Images et son

Nouvelles technologies: ce qu’il faut retenir du salon de Las Vegas

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Mobilité, Pratique , le 12 janvier 2015 08h35 | Ajouter un commentaire

Le salon d’électronique grand public de Las Vegas, International CES, est déjà terminé. Voici 10 tendances à retenir de cette édition 2015:

Une télévision ultra-haute définition

Des écrans géants, incurvés pour une vision panoramique, et surtout toujours plus haute définition avec en particulier une poussée du format « 4K », de qualité quatre fois supérieure à la HD actuelle: les groupes d’électronique ont sorti les grands moyens pour convaincre les consommateurs de changer leurs téléviseurs.

Des voitures sans conducteur

Les grands constructeurs automobiles ont amené à Las Vegas des véhicules hyper-connectés, et n’ayant pour certains même plus besoin d’un conducteur.

Mention spéciale pour l’allemand Daimler et son prototype futuriste très poussé, totalement autonome avec un espace intérieur réinventé pour créer un salon roulant où l’on peut discuter, travailler ou se relaxer en tournant le dos à la route.
 
Des transports roulants écolos

A côté des voitures, un tas d’appareils légers, équipés de une à parfois cinq roues et inspirés du scooter, du segway, voire du skateboard et des patins à roulettes, sont venus au CES avec l’ambition de s’imposer comme un nouveau mode écologique de déplacement urbain.

Des drones partout
 
Le CES leur a pour la première fois consacré un espace dédié, preuve de l’usage croissant de ces mini appareils volants sans pilote embarqué, initialement à usage militaire mais qui trouvent des applications croissantes dans l’industrie, l’agriculture ou la vidéo.

Des « selfies » vus d’en haut

Marre de vous prendre en photo en tendant votre smartphone à bout de bras ? Prenez une autre perspective, celle des airs, en utilisant votre drone auto-suiveur pour faire votre « selfie ». Ou encore un « bras à selfie » télescopique, un accessoire qui a rencontré du succès parmi les visiteurs du salon.

La réalité devient virtuelle

Une autre perspective, c’est aussi ce que promettent des technologies toujours plus immersives. Avec des images et du son en trois dimensions plus vrais que nature, la création d’univers virtuels apparaît de moins en moins comme de la science-fiction.

L’un des sociétés phares du secteur, Oculus (Facebook), faisait tester au CES la dernière version de son casque prototype. Au-delà d’applications évidentes dans le cinéma et les jeux vidéo, certains imaginent déjà de s’en servir dans les communications, l’éducation, ou l’entraînement des militaires et des chirurgiens.

Des « coachs » connectés et vraiment portables

Les objets connectés ne se contentent plus de compter vos pas ou vos battements de coeur, ils donnent des conseils au sportif amateur et surveillent l’état de santé en connexion le cas échéant avec le médecin, avec l’espoir de jouer un rôle préventif.

Bracelets, montres, lunettes: l’électronique devient particulièrement prête-à-porter dans les « wearables », en plein essor. Mais elle cherche aussi de plus en plus à se faire oublier pour séduire au-delà des « geeks », avec des bracelets d’activité ressemblant à de vraies montres, ou des fils conducteurs tissés directement dans le textile.
 
La puce « bouton » d’Intel

Intel a présenté une nouvelle puce de la taille d’un bouton. Baptisée Curie, elle est censée lui permettre de se positionner dans les « wearables ».

Des robots plus humains

Plusieurs exposants montraient des robots d’assistance au CES. Mais la star a été Chihira Aico, la Japonaise plus vraie que nature de Toshiba dont le visage au grain de peau hyperréaliste offre les mêmes expressions faciales qu’un humain: elle chante, parle, sourit, cligne des yeux, et ambitionne d’aider les visiteurs des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Une maison connectée

Le CES a permis d’exposer un tas d’appareils et de dispositifs anticipant les besoins des habitants de la maison, de la sonnette qui observe les visiteurs approcher à l’électroménager qui détecte la présence.

(Avec AFP)

Cette application a permis d’ouvrir 10.000 boutiques en une nuit

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique , le 6 janvier 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

Actuellement, la grande majorité du commerce en ligne s’effectue via un ordinateur. Mais à l’heure où le smartphone est en train d’accomplir de plus en plus de tâches de la vie de tous les jours, il se pourrait bien qu’il devienne le moyen de paiement numérique N.1 dans les mois (années?) à venir. Explications et interview d’un Belge impliqué dans un projet très ambitieux.

Un constat empêche tous les e-commerçants de dormir depuis plusieurs années: 70% des gens qui sélectionnent des produits sur des sites marchands comme Amazon.fr, ne valident pas leur panier.

La plupart des gens passent donc beaucoup de temps à chercher et choisir quelque chose qu’ils souhaitent acheter, mais pour différentes raisons, annulent tout lors du paiement. Indécision, manque de confiance dans les moyens de paiement du site (on hésite parfois à laisser trainer ses coordonnées bancaires), etc… Ou tout simplement, votre carte de crédit est dans votre portefeuille, et vous avez la flemme de vous lever pour aller la chercher.

Seuls les mastodontes du secteur, comme Amazon et Zalando (les deux plus importants webshops en Belgique, selon la récente publication BeShopping), peuvent se permettre d’avoir une application mobile et des structures informatiques suffisamment efficaces pour amener les gens à utiliser leur smartphone afin de trouver puis acheter effectivement des produits chez eux.

Pour les autres, il faut se contenter des 30% qui valident le panier…

 

Un intermédiaire puissant

Mais il y a peut-être une solution intelligente qui est en train de se mettre en place, et dont le potentiel est immense. Son nom: PowaTag. Son crédo: « Libre d’acheter où vous voulez, quand vous voulez ».

Le principe semble pourtant déjà vieux: un code QR (ces petits carrés noirs et blancs) scanné avec un smartphone lance une action, la plupart du temps un site web via le navigateur. En un sens, PowaTag est comme Apple: il prend un concept qui existe déjà, le repense complètement et le rend facile et agréable à utiliser.

L’idée de base est de servir d’intermédiaire entre l’acheteur potentiel et le magasin en ligne. Au lieu qu’un code QR vous renvoie vers le site web souvent mal foutu où vous devrez entrer votre adresse et les détails de votre carte de crédit, les « tags » de PowaTag se font à partir de l’application.

 

Pas de perte de temps

Et celle-ci ouvre directement la page du produit désiré. S’il s’agit d’un vêtement, il reste à choisir la taille et ensuite, on achète, toujours via l’application qui a enregistré lors de l’inscription votre adresse et les détails de votre carte de crédit.

« L’acheteur gagne beaucoup de temps. D’habitude, avec un code QR, on est envoyé sur un site marchand, où il faut s’inscrire et entrer de nombreuses données, toujours les mêmes en plus. Avec Powatag, tout est simplifié et transparent« , nous a expliqué Geert Berckmans, le Belge qui est responsable de l’entreprise pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Et il s’agit bien d’un intermédiaire car le paiement se fait directement sur le compte du commerçant, l’application n’étant qu’une interface différente et simplifiée du site ciblé.

 

« Plus de 10.000 boutiques ouvertes en une nuit »

L’idée plait tellement aux distributeurs que la chaîne française « Comptoir des cotonniers », qui vend des vêtements et des accessoires de mode, a servi de projet pilote.

« Ils ont fait toute une campagne d’affichage ou chaque panneau dans la rue était une boutique. Leur slogan était : ‘Plus de 10.000 boutiques ouvertes en une nuit’. Car sur chaque publicité, il y avait des produits et des tags de PowaTag, qui permettaient aux clients qui scannaient d’acheter dans la rue, dans la station de métro, en quelques secondes. On a appelé cela le fastshopping ».

Les commerçants traditionnels n’ont donc visiblement pas peur de vider leur boutique pour envoyer tout le monde sur l’e-commerce… « Ils vivent avec leur temps, et constatent les habitudes changeantes des clients ».

 

Eduquer les gens

On a tous compris l’idée, et elle est bonne. Elle nous ferait indéniablement gagner du temps, « et pour les entreprises, c’est un incroyable moyen de collecter des statistiques sur ses clients (qui a acheté quoi, où, quand, comment) ».

Reste à convaincre les gens de télécharger l’application, et les commerçants d’utiliser le concept. Tout se met en place depuis quelques mois. « La télévision italienne RAI, par exemple, va faire la promotion pour nous auprès de leurs annonceurs ; et récemment, en France, Carrefour a utilisé notre système pour que les gens puissent faire un don au Telethon dans leur magasin – ça simplifie tellement la procédure pour ceux qui veulent donner« .

 

Conclusion

PowaTag est à la fois brillant et effrayant. Il facilite grandement le paiement via smartphone – des appareils de plus en plus utilisés – mais il surfe également, sans se cacher, sur notre propension à être des acheteurs compulsifs.

« Clairement, on joue sur l’impulse« , reconnait l’entreprise. C’est d’ailleurs son argument principal auprès des marques: il faut profiter de l’effet immédiat d’une publicité pour faire passer le consommateur à la caisse. On pousse donc à l’achat impulsif, celui qu’on regrette parfois quelques minutes plus tard. « Mais il y a des législations en Europe qui garantissent un droit de rétractation« , argumente-t-on chez PowaTag. Sauf qu’on n’annulera pas l’achat, car au fond, on en a vraiment envie, même si ça n’est pas raisonnable. On se contentera de regretter…

On ne doute donc pas du succès de PowaTag en 2015. « Le patron, Dan Wagner, très connu en Angleterre, a levé 125 millions de dollars d’investissement aux Etats-Unis« . Ce qui est généralement la garantie d’un certain succès.

Il est vrai que le projet peut rapporter beaucoup d’argent: « pour chaque tag qui donne lieu à une transaction, on reçoit 30 centimes environ« , a conclu M. Berckmans.

Nikon S6900: un appareil photo spécial « selfie » a-t-il du sens ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 8 octobre 2014 20h37 | Ajouter un commentaire

Il joue dans la cour des très grands avec des reflex pour professionnels, mais Nikon a besoin de vendre et de toucher une clientèle plus jeune et moins fortunée. D’où l’intérêt de ce dernier appareil photo compact, le S6900, que l’on peut tout-à-fait qualifier de « spécial selfie ».

Le célèbre constructeur japonais d’appareil photo, Nikon, n’est pas spécialement à la fête depuis l’avènement des smartphones, qui prennent des photos de plus en plus convenables.

Il n’est pas faux de dire que les meilleurs modèles remplacent aisément les appareils photos compacts entrée de gamme. Certes, il leur manquera toujours un zoom physique pour concurrencer la photographie classique. Mais le fait qu’on ait toujours son smartphone à portée de main, et qu’il y ait toutes les applications derrière pour éditer et partager les photos, est un plus indéniable.

Un plus qui est en train de couler un marché, lentement mais sûrement. « On constate des baisses des ventes au niveau belge de 26% sur les compacts. Les reflex sont également en baisse. Quant aux hybrides (les compacts à objectifs interchangeables), c’est un marché difficile en Europe« , nous a confié Laetitia Henry de Frahan, product manager chez Nikon Belux.

 

Qui veut des (beaux) selfies ?

Pour « élargir sa gamme » et essayer de « conquérir un public plus jeune« , Nikon vient de sortir le S6900, un appareil photo compact spécial selfie, des autoportraits très à la mode qu’il est inutile de définir. Le constructeur a même lancé un concours de selfie sur sa page Facebook.

Il est donc forcément un peu spécial, car l’idée est de prendre des (belles) photos de soi et non de paysage (même s’il sait le faire aussi correctement).

L’appareil photo est donc équipé d’un écran tactile amovible, que l’on peut bien entendu orienter dans tous les sens, de telle manière à voir la photo que l’on va prendre à bout de bras.

Il y a également un bouton déclencheur en façade, l’idée étant d’appuyer dessus avec le pouce alors que vous tenez l’appareil d’une main.

 

Un peu plus loin

C’est la base pour réussir un bon selfie sans faire trembler l’appareil. Mais heureusement, Nikon a été un peu plus loin, en incorporant un petit trépied pour déposer l’appareil et déclencher à distance. Comment ? Grâce à la reconnaissance de mouvement. Si vous passez la main dans un coin de l’écran, même à deux mètres de distance, un minuteur va se déclencher pour prendre la photo quand vous serez prêt.

Si ça ne vous suffit pas, il y a également l’application WMU (pour Wireless Mobile Utility) de Nikon, disponible pour Android et iPhone. Elle permet, à distance à partir de votre smartphone, de cadrer, zoomer et prendre une photo avec le S6900 (et bien d’autres appareils de la gamme, par ailleurs). Cette application permet également de transférer rapidement une photo vers le smartphone, pour la retoucher et/ou la partager immédiatement.

Ajoutez à cela quelques effets et décoration de photos intégrés dans l’interface minimaliste de l’appareil, et vous avez le compact idéal pour une jeune génération qui n’a pas forcément les moyens de s’offrir les smartphones haut-de-gamme, les seuls qui permettent de prendre jolis selfies.

 

Conclusion

Sans être révolutionnaire, le S6900, l’appareil photo le plus « selfie » que Nikon n’ai jamais mis sur le marché, a quelques bonnes idées pour convaincre. Notamment le trépied et le bouton en façade.

Sa connectivité (Wi-Fi et NFC) permet de le relier directement à un smartphone pour partager son selfie (car c’est un peu le but du jeu) sur les réseaux sociaux.

Certains diront qu’avec les 229€ que coute cet appareil, il vaudrait mieux s’acheter un meilleur smartphone. Ils ont en partie raison, mais le S6900 a un zoom 12x, lui…

 

Alors au final, un appareil photo spécial selfie a-t-il du sens en 2014 ?

Oui, car vous ferez de plus beaux selfies que la plupart de vos amis Facebook. Et que vus les prix des smartphones haut-de-gamme capables de faire de belles photos, 229€, ça n’est pas grand chose.

Non, car on imagine mal transporter un appareil photo compact d’une certaine dimension à chaque sortie ou chaque soirée, alors que le selfie est un concept souvent « improvisé ». D’où son succès sur smartphone. Ce qui importe avec le selfie, c’est avant tout le partage en image d’une rencontre, d’un moment ou d’une émotion, et non la qualité de la prise de vue…

Lenco mélange les genres: une enceinte Bluetooth portable qui recharge votre téléphone

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 22 septembre 2014 08h25 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les fabricants d’électronique grand public proposent toujours plus d’enceintes portables.

La plupart d’entre elles fonctionnent donc sur batterie, pour être emmenée partout avec vous et rester à proximité de votre smartphone ou de votre tablette, qui diffusent leur musique via Bluetooth.

Un produit bien pratique mais qui a un gros inconvénient: il vide encore plus vite votre batterie. Tenir une journée devient un challenge, même avec un smartphone tout neuf.

Le produit proposé par Lenco, une marque connue pour ses prix planchers, tente de résoudre le problème.

 

Une autonomie d’une dizaine d’heures

La Grid-7 est une enceinte portable, d’une autonomie d’une dizaine d’heures. Mais qui permet également de recharger la batterie de votre smartphone. Cette autonomie baissera donc de manière inversement proportionnelle à celle de votre téléphone, mais ça vous l’aviez deviné. Il y a un port USB classique auquel vous brancherez votre précieux téléphone, comme s’il s’agissait du petit transformateur.

Côté connectique, c’est assez complet en plus du Bluetooth: lecteur de carte microSD, entrée auxiliaire, sortie casque, NFC (pour lier un smartphone en le touchant).

Une bonne idée de la part de Lenco, mais qui, à 119€, a forcément quelques défauts.

 

Deux bémols

Le premier est l’encombrement: le look est sympa mais l’appareil est plutôt gros (25 x 10 cm) et lourd (1,1 kg). Il est cependant livré avec une bandoulière, qui s’avèrerait indispensable en déplacement car il n’y a pas de poignée.

Le second bémol est la qualité du son. Ça n’a jamais été le point fort de Lenco et cette enceinte ne déroge pas à la règle. Malgré la taille, les basses sont terriblement légères. Et les aigus, pas assez perçants. La voix du chanteur ne se détachera pas. Bref, on ne s’improvise pas mélomane, soyez averti.

Canon PowerShot N100 : l’appareil photo spécial selfie !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 juin 2014 09h50 | Ajouter un commentaire

On vous en parle assez souvent, votre fil d’actualité Facebook ou Twitter en est rempli, et même les Diables Rouges s’y mettent : le fameux selfie.

Vous avez besoin d’une définition (vraiment?) : pour faire simple, c’est un autoportrait à bout de bras, réalisé avec l’appareil photo d’un smartphone.

 

Les fabricants d’appareil photo s’y mettent !

Alors qu’on pensait le selfie limité aux téléphones, les voilà qui débarquent, sous une forme légèrement différente il est vrai, dans les rayons des spécialistes de la photographie, dont ceux de Canon, éternel rival de Nikon.

Rassurez-vous : le PowerShot N100 est avant tout un appareil photo compact milieu de gamme (349€), doté d’un zoom 5x à l’avant et de modes de prises de vue (uniquement) automatiques.

 

Un capteur… à l’arrière

Samsung avait intégré sur un de ses modèles, il y a quelques années, un mini écran sur la face avant de l’appareil, ce qui permettait de cadrer (un peu) mieux les autoportraits.

Canon prend le problème dans l’autre sens, si l’on veut : il a ajouté un capteur sur la face arrière de l’appareil. Selon le communiqué de presse, l’idée est « d’enregistrer simultanément les émotions du photographe et du sujet ».

 

Comment ça marche ?

L’appareil photo est équipé d’un sélecteur inédit, qui permet de prendre deux photos en même temps : celle du paysage que vous venez de cadrer de manière traditionnelle, avec le bel écran Full HD ; mais également, et c’est là que le selfie nous rattrape, une photo de votre tête au moment ou vous prenez le cliché.

L’appareil ajoute ensuite votre petite tête dans le coin supérieur droit de la photo. Vous l’aurez compris : il vaut mieux éviter la grimace genre « ébloui par le soleil » ou « est-ce que j’ai bien cadré, je ne suis pas sûr de comprendre ?»

Un autre mode enregistre une petit vidéo de votre tête durant les quelques secondes que durent la prise de vue (mise au point, déclenchement, etc). Cette option nous semble un peu tirée par les cheveux…

 

Conclusion

Le Canon PowerShot N100 surfe de manière plutôt originale sur la vague du selfie. Le résultat est plutôt amusant. Nous l’avons testé lors de la rencontre Belgique-Tunisie, où il prend tout son sens : une photo du terrain et du stade, avec dans un coin, votre petite bouille ravie de supporter les Diables.

Cette idée du « dual shot » existe au travers de plusieurs applications pour smartphone, comme la « belge » Frontback. Moins narcissique que le « selfie » traditionnel, ce principe de mettre deux photos en une permet surtout de raconter une histoire. « J’ai été voir les Diables Rouges au stade, regardez comme ils sont beaux. Mais en plus, moi, je me suis bien amusé« …

Rassurez-vous: il ne s’agit que d’un « mode » pour ce compact à la finition exemplaire. Le N100 peut tout aussi bien faire office d’appareil photo traditionnel doté des dernières fonctionnalités, et il fera tout aussi bien son job. Son prix devrait tourner aux alentours des 349€, prix de lancement.

 

Boom des caméras IP: comment ça marche et à quoi ça sert?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 21 mars 2014 15h28 | Ajouter un commentaire

On vous en parle tous les jours: les appareils « connectés » inondent notre quotidien. Pour le bonheur des uns et le malheur des autres, il est désormais possible de relier n’importe quoi à son réseau domestique. Dans le but, ensuite, d’y accéder à distance au moyen d’un smartphone, et de le commander de l’autre bout de la planète.

Depuis quelques années, un appareil à la cote: la caméra réseau, appelée aussi caméra IP, car comme tout appareil relié à internet, on lui flanque une adresse IP. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une caméra à placer dans votre maison et à relier à votre routeur. Le but est de pouvoir regarder ce qu’il se passe dans le salon, la chambre, le garage ou même à l’extérieur, à partir d’un smartphone ou d’un ordinateur.

Si elles connaissent un grand succès, c’est parce que leur prix a baissé, et qu’elles se sont améliorées: pour un peu plus de 100€, il est désormais possible de trouver un modèle Wi-Fi et dotée de la vision nocturne.

« C’est l’un des marchés hardware (matériel, NDLR) qui grandit le plus. Les enquêtes parlent d’une augmentation de 20% par an, depuis trois ans. TRENDnet connait une croissance de 25%, et on s’attend à une telle augmentation pour les trois années à venir« , nous a expliqué Zak Wood, directeur du marketing de TRENDnet, une marque californienne créée en 1990, spécialisée dans le matériel de réseau.

 

Tout le monde s’y met

Il suffit de faire un tour sur Amazon pour constater que ce marché est en plein croissance. Et d’y voir un tas de marques chinoises inconnues, affichant des prix invraisemblables. Un petit détour par les commentaires laissés par les acheteurs de ces caméras suffit: elles ne sont pas fiables…

Il faut donc se tourner vers des marques de confiance, mais il n’y en a pas beaucoup, car les grands acteurs de l’électronique grand public n’ont pas encore franchi le pas. Samsung laisse un peu de place à la concurrence, on ne s’en plaindra pas… mais pour combien de temps ?

A côté de Logitech, qui a sorti il y a quelques années un modèle plutôt encombrant, on trouve quelques caméras de Sony (mais les prix sont élevés), beaucoup de D-Link (prix moyens) et de plus de plus de TRENDnet, dont le premier prix est d’environ 50€.

 

Intégrée dans les portes !

« Les clients ont le choix parmi les spécialistes des réseaux, comme TRENDnet, mais également les marques de domotique, les fabricants de porte d’entrée, les professionnels de la sécurité, et même des marques de grande surface… Il y a des marques qui se lancent dans ce segment grandissant, avant de se rétracter… », poursuit Zak Wood.

Pour parler concrètement des caméras IP, nous avons installé le dernier modèle de TRENDnet, la TV-IP762IC. Il s’agit d’une caméra jour/nuit, dont l’image peut être de qualité HD (720 pixels de « haut »).

 

Beaucoup d’options

Mais nous vous le disions, les caractéristiques évoluent. Ce modèle est donc équipé d’un port pour carte microSD, qui permet de stocker un certain nombre d’heures d’enregistrement (selon la qualité de l’image choisie). Sa vision nocturne est étendue à cinq mètres: on peut voir facilement l’ensemble d’une pièce intérieure, en pleine nuit.

Il y a également un micro et un haut-parleur: vous pouvez donc, au moyen de l’application pour smartphone et tablette, écouter ce qu’il se passe dans votre salon. Et faire « Bouh » si vous voulez effrayer votre famille à distance, ou faire fuir un intrus…

Côté application et installation, on a déjà vu plus simple. Ça fonctionne, heureusement, mais on voit que TRENDnet fait ses premiers pas en Europe, où le consommateur est plus exigeant en terme de finition, d’interface et d’explication. Il existe de trop nombreuses applications de caméra TRENDnet sur les stores de Google et Apple, et même les logiciels PC (pour les Mac, vous oubliez, malgré ce qui est inscrit sur la boite…) sont étranges. Il existe une version « pro » très fouillée, mais pas de version « simple »: il faut passer par la page web qui permet de diffuser l’image de la caméra, pour y modifier éventuellement les options (aller directement dans « options avancées »).

 

Conclusion

Les caméras IP, en plein boom, sont en effet devenues abordables, et permettent de « sécuriser » votre maison. Ou plutôt de vous rassurer. Si vous entendez un bruit en bas, si vous êtes en vacances et que votre alarme sonne, si vous voulez surveiller quelque chose (ou quelqu’un)… c’est très pratique de lancer une application sur son smartphone et de voir ce qu’il se passe chez vous, de jour comme de nuit.

La baisse des prix (environ 50€ pour les moins chères) est accompagnée d’une hausse des spécificités. Plus besoin de tirer des câbles Ethernet: il existe des modèles Wi-Fi accessibles. Et pour la sauvegarde des images, un détecteur de mouvement intégrer peut enregistrer chaque déplacement dans votre salon sur une carte micro-SD, ou même sur votre NAS, si vous êtes équipés….

Les caméras de TRENDnet sont sans doute un bon compromis entre les constructeurs haut-de-gamme (très chers) et les sombres modèles chinois (trop peu chers…). La finition de l’appareil est bonne, mais les applications (gratuites pour les opérations de base) et la page web de maintenance de la caméra auraient besoin d’un petit lifting.

Exemple d’une capture d’écran en plein jour:

 

 

 

 

 

 

Sonos Play:1, l’enceinte « réseau » enfin accessible…

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 25 novembre 2013 12h31 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Sonos règne plus ou moins seul en maître dans un domaine bien précis, que nous appellerons « système musical en réseau ».

Il est en effet l’une des rares marques à proposer des enceintes de bonne qualité à relier au réseau domestique (votre Wi-Fi, pour faire simple), et qui fonctionne uniquement avec les applications prévues par le constructeur.

Après avoir installé et configuré (un modèle de simplicité) votre ou vos enceintes, il suffit de lancer l’application – prenons le (bon) exemple de l’iPad – pour profiter de toute la musique possible et imaginable.

 

L’application rassemble toute votre musique

L’appli Sonos est ce qu’on peut appeler un « agrégateur de musique ». Elle peut rassembler et donc diffuser sur la ou les enceintes reliée(s) au réseau:

  • La musique présente sur votre iPad/iPhone/Android/PC/Mac
  • La musique d’une bibliothèque distante, par exemple celle de votre ordinateur, pour autant que celui-ci est relié au même réseau (il suffit de définir un ou plusieurs dossiers)
  • Par extension, n’importe quel dossier d’un disque dur, s’il est relié au réseau.
  • Des stations de web radio, via TuneIn qui est intégré.
  • La musique et les playlistes de votre compte Spotify, Deezer, etc (pour autant que vous ayez un abonnement)

En fait, il est difficile de ne pas trouver son compte: toute votre musique, plus toutes les radios du monde entier: vous pourrez tout diffuser à partir de l’application Sonos, qui est de plus en plus pratique et agréable à utiliser.

 

Son et design soignés

Sonos, depuis le début, soigne la qualité du son, le design et la finition. D’où un prix assez élevé jusqu’alors: 399€ pour le Play:5, 299€ pour le Play:3. Avec le Play:1, qui ne coûte « que » 199€, le constructeur s’attaque donc à une cible plus large.

Rassurez-vous: dans une pièce standard (un salon par exemple), le Play:1 est largement suffisant. Les basses sont étonnamment justes et les aigus, précis. Seule concession: il n’y a pas de simulation de stéréo, contrairement aux autres modèles, qui parviennent à « envoyer » le son à droite et à gauche à partir d’une enceinte unique.

Elle est aussi compacte que discrète, et se fond dans n’importe quel intérieur.

 

Le multiroom

199€, ça reste une somme, mais Sonos a un atout de plus comparé à une simple enceinte reliée en Bluetooth à votre smartphone ou votre tablette: son application gère le multiroom. C’est un terme utilisé pour évoquer la possibilité de diffuser des musiques différentes dans chaque pièce équipée d’une enceinte.

Lounge dans la salle de bain, électro dans la salle de fête, chanson française dans la cuisine… tout est possible, même la mise en stéréo de deux enceintes dans une même pièce.

Tout est modulable, et vous pouvez construire votre système au fur et à mesure.

 

Le Bridge est gratuit

Attention, cependant, il n’y a pas de liaison directe possible en Bluetooth: il faut utiliser le réseau local pour accéder aux enceintes. A moins de trimballer un routeur en vacances, ça va être compliqué d’emporter partout son système Sonos.

Enfin, sachez que les enceintes Sonos ne se connectent pas elles-mêmes au réseau sans fil. Il faut passer par un Sonos Bridge, dont le prix a enfin diminué (mais reste à 49€), ou les relier directement au routeur avec un câble réseau. Cependant, j’ai remarqué qu’actuellement, sur le site belge de Sonos, le bridge est offert à l’achat d’une enceinte.

 

Conclusion

Sonos a bien fait de faire un petit frère aux Play:3 et Play:5. La version 1, à 199€, est certes une enceinte un peu moins puissante, mais garde un design et une finition soignés. Surtout, elle fonctionne avec la même application, qui est complète, pratique à utiliser et d’une grande évolutivité car régulièrement mise à jour.

Sonos rend donc accessible un système très pointu de diffusion et de gestion de sa musique, sans faire de compromis sur la qualité du son. Seul bémol: l’application et la mise en réseau sont indispensables…

Le Babyphone du futur est-il pour vous ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 8 novembre 2013 14h20 | Ajouter un commentaire

Le célèbre « Babyphone » a du plomb dans l’aile. Ce petit appareil qui permet de surveiller le bruit dans la chambre du bébé a fait du chemin, depuis sa création en… 1937. C’est la date à laquelle l’entreprise américaine Zenith Electronics (désormais filiale de LG) a sorti le Radio Nurse, un système basique « émetteur-récepteur », via les ondes radio, qui n’a pas connu un grand succès. Sans doute parce qu’il captait aussi les stations locales…

Bref, nous voici en 2013 et vous pouvez toujours vous contenter d’acheter un simple kit « émetteur-récepteur » qui transmet le bruit de la chambre du bébé à l’oreille des parents.

 

Geek ?

Ou alors, si vous êtes un peu geek dans l’âme, vous pouvez opter pour un modèle plus dans l’ère du temps, à savoir une petite caméra avec un capteur de température et d’humidité, qui va transmettre à votre smartphone ou votre tablette une vidéo en temps réel du lit de bébé, avec le son.

Philips n’est pas le premier à proposer ce qui n’est qu’une variante d’un système de surveillance réseau traditionnel. Mais son dernier « Ecoute-bébé HD sans fil InSight », nom de code B120E/10, est un bel exemple de ce qu’il est désormais possible de faire en termes de « Babyphone ».

 

Beaucoup de possibilités…

C’est une application iOS ou Android (deux systèmes d’exploitation qui équipent environ 90% du parc des smartphones et tablettes) qui fait office de récepteur. Dès lors, ses fonctionnalités sont riches et peuvent l’être de plus en plus si Philips décide de la mettre à jour en tenant compte de l’avis des utilisateurs.

L’option la plus intéressante: le principe d’alerte. Lorsque la température sort de la fourchette que vous avez définie, lorsqu’il y a trop de mouvement constaté par la caméra, lorsque le bruit atteint un certain niveau, vous êtes alertés par l’application, qui émet un signal sonore et dont une icone devient rouge.

Bien entendu, le mode nuit est de la partie. Automatiquement ou manuellement, la caméra passera en vision « infrarouge » en noir et blanc. Essentiel.

Sachez enfin que vous pouvez observer votre gamin si vous êtes en déplacement, via le Wi-Fi du bureau, d’un ami ou même en 3G. Il s’agira alors de session de 5 minutes maximum. Si vous voulez des accès plus importants, il faudra souscrire à un abonnement de 24$ par an. Une formule payante nécessaire si vous souhaitez accéder à la caméra depuis plus de trois appareils mobiles.

 

… mais il y a des contraintes

Sur le papier, tout ça est bien beau. Dans la pratique, c’est différent. Tout d’abord, on dépend de la disponibilité, de l’état de la batterie et de la réception Wi-Fi du smartphone ou de la tablette. Mises bout à bout, ces nécessités peuvent devenir handicapantes dans certaines circonstances. Si vous souhaitez observer en permanence votre petit bambin, il faudra donc activer l’option « toujours connecté ». Le son sera alors transmis en permanence, mais pour l’image, il faudra configurer la mise en veille automatique de l’écran de votre tablette ou de votre smartphone. Et de préférence, le ou la branchez  à son chargeur…

Pensez aussi au temps qu’il faut pour lancer l’application, trouver la caméra, et enfin pouvoir observer la chambre. Comptez entre 20 et 30 secondes si l’application n’était pas active en arrière-plan. Pour une urgence, c’est rappé.

Cette technologie est également moins fiable que la vieille Radio Nurse de 1937. Durant les premiers jours de notre test, la caméra a « planté ». Ça arrive avec ce genre de matériel, et il suffit de la redémarrer (de retirer puis de remettre la prise de courant de la caméra). Mais cela peut s’avérer très ennuyeux, si ça arrive en pleine nuit par exemple.

 

Conclusion

Tous les amateurs de nouvelles technologies seront enchantés par cet « Ecoute-bébé HD sans fil InSight » de Philips. Pour 169€, ils pourront observer leur bébé nuit et jour, être alerté dans certaines conditions, et tout ça à partir de leur smartphone et de leur tablette.

Seuls ces « geeks » accepteront les contraintes inhérentes au duo « caméra réseau – application mobile », l’équivalent des émetteur/récepteur des Babyphones traditionnels. Temps de connexion, instabilité, disponibilité du smartphone, etc… La facilité d’utilisation n’est pas forcément au rendez-vous.

Les autres, s’ils trouveront sans doute l’idée amusante, ne pourront pas se passer d’un simple Babyphone à 30€, qui transmettra facilement et rapidement le son de la chambre du bébé…

A quoi ça sert, un smartphone de 41 millions de pixels ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 21 octobre 2013 16h57 | Ajouter un commentaire

Vous n’êtes certainement pas sans savoir que Windows Phone, le système d’exploitation de Microsoft pour smartphone, connait un succès discret mais grandissant. A titre d’exemple, il équipe aujourd’hui 8% des téléphones qui surfent sur les sites mobiles de RTL.

Et ce succès, cet OS original le doit à Nokia, qui a fait table rase de son passé et de son expérience dans le monde de la téléphonie mobile (en arrêtant le développement de son propre OS, Symbian).

Le pari était risqué et pourtant, trois ans plus tard, il est réussi. Nokia a retrouvé ses lettres de noblesse dans le monde du smartphone, grâce notamment aux qualités extrêmes des composants de l’appareil photo de ses modèles haut-de-gamme (depuis le Lumia 920, surtout).

Le Lumia 1020 en est la plus belle illustration. Son appareil photo est brandé « Pure View ». Les plus attentifs parmi vous remarqueront l’allusion au Nokia 808, le premier (et très épais) smartphone de la marque à embarquer un capteur de 41 MP. Tournant sous Symbian, il ne pouvait pas connaître le succès. Et ne l’a pas connu, d’ailleurs.


Pourquoi  41 millions de pixels ?

Le Lumia 1020, lui, est donc équipé d’un OS de plus en plus mature. Et affiche aussi fièrement, dans son dos, « 41 MP ». Tout un concept, en fait.

L’unique intérêt d’embarquer 41 millions de pixels dans un smartphone, c’est pouvoir zoomer après avoir pris une photo. Ce qui est plutôt malin, car il n’y a pas de zoom optique (mécanique, si vous préférez) sur les appareils photo des smartphones. Ces zooms demandent une épaisseur minimum qui ne convient pas à un smartphone, car on ne pourrait pas le mettre en poche. Et puis, soyons honnête, on parlerait alors d’un appareil photo compact faisant office de téléphone.

Le principe est simple: l’appareil prend une énorme photo, et puis si vous le souhaitez, vous zoomez pour recadrer. Par exemple: vous êtes à la plage, et vous prenez une photo de la mer. Finalement, c’est le bateau à 10 mètres du large qui vous plait. Il suffit, après avoir pris le cliché, d’appuyer sur le bouton « rognage », de faire ce petit mouvement du pouce et de l’index qui permet de zoomer, puis d’enregistrer. Le résultat, c’est le but, est de bonne facture. Notre test avec la cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer en est la preuve.

 

Comment ça marche ?

Dans la pratique, pour les photos et les zooms « a posteriori », tout se passe dans l’application Nokia Pro Cam. Elle enregistrera, selon vos réglages, deux clichés. Un de 38 MP (celui qui vous permet de zoomer et de rogner par la suite), et un de 5 MP (celui que vous pourrez partager, par exemple, sur Facebook).

Cette application permet également de nombreux réglages « pro », qui ne concernent que les amateurs avertis.

 

Ultime photophone, le Lumia 1020 ? Oui et non…

Oui car c’est avant tout un (bon) smartphone, tournant sous Windows Phone 8 et embarquant 32 GB de stockage interne, 2 GB de RAM et un processeur double cœur. Dans le dos, il a une protubérance, qui incorpore le capteur et l’optique, accompagnés d’un obturateur et d’une stabilisation mécanique.

Ce qui lui permet donc des prouesses en terme de zoom. Reste à s’habituer à ce principe de « non cadrage ». Pour profiter des capacités du 1020, il faut prendre des photos autrement, en quelques sortes. Ne pas cadrer à l’avance, mais prendre rapidement sa photo, puis faire son rognage.

Mais il y a un petit « Non »: pour un photophone à 599€, l’appareil n’est pas des plus réactifs au déclenchement (selon nos tests, il faut parfois jusqu’à 3 secondes pour prendre une photo). Quant à l’enregistrement, vu qu’il y a deux clichés dont un très lourd de 38 MP, c’est également plus long. Certains spécialistes, qui ont comparé les clichés « de base » (ceux pris en 5 MP), sont également déçus par les performances comparées à la concurrence (iPhone 5S, Samsung Galaxy S4, LG G2, Sony Xperia Z1). On était, à ce point de vue, en droit d’attendre un peu plus d’un appareil qui prétend au titre d’ultime photophone…

Le Nikon AW1, premier COI qui peut aller sous l’eau

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 4 octobre 2013 15h57 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les constructeurs, parfois en panne d’innovations, affublent nos gadgets électroniques d’une spécificité très intéressante: l’étanchéité et la résistance aux chocs.

Vous le savez: on dépense et on achète de plus en plus de matériel électronique, ceux-ci multipliant les écrans connectés, de la montre à la poche, en passant par le bureau.

 

Déjà protégé

Il est donc tout à fait logique de les protéger. Et au lieu d’investir dans des housses de protections parfois inefficaces et souvent encombrantes, il vaut mieux les acheter déjà protégés.

Le fabricant japonais d’appareil photo Nikon l’a bien compris. Si son AW1 n’est pas le premier appareil pouvant tomber et aller sous l’eau, il est le premier compact à objectifs interchangeables (COI, un mélange de reflex et de compact) du genre. Et – miracle – il n’est pas enrobé d’une couche de caoutchouc flashy.

Deux grandes spécificités permettent cette prouesse technologique:

  • L’étanchéité au niveau de la baïonnette (là où l’on fixe les objectifs) est réalisée par la présence d’un joint torique (en forme de donut) que l’optique écrase au moment du vissage.
  • Le déplacement du zoom est « interne »: on voit les lentilles bouger dans l’objectif, mais celui-ci est protégé par une vitre fixe, épaisse et résistante aux chocs. Pour être clair: il y a bel et bien un zoom mécanique, mais celui-ci est enfermé et protégé dans l’objectif.

 

Comme un J3

Sachez cependant que l’AW1 reprend l’ensemble des caractéristiques du J3, un modèle moyen de gamme: un capteur 1″ de 14 MP, un processeur Expeed A3 qui autorise une rafale à 15 images par seconde avec autofocus jusqu’à 22 vues. Le mode vidéo est de la partie, avec un enregistrement HDTV 1080 60i.

Même le flash est de la partie: il est étanche et peut être utilisé sous l’eau. En parlant de prise de vue sous-marine, notez la présence d’une mode « sous-marin » qui prend en compte les conditions spécifiques de ce type de photographies.

Tout ça pour dire qu’en plus d’être étanche (norme IPX8) à 15 mètres pendant 60 minutes, de résister à des chutes théoriques de 2 mètres (je n’ai pas essayé de laisser tomber le prototype qui m’a été confié quelques jours), à des températures de -10°… il prend aussi de bonnes photos et de bonnes vidéos.

 

Moins bien équipé, mais bon…

Ce baroudeur, est moins bien équipé au niveau des boutons de contrôles (c’est assez sommaire), et peut profiter d’une interface simplifiée qui peut se commander avec des secousses du poignet. Idéal pour les prises de vue sous-marines.

Il a également moins d’options: les professionnels exigeants passeront leur chemin, et opteront pour d’encombrants boitiers étanches dans lesquels placer leur reflex.

Mais l’amateur averti, en haut d’une montagne ou au fond de l’eau, va généralement faire du « point and shoot » (« viser et appuyer », si vous préférez). Et pour faire cela sans se ruiner en équipement de plongée ou de protection, l’AW1 est vraiment celui qu’il leur faut.

Cette belle initiative de Nikon, qui devrait être rapidement copié par la concurrence, a forcément un prix: 799€ en Belgique pour le kit avec objectif 1 NIKKOR AW 11-27,5 mm (zoom 2,5 x). Il n’existe pour l’instant qu’un seul autre objectif compatible: le 1 NIKKOR AW 10 mm (319 €).