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Images et son

Boom des caméras IP: comment ça marche et à quoi ça sert?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 21 mars 2014 15h28 | Ajouter un commentaire

On vous en parle tous les jours: les appareils « connectés » inondent notre quotidien. Pour le bonheur des uns et le malheur des autres, il est désormais possible de relier n’importe quoi à son réseau domestique. Dans le but, ensuite, d’y accéder à distance au moyen d’un smartphone, et de le commander de l’autre bout de la planète.

Depuis quelques années, un appareil à la cote: la caméra réseau, appelée aussi caméra IP, car comme tout appareil relié à internet, on lui flanque une adresse IP. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une caméra à placer dans votre maison et à relier à votre routeur. Le but est de pouvoir regarder ce qu’il se passe dans le salon, la chambre, le garage ou même à l’extérieur, à partir d’un smartphone ou d’un ordinateur.

Si elles connaissent un grand succès, c’est parce que leur prix a baissé, et qu’elles se sont améliorées: pour un peu plus de 100€, il est désormais possible de trouver un modèle Wi-Fi et dotée de la vision nocturne.

« C’est l’un des marchés hardware (matériel, NDLR) qui grandit le plus. Les enquêtes parlent d’une augmentation de 20% par an, depuis trois ans. TRENDnet connait une croissance de 25%, et on s’attend à une telle augmentation pour les trois années à venir« , nous a expliqué Zak Wood, directeur du marketing de TRENDnet, une marque californienne créée en 1990, spécialisée dans le matériel de réseau.

 

Tout le monde s’y met

Il suffit de faire un tour sur Amazon pour constater que ce marché est en plein croissance. Et d’y voir un tas de marques chinoises inconnues, affichant des prix invraisemblables. Un petit détour par les commentaires laissés par les acheteurs de ces caméras suffit: elles ne sont pas fiables…

Il faut donc se tourner vers des marques de confiance, mais il n’y en a pas beaucoup, car les grands acteurs de l’électronique grand public n’ont pas encore franchi le pas. Samsung laisse un peu de place à la concurrence, on ne s’en plaindra pas… mais pour combien de temps ?

A côté de Logitech, qui a sorti il y a quelques années un modèle plutôt encombrant, on trouve quelques caméras de Sony (mais les prix sont élevés), beaucoup de D-Link (prix moyens) et de plus de plus de TRENDnet, dont le premier prix est d’environ 50€.

 

Intégrée dans les portes !

« Les clients ont le choix parmi les spécialistes des réseaux, comme TRENDnet, mais également les marques de domotique, les fabricants de porte d’entrée, les professionnels de la sécurité, et même des marques de grande surface… Il y a des marques qui se lancent dans ce segment grandissant, avant de se rétracter… », poursuit Zak Wood.

Pour parler concrètement des caméras IP, nous avons installé le dernier modèle de TRENDnet, la TV-IP762IC. Il s’agit d’une caméra jour/nuit, dont l’image peut être de qualité HD (720 pixels de « haut »).

 

Beaucoup d’options

Mais nous vous le disions, les caractéristiques évoluent. Ce modèle est donc équipé d’un port pour carte microSD, qui permet de stocker un certain nombre d’heures d’enregistrement (selon la qualité de l’image choisie). Sa vision nocturne est étendue à cinq mètres: on peut voir facilement l’ensemble d’une pièce intérieure, en pleine nuit.

Il y a également un micro et un haut-parleur: vous pouvez donc, au moyen de l’application pour smartphone et tablette, écouter ce qu’il se passe dans votre salon. Et faire « Bouh » si vous voulez effrayer votre famille à distance, ou faire fuir un intrus…

Côté application et installation, on a déjà vu plus simple. Ça fonctionne, heureusement, mais on voit que TRENDnet fait ses premiers pas en Europe, où le consommateur est plus exigeant en terme de finition, d’interface et d’explication. Il existe de trop nombreuses applications de caméra TRENDnet sur les stores de Google et Apple, et même les logiciels PC (pour les Mac, vous oubliez, malgré ce qui est inscrit sur la boite…) sont étranges. Il existe une version « pro » très fouillée, mais pas de version « simple »: il faut passer par la page web qui permet de diffuser l’image de la caméra, pour y modifier éventuellement les options (aller directement dans « options avancées »).

 

Conclusion

Les caméras IP, en plein boom, sont en effet devenues abordables, et permettent de « sécuriser » votre maison. Ou plutôt de vous rassurer. Si vous entendez un bruit en bas, si vous êtes en vacances et que votre alarme sonne, si vous voulez surveiller quelque chose (ou quelqu’un)… c’est très pratique de lancer une application sur son smartphone et de voir ce qu’il se passe chez vous, de jour comme de nuit.

La baisse des prix (environ 50€ pour les moins chères) est accompagnée d’une hausse des spécificités. Plus besoin de tirer des câbles Ethernet: il existe des modèles Wi-Fi accessibles. Et pour la sauvegarde des images, un détecteur de mouvement intégrer peut enregistrer chaque déplacement dans votre salon sur une carte micro-SD, ou même sur votre NAS, si vous êtes équipés….

Les caméras de TRENDnet sont sans doute un bon compromis entre les constructeurs haut-de-gamme (très chers) et les sombres modèles chinois (trop peu chers…). La finition de l’appareil est bonne, mais les applications (gratuites pour les opérations de base) et la page web de maintenance de la caméra auraient besoin d’un petit lifting.

Exemple d’une capture d’écran en plein jour:

 

 

 

 

 

 

Sonos Play:1, l’enceinte « réseau » enfin accessible…

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 25 novembre 2013 12h31 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Sonos règne plus ou moins seul en maître dans un domaine bien précis, que nous appellerons « système musical en réseau ».

Il est en effet l’une des rares marques à proposer des enceintes de bonne qualité à relier au réseau domestique (votre Wi-Fi, pour faire simple), et qui fonctionne uniquement avec les applications prévues par le constructeur.

Après avoir installé et configuré (un modèle de simplicité) votre ou vos enceintes, il suffit de lancer l’application – prenons le (bon) exemple de l’iPad – pour profiter de toute la musique possible et imaginable.

 

L’application rassemble toute votre musique

L’appli Sonos est ce qu’on peut appeler un « agrégateur de musique ». Elle peut rassembler et donc diffuser sur la ou les enceintes reliée(s) au réseau:

  • La musique présente sur votre iPad/iPhone/Android/PC/Mac
  • La musique d’une bibliothèque distante, par exemple celle de votre ordinateur, pour autant que celui-ci est relié au même réseau (il suffit de définir un ou plusieurs dossiers)
  • Par extension, n’importe quel dossier d’un disque dur, s’il est relié au réseau.
  • Des stations de web radio, via TuneIn qui est intégré.
  • La musique et les playlistes de votre compte Spotify, Deezer, etc (pour autant que vous ayez un abonnement)

En fait, il est difficile de ne pas trouver son compte: toute votre musique, plus toutes les radios du monde entier: vous pourrez tout diffuser à partir de l’application Sonos, qui est de plus en plus pratique et agréable à utiliser.

 

Son et design soignés

Sonos, depuis le début, soigne la qualité du son, le design et la finition. D’où un prix assez élevé jusqu’alors: 399€ pour le Play:5, 299€ pour le Play:3. Avec le Play:1, qui ne coûte « que » 199€, le constructeur s’attaque donc à une cible plus large.

Rassurez-vous: dans une pièce standard (un salon par exemple), le Play:1 est largement suffisant. Les basses sont étonnamment justes et les aigus, précis. Seule concession: il n’y a pas de simulation de stéréo, contrairement aux autres modèles, qui parviennent à « envoyer » le son à droite et à gauche à partir d’une enceinte unique.

Elle est aussi compacte que discrète, et se fond dans n’importe quel intérieur.

 

Le multiroom

199€, ça reste une somme, mais Sonos a un atout de plus comparé à une simple enceinte reliée en Bluetooth à votre smartphone ou votre tablette: son application gère le multiroom. C’est un terme utilisé pour évoquer la possibilité de diffuser des musiques différentes dans chaque pièce équipée d’une enceinte.

Lounge dans la salle de bain, électro dans la salle de fête, chanson française dans la cuisine… tout est possible, même la mise en stéréo de deux enceintes dans une même pièce.

Tout est modulable, et vous pouvez construire votre système au fur et à mesure.

 

Le Bridge est gratuit

Attention, cependant, il n’y a pas de liaison directe possible en Bluetooth: il faut utiliser le réseau local pour accéder aux enceintes. A moins de trimballer un routeur en vacances, ça va être compliqué d’emporter partout son système Sonos.

Enfin, sachez que les enceintes Sonos ne se connectent pas elles-mêmes au réseau sans fil. Il faut passer par un Sonos Bridge, dont le prix a enfin diminué (mais reste à 49€), ou les relier directement au routeur avec un câble réseau. Cependant, j’ai remarqué qu’actuellement, sur le site belge de Sonos, le bridge est offert à l’achat d’une enceinte.

 

Conclusion

Sonos a bien fait de faire un petit frère aux Play:3 et Play:5. La version 1, à 199€, est certes une enceinte un peu moins puissante, mais garde un design et une finition soignés. Surtout, elle fonctionne avec la même application, qui est complète, pratique à utiliser et d’une grande évolutivité car régulièrement mise à jour.

Sonos rend donc accessible un système très pointu de diffusion et de gestion de sa musique, sans faire de compromis sur la qualité du son. Seul bémol: l’application et la mise en réseau sont indispensables…

Le Babyphone du futur est-il pour vous ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 8 novembre 2013 14h20 | Ajouter un commentaire

Le célèbre « Babyphone » a du plomb dans l’aile. Ce petit appareil qui permet de surveiller le bruit dans la chambre du bébé a fait du chemin, depuis sa création en… 1937. C’est la date à laquelle l’entreprise américaine Zenith Electronics (désormais filiale de LG) a sorti le Radio Nurse, un système basique « émetteur-récepteur », via les ondes radio, qui n’a pas connu un grand succès. Sans doute parce qu’il captait aussi les stations locales…

Bref, nous voici en 2013 et vous pouvez toujours vous contenter d’acheter un simple kit « émetteur-récepteur » qui transmet le bruit de la chambre du bébé à l’oreille des parents.

 

Geek ?

Ou alors, si vous êtes un peu geek dans l’âme, vous pouvez opter pour un modèle plus dans l’ère du temps, à savoir une petite caméra avec un capteur de température et d’humidité, qui va transmettre à votre smartphone ou votre tablette une vidéo en temps réel du lit de bébé, avec le son.

Philips n’est pas le premier à proposer ce qui n’est qu’une variante d’un système de surveillance réseau traditionnel. Mais son dernier « Ecoute-bébé HD sans fil InSight », nom de code B120E/10, est un bel exemple de ce qu’il est désormais possible de faire en termes de « Babyphone ».

 

Beaucoup de possibilités…

C’est une application iOS ou Android (deux systèmes d’exploitation qui équipent environ 90% du parc des smartphones et tablettes) qui fait office de récepteur. Dès lors, ses fonctionnalités sont riches et peuvent l’être de plus en plus si Philips décide de la mettre à jour en tenant compte de l’avis des utilisateurs.

L’option la plus intéressante: le principe d’alerte. Lorsque la température sort de la fourchette que vous avez définie, lorsqu’il y a trop de mouvement constaté par la caméra, lorsque le bruit atteint un certain niveau, vous êtes alertés par l’application, qui émet un signal sonore et dont une icone devient rouge.

Bien entendu, le mode nuit est de la partie. Automatiquement ou manuellement, la caméra passera en vision « infrarouge » en noir et blanc. Essentiel.

Sachez enfin que vous pouvez observer votre gamin si vous êtes en déplacement, via le Wi-Fi du bureau, d’un ami ou même en 3G. Il s’agira alors de session de 5 minutes maximum. Si vous voulez des accès plus importants, il faudra souscrire à un abonnement de 24$ par an. Une formule payante nécessaire si vous souhaitez accéder à la caméra depuis plus de trois appareils mobiles.

 

… mais il y a des contraintes

Sur le papier, tout ça est bien beau. Dans la pratique, c’est différent. Tout d’abord, on dépend de la disponibilité, de l’état de la batterie et de la réception Wi-Fi du smartphone ou de la tablette. Mises bout à bout, ces nécessités peuvent devenir handicapantes dans certaines circonstances. Si vous souhaitez observer en permanence votre petit bambin, il faudra donc activer l’option « toujours connecté ». Le son sera alors transmis en permanence, mais pour l’image, il faudra configurer la mise en veille automatique de l’écran de votre tablette ou de votre smartphone. Et de préférence, le ou la branchez  à son chargeur…

Pensez aussi au temps qu’il faut pour lancer l’application, trouver la caméra, et enfin pouvoir observer la chambre. Comptez entre 20 et 30 secondes si l’application n’était pas active en arrière-plan. Pour une urgence, c’est rappé.

Cette technologie est également moins fiable que la vieille Radio Nurse de 1937. Durant les premiers jours de notre test, la caméra a « planté ». Ça arrive avec ce genre de matériel, et il suffit de la redémarrer (de retirer puis de remettre la prise de courant de la caméra). Mais cela peut s’avérer très ennuyeux, si ça arrive en pleine nuit par exemple.

 

Conclusion

Tous les amateurs de nouvelles technologies seront enchantés par cet « Ecoute-bébé HD sans fil InSight » de Philips. Pour 169€, ils pourront observer leur bébé nuit et jour, être alerté dans certaines conditions, et tout ça à partir de leur smartphone et de leur tablette.

Seuls ces « geeks » accepteront les contraintes inhérentes au duo « caméra réseau – application mobile », l’équivalent des émetteur/récepteur des Babyphones traditionnels. Temps de connexion, instabilité, disponibilité du smartphone, etc… La facilité d’utilisation n’est pas forcément au rendez-vous.

Les autres, s’ils trouveront sans doute l’idée amusante, ne pourront pas se passer d’un simple Babyphone à 30€, qui transmettra facilement et rapidement le son de la chambre du bébé…

A quoi ça sert, un smartphone de 41 millions de pixels ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 21 octobre 2013 16h57 | Ajouter un commentaire

Vous n’êtes certainement pas sans savoir que Windows Phone, le système d’exploitation de Microsoft pour smartphone, connait un succès discret mais grandissant. A titre d’exemple, il équipe aujourd’hui 8% des téléphones qui surfent sur les sites mobiles de RTL.

Et ce succès, cet OS original le doit à Nokia, qui a fait table rase de son passé et de son expérience dans le monde de la téléphonie mobile (en arrêtant le développement de son propre OS, Symbian).

Le pari était risqué et pourtant, trois ans plus tard, il est réussi. Nokia a retrouvé ses lettres de noblesse dans le monde du smartphone, grâce notamment aux qualités extrêmes des composants de l’appareil photo de ses modèles haut-de-gamme (depuis le Lumia 920, surtout).

Le Lumia 1020 en est la plus belle illustration. Son appareil photo est brandé « Pure View ». Les plus attentifs parmi vous remarqueront l’allusion au Nokia 808, le premier (et très épais) smartphone de la marque à embarquer un capteur de 41 MP. Tournant sous Symbian, il ne pouvait pas connaître le succès. Et ne l’a pas connu, d’ailleurs.


Pourquoi  41 millions de pixels ?

Le Lumia 1020, lui, est donc équipé d’un OS de plus en plus mature. Et affiche aussi fièrement, dans son dos, « 41 MP ». Tout un concept, en fait.

L’unique intérêt d’embarquer 41 millions de pixels dans un smartphone, c’est pouvoir zoomer après avoir pris une photo. Ce qui est plutôt malin, car il n’y a pas de zoom optique (mécanique, si vous préférez) sur les appareils photo des smartphones. Ces zooms demandent une épaisseur minimum qui ne convient pas à un smartphone, car on ne pourrait pas le mettre en poche. Et puis, soyons honnête, on parlerait alors d’un appareil photo compact faisant office de téléphone.

Le principe est simple: l’appareil prend une énorme photo, et puis si vous le souhaitez, vous zoomez pour recadrer. Par exemple: vous êtes à la plage, et vous prenez une photo de la mer. Finalement, c’est le bateau à 10 mètres du large qui vous plait. Il suffit, après avoir pris le cliché, d’appuyer sur le bouton « rognage », de faire ce petit mouvement du pouce et de l’index qui permet de zoomer, puis d’enregistrer. Le résultat, c’est le but, est de bonne facture. Notre test avec la cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer en est la preuve.

 

Comment ça marche ?

Dans la pratique, pour les photos et les zooms « a posteriori », tout se passe dans l’application Nokia Pro Cam. Elle enregistrera, selon vos réglages, deux clichés. Un de 38 MP (celui qui vous permet de zoomer et de rogner par la suite), et un de 5 MP (celui que vous pourrez partager, par exemple, sur Facebook).

Cette application permet également de nombreux réglages « pro », qui ne concernent que les amateurs avertis.

 

Ultime photophone, le Lumia 1020 ? Oui et non…

Oui car c’est avant tout un (bon) smartphone, tournant sous Windows Phone 8 et embarquant 32 GB de stockage interne, 2 GB de RAM et un processeur double cœur. Dans le dos, il a une protubérance, qui incorpore le capteur et l’optique, accompagnés d’un obturateur et d’une stabilisation mécanique.

Ce qui lui permet donc des prouesses en terme de zoom. Reste à s’habituer à ce principe de « non cadrage ». Pour profiter des capacités du 1020, il faut prendre des photos autrement, en quelques sortes. Ne pas cadrer à l’avance, mais prendre rapidement sa photo, puis faire son rognage.

Mais il y a un petit « Non »: pour un photophone à 599€, l’appareil n’est pas des plus réactifs au déclenchement (selon nos tests, il faut parfois jusqu’à 3 secondes pour prendre une photo). Quant à l’enregistrement, vu qu’il y a deux clichés dont un très lourd de 38 MP, c’est également plus long. Certains spécialistes, qui ont comparé les clichés « de base » (ceux pris en 5 MP), sont également déçus par les performances comparées à la concurrence (iPhone 5S, Samsung Galaxy S4, LG G2, Sony Xperia Z1). On était, à ce point de vue, en droit d’attendre un peu plus d’un appareil qui prétend au titre d’ultime photophone…

Le Nikon AW1, premier COI qui peut aller sous l’eau

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 4 octobre 2013 15h57 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les constructeurs, parfois en panne d’innovations, affublent nos gadgets électroniques d’une spécificité très intéressante: l’étanchéité et la résistance aux chocs.

Vous le savez: on dépense et on achète de plus en plus de matériel électronique, ceux-ci multipliant les écrans connectés, de la montre à la poche, en passant par le bureau.

 

Déjà protégé

Il est donc tout à fait logique de les protéger. Et au lieu d’investir dans des housses de protections parfois inefficaces et souvent encombrantes, il vaut mieux les acheter déjà protégés.

Le fabricant japonais d’appareil photo Nikon l’a bien compris. Si son AW1 n’est pas le premier appareil pouvant tomber et aller sous l’eau, il est le premier compact à objectifs interchangeables (COI, un mélange de reflex et de compact) du genre. Et – miracle – il n’est pas enrobé d’une couche de caoutchouc flashy.

Deux grandes spécificités permettent cette prouesse technologique:

  • L’étanchéité au niveau de la baïonnette (là où l’on fixe les objectifs) est réalisée par la présence d’un joint torique (en forme de donut) que l’optique écrase au moment du vissage.
  • Le déplacement du zoom est « interne »: on voit les lentilles bouger dans l’objectif, mais celui-ci est protégé par une vitre fixe, épaisse et résistante aux chocs. Pour être clair: il y a bel et bien un zoom mécanique, mais celui-ci est enfermé et protégé dans l’objectif.

 

Comme un J3

Sachez cependant que l’AW1 reprend l’ensemble des caractéristiques du J3, un modèle moyen de gamme: un capteur 1″ de 14 MP, un processeur Expeed A3 qui autorise une rafale à 15 images par seconde avec autofocus jusqu’à 22 vues. Le mode vidéo est de la partie, avec un enregistrement HDTV 1080 60i.

Même le flash est de la partie: il est étanche et peut être utilisé sous l’eau. En parlant de prise de vue sous-marine, notez la présence d’une mode « sous-marin » qui prend en compte les conditions spécifiques de ce type de photographies.

Tout ça pour dire qu’en plus d’être étanche (norme IPX8) à 15 mètres pendant 60 minutes, de résister à des chutes théoriques de 2 mètres (je n’ai pas essayé de laisser tomber le prototype qui m’a été confié quelques jours), à des températures de -10°… il prend aussi de bonnes photos et de bonnes vidéos.

 

Moins bien équipé, mais bon…

Ce baroudeur, est moins bien équipé au niveau des boutons de contrôles (c’est assez sommaire), et peut profiter d’une interface simplifiée qui peut se commander avec des secousses du poignet. Idéal pour les prises de vue sous-marines.

Il a également moins d’options: les professionnels exigeants passeront leur chemin, et opteront pour d’encombrants boitiers étanches dans lesquels placer leur reflex.

Mais l’amateur averti, en haut d’une montagne ou au fond de l’eau, va généralement faire du « point and shoot » (« viser et appuyer », si vous préférez). Et pour faire cela sans se ruiner en équipement de plongée ou de protection, l’AW1 est vraiment celui qu’il leur faut.

Cette belle initiative de Nikon, qui devrait être rapidement copié par la concurrence, a forcément un prix: 799€ en Belgique pour le kit avec objectif 1 NIKKOR AW 11-27,5 mm (zoom 2,5 x). Il n’existe pour l’instant qu’un seul autre objectif compatible: le 1 NIKKOR AW 10 mm (319 €).

 

Bose ou Logitech: quelle enceinte Bluetooth choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 12 juillet 2013 13h29 | Ajouter un commentaire

Les enceintes sans fil, pour diffuser la musique qui se trouve de plus en plus sur nos smartphones ou nos tablettes, connaissent une forte progression depuis quelques années.

Logitech et Bose sont deux pionniers dans ce domaine. Avec la Mini Boombox, fin 2011, le constructeur suisse d’accessoires sortait une enceinte vraiment compacte, très légère, et dont la batterie offrait une longue durée de vie.

Au même moment, l’américain, orienté haut-de-gamme, étonnait tout le monde avec le SoundLink, qui se caractérisait par un look rétro, une housse rabattable faisant office de pied  et surtout, le fameux radiateur de basses, capable d’en donner beaucoup, avec une épaisseur de moins de 5 cm.

Deux ans plus tard, les deux constructeurs ont subtilement fait évoluer leur gamme: voici les UE Boom et Bose SoundLink Mini.

 

Logitech pour l’aventure

Logitech a pris la route du « nomade »: la UE (pour Ultimate Ears, sa marque audio) Boom est un cylindre à poser verticalement, et dont le son est diffusé à 360°. Il est du genre solide et résistant, et se manipule (volume) avec de gros boutons sous la coque en plastique mat.

Le ton est donné: c’est une petite enceinte à trimbaler à l’extérieur, à la plage, au parc, au fond du jardin. Elle a même une petite boucle, pour éventuellement la pendre au parasol. Pourquoi pas ?

 

Bose pour le son et la classe

Bose, de son côté, est parvenu à réduire l’encombrement de sa petite enceinte portable, tout en conservant ses qualités sonores et esthétiques.

Désormais, on le pose trois heures sur son socle de recharge, puis on le place sur une table ou une étagère. Je ne vous conseillerais pas de l’emmener à la plage.

La ligne est moins « transistor » que celle de son grand frère, mais il y a toujours un côté rétro, genre « vieille télévision ».

Le son du SoundLink Mini est toujours aussi pur et, chose étonnante, les basses sont toujours là, malgré l’encombrement. Des basses qui, soyons honnêtes, sont nettement meilleures que la Boom de Logitech.

 

Même principe de connexion

Ces deux enceintes fonctionnent à l’aide de la technologie Bluetooth. Il ne faut donc pas être sur le même réseau local, en Wi-Fi, comme c’est le cas d’AirPlay, la norme d’Apple.

La liaison est directe entre les appareils, qui peuvent être séparés de 10 mètres (sans obstacle).

En deux ans, Bose et Logitech auraient pu ajouter le NFC pour un couplage Bluetooth plus aisé. La plupart des smartphones et des tablettes haut-de-gamme sont en effet équipés de cette petite puce qui permet, en frôlant les deux appareils, de les coupler automatiquement. Car les enceintes Bluetooth ont cet inconvénient: si vous avez connecté plusieurs sources différentes, elles ne se connecteront pas forcément automatiquement à la dernière…

 

Conclusion

Bose et Logitech proposent deux conceptions différentes de l’enceinte Bluetooth. La SoundLink Mini mise sur le design et la qualité du son. La Boom joue à fond les cartes « outdoor » et « partage ».

Les mélomanes se tourneront donc vers Bose, ceux qui veulent pouvoir trimbaler l’enceinte et partager la musique au milieu d’un feu de camp, achèteront du Logitech.

Mais les deux coûtent 200€, tout de même. Un prix que je trouve un peu exagéré pour la UE Boom, moins pour la SoundLink qui, technologiquement, parvient à sortir un son incroyable au vu de la taille, et est fournie avec un socle de recharge.

A mes yeux, c’est donc Bose qui gagne, car le côté 360° de Logitech n’est pas flagrant. Et surtout, il ne fait pas oublier la différence au niveau des basses.

Une caméra qui résiste à l’Antarctique

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 13 juin 2013 11h03 | Ajouter un commentaire

Des températures qui varient de -40 °C à -5 °C. Des vents qui soufflent à plus de 100 km/h. Une lumière diurne constante en été, une obscurité totale en hiver. Pas de doute : nous sommes en Antarctique. C’est ici que se situe la base antarctique belge Princesse Elisabeth, la première station polaire de recherche « zéro émission » conçue, construite et exploitée par l’International Polar Foundation (IPF).

Depuis sa mise en service, le 15 février 2009, cette station a déjà accueilli une multitude de projets scientifiques de chercheurs belges ou étrangers spécialisés en géologie, géodésie, biologie, chimie de l’air et recherche climatique.

 

Le projet HYDRANT

La station abrite une caméra spéciale des Allemands de chez Mobotix (la Allround M24, pour être précis). Elle aide les chercheurs du projet HYDRANT à suivre les instruments avec lesquels ils travaillent à la réalisation de mesures exhaustives du cycle hydrologique de l’Antarctique. Le projet vise l’étude des processus atmosphériques. En ce sens, il étudie le transfert de la vapeur d’eau, la formation des nuages et des précipitations, l’accumulation neigeuse et les conditions météorologiques sous-jacentes.

L’objectif du projet HYDRANT est d’obtenir des observations continues des caractéristiques météorologiques et nuageuses qui seront utilisées ensuite pour valider les modèles climatiques régionaux. Des instruments ont donc été installés pour l’opération à long terme qui consiste à suivre les propriétés inhérentes aux nuages et à la formation de neige, mais aussi à la météorologie.

« Le but du projet est de contribuer à comprendre l’évolution actuelle et future de la calotte glaciaire antarctique et sa contribution aux changements de niveau des eaux« , a expliqué le docteur Irina Gorodetskaya, scientifique de la K.U. Leuven affectée au projet. « Il nous manque des données sur les processus neigeux et les précipitations en Antarctique. Ils sont toutefois importants pour l’équilibre surface/masse de la calotte glaciaire. A travers ce projet, nous souhaitons établir une base de données qui pourra être utilisée pour une évaluation approfondie du modèle« .

 

Faible consommation, contrôle à distance et infos sur l’environnement

Comme la station Princesse Elisabeth se distingue par « zéro émission », le Dr Irina Gorodetskaya cherchait une caméra capable de fonctionner à faible coût et avec peu d’entretien. Irina Gorodetskaya : « L’idée de la station est de procéder à des mesures scientifiques en consommant le moins possible d’énergie. De plus, la station n’est pas habitée en hiver. A cette période, nous assurons le suivi à distance, depuis la Belgique ou tout autre pays impliqué. Les instruments doivent donc fonctionner sans faille, même sans présence humaine. C’est en ce sens que la caméra Mobotix nous est bien utile« . (Voir les résultats de l’étude)

Outre le suivi des instruments et de leur état, la caméra a aussi une autre fonction. Elle fournit, en effet, des informations complémentaires sur l’environnement. Elle montre comment le temps change, comme les nuages évoluent, s’il y a des précipitations, s’il y a de la neige par ciel clair, etc. « Grâce à notre instrument, nous pouvons déterminer la hauteur des nuages et leur température, mais il est très difficile de déterminer le type de nuages. La caméra nous aide à l’analyser quand nous ne sommes pas présents« .

« Nous recevons des images panoramiques à 180 degrés. Nous pouvons voir le ciel, les types de nuages, le temps, les montagnes et même si les instruments sont recouverts de neige ou pas. Entre mai et juin, le site Princesse Elisabeth est plongé dans une totale obscurité, la fameuse nuit polaire. Nous avons donc installé un spot qui illumine les instruments en hiver, afin que nous puissions suivre leur état. Un exemple : le radar conçu pour détecter les chutes de neige est parfois recouvert de neige, qui est ensuite éliminée par le vent. Quand la neige s’accumule, le signal change. Si nous n’avions pas la caméra, nous ne pourrions pas vérifier si ce signal est dû à la couverture neigeuse ou à une panne du radar. Nous pouvons aussi détecter les rafales de neige ou les précipitations neigeuses, car les flocons sont illuminés par le spot« .

Conditions extrêmes

En hiver, les températures à la station tombent à -40 °C. Combinées aux tempêtes, ces températures extrêmes constituent un réel défi pour les hommes et la technologie. La caméra démontre, cependant, largement son efficacité et sa puissance. Car elle n’intègre aucun élément mécanique pour les lentilles ou les mouvements. L’absence d’éléments mobiles mécaniques minimise la maintenance, élargit la plage de températures utilisable et améliore la fiabilité générale du système global et ses coûts de fonctionnement.

« Nous sommes vraiment satisfaits de la solution Mobotix. Cette caméra est robuste, nécessite peu d’entretien et résiste aux conditions météorologiques« , assure Irina. « Ce modèle de caméra a été recommandé par nos collègues de l’Université de Cologne qui l’emploient à l’observatoire de la Zugspitse. La caméra a fonctionné parfaitement dès son installation en Antarctique et nous recevons des images de bonne qualité. Elle a aussi une excellente portée. Quand le ciel est clair, elle voit à plus d’un kilomètre. Le support technique est également satisfaisant : nous avons commandé la caméra au dernier moment, mais elle a été livrée très rapidement ».

Le traitement et le stockage décentralisés dans la caméra Mobotix réduisent aussi la bande passante à un minimum et diminuent les coûts du système de manière significative.

La caméra est intégrée au réseau de la station et fournit des images en temps réel. Une photo est prise toutes les minutes et enregistrée sur un PC local. Les images sont transférées toutes les 15 minutes vers le serveur FTP de la K.U. Leuven. Être capable de transférer les images chaque minute est importante pour permettre la réalisation de vidéos de haute qualité montrant les conditions météorologiques et le mouvement des nuages.

J’ai nagé avec mon Walkman

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 9 juin 2013 14h42 | Ajouter un commentaire

Décidément, Sony a un truc avec l’eau. Après un smartphone (Xperia Z) et une tablette (du même nom), le fabricant japonais a sorti un Walkman qui peut être immergé.

Oui, vous avez bien lu: vous pouvez aller nager avec le NWZ-W273. Il s’agit d’une paire d’écouteurs intra-auriculaires, qui intègre une mémoire flash (4GB) et des commandes.

 

Pas d’écran

Le but est de le contrôler quand on est sous l’eau, ou en train de faire du sport. Ne cherchez donc pas d’écran LCD qui afficherait quoi que ce soit. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’options: play/pause, chanson suivante ou précédente, volume et un mode « shuffle » pour mixer vos morceaux préférés.

Pas très intuitif, ce Walkman. Mais on le rappelle: le but premier est de l’utiliser dans des conditions extrêmes, comme la natation ou un marathon (beaucoup de sportifs doivent changer d’écouteurs régulièrement à cause de l’humidité et de la transpiration).

 

Bouchons d’oreille

Pour continuer à entendre la musique tout en étant sous l’eau, il y a une règle à suivre: bien enfoncer l’oreillette, et trouver l’embout qui convient le mieux à votre conduit auditif. Il y a quatre tailles fournies.

En réalité, le Walkman fait office de bouchons d’oreille: il n’y a pas vraiment d’eau entre le petit trou qui émet la musique, et votre oreille. S’il y en a, vous l’entendrez directement. Il faudra alors retirer les écouteurs et les secouer, pour évacuer l’eau.

 

Transfert délicat

Ce Walkman est fourni avec un socle de recharge USB, qui sert aussi à transférer la musique. Faite au plus simple, et glissez/déposez des fichiers MP3 dans le répertoire « Music » de l’appareil, qui apparaît comme une clé USB.

Je vous déconseille d’utiliser iTunes: les morceaux achetés (et non les MP3 importés) ne seront pas lisibles. Pire: ils feront planter le Walkman, qui ne fera qu’émettre un bip quand vous tenterez de l’utiliser.

 

Conclusion

A 79€, Sony sort un appareil original qui, dans le flux continu des baladeurs et autres casques à la mode, a le mérite d’être original. Certes, le transfert de musique et la gestion des commandes ne sont pas des plus aisés. Mais sans écran, difficile de faire mieux.

Le NWZ-W273 remplit cependant très bien son rôle principal: pouvoir prendre une douche ou un bain, aller nager, faire des marathons ou des triathlons… tout en écoutant sa musique préférée. A condition de bien choisir les embouts, et de bien enfoncer les oreillettes.

Des lunettes belges qui rendent le dentiste agréable

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 3 juin 2013 07h30 | Ajouter un commentaire

Le concept PSIO, dont les lunettes et les écouteurs vous plongent dans un état second, a des vertus bien spécifiques… à télécharger.

La luminothérapie, vous en avez déjà entendu parler. Surtout avec ce printemps 2013 qui a des airs d’automne. Sous différentes formes, il s’agit d’une « cure » de lumière, avec l’influence que cela peut avoir sur notre cerveau, et donc sur notre humeur, sur nos hormones, etc…

Le concept PSIO va bien au-delà de la luminothérapie. Il s’agit d’une paire de lunettes complètement opaques, qui affiche « un aplat de couleurs homogènes produites par des LED intégrées« , nous explique Georges Liekendael, directeur de la société LINK, basée à Opprebais, qui distribue les lunettes et a participé à son développement.

Les branches des lunettes sont affublées d’écouteurs, ce qui permet de « diffuser des programmes de stimulation audiovisuelle combinant sons, musique, voix, avec des lumières colorées synchronisées« .

 

Un projet 100% belge

Voilà pour la théorie. Evoquons rapidement la genèse du projet qui, soyons chauvin car ça n’arrive pas tous les jours, est 100% belge.

La luminothérapie classique existe depuis un certain temps. « Mais les appareils utilisés jusqu’à présent étaient bien différents. Quand on couplait le son avec des lumières, il s’agissait de bip-bip strident, sur de grosses machines« , poursuit M. Liekendael.

L’idée des partie-prenantes du projet: « Renforcer la stimulation visuelle, et ajouter un vrai décor sonore« . Et intégrer le tout dans une paire de lunettes sur batterie. Il a donc fallu attendre l’essor du LED, la miniaturisation et la démocratisation des composants pour commercialiser le projet.

Stéphane Dumonceau-Krsmanovic (directeur de Psychomed.com SA, une entreprise belge), est le créateur de PSIO, conçu en Belgique avec la collaboration de différents développeurs belges et du département de physique optique de l’Université de Liège, en la personne du Professeur Serge Habraken.

 

Comment ça marche ?

Le principe de PSIO, c’est de contrôler l’activité du cerveau, en lui faisant perdre ses repères. Selon les programmes choisis (voir plus bas), l’intensité des flashs lumineux, leur couleur et la durée de la séance varient. Les lunettes sont prévues pour recouvrir entièrement votre champ de vision.

« C’est différent des outils de relaxation traditionnel, qui mettent le cerveau au repos en le laissant tranquille. Les lunettes PSIO, au contraire, stimulent le cerveau afin de le faire lâcher prise, en bloquant la rumination mentale« , explique Georges Liekendael.

Maltraitée, notre matière grise ? « Le cerveau va essayer de trouver des repères, mais n’y arrivera pas« .

« L’aplat de couleur diffusé par les lunettes se situe en dessous de la distance focale normale. Chaque clignement de lumière renforce l’effet Ganzfeld (il s’agit d’un « état » qui accentue les perceptions extra-sensorielles, NDLR). »

Vous voyez dès lors des formes et des éléments étranges. « Le cerveau cherche à identifier ce qu’il voit, mais il ne comprend pas. Il projette donc certaines choses qui n’existent pas réellementC’est comme lorsqu’on passe d’une pièce éclairée à une pièce très sombre, ou lorsque que l’on ferme très fort les yeux« .

 

Différents programmes

Votre cerveau est dès lors plongé dans un état inhabituel, il devient « perméable » et on peut l’influencer. « Il s’agit d’une stimulation visuelle, mais ciblée ».

Les « cibles », ce sont les programmes que vous téléchargez sur le portail de Mind2Relax (ils sont payants, bien entendu). Puis vous les chargez sur vos lunettes, en les connectant à votre ordinateur (elles apparaissent comme une clé USB, et vous y déposez les fichiers téléchargés souhaités)

Des programmes, il y en a pour tous les goûts. De la relaxation (pour se détendre), à la stimulation (pour être plus concentré), en passant par la gestion de la douleur et l’hypnose.

« Ce n’est pas un traitement, ça ne remplace pas la médecine traditionnelle. Mais en bloquant la rumination mentale, on peut soulager les gens. Cela touche de nombreux domaines, comme les personnes atteintes de fibromyalgies, celles souffrant de troubles du comportement sexuel, etc« .

 

Des anesthésies… ou chez le dentiste

Sans la remplacer, bien entendu, « PSIO peut agir, avec un certain programme et dans certaines circonstances, comme une anesthésie.Un programme spécial « dentiste » détourne votre attention de ce qui se passe dans votre bouche. « Dès lors, le seuil de tolérance de la douleur est complètement modifié« .

« En ajoutant la voix à la musique, nous touchons également au domaine de l’autohypnose. C’est un thérapeute qui parle. Les séances peuvent durer plusieurs dizaines de minutes. On entre aussi dans le domaine de la sophrologie. On relaxe la personne pour qu’elle soit réceptive, puis on fait passer des messages subliminaux« .

 

La NASA et le Pentagone

Toutes ces recherches ont porté leurs fruits. Lors du dernier grand salon de l’électronique à Las Vegas (CES), PSIO a rencontré un certain succès. « Un médecin de la NASA teste les lunettes pour voir si cela peut servir aux astronautes pour faire un break, ou au contraire pour améliorer les performances« .

Et ce n’est pas tout: « Au Pentagone, on y songe pour les soldats qui reviennent de la guerre avec plein d’horribles souvenirs« , conclut Georges Liekendael.

 

Un appareil photo qui résiste aux chutes et à 18m d’eau

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 24 mai 2013 13h53 | Ajouter un commentaire

Les grands noms de la photographie, comme Nikon, ont vu dernièrement arriver des millions de concurrents: les smartphones ! Comme si ça ne suffisait pas, d’autres marques ont débarqué, avec des idées farfelues qui ont fait mouche, comme la GoPro, cette caméra résistante à fixer sur votre moto ou votre casque.

Sacré challenge pour le Japonais, qui répond enfin avec un nouveau Coolpix (sa gamme d’appareil photo compact), l’AW110. Son but: s’imposer rapidement sur le marché des compacts pour aventuriers. Ses forces: il est étanche à 18 mètres (un record pour ce genre d’appareil) et résiste aux chutes, jusqu’à deux mètres.

 

Bien assemblé

Pour résister à une telle chute, il faut être robuste. Et surtout, bien assemblé. C’est le cas. La prise en main est ferme, les touches compactes et fort regroupées… c’est du solide. Il manque juste des zones plus préhensibles, car si on utilise ce compact comme un aventurier, ce sera rarement avec le tour de cou bien ajusté.

Au passage, on appréciera une fonction de contrôle par le mouvement (on secoue pour faire défiler un menu simplifié), activable à l’aide d’un large bouton sur la tranche. Bouton qui servira à la confirmation (OK). Idéal pour un contrôle sous l’eau.

 

Bien équipé

Son côté baroudeur, l’AW110 l’exploite également à travers un équipement pléthorique: GPS pour la localisation des photos (avec carte et boussole), altimètre, baromètre, profondimètre… Ces informations peuvent être ajoutées aux photos. Pas sous forme d’incrustation sur l’image, ça ne serait pas très joli, mais sous forme de « métadonnées ».

Des infos qui permettront, lors du visionnage, de connaître l’emplacement, l’altitude (ou la profondeur sous l’eau), et l’orientation du cliché. Vous pourrez même, sur une carte peu précise, voir directement sur l’appareil où vous avez pris la photo. Gadget pour certains, vrai plus pour d’autres.

 

Un écran de 7,5 cm

L’écran OLED de 7,5 cm est d’une belle luminosité, et surtout, il a des angles de vision assez larges. Intéressant pour montrer des photos aux amis. L’interface de Nikon est fluide et très claire: pas de fioriture, on va à l’essentiel.

On appréciera au passage les fonctions de retouche rapide de l’image, voire même de l’application de filtres a posteriori.

 

Pour quoi faire, le Wi-Fi ?

L’AW110 a reçu le Wi-Fi. Il s’agit d’un « émetteur »: le but est d’y connecter un smartphone ou une tablette. Ensuite, au moyen de l’application Nikon dédiée à télécharger, vous pourrez déclencher à distance. Voire zoomer. Mais ça se limite à cela: pas de réglage supplémentaire…

Autre intérêt du Wi-Fi: le téléchargement direct de la photo vers le smartphone, en quelques secondes. Cela permet de gagner du temps, et de ne pas devoir mettre la carte SD dans l’ordinateur, puis transférer le tout sur le téléphone. On pourra également partager une photo avec un petit camarade.

 

Et la qualité d’image ?

Equipé d’un capteur Cmos de 16 MP rétroéclairé, ce Coolpix de Nikon ne fait pas de miracle, tant au niveau des ISO (les bruits sont assez visibles dès 1600), qu’au niveau du zoom (optique uniquement), seulement 5x et dont les contours ne sont pas tops.

L’AW110 ne capte pas beaucoup de lumière (attention en pénombre), mais est en revanche bien stabilisé, ce qui permet des prises de vue en mouvement. Cela devrait être souvent le cas avec ce genre d’appareil.

 

Conclusion

L’AW110 marque l’arrivée de Nikon dans un segment en vogue, celui des baroudeurs. Ce compact très résistant est bien équipé (GPS, Wi-Fi, etc), et s’avère un excellent compagnon pour l’aventurier (ou le plongeur) qui ne souhaite pas se ruiner en équipement. Côté qualité d’image, on a déjà vu mieux à ce prix-là (289€), mais ce n’est pas son but premier…