Images et son

Les vidéoprojecteurs se démocratisent et se simplifient: à quoi faut-il faire attention ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 juillet 2018 11h11 | Ajouter un commentaire

Les vidéoprojecteurs se démocratisent et se simplifient: à quoi faut-il faire attention ?Longtemps considérés comme des produits de niche inabordables, voire réservés aux professionnels de l’audiovisuel, le projecteur est de plus en plus populaire.

On ne parle pas ici des ‘picoprojecteurs’, ces appareils à la puissance très limitée qui ne peuvent finalement afficher que des images de petites dimensions vu le peu de lumière qu’ils fournissent. Mais bien des projecteurs dits ‘traditionnels’, avec une lampe intégrée de grande puissance capable d’afficher des images de plusieurs mètres des diagonales sans problème.

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Un encombrement réduit mais tout de même, il faut lui faire une place…

Moins de 600€

Pour illustrer notre propos, nous avons testé le modèle EH-TW650 d’Epson, N.1 mondial des vidéoprojecteurs depuis le début des années 2000. Il s’agit de l’un des modèles entrée de gamme de la marque japonaise. On le trouve à 549€ en Belgique, ce qui est peu pour du Full HD (voir plus bas). C’est un prix minimum pour avoir une expérience vidéo digne de ce nom.

L’EH-TW650 est d’un encombrement raisonnable pour un vidéoprojecteur (en centimètres: 30L x 25l x 10H), mais ça reste tout de même encombrant et il faut lui faire une place au milieu du jeu de quilles (ou l’accrocher au plafond, mais ce n’est pas un bel objet de décoration).

Sa lampe affiche une puissance de 210 W, ce qui permet une sortie de 3.100 lumen. Ce qu’il faut retenir de ces chiffres, c’est qu’une certaine pénombre est toujours nécessaire pour profiter de l’image. Nous l’avons essayé dans le garage d’une maison et il valait mieux, en plein jour, ferme la grande porte pour avoir un rendu correct. Trop de soleil, et l’image pâlit bien vite. Pas de miracle, donc: on est toujours loin de la luminosité d’une télévision LED de base.

L’image qui sort est FULL HD, c’est-à-dire 1920 x 1080 pixels, soit le format d’affichage devenu standard au fil des temps. Elle est de bonne qualité grâce à la technologie 3LCD d’Epson, et il faut se rapprocher de la toile pour apercevoir les pixels, si la source est correcte. Nous avons essayé avec la diffusion d’un match de Coupe du Monde, et l’expérience était très satisfaisante. Les amateurs de 4K qui parviennent, eux, à déceler les détails, se tournent vers le haut-de-gamme (où les prix s’envolent…).

Au niveau de la taille de l’image projetée, elle va selon Epson de 30 à 300 pouces, soit de 76 cm à 7,6 mètres. En réalité, tout dépend du niveau d’obscurité de la pièce. Au plus il fait noir, au plus vous pouvez éloigner le projecteur du mur. On a testé avec une diagonale de deux mètres et elle supportait une certaine luminosité dans la pièce. Et deux mètres, c’est déjà une belle diagonale pour un particulier. Sachez qu’un mur blanc fera très bien l’affaire: la toile de projection n’est pas forcément nécessaire.

Enfin, signalons que l’installation est on ne peut plus aisée. On allume, on branche la source, on règle avec la télécommande ou avec les outils d’ajustement mécaniques. En quelques minutes, c’est fait.

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Un défaut: le son…

L’EH-TW650 est équipé d’un petit haut-parleur mono de qualité très moyenne, ne sortant pratiquement aucune basse. C’est mieux que rien, et ça permet de profiter directement une source HDMI (décodeur, console de jeu, lecteur DVD/Blu-ray), mais les mélomanes repasseront…

Pour un match de foot dans le salon, ça passe. Mais si vous êtes nombreux et qu’il y a du bruit (nos conditions de test: un match des Diables Rouges entre amis…), on n’entend plus qu’un bruit de fond, et pas du tout les commentaires du match.

Pour une meilleure expérience, il faudra le relier à un ampli, avec un bon vieux câble coaxial rouge et blanc (voir ci-dessus). C’est sans doute le principal inconvénient de ce modèle: il n’y a pas d’option de sortie mini-jack permettant de diffuser le son sur une petite enceinte moderne. Et pas de Bluetooth non plus.

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A quoi faut-il faire attention ?

Il existe bien d’autres marques de vidéoprojecteur visant les particuliers. BenQ offre également un bon rapport qualité-prix et une large gamme, même s’il n’est pas très présent en Belgique. Au moment de faire votre choix parmi les modèles à prix raisonnables, gardez trois choses importantes en tête:

La qualité de l’image: minimum Full HD (1920 x 1080) si vous comptez diffuser des films ou la télévision. Evitez les configurations inférieures baptisées VGA, HD Ready, WXGA.

Le son: certains projecteur comme l’EH-TW650 intègre un petit haut-parleur, mais c’est rarement suffisant. Essayez de tester avant d’acheter. Ou veillez à ce qu’il y ait des options faciles pour diffuser le son ailleurs.

La durée de vie de la lampe: les prix ont baissé, heureusement (75€ pour notre projecteur de test), mais les lampes sont des consommables. Epson promet 4.500 heures minimum, ce qui fait déjà quelques années de soirées TV, mais ces lampes sont fragiles et elles peuvent casser en cas de mauvaise manipulation, ou tomber en panne.

Faut-il obligatoirement dire adieu à la stéréo avec les enceintes connectées ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 2 mars 2018 11h55 | Ajouter un commentaire

Si de manière générale, au niveau de la diffusion de contenu musical, on enchaîne les progrès dans le bon sens (miniaturisation des enceintes, connectivité, prix, applications de streaming musical), une option répandue en a fait les frais: le son stéréo. Sonos, qui attache un soin tout particulier aux options et à la facilité d’utilisation de ses enceintes, a une solution. Nous l’avons essayée.

Depuis bien longtemps, Sonos, inventeur de l’enceinte réseau et du son ‘multiroom’ pour le grand public, affine sa technologie pour rester une référence dans le domaine.

L’entreprise américaine a un gros avantage comparé à tous les fabricants d’électronique grand public qui suivent cette tendance du ‘multiroom’ depuis quelques années: elle ne fait que ça, et se concentre donc pour améliorer ses enceintes, sortir de nouvelles variantes, les doter de nouvelles technologies novatrices (comme récemment l’intégration d’Amazon Alexa, et bientôt de Google Assistant).

Autre particularité des produits Sonos: ils peuvent être utilisés de différentes manières. Individuellement: vous en achetez un pour votre salon, un autre pour votre chambre, et vous écoutez différentes sources dans différentes pièces.

En groupe: via l’application, vous pouvez regrouper les enceintes pour diffuser la même source musicale dans plusieurs pièces à la fois.

Créer une paire stéréo au moment de la configuration de l’enceinte

Il y a enfin l’option qu’on évoque aujourd’hui: la création d’une paire stéréo. Pour notre test, nous avons placé deux enceintes Sonos One (229€ pièce) dans le séjour d’une maison. Sans surprise, tout se passe via l’application, nécessaire pour installer l’enceinte. Dès le début, et comme on avait déjà une Sonos One installée, l’application nous a demandé si on voulait créer une paire stéréo dans une pièce existante.

Et c’est un jeu d’enfant: il suffit de suivre les consignes, d’appuyer sur le bouton de l’enceinte située à gauche quand on vous le demande, et c’est réglé.

En une minute, l’affaire est dans le sac et vous profitez désormais d’un son stéréo, ce qui devient rare dans le monde en pleine croissance des enceintes connectées, que ce soit au smartphone directement par Bluetooth, ou au réseau en Wi-Fi ou par câble (comme Sonos, donc).

Retour en arrière ?

Le marché de l’audio grand public a fait bien des progrès dernièrement. On parvient à obtenir un son correct dans une enceinte de taille très réduite (pensez au Bose Mini Soundlink), et le smartphone est devenu une source exhaustive de musique, grâce aux services de streaming (Spotify, Deezer, Apple Music, etc).

Dans un domaine, cependant, on a fait un pas en arrière: le son est principalement écouté en mono, alors que la musique et les films sont enregistrés en multicanal. On perd donc quelques subtilités sur la variation gauche-droite, sur les effets de profondeur et de spatialisation du son.

Certes, tous les fabricants parlent d’un son 360° et surround, mais rien ne remplace deux enceintes disposées à deux extrémités d’un mur pour offrir de la vraie stéréo.

Si ça vous manque et que vous ne voulez pas d’une chaîne hi-fi archaïque avec des enceintes câblées, pensez donc aux Sonos One. Vous ressentirez davantage certaines subtilités de la musique, certains effets.

Quel budget ?

Niveau budget, il faut hélas casser sa tirelire: deux Sonos One coûtent 458€. Bien que, si les assistants vocaux intégrés (Amazon Alexa et bientôt Google Assistant) ne vous intéressent pas, vous pouvez opter pour une paire de Play:1 (179€ pièce). Si vous n’êtes pas pressé, il suffit d’attendre une promo pour l’achat d’un pack de deux One (229€ pièce). Hélas, Sonos, un peu comme Apple, a une politique tarifaire stricte: les prix sont très stables et il y a rarement des offres en dehors de celles proposées occasionnellement par Sonos lui-même, via son webshop ou des distributeurs (lors du Black Friday, par exemple).

Sachez enfin qu’il est très facile de séparer une paire de Sonos One, via les paramètres de l’application, pour les placer dans deux pièces différentes.

Notez également que d’autres marques proposent de former une paire d’enceintes stéréo, mais parfois il faut télécharger une application rien que pour ça. Chez Sony par exemple, quelques enceintes Bluetooth sont concernées, et il faut utiliser l’appli Sony Music Center SongPal (50 Mo)…

OLED, Android: les téléviseurs Philips ont-ils ressuscité ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 17 novembre 2017 15h57 | Ajouter un commentaire

Que devient le célèbre fabricant néerlandais, qui a complètement remanié sa stratégie TV en se faisant englober dans un grand groupe chinois il y a quelques années ? J’ai discuté avec Kelly Voordeckers, marketing manager de Philips / TP Vision pour la Belgique et le Luxembourg.

Le marché de la télévision n’est plus celui qui, il y a quelques années, rapportait des millions de dollars de bénéfice à l’industrie. Les modes de consommation des médias évoluent et sans surprise, c’est au niveau des smartphones que l’électronique grand public brasse le plus d’argent.

Dès lors, certains acteurs historiques ont vite perdu des plumes dans l’aventure. Sony, par exemple, a été contraint de mettre un terme à la fabrication de ses propres dalles: le Japonais achète depuis plusieurs années des écrans ‘nus’ et les assemble en TV.

Quant à Philips, il a fini par céder sa division TV au géant chinois de fabrication d’écrans, TPV Technology Limited, qui a créé pour l’occasion la société TP Vision, tout en gardant le nom Philips pour vendre ses téléviseurs en Europe, notamment.

OLED, Android, bon prix: tout pour plaire

Avant de discuter avec Kelly Voordeckers (marketing manager), on a essayé un des derniers modèles de la marque, la 55POS9002. De technologie OLED, cette grande télévision a forcément une excellente qualité d’image, avec des noirs très profonds et des couleurs très riches.

Philips a également eu la bonne idée, contrairement à Samsung notamment, de ne plus essayer de faire une interface à la fois pratique à utiliser et riche en contenus et applications. Il a intelligemment utilisé Android, le système d’exploitation de Google qu’on trouve surtout sur les smartphones et les tablettes. Les habitués de la marque retrouveront leurs repères sans peine, diffuseront facilement le contenu de leur smartphone et auront accès à toutes les applications possibles et imaginables (qui seront de plus régulièrement mises à jour). Philips n’a fait qu’y ajouter quelques applications spécifiques, et les menus de réglages.

Cette télévision de 55 pouces, très fines (toujours grâce à l’OLED), affiche de plus un prix presque raisonnable vu sa qualité: 1.999€, avec, nous a promis Philips, un cash-back de 200€ en cette fin d’année.

Une stratégie payante ?

Comme Sony et d’autres, Philips doit acheter ses dalles OLED à LG Display, une filiale très lucrative de LG, qui est l’unique propriétaire d’une technologie de fabrication révolutionnaire pour quelques années encore.

Son brevet pourra ensuite être exploité par d’autres marques, mais TPV Technology « n’a pas encore de plan concret par rapport à l’OLED« . La responsable marketing précise néanmoins que la qualité d’image d’une télévision, « c’est dû à 25% à la qualité de l’écran, et 75% à celle du logiciel et du traitement de l’image« , eux-mêmes soutenus par « une puce » maison.

De plus, la majorité des télévisions de Philips sont encore des LED traditionnels, et certaines sont dotées du traitement maison dit ‘Quantum Dot’.

Cela suffit-il à Philips pour afficher une bonne santé financière ? « Il a fallu du temps pour que les effets de la reprise de TPV se fassent sentir. Mais on est en croissance depuis 2016. En Belgique, on est N.2 avec 24% de part de marché (en volume)« .

Au niveau mondial, TP Vision se contente de 10%.

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Un petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL: que vaut-elle ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Images et son, Pratique, Test , le 11 septembre 2017 12h42 | Ajouter un commentaire

Cette petite caméra de surveillance entièrement SANS FIL d'une marque inconnue est LA bonne surprise de la rentrée

Vous ne connaissez sans doute pas la petite caméra Argus de la jeune société chinoise Reolink. Pourtant, après une campagne de crowdfunding très réussie, elle semble être dotée de tout ce qu’on cherche quand on veut surveiller une partie de sa maison durant certaines heures. On a mis la main dessus pour un test assez surprenant.

Les caméras de surveillance sont visiblement un marché en pleine essor. La preuve: j’ai été contacté dernièrement par une jeune entreprise chinoise du nom de Reolink.

En réalité, il s’agit d’une start-up fondée en 2009 par quatre anciens employés de chez Huawei, qui commercialise des produits liés à la sécurité pour les particuliers et les petites entreprises. Reolink m’a envoyé l’un de ses derniers modèles, baptisé Argus, qui a bénéficié d’une campagne de crowdfunding Indiegogo très réussie (6.200 personnes ont précommandé pour 1 million de dollars !).

100% sans fil, et étanche

C’est la première fois que je teste une caméra de surveillance 100% sans fil. Elle se connecte exclusivement en Wi-Fi sur votre réseau local, et fonctionne sur 4 petites piles au format assez inhabituel (CR 123A, on les trouve à 6€ les 4 Duracell sur Amazon).

Elle est très légère et la finition plastique est assez moyenne: évitez de la faire tomber. Elle est résistante à l’eau, ce qui fait que vous pouvez la placer à l’extérieur, pour autant que votre réseau Wi-Fi soit assez performant (attention cependant car en hiver, ses piles et son fonctionnement pourraient souffrir du froid et de notre humidité permanente). Son prix est de 99$, ce qui fait environ 84€ si vous l’achetez en ligne sur leur site.

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L’avantage du 100% sans fil, c’est qu’on la place vraiment où on veut…

Limitée à l’essentiel, finalement

Forcément, pour avoir une durée de vie correcte, il faut utiliser l’Argus d’une manière différente. C’est une caméra de surveillance qui sert à détecter et enregistrer des comportements anormaux, pas à observer ce qu’il se passe chez vous toute la journée.

L’Argus doit être configurée en ayant bien cette idée en tête. Il faut donc de préférence utiliser la fonction baptisée PIR (‘Passive Infrared Sensor’) dans des créneaux horaires bien définis.

C’est-à-dire que la caméra va enregistrer une séquence vidéo uniquement lorsqu’elle détectera un mouvement dans le garage entre 22h et 6h du matin, par exemple. Le reste du temps, elle est en stand-by. De cette manière, elle pourrait tenir pratiquement six mois.

Si vous la placez dans votre salon et que vous lui dites de surveiller en permanence, vous allez épuiser les piles en quelques jours.

Configuration pointue

Reolink se configure le plus facilement avec une application pour smartphone, même si en théorie elle est contrôlable à partir d’une application pour ordinateur.

Passez bien en revue tous les paramètres et configurez-la correctement au niveau de la distance, de l’orientation, de la détection de mouvement, des horaires, etc.

Il y a un petit fascicule en anglais, qui explique assez bien les différentes possibilités de configuration de la caméra.

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Une application pas toujours simple à appréhender, mais qui fonctionne (elle peut envoyer un email lors d’une alarme)

Une application qui pourrait être plus simple, mais qui fonctionne

L’application, entièrement en anglais elle-aussi, n’est pas un modèle de simplicité à l’usage. On est loin de Nest ou de Netatmo, des marques plus « occidentalisées » et plus intuitives pour nous.

Voir le flux en direct est bien entendu très rapide est simple à faire. Mais pour revoir les séquences enregistrées lorsque du mouvement a été détecté durant les plages horaires indiquées, c’est plus compliqué.

Il faut appuyer sur l’onglet ‘Playback’, choisir le jour désiré et appuyer sur le bouton play, c’est le moyen le plus simple. Les séquences enregistrées seront alors diffusées (n’attendez pas une grande qualité: dans la pénombre, la vision nocturne est efficace, mais il n’y a pas beaucoup d’image par seconde). Vous pouvez également chercher les petits traits bleus très fins qui symbolisent une séquence enregistrée.

Ces vidéos se trouvent sur la carte microSD non fournie, à insérer dans la caméra.

Sachez enfin que dès qu’un mouvement est détecté dans la plage horaire indiquée, vous recevez une notification sur votre smartphone. Une basique, hélas, et non un extrait de la séquence ou une photo de l’intrus, comme c’est le cas sur d’autres caméras. Vous pouvez également faire retentir une petite sirène pas très impressionnante au niveau de la caméra elle-même, qui pourrait faire sursauter les voleurs…

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La fonction ‘PIR’ (détecteur de mouvement) qui permet de ne déclencher la caméra que dans certains cas

Conclusion

L’Argus de Reolink est finalement une caméra de surveillance très bien pensée. Sans aucun fil, elle s’installe n’importe où et s’oriente facilement grâce à son socle aimanté. Elle se limite au strict minimum pour économiser les piles fournies: quand un mouvement est détecté dans une plage horaire délimitée, elle vous prévient via une notification, et enregistre une vidéo que vous pourrez consulter par la suite.

Pour environ 84€, c’est tout-à-fait correct, d’autant qu’il n’y a pas d’abonnement à payer, car tout est enregistré sur une carte mémoire (non fournie) à insérer dans la petite caméra. Bien entendu, si le voleur part avec, vous n’avez plus aucune preuve de son intrusion. C’est ce qui différencie cette caméra des solutions plus poussées et plus coûteuses comme les caméras de Nest, qui nécessitent en plus un abonnement de minimum 100€ par an pour revoir les séquences enregistrées sur les serveurs de Nest, mais qui sont plus intelligentes au niveau du traitement de l’image et de la précision dans la détection des mouvements.

Peut-on faire confiance à une mini-enceinte Bluetooth à 15€ ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 18 juillet 2017 11h29 | Ajouter un commentaire

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La marque Zagg n’est pas très connue en Europe. Il s’agit d’une entreprise américaine qui s’est fait connaitre il y a quelques années en développant une bonne protection d’écran pour smartphone, sous la marque InvisibleShield. Imité rapidement par des dizaines d’autres petites marques, Zagg  a dû élargir son porte-folio.

Sous la marque iFrogz, bien connue aux Etats-Unis, il a sorti une enceinte Bluetooth (Coda Wireless) à relier à un smartphone, une tablette ou même un ordinateur. Ce qui la différencie des centaines d’autres enceintes sans-fil, c’est sa taille ridiculement petite et son prix très bas (14,99€).

Plutôt méfiant, on a préféré tester cette mini-enceinte. Car contrairement à ce que dit le site web du constructeur, le son n’est pas « puissant et enveloppant« , ni « 360°« . Ce n’est pas beau de mentir…

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Quelques aigus…

Avec une si petite taille (le petit tweeter ne fait que 4 cm de diamètre), une puissance contenue (la batterie n’est pas énorme, vu le poids plus de l’enceinte) et une orientation vers le haut, le son n’a forcément rien de puissant, est n’est pas omnidirectionnel.

De plus, il ne faut pas chercher les basses, car il n’y en tout simplement pas. Les aigus, eux, sortent en qualité moyenne: on entend assez bien les voix dans les chansons. Ce n’est pas terrible, donc, mais c’est tout de même mieux que le son du haut-parleur intégré à votre smartphone (on a quand même du faire la comparaison pour être sûr…)

Sachez également qu’il y a des petits boutons de contrôle sur le dos de l’appareil. On peut modifier le volume, et passer à la chanson suivante (également si le smartphone diffuse de la musique via l’application Spotify).

Enfin, un micro intégré permet à plusieurs personnes de parler à un interlocuteur via l’enceinte. Cela peut être pratique.

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Pas une mauvaise affaire

De manière globale, donc, la Coda Wireless n’est pas une mauvaise affaire. Pour 15€, vous avez un son (des aigus, en fait) tout de même plus puissant que celui du téléphone ou de la tablette. De quoi dépanner, donc, si vous voulez voyager léger ou si votre budget est limité.

La mini enceinte Bluetooth est tout de même à ranger dans la catégorie du ‘brol made in china’, et il ne faut pas s’attendre à une bonne finition (le cercle en silicone servant d’amortisseur était mal ajusté), ni à une longue durée de vie (si vous voulez faire un petit geste pour l’environnement, optez pour du matériel plus cher, mais plus fiable).

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La TV devient objet d’art, qu’on a envie de placer dans son salon

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 20 mars 2017 14h00 | Ajouter un commentaire

Les termes OLED, HDR et Quantum Dot ne vous parlent pas ? Tant mieux, car Samsung, le premier vendeur de TV dans le monde, a travaillé davantage sur le design et l’intégration de la TV dans le salon, plutôt que des pixels et de la technologie qui les anime. Nous étions au lancement de sa nouvelle série haut-de-gamme, baptisée QLED, à Paris.

La course aux pixels est enfin terminée: le plus gros avantage de cette TV, c'est son câble unique et transparent

Les télévisions sont un marché bien particulier dans le petit monde très agité des « nouvelles technologies ». Elles n’ont pas le rythme de sortie effréné des smartphones, qui chaque année amène des (petites) nouveautés – ce qui est surtout dû au fait que iOS et Android, les deux systèmes d’exploitation concurrents, se mettent à jour annuellement.

En télévision, on parle rarement de rupture au niveau des technologies, mais les constructeurs, marketing et concurrence obligent, jouent forcément des coudes pour convaincre les consommateurs qu’ils sont les meilleurs. Le marché est porteur, même en Belgique, où 700.000 TV sont achetées chaque année.

L’Ultra Haute Définition (UHD, soit 3.840 x 2.160 pixels au lieu de 1.920 x 1.080 pixels), dont on a déjà parlé, est une de ces tentatives un peu vaine de convaincre les utilisateurs de changer de télévision. Mais même après plusieurs essais, nous n’avons jamais vu de différences notables, à moins de se tenir à 1 mètre de sa télévision de 55 pouces (mais qui fait ça ?). Or, les Belges achètent de plus en plus de TV de 55 pouces: de 81.000 en 2015 à 120.000 en 2016 !

Mais même si l’UHD devient la norme petit-à-petit (« c’est 30% de nos ventes« , nous a confié Samsung, N.1 en Belgique), elle n’est pas un argument de vente pour le consommateur.

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Chez Samsung, c’est QLED, et pas OLED

Samsung à contre-courant

Alors que de plus en plus de constructeurs (Sony et Philips viennent d’annoncer de nouveaux modèles) rallient LG et sa technologie OLED, considérée par les spécialistes comme celle offrant la plus belle image, Samsung préfère la réserver à ses smartphones dont les écrans sont clairement parmi les meilleurs.

En TV, il mise sur la technologie ‘Quantum Dot’, dont on vous passera les détails, mais qui globalement offre une très belle image, forcément. Pour la petite histoire, la nouvelle série de téléviseurs haut-de-gamme du géant coréen, QLED, présentée à la presse mondiale à Paris cette semaine, est la seule à reproduire un volume colorimétrique de 100%. Ce qu’on a retenu d’intéressant, c’est que cette nouvelle télévision ne contient pas de Cadmium, un composant nocif utilisé par la plupart des constructeurs.

Mais depuis le début, en fait, Samsung et ses concurrents prétendent chaque année offrir la meilleure qualité d’image grâce à une nouvelle technologie incroyable. Soyons clairs: il y a des petites différences et des petites améliorations régulières, mais le grand public n’a remarqué que deux choses sur les 20 dernières années: le passage du format 4:3 des gros téléviseurs cathodiques au format 16:9 HD des écrans plats, puis le passage de cette HD au Full HD (de 720 x 460 à 1920 x 1080 pixels).

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Lors de la conférence, l’accent était d’abord mis le côté pratique et le « câble invisible » de 15 m maximum

On arrête enfin de parler de pixels !

Certains constructeurs ont compris que cette course aux pixels et aux normes HDR n’étaient clairement pas la préoccupation principale du grand public. La preuve: Samsung, qui domine largement le marché mondial de la télévision, et arrive à 50% de part de marché en Belgique au niveau de la valeur (c’est-à-dire que la moitié de l’argent dépensé par les Belges en TV va chez Samsung), a donné un ton particulier à sa conférence de presse pour le lancement de sa nouvelle série haut-de-gamme baptisée QLED, à la mi-mars à Paris.

C’était la première fois que Samsung organisait un évènement et un lancement mondial pour une TV, et il a mis l’accent dès le départ sur le design, la personnalisation et le côté artistique de ses QLED. Le Coréen est parti d’un double constat: la plupart des foyers ont une TV dans le salon, et celle-ci est allumée en moyenne 4 heures par jour. Le reste du temps, elle trône éteinte et vu que sa taille grandit (la norme devient 55 pouces), elle est loin d’être discrète. De plus, si 80% des consommateurs voudraient la fixer au mur, seuls 20% d’entre eux le font effectivement.

Dès lors, les nouvelles Samsung sont conçues pour être très agréables à l’œil, de face, de côté ou de dos. Le constructeur parle de ‘Ambient Home Experience’, et de ‘Lifestyle’. Derrière ces noms se cachent une bonne idée: des supports / pieds à choisir, qui peuvent être des chevalets, de gros cônes recouverts de bois ou des pieds orientables.

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Réseau, HDMI, optique… tout est concentré dans ce câble relié à un boitier externe

Fini la salade de câble

Lors de la conférence de presse, Samsung a évoqué la ‘kabelsalat’ (salade de câble), un terme allemand qui représente bien ce que devient l’arrière de nos télévisions une fois que tous les appareils y sont reliés (décodeur, console, lecteur Blu-ray, etc).

Pour la série QLED, Samsung, après « trois ans de travail« , a mis au point un câble transparent de 1,8 mm d’épaisseur, et d’une longueur de 15 mètres maximum, reliant la télévision à un petit boitier extérieur (le One Connect qu’on a déjà vu sur des modèles précédents).

Il y a bien sûr encore le câble d’alimentation, mais cela limite à deux, dont un très fin et transparent, le nombre de fils sortant du téléviseur. Il est donc nettement plus simple de dissimuler tous ses appareils et ses câbles dans un petit meuble à côté, ou à l’autre bout du salon.

De plus, Samsung a prévu un montage mural plus discret, la fixation étant intégrée à la télévision, et le support mural étant très fin. Résultat, il y a très peu d’espace entre le mur et l’écran, et l’intégration est plus esthétique.

La série QLED sera commercialisée à la fin du mois de mars en Belgique, les prix commençant à 2.229€ pour le modèle 49 pouces. Il reste à espérer que ce câble invisible, ces pieds design et ce support mural discret seront déclinés pour les téléviseurs moins chers dans les mois/années à venir. « Si cela rencontre un certain succès, c’est possible« , nous a soufflé un responsable belge de Samsung en coulisse.

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« The Frame », la télévision qui devient cadre d’oeuvres d’art numérisées, son écran adoptant des réglages spécifiques dans ce mode

Un cadre numérique de 55 pouces !

Samsung a décidé d’aller encore plus loin, avec sa série Frame, qui sera commercialisée un peu plus tard (fin mai). La télévision (qui ne sera pas une dalle QLED mais un dalle UHD un peu plus simple), peut se transformer en cadre (d’où le nom Frame) et afficher des œuvres d’art ou des photos dans votre salon.

Equipée d’un détecteur de mouvement et de luminosité ambiante, elle affichera du contenu quand il y aura des gens présents dans la pièce, et avec une intensité variable – le but étant de ressembler à un tableau.

Lors de l’évènement, nous avons du nous rapprocher à quelques dizaines de centimètres pour nous rendre compte qu’il s’agissait effectivement d’une télévision et non d’un tableau.

La télévision Frame, vendue un peu plus de 2.000€ en 55 pouces, aura des encadrements en options (bois, couleurs, motifs, etc) vendus 200€. Elle sera vendue en Belgique dans les magasins de décorations, ceux de Vitra en tête, qui proposent déjà actuellement la Serif TV de Samsung, premier percée du constructeur dans la déco…

 

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Un design aussi soigné de derrière que de devant. Notez l’unique sortie des deux câbles, intégrée dans le pied.

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Différents pieds en options, qui camouflent eux aussi la sortie des deux uniques câbles

Le son de votre TV est ridicule ET vous cherchez une enceinte sans-fil pour votre musique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 7 mars 2017 08h38 | Ajouter un commentaire

Le constructeur américain Sonos a sorti un nouveau plateau destiné à transcender le son de votre télévision. Mais il est avant tout spécialiste de l’enceinte réseau, ce qui signifie que sa PlayBase diffusera aisément et intelligemment toute votre musique. Nous avons découvert, à Boston il y a quelques semaines, le lent processus de fabrication de ce nouvel appareil bourré de qualité, mais hélas facturé 799€…

Vous faites certainement partie des personnes qui font souvent ce double constat : le son qui sort de la TV n’est pas terrible (parfois vous n’entendez pas assez les voix pour comprendre ce qui se dit), et l’enceinte Bluetooth sur laquelle vous diffusez la musique de votre smartphone dans le salon ou la chambre n’a rien de pratique (il se déconnecte parfois, et quand vous recevez des messages ou un appel, la musique s’interrompt).

Avant de vous présenter l’appareil qui peut résoudre ces deux (petits) problèmes de la vie quotidienne, évoquons tout de suite son prix de 799€, une petite fortune, hélas. Mais Sonos ne fait pas les choses à moitié : il aura fallu 4 ans et des dizaines d’employés travaillant à temps plein pour mettre au point la PlayBase.

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Sonos, la meilleure manière d’écouter de la musique à la maison…

Le succès de Sonos est à comparer à celui d’Apple : l’entreprise américaine, qui nous a récemment montré les coulisses de ses impressionnantes nouvelles infrastructures à Boston, est partie d’une feuille blanche pour inventer une nouvelle manière d’écouter de la musique dans une maison.

A ses débuts (dans les années 2000), c’était laborieux : il fallait des ‘bridge’, soit des boitiers à relier à son réseau domestique, et qui se chargeaient d’envoyer la musique aux enceintes réseaux de la maison. On parle au pluriel, car Sonos a inventé le concept du son ‘multiroom’ : à partir d’une application (au début uniquement sur PC ou Mac), on devait configurer les enceintes (Salon, chambre, etc) et leur donner accès à sa bibliothèque musicale, du temps où on téléchargeait de la musique,  et qu’on l’écoutait via iTunes, par exemple.

D’une installation parfois lourde (bien que très bien expliquée et documentée), Sonos est passé récemment à quelque chose de beaucoup plus simple, ses enceintes se connectant depuis peu directement à votre réseau (avec ou sans fil).

Et désormais, c’est une application pour smartphone, principalement, qui contrôle le son de la maison, qu’on ait une ou plusieurs enceintes.

Nous avons déjà eu souvent l’occasion de tester des enceintes Bluetooth (qui doivent être connectées directement au smartphone) et des enceintes réseau (notamment du côté de Bose)e, et notre conclusion a toujours été la suivante : c’est Sonos qui tient le bon bout, son matériel comme son logiciel étant parfaitement maîtrisés.

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Un plateau TV savamment conçu

Revenons à notre PlayBase. Comme son nom et sa forme veulent nous le faire croire, c’est un plateau TV, comme il en existe déjà de nombreux modèles de différentes marques, depuis plusieurs années et à des prix variables.

Sonos est parti du principe que 70% des télévisions ne sont pas accrochées au mur, mais déposées sur un meuble. L’entreprise, qui nous a montré à Boston tous les stades du développement de la PlayBase, a mis près de 4 ans à finaliser la production de son dernier appareil en date.

Comme toujours, il a fallu trouver un compromis entre le design et la qualité du son, car souvent le premier contraint le second à faire des concessions. « Nous, on voulait que ce soit le plus fin possible« , nous a confié Ted Solis, le vice-président de Sonos en charge du design. Verdict : 58 mm d’épaisseur, c’est visiblement la limite pour continuer à avoir un son de grande qualité. « Il fallait également que ce soit assez solide pour supporter le poids des TV les plus lourdes, mais on ne pouvait pas utiliser de métal, car sinon il y a des interférences avec le signal Wi-Fi« .

Un sacré challenge donc, avec à la clé l’utilisation d’une résine ultrarésistante, percée en usine de 3.000 petits trous… de taille différente (pour laisser passer plus ou moins d’air, plus ou moins de puissance sonore selon la direction que Sonos veut donner à ses tweeters, ces haut-parleurs qui diffusent les aigus).

Pour les basses, Sonos a imaginé un tubage en forme de S, qui augmente le volume d’air disponible, une méthode qu’on a vu en son temps dans les TV que Bose a commercialisées (de sacrés échecs commerciaux, au passage).

On notera également que même l’arrière du plateau est joliment dessiné. Rien n’a été laissé au hasard, et les ingénieurs en charge du projet nous ont expliqué qu’ils avaient du tout concevoir eux-mêmes, y compris les vis de ce puzzle bien complexe, et les robots qui, en Chine, ont assemblé la PlayBase.

Au final, « il s’agit du plus gros challenge que Sonos ait relevé depuis le début de son existence« , a-t-on appris en marge de la présentation, il y a quelques semaines.

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Conclusion

Sans conteste, si votre TV est dans le salon sur un meuble, que le son qui en sort vous déçoit, et que vous comptiez investir dans une enceinte de qualité pour diffuser votre musique, la PlayBase est une option à prendre sérieusement en compte.

Certes, son prix de 799€ la réserve à ceux qui ont les moyens. Mais Sonos a très intelligemment développé, durant 4 ans, un ‘plateau TV’ durable, solide et puissant. Et surtout, c’est une des enceintes réseau de ce fabricant qui ne se concentre que sur cette catégorie de produit, et le fait avec un certain art.

La PlayBase est vraiment un appareil 2 en 1. Un plateau performant et design sur lequel vous déposerez votre télévision (et y relierez un câble audio optique), et une enceinte réseau qui diffuse elle-même votre musique, que ce soit Spotify, une bibliothèque iTunes ou une radio internet, par exemple.

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Bose QC 35: le top en matière de casque audio avec réduction de bruit (mais quel prix…)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 26 septembre 2016 08h27 | Ajouter un commentaire

A condition d’accepter de casser sa tirelire, le QC 35 de Bose est sans conteste l’un des meilleurs casques audio du moment. Il a tout ce dont la génération actuelle, très mobile, a besoin: il est sans fil, équipé de la réduction de bruit active et diffuse un son de grande qualité. J’ai pu le tester durant une quinzaine de jours.

Ce casque audio annule le bruit ambiant et est complètement sans fil: il n'a qu'un seul défaut…

Comme souvent dans le monde de l’électronique: ce qui est plus performant que la moyenne coute cher. C’est le cas du dernier casque de Bose, le spécialiste de l’audio qu’il faut situer dans le « premium accessible ».

En effet, il existe de nombreuses autres marques plus méconnues, qui vantent des qualités sonores très pointues, et dont les prix sont d’une autre dimension. Bose se situe entre ces marques hors de prix et les marques plus abordables.

En réalité, pour les amateurs exigeants, Bose a tout ce qu’il faut. Seuls les professionnels du son, ou ceux dotés d’une oreille très pointue, peuvent en demander plus.

Le seul reproche souvent fait à Bose, et qui est à nouveau d’application dans le casque dont on va parler, c’est le fait d’y aller parfois un peu fort sur les basses, dans les réglages par défaut. Mais généralement, le grand public adore et n’y touche pas !

Réduction active du bruit

Bose a récemment perfectionné son modèle phare de casque audio à réduction de bruit active. Rappelons que c’est l’Américain qui a inventé cette technologie qui consiste à « écouter » le bruit ambiant via un petit micro, et à diffuser dans le casque isolé les ondes contraires pour annuler une partie du brouhaha.

Le QuietComfort 25, qui excellait déjà dans le domaine, cède sa place au QC 35 en 2016, dont le principal atout est d’intégrer le sans-fil.

Il est cependant très doué pour annuler effectivement le bruit ambiant, même si comme toujours, vous continuerez d’entendre assez bien les sons aigus (comme les voix d’enfants). Les sons plus « sourds », comme les bruits de pas, les vibrations du train ou de l’avion, les portes qui se ferment, sont incroyablement réduits, voire annulés…

Une efficacité toujours aussi surprenante. De plus, il suffit d’allumer le casque (même sans diffuser de musique) pour apprécier cette réduction de bruit ambiant. Idéal pour la sieste dans un endroit bruyant.

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Beaucoup de plastique

Extérieurement, le casque n’a pas beaucoup changé par rapport aux versions précédentes. Il est très souple et très léger (285 grammes), et on peut plier facilement les pavillons pour le placer dans son étui de rangement rigide fourni.

Pour garder un poids contenu (et donc assurer un confort d’écoute prolongé), Bose a utilisé beaucoup de plastique, ce qui ne donne pas spécialement un aspect premium au casque. Mais la souplesse est au rendez-vous: on peut le tordre assez bien, et s’assoir dessus sans trop de crainte.

Sa durée de vie est donc assurée, mais vous n’êtes pas à l’abri de coups ou de griffes sur les parties en plastique.

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Sans fil mais avec boutons

Le sans-fil est arrivé à maturité pour les casques audio. Les batteries sont plus performantes et moins encombrantes qu’auparavant, et tous les smartphones sont équipés d’un Bluetooth optimisé (qui consomme moins d’énergie). Comptez une portée de maximum 10 mètres avec le smartphone, si l’environnement est dégagé. Dans une maison, c’est nettement moins. L’idée, de toute façon, est d’avoir le smartphone en poche.

Bose a donc retiré le câble jack traditionnel, mais il en fournit un (assez court, hélas): il y a en effet toujours une entrée (micro-jack), au cas où vous tombez à cours de batterie.

Vu que le câble a disparu, il a fallu mettre les commandes sur un des pavillons. On retrouve donc un bouton d’allumage et d’appairage, deux boutons de volume et un bouton multifonction.

bose03Une bonne autonomie et une application

Côté autonomie, il y a du changement. Le QC35 abandonne la pile pour une recharge de batterie via micro USB. Et il a bien fait…

On parle d’une autonomie de 20 heures en ‘Bluetooth + réduction de bruit active’. C’est très confortable: même en usage quotidien, on peut tenir facilement plusieurs semaines. Si vous préférez utiliser le câble fourni, tout en continuant à jouir de la réduction de bruit active, vous passez alors à 40 heures d’autonomie.

Bose a également prévu une application (Bose Connect) pour gérer les paramètres du casque, comme la langue du guide vocal (qui annonce par exemple la durée de vie restante de la batterie à l’allumage), le laps de temps avant la mise en veille automatique, etc.

Conclusion

Sans surprise, Bose a fait du bon travail. Son QuietComfort (QC) 35 a tout du casque idéal: il est sans-fil mais avec une bonne autonomie, il réduit très bien le son ambiant et la qualité du son est toujours aussi bonne.

Comme on peut le craindre, il faut mettre le prix. Le QC 35 ne se trouve pas en dessous de 379€, et les baisses de prix sont plutôt rares chez Bose. C’est assez cher pour un casque audio: gare au vol à l’arrachée dans la rue ou le métro…

Le seul reproche qu’on fera au QC 35, vu le prix, est le look très « plastique dur », du moins dans la version grise que nous avons essayée.

Canon EOS M10: n’ayez plus peur des appareils photo hybrides

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 août 2016 13h48 | Ajouter un commentaire

Enfin un petit appareil photo à objectifs interchangeables aussi petit et facile à utiliser qu’un compact…

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Le monde de la photo est en pleine restructuration. Les fabricants traditionnels d’appareils photos doivent faire face à l’explosion des smartphones, qui ont améliorent constamment la qualité de leur petit capteur photo.

Ils doivent trouver la parade pour ne pas se contenter de fabriquer des gros reflex pour les professionnels ou amateurs avertis.

Cela passe par des petits compacts pas chers ou très robustes (pour ceux qui n’ont pas de smartphone), mais la qualité des photos n’est pas forcément meilleure que les téléphones haut-de-gamme (il n’y a que le zoom qui est optique et non numérique).

Cela passe également par le développement de la gamme dite « hybride », il s’agit des appareils photos au format compact, mais dont les objectifs (de meilleure qualité) sont interchangeables. Et bonne nouvelle: les constructeurs commencent à rendre cette technologie abordable. C’est le cas de Canon, qui nous a prêté son EOS M10, la version allégée du M3. On le trouve à 369€ environ sur le web, en kit avec un petit objectif 15-45mm bien pratique.

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Simplicité

Canon a été à l’essentiel. Clairement, ce M10 est destiné aux amateurs de belles photos qui opteront pour le mode de réglage automatique, baptisé ‘Auto Hybride’. A aucun moment il n’est nécessaire d’avoir des connaissances au niveau de la photo. Sachez néanmoins que le capteur est de 18 Mpx, et que la sensibilité va de 100 à 12.800 ISO.

Le boitier est de petite taille mais tient bien dans la main grâce à son poids contenu (301 grammes) et à deux zones préhensiles bien positionnées. Sa finition est sans défaut, il y a peu de boutons de réglage.

L’idée, c’est de zoomer ou dézoomer, de cadrer et d’appuyer sur le bouton déclencheur. Vous aurez une belle photo, à tous les coups (c’est presqu’aussi simple…).


Pas de viseur

Pour cadrer, les amateurs de photo sur smartphone ne seront pas dépaysés. Il n’y a plus de viseur, mais un bon écran tactile de 7,5 cm de diamètre (avec le multitouch).

Par défaut, l’appareil est d’ailleurs réglé pour que l’écran, comme sur certains smartphones, puisse servir à prendre la photo. Lorsqu’on touche une zone, l’autofocus la rend nette et la photo est prise. Rapide et pratique, surtout s’il y a beaucoup de plans intéressants situés à des profondeurs différentes: on appuie sur la zone que l’on veut nette et la photo est prise (et à nouveau réussie pratiquement à tous les coups).

Et belle, aussi. Car c’est la grande qualité de l’EOS M10 (relativement à son prix contenu): réussir de très bons clichés en toute circonstances. Lors de notre test, il n’a jamais été pris en défaut.

L’appareil est compatible avec toute la gamme d’objectifs EF de la marque. Vous pouvez donc, si vous en avez les moyens, vous offrir une multitude d’options pour prendre des photos de très loin ou de très près.

canon04Connecté au smartphone

On est en 2016 et il est impossible d’ignorer les smartphones et leurs capacités à retoucher et partager les photos. Il existe donc une application, Canon Camera Connect, pour prendre une photo à distance (on ne sait pas zoomer, cependant) et transférer simplement une sélection de photos vers le smartphone.

La connexion entre les appareils se fera en Wi-Fi. Ce qui veut dire que si vous êtes chez vous, le smartphone devra se déconnecter du réseau local pour se connecter à l’appareil photo. Heureusement, la fonction NFC permet de faire cette connexion relativement simplement et automatiquement, en approchant le smartphone de l’EOS M10.

Des options relativement pratiques, surtout pour les jeunes qui ont pris l’habitude de se passer d’un ordinateur traditionnel dans lequel il faudrait insérer la carte SD ou utiliser le câble USB 3.0 fourni (qui offrira cependant un transfert plus rapide).

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Conclusion

L’EOS M10 prouve qu’il ne faut pas se ruiner pour avoir des photos d’excellente qualité. Cet hybride de petite taille vous assure de belles photos en toute circonstance, et la différence avec un smartphone, aussi cher soit-il, sautera rapidement aux yeux.

A environ 369€ avec un objectif très polyvalent (15-45mm), il est simple d’utilisation, petit, léger et bien fini. Et surtout, il est transformable car compatible avec la large gamme d’objectifs EF de Canon. Notez également que la connexion avec un téléphone est rapide et simple, pour transférer des photos ou faire une télécommande à distance.

On regrette juste une réactivité à la traîne. Il faut attendre une grosse seconde pour reprendre une photo, le temps que celle-ci s’enregistre sur la carte SD, et que l’appareil soit à nouveau disponible. Parfois agaçant.

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Les interphones vidéo se mettent enfin à la page

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Pratique, Test , le 28 juin 2016 18h36 | Ajouter un commentaire

Une solution de pointe (celle de Panasonic, à environ 600€, hors installation), et une plus accessible et plus moderne (celle de Ring, environ 300€, à installer soi-même): faites votre choix, mais réfléchissez si vous devez remplacer votre sonnette. Autant la rendre un peu plus « smart ».

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Vous avez forcément remarqué que n’importe quel petit appareil électronique du quotidien pouvait désormais se connecter au réseau et devenir, d’un coup, « smart ». On entend par là qu’il devient intelligent, car il est connecté et donc contrôlable à distance, souvent à l’aide d’un smartphone.

Cette règle s’adapte également aux sonnettes des maisons, appelée « carillon » en bon français. Et il serait dommage de ne pas en profiter, de ne pas rendre plus intelligent un des objets qu’on utilise pratiquement tous les jours, qu’on soit celui qui sonne ou celui qui entend la sonnette.

Deux exemples – très différents l’un de l’autre au niveau de la forme, mais pas au niveau du fond – vont vous permettre d’y voir plus clair.

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Le Panasonic comprend un traditionnel élément pour l’intérieur avec boutons, à fixer au mur

La Rolls de l’interphone vidéo

Vous l’ignorez sans doute, mais le constructeur japonais Panasonic est l’une des marques les plus réputées en matière d’interphonie vidéo. Et c’est normal, sa gamme s’adresse avant tout aux professionnels, aux électriciens / électroniciens, aux spécialistes de la domotique.

Ceci étant, il nous semblait important d’évoquer l’un des derniers modèles, le VL-SVN511. Il s’agit d’un système d’interphonie vidéo traditionnelle (avec fil, donc), auquel Panasonic a ajouté une touche de connectivité.

L’installation n’est pas forcément à la portée de tout le monde, mais avec la documentation explicite en français, quelques mètres de câbles (non fournis, car cela dépend de la distance entre votre porte/barrière et votre séjour, mais cela nous a coûté 5€ pour 20 mètres), une fiche et un tournevis, il ne vous faudra que quelques heures pour installer le tout: l’interphone, le moniteur, le transfo et le relais.

C’est aussi pour cette raison que Panasonic ne s’adresse pas directement aux particuliers. Cependant, n’hésitez pas à le faire vous-même ou à demander à votre électricien d’installer les modèles du constructeur japonais, car ils sont réputés pour leur fiabilité et leur longue durée de vie. Un installateur des alarmes nous a confirmé que 20 ans plus tard, les caméras et les interphones Panasonic fonctionnaient toujours…

L’interphone vidéo de Panasonic fonctionne… comme un interphone vidéo. On appuie sur l’unique bouton du portier et cela fait sonner le moniteur principal, où l’on peut voir qui est à la porte grâce à la caméra (très, très) grand angle: 170° à l’horizontale, et 130° à la verticale. L’image est bonne et même si votre interlocuteur est sur le côté, vous le verrez distinctement. Libre à vous d’ignorer la sonnette, ou d’appuyer sur le bouton ‘TALK’ pour dialoguer. Il est également possible d’ouvrir la porte à distance si vous avez prévu une gâche électrique à relier également au moniteur principal (via le relais).

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Il permet de visionner les images enregistrées dès que quelqu’un sonne

Traditionnel, mais avec des options

S’il l’on parle de cet interphone, c’est parce qu’il a quelques options supplémentaires non négligeables. Tout d’abord, il enregistre systématiquement plusieurs images à chaque fois que quelqu’un appuie sur la sonnette. Cela permet de savoir, le soir par exemple, si des gens ont sonné à votre porte, si effectivement le facteur a essayé de vous faire signer le recommandé ou s’il l’a glissé directement dans la boite aux lettres, etc. Ces images sont consultables sur le moniteur principal, dont l’écran n’est pas tactile, hélas, et la navigation un peu archaïque. A nouveau, Panasonic mise sur la fiabilité et la durée de vie, plus que sur des fonctions spéciales ou sur une interface tendance.

L’autre atout « moderne » de cet interphone classique, c’est qu’il existe une application « Video Intercom » de Panasonic, sur le magasin d’applications de Google et d’Apple. Pour faire communiquer ce petit monde, il faudra d’abord relier votre moniteur principal en Wi-Fi à votre routeur. Ensuite, l’application fera office d’écran secondaire: vous pouvez vous en servir pour voir qui est à la porte, pour dialoguer et même pour ouvrir à distance si vous avez prévu une gâche électrique.

Une solution qui est assez chère mais, on vous l’a dit, durable. Il faut compter environ 650€ HTVA. Vous pouvez le trouver sur internet ou demander à votre installateur de se fournir auprès de Panasonic.

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Parmi les alternatives plus « 2.0 », il y a Ring, contrôlable uniquement via smartphone.

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Il existe bien entendu de nombreuses alternatives. Vous pouvez allez dans un magasin de bricolage ou dans une grande surface et acheter un kit à 150€, mais rien ne garantit la qualité de l’image (souvent, elle ne sera pas ‘grand angle’, car de tels objectifs coûtent assez cher), ni la fiabilité.

Une autre option, c’est Ring. Il s’agit d’une start-up américaine qui a sorti l’interphone vidéo à la sauce 2.0. Intelligent, sans fil (Wi-Fi + batterie intégrée), facile à installer et uniquement contrôlable via une application: ça parait trop beau pour être vrai.

Nous n’avons pas réussi à nous procurer un exemplaire de test, hélas. Mais à en croire plusieurs sites américains, le concept est fonctionnel.

Le principe est le même que chez Panasonic, mais: l’image est de moins bonne qualité, on ne peut pas relier de gâche électrique standard (il faut une « serrure intelligente et connectée » compatible) et la connexion (sans fil uniquement, et via smartphone…) est sans doute moins fiable (le délais entre la pression de la sonnette et l’alerte sur le téléphone peut varier…).

Le côté intelligent, c’est que l’application est très bien foutue. C’est la base du concept, donc elle est forcément soignée, et pleine d’options (on peut définir des alertes en cas de mouvement détecté, revoir les photos prises dès qu’on sonne ou que ça bouge, ouvrir la porte à distance, et configurer le tout).

Cela vous coûtera environ 300€, livraison comprise, avec un an d’abonnement à l’enregistrement des vidéos dans le cloud: quelques secondes d’images dès que du mouvement est détecté, ou que l’on appuie sur la sonnette, et consultable à distance via l’application pour smartphone (vous pouvez télécharger les séquences). Plutôt pratique.
D’autres illustrations de la solution de Panasonic que nous avons testée: 

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