Comparatif

Deux bons smartphones à moins de 300€: lequel choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 15 mai 2017 06h54 | Ajouter un commentaire

Moto G5 Plus, Xperia XA1: quel est le meilleur de ces deux smartphones à moins de 300€ ?

Ils ont chacun leurs qualités et leurs défauts, et prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas forcément mettre 800€ pour avoir un smartphone élégant et fonctionnel. Ce n’est que du côté photo, sans surprise, que le fossé est grand par rapport aux ténors du secteur. J’ai pu comparer le Moto G5 Plus de Lenovo et le Xperia XA1 de Sony, deux smartphones qui viennent de sortir. Un match très serré.

Alors qu’on est en pleine saison de sorties en grandes pompes de nouveaux smartphones haut-de-gamme (Huawei, LG, Samsung et bientôt HTC), des appareils très chers, il est bon de regarder à nouveau dans le milieu du tableau.

Car ne l’oublions pas, le grand public ne met pas souvent 800€ pour un nouveau smartphone qu’il changera probablement deux ans plus tard, âge moyen de nos précieux petites dalles tactiles. Et il a raison. Ces dernières années, on trouve généralement les meilleurs rapports qualité-prix entre 199€ et 299€.

Deux appareils de ce genre sont arrivés à la rédaction de RTL info cette semaine: le Lenovo Moto G5 Plus (299€) et le Sony Xperia XA1 (279€). Que valent ces deux appareils à moins de 300€?

sonyd
Look épuré tout en finesse du côté de Sony

Sony Xperia XA1: design parfait, écran et appareil photo très moyens

Lorsqu’on déballe le Xperia XA1, on a du mal à croire qu’on tient en main un smartphone à 279€. Il est fin et léger, mais la finition en métal et l’assemblage rigoureux typique de Sony lui confère une prise en main et un look dignes des plus grands. Et l’écran de 5″ occupe toute la largeur du smartphone, ce qui est très agréable à l’œil.

Seuls les grands bords au-dessus et au-dessous de l’écran trahissent une position dans le milieu de gamme, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digital pour le déverrouillage, une option pratiquement indispensable en 2017. On notera tout de même la présence du port USB Type-C réversible et plus performant.

La fiche technique est prometteuse: Android 7.0 Nougat est plutôt bien animé par une puce mobile Mediatek Helio P20, composée d’un processeur à 8 cœurs Cortex A53 cadencés à 2,3 GHz et d’un GPU Mali T-880 MP2 à 900 MHz. La RAM est de 3 Go, et le stockage interne de 32 Go extensibles via carte microSD. La batterie est de 2.300 mAh (elle est assez endurante), et la résolution HD (1280 x 720 pixels) plutôt logique en regard du prix contenu. Bref, c’est très honnête.

glo
Un beau smartphone à qui il manque un capteur d’empreinte

Les plus gros défauts du XA1 se situent du côté de l’écran, dont le contraste est ridicule, et la gestion de la luminosité catastrophique. En plein jour, on a l’impression qu’il n’est pas assez rétroéclairé. En pleine nuit, il fait mal aux yeux tellement il reste trop lumineux, malgré le capteur qui l’adapte automatiquement.

Quant aux photos, les 23 MP annoncés n’ont finalement qu’un seul avantage: pouvoir zoomer plus que les autres smartphones de la catégorie. Pour le reste, on est plutôt déçu de la qualité générale des photos, et par une certaine lenteur dans le traitement et le visionnage des clichés, comme s’il y avait trop de pixels pour la puce graphique. Bémol: dans le noir, il absorbe plus de lumière, mais cela correspond également à un lissage excessif. Bref, c’est moyen.

Côté interface, Sony soigne de plus en plus sa surcouche, la rendant un peu plus discrète, même s’il y a encore une dizaine d’applications préinstallées, aussi inutiles et encombrantes que AVG, Xperia Lougne, PlayStation, Amazon etc. Mais elle est esthétique, par contre: les ajouts de couleurs par-ci par-là sont bien dosés. Une expérience globalement agréable.

moins
Le Lenovo est moins élégant, mais plus fonctionnel

Lenovo Moto G5 Plus: plus performant, mais moins beau

Le fabricant chinois Lenovo souffre en Belgique d’un manque d’image, du moins au niveau des smartphones (pour les PC, il est assez bien apprécié). Après avoir racheté Motorala il y a quelques années, il a finalement décidé, après plusieurs hésitations, de ne plus vraiment utiliser le nom de la marque. On parle donc du Lenovo Moto G5 Plus.

Le gros avantage des smartphones de Lenovo, comme la plupart des marques chinoises, c’est le prix contenu par rapport aux performances. Le G5 Plus ne déroge pas à la règle.

Mais contrairement au Xperia XA1, le design n’a rien de très attirant. C’est du métal qui ressemble à du plastique, le look est un peu grossier par moment, et ne fait pas dans la finesse. Quant aux bordures de l’écran, elles sont épaisses de tous les côtés… On préfère nettement le Moto Z Play de l’an dernier.

Par contre, côté écran et appareil photo, Lenovo fait un peu mieux que Sony. Les 5,2″ affichent du Full HD (1920 x 1080 pixels) avec un meilleur niveau de luminosité, même si on est très loin de la qualité des dalles du haut-de-gamme. L’APN de « seulement » 12 MP a donné de meilleurs résultats que les 23 MP du Xperia. Les couleurs étaient plus soignées, plus fidèles, tandis qu’il y avait plus détails dans les photos, et moins de lissage et de bruit.

meilleur
Le meilleur d’Android avec une touche subtile de Lenovo

Le Moto G5 Plus a une fiche technique du même niveau que le Sony, avec une puce Snapdragon 625, 32 GB de stockage interne, 3 GB de RAM. Mais il a la décence d’être équipé d’un capteur d’empreinte digitale à l’avant. Il faut par contre se contenter d’un port micro-USB largement dépassé. On ne peut décidément pas tout avoir.

Côté interface, on est dans de l’Android 7.0 « stock », c’est-à-dire dans la version la plus pure du système d’exploitation de Google, avec le minimum d’ajout logiciel de la part de Lenovo (pas d’application maison, juste un ou deux widgets et des mouvements pour lancer l’appareil photo, par exemple). On peut également se servir du capteur comme unique bouton de navigation Android (home, retour, multitâches), comme sur le Huawei P10. Bref, c’est du tout bon.

Conclusion

Difficile de les départager, ces deux-là. Le Xperia XA1 de Sony (279€) a pour lui un look et une finition très soignés, mais un écran et appareil photo décevants, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digitale, devenu pourtant indispensable en 2017.

Le Lenovo Moto G5 Plus (299€) n’a pas les défauts du Sony, mais son look est assez passe-partout, voire grossier quand on évoque les bordures de l’écran. Son point fort, c’est son interface très proche de la version pure d’Android 7, avec des ajouts très intelligents, comme un lecteur d’empreinte pouvait faire office de navigation Android à un pouce.

Votre choix se portera sur votre préférence: un look nickel ou un capteur d’empreinte intelligent ?

De notre côté, on préfère le déverrouillage par empreinte. En 2017, pour un smartphone à plus de 200€, on ne peut pas s’en passer…

ccl
S’il ne faut en garder qu’un, on prend le Lenovo pour son écran et son capteur d’empreinte

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 27 avril 2017 07h50 | Ajouter un commentaire

Le HTC U Ultra n’est pas qu’un nouveau (grand) smartphone disponible en Belgique. Il est le premier de sa catégorie (vendu en Belgique) équipé un second écran. Son but premier: afficher des informations quand le téléphone est en veille. Mais pas que… RTL info a pu mettre la main sur ce smartphone haut-de-gamme vendu 799€.

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Depuis l’an dernier, certains constructeurs, qui cherchent à se différencier sur un marché du smartphone de plus en plus concurrentiel, ont opté pour l’ajout d’un second écran, nettement plus petit, sur le dessus de l’appareil. LG, notamment, l’a fait avec un modèle destiné uniquement au marché américain.

Chez nous, le HTC U Ultra est le premier du genre, et nous avons pu le tester cette semaine. Il s’agit avant tout d’un smartphone haut-de-gamme, et surtout de très grande taille (le plus imposant jamais construit par le constructeur taïwanais) : 5,7″.

Il a ensuite une configuration solide, avec une puce Snapdragon 821, 4 GB RAM, 64 GB de stockage, un écran WQHD de 2560 x 1440 pixels, appareil photo de 12 MP stabilisé (16 MP à l’avant), charge rapide de la batterie de (seulement) 3.000 mAh. Le prix est assorti: 799€ au lancement.

htc003
Quand le smartphone est en veille, des infos de ce genre sont affichées quand on le soulève

2,05″ et 160 x 1040 pixels pour économiser la batterie

Attardons-nous sur sa particularité principale d’un point de vue esthétique et pratique: il a un second écran, situé au-dessus et à droite de l’affichage principal. Ce petit écran a une diagonale de 2,05″ et affiche 160 x 1040 pixels. A quoi sert-il ?

L’idée de base, c’est d’afficher quelques infos qui vous évitent de réveiller sans cesse votre smartphone pour voir l’heure ou les éventuelles notifications. A la clé, c’est une potentielle économie de batterie…

En soulevant simplement le HTC U Ultra, ce petit écran se réveille et vous apercevez l’heure, la date, l’état de la batterie, la météo et les éventuelles notifications des applications que vous avez choisies.

Une première fonction déjà pratique à nos yeux, équivalente finalement aux options d’écrans always on qu’on retrouve actuellement sur plusieurs smartphones, dont les Galaxy A3 et A5 de Samsung, ou le G6 de LG.

htc005
Quand le smartphone est actif, le second écran peut afficher des raccourcis vers des contacts, par exemple

Une télécommande permanente quand l’écran est actif

En plus de cette fonction de petit écran de veille, il y a celle qu’on décide de lui attribuer quand l’écran principal est actif. Il faut alors le considérer comme un écran déporté que l’on peut transformer une petite télécommande, par exemple.

C’est plutôt bien vu de la part de HTC. Les usages et les fonctionnalités des smartphones sont en constante évolution (et multiplication): il arrive souvent qu’on ait recours au ‘multitâches’, et qu’on doive fermer sa fenêtre Facebook, par exemple pour changer de musique.

C’est du passé avec le U Ultra: un petit contrôleur Spotify peut être actif en permanent sur le second écran, quand vous utilisez votre smartphone. Très pratique.

Mais cela ne se limite pas à la musique. On peut afficher le prochain évènement de l’agenda, des raccourcis vers des contacts (ou applications) à choisir, un rappel fixé par vos soins (ex: changer litière), ou les notifications de certaines applications (mais dès lors il y a des doublons car ces notifications sont forcément affichées dans la zone de notification traditionnelle.

Pour passer de l’un à l’autre, il suffit de faire glisser son doigt dessus vers la droite ou la gauche pour faire défiler les notifications ou les fonctions. Le smartphone retient quelle était la dernière chose affichée (contrôleur Spotify, rappel, agenda, etc).

htc009
Des petits boutons Android pas très bien positionnés, ce qui rend l’utilisation à une main pratiquement impossible

Conclusion

Le HTC U Ultra est un très grand smartphone, qui n’exploite pas spécialement bien l’espace disponible car la batterie n’est que de 3.000 mAh, et surtout car son écran n’occupe que 69% de la face avant (il y a donc de grands bords de part et d’autre).

Un défaut en partie comblé par ce fameux ‘second écran’ qui est finalement bien pratique: quand le téléphone est en veille, on peut alors voir un tas d’informations en soulevant simplement l’appareil ; quand le téléphone est actif, on peut s’en servir comme d’une télécommande ou barre de raccourcis.

Une option bien sympa, donc, mais qui ne justifie pas à elle-seule l’investissement de 799€ demandé par HTC pour son dernier flagship. Le smartphone est certes très performant de manière générale, mais souffre d’un manque d’ergonomie quand on essaie de l’utiliser à une main: les boutons Android sont placés beaucoup trop bas pour être utilisables de manière aisée, et c’est l’inverse pour ceux du volume.

Reste une finition arrière en verre qualifiée de « surface cristalline novatrice aux contours élégants« , selon HTC. Ce qui promet quelques jolis effets de couleurs mais garde bien les traces de doigts. Question de gout, mais c’est assez passe-partout à nos yeux: globalement, on n’a pas l’impression de tenir en main un appareil à 799€, soit le prix du Galaxy S8 de Samsung, star de l’année… Et notez enfin qu’à ce prix-là, vous perdez la prise mini-jack du casque, qui devra donc être sans-fil.









Ce robot-aspirateur est plus efficace qu’un Dyson !

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Pratique, Test , le 23 février 2017 07h27 | Ajouter un commentaire

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. Je l’ai comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Ce robot-aspirateur est PLUS EFFICACE qu'un Dyson de dernière génération: notre test

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. On l’a comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Fruit du hasard : nous avons eu en test le Roomba 980, l’un des derniers robots-aspirateurs de la marque iRobot, quelques semaines après avoir acheté, à titre tout-à-fait personnel et durant les soldes (car ça coûte vraiment un os…), un aspirateur traditionnel Dyson.

De quoi pointer clairement – au moment voulu dans ce test – les différences entre un robot à 989€ qui nettoie tout seul, et un aspirateur-balai classique à 429€ qu’il faut bien entendu passer manuellement.

Mais attardons-nous d’abord un instant sur le nouveau modèle d’iRobot. On vous avait déjà parlé il y a quelques années d’un modèle moyen-de-gamme de cette marque américaine qu’on aime assez bien, car elle est l’une des rares qui n’essaient pas de tout faire, tout vendre, mais qui se concentrent sur la robotique, et le font donc très bien.

roomba002
L’application, toute simple, qui sert à contrôler notre robot (même en dehors du réseau Wi-fi).

Plus intelligent et connecté

Le Roomba 980 est une version nettement améliorée, même si le mécanisme de base de l’aspiration reste relativement identique : une brossette excentrée qui projette les crasses vers le centre du robot, où se trouvent deux rouleaux en caoutchouc qui tournent de manière concentrique. Ce système, couplé bien entendu à une aspiration, est diablement efficace.

Le constructeur a surtout travaillé, dès lors, sur l’intelligence de ses aspirateurs haut de gamme. En les dotant d’une connectivité pour être contrôlés et configurés par une application de smartphone, même à distance (ça ne les rend pas plus malin pour autant…) ; mais surtout en leur ajoutant une caméra sur le dos pour améliorer leurs déplacements et leur gestion de l’espace environnant.

R980020_SmartLa technologie brevetée iAdapt est dès lors passée en version 2.0. Principal avantage: le robot analyse la pièce en permanence, et sait où il se trouve. Il peut donc nettoyer un étage entier, tout en revenant jusqu’à sa station toutes les 2 heures environ, pour recharger sa batterie, puis continuer sa tâche.

Il est également plus malin qu’auparavant dans ses déplacements, qui nous ont semblé plus cohérents et moins aléatoires. Il va aspirer comme une tondeuse coupe une pelouse, en ligne parallèle. Mais il contourne intelligemment les objets et longe bien les murs avec son côté ‘brossette’.

Gardons les pieds sur terre: il a encore des comportements étranges. Lors de notre test, il a tourné en rond plusieurs fois dans un recoin (pourtant assez grand) d’une pièce, alors qu’il est supposé l’analyser en permanence.

Notons enfin qu’il reconnait le type de sol qu’il aspire. S’il se retrouve au-dessus d’une moquette, la puissance de son aspiration va se décupler dans la seconde: pas de problème, donc, s’il passe sur un tapis au milieu du parquet du salon.

roomba006
Le secret du Roomba 980 sur moquette: ses cylindres concentriques en caoutchouc

Plus efficace qu’un Dyson (sur de la moquette)

C’est justement sur ce point que le Roomba devient plus efficace qu’un aspirateur balai traditionnel. Et même s’il s’agit d’un Dyson de la dernière génération. C’est ce qu’iRobot appelle Carpet Boost: la puissance d’aspiration est automatiquement renforcée sur tapis et moquette, « jusqu’à 10 fois« . Le moteur de 3ème génération devient en effet plus efficace et les rouleaux en caoutchouc frottent littéralement le tissu pour déloger les crasses, qui sont ensuite aspirées.

Nous avons voulu en avoir le cœur net et dès notre premier test, il n’y avait aucun doute: le Roomba 980 déloge les crasses du tapis plain situé à l’étage de la maison, là où l’aspirateur-balai Dyson ne fait parfois que la traîner, la déplacer, sans parvenir à la décrocher.

eff
Efficace sur moquette comme sur parquet

Conclusion

Oui, un robot sur batterie peut être plus efficace qu’un Dyson avec prise pour aspirer certaines surfaces, surtout la moquette dans le cas de notre test. C’est dû en grande partie à sa configuration: deux cylindres concentriques qui frottent le sol et envoient les saletés vers l’aspiration, là où la brosse d’un aspirateur a tendance à les traîner.

Relativisons tout de même ce constat: il s’agit d’une moquette de qualité moindre, assez fine et où les crasses s’accrochent visiblement davantage. Sur un tapis plus moelleux, ou à poils longs, le Dyson sera plus efficace car plus puissant.

Précisions également que cela reste globalement plus rapide et efficace de nettoyer à la main avec un bon aspirateur, dont le réservoir est plus important (si vous utilisez souvent le Roomba, il faudra le vider au moins toutes les semaines), et qui va tout-de-même un peu mieux dans les coins…

Cependant, il suffit d’appuyer sur un bouton ou sur son smartphone pour faire (faire) le ménage. En organisant bien sa journée, il suffit de lever les chaises de la salle à manger, de ranger le salon, d’activer le Roomba puis d’aller faire des courses (car c’est assez bruyant).

En rentrant, la maison sera presque nickel. Une belle économie de temps. Mais pas d’argent: le 980 que nous avons essayé coûte pratiquement 1.000€… Mais c’est du bon matériel, avec des pièces de rechanges (brossette, filtre, etc) facilement commandables sur le site de iRobot. Il y a d’ailleurs un kit de remplacement fourni avec le 980, et deux boitiers pour fermer virtuellement des pièces sans portes.


roomba004

Deux smartphones qui en jettent à moins de 250€

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 5 janvier 2017 08h05 | Ajouter un commentaire

Alcatel avec son Shine Lite (199€), et Wiko avec son uFeel Prime (249€), m’ont envoyé leur dernier smartphone. Deux appareils au look premium (métal et verre), mais au prix contenu. Est-ce une équation réaliste ? Mon verdict à l’issue du comparatif.
Ces deux smartphones affichent un look 'premium' mais coûtent moins de 250€: que valent le Wiko uFeel Prime et l'Alcatel Shine Lite ?

Alcatel et Wiko ont plusieurs points communs. Tout d’abord, ces deux marques ont attaqué le marché très concurrencé du smartphones avec des modèles à (très) bas prix il y a quelques années. Histoire de se faire un nom. Et depuis quelques temps, elles essaient de monter en gamme. Ce qui est assez logique: on gagne très peu d’argent quand on vend des smartphones à 99€, et les marges évoluent souvent proportionnellement au prix de l’appareil.

Notons tout de même que le succès est davantage au rendez-vous pour Wiko, l’entreprise est N.2 en France, N.4 en Belgique et depuis peu, N.5 au niveau européen. Wiko a d’ailleurs presque doublé les effectifs de son siège marseillais. Alcatel a des parts de marché nettement moins importantes, mais travaille activement à créer son image de marque.

/design
Look irréprochable du côté d’Alcatel

Français ?

Ce qui nous amène au second point commun: la France. Wiko est une jeune entreprise basée à Marseille, où les 250 employés s’attellent à concevoir de nouveaux smartphones, et désormais des accessoires connectés (en 2017, on aura droit à des casques, oreillettes, enceintes et bracelets d’activité). Le matériel, bien entendu, est fabriqué en Chine.

L’histoire d’Alcatel est plus mouvementée. Bien qu’appartenant à 100% au chinois TCL depuis 2005, une grande partie de l’équipe est restée française. Le suffixe encombrant One Touch est parti cette année, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Bref, on a des Français indépendants d’un côté, et dépendants d’une maison mère chinoise de l’autre.

Cette origine a son importance: des Européens qui développent (bien) des smartphones, avec une bonne surcouche logicielle pour Android, ont parfois plus de chance de mieux comprendre, culturellement et sociologiquement, les besoins et les envies des utilisateurs européens.

/bord
Avec ses bords irréguliers, le Wiko semble moins bien fini

Look et design: victoire d’Alcatel

Wiko nous a envoyé son uFeel Prime, et Alcatel son Shine Lite, la même semaine. L’occasion de répondre à une question importante: peut-on vendre des smartphones pas chers, avec un look premium ?

Les deux smartphones ont la même taille d’écran (5″), et tournent sous Android Marshmallow (6.0). Le uFeel recevra sans doute en 2017 la mise-à-jour vers Android 7. Ce ne sera pas le cas du Shine d’Alcatel, qui a par ailleurs une version d’Android plus épurée. Wiko modifie pas mal les icônes et les menus d’applications. C’est très coloré et orienté ‘jeunes générations’, mais assez bien pensé.

Extérieurement, on l’a dit, les deux smartphones s’orientent clairement vers le premium. Pas de plastique, beaucoup d’aluminium ou de verre, on se rapproche des modèles haut-de-gamme des grands constructeurs.

A l’examen, cependant, l’Alcatel donne une plus grande impression de solidité, de finition plus maîtrisée. Ses deux faces en verre sont bien assemblées, et même si les arrêtes sont un peu tranchantes, la prise en main est bonne. On regrette juste la position du capteur d’empreintes (un peu trop au milieu à l’arrière, l’index ne tombe pas naturellement dessus), et celle des boutons (le déverrouillage est trop haut sur la tranche, au-dessus du volume).

Le uFeel Prime a un côté plus ‘cheap’. Il ressemble de loin à un petit HTC 10, voire à un Samsung Galaxy S6. De près, cependant, on note un assemblage un peu spécial de l’écran 2,5D (qui ressort donc légèrement). On voit que l’usinage est approximatif, les bords métalliques de la coque en haut, sur notre modèle de test, sont plus épais que ceux du bas et des côtés. En revanche, le capteur d’empreinte est bien positionné à l’avant.

/ecrans
Rien de flagrant de loin, mais de près, l’écran du uFeel Prime est mieux défini…

Qualité de l’écran: le uFeel l’emporte

Dans la zone de prix des 200€, il est rare de rencontrer des écrans Full HD (1920 x 1080 pixels). C’est pourtant le cas du uFeel Prime. Cette meilleure définition de l’écran apporte plus de détails et de netteté de l’image, qui en devient plus confortable. Il suffit de regarder les contours des icônes d’application pour s’en rendre compte. Ce n’est pas vilain chez Alcatel, mais on remarque tout de même un petit côté ‘flou’.

Au niveau de la luminosité, le Shine d’Alcatel l’emporte de peu, et semble plus fidèle au niveau des couleurs. Mais on parle de détails…

On apprécie en revanche l’intégration des boutons Android en dehors de l’écran sur le Shine, ce qui agrandit la surface de travail disponible (ce n’est pas le cas sur le uFeel Prime).

Photos: tous les deux moyens

Lors de notre test, les deux smartphones ont rapidement montré leurs limites en termes de mise au point, de fidélité des couleurs et de capacité en zone sombre. A ce prix-là, c’est tout-à-fait normal, cependant.

Dans de faibles conditions lumineuses, le uFeel s’est mieux débrouillé, rendant plus de détails alors que le Shine est à la ramasse. Pour les couleurs, c’est l’inverse, le capteur Sony 13 MP qui équipe le Wiko a tendance à les saturer, Alcatel (et ses 13 MP) est plus fidèle.

/bons
Deux bons smartphones en métal de 5 pouces

Fiche technique: avantage au uFeel Prime

Au niveau de la puissance, on est dans le milieu de gamme de part et d’autre. En théorie, la puce Snapdragon 430 du uFeel Prime (8 cœurs à 1,4 GHz) devrait surpasser la Mediatek MT6737 du Shine, (4 cœurs à 1,3 GHz). Dans la pratique, après avoir essayé plusieurs applications et jeux, on n’a pas remarqué de grandes différences. Sans doute grâce à l’écran moins bien défini du Shine, qui nécessite moins de puissance graphique.

En revanche, il y a 4 GB de RAM chez Wiko, contre seulement 2 chez Alcatel. Lorsqu’on passe souvent d’une application à une autre, cela peut se ressentir: le uFeel les ouvrira plus rapidement, car elles resteront légèrement actives en arrière-plan, alors que le Shine devra les rouvrir complètement.

Côté stockage, on a 32 GB interne chez Wiko, contre 16 GB chez Alcatel. C’est un argument important, qui justifie à lui seul la différence de prix de 50€…

Conclusion

Le uFeel Prime de Wiko (249€) et l’Alcatel Shine Lite (199€) sont deux smartphones que nous vous recommandons en cette fin d’année. Leur look est réussi: on quitte l’apparence des appareils à bas prix. Et globalement, ce sont deux smartphones agréables à utiliser.

A l’usage, la puissance est suffisante pour faire tourner les applications assez rapidement (attention cependant aux jeux en 3D gourmands). Au niveau de la photo, c’est du moyen-de-gamme, donc évitez les zones peu éclairées.

Il est difficile de les départager, d’autant que le uFeel Prime justifie les 50 € supplémentaires avec une meilleure fiche technique (écran, RAM, stockage, batterie). Et cela se ressent un peu à l’usage: le smartphone de Wiko est un peu plus fluide, et son écran plus agréable à regarder.

Cependant, si on en revient au concept du « smartphone pas cher au look premium », c’est Alcatel qui l’emporte, avec une finition plus homogène et plus maîtrisée techniquement.

ALCATEL SHINE LITE (199€)



WIKO UFEEL PRIME (249€)


Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

cof

La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

cof


Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

cof

cof

cof

cof

cof

cof

cof

cof

Samsung Galaxy S7: est-il vraiment le meilleur ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 10 avril 2016 15h01 | Ajouter un commentaire

Samsung est sur un nuage depuis quelques mois. La division mobile réalise d’excellents chiffres depuis la sortie du Galaxy S6 en 2015. Et les premiers chiffres de vente du Galaxy S7 semblent encore meilleurs, avec un temps record pour écouler le cap symbolique des 10 millions d’exemplaires. Mais est-il vraiment le meilleur ?

cof

On ne prend pas de risque en disant que les gens considèrent les Galaxy S comme les smartphones haut-de-gamme sous Android par excellence. Peu de gens acceptent de mettre plus de 600€ pour autre chose qu’un iPhone, et quand ils le font, c’est le plus souvent pour ceux de Samsung.

Le Galaxy S7 est donc déjà considéré comme le meilleur smartphone de l’année sous Android par la plupart des médias. Les critiques positives sont légions, et à raison : tout semble réussi, du design au logiciel en passant par l’appareil photo et l’autonomie.

Ce qu’on aime

Les courbes du S7 (encore plus généreuses sur la version Edge) sont toujours aussi agréables à l’œil comme au toucher. La prise en main est excellente, on sent qu’on a quelque chose de solide, de durable. Le poids et la taille sont bien proportionnés. Considération plus subjective : le S7 fait penser à un bijou renfermant un smartphone. Un bien bel écrin…

Samsung a eu la bonne idée de remettre l’étanchéité au goût du jour. On est dans le haut-de-gamme: il n’y a même pas de caches en caoutchouc pour assurer l’étanchéité des ports, ceux-ci sont ‘naturellement’ étanches. Présente sur le S5, cette étanchéité avait disparu du S6 pour mieux revenir sur le S7, tout comme le port microSD, par ailleurs. Si on ne comprend pas la stratégie, on apprécie leur retour.

L’appareil photo fait des merveilles. On vous le dit depuis longtemps, ce n’est pas le nombre de pixels qui compte, mais la capacité du smartphone à lancer l’appareil photo en une seconde (il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton d’accueil), et la qualité des photos en conditions délicates (du mouvement ou une luminosité moyenne). La plupart des smartphones haut-de-gamme se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, tandis que le Galaxy S7 les rassemble. Même le récent P9 de Huawei, qui se veut pourtant un smartphone orienté photo avec ses deux objectifs arrière et son partenariat avec Leica, ne fait pas aussi bien (du moins en faibles conditions lumineuses, un argument de poids) :

compar

Niveau logiciel, on apprécie que Samsung ait prévu des thèmes pour personnaliser en profondeur l’interface. Sa surcouche est relativement discrète, mais Android 6 est déjà très bien pensé, au niveau de la barre de notifications, des notifications sur l’écran verrouillé, etc…

On adore l’usage que fait Samsung du capteur d’empreinte digitale, qui sert initialement simplement à déverrouiller le smartphone. Un exemple parlant : le navigateur internet de Samsung vous propose, dès que vous entrez login et mot de passe sur un site, de le faire à votre place la prochain en plaçant simplement le pouce sur le capteur. Une excellente idée qui n’a pas de limite (dès qu’il y a un formulaire login / mot de passe, visiblement). C’est notre fonctionnalité coup de cœur…

Tous ceux qui veulent gouter à la réalité virtuelle ont une raison supplémentaire d’acheter le Galaxy S7 (mais le S6 fonctionnera également). En effet, pour 99€, ils peuvent acheter le casque Gear VR disponible en Belgique, et télécharger sur la plateforme Oculus des jeux et des applications dédiées au casque. La solution de réalité virtuelle de Samsung, développée d’ailleurs avec Oculus, n’est pas la plus puissante du genre, mais c’est de loin la plus abordable et la plus accessible. Un vrai argument supplémentaire.

sdr

Coup de chapeau aussi à l’autonomie. Tout en restant un smartphone fin et élégant, le Galaxy S7 atteint presque les deux jours, ce qui est du à une belle optimisation logicielle.

Bonne idée également d’avoir intégré les touches Android en-dessous de l’écran (et non dans le bas de l’écran comme se contentent d’autres marques premium).

cof

Ce qu’on aime moins

Parfois, le design se fait au détriment du côté pratique. C’est un peu le cas de la version Edge, dont les arêtes sont si fines qu’elles occasionnent parfois des actions indésirables. Vu que les bords de l’écran sont tactiles et sensibles, le simple fait de le prendre en main peut vous faire quitter une application.

Tant qu’on parle du Edge, les options des bords incurvés de l’écran restent anecdotiques. Certes, on peut y faire apparaître plus d’éléments qu’avant, en touchant simplement le bord (contacts favoris, raccourcis d’applications, calendrier, actualité, météo, etc…). Mais tout cela est un peu « too much »… Ce sont sans doute les menus de trop.

Quant au design en verre, il a un seul petit inconvénient : les traces de doigts permanentes. Maniaques, vous voilà prévenus.

On peut également déplorer l’abondance d’applications maison de Samsung. Surtout le magasin d’applications, le ‘Store’ Samsung (toujours pas totalement accessible en français, le néerlandais semble être la langue de base en Belgique), plus encombrant qu’autre chose. L’écran d’accueil de gauche, travaillant avec Flipboard, rassemble un tas d’informations plus ou moins intéressantes. La plupart des gens ne l’utiliseront pas.

Enfin, léger bémol quant à la position du capteur d’empreinte digitale. Placé sous l’écran, il nécessite une manipulation du pouce pas très confortable, tandis que la concurrence (LG, Huawei) préfère le capteur à l’arrière, sous l’appareil photo, pour l’index. C’est d’autant plus pratique que l’index est toujours bien positionné sur le capteur, il tombe toujours bien dessus, alors que la partie du pouce à toucher le capteur de Samsung est souvent différente. Au final, le capteur est moins efficace (du moins avec mon doigt…)

cof

Conclusion

Le Samsung Galaxy S7 est sans doute le smartphone Android de l’année 2016. Le Coréen a encore une certaine avance sur la concurrence sous Android en matière de qualité d’écran, de design, d’appareil photo, de finition et d’éco-système (on pense au casque de réalité virtuelle compatible, mais il y a aussi les liens de plus en plus présents avec les télévisions, équipements audio et même de l’électroménager Samsung).

Il n’est pas parfait, et son prix de 699€ est relativement élevé, mais son succès est pratiquement garanti, car il place la barre très haute pour la concurrence, et parce que sa bonne entente avec les opérateurs (pour les offres conjointes) et les distributeurs (Media Markt, Vanden Borre, etc) lui assure une excellente visibilité en Belgique.

cof

cof

cof

Netatmo, Oregon Scientific: test des stations météo connectées

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Divers, Test , le 4 février 2014 18h28 | Ajouter un commentaire

La météo intéresse tout le monde. D’une manière plus ou moins avouée, les gens veulent toujours savoir le temps qu’il fait et qu’il fera.

Dans cette optique sont apparues les premières stations météorologiques domestiques pour afficher températures extérieure et intérieure, mais également pour offrir des prévisions basées sur la pression atmosphérique.

En 2014, les stations météorologiques n’échappent pas à la règle: elles sont connectées ! Reliée en Wi-Fi à votre réseau local, elles affichent toute sorte d’informations sur votre smartphone, votre tablette ou votre PC.

 

La température, entre autres

A commencer, bien entendu, par la température. Le kit de base de Netatmo est livré avec une sonde principale, reliée au réseau en Wi-Fi et à une prise de courant. Il y a une sonde supplémentaire, prévue pour l’extérieur, fonctionnant sur pile. Elle est fournie avec deux moyens de fixation: un scratch et un kit vis/cheville.

Après avoir créé un compte sur le site de Netatmo, vous pouvez configurer très facilement les deux sondes, via l’application iOS (iPhone, iPad) ou Android (toutes les autres marques sauf Nokia).

C’est aussi simple que ça. Vous voilà équipé d’une station météorologique discrète, qui mesure :

  • La température (intérieur et extérieur)
  • Le taux de CO2 (intérieur)
  • Le taux d’humidité (intérieur et extérieur)
  • La pression atmosphérique
  • Le niveau de bruit (intérieur)
  • Le confort intérieur (basé sur le bruit, le CO2, la température et l’humidité)

 

Alerte: il fait trop froid !

Vous pouvez également configurer des alertes sur votre smartphone ou votre tablette: s’il fait trop froid, chaud, humide dans une pièce, si le CO2 atteint un seuil critique, etc.

Sur le site web comme sur les applications, vous pouvez consulter très facilement les infos, les stats et les graphiques liés aux mesures de vos modules. Vous pouvez en ajouter dans plusieurs pièces: chambre du bébé, salon, … (3 au maximum, en plus de la station de base).

Enfin, sachez qu’une carte interactive de toutes les stations connectées dans le monde est accessible gratuitement depuis le site de Netatmo : www.netatmo.com/weathermap.

 

 

Oregon Scientific est toujours là

Au moment d’écrire un article sur les stations météos, nous avons logiquement pensé à Oregon Scientific, pionnier du concept dans les années 1990/2000. La marque d’origine américaine appartient depuis longtemps à IDT, une société de Hong Kong qui a fait ses débuts dans l’électronique grand public en vendant des réveils et des montres avec les premiers écrans LCD dans les années 1970.

Sous la marque Oregon Scientific, IDT continue de vendre des gadgets électroniques, y compris des stations météo. Nous avons pu tester le dernier-né de la gamme: le kit Anywhere Weather destiné au marché belge (LW-301).

 

Pluie et vent !

Là où la station Netatmo se concentre sur la température et le confort (en mesurant le taux de CO2, le bruit, etc), Oregon Scientific va au bout de la démarche de la station météo à domicile. Le kit comprend donc un pluviomètre (nombre de mm de pluie) et un anémomètre (mesure de la vitesse et du sens du vent), en plus de la traditionnelle sonde pour la température et l’humidité.

Pour consulter les infos, c’est comme Netatmo: une application iOS ou Android, ou un site web. Il n’y a pas d’écran d’affichage sur les appareils livrés, sauf sur la sonde de température/humidité extérieure…

L’installation des sondes est forcément plus longue et contraignante: il faut que le pluviomètre soit à l’horizontal, que l’anémomètre soit placé vers le nord, etc. De plus, le kit fonctionne avec un boitier à relier à votre routeur avec un câble réseau, lui-même relié en USB à un récepteur chargé de capter les ondes radio émises par les différentes sondes.

 

Qualité de fabrication moyenne

Le kit d’Oregon Scientific est donc moins évident à configurer. D’autant que son principal défaut est sa finition très « asiatique »: plastique très léger, mode d’emploi pas très clair, etc… On est plutôt dans le low-cost. Tout le contraire de Netatmo, qui fait nettement plus « européen ».

Un petit conseil pour une configuration initiale rapide: commencez par installer toutes les sondes, puis branchez les éléments « réseaux ». Appuyez ensuite sur le bouton de recherche du récepteur vertical (s’il arrête de clignoter, c’est qu’il a trouvé les trois sondes), puis lancez l’application.

 

Des stats…

La grande force du kit d’Oregon Scientific, c’est la richesse des informations, très complètes: via l’application gratuite (iPhone ou Android) ou via un site web (comme pour Netatmo), vous pouvez consulter l’historique et même archiver (classeur Excel) les données météo de votre maison. Les météorologues en herbe en auront pour leur argent.

Les prévisions ne se basent que sur le baromètre intégré, et sont donc très locales (on parle d’un rayon de 32 kilomètres…). Mais souvent plus fiables que les bases de données internationales que l’on consulte.

Par ailleurs, l’application d’Oregon Scientific permet également d’accéder à une carte des stations connectées dans le monde. Envie de connaître la température et la force du vent de la station d’Igor à Moscou ? Rien de plus simple…

 

Conclusion

Pour 169€, la station météo du français Netatmo est un kit avec deux modules, intérieur et extérieur. Pourvue d’un excellent design et intelligemment conçue, elle ajoute une notion de « confort », basée sur le taux de CO2 à l’intérieur d’une pièce, et sur le bruit. Les prévisions à long termes (7 jours) se basent sur des données météorologiques internationales.

Pour environ 200€ (vous trouverez moins cher sur le web), le kit d’Oregon Scientific est plus complet, mais sa qualité de fabrication et sa facilité d’installation sont moindres. Il s’adresse davantage aux passionnés de météorologie, avec des mesures de vent et de pluie. Les prévisions sont basées sur la mesure de la pression atmosphérique uniquement, on parle donc de tendance (beau temps, mauvais temps, nuages, etc).

Le concept des deux stations est le même: les sondes captent, mais il faut une application mobile ou un site web pour consulter les informations. Avantage: tout est sauvegardé, et affiché de manière très claire: historique, graphiques, prévisions, consultation des données des autres stations dans le monde, etc. Inconvénient: il faut toujours être connecté à internet, et passer par un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Les deux systèmes utilisent également les alertes: vous pouvez demander à l’application de vous envoyer une notification lorsqu’il fait trop froid, trop humide, etc…

 

Quelle tablette acheter en 2013 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 31 octobre 2013 15h38 | Ajouter un commentaire

C’est loin d’être un scoop: les tablettes grignotent les parts de marché des ordinateurs portables depuis plusieurs années. Mais ce qui est nouveau, c’est qu’elles prennent des formes et des fonctions de plus en plus variées. Petits tests de quelques appareils qui démontrent que les tablettes ne sont plus de simples outils de divertissement. 

Un succès grandissant ces derniers mois, pour une raison bien simple: elles deviennent des outils de travail autonome.

De l’iPad qui servait à montrer les photos de vacances ou à jouer au « Village des Schtroumpfs », on est passé, en caricaturant à peine, à une Surface 2 de Microsoft, véritable « ordinateur ».

Port USB 3, couverture qui fait office de clavier rétro éclairé, suite Office complète intégrée… La nouvelle tablette du géant américain des logiciels a de plus en plus d’arguments en sa faveur.

Avantage: on peut passer en mode « bureau » classique – on peut même choisir de démarrer chaque session de cette manière – et retrouver les réflexes d’un PC traditionnel.

 

Surface RT ou Pro ?

Attention, cependant: avec la version RT (429€, 32 GB), vous ne pourrez installer que les applications du « store » (le magasin d’applications officiel de Windows 8), et pas n’importe quel .exe. Pour avoir cette souplesse supplémentaire, il faut opter pour la version Pro (879€, 64 GB), nettement plus costaude, mais également plus chère, et un peu plus encombrante. Mais elle est équipée d’un Windows 8 « normal ». Pour voir les différences entre les deux Windows, consultez cette page de Microsoft.

Une distinction un peu spéciale, d’ailleurs: avec la modeste tablette d’Acer (Iconia W3-810, 299€, 64 GB), on dispose d’un Windows 8 « normal » et non RT. Bien entendu, il y a de nombreux ralentissements, car le processeur Intel Atom ne fait pas le poids. La finition n’est pas top et l’affichage plutôt médiocre. Mais au moins, on installe ce qu’on veut, pour un prix limité.

 

Windows 8.1 manque encore d’application

On en vient donc au gros défaut de la Surface 2: les applications sous Windows 8. Elle se veut une tablette mais manque cruellement d’applications spécifiques disponibles via le store officiel.

Un manque certainement lié au problème de positionnement de Windows 8, qui oscille entre OS pour tablette et OS pour PC traditionnel. De quoi refroidir les développeurs, qui ont trouvé dans l’App Store des iPad et iPhone une plateforme très riche et surtout, très utilisée. Difficile de connaître les chiffres de téléchargement des applications Windows 8 via le store, mais on doit être à des années lumières d’Apple.

A titre d’exemple, sachez que Facebook, l’une des applications les plus téléchargées tous OS confondus, vient de faire son arrivée dans le store de Windows 8 ! Et que Twitter n’y est pas encore.

Bien entendu, il est possible d’épingler un raccourci du site sur l’interface moderne (celle avec les tuiles). Mais les fenêtres et les boutons des navigateurs sont nettement mois adaptés aux doigts.

Bref, il reste du travail, mais la Surface 2, à 429€, est une tablette d’excellente qualité, très fluide et avec la suite Office intégrée. Pendant deux ans, vous disposez également de 200 GB de stockage sur SkyDrive (le cloud, pour accéder de n’importe où à vos documents), et pendant un an, des appels internationaux illimités avec Skype.

 

Et pourquoi pas un ordinateur/tablette sous Android ?

Si les tablettes sous Windows ne vous tentent pas, pourquoi ne pas vous orienter vers un concept original signé HP. Le constructeur américain, qui connait toujours de grosses difficultés financières, ne peut plus se contenter de vendre des ordinateurs classiques. Il doit aller sur d’autres terrains, qu’il ne connait pas.

Le Slatebook X2 de HP va dans ce sens. Il s’agit d’une tablette sous Android que l’on peut fixer solidement sur un clavier. Ce qui donne trois avantages:

–          Position de travail et confort similaires à celui d’un ordinateur portable

–          Extension de l’autonomie grâce à la batterie supplémentaire contenue dans le clavier

–          Présence d’un ‘touchpad’ (une souris tactile), et donc d’un curseur à l’écran.

Ajoutez à cela une finition made in HP (donc très bonne), un stockage interne de 32 GB, le nouveau processeur NVIDIA Tegra 4 cadencé à 1,8 GHz, 2 GB de RAM et vous avez, pour 449€, un bonne alternative à l’iPad et à la Surface 2.

On regrettera tout de même un poids important (600 g ou 1,2 kg avec le clavier), qui peut faire basculer en arrière le Slatebook s’il n’est pas posé à plat. L’affichage est en retrait par rapport à l’iPad ou la Surface 2: le 10,1 pouces de 1920 x 1200 pixels (IPS) manque de lumière en extérieur, est trop brillant et ses noirs ne sont pas très impressionnants.

On voit également que HP n’en est qu’à ses débuts sous Android: la surcouche logicielle est pratiquement inexistante, et les quelques applications propres à HP très sommaires.

Ajoutez à cela un appareil photo de très mauvaise qualité (2 MP à l’arrière, 1 à l’avant), comme c’est trop souvent le cas sur les tablettes Android, et un clavier externe qui pose parfois soucis (le shift lock qui se bloque), et vous obtenez un sentiment mitigé. Disons que HP est la bonne voie en diversifiant son offre, mais qu’il y a du travail.

 

Conclusion

En automne 2013, quelle est la meilleure tablette? Si on s’en tient au sens initial d’un appareil mobile destiné à rester dans le salon pour divertir la famille, le nouvel iPad d’Apple est certainement la meilleure tablette du moment, voire de tous les temps.

Mais si vous pensez à quelque chose de plus productif, de plus original ou de plus souple, alors les tablettes sous Windows 8 peuvent être une alternative intéressante. Bien entendu, vous risquez de vous perdre entre les versions RT, les différentes configurations des constructeurs, etc… Mais cela devrait s’éclaircir.

Quant aux différentes tablettes sous Android, elles sont, à mon avis, le moins bon choix. Android 4.2 est encore trop adapté aux smartphones, surtout au niveau des applications courantes (Facebook, Twitter), et on ne peut s’empêcher de trouver un aspect brouillon, compliqué, à l’interface et aux paramètres.

L’iPhone 5 devrait finalement être plus grand: au moins 4 pouces

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 6 septembre 2011 19h32 | Ajouter un commentaire

macLa taille, ça compte. Hé oui… celle de l’écran de l’iPhone 5, et donc du smartphone, devrait finalement bien être augmentée. Toute la concurrence propose des modèles équipés d’écran 4 pouces, alors que l’iPhone se contente jusqu’à présent de 3,5 pouces. Une différence (1,27 cm) que l’on sent directement lorsqu’on passe, par exemple, d’un Samsung Galaxy S II à un iPhone 4. Un écran plus grand, c’est mieux, et pas forcément plus encombrant si les bords s’affinent.

Dès lors, il est probable qu’Apple augmente les dimensions de son smartphone, qui devrait arriver début octobre. Plusieurs indices appuient cette théorie, dont les housses qui sont déjà en production : elles sont nettement trop grandes pour l’iPhone 4. Tous les détails sur ce site.

Test du Samsung Galaxy S II: plus fort que l’iPhone 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 2 août 2011 16h03 | Ajouter un commentaire

samSamsung est un ogre: au début de l’année, il présentait le Google Nexus S, le smartphone Android « officiel » mis en avant par Google lui-même, et sur lequel les développements logiciels promettaient un OS toujours au top.

Pas rassasié, le grand fabricant (au niveau quantitatif) a sorti récemment le remplaçant du Galaxy S, un succès datant… de l’été 2010. Le Galaxy S II est donc le 3e smartphone haut de gamme de Samsung en moins d’un an. Qui a dit qu’Apple exagérait en sortant un nouvel iPhone tous les 15 mois ?

Le plus fort…

Heureusement, Samsung améliore chaque fois sa copie. Le Galaxy S II est à l’heure actuelle le smartphone le plus performant et le plus rapide du marché, dont la fiche technique parle d’elle-même :

  • grand écran « Super Amoled Plus » de 4,3 pouces (3,5 pour l’iPhone 4),
  • processeur double-cœur de 1,2 GHz,
  • 1 GB de mémoire vive
  • poids plume (117 grammes seulement, contre 140 pour l’iPhone),
  • bête de multimédia (nombreux formats vidéo acceptés),
  • autonomie exceptionnelle pour ce genre d’appareil,
  • bon appareil photo de 8 MP
  • stockage interne de 16 Go (avec slot pour micro-sd)

Son excellente forme, le S II la doit surtout à son processeur SoC (System on Chip). L’Exynos 4210, son petit nom, tourne à 1,2 GHz sur chacun de ses deux cœurs. Il est donc plus rapide que l’A5 d’Apple ou que le Tegra 2 de nVidia, « limités » à 1 GHz.

En plus d’être léger et très fin (sa majeure partie est moins épaisse que l’iPhone 4), il est très élégant, avec une coque arrière finement écaillée du plus bel effet.

Et l’OS ?

On le sait, cependant, un smartphone actuel n’est rien sans la qualité de son système d’exploitation. Le Galaxy S II tourne sous un Android 2.3 rapide, l’écran étant très réactif et l’interface d’une excellente fluidité. Si l’OS de Google reste légèrement en retrait de celui d’Apple (iOS) au niveau de la simplicité d’utilisation, de la stabilité du système et de la facilité de configuration, la surcouche de Samsung comble une partie de ces défauts.

Vous le savez peut-être: tous les fabricants de smartphones utilisant Android rajoutent une « surcouche » logicielle (application, option de configuration, graphisme de l’interface, etc). Si HTC était la référence en la matière, Samsung le rattrape avec le Galaxy S II.

Double emploi

Notamment grâce à Social Hub, qui rassemble – de manière parfois brouillonne, hélas – toutes vos boites email et vos réseaux sociaux. Vaste programme, qui s’avère utile car tout est accessible sous une seule application. Deux problèmes constatés:

  • dédoublement des notifications Gmail (une alerte de Gmail et une alerte de Social Hub) souvent irritant
  • accès limité au flux Facebook (ou Twitter): l’application originale téléchargeable est plus complète.

L’idée est donc bonne, mais devrait être davantage intégrée à Android, et non « rajoutée ».

Par contre, l’application (et le widget) gérant le multitâche est enfin performante. A mettre sur l’écran d’accueil de préférence, le widget indique le nombre d’applications actives et permet de les fermer en un « clic ».

Quant à l’Android Market, le magasin d’application, il reste un endroit plus brouillon (plus ouvert donc on y trouve de tout) et moins contrôlé (on y trouve aussi n’importe quoi) que l’App Store.

Conclusion

Quelle belle machine ! Rapide, fine et performante, elle est plus moderne que l’iPhone 4 (juin 2010). Au niveau logiciel, cependant, le smartphone d’Apple reste en tête grâce à l’ergonomie de son interface (mise à jour régulièrement) et surtout grâce à son « unicité »: Apple fabrique l’appareil et développe l’OS, l’un étant bâti autour de l’autre, et vice-versa.

Mais Android et Google s’améliorent de mois en mois (Google+ vous propose, par exemple, l’upload automatique de toutes les photos prises avec le smartphone sur votre espace privé). Reste un prix élevé (649 euros au lancement), même s’il diminue: on trouve le Galaxy S II à 549 euros sur le web, soit 90 euros de moins qu’un iPhone 4 bientôt remplacé…