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Bose QC 35: le top en matière de casque audio avec réduction de bruit (mais quel prix…)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 26 septembre 2016 08h27 | Ajouter un commentaire

A condition d’accepter de casser sa tirelire, le QC 35 de Bose est sans conteste l’un des meilleurs casques audio du moment. Il a tout ce dont la génération actuelle, très mobile, a besoin: il est sans fil, équipé de la réduction de bruit active et diffuse un son de grande qualité. J’ai pu le tester durant une quinzaine de jours.

Ce casque audio annule le bruit ambiant et est complètement sans fil: il n'a qu'un seul défaut…

Comme souvent dans le monde de l’électronique: ce qui est plus performant que la moyenne coute cher. C’est le cas du dernier casque de Bose, le spécialiste de l’audio qu’il faut situer dans le « premium accessible ».

En effet, il existe de nombreuses autres marques plus méconnues, qui vantent des qualités sonores très pointues, et dont les prix sont d’une autre dimension. Bose se situe entre ces marques hors de prix et les marques plus abordables.

En réalité, pour les amateurs exigeants, Bose a tout ce qu’il faut. Seuls les professionnels du son, ou ceux dotés d’une oreille très pointue, peuvent en demander plus.

Le seul reproche souvent fait à Bose, et qui est à nouveau d’application dans le casque dont on va parler, c’est le fait d’y aller parfois un peu fort sur les basses, dans les réglages par défaut. Mais généralement, le grand public adore et n’y touche pas !

Réduction active du bruit

Bose a récemment perfectionné son modèle phare de casque audio à réduction de bruit active. Rappelons que c’est l’Américain qui a inventé cette technologie qui consiste à « écouter » le bruit ambiant via un petit micro, et à diffuser dans le casque isolé les ondes contraires pour annuler une partie du brouhaha.

Le QuietComfort 25, qui excellait déjà dans le domaine, cède sa place au QC 35 en 2016, dont le principal atout est d’intégrer le sans-fil.

Il est cependant très doué pour annuler effectivement le bruit ambiant, même si comme toujours, vous continuerez d’entendre assez bien les sons aigus (comme les voix d’enfants). Les sons plus « sourds », comme les bruits de pas, les vibrations du train ou de l’avion, les portes qui se ferment, sont incroyablement réduits, voire annulés…

Une efficacité toujours aussi surprenante. De plus, il suffit d’allumer le casque (même sans diffuser de musique) pour apprécier cette réduction de bruit ambiant. Idéal pour la sieste dans un endroit bruyant.

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Beaucoup de plastique

Extérieurement, le casque n’a pas beaucoup changé par rapport aux versions précédentes. Il est très souple et très léger (285 grammes), et on peut plier facilement les pavillons pour le placer dans son étui de rangement rigide fourni.

Pour garder un poids contenu (et donc assurer un confort d’écoute prolongé), Bose a utilisé beaucoup de plastique, ce qui ne donne pas spécialement un aspect premium au casque. Mais la souplesse est au rendez-vous: on peut le tordre assez bien, et s’assoir dessus sans trop de crainte.

Sa durée de vie est donc assurée, mais vous n’êtes pas à l’abri de coups ou de griffes sur les parties en plastique.

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Sans fil mais avec boutons

Le sans-fil est arrivé à maturité pour les casques audio. Les batteries sont plus performantes et moins encombrantes qu’auparavant, et tous les smartphones sont équipés d’un Bluetooth optimisé (qui consomme moins d’énergie). Comptez une portée de maximum 10 mètres avec le smartphone, si l’environnement est dégagé. Dans une maison, c’est nettement moins. L’idée, de toute façon, est d’avoir le smartphone en poche.

Bose a donc retiré le câble jack traditionnel, mais il en fournit un (assez court, hélas): il y a en effet toujours une entrée (micro-jack), au cas où vous tombez à cours de batterie.

Vu que le câble a disparu, il a fallu mettre les commandes sur un des pavillons. On retrouve donc un bouton d’allumage et d’appairage, deux boutons de volume et un bouton multifonction.

bose03Une bonne autonomie et une application

Côté autonomie, il y a du changement. Le QC35 abandonne la pile pour une recharge de batterie via micro USB. Et il a bien fait…

On parle d’une autonomie de 20 heures en ‘Bluetooth + réduction de bruit active’. C’est très confortable: même en usage quotidien, on peut tenir facilement plusieurs semaines. Si vous préférez utiliser le câble fourni, tout en continuant à jouir de la réduction de bruit active, vous passez alors à 40 heures d’autonomie.

Bose a également prévu une application (Bose Connect) pour gérer les paramètres du casque, comme la langue du guide vocal (qui annonce par exemple la durée de vie restante de la batterie à l’allumage), le laps de temps avant la mise en veille automatique, etc.

Conclusion

Sans surprise, Bose a fait du bon travail. Son QuietComfort (QC) 35 a tout du casque idéal: il est sans-fil mais avec une bonne autonomie, il réduit très bien le son ambiant et la qualité du son est toujours aussi bonne.

Comme on peut le craindre, il faut mettre le prix. Le QC 35 ne se trouve pas en dessous de 379€, et les baisses de prix sont plutôt rares chez Bose. C’est assez cher pour un casque audio: gare au vol à l’arrachée dans la rue ou le métro…

Le seul reproche qu’on fera au QC 35, vu le prix, est le look très « plastique dur », du moins dans la version grise que nous avons essayée.

Canon EOS M10: n’ayez plus peur des appareils photo hybrides

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 août 2016 13h48 | Ajouter un commentaire

Enfin un petit appareil photo à objectifs interchangeables aussi petit et facile à utiliser qu’un compact…

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Le monde de la photo est en pleine restructuration. Les fabricants traditionnels d’appareils photos doivent faire face à l’explosion des smartphones, qui ont améliorent constamment la qualité de leur petit capteur photo.

Ils doivent trouver la parade pour ne pas se contenter de fabriquer des gros reflex pour les professionnels ou amateurs avertis.

Cela passe par des petits compacts pas chers ou très robustes (pour ceux qui n’ont pas de smartphone), mais la qualité des photos n’est pas forcément meilleure que les téléphones haut-de-gamme (il n’y a que le zoom qui est optique et non numérique).

Cela passe également par le développement de la gamme dite « hybride », il s’agit des appareils photos au format compact, mais dont les objectifs (de meilleure qualité) sont interchangeables. Et bonne nouvelle: les constructeurs commencent à rendre cette technologie abordable. C’est le cas de Canon, qui nous a prêté son EOS M10, la version allégée du M3. On le trouve à 369€ environ sur le web, en kit avec un petit objectif 15-45mm bien pratique.

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Simplicité

Canon a été à l’essentiel. Clairement, ce M10 est destiné aux amateurs de belles photos qui opteront pour le mode de réglage automatique, baptisé ‘Auto Hybride’. A aucun moment il n’est nécessaire d’avoir des connaissances au niveau de la photo. Sachez néanmoins que le capteur est de 18 Mpx, et que la sensibilité va de 100 à 12.800 ISO.

Le boitier est de petite taille mais tient bien dans la main grâce à son poids contenu (301 grammes) et à deux zones préhensiles bien positionnées. Sa finition est sans défaut, il y a peu de boutons de réglage.

L’idée, c’est de zoomer ou dézoomer, de cadrer et d’appuyer sur le bouton déclencheur. Vous aurez une belle photo, à tous les coups (c’est presqu’aussi simple…).


Pas de viseur

Pour cadrer, les amateurs de photo sur smartphone ne seront pas dépaysés. Il n’y a plus de viseur, mais un bon écran tactile de 7,5 cm de diamètre (avec le multitouch).

Par défaut, l’appareil est d’ailleurs réglé pour que l’écran, comme sur certains smartphones, puisse servir à prendre la photo. Lorsqu’on touche une zone, l’autofocus la rend nette et la photo est prise. Rapide et pratique, surtout s’il y a beaucoup de plans intéressants situés à des profondeurs différentes: on appuie sur la zone que l’on veut nette et la photo est prise (et à nouveau réussie pratiquement à tous les coups).

Et belle, aussi. Car c’est la grande qualité de l’EOS M10 (relativement à son prix contenu): réussir de très bons clichés en toute circonstances. Lors de notre test, il n’a jamais été pris en défaut.

L’appareil est compatible avec toute la gamme d’objectifs EF de la marque. Vous pouvez donc, si vous en avez les moyens, vous offrir une multitude d’options pour prendre des photos de très loin ou de très près.

canon04Connecté au smartphone

On est en 2016 et il est impossible d’ignorer les smartphones et leurs capacités à retoucher et partager les photos. Il existe donc une application, Canon Camera Connect, pour prendre une photo à distance (on ne sait pas zoomer, cependant) et transférer simplement une sélection de photos vers le smartphone.

La connexion entre les appareils se fera en Wi-Fi. Ce qui veut dire que si vous êtes chez vous, le smartphone devra se déconnecter du réseau local pour se connecter à l’appareil photo. Heureusement, la fonction NFC permet de faire cette connexion relativement simplement et automatiquement, en approchant le smartphone de l’EOS M10.

Des options relativement pratiques, surtout pour les jeunes qui ont pris l’habitude de se passer d’un ordinateur traditionnel dans lequel il faudrait insérer la carte SD ou utiliser le câble USB 3.0 fourni (qui offrira cependant un transfert plus rapide).

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Conclusion

L’EOS M10 prouve qu’il ne faut pas se ruiner pour avoir des photos d’excellente qualité. Cet hybride de petite taille vous assure de belles photos en toute circonstance, et la différence avec un smartphone, aussi cher soit-il, sautera rapidement aux yeux.

A environ 369€ avec un objectif très polyvalent (15-45mm), il est simple d’utilisation, petit, léger et bien fini. Et surtout, il est transformable car compatible avec la large gamme d’objectifs EF de Canon. Notez également que la connexion avec un téléphone est rapide et simple, pour transférer des photos ou faire une télécommande à distance.

On regrette juste une réactivité à la traîne. Il faut attendre une grosse seconde pour reprendre une photo, le temps que celle-ci s’enregistre sur la carte SD, et que l’appareil soit à nouveau disponible. Parfois agaçant.

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Les interphones vidéo se mettent enfin à la page

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Pratique, Test , le 28 juin 2016 18h36 | Ajouter un commentaire

Une solution de pointe (celle de Panasonic, à environ 600€, hors installation), et une plus accessible et plus moderne (celle de Ring, environ 300€, à installer soi-même): faites votre choix, mais réfléchissez si vous devez remplacer votre sonnette. Autant la rendre un peu plus « smart ».

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Vous avez forcément remarqué que n’importe quel petit appareil électronique du quotidien pouvait désormais se connecter au réseau et devenir, d’un coup, « smart ». On entend par là qu’il devient intelligent, car il est connecté et donc contrôlable à distance, souvent à l’aide d’un smartphone.

Cette règle s’adapte également aux sonnettes des maisons, appelée « carillon » en bon français. Et il serait dommage de ne pas en profiter, de ne pas rendre plus intelligent un des objets qu’on utilise pratiquement tous les jours, qu’on soit celui qui sonne ou celui qui entend la sonnette.

Deux exemples – très différents l’un de l’autre au niveau de la forme, mais pas au niveau du fond – vont vous permettre d’y voir plus clair.

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Le Panasonic comprend un traditionnel élément pour l’intérieur avec boutons, à fixer au mur

La Rolls de l’interphone vidéo

Vous l’ignorez sans doute, mais le constructeur japonais Panasonic est l’une des marques les plus réputées en matière d’interphonie vidéo. Et c’est normal, sa gamme s’adresse avant tout aux professionnels, aux électriciens / électroniciens, aux spécialistes de la domotique.

Ceci étant, il nous semblait important d’évoquer l’un des derniers modèles, le VL-SVN511. Il s’agit d’un système d’interphonie vidéo traditionnelle (avec fil, donc), auquel Panasonic a ajouté une touche de connectivité.

L’installation n’est pas forcément à la portée de tout le monde, mais avec la documentation explicite en français, quelques mètres de câbles (non fournis, car cela dépend de la distance entre votre porte/barrière et votre séjour, mais cela nous a coûté 5€ pour 20 mètres), une fiche et un tournevis, il ne vous faudra que quelques heures pour installer le tout: l’interphone, le moniteur, le transfo et le relais.

C’est aussi pour cette raison que Panasonic ne s’adresse pas directement aux particuliers. Cependant, n’hésitez pas à le faire vous-même ou à demander à votre électricien d’installer les modèles du constructeur japonais, car ils sont réputés pour leur fiabilité et leur longue durée de vie. Un installateur des alarmes nous a confirmé que 20 ans plus tard, les caméras et les interphones Panasonic fonctionnaient toujours…

L’interphone vidéo de Panasonic fonctionne… comme un interphone vidéo. On appuie sur l’unique bouton du portier et cela fait sonner le moniteur principal, où l’on peut voir qui est à la porte grâce à la caméra (très, très) grand angle: 170° à l’horizontale, et 130° à la verticale. L’image est bonne et même si votre interlocuteur est sur le côté, vous le verrez distinctement. Libre à vous d’ignorer la sonnette, ou d’appuyer sur le bouton ‘TALK’ pour dialoguer. Il est également possible d’ouvrir la porte à distance si vous avez prévu une gâche électrique à relier également au moniteur principal (via le relais).

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Il permet de visionner les images enregistrées dès que quelqu’un sonne

Traditionnel, mais avec des options

S’il l’on parle de cet interphone, c’est parce qu’il a quelques options supplémentaires non négligeables. Tout d’abord, il enregistre systématiquement plusieurs images à chaque fois que quelqu’un appuie sur la sonnette. Cela permet de savoir, le soir par exemple, si des gens ont sonné à votre porte, si effectivement le facteur a essayé de vous faire signer le recommandé ou s’il l’a glissé directement dans la boite aux lettres, etc. Ces images sont consultables sur le moniteur principal, dont l’écran n’est pas tactile, hélas, et la navigation un peu archaïque. A nouveau, Panasonic mise sur la fiabilité et la durée de vie, plus que sur des fonctions spéciales ou sur une interface tendance.

L’autre atout « moderne » de cet interphone classique, c’est qu’il existe une application « Video Intercom » de Panasonic, sur le magasin d’applications de Google et d’Apple. Pour faire communiquer ce petit monde, il faudra d’abord relier votre moniteur principal en Wi-Fi à votre routeur. Ensuite, l’application fera office d’écran secondaire: vous pouvez vous en servir pour voir qui est à la porte, pour dialoguer et même pour ouvrir à distance si vous avez prévu une gâche électrique.

Une solution qui est assez chère mais, on vous l’a dit, durable. Il faut compter environ 650€ HTVA. Vous pouvez le trouver sur internet ou demander à votre installateur de se fournir auprès de Panasonic.

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Parmi les alternatives plus « 2.0 », il y a Ring, contrôlable uniquement via smartphone.

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Il existe bien entendu de nombreuses alternatives. Vous pouvez allez dans un magasin de bricolage ou dans une grande surface et acheter un kit à 150€, mais rien ne garantit la qualité de l’image (souvent, elle ne sera pas ‘grand angle’, car de tels objectifs coûtent assez cher), ni la fiabilité.

Une autre option, c’est Ring. Il s’agit d’une start-up américaine qui a sorti l’interphone vidéo à la sauce 2.0. Intelligent, sans fil (Wi-Fi + batterie intégrée), facile à installer et uniquement contrôlable via une application: ça parait trop beau pour être vrai.

Nous n’avons pas réussi à nous procurer un exemplaire de test, hélas. Mais à en croire plusieurs sites américains, le concept est fonctionnel.

Le principe est le même que chez Panasonic, mais: l’image est de moins bonne qualité, on ne peut pas relier de gâche électrique standard (il faut une « serrure intelligente et connectée » compatible) et la connexion (sans fil uniquement, et via smartphone…) est sans doute moins fiable (le délais entre la pression de la sonnette et l’alerte sur le téléphone peut varier…).

Le côté intelligent, c’est que l’application est très bien foutue. C’est la base du concept, donc elle est forcément soignée, et pleine d’options (on peut définir des alertes en cas de mouvement détecté, revoir les photos prises dès qu’on sonne ou que ça bouge, ouvrir la porte à distance, et configurer le tout).

Cela vous coûtera environ 300€, livraison comprise, avec un an d’abonnement à l’enregistrement des vidéos dans le cloud: quelques secondes d’images dès que du mouvement est détecté, ou que l’on appuie sur la sonnette, et consultable à distance via l’application pour smartphone (vous pouvez télécharger les séquences). Plutôt pratique.
D’autres illustrations de la solution de Panasonic que nous avons testée: 

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HTC Vive: un casque de réalité virtuelle effrayant

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 24 mai 2016 07h13 | Ajouter un commentaire

Récemment, j’ai pu enfiler le Vive de HTC, un casque de réalité virtuelle haut-de-gamme. Il coûte 899€ et nécessite d’être relié en permanence à un PC de grande puissance, mais l’expérience est à décrocher la mâchoire. Un vrai monde à part, parfois effrayant de réalité…

Nous avons essayé le meilleur casque de réalité virtuelle du moment

On avait dit que 2016 serait l’année de la réalité virtuelle, et c’est le cas. Oculus et HTC ont enfin commercialisé leur casque, qui viennent concurrencer le Gear VR de Samsung, des lunettes dans lesquelles il faut glisser un smartphone de la marque coréenne.

RTL info est le premier média francophone à avoir pu tester dans le détail le modèle de HTC, officiellement commercialisé en Belgique, même si c’est uniquement en ligne. Le fabricant taïwanais de smartphones a diversifié ses activités vers la réalité virtuelle, en collaboration avec Valve, un célèbre éditeur de jeu vidéo.

Pour faire simple : HTC a construit le casque et les accessoires, Valve s’est assuré de fournir du contenu VR (pourVirtual Reality, réalité virtuelle) sur sa plateforme de distribution digitale de jeu vidéo baptisée Steam.

Le casque peut être commandé sur le site du HTC Vive, au prix de 899€. Mais ne fonctionnera qu’avec un PC sous Windows d’une certaine puissance (voir la configuration minimale). Les clients belges qui passent commande maintenant seront livrés en juin, a-t-on appris lors de notre test.

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Un sacré paquet

La première chose qui nous a frappés en découvrant le HTC Vive, c’est qu’il ne s’agissait pas que d’un casque.

L’emballage est de grande dimension, car il y a non seulement les deux contrôleurs sans fil (un pour chaque main), mais également deux cubes d’environ 10 cm², à placer en hauteur dans deux coins de la pièce, pour délimiter un espace virtuel et capter avec précision les mouvements desdits contrôleurs.

L’installation prend environ une heure, le temps de placer le matériel, de configurer le casque et l’ordinateur, d’installer les logiciels nécessaires.

Ensuite, on lance Steam VR sur le PC (le catalogue de logiciel de réalité virtuelle de Steam), on allume le casque et c’est parti.

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Que peut-on faire avec ?

Comme pour le Gear VR de Samsung dont on vous a déjà parlé l’an dernier, l’écran d’accueil est une scène virtuelle assez sobre, avec un panneau central permettant de choisir parmi les jeux disponibles, ou d’aller en télécharger d’autres. Il y a une quarantaine de titres très différents déjà accessibles, mais de nombreux autres sont en cours de développement. Nous en avons essayés quelques-uns.

L’un des plus réussis, sans conteste, est The Lab (photo ci-dessous), ou l’on peut se projeter dans différents univers avec lesquels on peut interagir. Un petit jeu concret est la possibilité de tirer à l’arc à flèche. Avec sa main gauche, on doit placer la flèche tout en tenant l’arc de la main droite, viser puis tirer. Rien de révolutionnaire, Nintendo a fait la même chose avec sa Wii il y a une dizaine d’année. Sauf que tout est 100 fois plus précis, plus réaliste: l’écran collé à vos yeux vous donne vraiment l’impression que vous tirez à l’arc, et vous devez regarder ce que vous faites pour le faire correctement. C’est de la vraie ‘première personne’, comme on dit en jeu vidéo.

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Avec un autre jeu, on doit toucher et manipuler des objets. En regardant ses mains qui tiennent les contrôleurs, on voit des mains virtuelles capables de toucher, de pincer, d’appuyer sur des choses. L’immersion est exponentielle…

Nous avons joué quelques minutes à un jeu de tennis, où il faut lancer la balle avec un bras, et taper avec l’autre. Dans le casque, forcément, on voit tout en vue subjective. A nouveau, c’est comme avec la Wii U, mais en nettement plus précis et plus immersif. Le fait de « regarder ce qu’on fait », rend les choses très réelles.

Soyons honnête: c’est impressionnant et immersif, mais tous les jeux que nous avons essayés durant quelques dizaines de minutes nous ont laissés un goût de trop peu. Les idées sont bonnes mais on voit directement qu’on en est aux balbutiements de la réalité virtuelle. On n’y jouerait pas des heures, mais le potentiel est là… et il est immense.

Il est également possible d’appuyer deux fois sur l’un des boutons des manettes, ce qui lance un mode qui filme l’environnement (à l’aide de la caméra frontale) et la retransmet en direct sur le casque. Très perturbant, mais ça permet d’interagir avec la réalité sans retirer le casque.

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Notez que HTC et Valve ont souhaité rendre leur monde ouvert (Open VR). D’autres logiciels, en dehors de Steam VR, sont donc compatibles avec le Vive. Il faut les lancer à partir de l’ordinateur. Nous avons essayé Altspace VR (photo ci-dessus), une sorte de réseau social virtuel où les gens utilisant un casque de réalité virtuelle se rencontrent dans des espaces dédiés. Ce que l’on voit d’eux est un avatar (un personnage virtuel). L’intérêt est limité pour l’instant, mais le fait de se déplacer dans une pièce à côté d’autres personnes est pour le moins surprenant. Il est possible de parler à voix haute pour communiquer avec les membres de la pièce, et d’interagir avec eux, par exemple en jouant à des petits jeux.

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Un déplacement pas vraiment réel

On attendait beaucoup de la spatialisation de l’environnement. En effet, grâce aux deux cubes émettant des signaux laser, on doit délimiter une zone de maximum 3,5 m sur 3,5 m. Dans cet espace qu’il faudra dégager (pas de meuble), il est donc possible de circuler, même si les trois câbles reliant le casque à l’ordinateur peuvent entraver vos mouvements. Dans le casque, il y a une grille virtuelle qui vous indique les limites de la zone quand vous en approchez.

Forcément, quand vous faites un pas en avant dans le monde réel, vous avancez dans le monde virtuel. Mais cela a rapidement des limites, car dans une scène classique d’un jeu, la pièce virtuelle sera toujours bien plus grande que les 3,5 mètres carrés de la pièce réelle.

Il faut donc pointer une zone avec l’une des manettes, et appuyer sur un des boutons pour faire un bond virtuel dans la pièce et pouvoir l’explorer correctement.

Exemple concret: dans ‘The Lab’, on peut explorer une petite pièce d’un vaisseau spatial, prendre des objets, ouvrir des portes. Hé bien, même si la pièce est très petite, il faut faire des bonds virtuels avec la manette car en avançant et reculant, vous ne vous déplacez finalement que très peu. Cela est sans doute nécessaire pour garder un certain confort visuel (sinon, il y aurait sans cesse des zooms/dézooms de l’image, qui pourrait donner le tournis dès qu’on bouge).

Le fait de se déplacer à l’aide de bonds virtuels diminue un peu la sensation d’immersion.

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Conclusion

Pas de doute, nous sommes bel et bien à l’aube de la réalité virtuelle. L’image est enfin nette, et de bonne résolution dans la plupart des angles de vue. Et surtout, elle est fluide et de bonne qualité, grâce à l’ordinateur puissant qui fait tout le boulot et envoie l’image dans le casque. Tout cela transcende totalement le confort d’utilisation. Nous l’avons essayé durant près d’une heure sans pause, et sans ressentir le moindre malaise.

Alors qu’après 15 minutes, on veut enlever le Gear VR de Samsung: l’image est moins nette, de moins bonne qualité et moins grande, cela (nous) donne vite mal de tête. Avec le Vive, le casque est plus englobant, on ne voit pas de limite, comme c’est le cas chez Samsung, qui garde cependant pour lui le fait d’être beaucoup plus abordable (un smartphone Galaxy S6 ou S7, un casque à 99€ et c’est parti).

Le HTC Vive est donc la Rolls de la réalité virtuelle: la présence de manettes et la spatialisation de l’environnement ajoutent une touche d’immersion supplémentaire par rapport à ce que Oculus propose pour l’instant avec son Rift.

Certes, tout ce qui existe jusqu’à présent dans le magasin d’applications est davantage lié à des démonstrations des capacités du casque. Environ 200 jeux ou logiciels sont disponibles ou en préparation, et d’autres devraient suivre. Il suffira d’un grand titre pour attirer à nouveau les regards, et pousser certains à casser leur tirelire.

C’est cependant là où se situe le problème, actuellement. S’il faut compter 899€ pour le kit HTC Vive, il faut également disposer d’un PC avec une configuration assez puissante (surtout au niveau de la carte graphique). Il faut donc ajouter environ 1.000€ actuellement, mais cela devrait se démocratiser à l’avenir. Près de 2.000€ pour une expérience de réalité incroyable, difficile de juger actuellement si cela en vaut la peine.

Notez également que pour le moment, HTC présente son Vive comme un casque pour le jeu vidéo en réalité virtuelle. Mais de gros investissements sont consentis par le fabricant taïwanais pour élargir les horizons de la réalité virtuelle: 100 millions euros de soutien aux développeurs de logiciels compatibles Vive.

Audi l’utilise déjà pour que les clients choisissent leur intérieur, une agence de voyage pour que les futurs vacanciers découvrent les plages et les hôtels, et BMW pour que ses designers visualisent les résultats sans devoir fabriquer réellement un tableau de bord, par exemple…

Tout cela est donc prometteur.


 




Huawei P9: un smartphone signé Leica avec deux objectifs à l’arrière

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 7 avril 2016 15h20 | Ajouter un commentaire

L’ambition du géant chinois du smartphone (mais également des antennes 4G et des serveurs informatiques) est d’être N.1 devant Samsung et Apple en 2020. Avec le P9, qui a plein de qualités pour un prix contenu de 549€, il fait un pas supplémentaire dans cette direction.

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Huawei a présenté son nouveau smartphone haut-de-gamme, son nouveau ‘flagship’ destiné au grand public, ce mercredi à Londres. Si le P9 sort quelques mois à peine après le Mate 8, c’est parce qu’il s’agit de la gamme destinée aux particuliers, tandis que les Mate (grosse batterie) sont plus pour les utilisateurs exigeants, voire professionnels.

Une distinction de gamme pas très claire à nos yeux, mais qu’importe. Huawei est devenu l’un des leaders du marché florissant des smartphones, et sa stratégie s’avère finalement, vu l’enchaînement des excellentes résultats financiers de l’entreprise chinoise, payante. Il est actuellement le N3 au niveau mondial et au niveau belge (derrière Samsung et Apple), tant en terme de nombre de smartphones vendus, qu’en terme de valeur (la somme du prix de ces smartphones).
Un argument de poids

Disons-le directement, avec le P9 présenté à Londres le mercredi 6 avril dernier, le géant chinois Huawei, qui est également présent au Belgique auprès des opérateurs (antennes 4G et bientôt 5G) et des entreprises (serveurs informatiques), a frappé un grand coup en insistant sur le partenariat avec Leica, l’un des plus anciens et prestigieux noms de la photographie.

Huawei ne s’est pas trompé : les qualités de l’appareil photo sont un argument de poids dans le choix – de plus en plus cornélien – d’un smartphone. Difficile d’avoir un meilleur argument marketing que de mettre Leica sur l’objectif.

hvertiQuoi de neuf avec le P9 ?

Si le jeu de mot est facile, la tâche de Huawei l’était un peu moins. Le P8, surtout dans sa version Lite, a été un succès mondial. Et en Belgique, il a fait encore mieux : entre son lancement en juin 2015 et le mois de décembre 2015, il a réussi l’exploit d’être le smartphone Android le plus vendu dans notre pays sur l’année entière, « grâce à un excellent rapport qualité-prix », nous a expliqué Jelle Deconinck, marketing manager de Huawei.

Le P9 avait donc la pression, mais il devrait relever le défi sans trop de problème. Il est comme le P8, mais en mieux, forcément. Plus puissant, plus rapide, équipé d’Android 6, son succès est pratiquement assuré grâce à la partie photo largement améliorée. D’autant plus que le prix de la version de base (3 GB de RAM et 32 GB) est de 549€, soit 150€ de moins que les nouveaux modèles haut-de-gamme de Samsung et LG.

Un double objectif « Leica » à l’arrière

Depuis le P6, Huawei fait un effort sur les qualités photographiques de cette gamme ‘P’, que ce soit au niveau de la stabilisation ou des couleurs.

En 2016, le Chinois va encore plus loin : le P9 a la particularité d’avoir deux objectifs à l’arrière, ce qui a quelques avantages (voir plus bas).

Mais pour la première fois, la partie ‘photo’ est signée Leica, ce qui concrétise le partenariat « à long terme » signé entre les deux marques il y a quelques mois.

Les P9 et P9 Plus (il y a deux tailles, voir plus bas, à nouveau) sont ‘co-engineerd’ par Leica. Concrètement, cela signifie que les capteurs sont toujours signés Sony, l’un des fournisseurs principaux d’appareil photo pour smartphone ; mais que les lentilles sont fabriquées par Leica (l’entreprise allemande a commencé en fabriquant des microscopes il y bien longtemps). Elles seraient forcément « de grande qualité »…

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En quoi est-ce un ‘photophone’ ?

L’expertise de Leica se ressent à plusieurs niveaux. Il y a (deux fois) 6 couches pour les capteurs placés à l’arrière.

Les toutes nouvelles optiques de Sony prendraient 90% de lumière en plus qu’un Galaxy S7 et 270% en plus qu’un iPhone 6S. Toute la présentation a été une histoire de comparaison avec la concurrence, d’ailleurs.

Pourquoi deux lentilles ?

Entre autre pour que l’une d’entre elles se concentre sur les couleurs (RGB) et l’autre sur le noir et blanc, ce qui permettrait de capter plus de détails en combinant les images, et plus de lumière.

Huawei évoque également un auto-focus hybride, laser pour les plans rapprochés, et ‘Precise Depth’ pour les plans lointains (ce qui est rendu possible par la présence des deux capteurs). Il y a même un processeur de profondeur intégré, tandis qu’une partie de la nouvelle puce Kirin maison est consacrée à la rapidité du déclenchement, pour les sujets en mouvement rapide.

On aura également l’impression d’être un pro en réussissant facilement ses Bokeh (flous artistiques), une technique qui consiste à rendre nette la partie que l’on veut photographier, et floue le reste (sans recourir forcément à des traitements logiciels par après). Test à l’appui, c’est un très bel argument…

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La sauce Leica

Le partenariat avec Leica se ressent dans le résultat, d’après notre première prise en main. Netteté, couleur et qualité d’image sont à la sauce Leica. Il y a même des modes pour les couleurs Leica, y compris le noir et blanc très prisé des professionnels et des artistes. Le menu de la caméra, le bruit du déclencheur… c’est aussi à la sauce Leica. Tout comme le mode ‘professionnel’ qui est réservé, comme son nom l’indique, à ceux qui savent régler manuellement les paramètres.

Le « niveau supérieur » en terme d’expérience photo sur smartphone, selon Richard Yu, un des grands responsables de Huawei, c’est le côté ‘artistique’. L’idée, c’est que les qualités de l’appareil photo vont vous aider à en faire de plus belles, de plus créatives, etc…

Oliver Kaltner, patron de Leica (photo ci-dessus), est monté sur scène pour parler de ce partenariat Huawei / Leica « qui n’en est qu’à ses débuts ». On a eu droit au beau discours sur le « partage de la vision » entre Huawei et Leica, deux entreprises « concentrées sur l’expérience photographique et artistique de l’utilisateur ». N’empêche, cette alliance est un joli coup stratégique pour les deux parties.

Du beau matériel

Full metal unibody, belle impression de solidité : Huawei a insisté sur la qualité de finition de son nouveau P9. Il affiche en effet un joli corps en métal brossé, avec des tranches bien biseautées. Le design est cependant d’une grande simplicité: une dalle avec des bords arrondis…

L’écran Full HD, qui n’a rien d’inoubliable (comparé à Samsung), occupe une grande partie de la face avant de l’appareil, avec des arêtes pratiquement invisibles de 1,7 mm, ce qui est très agréable à l’œil – mais pas toujours pratique car sujet à des manipulations involontaires.

Notons également la batterie géante de 3000 mAh qui permettrait de tenir « 1,6 jours » en usage intense, tout en n’empiétant pas sur l’épaisseur du P9. Quant au chargement en USB Type-C (enfin un port réversible), il serait 180% plus rapide que l’iPhone 6S. 80% de la batterie chargée en une heure. Pas mal.

La nouvelle puce Kirin 955 (produite par Huawei) anime le smartphone. Elle est remplie de processeurs (même un i5) et de noyaux pour plus de rapidité.

Sans oublier les grandes qualités réseaux du P9, comme le Mate S, qui nous avait étonné par ses grandes qualités d’accroche du réseau (3G, 4G, voix, Wi-Fi, etc). C’est du en partie à la présence d’une triple antenne, ce qui est une première.


Deux bémols

Pas grand chose à dire sur le P9, à part une partie logicielle qu’on aimerait un rien plus sexy, un rien plus original. Il y a certes les nouveautés d’Android 6, mais Huawei n’a pas beaucoup touché à sa surcouche depuis le Mate S. Emui est passée de la version 3 à 4, mais il y a très peu de changements visuels.

Une surcouche qui est toujours discutable au niveau du design (les icônes sont intégrées dans un carré arrondi coloré), mais il y a les nombreux thèmes qui permettent de personnaliser la chose. On est également en droit d’être un peu déçu d’avoir des boutons Android (retour, accueil et multitâches) intégrés dans l’écran tactile, et non déplacés en-dessous, ce qui diminue l’espace de travail.

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Un P9 Plus et un nouveau TalkBand…

Le grand frère du P9 est le P9 Plus. Il est ‘Plus’ en tout : écran, batterie, son (deux petites enceintes) et enfin la fonction Press Touch (niveau de pression de l’écran pour des options de manipulation supplémentaires), pourtant annoncée sur le Mate S en septembre dernier. Il y a même… l’infra-rouge, comme sur le LG G5, pour commander vos appareils TV et audio. Le prix est ‘Plus’ également: de 549€, on passe à 699€

Enfin, Huawei a présenté son nouveau TalkBand B3 : design en métal, écran incurvé, oreillette qui se détache pour décrocher et parler sans devoir sortir ou toucher son smartphone. Un ‘bracelet’ qui se veut également ‘suiveur d’activité’.

L’OLED de LG permet des folies: nous avons essayé la TV ‘enroulabe’ (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 16 novembre 2015 21h29 | Ajouter un commentaire

Les écrans souples sont déjà une réalité. Le leader mondial de la technologie OLED, le coréen LG, a montré à quelques journalistes un prototype de télévision potentiellement enroulable, même si pour l’instant, elle ne se « plie » qu’à moitié.

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Le géant coréen LG (100.000 employés répartis dans 119 filiales à travers le monde) mise énormément sur l’OLED. L’entreprise, qui est l’une des plus gros producteurs d’écran au monde, commence à bien maîtriser cette technologie (5 ans d’expérience), au point de pouvoir désormais vendre en Belgique un modèle 55 pouces à 2.300€.

Cela reste très cher par rapport aux télévisions LED classiques, mais la différence de prix est justifiée par la qualité de l’image, inégalée (nous vous en avons déjà parlé).

Les noirs sont d’une profondeur incroyable car, comme l’a dit un responsable LG lors d’un point presse, « on peut éteindre les pixels« , alors que les systèmes traditionnels, pour faire simple, doivent « éclairer » un pixel noir (ce qui donne un résultat gris).

Mais l’OLED permet bien d’autres choses que des noirs profonds et des couleurs somptueuses. Il n’y a pas de rétroéclairage (car chaque pixel est allumé ou éteint selon la couleur à obtenir), donc l’épaisseur peut se réduire à la taille du pixel et à l’une ou l’autre couche servant à les maintenir et à transférer le courant.

verticOn enroule !

Du coup, pour l’instant, LG s’amuse à montrer à quoi il faut s’attendre en matière d’écran dans un futur de moins en moins lointain.

A Edegem, au siège de sa filiale belge, un des 4 prototypes de télévision « enroulable » a été présenté à la presse.

Le proto s’appelle « Wall Paper OLED », ou « papier peint OLED ». L’écran flexible, qui a été plié en partie devant nous, est maintenu au cadre de la télévision par des aimants.

S’il peut être plié, c’est parce qu’il ne mesure que 0,9 millimètre, un record absolu, et qu’il n’y a pas de « vitre » au-delà de l’écran, juste une couche de « plastique » souple qui maintient les OLED.

Inutile

Bien entendu, à l’heure actuelle, il faut encore embarquer des composants électroniques et des câbles, ce qui ne permet, du coup, de plier que la moitié de la télévision prototype qui nous a été présentée.

C’est donc de la poudre aux yeux (techniquement, ça ne sert à rien), mais cela montre l’étendue des possibilités de l’OLED.

Car cet écran de 0,9 mm a la même qualité d’image que les téléviseurs OLED vendus par LG.

LG a déjà investi 7,5 milliards de dollars dans cette technologie, et compte bien en récolter les fruits dans les années à venir.

Mathieu Tamigniau (Twitter: @mathieu_tam)

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Proximus TV envoie gratuitement de nouveaux décodeurs et métamorphose leur interface

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 22 octobre 2015 11h55 | Ajouter un commentaire

Pour rattraper une « box évasion » moderne du coté chez Voo, Proximus devait revoir entièrement la copie de l’interface de son décodeur TV. Nouveau design, nouvelle navigation, nouvelles options: elle est plus complète et sera disponible également sur tablette. Bonne nouvelle: ceux qui ont un ancien décodeur vont être contactés pour se faire envoyer une nouvelle version, gratuitement, par la poste !

Proximus ne chôme pas depuis l’arrivée de Dominique Leroy à la tête du groupe. Nouveau nom, nouveaux produits, nouvelles stratégies… elle a métamorphosé un Belgacom parfois poussiéreux.

Une transformation qui se traduit par une nouvelle interface pour l’un des produits phares du groupe: le décodeur de Proximus TV. Pour les dix ans du lancement de l’offre télévisée de Belgacom, il était temps de revoir en profondeur une interface vieillotte datant d’environ six ans !

« C’est une refonte complète plutôt qu’une évolution« , nous a expliqué Kim Wery, le responsable d’une nouvelle petite équipe chargée de développer les interfaces du décodeur (et de la SwipeBox dont on vous parlait récemment).

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Le nouvel écran d’accueil

Design en nette amélioration

Ce qui nous a frappés en premier lieu lors de notre test de la nouvelle interface au QG de Proximus, c’est le design et l’ergonomie de cette nouvelle interface, enfin en raccord avec son temps.

Voo et sa nouvelle « box évasion » avaient mis la barre assez haute il y a quelques mois, même s’il s’agit d’un décodeur différent et un peu plus cher que le Voocorder de base – alors que Proximus va mettre à jours tous les décodeurs (voir plus bas). Il était donc temps que l’opérateur historique réagisse. C’est chose faite: la nouvelle interface n’a rien à voir avec l’ancienne.

Tout d’abord, lorsqu’on allume son décodeur, on arrive sur l’écran d’accueil et non sur la dernière chaîne regardée (celle-ci apparait tout de même en vignette centrale, avec la diffusion du contenu). Rassurez-vous, au bout de 10 secondes, « pour ne pas perturber ceux qui veulent juste regarder la TV« , le live de la chaîne repasse automatiquement en plein écran.

Au niveau des graphismes, c’est nettement plus modernes: il y a beaucoup plus de grandes images et d’icônes au lieu de texte, c’est très visuel. Et avouons-le, bien pensé et agréable à regarder et à parcourir (surtout comparé à la version actuelle…). A certains égards, sans doute liés à la couleur bleue, on dirait l’interface d’une PlayStation 4.

Deux étages, une croix

C’est aussi au niveau de la navigation que l’expérience utilisateur a été complètement repensée. Les options les plus consultées sont nettement mieux intégrées et mises en avant.

On passe à une navigation « en croix » assez classique. « Il y a deux lignes de navigation« , et des colonnes pour agir sur les options sélectionnées. Assez intuitif.

L’écran d’accueil, celui sur lequel vous arrivez en allumant le décodeur, est sobre mais très complet: la ligne supérieure rassemble trois éléments qui ont plusieurs vignettes chacun. Au centre, c’est le live (télévision): ce qui est diffusé en ce moment sur les chaînes ; si on va vers la gauche, on affiche les enregistrements disponibles, les locations en cours, l’application Netflix ou le contenu gratuit (ma bibliothèque); si on va vers la droite, on arrive à la boutique (shop), pour louer des films ou s’abonner à des bouquets.

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Le guide TV

Un guide TV plus rapide et intuitif

Le guide TV est souvent consulté par les utilisateurs. Jusqu’alors, il était assez lent, avec uniquement du texte et une navigation lente.

Il a été complètement revu, lui aussi. Plus rapide, il jouit parfaitement de la navigation en croix du menu général. On passe à gauche (pour aller dans le passé sélectionner des programmes disponibles en TV Replay) ou à droite (pour aller programmer un enregistrement futur) de la liste verticale de chaînes (voir photos).

La chaîne en cours de visionnage continue à fonctionner en direct dans sa vignette, ou passe enPiP (Picture in Picture, image par-dessus l’image) en haut à droite de l’écran si vous regardez la programmation d’une autre chaîne.

Une expérience qui semble à des années lumières du guide TV actuel.


Quelques petites nouveautés intéressantes

Parmi les autres nouveautés intéressantes, nous avons découvert une recherche transversaleintéressante. « Lorsqu’on tape un critère de recherche comme Brad Pitt, on a les résultats pour la VOD (location payante de films) mais aussi pour les programmes TV en cours ou à venir« , nous a expliqué Kim Wery. Il nous a confié qu’à l’avenir, d’autres types de résultats, parmi les enregistrements effectués ou les films/séries de Netflix par exemple, pourraient être ajoutés à cette liste. On aurait alors la possibilité de taper un mot-clé (« horreur », « romance », « johnny depp », etc), et on choisirait entre de nombreuses possibilités. La TV du futur…inter004

La VOD (location payante à la demande, qui rapporte pas mal d’argent à Proximus) a également été revue et corrigée. Les menus et les catégories sont nettement plus conviviaux et plus visuels. Il y a davantage de classements (les plus populaires, les plus récents à l’intérieur d’une catégorie, etc) pour trouver ce que vous cherchez. Quant au film, les différentes versions (HD, sous-titré, français, etc) sont rassemblées sous un même titre, et ne sont plus des items différents.inter007

Il y a enfin cette histoire d’enregistrement dans le cloud. Il existe deux versions de décodeurs Proximus V5: une avec, et l’autre sans disque dur intégré pour l’enregistrement du contenu des chaînes. Que vous ayez l’un ou l’autre, il est déjà possible « même si votre disque dur est rempli, d’enregistrer des programmes dans le cloud de manière pratiquement illimitée (environ 400 heures): ils restent disponibles durant 60 jours« , puis s’effacent progressivement.


Proximus TV sur votre tablette ou votre smartphone !

Proximus a vraiment bossé durant un an pour sa nouvelle interface: il a même prévu une version pratiquement identique pour une application qui remplacera l’actuelle « TV Partout » sur iOS, Android et Windows Phone (avec moins d’options dans un premier temps pour cette dernière).inter002

La démo sur l’iPad était assez convaincante. On retrouve la nouvelle interface de Proximus TV sur la tablette, et on peut regarder des chaînes (une grande partie mais pas toutes) en direct, pour peu qu’on ait un pack NET + TV récent (et pas un vieux pack qu’on n’a pas encore mis à jour). « Cinq appareils par compte MyProximus peuvent y avoir accès, mais ils ne peuvent pas tous regarder le même programme en même temps…« .

Par contre, pas d’accès aux enregistrements « Techniquement, on pourrait aussi regarder les enregistrements et louer des films, mais pour des raisons règlementaires envers Google et Apple, on ne peut pas le faire sans devoir passer à la caisse« .

Il est possible de parcourir le guide TV, les enregistrements ou la VOD, et de le diffuser sur l’un ou l’autre décodeur de la maison. Un simple glissé-déposé du doigt et l’affaire est faite.

L’application peut également faire office de télécommande virtuelle (et donc de clavier pour la recherche !).


Bientôt votre nouveau décodeur… par Bpost

Dernière information importante: cette nouvelle interface ne fonctionne que sur les décodeurs les plus récents (V4 et V5).

« Mais Proximus veut que tous ses clients puissent y avoir accès: on va donc lancer une phase d’échange de décodeur, sans devoir se rendre dans une boutique Proximus. Les clients ayant des anciens modèles non compatibles vont être contactés par SMS. Un contrat a été signé avec Bpost pour envoyer les nouveaux décodeurs aux clients« , nous a expliqué pour sa part Haroun Fenaux, porte-parole de l’opérateur, qui va devoir en envoyer environ 500.000. Grosse dépense en vue…

La nouvelle interface sera déployée progressivement à partir de la mi-octobre, d’abord sur les nouveaux décodeurs. D’après nos informations, début 2016, tout le monde devrait avoir reçu la mise-à-jour ou le nouveau décodeur.





 

Samsung Gear VR: que vaut la réalité virtuelle enfin disponible en Belgique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 2 juillet 2015 08h47 | Ajouter un commentaire

La technologie de réalité virtuelle mise au point par Oculus n’est pas encore commercialisée physiquement par cette petite société américaine. Mais le géant Samsung, lui, est déjà présent: son dispositif exploite le travail d’Oculus grâce à un casque et… un smartphone. RTL info l’a essayé durant deux semaines.

s3Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous entendez parler de la réalité virtuelle. Vous avez peut-être déjà aperçu des gens portant ces drôles de casques et remuant la tête pour regarder dans différentes directions.

Mais peu de gens savent réellement à quoi cela sert, comment ça marche et les types de contenus accessibles. C’est pour cette raison que RTL info a enfilé le premier casque Gear VR commercialisé par Samsung en Belgique, exploitant la technologie de réalité virtuelle d’Oculus, la plus avancée dans le domaine actuellement.

En attendant 2016…

La société Oculus développe depuis quelques années son propre casque, le Rift. Mais selon leur site web, il faut attendre le début de l’année 2016 pour qu’il soit commercialisé. Il y aura des accessoires compatibles, comme la manette de la Xbox One, des contrôleurs sans fil spéciaux, etc… On a hâte de voir ce que ça va donner.

Samsung était plus pressé, et avec les gros moyens qu’il peut mettre sur la table, il a développé son propre casque. C’était plus facile pour lui, car il a déjà des smartphones sous Android. Si vous avez un Samsung Galaxy S6 (ou S6 Edge), il n’y a plus qu’à acheter le nouveau modèle du casque Gear VR (199€) commercialisé en Belgique depuis peu par le géant coréen.

Impressionnant

En enfilant le casque équipé du smartphone, on entre directement dans une réalité parallèle. Vous êtes dans le salon d’une superbe demeure et devant vous, il y a l’écran d’accueil assez austère, avec les menus Home, Library (tous vos contenus) et Store (le magasin d’applications).

Déjà à ce moment-là, si vous tournez la tête dans tous les sens (ou, comme il est recommandé, si vous tournez sur votre chaise de bureau pour ne pas avoir un torticolis), vous goutez à la réalité virtuelle: le casque suit vos mouvements et affiche le contenu en conséquence, de telle sorte que vous avez l’impression d’être réellement dans la pièce, que vous regardiez en haut, en bas, à droite ou à gauche.

s2Un confort limité

On remarque aussi rapidement qu’on ne tiendra pas des heures dans cette réalité virtuelle. Il y a une zone bien nette au centre de l’écran, mais si vous regardez ailleurs (avec vos yeux, pas en bougeant la tête), cela devient assez vite flou.

On peut parler ici de 3D, forcément, puisque vos yeux sont « isolés ». Ils ont chacun un « écran » affiché sur le smartphone (même si cela ne se remarque pas). Avec tous les effets indésirables que cela impliquent: certains ne le supportent même pas une minute, les plus résistants devront attendre un quart d’heure avant d’avoir un léger mal de tête (ou mal « aux yeux »), sans que cela soit très dérangeant. Des séances de 15 minutes sont davantage appropriées.

Le casque est bien fait, et très bien arrimé à votre tête. Il ne fera jamais mal.

Il est équipé de deux grosses loupes qui zooment sur l’écran du smartphone, c’est pour cette raison que la réalité virtuelle est pour l’instant « pixélisée » (on remarque vite les petits carrés).

Des jeux vidéo

En allant faire un tour dans le store, on constate que les premiers jeux vidéos sont là. Mais aussi qu’on en est vraiment au début: les graphismes n’ont rien de terribles, ni l’interface. L’idéal pour le jeu vidéo est d’utiliser la manette de Samsung, avec des curseurs et des boutons.

Nous avons essayé un jeu d’horreur « de couloir ». L’immersion est terrifiante, on a réellement l’impression de traverser un château hanté et d’y croiser quelques horreurs. Le jour où les graphismes seront à la hauteur, ça sera vraiment effroyable… Pour avancer, on utiliser les joysticks de la manette, mais pour choisir la direction dans laquelle on avance, il faut tourner votre corps (et non la tête), soit en étant debout, soit en étant sur une chaise de bureau pivotante.

s1Des « films »

A côté des jeux vidéo, il y a beaucoup des « films » ou des « trailers ». Jurassik World (550 MB pour deux minutes de « séquence ») en a fait un: vous observez un dinosaure se réveiller, et vous renifler. Pas d’interaction, mais quelques frissons lorsque l’immense bébête se rapproche de vous.

Idem pour « The Avenger » (plus de 2 GB à télécharger): vous observez au ralenti l’attaque des superhéros. En regardant autour de vous, vous « vivez » vraiment l’assaut. C’est comme si vous étiez un acteur du film, perdu en plein milieu de l’action. Au préalable, vous avez ressenti ce que vit Tony Stark, celui qui dirige Iron Man dans les films éponymes, quand il est à l’intérieur du robot. Mythique, mais trop court, trop limité et pas du tout interactif. Vivement la suite !

Il y a également quelques séquences vidéo (Le Cirque du Soleil) spectaculaires, jouant sur la 3D.

Enfin, il y a le « cinéma » d’Occulus, où dans un cadre amusant (la lune, une maison, un jardin au proportion d’une fourmi, etc), des films peuvent être « projetés ». L’idéal est qu’ils soient en 3D, comme les quelques séquences des films de Dreamworks qu’il est possible de télécharger.

Amusant, mais sans plus. Et à nouveau, on ne vous conseille pas d’utiliser le Gear VR pendant plus de 15 minutes, sans pause. Du coup, regarder un film en entier sera compliqué.

Conclusion

La réalité virtuelle est bel et bien accessible. Elle ne coûte que 199€, mais il faut le dernier smartphone de Samsung (Galaxy S6 ou S6 Edge, minimum 550€) pour faire office d’écran, en le clipsant sur le casque Gear VR.

En attendant l’arrivée du casque d’Occulus, dont la technologie est exploitée par Samsung pour l’instant, c’est le seul moyen de goûter à cette plongée dans un monde parallèle.

Un monde assez limité pour l’instant: quelques jeux amusants, des séquences d’immersion, des vidéos « 360 degrés »… il ne faut pas être trop gourmand. « La sélection comporte pour l’instant plus de 50 titres gratuits et payants« , nous a expliqué Samsung, ajoutant que « vu l’intérêt des développeurs pour cette nouvelle technologie, ce nombre devrait croître rapidement dans un avenir proche« .

Le contenu est limité car très lourd à construire: il ne faut pas créer (ou filmer) un plan de 2000×1000 pixels, mais bien un monde entier à afficher différemment au moindre mouvement de la tête ou du corps.

Si le dispositif mis au point par le géant coréen est confortable, la réalité virtuelle, soit les images que vous apercevez sur l’écran du smartphone à travers deux loupes, n’est pas encore parfaite. Un peu floue sur les côtés, relativement pixélisée (forcement, vous êtes à 2 centimètres de l’écran…), on ne tiendra pas plus de 15 minutes sans devoir retirer le casque.

Mais le résultat est déjà bluffant: l’immersion est totale, quel que soit l’environnement (un jeu, un film d’animation, une vidéo, etc). On attend avec impatience que cela s’améliore, et que le contenu s’étoffe. Les domaines d’applications sont infinis, et on est sur le point de vivre la plus grande révolution de l’histoire du jeu vidéo…

4K, UHD: faut-il déjà acheter ce genre de TV, quels sont les contenus actuellement disponibles ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 19 mai 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

A l’aide du dernier modèle de télévision haut-de-gamme de Samsung, nous avons dressé le portrait de la UHD, la Ultra Haute Définition. De quoi s’agit-il, quelle est l’offre actuelle de contenu disponible, et cela en vaut-il la peine ?

4KCela plusieurs années qu’on parle de la 4K ou de la UHD (un synonyme plus standardisé pour Ultra Haute Définition). Il s’agit de la future norme de taille de l’image pour les vidéos. On devrait plutôt parler de définition de l’image, car c’est une histoire de quantité de pixels.

Au lieu d’en avoir 1920 de large sur 1080 de haut, on a désormais 3840 pixels sur 2160. Ce qui donne finalement une image avec quatre fois plus de détails, car quatre fois plus de pixels (8 millions contre 2 millions avec la Full HD).

Une notion encore floue

Ça, c’est la théorie. La pratique, c’est qu’on ne connait jamais vraiment la qualité de l’image que l’on regarde. Entre un Blu-ray 1080p (Full HD de base, donc), un Blu-ray « masterisé en 4K » et un flux de Netflix en UHD, il est bien difficile de dire qui affiche la meilleure image…

Car pour acheminer une telle quantité de pixels (et donc de données), le service de visionnage illimité de films et de séries qu’est Netflix doit compresser son flux de vidéo, l’envoyer sur votre TV via internet, puis le décompresser. Tout ça entraîne forcément une perte de qualité de l’image, du moins actuellement.

« Le streaming de Netflix correspond aux critères de la norme UHD. Il y a donc en effet plus de pixels, mais il n’y a pas que ça qui fait une bonne image. C’est pourquoi un Blu-ray, à côté, peut sembler meilleur« , nous a confirmé Bruno Tazer, marketing manager TV et Audio chez Samsung Belgique.

Tout ça ne sert pas trop la cause de la Ultra Haute Définition, car la notion est parfois galvaudée, alors qu’il n’existe qu’une seule Full HD.

Où trouver de la UHD, chez nous, et maintenant ?

« Actuellement, pour bénéficier de la UHD sur une télévision compatible, il y a donc quelques séries et quelques films via le service de Netflix (dans sa version spéciale à 12€ par mois, NDLR), et certaines vidéos YouTube en 4K (il y a une application sur les téléviseurs) ».

Les américains ont droit à d’autres services de téléchargement et de streaming en UHD, comme Amazon. Mais pour les Belges, il faut se contenter de ça, et c’est un peu maigre.

Pour les puristes, et finalement pour profiter vraiment d’une UHD optimale, il faut utiliser le disque dur spécial qui sera bientôt commercialisé par Samsung, et qui contiendra du contenu en 4K.

« Il y aura déjà des films préinstallés et des documentaires en UHD. On pourra, via la télévision, télécharger et stocker du nouveau contenu« . Il faudra sans doute être patient pour obtenir un film, car le fichier devrait être, malgré la compression, 2x plus volumineux qu’un Blu-ray, qui pèse déjà environ 25 GB.

Sachez enfin qu’en septembre, le Blu-ray Ultra HD va sortir. « Il faudra acheter un nouveau lecteur » pour lire ces disques d’une capacité de 66 à 100 GB (contre 25 à 50 pour l’instant), nous a confirmé Samsung. Bruno Tazer estime que « son succès dépendra du prix des lecteurs et des films », que nous ne connaissons pas encore.

En effet, la concurrence du streaming est généralisée, et si Netflix est l’un des rares à proposer une offre avec un bon rapport qualité-prix en Belgique, il ne le restera sans doute pas longtemps.

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L’interface épurée de la Smart TV selon Samsung.

Voit-on vraiment la différence ?

Voilà pour la disponibilité, très maigre, de la UHD à l’heure actuelle. Mais qu’en est-il de la qualité d’image. Est-ce à nouveau une révolution visuelle ?

Sincèrement, non. Même avec les films en UHD stockés sur le disque dur de Samsung (nous avons regardé Life of Pi), on ne prend pas de claque. Certes, les contours sont plus nets, les couleurs plus riches (mais c’est surtout la télévision qui fait ça…), la profondeur de champs est remarquable. Mais il n’y pas le grand écart qu’était le passage de l’analogique à la HD, il y a quelques années.

En réalité, la UHD est surtout appréciable si votre téléviseur est de (très) grande taille, car même à 1 mètre de distance d’un écran de 55 pouces, vous ne verrez aucun « carré », aucun vilain amas de pixels qu’on remarque en se rapprochant trop près d’une TV.

A ce niveau-là, en effet, la UHD vous décroche la mâchoire, car la quantité de détails affichés et appréciables est gigantesque. Mais pour la voir, il faut tellement s’approcher de l’écran qu’il est impossible de regarder un film sans avoir le tournis.

Pour faire simple, disons que d’une distance raisonnable, on remarque peu la différence entre un Blu-ray et un film en UHD. Nous l’avons testé auprès de plusieurs personnes: rares sont celles qui ont remarqué les pixels supplémentaires de la UHD de Netflix, alors que beaucoup ont apprécié la profondeur et la richesse des couleurs du Blu-ray.

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L’écran de la UE55JS9000L, 3.799€, et bel et bien courbé…

 

Conclusion

A l’heure actuelle, il nous semble prématuré pour investir des centaines d’euros supplémentaires dans une télévision 4K. L’offre de contenu est très limitée, et le gain de qualité d’image est perceptible, mais pas transcendant.

Seulement, c’est toujours la même histoire: dans un an ou deux, la Ultra Haute Définition sera la norme. On filmera en 4K avec nos smartphones et nos appareils photos, la plupart des professionnels utiliseront aussi cette norme, et tous nos écrans pourront afficher ces millions de pixels supplémentaires. Du coup, on hésite à ne pas vous recommander l’achat d’une TV UHD, du moins si vous comptez la conserver 4 ou 5 ans. D’autant plus qu’on trouve déjà des modèles UHD à environ 1.000€ en 40 pouces.

Cependant, même si la UHD se généralise à l’avenir, ne vous attendez pas à une claque visuelle. La formule est identique avec les fameux MP (méga-pixels) des appareils photos: il ne suffit pas d’avoir des millions de pixels pour avoir une belle image.

Et la distance entre vos yeux et une télévision a ses limites. Pour apprécier la UHD, il faudrait être… trop près de l’écran.

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La UHD, c’est quatre fois plus de pixels.

Un smartphone courbé et… en cuir: voici le LG G4

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 30 avril 2015 12h08 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen avait du pain sur la planche pour concurrencer un Samsung Galaxy S6 qui est promis à un succès international. Si le G4 (649€ – 699€) de LG n’aura pas l’appui marketing et commercial de son concurrent, il n’en demeure pas moins un des plus élégants smartphones jamais construits, avec un dos… en cuir. J’ai assisté à son lancement à Londres, et j’ai pu le tester pendant quelques minutes.

G3VOn vous le répète chaque semaine: il est de plus en plus difficile de se démarquer dans la jungle des smartphones sous Android. Le succès des marques chinoises est venu compliquer la tâche des « anciens » comme Samsung et LG.

Le premier coréen a ébloui la galerie il y a quelques semaines avec un Galaxy S6 Edge à l’écran courbé sur les côtés. Le second a présenté, ce mardi à Londres, le successeur d’une gamme qui a permis à LG de se faire une solide place sur le marché: les G2, G3 et désormais, G4.

Des courbes, du cuir

En Angleterre, la presse européenne a découvert un smartphone… en cuir (sur le dos, bien entendu). Il a fallu 12 semaines à LG pour intégrer du cuir dans son G4. Une matière qui serait « sélectionnée à la main« , et aurait subi « un traitement spécial pour être résistant« , à en croire les intervenants de la conférence de presse, qui se tenait dans l’église désacralisée One Marylebone, à côté de Regent’s Park, au cœur de Londres.

L’idée est plutôt originale, est correspond bien au concept du design « Slim Arc » que la marque veut imposer, même sur ses modèles entrée de gamme. Un arc léger, c’est finalement ce qu’est le LG G4. Son écran est très subtilement courbé. A l’inverse de Samsung qui a arrondi les bords verticaux, LG « plie » légèrement l’ensemble du smartphone, mais dans l’autre sens. A l’œil, on ne voit rien. Mais si on dépose l’écran sur la table, on aperçoit un espace.

Tout ça pour quoi ? Surtout pour le design et pour la prouesse technique (car mine de rien, ça complique un peu les choses de plier un téléphone). LG annonce cependant une durée de vie améliorée de 20%, surtout grâce au fait que la prise en main étant améliorée par la courbure et par le cuir (ça ne glisse pas), on le laissera moins vite tomber. De plus, son écran se griffera moins car il n’est pratiquement pas en contact avec la table.


Un très bon appareil photo

Beau, le LG G4 l’est assurément. Il serait d’une « élégance confortable« : le marketing a bien bossé en Corée.
Son dos en cuir, inédit dans le monde en ébullition des smartphones, ne passe pas inaperçu et offre, il est vrai, une préhension améliorée. Mais LG ne peut se contenter de ça pour concurrencer le Galaxy S6, le HTC One M9 et l’iPhone 6.

Il a donc, à nouveau, évoqué longtemps les mérites de l’appareil photo de son nouveau flagship. Comme sur le G3, on parle ici d’autofocus au laser. Un terme barbare qui signifie qu’en 0,276 seconde, la mise au point est faite. C’est sûrement vrai, mais on n’a jamais remarqué une différence notable avec la concurrence (du moins sur le modèle précédent).

Il n’y a pas que ça: une double pression sur l’un des boutons de volumes (toujours situés au dos de l’appareil chez LG, très pratique), et l’appareil photo entre en action. « Cela prend 0,6 seconde« , nous a-t-on promis. Plus ou moins équivalent à ce que fait le Galaxy S6 de Samsung, et la plupart des smartphones de Sony.

g4compaMême dans la pénombre

A chaque sortie de smartphone, ces derniers mois, on évoque des « photos exceptionnelles, même lors d’une faible luminosité ambiante« . L’ouverture (F 1.8) permet d’aller chercher « 80% de lumière en plus« , tandis que la taille du capteur (1/2.6 ») est « 40% plus grande« . Tout ça en comparaison avec la moyenne des smartphones haut-de-gamme actuels.

Lors de notre prise en main, nous avons en effet remarqué quelques belles performances, mais cela demande un test plus approfondi, dans quelques semaines on l’espère.

Il y a également un mode manuel, qui permet de retarder la vitesse d’obturation, afin d’obtenir des photos avec de jolis effets (comme par exemple les phares de voitures d’une autoroute qui font des lignes jaunes et rouges).

Ajoutez à cela une stabilisation de l’image renforcée (avec un axe supplémentaire), et vous avez là un très bon « photophone », qui conviendra parfaitement aux amateurs comme « second appareil », à côté de leur gros reflex.


Et l’interface ?

LG continue d’améliorer des fonctions déjà présentes sur le G3, et mais en a rajoutées quelques-unes:

« Galerie photo »: pour visionner des photos organisées selon une ligne du temps ou en albums, en fonction de la date et du lieu

« Event Pocket »: pour créer un seul calendrier unifié en glissant/lâchant les rendez-vous et événements depuis de multiples agendas et sites sociaux.

« Smart Notice »: pour recevoir des notifications personnalisées (météo, voyages, etc) en fonction des habitudes de l’utilisateur.

Il y a également la suite Google Office préinstallée, et une bonne intégration de celle-ci dans le smartphone. De plus, les utilisateurs du G4 recevront un espace de stockage additionnel gratuit de 100 Go sur Google Drive pendant deux ans.

Enfin, avec l’option MirrorLink, les propriétaires d’une Volkswagen (et peut-être bientôt d’autres véhicules) pourront afficher une version ‘voiture’ de l’interface de leur G4 sur l’écran embarqué de leur véhicule: affichage des contacts, GPS, musique, etc.


lgpConclusion

En 2015, c’est LG qui a dégainé le dernier, après HTC et Samsung, pour présenter son nouveauflagship. Le G4 était attendu au tournant et d’après ce qu’on a vu à la conférence de presse, et notre première prise en main, il a réussi son pari.

Au niveau du design, le constructeur coréen a opté pour une finition en cuir (disponible dans de nombreuses couleurs, mais uniquement en brun et noir chez nous) et une courbe qui donnent au téléphone une fière allure.

Au niveau du matériel, il s’est concentré sur l’appareil photo, et il a plutôt bien fait ça.

La batterie de 3.000 mAh amovible ne fera pas de miracle (une bonne journée d’utilisation), mais il y a un port pour carte microSD, que Samsung a du abandonner sur son Galaxy S6.

Reste le prix: LG, qui avait toujours été un cran en-dessous de Samsung, l’a désormais rejoint. Le G4 en finition « Cuir Brun » ou « Cuir Noir » sera commercialisé fin mai en Belgique au prix de vente recommandé de 699 euros (32 GB). Pour être moins cher que le Galaxy S6 (32 GB), il faudra opter pour la finition en plastique « Metallic Grey », à 649 euros.

C’est le plus gros défaut du G4, à côté du fait qu’il n’y a pas de lecteur d’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone.