IoT

InControl, un ordinateur de bord entièrement personnalisable

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 2 novembre 2016 19h26 | Ajouter un commentaire

Le système InControl, qui équipe de nombreuses Jaguar et Land Rover, est une interface rafraichissante dans le monde assez fermé des ordinateurs de bord. On a testé en profondeur les possibilités du système de « info-tainment » (information et divertissement) des marques anglaises.

La voiture, comme de nombreux autres domaines d’activité de la vie courante, est chamboulée par l’arrivée des nouvelles technologies. L’an prochain, la jeune marque Tesla, qui connait un succès inédit grâce à ses voitures électriques à la fois puissantes et endurantes (mais encore très chères avant l’arrivée du Model 3), promet que son système de pilotage automatique sera capable de traverser les Etats-Unis tout seul…

La voiture autonome est donc à nos portes, même s’il faut encore compter quelques années avant que le grand public puisse se l’offrir, et qu’une règlementation mondiale ou européenne intègre ces voitures d’un nouveau genre dans la circulation.

En attendant cette prochaine révolution automobile, les constructeurs continuent d’améliorer l’intelligence de leurs voitures, en les dotant d’un ordinateur de bord de plus en plus performant.

Chaque marque évolue à son rythme dans ce domaine, et certaines sont plus en avance que d’autres. Les sommes investies sont assez importantes pour refaire complètement une interface. Au-delà du développement de l’outil informatique, il faut prendre en compte le fait que l’ordinateur de bord doit interagir avec des dizaines de capteurs présents dans la voiture, et qu’il ne doit pas surtout pas énerver ou distraire le conducteur.

jag018
InControl, c’est l’écran à droite, mais aussi derrière le volant

InControl de Jaguar et Land Rover

Le marques anglaises Jaguar et Land Rover ont plus ou moins fusionné en 2008, alors qu’elles étaient toutes deux intégrées dans le groupe indien Tata, après avoir appartenu à BMW et Ford auparavant. De nombreuses technologies sont donc mises en commun, et c’est logiquement le cas du nouvel ordinateur de bord.

Il s’appelle InControl, et le groupe est parti d’une page blanche pour ce logiciel vraiment rafraichissant au niveau du design et des fonctionnalités. Il a en réalité deux écrans: celui inséré dans la console centrale (8 pouces, tactile, avec toutes les commandes possibles), et celui qui se place derrière le volant, remplaçant les traditionnels cadrans avec aiguilles (12 pouces, non tactile bien entendu).

Attardons-nous sur la console centrale, qui est le cerveau d’InControl. La rapidité et la fluidité sont omniprésent, y compris pour la navigation, grâce à l’utilisation d’un disque dur SSD pour la cartographie, et d’un processeur récent.

jag008
La fonction la plus sympa, c’est de composer son écran d’accueil avec ses favoris

Des écrans d’accueil personnalisables

Les smartphones sont devenus des outils indispensables, touchant un public de plus en plus large. Jaguar et Land Rover se sont donc logiquement inspirés de la manière dont nous utilisons ces appareils.

La fonction la plus intéressante, c’est d’avoir décomposé l’interface en écrans d’accueil, que l’on peut personnaliser. Il y a toujours celui de base, avec quatre grands rectangles pour les fonctions principales (musique, téléphone, climatisation, navigation). Mais en allant vers la gauche, on peut personnaliser un écran vide, en ajoutant à chaque case une fonction parmi un choix assez vaste, en provenance de la navigation, de la musique ou du téléphone, chacun ayant une couleur associée.

En composant le nôtre rapidement, nous avons placé une icône « ne pas déranger », qui désactive la notification des appels entrants. On a également placé un raccourci vers un contact favori: une seule pression permet de l’appeler. Au niveau de la musique, on a opté pour un bouton de sélection de source, et un grand rectangle de contrôle. Pour la navigation, on a placé « Annuler le guidage », quand on ne veut plus être ennuyé par la navigation.

A l’instar de Windows, on peut augmenter la taille des icônes, celles-ci affichant dès lors plus de détails.

Dommage qu’il n’y ait pas, par exemple, une option Spotify, Deezer ou Apple Music, pour pouvoir mettre une playlist, un artiste ou un album en raccourci.

jag002
Si le coeur vous en dit, vous pouvez surfer sur le web (quand la voiture est à l’arrêt)

Connectée, forcément

InControl a plus d’intérêt avec l’option InControl Connect Pro, qui ajoute une carte SIM dans notre Jaguar de test. Celle-ci devient dès lors connectée, et cela apporte des options de contrôle supplémentaire.

La voiture est donc reliée au réseau, et à l’aide de l’application Jaguar Remote à installer sur votre smartphone, vous pouvez connaître sa position, la faire klaxonner ou allumer ses phares à distance, et savoir si elle est verrouillée.

Vous pouvez également faire de votre voiture un hot-spot Wi-Fi, mais vu la démocratisation des abonnements à l’internet mobile sur smartphone, l’intérêt est limité à des passagers étrangers…

Il y a également une application Route Planner, qui permet de planifier un itinéraire à l’avance sur le smartphone, de l’envoyer à la voiture, puis de terminer le voyage à pied jusqu’au bon endroit.

jag004
Le ‘CarPlay’ à la sauce Jaguar: les InControl Apps, assez pauvres hélas (on veut Spotify!)

Un genre de CarPlay à la sauce Jaguar Land Rover…

Le groupe a voulu aller encore plus loin en développant son propre système intégrant le plus possible son smartphone dans l’ordinateur de bord, à l’instar de ce que permet Android Auto et CarPlay d’Apple, dont on a déjà parlé.

Il existe donc l’application pour smartphone Jaguar Apps, qui va gérer le tout. En réalité, l’appli propose une sélection d’applications tierces assez peu connues du Google Play Store (recherche d’hôtel, liseur de news, suiveur de trajet, etc), mais qui sont compatibles avec l’ordinateur de la Jaguar.

Quand vous entrez dans votre voiture et que vous reliez avec un câble USB votre smartphone, elle met automatiquement sa console centrale en mode ‘simplifié’, comme CarPlay, et n’affiche que le contenu du téléphone (contacts, calendrier, musique), ainsi que les applications dont on vient de parler, si vous les avez téléchargée.

Cette option est un peu redondante, et fait de l’ombre inutilement à l’excellent ordinateur de bord InControl, qui va déjà chercher contacts et musique sur le smartphone. L’affichage du calendrier est sympa, mais pas indispensable…

Le plus dommage, sans conteste, c’est de ne pas pouvoir (pour l’instant, du moins) utiliser de service musical comme Spotify ou Deezer via cette interface. Elle aurait eu plus de sens…

jag001
Parfois quelques bugs pour connecter la voiture…

Quelques défauts corrigeables

Le système des Jaguar et Land Rover est relativement jeune, il n’a que quelques mois. Il souffre donc de quelques maladies de jeunesse. Nous avons constaté quelques bugs d’affichage, notamment lorsqu’on entre une destination pour le GPS au moment d’une manœuvre en marche arrière. L’écran affichant la voiture et la proximité des obstacles (en même temps que les ‘beep’ de plus en plus rapprochés) a tendance à s’incruster. Il est resté bloqué au-dessus de la navigation, sans possibilité de le retirer durant quelques minutes. Et ce à plusieurs reprises.

La connectivité est également capricieuse. La carte SIM de l’opérateur Orange inclue dans le InControl Connect Pro a du mal à trouver du réseau rapidement, tandis qu’il faut réactiver à chaque fois le Wi-Fi à la main, quand on est à la maison, pour avoir un réseau plus puissant.

Des défauts qui peuvent être corrigés facilement par les développeurs du groupe, à l’aide d’une ou l’autre mise-à-jour.

Quoi qu’il en soit, la solution InControl, de série sur la plupart des Jaguar et Land Rover récentes (il faut ajouter 1.000€ pour la partie Connect Pro), est l’un des ordinateurs de bord les plus innovants et intuitifs à utiliser.

D’autres photos de notre test:











Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 17 octobre 2016 06h21 | Ajouter un commentaire

L’entreprise allemande Devolo a enrichi sa gamme ‘Home Control’, qui rend votre maison intelligente et contrôlable pour peu que vous preniez la peine de configurer vos propres règles. La sirène est l’un des nouveaux produits. A 79€, elle permet, si vous avez déjà le kit de base (219€) de fabriquer votre propre système d’alarme, assez simplement. Cela en vaut-il la peine ?

Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

La maison connectée a pris un petit coup dans l’aile ces derniers mois. On la considérait comme un marché d’avenir très porteur, mais le grand public ne se précipite pas pour rendre smart sa maison, à l’aide de divers objets connectés.

Lors du dernier IFA de Berlin (le plus grand salon des nouvelles technologies), Samsung n’a même pas mis en avant sa solution d’objets connectés pour la maison. Le Coréen parlait plutôt de ‘smart living’, soit la communication entre les appareils de Samsung, du frigo à la TV en passant par la tablette et l’aspirateur. Mais point de trace des différents capteurs qu’il a englobés en rachetant SmartThings il y a quelques années.


Devolo agrandit son portfolio

Et pourtant, des marques poursuivent dans le domaine des petits capteurs et des appareils permettant de contrôler et surveiller sa maison. Parmi les noms les plus connus, Panasonic, LG, Alcatel (pour ne citer qu’eux), continuent à promouvoir ce concept, même si vous n’en entendez pas vraiment parler en Belgique.

L’entreprise allemande Devolo est une des rares à prendre la peine de faire connaître on système Home Control, dont nous vous avons déjà parlé. Sa particularité : une grande modularité. Vous achetez les détecteurs/capteurs dont vous avez besoin, et vous configurez vous-mêmes les règles qui vous intéressent (exemple : si la fenêtre de la salle de bain est ouverte, la vanne thermostatique du radiateur de la pièce se ferme).

De nouveaux appareils viennent enrichir la gamme, un an plus après le lancement : un détecteur d’humidité, un autre pour l’eau, et une sirène. Attardons-nous sur ce dernier objet, qui permet de faire de son Home Control un alarme ‘low-cost’.

al1
Enfin une sirène : 79€…

Au moment de lancer sa solution, Devolo n’avait sans doute pas l’ambition de faire de sa solution ‘Home Control’ un système de sécurité anti-intrusion. Il n’y avait pas de sirène.

Du coup, la seule règle que vous pouviez inventer si votre détecteur de mouvement s’activait durant la nuit, c’est l’allumage d’une lampe ou d’une radio (sur une prise contrôlée par le système), ou une notification (un email ou un SMS payant).

Ce souci est gommé par la sortie de la sirène de Devolo (79€). Elle est discrète, légère et d’une petite taille. Elle peut se déposer ou s’accrocher au mur. Elle a forcément besoin d’un câble et d’un petit bloc d’alimentation, fournis. Comme les autres appareils de la gamme, elle se relie sans-fil à la centrale du Home Control, un bloc que vous insérez dans une prise murale.


Installation facile, mais…

Malgré sa petite taille, la sirène de Devolo est assez puissante : 110 décibels, de quoi réveiller toute la maison. Elle est équipée d’une batterie lui donnant 24 heures d’autonomie en cas de coupure de courant.

L’installation est assez simple, même s’il faut chaque fois passer par l’interface web pas toujours très stable, et dont l’affichage pose parfois problème, selon les navigateurs et les appareils (Devolo nous a promis qu’une véritable application – et non une ‘web app’ comme maintenant – sera bientôt disponible).

Le principal problème qu’on rencontre : l’appareil est relié au système, mais l’interface ne s’actualise pas assez vite, et on pense que ce n’est pas le cas. Alors on recommence l’installation et les ennuis commencent…

rules
Vous devez créer vous-même la règle

Reste ensuite à créer votre règle d’alarme. Devolo part toujours du principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même : à vous d’imaginer comment sécuriser votre maison.

C’est cependant assez simple : il y a des capteurs d’ouverture et de mouvements dans la gamme Home Control. Il suffit de créer une règle (c’est très simple) stipulant que si ces détecteurs s’activent, la sirène retentit.

Hélas, lors de notre tentative, nous n’avons pas réussi à demander à cette règle d’alarme de s’activer automatiquement entre minuit et 6h, par exemple. Il faut l’activer et la désactiver à la main, via le site web, la pseudo-application ou… la petite télécommande du système Home Control (4 boutons peuvent être configurés, deux d’entre eux pour activer ou désactiver la règle d’alarme, par exemple).

Tout a bien fonctionné lors de nos tests. Dès que notre détecteur de mouvement du garage s’est activé, la sirène a retenti. C’est gagné.

Pour couper cette sirène, il faut retourner dans l’application et désactiver l’appareil ‘sirène’ (ou programmer un bouton de la télécommande, ou spécifier dans la règle que la sirène doit retentir 1 minute.

Sachez que vous pouvez attribuer d’autres fonctions à cette sirène, car il y a trois mélodies disponibles. Par exemple, trop d’humidité dans une pièce pourrait faire sonner doucement la sirène pour vous prévenir rapidement.


Des limites

Si tout fonctionne relativement bien avec cette alarme (quand l’application ou la page web de configuration fonctionne correctement), rappelons tout de même les limites de ce genre d’appareil, par rapport à des systèmes professionnels.

Tout d’abord, la sirène est à l’intérieur : si vous n’êtes pas là, il est pratiquement inutile d’activer l’alarme, vos voisins n’entendront pas (sauf en appartement…).

Ensuite, elle est ‘vulnérable’. Si le voleur la trouve la fracasse avec un marteau, c’est fini. Ce n’est pas un boitier en métal, sécurisé en hauteur à l’extérieur de la maison.

Enfin, il n’y a pas de liens avec l’extérieur : personne ne va prendre la peine d’aller voir chez vous, ou de vous appeler si l’alarme sonne.

Toutes des options qui sont cependant très chères : un bon système d’alarme coute plusieurs milliers d’euros, et il y a des abonnements mensuels ou annuels pour de la ‘télésurveillance’. Chez Devolo (voir tous les produits), on parle de moins de 300€ pour le kit de base et la sirène, et il n’y a aucun abonnement ni entretien…

Il faut considérer ce genre de solution comme des moyens de faire fuir des voleurs qui rentrent chez vous la nuit par effraction, quand vous êtes là. La sirène vous réveillera, et en théorie elle fera fuir les intrus, qui évitent d’habitude toute confrontation. Si vous n’êtes pas là, vous pouvez configurer l’envoi d’un email, mais même pas (encore) la réception d’une notification via l’application (qui sera bientôt transformée en vraie appli).al2

Voici « la première smartwatch qu’on ne peut pas reconnaître » (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 6 septembre 2016 06h16 | Ajouter un commentaire

Samsung était l’une des premières grosses cylindrées de l’électronique à ouvrir les hostilités de l’IFA, le plus grand salon mondial des nouvelles technologies. Il a montré à la presse une nouvelle montre connectée, la Gear S3, que RTL Info a pu essayer en primeur.

IFA : voici

Samsung aime qu’on parle de lui avant les autres. C’est comme ça, quand on est N.1 dans la plupart des domaines de l’électronique grand public.

C’est pour cette raison qu’il a fait un gros évènement la veille du début de l’IFA, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies et à tous les appareils électroniques, du frigo à la TV.

Comme l’an dernier, c’est au Tempodrom de Berlin que la presse internationale était rassemblée pour découvrir la Gear S3, un an après une présentation identique pour la Gear S2.

Il s’agit donc de montre connectée, ou de « smartwatch », un marché « qui double régulièrement, même en Belgique, où il ne se porte pas trop mal« , a-t-on appris d’un responsable belge de la marque.

La Gear S3 est déjà la 6e montre ou bracelet connecté que Samsung commercialise en 3 ans. « Le marché a progressé de 80% environ pour la Belgique, entre les 6 premiers mois de 2015 et ceux de 2016 ».

gear1
Le modèle ‘Classic’, plus élégant

Quoi de neuf ?

La Gear S3 ne doit pas être vue comme un remplaçant de la S2, car elle garde la plupart des qualités qui ont fait le succès de la première smartwatch « qui s’est réellement vendue » dans le monde, et aussi en Belgique. Le design est toujours rond, et ressemble encore plus à une vraie (et belle) montre.

Première info importante : la S3 est nettement plus imposante que la S2. 44 mm de diamètre contre 38, cela se remarque. L’épaisseur et le bracelet sont également moins discrets. C’est définitivement un modèle masculin.

La roue dentelée qui tourne et fait office de navigateur dans le menu circulaire est toujours là, et heureusement, car c’est ce qui a fait le succès de la version 2015.

gear2
Des bracelets de 22 mm standards et donc échangeables à souhaits

Plus précise pour les sportifs

Il y a davantage de capteurs pour mesurer l’activité physique de celui qui la porte au poignet. C’est surtout grâce au GPS intégré que la précision augmente, même si le smartphone n’est pas à proximité. Ceux qui aiment apprécieront la présence du baromètre, de l’altimètre et du tachymètre.

L’écran est ‘Always On’ en option, ce qui fait que de loin, comme on l’a entendu durant la conférence de presse, « c’est la première fois qu’on ne peut pas reconnaître à distance qu’il s’agit d’une smartwatch ».

Bonne nouvelle : le micro et le haut-parleur ont fait leur retour. On peut donc à nouveau décrocher et discuter avec la montre, si le smartphone est dans un sac, par exemple. Et si on n’a pas peur d’être ridicule…

gear3
Le modèle ‘Frontier’, plus robuste

Meilleure autonomie, 399€

Vu que l’épaisseur est plus importante, il y a davantage de place pour insérer une batterie plus conséquente. On parle d’une autonomie de 3 à 4 jours, au lieu de 2 ou 3 auparavant.

Il y a à nouveau deux modèles : Classic et Frontier. Mais il n’y a que le look qui change (cuir et tradition d’un côté, métal ou plastique et sportif de l’autre).

Le prix est forcément assez élevé : 399€ pour les deux, dès le 28 octobre. La Gear S2 va continuer à être dans les rayons, et son prix devrait baisser, espérons aux alentours des 249€.


Les interphones vidéo se mettent enfin à la page

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Pratique, Test , le 28 juin 2016 18h36 | Ajouter un commentaire

Une solution de pointe (celle de Panasonic, à environ 600€, hors installation), et une plus accessible et plus moderne (celle de Ring, environ 300€, à installer soi-même): faites votre choix, mais réfléchissez si vous devez remplacer votre sonnette. Autant la rendre un peu plus « smart ».

i1

Vous avez forcément remarqué que n’importe quel petit appareil électronique du quotidien pouvait désormais se connecter au réseau et devenir, d’un coup, « smart ». On entend par là qu’il devient intelligent, car il est connecté et donc contrôlable à distance, souvent à l’aide d’un smartphone.

Cette règle s’adapte également aux sonnettes des maisons, appelée « carillon » en bon français. Et il serait dommage de ne pas en profiter, de ne pas rendre plus intelligent un des objets qu’on utilise pratiquement tous les jours, qu’on soit celui qui sonne ou celui qui entend la sonnette.

Deux exemples – très différents l’un de l’autre au niveau de la forme, mais pas au niveau du fond – vont vous permettre d’y voir plus clair.

pana06
Le Panasonic comprend un traditionnel élément pour l’intérieur avec boutons, à fixer au mur

La Rolls de l’interphone vidéo

Vous l’ignorez sans doute, mais le constructeur japonais Panasonic est l’une des marques les plus réputées en matière d’interphonie vidéo. Et c’est normal, sa gamme s’adresse avant tout aux professionnels, aux électriciens / électroniciens, aux spécialistes de la domotique.

Ceci étant, il nous semblait important d’évoquer l’un des derniers modèles, le VL-SVN511. Il s’agit d’un système d’interphonie vidéo traditionnelle (avec fil, donc), auquel Panasonic a ajouté une touche de connectivité.

L’installation n’est pas forcément à la portée de tout le monde, mais avec la documentation explicite en français, quelques mètres de câbles (non fournis, car cela dépend de la distance entre votre porte/barrière et votre séjour, mais cela nous a coûté 5€ pour 20 mètres), une fiche et un tournevis, il ne vous faudra que quelques heures pour installer le tout: l’interphone, le moniteur, le transfo et le relais.

C’est aussi pour cette raison que Panasonic ne s’adresse pas directement aux particuliers. Cependant, n’hésitez pas à le faire vous-même ou à demander à votre électricien d’installer les modèles du constructeur japonais, car ils sont réputés pour leur fiabilité et leur longue durée de vie. Un installateur des alarmes nous a confirmé que 20 ans plus tard, les caméras et les interphones Panasonic fonctionnaient toujours…

L’interphone vidéo de Panasonic fonctionne… comme un interphone vidéo. On appuie sur l’unique bouton du portier et cela fait sonner le moniteur principal, où l’on peut voir qui est à la porte grâce à la caméra (très, très) grand angle: 170° à l’horizontale, et 130° à la verticale. L’image est bonne et même si votre interlocuteur est sur le côté, vous le verrez distinctement. Libre à vous d’ignorer la sonnette, ou d’appuyer sur le bouton ‘TALK’ pour dialoguer. Il est également possible d’ouvrir la porte à distance si vous avez prévu une gâche électrique à relier également au moniteur principal (via le relais).

pana05
Il permet de visionner les images enregistrées dès que quelqu’un sonne

Traditionnel, mais avec des options

S’il l’on parle de cet interphone, c’est parce qu’il a quelques options supplémentaires non négligeables. Tout d’abord, il enregistre systématiquement plusieurs images à chaque fois que quelqu’un appuie sur la sonnette. Cela permet de savoir, le soir par exemple, si des gens ont sonné à votre porte, si effectivement le facteur a essayé de vous faire signer le recommandé ou s’il l’a glissé directement dans la boite aux lettres, etc. Ces images sont consultables sur le moniteur principal, dont l’écran n’est pas tactile, hélas, et la navigation un peu archaïque. A nouveau, Panasonic mise sur la fiabilité et la durée de vie, plus que sur des fonctions spéciales ou sur une interface tendance.

L’autre atout « moderne » de cet interphone classique, c’est qu’il existe une application « Video Intercom » de Panasonic, sur le magasin d’applications de Google et d’Apple. Pour faire communiquer ce petit monde, il faudra d’abord relier votre moniteur principal en Wi-Fi à votre routeur. Ensuite, l’application fera office d’écran secondaire: vous pouvez vous en servir pour voir qui est à la porte, pour dialoguer et même pour ouvrir à distance si vous avez prévu une gâche électrique.

Une solution qui est assez chère mais, on vous l’a dit, durable. Il faut compter environ 650€ HTVA. Vous pouvez le trouver sur internet ou demander à votre installateur de se fournir auprès de Panasonic.

ring
Parmi les alternatives plus « 2.0 », il y a Ring, contrôlable uniquement via smartphone.

Ring

Il existe bien entendu de nombreuses alternatives. Vous pouvez allez dans un magasin de bricolage ou dans une grande surface et acheter un kit à 150€, mais rien ne garantit la qualité de l’image (souvent, elle ne sera pas ‘grand angle’, car de tels objectifs coûtent assez cher), ni la fiabilité.

Une autre option, c’est Ring. Il s’agit d’une start-up américaine qui a sorti l’interphone vidéo à la sauce 2.0. Intelligent, sans fil (Wi-Fi + batterie intégrée), facile à installer et uniquement contrôlable via une application: ça parait trop beau pour être vrai.

Nous n’avons pas réussi à nous procurer un exemplaire de test, hélas. Mais à en croire plusieurs sites américains, le concept est fonctionnel.

Le principe est le même que chez Panasonic, mais: l’image est de moins bonne qualité, on ne peut pas relier de gâche électrique standard (il faut une « serrure intelligente et connectée » compatible) et la connexion (sans fil uniquement, et via smartphone…) est sans doute moins fiable (le délais entre la pression de la sonnette et l’alerte sur le téléphone peut varier…).

Le côté intelligent, c’est que l’application est très bien foutue. C’est la base du concept, donc elle est forcément soignée, et pleine d’options (on peut définir des alertes en cas de mouvement détecté, revoir les photos prises dès qu’on sonne ou que ça bouge, ouvrir la porte à distance, et configurer le tout).

Cela vous coûtera environ 300€, livraison comprise, avec un an d’abonnement à l’enregistrement des vidéos dans le cloud: quelques secondes d’images dès que du mouvement est détecté, ou que l’on appuie sur la sonnette, et consultable à distance via l’application pour smartphone (vous pouvez télécharger les séquences). Plutôt pratique.
D’autres illustrations de la solution de Panasonic que nous avons testée: 

pa2

La santé connectée: gadget ou avancée médicale ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 1 juin 2016 07h46 | Ajouter un commentaire

A l’heure du ‘tout connecté’, il est temps de s’intéresser à notre santé, et aux appareils qui permettent d’analyser notre corps. Du bracelet à la balance en passant par le tensiomètre et le glucomètre, il est désormais possible d’arriver chez son médecin, et de lui montrer une application qui rassemble les derniers résultats. Mais cela est-il bien utile ?

Vous l’avez remarqué: tous nos objets sont désormais connectés, ou au moins connectable. L’intérêt est toujours le même: faciliter le contrôle qui peut se faire à distance (via smartphone, par exemple), améliorer les options de configuration, faire communiquer entre eux ces objets connectés, etc…

Mais cette recette s’applique-t-elle aux petits appareils permettant de surveiller sa santé, qui se sont démocratisés ces dernières années, et qui sont présents dans certains foyers ?

De quoi parle-t-on ?

Pour le savoir, nous avons discuté avec la société iHealth, qui existe depuis 2009. Elle a été créée dans la Silicon Valley par un grand groupe chinois qui fabrique des millions de tensiomètres, dans le but d’être l’un des pionniers dans le domaine de la santé connectée. En 2013, elle s’est installée également à Paris, pour se rapprocher du marché européen.

« La santé connectée, c’est complètement nouveau« , nous a confirmé Anne Boché-Hiag, responsable de la communication. « C’est une nouvelle catégorie de produits, et il y a une certaine prise de conscience chez les gens, qui comprennent que cela peut les aider« .

IHealth commercialise plusieurs appareils de mesure dédiés à la santé: cela va du bracelet d’activité au glucomètre (pour mesurer le taux de sucre dans le sang, indispensable pour les diabétiques), en passant par les pèse-personnes, les tensiomètres et les oxymètres de pouls (qui mesurent le rythme cardiaque et le taux de saturation d’oxygène dans le sang, important pour les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire).

Les objets les plus vendus sont « la balance et les bracelets« , nous a-t-on expliqué chez iHealth. Le citoyen est plutôt frileux à l’idée de s’équiper d’appareils plus orientés « suivi de la santé », ou plutôt « suivi des symptômes ». Les chiffres de vente n’ont pas été communiqués, mais on a bien compris qu’on était seulement à l’aube de la santé connectée…

Si on dit que ces objets sont connectés, c’est parce qu’ils communiquent avec une application pour smartphone ou tablette – il y a une application à part pour le glucomètre. Cette appli rassemble de manière très lisible les résultats obtenus par les analyses, mais surtout, elle conserve un historique complet des résultats. C’est cela qui intéresse les médecins.

Qu’en pense un médecin généraliste ?

Luc est médecin généraliste dans le Brabant wallon. A 61 ans, il a une longue expérience du suivi médical des patients atteints de certains types de maladie. Nous lui avons présenté les tensiomètre, oxymètre de pouls et glucomètre connectés.

« Ça me parait intéressant dans la mesure où souvent, pour les patients qui en ont besoin, je leur demande de prendre leur tension régulièrement, et de la noter« , afin de pouvoir surveiller l’évolution lors de la consultation.

« Si tout est enregistré dans une application, c’est sans doute plus pratique et ça évite les pertes de petits papiers, ou les oublis« .

Ce médecin n’est pas du genre alarmiste, et tempère rapidement: « tout le monde ne doit pas s’en équiper, seulement ceux qui ont des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires; et les diabétiques« .

Attention à ne pas devenir hypocondriaque

Si on est en bonne santé, « il ne faut certainement pas commencer à prendre sa tension ou son rythme cardiaque tous les jours, et surtout pas son taux de sucre« .

Selon Luc, cela aurait comme effet néfaste « de rendre parano« , et le but n’est pas « d’avoir encore plus d’hypocondriaques qui viendraient en montrant un résultat inhabituel« .

Les hypocondriaques sont les personnes qui craignent en permanence d’avoir une maladie grave, et qui interprètent le moindre symptôme comme le signe d’un cancer (pour caricaturer).

« Pas là pour remplacer le médecin »

Il existe plusieurs applications iHealth, dont une pour le médecin, qui peut dès lors « se connecter » aux patients et recevoir automatiquement leurs résultats d’analyse lors de la consultation ou de la visite.

Des efforts sont également faits pour intégrer directement les résultats dans les logiciels informatiques utilisés par les médecins (c’est obligatoire depuis quelques années en Belgique). Mais la tâche est fastidieuse car « chaque pays à plusieurs logiciels différents« , nous a expliqué Anne Boché-Hiag. De plus, en Belgique comme en France, la majorité des frais médicaux sont pris en charge par la sécurité sociale. Les gens n’hésitent donc jamais à aller chez le médecin, à visiter un spécialiste.

« Dans les autres pays, la prévention est plus importante car les soins de santé coûtent très chers« . C’est dans ces pays-là que iHealth espère convaincre davantage de gens de s’équiper de ses appareils de santé connectée, pour surveiller ses symptômes avant d’aller faire des visites de routine chez le médecin. Même si « jamais on prétendra remplacer le médecin, on travaille avec, on lui fournit des informations« .

Et dans 20 ans ?

A terme, dans 10 ou 20 ans, avec l’explosion du ‘big data’ (un concept qui consiste en l’analyse des données informatiques de masse, pour faire parler les chiffres), il n’est pas impossible que l’application puisse déduire immédiatement les symptômes à partir de l’ensemble des analyses des appareils de santé connecté.

Imaginons que vous soyez très équipé et que vous mesuriez régulièrement (voir automatiquement, si les appareils deviennent plus performants et sont rassemblés dans un petit bracelet) vos données de santé: il est tout-à-fait possible qu’une application bien faite vous alerte immédiatement d’un problème, en combinant l’évolution de votre poids, votre tension, votre rythme cardiaque et votre activité physique ou votre sommeil.

Mais ça n’est pas pour tout de suite. « On sait où l’on se situe: on ne dit pas comment il faut soigner, on est là pour les données« , a conclu iHealth, dont le concurrent principal est Withings, une société française récemment rachetée par Nokia.

HTC Vive: un casque de réalité virtuelle effrayant

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 24 mai 2016 07h13 | Ajouter un commentaire

Récemment, j’ai pu enfiler le Vive de HTC, un casque de réalité virtuelle haut-de-gamme. Il coûte 899€ et nécessite d’être relié en permanence à un PC de grande puissance, mais l’expérience est à décrocher la mâchoire. Un vrai monde à part, parfois effrayant de réalité…

Nous avons essayé le meilleur casque de réalité virtuelle du moment

On avait dit que 2016 serait l’année de la réalité virtuelle, et c’est le cas. Oculus et HTC ont enfin commercialisé leur casque, qui viennent concurrencer le Gear VR de Samsung, des lunettes dans lesquelles il faut glisser un smartphone de la marque coréenne.

RTL info est le premier média francophone à avoir pu tester dans le détail le modèle de HTC, officiellement commercialisé en Belgique, même si c’est uniquement en ligne. Le fabricant taïwanais de smartphones a diversifié ses activités vers la réalité virtuelle, en collaboration avec Valve, un célèbre éditeur de jeu vidéo.

Pour faire simple : HTC a construit le casque et les accessoires, Valve s’est assuré de fournir du contenu VR (pourVirtual Reality, réalité virtuelle) sur sa plateforme de distribution digitale de jeu vidéo baptisée Steam.

Le casque peut être commandé sur le site du HTC Vive, au prix de 899€. Mais ne fonctionnera qu’avec un PC sous Windows d’une certaine puissance (voir la configuration minimale). Les clients belges qui passent commande maintenant seront livrés en juin, a-t-on appris lors de notre test.

vive001

Un sacré paquet

La première chose qui nous a frappés en découvrant le HTC Vive, c’est qu’il ne s’agissait pas que d’un casque.

L’emballage est de grande dimension, car il y a non seulement les deux contrôleurs sans fil (un pour chaque main), mais également deux cubes d’environ 10 cm², à placer en hauteur dans deux coins de la pièce, pour délimiter un espace virtuel et capter avec précision les mouvements desdits contrôleurs.

L’installation prend environ une heure, le temps de placer le matériel, de configurer le casque et l’ordinateur, d’installer les logiciels nécessaires.

Ensuite, on lance Steam VR sur le PC (le catalogue de logiciel de réalité virtuelle de Steam), on allume le casque et c’est parti.

tennistennis

Que peut-on faire avec ?

Comme pour le Gear VR de Samsung dont on vous a déjà parlé l’an dernier, l’écran d’accueil est une scène virtuelle assez sobre, avec un panneau central permettant de choisir parmi les jeux disponibles, ou d’aller en télécharger d’autres. Il y a une quarantaine de titres très différents déjà accessibles, mais de nombreux autres sont en cours de développement. Nous en avons essayés quelques-uns.

L’un des plus réussis, sans conteste, est The Lab (photo ci-dessous), ou l’on peut se projeter dans différents univers avec lesquels on peut interagir. Un petit jeu concret est la possibilité de tirer à l’arc à flèche. Avec sa main gauche, on doit placer la flèche tout en tenant l’arc de la main droite, viser puis tirer. Rien de révolutionnaire, Nintendo a fait la même chose avec sa Wii il y a une dizaine d’année. Sauf que tout est 100 fois plus précis, plus réaliste: l’écran collé à vos yeux vous donne vraiment l’impression que vous tirez à l’arc, et vous devez regarder ce que vous faites pour le faire correctement. C’est de la vraie ‘première personne’, comme on dit en jeu vidéo.

thelab
Avec un autre jeu, on doit toucher et manipuler des objets. En regardant ses mains qui tiennent les contrôleurs, on voit des mains virtuelles capables de toucher, de pincer, d’appuyer sur des choses. L’immersion est exponentielle…

Nous avons joué quelques minutes à un jeu de tennis, où il faut lancer la balle avec un bras, et taper avec l’autre. Dans le casque, forcément, on voit tout en vue subjective. A nouveau, c’est comme avec la Wii U, mais en nettement plus précis et plus immersif. Le fait de « regarder ce qu’on fait », rend les choses très réelles.

Soyons honnête: c’est impressionnant et immersif, mais tous les jeux que nous avons essayés durant quelques dizaines de minutes nous ont laissés un goût de trop peu. Les idées sont bonnes mais on voit directement qu’on en est aux balbutiements de la réalité virtuelle. On n’y jouerait pas des heures, mais le potentiel est là… et il est immense.

Il est également possible d’appuyer deux fois sur l’un des boutons des manettes, ce qui lance un mode qui filme l’environnement (à l’aide de la caméra frontale) et la retransmet en direct sur le casque. Très perturbant, mais ça permet d’interagir avec la réalité sans retirer le casque.

atlspace
Notez que HTC et Valve ont souhaité rendre leur monde ouvert (Open VR). D’autres logiciels, en dehors de Steam VR, sont donc compatibles avec le Vive. Il faut les lancer à partir de l’ordinateur. Nous avons essayé Altspace VR (photo ci-dessus), une sorte de réseau social virtuel où les gens utilisant un casque de réalité virtuelle se rencontrent dans des espaces dédiés. Ce que l’on voit d’eux est un avatar (un personnage virtuel). L’intérêt est limité pour l’instant, mais le fait de se déplacer dans une pièce à côté d’autres personnes est pour le moins surprenant. Il est possible de parler à voix haute pour communiquer avec les membres de la pièce, et d’interagir avec eux, par exemple en jouant à des petits jeux.

depl

Un déplacement pas vraiment réel

On attendait beaucoup de la spatialisation de l’environnement. En effet, grâce aux deux cubes émettant des signaux laser, on doit délimiter une zone de maximum 3,5 m sur 3,5 m. Dans cet espace qu’il faudra dégager (pas de meuble), il est donc possible de circuler, même si les trois câbles reliant le casque à l’ordinateur peuvent entraver vos mouvements. Dans le casque, il y a une grille virtuelle qui vous indique les limites de la zone quand vous en approchez.

Forcément, quand vous faites un pas en avant dans le monde réel, vous avancez dans le monde virtuel. Mais cela a rapidement des limites, car dans une scène classique d’un jeu, la pièce virtuelle sera toujours bien plus grande que les 3,5 mètres carrés de la pièce réelle.

Il faut donc pointer une zone avec l’une des manettes, et appuyer sur un des boutons pour faire un bond virtuel dans la pièce et pouvoir l’explorer correctement.

Exemple concret: dans ‘The Lab’, on peut explorer une petite pièce d’un vaisseau spatial, prendre des objets, ouvrir des portes. Hé bien, même si la pièce est très petite, il faut faire des bonds virtuels avec la manette car en avançant et reculant, vous ne vous déplacez finalement que très peu. Cela est sans doute nécessaire pour garder un certain confort visuel (sinon, il y aurait sans cesse des zooms/dézooms de l’image, qui pourrait donner le tournis dès qu’on bouge).

Le fait de se déplacer à l’aide de bonds virtuels diminue un peu la sensation d’immersion.

kit

Conclusion

Pas de doute, nous sommes bel et bien à l’aube de la réalité virtuelle. L’image est enfin nette, et de bonne résolution dans la plupart des angles de vue. Et surtout, elle est fluide et de bonne qualité, grâce à l’ordinateur puissant qui fait tout le boulot et envoie l’image dans le casque. Tout cela transcende totalement le confort d’utilisation. Nous l’avons essayé durant près d’une heure sans pause, et sans ressentir le moindre malaise.

Alors qu’après 15 minutes, on veut enlever le Gear VR de Samsung: l’image est moins nette, de moins bonne qualité et moins grande, cela (nous) donne vite mal de tête. Avec le Vive, le casque est plus englobant, on ne voit pas de limite, comme c’est le cas chez Samsung, qui garde cependant pour lui le fait d’être beaucoup plus abordable (un smartphone Galaxy S6 ou S7, un casque à 99€ et c’est parti).

Le HTC Vive est donc la Rolls de la réalité virtuelle: la présence de manettes et la spatialisation de l’environnement ajoutent une touche d’immersion supplémentaire par rapport à ce que Oculus propose pour l’instant avec son Rift.

Certes, tout ce qui existe jusqu’à présent dans le magasin d’applications est davantage lié à des démonstrations des capacités du casque. Environ 200 jeux ou logiciels sont disponibles ou en préparation, et d’autres devraient suivre. Il suffira d’un grand titre pour attirer à nouveau les regards, et pousser certains à casser leur tirelire.

C’est cependant là où se situe le problème, actuellement. S’il faut compter 899€ pour le kit HTC Vive, il faut également disposer d’un PC avec une configuration assez puissante (surtout au niveau de la carte graphique). Il faut donc ajouter environ 1.000€ actuellement, mais cela devrait se démocratiser à l’avenir. Près de 2.000€ pour une expérience de réalité incroyable, difficile de juger actuellement si cela en vaut la peine.

Notez également que pour le moment, HTC présente son Vive comme un casque pour le jeu vidéo en réalité virtuelle. Mais de gros investissements sont consentis par le fabricant taïwanais pour élargir les horizons de la réalité virtuelle: 100 millions euros de soutien aux développeurs de logiciels compatibles Vive.

Audi l’utilise déjà pour que les clients choisissent leur intérieur, une agence de voyage pour que les futurs vacanciers découvrent les plages et les hôtels, et BMW pour que ses designers visualisent les résultats sans devoir fabriquer réellement un tableau de bord, par exemple…

Tout cela est donc prometteur.


 




La 5G va-t-elle être une révolution ? Pourquoi Intel devrait-il y jouer un grand rôle ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 3 mars 2016 20h55 | Ajouter un commentaire

Au célèbre Mobile World Congress de Barcelone, j’ai pu m’entretenir avec la spécialiste 5G d’Intel, le géant américain des puces informatiques qui joue son avenir…

vi

Lors de notre visite au Mobile World Congress de Barcelone, nous avons pu nous entretenir avec la Madame 5G d’Intel, l’un des fabricants de puces et de processeurs les plus importants au monde. Aicha Evans nous a expliqué en quoi la 5G allait vraiment être différente de la 4G, et le rôle qu’entend jouer Intel dans cette (r)évolution de communications sans-fil.

Tout d’abord, essayons de comprendre pourquoi la 5G sera une révolution et non une simple évolution de la 4G. Revenons rapidement quelques années en arrière: les réseaux mobiles ont fait un grand pas entre la 2G (voix et SMS uniquement) et la 3G (internet mobile) ; la 4G a simplement amélioré les capacités de la 3G, en termes de rapidité du transfert de données, et surtout à destination des smartphones.

Une explosion des appareils connectés

La 5G est un nouveau pas important, car il n’y a plus que les smartphones et les tablettes qui veulent se connecter au réseau, et donc à internet. Vous l’avez sans doute remarqué: du thermostat à la voiture en passant par les appareils photos et les distributeurs de boissons… tout peut être connecté au réseau.

Nous sommes dans l’ère de l’Internet des Objets (Internet Of Things, IoT), c’est-à-dire que n’importe quel objet peut être connecté à Internet, dans le but de pouvoir le contrôler à distance de manière intelligente, à partir d’une application pour smartphone, par exemple.  Cet IoT  va multiplier de manière explosive le nombre d’appareils reliés au réseau.

Des besoins différents

Et si à la maison, la plupart d’entre eux se connectent à votre réseau Wi-Fi, les choses devraient changer d’ici 2020. Pour éviter les pertes de connexion en cas de problème à la maison, il serait en effet préférable que votre thermostat ou vos ampoules connectées puissent tout de même être accessibles via un réseau mobile.

Quand à tous les autres objets connectés en dehors de la maison, du smartphone à la voiture en passant par les appareils photos et les montres, ils ont tous des besoins très différents.

L’idée d’une 5G « sur mesure » est essentielle, car les quantités de données transférées, les rapidités de transfert ou les stabilités nécessaires sont à chaque fois différentes.

Tout cela représente des enjeux considérables et va modifier profondément la manière dont les réseaux mobiles sont conçus.

Intel va ajouter de l’intelligence

Avant l’éclosion de la 4G, Intel avait misé sur la technologie WiMAX comme successeur de la 3G. Mais ce système de Wi-Fi à grande échelle, surtout accessible en ville, a été un échec cuisant. Pas question pour le géant américain de se louper à nouveau avec la 5e génération de réseau mobile.

« Les milliards d’équipements connectés, de services personnalisés et d’applications cloud nécessitent l’émergence de réseaux plus puissants et mieux adaptés« , nous a expliqué Aicha Evans, vice-présidente d’Intel et directrice générale de l’Intel Communication and Devices Group, lors d’une table ronde au Mobile World Congress de Barcelone.

« La 5G marque un tournant fondamental vers une plateforme de réseaux mobiles intelligente, et non une simple plateforme de communication personnelle comme la 3G ou la 4G« , a-t-on appris par ailleurs au niveau d’Intel.

Concrètement, cela veut dire que « la 5G ne va pas simplement améliorer la vitesse et les capacités des communications, elle va ajouter de l’intelligence au réseau pour permettre aux appareils et au réseau de mieux communiquer, pour faire transiter du contenu et des données plus rapidement, et pour partager les ressources informatiques« .

Finalement, « le passage à la 5G concerne à la fois l’informatique et les communications, et constitue une transformation majeure pour l’industrie« .

proto

Que va faire Intel ?

Concrètement, quel rôle entend jouer Intel dans la 5G ? C’est là que ça se complique, car ça part dans tous les sens. Le géant des puces informatiques américain s’est lancé dans de nombreux partenariats pour développer toutes sortes de technologies liées à la 5G.

« On est en train de paver la route vers la 5G de plusieurs manières différentes. On a créé des partenariats avec des leaders de l’industrie mobile pour s’assurer que la 5G soit prête et que les premiers essais sur le terrain soient concluants. Pour cela, on investit massivement dans des prototypes et des expériences« , a-t-on appris.

Sur son gigantesque stand du Mobile World Congress de Barcelone, nous avons assisté à des démonstrations de transferts de données très rapides en 5G (nettement plus que le Wi-Fi de votre maison…). Mais il s’agit de prototypes capable de télécharger « 7 films en 1 seconde« , et pas d’un smartphone à 1 kilomètre d’une antenne.

Un exemple concret: les voitures connectées enfin intelligentes

Avec le géant coréen de l’électronique LG, Intel met au point les futurs équipements en télécommunications 5G des voitures, qui ont des besoins spécifiques lorsqu’elles se déplacent à grande vitesse et changent d’antenne de réseau mobiles.

A la base, on pense au simple transfert de données (téléchargement de musique, mise-à-jour du système ou de la voiture, accès à distance à certaines informations de la voiture, etc) entre le véhicule et le réseau.

Mais comme on l’a dit, la 5G est le réseau de l’intelligence. Des communications entre voitures, entre voiture et piétons ou entre voitures et panneaux de signalisation, vont certainement contribuer à des routes plus sûres dans les années à venir.

LG, qui est leader du marché des systèmes de communication embarqués dans les voitures actuellement, s’allie donc avec Intel pour ses prochaines générations.

Associé à Nokia, Ericsson ou encore SK Telecom (grand opérateur en Corée du Sud), Intel va jouer sur tous les tableaux pour fournir ses nouvelles puces intelligentes à tous les échelons de la 5G, du smartphone aux antennes en passant par les voitures et les petits objets connectés.

Au final, « on veut du volume, du volume, du volume » au niveau des puces et des solutions logicielles fournies par Intel, nous a répété Aicha Evans à Barcelone. D’ici à 2020, le géant américain joue gros et ne veut vraiment pas louper le virage de la 5G, on l’a compris…

Enfin une smartwatch qu’on pourrait presque acheter

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 28 janvier 2016 21h21 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est la bonne: après 6 modèles en un peu plus de deux ans, Samsung a sorti sa ‘smartwatch’ la plus aboutie à la fin de l’année 2015. La Gear S2, à partir de 349€, allie les avantages des fonctionnalités et du design d’un belle montre connectée, à ceux d’un bracelet de suivi d’activité. J’ai pu la tester en profondeur et (au bas de l’article) en vidéo. ver

Si elles existent depuis quelques années, la plupart des ‘montres intelligentes’ restent des gadgets qu’on a du mal à recommander. Lors de nos tests, il est amusant d’en passer une au poignet durant quelques jours, mais on est souvent content de la rendre, tant leur utilité est contestable, leur encombrement trop important et leur recharge trop fastidieuse.

Mais comme dans tous les domaines, les appareils s’améliorent avec les années. Et Samsung, l’un des premiers à avoir soutenu une technologie en sortant plusieurs modèles par an, a sans doute enfin trouvé la formule magique: la Gear S2.

SamGear001Une vraie montre (à bague)

C’est la première fois que nous recevons un compliment sur une smartwatch. Les « pffft, c’est quoi ce nouveau gadget » ont laissé la place à un plus agréable « elle est belle, ta montre« .

Ecran rond, bague pivotante, design discret mais élégant… La Gear S2 ressemble à une (belle) montre, à l’instar de la Huawei Watch dont nous vous avons déjà parlé (mais qui tourne, elle, sousAndroid Wear, le système d’exploitation de Google pour les wearables, les objets connectés et portés).

Il y a différentes finitions et bracelets disponibles, dont la « Classic » – celle que nous avons essayée – avec une bague en métal et un bracelet  en cuir noir de bonne qualité. Elle est vendue 399€ mais il y a moyen de trouver des promotions.

La particularité de la dernière montre de Samsung, c’est donc cette bague encerclant l’écran, qui permet une navigation alternative pratique en la tournant vers la droite ou la gauche (un peu comme la molette de l’Apple Watch).

Une alternative qui, accompagnée de deux boutons, rend la navigation nettement plus facile qu’avec les uniques mouvements du doigt, souvent délicat sur la concurrence sous Android Wear (on pense à nouveau à la Huawei Watch).

Plus de fonctionnalités qu’Android Wear

L’autre intérêt d’utiliser Tizen (l’OS maison de Samsung, qu’on retrouve sur certaines smartphones et certaines télévisions), c’est de pouvoir proposer sa propre vision de la montre connectée, sans devoir se contenter de ce qu’Android Wear propose (et qui n’est pas très fourni actuellement).

Il existe donc des applications propres à la Gear S2, qu’il faut télécharger via l’application ‘Samsung Gear’, disponible sur le Google Play Store (également sur l’App Store de l’iPhone dans quelques semaines). Il y a par exemple des infos de CNN, ou l’application Nike+.

Un petit ‘store’ qui devrait être fignolé: il est automatiquement en néerlandais et nous n’avons pas réussi à en changer la langue, après avoir eu quelques difficultés pour s’inscrire.

SamGear004
La santé, avant tout

Mais Samsung a déjà préinstallé un bon nombre d’applications dédiées à sa Gear S2 (il n’y en a pas des milliers…). L’une des plus utiles est sans conteste S Health, l’appli santé de Samsung, qui va afficher toutes les infos captées par la montre: le nombre de pas et de kilomètres parcourus à pied, les séances de vélo, les pulsations cardiaques, etc…

Lors de notre test, la montre a détecté automatiquement notre demi-heure de vélo, qu’elle a su différencier du nombre de pas effectués, ainsi que du petit jogging. L’application fait le bilan de votre activité, et vous savez où vous en êtes par rapport à votre objectif quotidien ou hebdomadaire.

La montre vous dit également où se situe votre rythme cardiaque (au repos, après l’effort, etc…), par rapport à la moyenne mondiale et à d’autres données statistiques.

On avait toujours dit qu’une smartwatch aurait plus de sens si elle cumulait les fonctions ‘montre connectée’ et ‘bracelet d’activités’. C’est le cas de la Gear S2.

Les infos sur votre activité physique et votre santé peuvent être observées directement sur la montre, ou via l’application S Health du smartphone.

SamGear003D’autres petites fonctions sympas

A côté de la santé, il y a également toutes les notifications d’usage: vous voyez qui vous appelle, vous pouvez lire les nouveaux SMS ou les nouveaux messages instantanés de type WhatsApp, tout comme les nouveaux emails. Pratique si vous ne voulez pas sortir le smartphone de votre poche toutes les 5 minutes. Il n’est cependant pas possible de lancer l’application SMS, WhatsApp ou Email pour consulter votre boite aux lettres.

Cependant, à partir du bouton ‘Amis’, qui rassemble vos contacts favoris, vous pouvez composer un SMS, soit à l’aide de phrase prédéfinies, soit en encodant le texte sur le petit clavier tactile de type (vieux) GSM. Heureusement qu’il y a des suggestions de mots, car la tâche est délicate, mais pas impossible. Mais vu que la montre doit être connectée à votre smartphone, il est certainement plus rapide et plus simple de l’utiliser à la place de la montre pour cette tâche…

Ajoutez à cela un minuteur, un chronomètre, la possibilité de contrôler la musique de votre smartphone (et donc de l’enceinte Bluetooth qui y est de plus en plus souvent reliée), la galeriephotos (à transférer à l’avance via l’application Gear), la météo locale, une carte (HERE) de l’endroit où l’on se trouve, etc… et vous avez l’embarras du choix, même si la plupart de ces applications ne seront que très rarement ouvertes (car à nouveau, c’est nettement plus pratique d’utiliser le smartphone qui doit forcément être dans un rayon de quelques mètres, car c’est par lui que la montre se connecte au réseau).

newseriesConclusion

La Gear S2 de Samsung est la première smartwatch passant dans nos mains qui nous donnerait presque envie d’en porter une. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est essentiel de débourser au minimum 349€ pour s’en offrir une, mais au mois, pour une fois, vous n’aurez pas l’air d’un geek ou d’un frimeur, et elle pourra vous être vraiment utile au niveau du suivi de votre activité physique ou de l’affichage des appels et notifications.

Seule petit différence par rapport à un bracelet d’activité: la Gear S2 et l’application S Health ne calcule pas la qualité de votre sommeil (mouvement, rythme cardiaque, etc…). Mais nous vous recommandons, de toute façon, de déposer la montre sur son socle de recharge aimanté très pratique sur la table de nuit, afin d’être certain de ne pas tomber à court d’énergie l’après-midi (même s’il est possible de tenir deux journées entières, théoriquement).

Notez également que lors du dernier CES, grand salon des nouvelles technologies, Samsung a présenté deux nouvelles finitions plus luxueuses (gris platinium et plaqué or rose, voir la photo ci-contre), qui ne coûtent que quelques dizaines d’euros supplémentaires. Il a également confirmé que la montre pourrait être utilisée avec un iPhone « plus tard dans l’année« .

Le Coréen nous a également confié, lors d’une récente rencontre, que la Gear S2 était le premier modèle qui se vendait enfin correctement en Belgique (et a fortiori dans le monde).

 

Voici LA tendance du plus grand salon des nouvelles technologies

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique , le 7 septembre 2015 07h29 | Ajouter un commentaire

A côté des télévisions OLED, des smartphones et autres smartwatches, une vraie révolution est en cours : celle de l’Internet des Appareils (IoT). Samsung, leader européen de l’électronique grand public, ne compte pas louper le train, qu’il estime être « une source de croissance pour les cinq prochaines années ». Il en est même l’un des principaux acteurs. J’ai assisté à la conférence de presse du géant coréen, début septembre à l’IFA de Berlin.

ss

Cela fait plus d’un an que Samsung travaille d’arrache pied pour ne pas rater le train du fameux « Internet of Things » (IoT). Il s’agit de LA technologie dont on va énormément parler dans les années à venir. On estime que le marché générera 1.000 milliards de dollars d’ici 2020… Elle se base sur le principe que n’importe quel objet de notre vie quotidienne, que ce soit à la maison, au travail ou en déplacement, peut très facilement être connecté au réseau, et donc à internet. C’est pour ça qu’on parle de l’Internet des Appareils, s’il fallait traduire le concept.

Il y a deux intérêts principaux à connecter les objets : les rendre facilement contrôlables à distance avec des applications pour smartphone, tablette ou via un site web ; et les faire communiquer entre eux. Plusieurs écueils freinent le développement de cette technologie, le premier étant la multiplicité des « normes » pour que ces appareils se connectent au réseau, et a priori pour qu’ils puissent communiquer entre eux. Cette coexistence de plusieurs protocoles nous oblige actuellement à avoir autant d’applications et de petits boitiers à connecter au routeur (dans les cas les plus fâcheux, comme le système de lumières Hue de Philips, mais pas pour le Nest, par exemple) qu’on possède d’appareils connectés.

Pour prendre un exemple, Apple et son HomeKit sont également en train de pousser une « norme » pour que les iPhone, iPad et Watch puissent centraliser le contrôle de plusieurs appareils connectés.

L'application et le Hub de "Samsung SmartThings"

L’application et le Hub de « Samsung SmartThings »


Le HUB de Samsung

Mais en présentant son nouveau « Hub », Samsung, avec sa grande force de persuasion, ses dizaines d’appareils déjà connectés et son influence indéniable sur le marché des nouvelles technologies, a jeté un gros pavé dans la mare. Ce Hub est un simple boitier que vous allez relier à votre modem, chez vous. Il servira de plaque tournant pour tous les objets connectés que votre maison pourrait contenir. On a appris ce jeudi à l’IFA de Berlin qu’il a perdu du poids depuis le premier modèle mis au point par Smart Things, une start-up américaine rachetée l’an dernier par Samsung dans le but d’intégrer la série d’objets connectés qu’elle avait déjà mis au point. On vous en a déjà parlé il y a quelques mois dans cet article.

Il est donc moins encombrant, mais intègre tout de même une batterie : en cas de coupure de courant (jusque 10 heures), le Hub pourra continuer à fonctionner et contrôler tous vos appareils connectés.

Quels appareils seront contrôlés par le Hub de Samsung ?

Mais de quel genre d’appareils parle-t-on, finalement ? Ceux de Samsung, forcément (TV, caméra, smartphone, enceinte, four, frigo, machine à laver, etc…), mais également les capteurs de Smart Things (présence, ouverture de porte, humidité, caméras). Heureusement, ça n’est pas tout. Samsung va user de toute son influence (et le fait déjà depuis quelque temps) pour que son Hub puisse aussi communiquer avec d’autres marques, comme c’est déjà le cas avec les ampoules de Philips, les caméras de Belkin, les serrures connectées de Yale, etc… (voir la liste ici).

Les responsables l’ont reconnu volontiers : « L’ouverture (aux autres appareils) est indispensable » pour garantir le succès de cette nouvelle plateforme. C’est pourquoi le logo et la mention « Works With Smart Things » ont été créés, et apposés déjà sur de nombreux produits.

Quelques exemples d'appareils contrôlables par le Hub.

Quelques exemples d’appareils contrôlables par le Hub.

Une seule application

L’autre écueil dont on parlait, c’est la multiplication des applications. Avec son Hub, Samsung a également mis au point une application (Smart Things) centralisant toutes les autres. La partieSmart Home Monitor assurera « le contrôle et l’accès unifiés contre l’intrusion, la fumée, le feu, les fuites, les inondations et bien d’autres problèmes domestiques courants, en fournissant des notifications en temps réel et des clips vidéo à partir de caméras multiples« . Contrôle des serrures connectées de Yale, des caméras réseau, des détecteurs de Smart Things, etc.

Il y a également d’autres parties pour la musique (les enceintes connectées, la TV, etc), par exemple.

L’application vient d’être mise à jour et le Royaume pourra s’offrir des kits, à compléter par d’autres appareils (et d’autres marques) qui sont « Works With Smart Things »…

Le nom Smart Things demeure

Alors que Samsung nous avait dit que Smart Things allait être digéré, il n’en est rien. La marque demeure attachée à sa technologie. Le nom du Hub est d’ailleurs : « Samsung Smart Things Hub », tandis que son patron, Alex Hawkinson, était sur scène à Berlin pour parler des nouveautés de son entreprise qui « fait partie de la famille Samsung« .

C’est plutôt une bonne nouvelle : cela signifie que ceux qui ont eu les bonnes idées en fondant Smart Things sont toujours là, et prennent toujours certaines décisions.

Conclusion

Samsung fait un (petit) pas de plus vers la SmartHome, la fameuse maison connectée. Certes, on ne verra rien en Europe avant « le courant de l’année 2016« , même si la Grande-Bretagne a droit à la primeur cet automne, après les Etats-Unis où la solution existe déjà. Mais les jalons sont posés, et on peut voir vers où l’on va : une maison dont tous les appareils seront connectés, de la TV (c’est déjà le cas) au frigo, en passant par la machine à laver et les systèmes de surveillance.

Le gros avantage de voir Samsung intervenir, c’est la présence et la disponibilité des produits dans nos rayons. C’est aussi l’assurance que de lourds investissements vont être faits, car « les 5 prochaines années » seront celles de l’IoT (Internet of Things, soit la connexion de tous nos appareils au réseau) pour Samsung, nous a promis W.P.Hong, responsable mondial du marketing pour Samsung Electronics.

Et vu la pénétration déjà profonde de Samsung dans nos foyers, on devrait en entendre parler très bientôt. Pas convaincu ? « Chaque année, Samsung vend plus de 300 millions de produits à des consommateurs européens. Aujourd’hui, plus de 85 millions d’Européens utilisent nos produits à domicile et, de plus en plus souvent, au travail. Aucune organisation n’est mieux placée pour s’assurer que la révolution industrielle en cours » se poursuive, a-t-il ajouté.

On est fort tenté de le croire…