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Une révolution dans le monde du jeu vidéo: le streaming total est là

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Jeu vidéo, Pratique, Test , le 20 novembre 2019 14h02 | Ajouter un commentaire

Le jeu vidéo fait sa révolution: Google Stadia est le premier à proposer le STREAMING total, on l'a essayé en avant-première

Les consoles de jeu et PC de gamer seront-ils bientôt des antiquités ? C’est possible: j’ai essayé en avant-première le tout nouveau service de streaming de jeu vidéo de Google, dont les serveurs font office de console, et c’est plutôt convaincant. Il suffit d’une manette et d’une connexion internet pour jouer aux derniers titres. Suivez le guide.

L’industrie du jeu vidéo ne s’est jamais aussi bien portée. Les chiffres qu’elle génère donnent le tournis: toutes plateformes et tous pays confondus, elle a généré en 2018 près de 120 milliards de dollars (108 milliards d’euros) de chiffre d’affaire. On estime à 2 milliards le nombre de joueurs: certains se contentent de jeux gratuits sur un smartphone, d’autres dépensent des fortunes en matériel informatique pour afficher les meilleurs graphismes.

Vous l’ignoriez sans doute, mais cette industrie est sur le point de vivre sa plus grande révolution depuis l’avènement du smartphone. Il faut l’oublier, comme la console, le PC ou la tablette: tout ce dont vous aurez bientôt besoin pour jouer aux plus grands titres du moment, c’est une connexion internet, un écran et une manette. Ce n’est pas de la science-fiction: je viens de tester Google Stadia, la première offre du genre accessible au grand public, en avant-première durant quelques jours. Et j’ai été agréablement surpris. Le service est disponible dès le départ en Belgique, soit le 19 novembre.

C’est quoi, le Cloud Gaming ?

Un tout petit peu de théorie avant d’entrer dans le vif du sujet. La solution choisie par Google pour se lancer dans le jeu vidéo est à ranger dans la catégorie Cloud Gaming, ou « jeu vidéo dans les nuages ». Cela fait référence au fait que la machine qui fait tourner le jeu sur votre écran (TV, ordinateur, etc), ce n’est plus une console de salon, mais un serveur, hébergé dans un data center. Les énormes progrès réalisés dans les vitesses de connexion, les puissances de calcul informatique et les logiciels optimisés rendent possible ce qui semblait être un miracle à l’époque: le streaming du jeu vidéo.

Vous allez me dire: Netflix et Spotify fonctionnent sur le même principe depuis des années. Sauf que la vidéo et la musique dématérialisées ne sont pas vraiment interactives, hormis play/pause. Le Cloud Gaming, lui, doit être suffisamment performant pour qu’un mouvement de pouce sur une manette se traduise immédiatement à l’écran par un mouvement du personnage. Alors qu’en réalité, il a parcouru une certaine distance pour être traité par un serveur qui a renvoyé la réponse instantanément sur l’écran de votre salon. En quelques millisecondes. Rien que ça.

Pour la petite histoire, dans le même ordre d’idées, l’entreprise française Shadow propose, elle, l’accès à distance à un PC de gamer sous Windows, donc pas uniquement aux jeux vidéo qu’il faut se procurer séparément (30€/mois). Une nouvelle offre (à partir de 15€/mois) arrive en 2020. Pour jouer sur une TV, il faut une « box » spéciale à 120€. Du côté de PlayStation, le service de streaming PS Now (aussi 9,99€/mois) est déjà dispo mais pour avoir accès au catalogue de jeux très volatile, il faut une PlayStation 4 ou un bon PC avec l’application dédiée. Microsoft prépare un xCloud pour 2020, qui a l’air puissant: on aura accès à un large catalogue sur tous les écrans.

Google Stadia: quand on part de rien et qu’on veut juste jouer…

Google est partout, ce n’est plus un secret. Le succès et l’omniprésence du géant américain effraient une partie du monde, mais rien ne l’arrête. J’évoquais il y a quelques jours son avance considérable dans le domaine des assistants vocaux avec les Nest Hub et Mini lancés en Belgique. Hé bien désormais, c’est au service du jeu vidéo que Google consacre son savoir-faire numérique et technique.

Depuis ce 19 novembre, Stadia, plateforme de streaming qui révolutionne la manière dont les joueurs accèdent et jouent à des titres aussi connus que le dernier Tomb Raider, Mortal Kombat 11 ou Read Dead Redemption 2, est disponible.

La révolution est surtout à chercher dans la simplicité du concept. C’est souvent quand tout a l’air intuitif et évident que se cachent des années de peaufinage du matériel et du logiciel. Avant il fallait acheter un disque, puis on a pu se contenter de télécharger le jeu sur notre disque dur. Désormais, tout est géré par les serveurs dédiés de Google, qui iront même jusqu’à mettre à jour les jeux en temps réel. Vous, vous devez juste appuyer sur le bouton d’une manette pour lancer une partie.

Cerise sur le gâteau: vous pouvez jouer sur une TV (il faut un Chromecast Ultra, qui est dongle HDMI inclus dans le pack de lancement comprenant la manette et 3 mois d’abonnement, je vais y venir), mais également sur un ordinateur équipé du navigateur Chrome, et sur les smartphones de Google (les Pixel qui ne sont pas encore commercialisés en Belgique), voire même sur d’autres smartphones en 2020.

Si vous ne possédez aucune console chez vous, c’est sans aucun doute le meilleur moyen de jouer facilement à des titres prévus de dernière génération sans devoir investir dans du matériel relativement cher. En revanche, si vous disposez de la toute dernière génération de console, l’intérêt est plus limité.

Comment ça marche ?

Le principe, vous l’avez compris, est simple: vous avez une manette et un écran, Google s’occupe du reste, à distance. Au lancement, il faut acheter cette manette (plus tard, d’autres manettes seront compatibles). Pour l’instant, il existe uniquement le pack Premiere Edition: pour 129€, vous avez une manette Stadia blanche, le Chromecast Ultra nécessaire pour jouer sur une TV (mais il sert à un tas d’autres choses: Netflix, Spotify, ‘cast’ de photos et vidéo, etc), et 3 mois d’abonnement à Stadia Pro.

Après une rapide configuration du Chromecast Ultra, il faut lancer l’application Stadia sur un smartphone, puis suivre les instructions pour la configuration. Une fois la manette liée, vous avez accès à l’interface Stadia sur la TV, et vous pouvez commencer à jouer comme si vous aviez allumé votre Xbox ou votre PlayStation.

L’installation m’a semblé très simple et je n’ai rencontré aucun bug.

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Des jeux à la pièce ou via un abonnement

Là où ça se complique un peu, c’est quand il s’agit du catalogue de jeux. Il est à diviser en deux catégories, liées au fait que vous souscriviez ou non à l’abonnement Stadia Pro (9,99€/mois).

Si vous ne payez pas d’abonnement, c’est Stadia Base, disponible en 2020 seulement. La qualité de l’image du jeu est limitée à du Full HD (1080p, 60 images par seconde) et le son sera stéréo. Vous devez acheter chaque jeu, et ils sont au prix plein, identique au prix de lancement sur les consoles (par exemple, 59€ pour le dernier Mortal Kombat). Il y a 22 jeux au lancement (voir la liste dans le bas de l’article). Pour utiliser la plateforme, c’est gratuit. Aussi étonnant que ça puisse sembler, Google « offre » ses serveurs qui font tourner les jeux, même s’il est évident qu’il se prend une commission sur les 59€…

Si vous payez l’abonnement (trois mois sont inclus pour la Premiere Edition, après ce sera 9,99€/mois), vous avez accès à Stadia Pro. Tout d’abord, la qualité de l’image et du son passe à 4K et audio 5.1, ce qui est important pour les grandes TV et les home cinema. Si vous jouez sur une tablette ou un ordinateur portable, c’est moins important. Mais surtout, on se rapproche du modèle de Netflix: vous avez accès à un catalogue de jeux vidéo à tout moment. Des jeux qui restent accessibles tant que vous payez votre abonnement. Au lancement, il n’y aura que deux jeux « gratuits »: Destiny 2, un très riche jeu de rôle et de tir à la première personne et Samurai Shodown, un jeu de combat en 2D. Bien d’autres jeux devraient rejoindre ce catalogue dans les semaines/mois à venir.

Quelle est la qualité de l’expérience ?

J’ai essayé Mortal Kombat 11 et Destiny 2 pendant plusieurs heures ces derniers jours. L’état de service de Stadia est encore en rodage, mais sans doute proche de ce que connaîtront les premiers joueurs qui auront payé 129,99€ et recevront dans les prochains jours leur pack Premiere Edition.

Sur une TV récente 4K, j’ai connecté le Chromecast Ultra de Google qui est obligatoire. Vu que mon routeur est proche de ma TV, j’ai mis un câble réseau dans le petit transfo qui alimente le Chromecast. Ma connexion internet est de bonne qualité: environ 70 Mbps. Allons droit au but: on est très, très proche d’une expérience de console du genre Xbox One ou PlayStation 4. En jouant à ces deux jeux, j’ai remarqué seulement une ou deux fois quelques très légers ralentissements, mais jamais de quoi perturber la session de jeu. Pourtant, les deux titres que j’ai essayés ont besoin d’une réactivité optimale (jeu de combat ou de tir à la première personne). En réalité, l’expérience globale est même meilleure que sur une console car la dernière fois que j’ai allumé ma Xbox, j’ai du faire une mise-à-jour de 4 GB de la console, et de 1 GB pour le jeu (quasiment une heure d’attente en tout). Autre avantage: il suffit d’appuyer sur le bouton Stadia de la manette pour allumer le Chromecast et la TV. 10 secondes plus tard, le logo Stadia s’affiche, avec le choix du profil. 5 secondes de plus et vous pouvez choisir votre jeu. Puissant.

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Sur un ordinateur portable en Wi-Fi, ça reste jouable

Sur un PC Windows relativement récent, en Wi-Fi dans un bureau situé au premier étage, l’expérience fut satisfaisante. Il faut utiliser le navigateur Chrome et se rendre sur stadia.google.com. La manette doit être connectée avec un câble USB Type-C (il y en a un dans le pack, tout comme un chargeur) à l’ordinateur. Dans un avenir proche, ce pourra être sans-fil. Bien entendu, ma connexion sans-fil à l’étage est moins bonne (21 Mbps au moment du test) que celle du câble réseau relié au Chromecast Ultra du salon. Dès lors, j’ai pu remarquer quelques pixellisations de l’image, de temps à autre. Rien de rédhibitoire: on peut jouer à Mortal Kombat 11, mais l’expérience est meilleure avec la première configuration dont j’ai parlé.

Sur un vieux Macbook Pro de 2010 qui fonctionne encore, il vaut mieux oublier. J’ai pu me connecter sur la plateforme via Chrome, mais l’expérience est une succession de saccades et jouer s’avère impossible.

Je n’ai pas essayé sur une tablette, ni sur un smartphone (de toute façon, dans un premier temps, seuls ceux de Google, les Pixel, sont compatibles).

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Conclusion

Le jeu vidéo est bel et bien en train de faire sa révolution. Google Stadia est la première plateforme du nouveau genre accessible au grand public, celui où des serveurs distants (peut-être ceux des data centers de Google à Mons, qui sait ?) font office de console en faisant tourner des jeux de dernière génération, qui sont affichés sur un écran au domicile des utilisateurs. Finalement, c’est logique que Google se lance dans l’aventure: il a une grande et longue expertise en tant que fournisseur de services internet (recherche, vidéo YouYube, maps, etc), et depuis longtemps, il possède d’immenses data center dans le monde, dont quelques uns à Mons, où il a peut-être placé ses serveurs dédiés à Stadia pour une partie de l’Europe (car oui, la distance compte et plus elle est réduite, meilleure est l’expérience).

Tout passe par internet, il faut donc une connexion aussi bonne et stable que possible pour profiter d’une expérience très proche d’une Xbox, d’une PlayStation ou d’un PC de gamer. Google laisse le choix d’un abonnement payant (Stadia Pro, 9,99€/mois) avec une meilleure image (4K) et quelques jeux en libre accès. Ceux qui ne s’abonnent pas (uniquement en 2020) auront une image moins bonne (1080p, ça reste correct), et devront acheter tous les jeux auxquels ils veulent jouer, à des prix identiques à la concurrence (exemple: 59€ pour le dernier Mortal Kombat).

Durant mes tests, je n’ai jamais été confronté à une interruption. Jouer à des jeux aussi gourmands que Destiny 2 ou Mortal Kombat 11 est un bonheur. La configuration idéale est l’utilisation du Chromecast Ultra relié avec un câble réseau à mon routeur (vitesse: 70 Mbps). Obligatoire pour jouer sur une TV, il est compris dans le prix de l’unique pack de lancement de Stadia, la Premiere Edition (129€). Sur un PC portable, en Wi-Fi dans le bureau avec une vitesse de 21 Mbps, l’expérience est légèrement moins fluide (des saccades peuvent survenir), mais on peut vraiment jouer.

Dans cette boîte du pack de lancement, vous aurez une manette qui n’a rien à envier à celle de la Xbox ou de la PlayStation. Notez qu’elles seront bientôt en partie compatibles et utilisables avec Stadia. Quant au multijoueur en ligne, il est compris dans le prix de Stadia Pro, mais j’ignore si les joueurs Stadia Base, en 2020, y auront accès. Devant votre TV, 4 manettes peuvent être connectées pour du multijoueur local.

Le service n’a que des avantages à mes yeux: il offre la puissance de calcul des consoles, sans les inconvénients que représentent les mises-à-jour, les longs téléchargements de jeu, etc. Avec Stadia, vous appuyez sur le bouton et 15 secondes plus tard (littéralement), vous pouvez jouer.

Deux bémols pour le lancement: la liste des jeux est actuellement limitée à 22 titres, dont 2 accessibles gratuitement pour les abonnés Pro (9,99€ par mois). C’est assez restreint mais le catalogue devrait s’enrichir dans les prochaines semaines. Autre bémol, technique celui-ci: sans internet, vous êtes complètement perdu. Et si votre connexion est lente, l’expérience ne sera pas au top. Google explique que 10 Mbps est le minimum, et que 35 est le débit recommandé. Faite donc le test sur leur site avant de craquer.

Sachez enfin que le xCloud de Microsoft s’annonce un très solide concurrent en 2020, tandis que le service PS Now de PlayStation existe déjà, mais est moins souple que Stadia et privé des jeux les plus récents.

Les jeux disponibles sur Google Stadia au lancement:

Assassin’s Creed Odyssey

Attack on Titan: Final Battle 2

Destiny 2: The Collection (gratuit via Stadia Pro)

Farming Simulator 2019

Final Fantasy XV

Football Manager 2020

GRID

Gylt

Just Dance 2020

Kine

Metro Exodus

Mortal Kombat 11

NBA 2K20

Rage 2

Rise of the Tomb Raider

Red Dead Redemption 2

Samurai Shodown (gratuit via Stadio Pro)

Shadow of the Tomb Raider

Thumper

Tomb Raider

Trials Rising

Wolfenstein: Youngblood

Le OnePlus 7T Pro, une mise-à-jour avant tout

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 15 octobre 2019 11h22 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: le OnePlus 7T Pro, une mise-à-jour avant tout (vidéo)

L’entreprise chinoise a opté en 2019 pour une stratégie à deux smartphones, une version normale et une version Pro. Et comme elle en sort deux versions par an, on a droit cet automne au OnePlus 7T et au 7T Pro. Si le 7T m’a conquis il y a deux semaines, le 7T Pro est une simple mise-à-jour du modèle sorti au printemps. Explications.

Le gros coup de OnePlus cet automne, c’est bien la sortie du OnePlus 7T, qui n’est autre, à mes yeux, que le meilleur rapport qualité-prix d’Android de l’année (voir mon avis détaillé). Présenté fin septembre en Inde, un marché essentiel pour la jeune entreprise de Shenzhen, le 7T n’est cependant pas la seule nouveauté smartphone de OnePlus.

Effectivement, ce jeudi 10 octobre, la version Pro du 7T a été officialisée, lors de la présentation européenne de la série 7T, à Londres, où je me suis rendu. Il s’agit d’une version légèrement revue du modèle précédent. Rappelons qu’au printemps dernier, OnePlus avait changé ses habitudes en sortant deux smartphones différents, le 7 et le 7 Pro. Ce dernier était un sacré appareil, avec son plein écran, sa caméra selfie rétractable et son taux de rafraîchissement de 90 Hz, deux options inédites et spectaculaires. A ses côtés, la version de base du 7 était une copie un peu améliorée du 6T de 2018 (raison pour laquelle le Pro a rencontré plus de succès, malgré un prix plus élevé: 709€ contre 549€). OnePlus semble observer un rythme de deux smartphones « vraiment nouveaux » par an: le Pro au printemps et le T en automne.

Quoi de neuf ?

Revenons au OnePlus 7T Pro. D’abord, son prix: 759€, c’est une légère augmentation mais il y a 256 GB de stockage interne et non 128. Il est donc une petite mise-à-jour du 7 Pro. Extérieurement, difficile de faire la différence: la couleur a changé (on reste sur du bleu mais qui tend moins vers le mauve), mais c’est toujours une texture de verre poli, donc mate. Elle est moins glissante et attrape moins les traces de doigts. Autre différence, légère elle aussi: la présence d’un laser pour l’autofocus à l’arrière, à côté du bloc des trois capteurs, dont le dessin a été subtilement revu au niveau des contours :


A droite, le 7T Pro ; à gauche, le 7 Pro

C’est à l’intérieur que ça change, même si à nouveau, c’est très subtil. La puce principale est une Snapdragon 855+, qui n’apporte pas grand-chose de nouveau par rapport à la 855 du printemps. Pour la RAM et le stockage, il n’y a plus le choix: c’est 8 et 256 GB. Idéal pour les usages intensifs ou ceux qui filment en 4K. L’écran gigantesque de 6,67″ est toujours OLED de haute définition (3120 x 1440), et avec les 90 Hz, il est d’une fluidité sans égal.

Le 7T Pro est équipé d’Android 10, avec la surcouche OxygenOS. Tout cela débarque progressivement en mise-à-jour sur les autres OnePlus, mais elle est native sur le 7T Pro. Les nouveautés sont subtiles, là aussi. La navigation par geste (en option) a évolué et est plus intuitive: pour faire un « retour », il suffit de balayer du pouce le bord de l’écran (vers le centre). Il y a davantage d’options de personnalisation graphique et ergonomique de l’interface, ce qui plaira aux plus geeks d’entre vous. L’affichage des notifications a également été revu, tout comme leur gestion, devenue plus pointue: il est possible de restreindre les permissions (comme la localisation) des applications. Par exemple, vous pouvez dire à Twitter qu’il ne peut accéder à votre position que lorsqu’il est actif, et pas en arrière-plan: Android et OxygenOS prennent soin de votre batterie. A cela s’ajoute quelques petites fonctions utiles pour certains: un mode lecture plus confortable, plus d’options pour le mode « Zen » qui bloque l’usage de votre smartphone durant une certaine période, etc.

Un appareil photo plus souple

L’appareil photo subit également un petit lifting logiciel, en reprenant les caractéristiques dévoilées sur le 7T: un nouveau moteur de traitement de l’image, un mode ‘macro’ (prise de vue à 2,5 cm, voir ci-dessous), plus d’options dans les modes portrait et nuit (ils fonctionnent aussi en zoom et en grand angle). Ceux qui filment souvent apprécieront le ‘mode super stable’ qui est très efficace. Il y a aussi un nouveau laser pour un meilleur autofocus. A part ça, les trois capteurs sont les mêmes que sur le 7 Pro: un bon Sony 48 MP, un grand-angle 16 MP et un 8 MP pour le zoom 3X.

Quant à la batterie, elle est légèrement plus importante que sur le 7 Pro: 4.085 mAh au lieu de 4.000. Elle diffère surtout techniquement, car sa recharge baptisée Warp 30T est 23% plus rapide que sur le modèle précédent, alors que le transfo est le même. Vous le branchez le matin durant votre douche et 20 minutes plus tard, vous avez de quoi tenir une journée. Puissant. OnePlus atteint vraiment des sommets en termes de recharge rapide, preuve que l’entreprise chinoise, comme je le signalais dans mon test du OnePlus 7T, se concentre vraiment sur des améliorations tangibles et concernantes.

Conclusion

Si le OnePlus 7T, sorti fin septembre, est une vraie (et bonne) rupture par rapport au OnePlus 7, on ne peut pas en dire autant du OnePlus 7T Pro (759€). En effet, ce dernier est identique à 90% au OnePlus 7 Pro sorti au printemps dernier.

Le logiciel est revu et passe à Android 10, ce qui implique de subtiles améliorations par rapport à Android 9. Le logiciel de la caméra est plus souple et la batterie légèrement supérieure. Pour le reste, il s’agit du même smartphone XXL dit ‘plein écran’, avec des bords incurvés et une caméra frontale rétractable. C’est un des rares appareils à proposer une telle immersion, les autres étant pratiquement tous équipés d’encoche plus ou moins grande, ou de « trou » comme les Samsung.

Le OnePlus 7T Pro est donc un appareil tout-à-fait recommandable qui vous donnera pleine satisfaction durant quelques années, et l’une des expériences Android les plus inspirées. Cependant, son petit frère le 7T (599€) a mis la barre très, très haut il y a deux semaines, et les 160 euros de différence n’a pas vraiment d’intérêt, à part pour les 256GB de stockage et les bords arrondis du ‘plein écran’.

Pour les plus fans purs et durs de OnePlus, et Dieu sait qu’ils sont nombreux, le partenariat avec McLaren a été reconduit. Quelques retouches esthétiques uniquement (et 12 au lieu de 8 GB de RAM) qui font grimper la facture à 859€:

mclaren

D’autres photos du OnePlus 7T Pro :




Quand Sonos et Ikea travaillent ensemble, ça fait… baisser les prix

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, IoT , le 9 avril 2019 06h29 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Ikea essaie d’intégrer des appareils de la vie de tous les jours dans sa vaste gamme de meubles et de décoration. On ainsi vu le meuble TV avec TV intégrée, une table d’appoint avec chargeur sans fil pour smartphone ou autre. Le géant suédois de l’ameublement et de la décoration entame sa mutation vers une maison plus intelligente, et non pas uniquement plus belle.

Ce lundi, Ikea et Sonos ont à nouveau évoqué la gamme Symfonisk, qui va être commercialisée à partir du mois d’août 2019. On sait désormais qu’il y aura deux appareils disponibles au lancement: une lampe dont on peut régler la chaleur de la lumière avec une molette intégrée, et une « étagère ».

Pour faire simple, on dira qu’Ikea s’est occupé de l’enrobage, et que Sonos y a placé une enceinte et de quoi la relier au réseau en Wi-Fi. Pour faire encore plus simple, on dira qu’il s’agit de Sonos Play:1 (la plus petite enceinte) déguisée en petite lumière de salon ou en étagère un peu épaisse sur laquelle on peut déposer des livres (ou autre, jusqu’à 3 KG), ou que l’on peut placer à côté de livres.

Des prix très contenus

Cependant, vu les prix annoncés, Sonos n’a probablement pas intégré toute sa technologie à l’intérieur. La lampe Symfonisk coûtera en effet 179€, tandis que l’étagère ne dépasse pas les 100€ (99,95€ pour être précis).

Ikea, on le sait, est connu pour ses prix contenus. Ceux des deux premiers objets de la gamme Symfonisk sont donc égaux ou inférieurs à la Sonos Play:1 (179€), entrée de gamme du constructeur américain (qui grimpe à 799€ pour une grosse barre de son).

Cela va sans dire que ces enceintes tunées seront utilisables à partir de l’application Sonos, un modèle d’ergonomie, comme s’il s’agissait d’enceintes Sonos. On peut même coupler deux lampes/enceintes pour en faire une paire stéréo.

Comment Sonos a-t-il consenti à une telle concurrence, surtout de la part de l’étagère à 99€? Sans doute en intégrant dans les enceintes Ikea une qualité de son un peu moins bonne que sa gamme propre (mais on ne les a pas encore entendues, un prochain test le confirmera).

On imagine en revanche que les assistants vocaux, présents sur la One et la Beam, ne seront pas de la partie (ils requièrent des technologies plus avancées, avec micros et « puces » intégrés). Et les marques n’ont pas mentionné cette fonctionnalité dans leur communiqué de presse commun.

Le géant japonais Panasonic a sorti un casque à réduction de bruit

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Test , le 20 mars 2019 08h32 | Ajouter un commentaire

Panasonic est l’un de ces grands groupes asiatiques actifs dans l’électronique, et qui diversifie depuis toujours les domaines d’activité. 270.000 employés sont ainsi répartis dans le monde entier, engrangeant 63 milliards d’euros de chiffre d’affaire.

Une stratégie parfois risquée car « Peut-on vraiment être bon dans tous les domaines ? ». La question est souvent posée, et Sony, par exemple, s’est débarrassé ces dernières années de plusieurs départements non rentables (pensez aux ordinateurs Vaio). Samsung, mastodonte sud-coréen, a jeté sa division « appareil photo » dans un même esprit, il y a quelques années également.

Le géant japonais Panasonic s’en sort plutôt bien, à en croire ses résultats 2018: le bénéfice net (236 milliards de Yens, donc 1,81 milliard d’euros) et les ventes sont en croissance. Il y a environ 5 ans, cependant, il a dû cesser de produire ses propres écrans plasma, la technologie tombant aux oubliettes, alors qu’il avait investi des milliards de dollars dans des usines.

Mais ce n’est pas ce que vous voyez de Panasonic qui lui rapporte de l’argent. Que du contraire. Les appareils à destination du grand public (télévision, téléphonie, électroménager, air conditionné, audio, photographie, etc) ne représentent que 30% du business total.

Davantage B2B

« Panasonic est une entreprise très B2B (business to business) », nous a confié Eric Novel, directeur général de Panasonic France, Belgique et Luxembourg. « On est très actif dans les technologies de broadcast (matériel pour les professionnels de l’audiovisuel), dans les solutions écologiques (panneaux solaires), dans l’automobile, les batteries ». Au Japon, « Panasonic construit même des maisons« .

En ce qui concerne la Belgique, le focus est également sur le  matériel à destination des professionnels. Pour les particuliers, on retrouve surtout les télévisions et les appareils photos (la gamme Lumix est réputée). Mais il y a beaucoup de croissance en vue dans la section « beauté » (tondeuse, soins, etc), « cooking » et « airco ».

Un casque à réduction active de bruit

On ne pouvait évoquer Panasonic, une marque assez discrète en Belgique pour les raisons qu’on vient d’évoquer, sans tester l’un de ses derniers produits à destination du grand public. Il s’agit d’un casque à réduction active de bruit, le RP-HTX90N. Prix recommandé: environ 139€.

Ce casque peut fonctionner sans fil (Bluetooth 4.2 et batterie rechargeable de 24h environ) ou avec un câble (fourni). Disponible en noir, bleu ou beige, il arbore un look assez rétro avec son arceau métallique en forme de rail et son câblage en partie apparent. Comme la plupart des casques de ce genre, il est principalement composé de plastique pour rester léger (208 grammes) et donc confortable. Équipé d’un micro et d’un bouton pour accepter un appel, il peut être garder sur les oreilles pour téléphoner. De multiples boutons (un peu trop que pour les repérer facilement) permettent de régler le volume, d’activer ou non la réduction active de bruit (économise la batterie) et un surplus de basse.

Soyons clair: si la qualité du son est tout à fait correcte (on l’a mesurée avec des vidéos et de la musique et il n’y a rien à dire), celle de la réduction active de bruit est loin des ténors, donc des Bose QC35 ou Sony WH-1000X M3. Mais ces deux casques sont vendus au-delà des 300€, donc la différence est logique.

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Essayez cette nouvelle télécommande…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Pratique, Test , le 2 février 2017 21h01 | Ajouter un commentaire

La Spotlight de Logitech va enfin rendre un peu plus « smart » les télécommandes servant à faire défiler les slides d’une présentation. J’ai pu la tester en primeur…

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Cette nouvelle télécommande intelligente devrait les rendre nettement plus agréables…

Logitech, et sa Spotlight (129€, disponible en mars), parvient à innover dans un secteur qui concerne surtout les étudiants et certaines catégories d’employés : la présentation style PowerPoint. Celles qui angoissent la plupart des orateurs, craignant le bug ou l’impossibilité de faire défiler les slides (diapositives).

Cette télécommande intelligente et élégante, fournie avec une housse de transport et fonctionnant sur une batterie qui se recharge très rapidement (avec un nouveau port USB Type-C), deviendra le meilleur ami de certains d’entre vous.

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Installation facile

L’outil de présentation Spotlight est équipé d’un mini stick USB qui se loge intelligemment dans le bas de la télécommande.

Il suffit de le brancher dans un ordinateur (on a essayé avec un PC sous Windows 7 et un autre sous Windows 10, mais cela fonctionne également avec un Mac), d’attendre quelques secondes pour l’installation automatique des pilotes (sous Windows 7), et la télécommande fonctionne automatiquement. La portée est de trente mètres.

Avec certaines machines, la connexion en Bluetooth peut se faire directement, sans passer par l’adaptateur USB inclus.

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Pour Google Slides, Power Point, Keynote, etc…

Lors de notre test, nous avons commencé par lancer un navigateur, avant d’aller sur le site de Google Slide. Il s’agit d’un outil de présentation simple et gratuit, pour créer des ‘diapositives’ qui, mises bout-à-bout, vont composer votre présentation.

Première surprise : avec Edge (le navigateur par défaut de Windows 10) et Chrome (celui de Google), la télécommande a directement rempli son rôle premier, à savoir de faire défiler en avant et en arrière les slides, à l’aide des deux boutons principaux.

Pas de configuration, pas de paramètres à régler… ça fonctionne, un point c’est tout. De plus, le bouton ‘avancer’ est plus gros que le bouton ‘reculer’, ce qui facilite la tâche dans le noir.

La télécommande fonctionne forcément avec PowerPoint, le logiciel payant de Microsoft qui fait partie de la suite Office, et qui intègre davantage d’options. Keynote (logiciel d’Apple vendu 19,99€ sur les Mac) et Prezi (outil de présentation plus original, payable avec abonnement) est également compatible, selon Logitech. Si un PDF est ouvert (y compris dans un navigateur), les boutons servent également à faire défiler les pages du document.

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Mieux qu’un pointeur

Tandis que certaines télécommandes intègrent un pointeur laser, la Spotlight fait nettement mieux et se transforme en souris lorsqu’on utilise sur le bouton du dessus.

En laissant son doigt appuyé sur ce bouton, on peut faire bouger le curseur de la souris en faisant simplement bouger sa télécommande (mais on ne doit pas spécialement  viser l’écran, si on fait tourner le curseur devant soi, cela fera également bouger le pointeur). Il y a sans doute un gyroscope intégré dans la Spotlight de Logitech. Et lorsqu’on relâche ce bouton et que le curseur s’arrête, on peut appuyer brièvement dessus et cela équivaut à un clic.

C’est étonnant, mais c’est diablement efficace et cette option ‘souris’ fonctionne avec l’OS en entier, pas uniquement avec les outils de présentation. On peut donc contrôler l’ensemble de l’ordinateur à distance, sans devoir retourner près de celui-ci.

Sachez également que couplée à une application (Mac OSX ou Windows), la télécommande peut éclairer une zone de la présentation tout en obscurcissant le reste. Elle fait office de lampe de poche, finalement. Cela aide à captiver l’audience sur un élément précis du slide. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction, les applications n’étant pas encore disponibles au moment du test.

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L’ordinateur portable a-t-il enfin trouvé son remplaçant ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Test , le 8 juin 2016 13h46 | Ajouter un commentaire

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Depuis peu de temps, il semble qu’on ait trouvé le successeur du bon vieil ordinateur portable. Les « 2 en 1 », ces tablettes sous Windows qui peuvent se clipser dans un clavier faisant office d’étui de protection et de transport, sont enfin arrivées à maturité.

La raison principale est, comme souvent, à chercher du côté des efforts consentis par les fabricants qui peaufinent année après année leurs appareils, quitte à perdre des millions d’euros avec les premiers modèles peu recommandables.

Si Microsoft a fait du bon travail avec sa Surface, Samsung a été un pas plus loin avec sa Tab Pro S, sous un Windows 10 adapté à ce genre d’appareils. Elle a tout d’une (grande) tablette à la sauce Samsung: un superbe écran (Super Amoled, comme les smartphones) une épaisseur minimale (6,3 mm), une relative légèreté (1 kg) et une belle finition.

La Tab Pro S, vendue 999€, a une taille de 12 pouces et une définition de 2160 x 1440 pixels, soit une belle surface de travail. Ajoutez à cela un processeur Intel Core m3-6Y30, et une puce graphique Intel HD Graphics 515, et vous avez de quoi faire tourner rapidement la plupart des applications de bureau (mais ne soyez pas trop gourmand au niveau de la retouche d’image ou de vidéo, et oubliez les jeux vidéo PC modernes). 

La bonne nouvelle par rapport à la concurrence, c’est que Samsung n’a pas été radin, en incluant la house/clavier (avec pavé tactile pour la souris) d’office. Chez les autres (Microsoft, par exemple), il faut ajouter 149€. Vu qu’elle est pratiquement indispensable pour un appareil sous Windows, c’est une excellente idée de la part du constructeur coréen. Cette housse/clavier aimantée ne se manipule pas très aisément, mais quand on a compris le truc, on peut l’ajuster dans deux positions différentes pour un angle de vue adéquat.

Ceux qui ont opté pour la Surface de Microsoft regretteront l’absence d’un stylet (utile pour certains professionnels), et la connectique assez limitée: il n’y a qu’un port USB Type-C, comme sur les smartphones récents, et il fait également office de port de recharge. Pour le reste, il faudra passer par des adaptateurs.
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Enfin une solution concrète pour rendre sa maison connectée et intelligente

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Pratique, Test , le 12 janvier 2016 08h00 | Ajouter un commentaire

L’Allemand Devolo s’est lancé dans la course à la maison connectée avec de nombreux produits disponibles immédiatement, à des prix allant de 40€ à 100€. J’ai testé tous ces petits objets qui, une fois installés, doivent être intégrés dans des « Règles » que vous devrez définir vous-mêmes.

On dit que c’est LA grande technologie des 5 prochaines années: l’internet des objets (IoT) sera une nouvelle révolution dans nos habitudes numériques, n’importe quel objet pouvant être connecté au réseau, contrôlable à distance et donc, « smart » (intelligent).

Mais concrètement, où en est-on en cette fin d’année 2015 ? La situation avance timidement, il faut le reconnaître, du moins au niveau de l’offre pour le grand public. En cause, sans doute, la coexistence de plusieurs normes de communication entre les appareils, et la mise en place progressive d’un réseau mobile dédié à ces petits objets (Proximus vient d’annoncer son LoRa), qui ne devraient plus automatiquement être reliés à votre réseau, à votre modem.

vertDes stratégies différentes

Certains grands acteurs comme Nest (une société rachetée par Google il y a quelques années) proposent déjà des thermostats, des détecteurs de fumée et des caméras de surveillance pour le salon. Mais Nest ne se précipite pas, et chaque produit est mûrement réfléchi avant d’être commercialisé.

D’autres, comme l’inévitable géant de l’électronique Samsung, ont choisi la prudence. Après avoir acheté Smart Things, le Coréen prend le temps d’adapter cette technologie à nos marchés européens. Il veut également rendre compatible la plupart de ces nouveaux produits (du frigo à la télévision), et ils sont très (très) nombreux.

Devolo fonce, tête (presque) baissée

Et enfin, il y a d’autres acteurs qui décident de se lancer dans l’aventure pour être parmi les premiers. C’est le cas de Devolo, qui nous a présenté son kit ‘Home Control’ et nous a permis d’installer et de tester ses petits gadgets connectés.

De la vanne thermostatique au détecteur de mouvement, le constructeur allemand, qui s’est fait connaître avec ses boitiers CPL (une alternative au Wi-Fi faisant transiter le réseau via l’installation électrique), y a été franchement. Tous les produits sont déjà disponibles, notamment chez Media Markt.

Le système Home Control ne se configure pas à partir d’une application, mais à partir d’un page web, idéalement sur un ordinateur avec souris (sur une tablette, c’est possible également, mais certaines manœuvres seront plus délicates).

Pour l’instant, on ne peut pas parler d’une fonction d’alarme, car il n’y a pas de sirène pouvant s’enclencher si un détecteur de mouvement ou d’ouverture est activé. Au mieux, vous recevrez un SMS (les premiers sont gratuits mais après il faut payer) ou un email. On n’est donc pas dans de la sécurité, comme le kit iSmartAlarm dont nous vous avons déjà parlé.

Un kit de base à 219€

Le kit de démarrage à 219€ comprend le ‘hub’ (cerveau de l’installation, reliée à votre routeur), un détecteur d’ouverture et une prise intelligente.

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Le ‘hub’
 : c’est avec lui que communique tous les appareils de la gamme Devolo Home Control. Cette petite boite blanche se branche directement dans une prise murale, et n’a pas besoin d’être branchée avec un câble réseau à votre modem si celui-ci est déjà relié au réseau électrique par un boitier CPL (Courant Porteur en Ligne, quelle que soit la marque). Plutôt pratique et discret.

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Le détecteur d’ouverture
 : comme son nom l’indique, il est composé d’un petit boitier blanc avec diode rouge à fixer sur l’encadrement, et d’un petit élément à placer sur la porte. Il sait quand elle est ouverte ou fermée. Il peut s’utiliser sur une fenêtre, une armoire, un tiroir… ou tout ce qui s’ouvre et se ferme, a priori. Son installation est simple, car tout est très léger : avec des morceaux de double-face ajustés (fournis) ou des petites vis (fournies également, avec les chevilles). Son rôle est celui de déclencheur d’une autre action au sein du système Home Control, comme l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente. 49€ si vous l’achetez à part.

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La prise :
rien de bien compliqué, il s’agit d’un adaptateur à brancher dans une prise murale, qui sera donc contrôlée par le hub pour être allumée ou éteinte. On y branchera par exemple une lampe, qu’on laissera toujours allumée, et qui se commandera de manière intelligente via le système Home Control. 49€ si vous l’achetez à part.
Construire sa maison connectée

L’idée et le slogan de Devolo sont : « Construisez vous-même votre maison connectée » en y ajoutant progressivement de nouveaux appareils de la gamme, ceux dont vous pensez avoir besoin. Voici les autres gadgets disponibles que nous avons pu installer :

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Le détecteur de mouvement (69€) :
même principe que le détecteur d’ouverture / fermeture. C’est d’ailleurs un petit boitier au look et aux dimensions identiques. Nous l’avons placé dans un garage et il a parfaitement réagi, même lors de mouvements légers à 3 ou 4 mètres. Son but est également de servir de déclencheur à une action que vous devrez configurer.

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Le détecteur de fumée (59€) :
il est livré avec des petites vis pour un montage facile. Le plastique est de bonne qualité, et l’installation assez simple. Il est forcément équipé d’une petite sirène pour un déclenchement automatique, indépendant de votre système Home Control. En cas de problème, vous serez réveillé avant que n’importe quelle autre action ne puisse se déclencher. Via une règle à configurer, il pourrait déclencher, en cas de problème, l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente.

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L’interrupteur (49€) et la télécommande (39€)
 : il s’agit simplement de dispositifs permettant de déclencher une action (il y a 4 boutons donc 4 actions que vous pouvez programmer). Leur intérêt : vous éviter d’ouvrir l’application ou la page web de votre système Home Control pour déclencher allumer une prise ou définir une température. Un bon gain de temps à la clé. L’interrupteur est très léger et peut donc se coller n’importe où avec le ‘double-face’ fourni. La télécommande est petite et prévue pour être utilisée en porte-clés.

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La vanne thermostatique (69€):
bel effort de Devolo, qui a pris la peine de mettre au point une vanne thermostatique intelligente qui ouvre et ferme la circulation d’eau chaude dans votre radiateur. La vanne est fournie avec deux bagues, le tout se serrant à la main, et puis de manière plus importante une fois que la vanne est connectée. Il y a un petit écran qui indique la température assignée à la vanne lorsqu’on pousse sur un bouton, et deux flèches pour modifier cette température. En aucun cas cette température sera transmise à votre thermostat de chaudière. C’est une température indicative : si vous la mettez sur 22 degrés, la vanne sera ouverte (laissant circuler l’eau chaude dans le radiateur si la chaudière ‘tourne’) tant que la température n’est pas atteinte. Dès qu’il fait plus de 22 degrés dans la pièce, elle ferme l’arrivée d’eau chaude.

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Le thermostat d’ambiance (99€):
c’est un simple outil d’indication (de la température ambiante) qui peut engendrer d’autres actions. Contrairement aux thermostats de Nest ou de Netatmo, on ne peut pas (pour l’instant) le relier à une chaudière pour qu’il active la circulation d’eau chaude dans les radiateurs, mais il peut par exemple être couplé à une prise intelligente de votre système Home Control qui commanderait un radiateur électrique. On pourrait alors créer un règle : si la température constatée par le thermostat est supérieure à 22°, alors la prise (et donc le radiateur électrique) doit s’éteindre. Le petit boitier se colle ou se fixe avec des petites vis fournies dans n’importe quelle pièce, et est équipé de boutons pour modifier la température désirée.
L’intelligence est… dans votre tête

Tous ces petits appareils de détection ou de contrôle ne servent à rien (sauf le détecteur de fumée) si vous ne créez pas de ‘Règles’ via la page web de gestion de votre système Home Control. Devolo a donc une approche inverse à celle de Nest, par exemple, dont le thermostat s’ajuste automatiquement, et dont le détecteur de fumée et la caméra s’intègrent dans votre maison Nest avec une ‘intelligence artificielle’ (vous ne devez pas leur dire ce qu’ils doivent faire).

Avec Devolo, c’est à vous d’imaginer des règles entre un détecteur (par exemple, l’ouverture de la fenêtre de la salle de bain) et un contrôleur (par exemple, la vanne thermostatique du radiateur de la salle de bain qui se couperait automatiquement en cas d’ouverture de la fenêtre).

Nous avons créé cette autre règle assez simple: lorsque le détecteur de présence placé dans le garage détecte du mouvement, la prise intelligente placée dans le garage, à laquelle est reliée une lampe, s’allume.

Les seules limites sont celles de votre imagination, même si on aurait aimé pouvoir ajouter une plage horaire à la règle de l’allumage automatique de la lampe du garage (uniquement la nuit, idéalement).

Comme vous le voyez ci-dessous, ces règles se configurent assez simplement via cette interface où vous faites glisser des éléments de votre système Home Control.
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Quelques couacs

Durant notre test, nous avons rencontré deux petits problèmes, qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série. La prise, qui permet d’allumer ou d’éteindre l’appareil connectée à cette petite prise murale, a été assez capricieuse. Dans la chambre, lors de notre premier essai (sur un bloc multiprises, mais ça n’est pas déconseillé), elle s’est allumée et éteinte intempestivement, parfois en pleine nuit, alors qu’elle avait pour consigne d’éteindre notre installation TV/Décodeur durant la nuit et une partie de la journée. Vu le petit « clic » qui va avec l’allumage ou l’extinction de la prise, cela a suffi à nous réveiller…

Placée dans le garage pour allumer une lampe qui y était reliée lors de la détection d’un mouvement, elle a fonctionné durant quelques jours avant de devenir « inaccessible » ou incontrôlable à distance, restant parfois allumé toute la nuit.

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L’autre appareil qui nous a posé problème est l’interrupteur. Nous n’avons pas réussi à l’installer, malgré le suivi de la procédure en vidéo. Pire : lorsque nous avons tenté de le réinitialiser en suivant une autre procédure, celle de l’aide en ligne, cela n’a pas fonctionné non plus. Un objet complètement inutilisable.

Deux couacs qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série, mais qui sont révélateurs de la précipitation de Devolo, qui n’a sans doute pas pris la peine de tester tous les appareils dans les moindres détails.

Conclusion

Devolo a beaucoup de mérite à se lancer aussi vite, et aussi fort, dans la course à la maison connectée, celle qui deviendrait intelligente car on lui ajouterait (facilement) un tas d’accessoires gérés par une application, et capables de communiquer entre eux.

Les petits objets proposés par la marque allemande sont nombreux, et leur finition est plutôt bonne. Leur installation ne nous a pas posé de problème, hormis celle de l’interrupteur (voir plus haut).

Mais Devolo a pris le pli de confier l’intelligence derrière sa maison connectée à l’utilisateur, qui doit créer des règles, sinon tous ces objets sont pratiquement inutiles. Si le site web est relativement fonctionnel (même si on retrouve des commandes en allemand par ci par là), il est assez révélateur que l’application ne puisse que contrôler les appareils : c’est assez lourd (et complexe) de configurer sa maison connectée quand on doit penser à tout.

De plus, dans la précipitation, il semblerait que certains appareils soient capricieux, et que certains bugs persistent. Si les prix étaient peu élevés, on le comprendrait. Mais pour couvrir les deux années de développement de la gamme, il faut débourser entre 40€ et 100€ pour agrandir son système Home Control. On n’accepte donc difficilement le moindre bug à ce prix-là, d’autant que les conséquences peuvent être fâcheuses (une lampe qui reste allumée, ou pire, un radiateur électrique). Pour notre « maison connectée », on veut être sûr de son matériel…

D’autres acteurs, comme Nest (Google), sont nettement plus prudents, et vendent nettement mois d’objet car ils entendent fournir l’intelligence qui contrôle ces appareils connectés, et veille à une fiabilité totale.

Nest s’adresse à Monsieur et Madame Tout le Monde, tandis que Devolo est davantage réservé aux geeks / bricoleurs, qui aiment doter leur maison de quelques gadgets, et dont les règles qu’ils devront imaginer eux-mêmes peuvent effectivement faciliter la vie, et rendre la maison plus « smart ».



Nouvelles technologies: ce qu’il faut retenir du salon de Las Vegas

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Mobilité, Pratique , le 12 janvier 2015 08h35 | Ajouter un commentaire

Le salon d’électronique grand public de Las Vegas, International CES, est déjà terminé. Voici 10 tendances à retenir de cette édition 2015:

Une télévision ultra-haute définition

Des écrans géants, incurvés pour une vision panoramique, et surtout toujours plus haute définition avec en particulier une poussée du format « 4K », de qualité quatre fois supérieure à la HD actuelle: les groupes d’électronique ont sorti les grands moyens pour convaincre les consommateurs de changer leurs téléviseurs.

Des voitures sans conducteur

Les grands constructeurs automobiles ont amené à Las Vegas des véhicules hyper-connectés, et n’ayant pour certains même plus besoin d’un conducteur.

Mention spéciale pour l’allemand Daimler et son prototype futuriste très poussé, totalement autonome avec un espace intérieur réinventé pour créer un salon roulant où l’on peut discuter, travailler ou se relaxer en tournant le dos à la route.
 
Des transports roulants écolos

A côté des voitures, un tas d’appareils légers, équipés de une à parfois cinq roues et inspirés du scooter, du segway, voire du skateboard et des patins à roulettes, sont venus au CES avec l’ambition de s’imposer comme un nouveau mode écologique de déplacement urbain.

Des drones partout
 
Le CES leur a pour la première fois consacré un espace dédié, preuve de l’usage croissant de ces mini appareils volants sans pilote embarqué, initialement à usage militaire mais qui trouvent des applications croissantes dans l’industrie, l’agriculture ou la vidéo.

Des « selfies » vus d’en haut

Marre de vous prendre en photo en tendant votre smartphone à bout de bras ? Prenez une autre perspective, celle des airs, en utilisant votre drone auto-suiveur pour faire votre « selfie ». Ou encore un « bras à selfie » télescopique, un accessoire qui a rencontré du succès parmi les visiteurs du salon.

La réalité devient virtuelle

Une autre perspective, c’est aussi ce que promettent des technologies toujours plus immersives. Avec des images et du son en trois dimensions plus vrais que nature, la création d’univers virtuels apparaît de moins en moins comme de la science-fiction.

L’un des sociétés phares du secteur, Oculus (Facebook), faisait tester au CES la dernière version de son casque prototype. Au-delà d’applications évidentes dans le cinéma et les jeux vidéo, certains imaginent déjà de s’en servir dans les communications, l’éducation, ou l’entraînement des militaires et des chirurgiens.

Des « coachs » connectés et vraiment portables

Les objets connectés ne se contentent plus de compter vos pas ou vos battements de coeur, ils donnent des conseils au sportif amateur et surveillent l’état de santé en connexion le cas échéant avec le médecin, avec l’espoir de jouer un rôle préventif.

Bracelets, montres, lunettes: l’électronique devient particulièrement prête-à-porter dans les « wearables », en plein essor. Mais elle cherche aussi de plus en plus à se faire oublier pour séduire au-delà des « geeks », avec des bracelets d’activité ressemblant à de vraies montres, ou des fils conducteurs tissés directement dans le textile.
 
La puce « bouton » d’Intel

Intel a présenté une nouvelle puce de la taille d’un bouton. Baptisée Curie, elle est censée lui permettre de se positionner dans les « wearables ».

Des robots plus humains

Plusieurs exposants montraient des robots d’assistance au CES. Mais la star a été Chihira Aico, la Japonaise plus vraie que nature de Toshiba dont le visage au grain de peau hyperréaliste offre les mêmes expressions faciales qu’un humain: elle chante, parle, sourit, cligne des yeux, et ambitionne d’aider les visiteurs des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Une maison connectée

Le CES a permis d’exposer un tas d’appareils et de dispositifs anticipant les besoins des habitants de la maison, de la sonnette qui observe les visiteurs approcher à l’électroménager qui détecte la présence.

(Avec AFP)

Vous quittez l’Europe cet hiver ? N’oubliez pas cette prise !

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 12 décembre 2014 11h01 | Ajouter un commentaire

Qui ne s’est jamais retrouvé sans batterie cause d’une différence de prise à l’étranger ? La plupart des touristes ou des travailleurs se déplaçant régulièrement. Pour ceux-là, on a la solution…

Vous quittez l'Europe cet hiver ? N'oubliez pas cette prise !

Tous ceux qui ont déjà quitté le continent européen ont déjà fait ce désagréable constat: le monde entier ne s’est pas entendu pour uniformiser les prises de courant. Royaume-Uni et Etats-Unis, pour ne prendre que ces deux destinations connues des touristes, utilisent leur propre format de prise. Trois pattes épaisses pour les premiers, deux petites pattes pour les seconds.

Ces différences avec l’Europe sont très peu pratiques, et bien souvent, un adaptateur est la dernière chose qu’on songe à mettre dans ses bagages. Du coup, arrivé à destination, et parfois même à l’aéroport ou à l’hôtel, on passe à la caisse.

Ces deux établissements ont la malhonnêteté de profiter de votre distraction ou de votre ignorance, pour gonfler les prix. A New-York, dans un bel hôtel, il vous en coutera facilement 25$ pour un simple adaptateur Europe -> USA.

 

Dans 150 pays…

Skross, un fabricant suisse, a eu l’intelligence de sortir un adaptateur universel, qui fonctionne « dans plus de 150 pays dans le monde ». De quoi voyager sans stress.

Ce « World Adapter Pro+ USB » est construit intelligemment: il suffit de faire clisser les pattes dont vous avez besoin pour l’utiliser dans le pays correspondant. Les six fiches différentes supportent une puissance maximale de 2.500 W.

De plus, comme son nom l’indique, il permet de fixer un petit adaptateur supplémentaire pour un faire un double chargeur USB, de quoi s’occuper d’un smartphone et d’une tablette en même temps, par exemple.

Son prix indicatif est de 20€, mais on vous déconseille de l’acheter dans un aéroport ou un hôtel.

50 tables de kicker contrôlées avec une application Facebook: « On nous a pris pour des fous »

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 13 juin 2014 13h35 | Ajouter un commentaire

Ils sont fous, ces Allemands ! Une agence de pub a mis au point une compétition de kickers qui se contrôlent à distance, via Facebook. 50 tables se trouvent dans un hangar à Francfort. On a été jeté un oeil…

Il est probable que vous en ayez déjà marre qu’on vous serve de la Coupe du Monde à toutes les sauces…

Mais ce que nous avons pu visiter ce mercredi 11 juin, à la veille du coup d’envoi de l’évènement sportif le plus regardé au monde, n’y est que lointainement lié. Or, il devrait intéresser tous les amateurs de nouvelles technologie et de réseaux sociaux.

Un tournoi international de « kicker » (vous allez comprendre les guillemets), qui se joue via…. Facebook. A la clé ? Quelques cadeaux pour les participants, et pour la nation victorieuse de la finale, « on ne sait pas encore, mais il y aura quelque chose », nous a promis Sarah Thomas, responsable Facebook du groupe Lidl, commanditaire de ce projet complètement fou.

 

Comment ça marche ?

Dans un hangar perdu au milieu d’un vieux zoning industriel de Francfort, on trouve 50 petites tables de kicker, divisées en deux parties. Chacune d’elles est un espace de tir au but, façon penalty (un tireur, un gardien, un goal et un ballon, donc).

Ces tables sont des concentrés de mécaniques et de nouvelles technologies. Caméras, bras articulés, modem, tableau électrique… Il y a tout ce qui faut pour permettre aux fans de la page Facebook du géant allemand de la grande distribution de s’affronter à distance, via le réseau social.

 

Pas vraiment un kicker un direct

Un duel se résume à trois penaltys par joueur, tour-à-tour gardien puis buteur. Le contrôle est forcément limité, « et se base sur un penalty dans FIFA 14 » (un jeu vidéo de football sur console), nous a expliqué Dominik Heinrich, le responsable de ce projet, travaillant pour une célèbre agence internationale de publicité.

En gros : vous cliquez au bon moment pour choisir la direction, et ensuite pour la puissance de la frappe. Votre adversaire en fait autant avec la direction du plongeon, et sa rapidité. « C’est donc surtout de la chance », reconnaissent volontiers les concepteurs.

 

Tout est automatique

Il n’y a aucune intervention humaine, mais la scène du penalty est bien réelle. Tout est automatisé, y compris la vidéo filmée en direct, et qui est montrée aux opposants quelques secondes plus tard.

Le hangar de Francfort cliquote donc dans tous les sens, mais le bruit des cinquante tables de kicker est contenu, car limité à des petits bonshommes qui touchent (assez mollement) une balle en plastique. Une scène assez surréaliste, à vrai dire…

 

8 mois de travail

L’agence de pub et ses créatifs ont bien bossé entre le début du projet (novembre 2013) et son lancement (juin 2014).

« Au début, on était environ 6, pour créer le prototype et le montrer à Lidl. Ensuite pour la production en série, 54 personnes ont bossé pendant plusieurs mois. C’est un projet d’envergure ».

Un gros projet, mais surtout un concept unique. Fou, d’accord, mais unique en son genre…

 

Tout ça pour une campagne Facebook

Le marketing a bien changé, diront certains. En effet, consacrer un tel budget (les chiffres ne sont pas dévoilés) pour amuser les fans d’une page Facebook, c’est clairement une première dans le monde de la grande distribution.

« Le but n’est pas de gagner encore plus de fans », explique Sarah Thomas, qui est tout de même très fière de nous annoncer que le cap est 11 millions (sur 23 pays) est atteint. « C’est de les fidéliser, de les divertir ».

 

Étonnant de la part de Lidl ?

Une ambition qui peut étonner, vue de Belgique, où Lidl a (de moins en moins) une image « discount » qui n’a rien à faire, a priori, avec une campagne à plus d’un million d’euros.

« Ce n’est pas pour autant que nos prix vont augmenter », nous garantit-on du côté de Lidl Belgique. « On a de bonnes parts de marché, qui permettent d’investir dans d’autres domaines, comme le marketing et la communication », nous a expliqué Julien Wathieu, porte-parole.