut y être affiché. Le tout pèse 500 gr, ce qui est beaucoup pour une manette, mais peu au vu de l’encombrement certain de la chose.
Le GamePad est bardé de boutons et de fonctionnalité. Un stylet, deux sticks analogiques, une croix multidirectionnelle, quatre boutons, quatre gachettes. Une caméra frontale, un micro, un gyroscope, un accéléromètre… Il y a tout, même le NFC, pour plus tard, au cas où.
A quoi sert le GamePad ?
A priori, c’est une manette avec un écran supplémentaire. Si vous jouez seul, il peut vous indiquer des informations annexes, comme la carte d’un circuit, d’une ville. On retrouve le principe de la DS et de son deuxième écran. L’idée est de jouer en regardant la TV. Mais rien ne vous empêche, avec Super Mario par exemple, de jouer uniquement avec le GamePad: il affiche la même chose. Vous pourriez donc, à condition de rester dans un rayon de 10 mètres environ de la console, libérer la TV pour le reste de la famille.
Mais son « truc », et on en parle moins, c’est le côté asymétrique du jeu à plusieurs qu’il permet. Prenons l’exemple de ZombiU, un jeu vendu dans l’un des packs, avec deux GamePad. Le premier joueur devra se diriger à travers les niveaux, et se frayer un chemin à travers les zombies que fait apparaître le deuxième joueur sur l’écran de l’autre Gamepad. Un jeu, plusieurs joueurs avec des conditions de jeu et des informations différentes. Tout ça donne beaucoup de fun et une vraie nouvelle expérience de jeu.
Autre exemple: Supe Mario pour la Wii U. Vous pouvez jouer à deux: l’un dirige Mario à l’écran, de manière classique. L’autre, avec le GamePad, place des passerelles, retourne des ennemis, avec le stylet de l’écran tactile, qui affiche le jeu également.
Et dans Nintendo Land, une compilation de 12 petits « party games » bien ficelés, le GamePad a des rôles bien différents, et toujours déterminants.
Conclusion
La Wii U reste une console pour du jeu en famille. Pour le(s) réveillon(s) de fin d’année, c’est l’idéal pour divertir tous les jeunes. Mais son côté asymétrique ajoute une touche de subtilité qui manquait parfois à la Wii d’avant. Et pourrait donc convaincre les plus grands.
Du côté des mauvaises nouvelles, on note une interface très lente, surtout lorsque vous passez du menu des options à l’accueil. 20 secondes agaçantes, qui se font oublier par l’univers toujours aussi gai, et le plaisir de jouer ensemble. L’autonomie du GamePad, environ 3h30, pourrait en agacer certains.
La Wii U coûte 299 € dans son pack « blanc », avec un GamePad, sans jeu et avec 8 GB de mémoire interne. Le pack « noir » coûte 349 € avec un GamePad, 32 GB, et l’indispensable Nintendo Land. On vous conseille la deuxième option. Les « anciennes » Wiimote, pourtant souvent nécessaires, il faudra les acquérir ou les récupérer…
Les TPS (third person shooter) ne seraient-ils pas, finalement, plus agréables à jouer que les FPS (first person shooter) ? A mon avis, oui. Ils sont déjà plus humains, car vous contrôlez un personnage que vous voyez à l’écran, qui dit ce qu’il veut, quand il veut. Les tirs sont également plus faciles à maîtriser, car la visée à hauteur d’épaule donne un angle « vu d’en haut » très pratique.
Passée cette introduction « technique », rentrons dans le vif du sujet: que vaut Gears of War 3, le dernier blockbuster des studios Microsoft, une exclu de la console Xbox 360 ? Nettement mieux que ce que je ne craignais. Parallèlement à un Resistance 3 sans âme et trop technique, GOW3 vous plonge directement dans une ambiance de fin du monde à laquelle on croit. Les dialogues auraient pu être plus originaux, mais on appréciera la diversité des personnages et cette coopération constante (vous avancez toujours à 4).
Sacrée Xbox
La réalisation est sans faille, et très impressionnante pour une Xbox 360 au meilleur de sa forme. Les temps d’attente sont très limités, il n’y a pas de bugs et les graphismes/décors sont réussis.
Quant au gameplay, il est tout simplement parfait. Plus simple avec ses 4 armes transportables (une pour chaque direction du curseur), GOW3 gagne en rapidité et en facilité. Les gros ennemis sont un peu patauds et lents à la détente, mais ceux à taille humaine sont plus malins et se cacheront davantage.
Conclusion
GOW3 ne fait certainement pas dans la finesse (monstres sortant de leur cocon avec une arme…), ni dans l’originalité (plein de méchants qui veulent détruire le monde), mais il est certainement le meilleur jeu de tir à la 3e personne du moment, toutes consoles confondues. Le rythme est soutenu, la difficulté est calibrée et la réalisation sans défaut. Les fans du multijoueur se régaleront également : tout a été conçu autour d’un mode de coopération et d’affrontement.
La démo de la nouvelle édition du jeu de foot sera disponible le 13 septembre. En attendant, voici quelques images qui semblent directement extraites du jeu vidéo, rendues publiques après la diffusion au Gamescon.
Chaque année, EA Sports parvient à améliorer une copie souvent presque parfaite de sa simulation de football. Devenue une des licences les plus vendues, FIFA a la lourde tâche de choisir chaque année 2 ou 3 joueurs importants pour illustrer sa maquette. Pour FIFA 12, attendu à l’automne, il s’agira de Wayne Rooney (ManU) et de Kaká (Real Madrid). Pour la jaquette belge, ce duo fera l’affaire. Pour le reste du monde, les noms des footballeurs n’ont pas encore été dévoilés.
Si l’on comprend l’importance et l’aura d’un Rooney, auteur d’une bonne saison, je suis plus sceptique en ce qui concerne Kaka, qui n’était pratiquement jamais titulaire au Real. EA sait-il que le Brésilien compte exploser la saison prochaine, et mise donc sur l’avenir ? Ou alors il s’agit d’une histoire de gros sous, ce qui est probable vu la popularité du jeu.
On note l’absence de Messi (Barcelone), mais il est sans doute en contrat avec PES, le concurrent de Fifa qui perd du terrain ces dernières années. Le jeu sort le 29 septembre prochain.
Il en aura fallu du temps… Près d’un mois après le vol de données des comptes d’utilisateurs de ses plateformes en ligne, le géant japonais annonce enfin leur sécurisation. Une opération visiblement très délicate, qui a entraîné la fermeture complète des services durant plusieurs semaines.
Le système Sony Online Entertainment (ou SOE, 24 millions de comptes dans le monde) a été attaqué les 16 et 17 avril, tandis que le PlayStation Network (ou PSN, 77 millions d’inscrits) a été piraté entre les 17 et 19 avril.
Voici ce qu’affirme Sony dans un communiqué (reçu dimanche):
« A la suite d’une attaque informatique sur le centre de données de l’entreprise situé à San Diego, en Californie« , Sony avait fermé « le réseau PlayStation et les services Qriocity le 20 avril afin de mener une enquête et d’améliorer la sécurité de son réseau« .
« Sony va commencer ce jour une restauration progressive par région du réseau PlayStation Network et des services Qriocity« .
« La phase de rétablissement va comprendre le retour à la normale de presque tous les jeux de Sony Online Entertainment (SOE), de presque tous ses forums et sites de jeux, et de nouvelles fonctionnalités qui demandent aux joueurs de réinitialiser leurs mots de passe« , peut-on lire.
« En travaillant étroitement avec des sociétés de sécurité extérieures et respectées, le groupe a mis en place des mesures de sécurité supplémentaires qui renforcent les barrages contre les activités non autorisées, et fournissent aux utilisateurs une meilleure protection de leurs données personnelles« , détaille Sony.
Sony annonce en outre « des améliorations considérables dans la sécurité des données, y compris l’ajout et la mise à jour de technologies de sécurité avancées, de nouveaux logiciels de contrôle, des tests de vulnérabilité du réseau, et des niveaux renforcés de cryptage et de pare-feux« .
« Je voudrais exprimer mes plus sincères regrets pour le dérangement que cet Incident vous a causé, et veux vous remercier pour la patience dont vous avez fait preuve pendant que nous travaillions au processus de restauration« , a commenté Kazuo Hirai, l’un des hauts dirigeants de Sony Corporation, à l’attention des utilisateurs du service.
Quelles données ?
Pour rappel, parmi les informations piratées pourraient figurer les noms, adresse, date de naissance, sexe, numéro de téléphone, identifiant et mot de passe des internautes.
Sony n’exclut pas que des coordonnées bancaires aient interceptées, y compris le numéro de compte, le nom du client et du titulaire du compte, ainsi que l’adresse du client. Jusqu’à présent, rien ne prouve que ces données ont été utilisées frauduleusement.
Voitures, combats, détente, action… l’engouement des éditeurs de jeu vidéo pour la Nintendo 3DS est impressionnant. De nombreux jeux existent déjà, et d’autres sont sur le point d’arriver ou font l’objet d’annonces fracassantes. Ce n’est pas tous les jours qu’une nouvelle console suscite tant l’enthousiasme des développeurs…
Il faut dire qu’elle rend enfin la 3D accessible aux plus grands nombres: un prix contenu (249 euros), pas de lunettes nécessaires, une molette pour augmenter ou réduire (voir annuler) l’effet 3D de tous les jeux, des options loisirs (parfois) intéressante, comme la prise de photo en 3D… bref, tout le monde y croit, à cette console, et de nombreuses personnes l’ont déjà achetée. 303.000 exemplaires partis en deux jours, en Europe. C’est le chiffre qu’a annoncé la semaine dernière Nintendo. De quoi continuer à motiver les éditeurs de jeu vidéo, assurés de vendre des milliers d’exemplaires.
Car ce qui fait la force d’une console, on le sait, ce sont ses jeux vidéo. Voici une petite sélection testée par mes soins :
Street Fighter IV 3D Edition: l’un des jeux les plus mythiques des bornes d’arcade, et qui a fait vendre des millions de consoles (dont la Super Nintendo), revient en 3D. Il s’agit de l’adaptation de la version des consoles de salon, en 3D. Techniquement, tout est maîtrisé, et l’effet 3D réglable apporte une vrai sentiment d’immersion. Il y a de nombreux personnages disponibles (35), ayant chacun leur combo et leur attaque personnelle. Des combinaisons parfois difficiles à réaliser, mais il existe des touches de raccourcis sur l’écran tactile. Un jeu de baston classique, dont le concept a pris de l’âge (on s’en lasse), mais qui prend tout son sens en multi joueur, via internet ou en réseau local.
The Lapins Crétins 3D: les lapins loufoques continuent leur voyage dans le temps entamé sur la Wii. Cette-fois, la plate-forme est à l’honneur, avec de nombreux niveaux (60) d’une durée honorable, répartis sur 4 époques de l’histoire. Sur ce genre de jeu (plateforme en deux dimensions, au niveau du jeu, pas de l’effet), la 3D se ressent un peu moins. Les Lapins ont perdu leur côté déjantés des autres épisodes, pour offrir un contenu de jeu plus conséquent, bien qu’assez simple dans la progression.
Rayman 3DS: depuis Rayman 2 (1995…), notre héros revit la même histoire sur différents supports. Cette version 3D est donc un portage de la version DS classique, qui vous fait combattre les Pirates Robots venus de l’espace, à travers de nombreux niveaux. L’avantage est que l’effet 3D est très prenant: les éléments du décor sortent littéralement de l’écran dans certaines circonstances, et ça donne plutôt bien. Ceux qui avaient du mal avec lu curseur simple de la DS seront ravis d’utiliser le joystick de la 3DS, qui donne plus de précision.
Asphalt 3D et Ridge Racer 3D: deux jeux de courses totalement orientés arcade. Pas de besoin de freiner, vous l’aurez compris. L’avantage de Ridge Race: des virages à prendre en dérapage, ce qui donne un peu du challenge, malgré le côté redondant des courses. L’avantage d’Asphalt 3D: des vraies voitures attirantes (40), comme Aston Martin ou Ferrari. Mais la réalisation d’Asphalt est vraiment limite, au niveau du style de jeu comme des graphismes et des bugs…
Pilotwings Resort: vous connaissez surement le monde réaliste et presque trop parfait de Nintendo, qu’il utilise pour ses titres « Wii Sport » et pour la Wii Fit. Une belle île ensoleillée, qui se voit désormais flanquée d’une école de pilotage. Les deux nouveautés de la console sont exploitées à merveille: l’effet 3D et le joystick. Avion, aile delta ou fusée-propulseur: de nombreuses missions vous attendent, mais vous prendrez autant de plaisir à voler simplement dans et autour de l’île.
La Nintendo 3DS sort vendredi en Europe. Après l’avoir essayée à Amsterdam il y a un mois, j’ai finalement reçu les premiers jeux, dont un nouvel épisode de Street Fighter, baptisé Super Street Fighter IV 3D. Le mythique deuxième épisode fête par ailleurs ses 20 ans. Un anniversaire couronné d’une version 3D, forcément, pour la 3DS.
Autant être clair tout de suite: visuellement, c’est une belle claque pour cette petite console, compacte et légère. Les nombreux personnages sont très bien modélises, tout comme leur animation, d’une rare fluidité. Et l’effet 3D ? Il est bien présent (et réglable pour les yeux sensibles), mais surtout, il est excellent. C’est un vrai plus de voir le coup de pied hélicoptère de Ken avec du relief, par exemple. L’image 3D est bien nette pour peu que vous teniez votre DS dans l’angle approprié.
Avantage ou inconvénient ?
Je dirais que c’est à la fois un avantage, car l’expérience de jeu est améliorée et l’effet 3D immersif; et un désavantage car pour y avoir joué 30 minutes, la manipulation des commandes, avec le nouveau joystick et les boutons de la tranche (qui servent à donner les gros coups de pied ou de poing), n’est pas évidente. Voire désagréable, car il faut veiller à maintenir le bon angle de vue: si vous déviez de quelques centimètres, l’image est dédoublée. Et les poignets se fatiguent, à force de maintenir le bon angle. Je vous conseille d’y jouer assis, et non couché.
Bien entendu, vous pouvez toujours désactiver l’effet 3D, grâce à une petite règle. Mais ce n’est pas le but d’une 3DS, même si après 30 minutes, le mal de tête est là. Il est normal, et prévu par Nintendo, qui conseille de faire des pauses toutes les 10 minutes.
Et le contenu ?
Et le jeu ? C’est du Street Fighter comme on le connait, les personnages sont plus nombreux (35) mais les combinaisons n’ont pas changé depuis 20 ans ! Le Hadoken se fait toujours avec le quart de tour et le bouton « poing », voir avec une pression sur une des quatre touches de l’écran tactile, qui font office de raccourci en mode « Lite ». Selon les coups portés ou reçus, la touche « Super Combo » et « Ultra Combo » devient disponible, pour un enchaînement spectaculaire pour peu que l’adversaire ne se protège pas.
Capcom a également été généreux avec les modes de jeu. En fait, ils sont les mêmes que ceux de la version console de Super Street Fighter IV. Y compris le mode Défi qui permet d’apprendre les coups spéciaux des persos. Le multijoueur est bien fourni également, que ce soit sur internet ou en local. Le tout fonctionne bien et semble très stable.
Conclusion
La Nintendo 3DS, à peine sortie, justifie déjà son innovation technique qui consiste à proposer de la 3D sans lunette. L’effet est réel et surtout, il est bien géré, tout en conservant de bonnes qualités de modélisation pour ce type de console. Le seul bémol se situe au niveau de la prise en main: la 3DS n’a pas été pensée pour ce genre de jeu: les boutons « L et R » (sur la tranche) doivent être souvent utilisés, or ils sont difficilement accessibles tout en utilisant le joystick et les boutons tactiles. Idem pour le maintien de la console, qui posera peut-être problème à certains, peu importe le jeu. Mais la 3D sans lunette est à ce prix. Et franchement, ce prix (249 euros pour la console, environ 40 euros pas jeu), il est justifié.
Succès ?
Tactique de com’ ou vraie info ? D’après Nintendo, les précommandes « pleuvent« . Frank Rittinghaus, Marketing Manager pour Nintendo Benelux, déclare dans un communiqué de presse : « Nous ne sommes pas encore en mesure de divulguer la quantité exacte de précommandes passées chez les détaillants, mais il est évident que ce nombre surpasse les chiffres enregistrés pour les autres consoles Nintendo. La 3D sans lunettes, le remarquable catalogue de lancement et les fonctions innovantes font de la Nintendo 3DS une console très prisée« .
Le succès de Guitar Hero est indéniable. Il s’agit d’un jeu musical qui se joue sans manette, mais avec une petite guitare. Son fonctionnement basique est le suivant: elle est munie de 5 touches pour les doigts de la main gauche (qui font les « accord »), et d’une gâchette pour la main droite (qui fait la « corde »). Selon les musiques et les « accords » qui défilent, vous devez appuyez sur sur un ou plusieurs des 5 boutons, puis actionner la gâchette.
Amusant, mais…
Une manière amusante de faire la musique, très prenante et très entraînante, qui s’est déclinée sur toutes les consoles. Mais pour les vrais guitaristes, il ne s’agit que d’un jouet. C’est pour eux, et pour ceux qui veulent devenir de « vrais musiciens », qu’Ubisoft a présenté Rocksmith, un jeu musical où l’on pourra relier une vraie guitare à sa PlayStation 3 ou à sa Xbox.
Un jack 6,35
Rocksmith est le premier jeu vidéo permettant d’utiliser une vraie guitare, pour peu qu’elle soit munie d’un jack 6,35mm standard. Le jeu dispose d’un gameplay qui permet de lire la musique « de manière intuitive et amusante« , selon le communiqué. La difficulté du jeu s’ajuste automatiquement au niveau du joueur: Rocksmith s’adresserait donc aux guitaristes expérimentés comme aux débutants. Le jeu inclut un catalogue de titres allant des grands classiques (Rolling Stones, David Bowie, Nirvana) aux artistes actuels tels que The Black Keys et Interpol.
Le jeu sort au second semestre de 2011 et je ne manquerai pas de le tester pour vous.
Killzone, c’est une référence de la PS3. Vendu en pack avec la console il y a quelques années, le deuxième épisode était le porte étendard technologique de la console la plus puissante du marché. Avec le 3e opus, il fallait donc innover car les entrailles de la console n’ont pas changé. Du coup, on intègre les deux derniers gadgets de Sony: le PlayStation Move (jeu en mouvement) et la 3D.
Killzone, c’est la guerre. Ce n’est pas un FPS (tir à la première personne) bourrin ou des commandos anti-terroristes effectuent quelques missions héroïques pour sauver des touristes. Killzone, c’est la guerre, la vraie. Brutale, froide et réaliste. Pas très joyeux, donc, d’autant que les environnements futuristes et apocalyptiques sont dans la même veine, même si les graphismes sont à nouveau d’une très grande qualité. C’est l’autre force du jeu: une réalisation exceptionnelle, sans faille, laissant la place à la stratégie (choix des armes, déplacement) et à l’adresse du joueur.
Le scénario n’a rien de terrible, par contre. Sachez que cela commence par la mort de Scolar Visari, le chef des Helghast, l’ennemi de toujours de l’ISA, l’Alliance Stratégique Interplanétaire, que vous représentez depuis le premier épisode sur PlayStation 2. S’ensuivent des flashbacks et flashforwards, entrecoupés de missions.
Si la 3D apporte une belle profondeur (et donc un peu d’immersion), l’utilisation de la manette de détection de mouvement (PlayStation Move) avec le contrôleur associé (ou la manette de la main gauche), est assez difficilement jouable. C’est plus précis pour viser, mais les déplacements s’avèrent très approximatifs. Killzone 3 est donc un FPS à la réalisation parfaite, à l’ambiance stressante et pesante (très immersive… on est parfois oppressé). Mais qui s’adresse à un public averti, ou aux fans du genre.
Showcase de suites à Amsterdam
En marge de ce gros blockbuster qui sort très bientôt, j’ai été lundi à Amsterdam pour le showcase d’Electronic Art, un des grands noms du jeu vidéo. Au sommaire: la prise en main de quelques sorties de printemps comme Dragon Age 2, Portal 2, Need for Speed Shift 2, Crysis 2… Beaucoup de suites, donc, dont la presse a pu essayer des démos en primeur. Rien de transcendant pour Dragon Age 2, que vous pouvez télécharger par ailleurs en démo vous aussi dès aujourd’hui sur plusieurs plateformes.
En revanche, Shift 2 Unleashed m’a laissé une bonne impression. Need for Speed veut se faire un nom dans la simulation et avec les titres qu’il vient de sortir, comme Hot Pursuit II, on avait du mal à le croire. Et pourtant, c’est bien vrai, Shift II prolonge l’idée du premier épisode, et devient une simulation concurrente de Gran Turismo 5, par exemple. Sauf que Shift II gère les dégâts, et le fait très bien. L’impression de vitesse de la démo est excellente. Pour les novices, il y a des assistances à la conduite…
Le reste, hélas, je n’ai pas eu le temps de l’essayer, les sessions étant personnalisées et limitées… Oui, je sais, tout ça pour ça…