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Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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Samsung Galaxy S7: est-il vraiment le meilleur ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 10 avril 2016 15h01 | Ajouter un commentaire

Samsung est sur un nuage depuis quelques mois. La division mobile réalise d’excellents chiffres depuis la sortie du Galaxy S6 en 2015. Et les premiers chiffres de vente du Galaxy S7 semblent encore meilleurs, avec un temps record pour écouler le cap symbolique des 10 millions d’exemplaires. Mais est-il vraiment le meilleur ?

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On ne prend pas de risque en disant que les gens considèrent les Galaxy S comme les smartphones haut-de-gamme sous Android par excellence. Peu de gens acceptent de mettre plus de 600€ pour autre chose qu’un iPhone, et quand ils le font, c’est le plus souvent pour ceux de Samsung.

Le Galaxy S7 est donc déjà considéré comme le meilleur smartphone de l’année sous Android par la plupart des médias. Les critiques positives sont légions, et à raison : tout semble réussi, du design au logiciel en passant par l’appareil photo et l’autonomie.

Ce qu’on aime

Les courbes du S7 (encore plus généreuses sur la version Edge) sont toujours aussi agréables à l’œil comme au toucher. La prise en main est excellente, on sent qu’on a quelque chose de solide, de durable. Le poids et la taille sont bien proportionnés. Considération plus subjective : le S7 fait penser à un bijou renfermant un smartphone. Un bien bel écrin…

Samsung a eu la bonne idée de remettre l’étanchéité au goût du jour. On est dans le haut-de-gamme: il n’y a même pas de caches en caoutchouc pour assurer l’étanchéité des ports, ceux-ci sont ‘naturellement’ étanches. Présente sur le S5, cette étanchéité avait disparu du S6 pour mieux revenir sur le S7, tout comme le port microSD, par ailleurs. Si on ne comprend pas la stratégie, on apprécie leur retour.

L’appareil photo fait des merveilles. On vous le dit depuis longtemps, ce n’est pas le nombre de pixels qui compte, mais la capacité du smartphone à lancer l’appareil photo en une seconde (il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton d’accueil), et la qualité des photos en conditions délicates (du mouvement ou une luminosité moyenne). La plupart des smartphones haut-de-gamme se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, tandis que le Galaxy S7 les rassemble. Même le récent P9 de Huawei, qui se veut pourtant un smartphone orienté photo avec ses deux objectifs arrière et son partenariat avec Leica, ne fait pas aussi bien (du moins en faibles conditions lumineuses, un argument de poids) :

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Niveau logiciel, on apprécie que Samsung ait prévu des thèmes pour personnaliser en profondeur l’interface. Sa surcouche est relativement discrète, mais Android 6 est déjà très bien pensé, au niveau de la barre de notifications, des notifications sur l’écran verrouillé, etc…

On adore l’usage que fait Samsung du capteur d’empreinte digitale, qui sert initialement simplement à déverrouiller le smartphone. Un exemple parlant : le navigateur internet de Samsung vous propose, dès que vous entrez login et mot de passe sur un site, de le faire à votre place la prochain en plaçant simplement le pouce sur le capteur. Une excellente idée qui n’a pas de limite (dès qu’il y a un formulaire login / mot de passe, visiblement). C’est notre fonctionnalité coup de cœur…

Tous ceux qui veulent gouter à la réalité virtuelle ont une raison supplémentaire d’acheter le Galaxy S7 (mais le S6 fonctionnera également). En effet, pour 99€, ils peuvent acheter le casque Gear VR disponible en Belgique, et télécharger sur la plateforme Oculus des jeux et des applications dédiées au casque. La solution de réalité virtuelle de Samsung, développée d’ailleurs avec Oculus, n’est pas la plus puissante du genre, mais c’est de loin la plus abordable et la plus accessible. Un vrai argument supplémentaire.

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Coup de chapeau aussi à l’autonomie. Tout en restant un smartphone fin et élégant, le Galaxy S7 atteint presque les deux jours, ce qui est du à une belle optimisation logicielle.

Bonne idée également d’avoir intégré les touches Android en-dessous de l’écran (et non dans le bas de l’écran comme se contentent d’autres marques premium).

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Ce qu’on aime moins

Parfois, le design se fait au détriment du côté pratique. C’est un peu le cas de la version Edge, dont les arêtes sont si fines qu’elles occasionnent parfois des actions indésirables. Vu que les bords de l’écran sont tactiles et sensibles, le simple fait de le prendre en main peut vous faire quitter une application.

Tant qu’on parle du Edge, les options des bords incurvés de l’écran restent anecdotiques. Certes, on peut y faire apparaître plus d’éléments qu’avant, en touchant simplement le bord (contacts favoris, raccourcis d’applications, calendrier, actualité, météo, etc…). Mais tout cela est un peu « too much »… Ce sont sans doute les menus de trop.

Quant au design en verre, il a un seul petit inconvénient : les traces de doigts permanentes. Maniaques, vous voilà prévenus.

On peut également déplorer l’abondance d’applications maison de Samsung. Surtout le magasin d’applications, le ‘Store’ Samsung (toujours pas totalement accessible en français, le néerlandais semble être la langue de base en Belgique), plus encombrant qu’autre chose. L’écran d’accueil de gauche, travaillant avec Flipboard, rassemble un tas d’informations plus ou moins intéressantes. La plupart des gens ne l’utiliseront pas.

Enfin, léger bémol quant à la position du capteur d’empreinte digitale. Placé sous l’écran, il nécessite une manipulation du pouce pas très confortable, tandis que la concurrence (LG, Huawei) préfère le capteur à l’arrière, sous l’appareil photo, pour l’index. C’est d’autant plus pratique que l’index est toujours bien positionné sur le capteur, il tombe toujours bien dessus, alors que la partie du pouce à toucher le capteur de Samsung est souvent différente. Au final, le capteur est moins efficace (du moins avec mon doigt…)

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Conclusion

Le Samsung Galaxy S7 est sans doute le smartphone Android de l’année 2016. Le Coréen a encore une certaine avance sur la concurrence sous Android en matière de qualité d’écran, de design, d’appareil photo, de finition et d’éco-système (on pense au casque de réalité virtuelle compatible, mais il y a aussi les liens de plus en plus présents avec les télévisions, équipements audio et même de l’électroménager Samsung).

Il n’est pas parfait, et son prix de 699€ est relativement élevé, mais son succès est pratiquement garanti, car il place la barre très haute pour la concurrence, et parce que sa bonne entente avec les opérateurs (pour les offres conjointes) et les distributeurs (Media Markt, Vanden Borre, etc) lui assure une excellente visibilité en Belgique.

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Netatmo, Oregon Scientific: test des stations météo connectées

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Divers, Test , le 4 février 2014 18h28 | Ajouter un commentaire

La météo intéresse tout le monde. D’une manière plus ou moins avouée, les gens veulent toujours savoir le temps qu’il fait et qu’il fera.

Dans cette optique sont apparues les premières stations météorologiques domestiques pour afficher températures extérieure et intérieure, mais également pour offrir des prévisions basées sur la pression atmosphérique.

En 2014, les stations météorologiques n’échappent pas à la règle: elles sont connectées ! Reliée en Wi-Fi à votre réseau local, elles affichent toute sorte d’informations sur votre smartphone, votre tablette ou votre PC.

 

La température, entre autres

A commencer, bien entendu, par la température. Le kit de base de Netatmo est livré avec une sonde principale, reliée au réseau en Wi-Fi et à une prise de courant. Il y a une sonde supplémentaire, prévue pour l’extérieur, fonctionnant sur pile. Elle est fournie avec deux moyens de fixation: un scratch et un kit vis/cheville.

Après avoir créé un compte sur le site de Netatmo, vous pouvez configurer très facilement les deux sondes, via l’application iOS (iPhone, iPad) ou Android (toutes les autres marques sauf Nokia).

C’est aussi simple que ça. Vous voilà équipé d’une station météorologique discrète, qui mesure :

  • La température (intérieur et extérieur)
  • Le taux de CO2 (intérieur)
  • Le taux d’humidité (intérieur et extérieur)
  • La pression atmosphérique
  • Le niveau de bruit (intérieur)
  • Le confort intérieur (basé sur le bruit, le CO2, la température et l’humidité)

 

Alerte: il fait trop froid !

Vous pouvez également configurer des alertes sur votre smartphone ou votre tablette: s’il fait trop froid, chaud, humide dans une pièce, si le CO2 atteint un seuil critique, etc.

Sur le site web comme sur les applications, vous pouvez consulter très facilement les infos, les stats et les graphiques liés aux mesures de vos modules. Vous pouvez en ajouter dans plusieurs pièces: chambre du bébé, salon, … (3 au maximum, en plus de la station de base).

Enfin, sachez qu’une carte interactive de toutes les stations connectées dans le monde est accessible gratuitement depuis le site de Netatmo : www.netatmo.com/weathermap.

 

 

Oregon Scientific est toujours là

Au moment d’écrire un article sur les stations météos, nous avons logiquement pensé à Oregon Scientific, pionnier du concept dans les années 1990/2000. La marque d’origine américaine appartient depuis longtemps à IDT, une société de Hong Kong qui a fait ses débuts dans l’électronique grand public en vendant des réveils et des montres avec les premiers écrans LCD dans les années 1970.

Sous la marque Oregon Scientific, IDT continue de vendre des gadgets électroniques, y compris des stations météo. Nous avons pu tester le dernier-né de la gamme: le kit Anywhere Weather destiné au marché belge (LW-301).

 

Pluie et vent !

Là où la station Netatmo se concentre sur la température et le confort (en mesurant le taux de CO2, le bruit, etc), Oregon Scientific va au bout de la démarche de la station météo à domicile. Le kit comprend donc un pluviomètre (nombre de mm de pluie) et un anémomètre (mesure de la vitesse et du sens du vent), en plus de la traditionnelle sonde pour la température et l’humidité.

Pour consulter les infos, c’est comme Netatmo: une application iOS ou Android, ou un site web. Il n’y a pas d’écran d’affichage sur les appareils livrés, sauf sur la sonde de température/humidité extérieure…

L’installation des sondes est forcément plus longue et contraignante: il faut que le pluviomètre soit à l’horizontal, que l’anémomètre soit placé vers le nord, etc. De plus, le kit fonctionne avec un boitier à relier à votre routeur avec un câble réseau, lui-même relié en USB à un récepteur chargé de capter les ondes radio émises par les différentes sondes.

 

Qualité de fabrication moyenne

Le kit d’Oregon Scientific est donc moins évident à configurer. D’autant que son principal défaut est sa finition très « asiatique »: plastique très léger, mode d’emploi pas très clair, etc… On est plutôt dans le low-cost. Tout le contraire de Netatmo, qui fait nettement plus « européen ».

Un petit conseil pour une configuration initiale rapide: commencez par installer toutes les sondes, puis branchez les éléments « réseaux ». Appuyez ensuite sur le bouton de recherche du récepteur vertical (s’il arrête de clignoter, c’est qu’il a trouvé les trois sondes), puis lancez l’application.

 

Des stats…

La grande force du kit d’Oregon Scientific, c’est la richesse des informations, très complètes: via l’application gratuite (iPhone ou Android) ou via un site web (comme pour Netatmo), vous pouvez consulter l’historique et même archiver (classeur Excel) les données météo de votre maison. Les météorologues en herbe en auront pour leur argent.

Les prévisions ne se basent que sur le baromètre intégré, et sont donc très locales (on parle d’un rayon de 32 kilomètres…). Mais souvent plus fiables que les bases de données internationales que l’on consulte.

Par ailleurs, l’application d’Oregon Scientific permet également d’accéder à une carte des stations connectées dans le monde. Envie de connaître la température et la force du vent de la station d’Igor à Moscou ? Rien de plus simple…

 

Conclusion

Pour 169€, la station météo du français Netatmo est un kit avec deux modules, intérieur et extérieur. Pourvue d’un excellent design et intelligemment conçue, elle ajoute une notion de « confort », basée sur le taux de CO2 à l’intérieur d’une pièce, et sur le bruit. Les prévisions à long termes (7 jours) se basent sur des données météorologiques internationales.

Pour environ 200€ (vous trouverez moins cher sur le web), le kit d’Oregon Scientific est plus complet, mais sa qualité de fabrication et sa facilité d’installation sont moindres. Il s’adresse davantage aux passionnés de météorologie, avec des mesures de vent et de pluie. Les prévisions sont basées sur la mesure de la pression atmosphérique uniquement, on parle donc de tendance (beau temps, mauvais temps, nuages, etc).

Le concept des deux stations est le même: les sondes captent, mais il faut une application mobile ou un site web pour consulter les informations. Avantage: tout est sauvegardé, et affiché de manière très claire: historique, graphiques, prévisions, consultation des données des autres stations dans le monde, etc. Inconvénient: il faut toujours être connecté à internet, et passer par un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Les deux systèmes utilisent également les alertes: vous pouvez demander à l’application de vous envoyer une notification lorsqu’il fait trop froid, trop humide, etc…

 

Quelle tablette acheter en 2013 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 31 octobre 2013 15h38 | Ajouter un commentaire

C’est loin d’être un scoop: les tablettes grignotent les parts de marché des ordinateurs portables depuis plusieurs années. Mais ce qui est nouveau, c’est qu’elles prennent des formes et des fonctions de plus en plus variées. Petits tests de quelques appareils qui démontrent que les tablettes ne sont plus de simples outils de divertissement. 

Un succès grandissant ces derniers mois, pour une raison bien simple: elles deviennent des outils de travail autonome.

De l’iPad qui servait à montrer les photos de vacances ou à jouer au « Village des Schtroumpfs », on est passé, en caricaturant à peine, à une Surface 2 de Microsoft, véritable « ordinateur ».

Port USB 3, couverture qui fait office de clavier rétro éclairé, suite Office complète intégrée… La nouvelle tablette du géant américain des logiciels a de plus en plus d’arguments en sa faveur.

Avantage: on peut passer en mode « bureau » classique – on peut même choisir de démarrer chaque session de cette manière – et retrouver les réflexes d’un PC traditionnel.

 

Surface RT ou Pro ?

Attention, cependant: avec la version RT (429€, 32 GB), vous ne pourrez installer que les applications du « store » (le magasin d’applications officiel de Windows 8), et pas n’importe quel .exe. Pour avoir cette souplesse supplémentaire, il faut opter pour la version Pro (879€, 64 GB), nettement plus costaude, mais également plus chère, et un peu plus encombrante. Mais elle est équipée d’un Windows 8 « normal ». Pour voir les différences entre les deux Windows, consultez cette page de Microsoft.

Une distinction un peu spéciale, d’ailleurs: avec la modeste tablette d’Acer (Iconia W3-810, 299€, 64 GB), on dispose d’un Windows 8 « normal » et non RT. Bien entendu, il y a de nombreux ralentissements, car le processeur Intel Atom ne fait pas le poids. La finition n’est pas top et l’affichage plutôt médiocre. Mais au moins, on installe ce qu’on veut, pour un prix limité.

 

Windows 8.1 manque encore d’application

On en vient donc au gros défaut de la Surface 2: les applications sous Windows 8. Elle se veut une tablette mais manque cruellement d’applications spécifiques disponibles via le store officiel.

Un manque certainement lié au problème de positionnement de Windows 8, qui oscille entre OS pour tablette et OS pour PC traditionnel. De quoi refroidir les développeurs, qui ont trouvé dans l’App Store des iPad et iPhone une plateforme très riche et surtout, très utilisée. Difficile de connaître les chiffres de téléchargement des applications Windows 8 via le store, mais on doit être à des années lumières d’Apple.

A titre d’exemple, sachez que Facebook, l’une des applications les plus téléchargées tous OS confondus, vient de faire son arrivée dans le store de Windows 8 ! Et que Twitter n’y est pas encore.

Bien entendu, il est possible d’épingler un raccourci du site sur l’interface moderne (celle avec les tuiles). Mais les fenêtres et les boutons des navigateurs sont nettement mois adaptés aux doigts.

Bref, il reste du travail, mais la Surface 2, à 429€, est une tablette d’excellente qualité, très fluide et avec la suite Office intégrée. Pendant deux ans, vous disposez également de 200 GB de stockage sur SkyDrive (le cloud, pour accéder de n’importe où à vos documents), et pendant un an, des appels internationaux illimités avec Skype.

 

Et pourquoi pas un ordinateur/tablette sous Android ?

Si les tablettes sous Windows ne vous tentent pas, pourquoi ne pas vous orienter vers un concept original signé HP. Le constructeur américain, qui connait toujours de grosses difficultés financières, ne peut plus se contenter de vendre des ordinateurs classiques. Il doit aller sur d’autres terrains, qu’il ne connait pas.

Le Slatebook X2 de HP va dans ce sens. Il s’agit d’une tablette sous Android que l’on peut fixer solidement sur un clavier. Ce qui donne trois avantages:

–          Position de travail et confort similaires à celui d’un ordinateur portable

–          Extension de l’autonomie grâce à la batterie supplémentaire contenue dans le clavier

–          Présence d’un ‘touchpad’ (une souris tactile), et donc d’un curseur à l’écran.

Ajoutez à cela une finition made in HP (donc très bonne), un stockage interne de 32 GB, le nouveau processeur NVIDIA Tegra 4 cadencé à 1,8 GHz, 2 GB de RAM et vous avez, pour 449€, un bonne alternative à l’iPad et à la Surface 2.

On regrettera tout de même un poids important (600 g ou 1,2 kg avec le clavier), qui peut faire basculer en arrière le Slatebook s’il n’est pas posé à plat. L’affichage est en retrait par rapport à l’iPad ou la Surface 2: le 10,1 pouces de 1920 x 1200 pixels (IPS) manque de lumière en extérieur, est trop brillant et ses noirs ne sont pas très impressionnants.

On voit également que HP n’en est qu’à ses débuts sous Android: la surcouche logicielle est pratiquement inexistante, et les quelques applications propres à HP très sommaires.

Ajoutez à cela un appareil photo de très mauvaise qualité (2 MP à l’arrière, 1 à l’avant), comme c’est trop souvent le cas sur les tablettes Android, et un clavier externe qui pose parfois soucis (le shift lock qui se bloque), et vous obtenez un sentiment mitigé. Disons que HP est la bonne voie en diversifiant son offre, mais qu’il y a du travail.

 

Conclusion

En automne 2013, quelle est la meilleure tablette? Si on s’en tient au sens initial d’un appareil mobile destiné à rester dans le salon pour divertir la famille, le nouvel iPad d’Apple est certainement la meilleure tablette du moment, voire de tous les temps.

Mais si vous pensez à quelque chose de plus productif, de plus original ou de plus souple, alors les tablettes sous Windows 8 peuvent être une alternative intéressante. Bien entendu, vous risquez de vous perdre entre les versions RT, les différentes configurations des constructeurs, etc… Mais cela devrait s’éclaircir.

Quant aux différentes tablettes sous Android, elles sont, à mon avis, le moins bon choix. Android 4.2 est encore trop adapté aux smartphones, surtout au niveau des applications courantes (Facebook, Twitter), et on ne peut s’empêcher de trouver un aspect brouillon, compliqué, à l’interface et aux paramètres.

L’iPhone 5 devrait finalement être plus grand: au moins 4 pouces

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 6 septembre 2011 19h32 | Ajouter un commentaire

macLa taille, ça compte. Hé oui… celle de l’écran de l’iPhone 5, et donc du smartphone, devrait finalement bien être augmentée. Toute la concurrence propose des modèles équipés d’écran 4 pouces, alors que l’iPhone se contente jusqu’à présent de 3,5 pouces. Une différence (1,27 cm) que l’on sent directement lorsqu’on passe, par exemple, d’un Samsung Galaxy S II à un iPhone 4. Un écran plus grand, c’est mieux, et pas forcément plus encombrant si les bords s’affinent.

Dès lors, il est probable qu’Apple augmente les dimensions de son smartphone, qui devrait arriver début octobre. Plusieurs indices appuient cette théorie, dont les housses qui sont déjà en production : elles sont nettement trop grandes pour l’iPhone 4. Tous les détails sur ce site.

Test du Samsung Galaxy S II: plus fort que l’iPhone 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 2 août 2011 16h03 | Ajouter un commentaire

samSamsung est un ogre: au début de l’année, il présentait le Google Nexus S, le smartphone Android « officiel » mis en avant par Google lui-même, et sur lequel les développements logiciels promettaient un OS toujours au top.

Pas rassasié, le grand fabricant (au niveau quantitatif) a sorti récemment le remplaçant du Galaxy S, un succès datant… de l’été 2010. Le Galaxy S II est donc le 3e smartphone haut de gamme de Samsung en moins d’un an. Qui a dit qu’Apple exagérait en sortant un nouvel iPhone tous les 15 mois ?

Le plus fort…

Heureusement, Samsung améliore chaque fois sa copie. Le Galaxy S II est à l’heure actuelle le smartphone le plus performant et le plus rapide du marché, dont la fiche technique parle d’elle-même :

  • grand écran « Super Amoled Plus » de 4,3 pouces (3,5 pour l’iPhone 4),
  • processeur double-cœur de 1,2 GHz,
  • 1 GB de mémoire vive
  • poids plume (117 grammes seulement, contre 140 pour l’iPhone),
  • bête de multimédia (nombreux formats vidéo acceptés),
  • autonomie exceptionnelle pour ce genre d’appareil,
  • bon appareil photo de 8 MP
  • stockage interne de 16 Go (avec slot pour micro-sd)

Son excellente forme, le S II la doit surtout à son processeur SoC (System on Chip). L’Exynos 4210, son petit nom, tourne à 1,2 GHz sur chacun de ses deux cœurs. Il est donc plus rapide que l’A5 d’Apple ou que le Tegra 2 de nVidia, « limités » à 1 GHz.

En plus d’être léger et très fin (sa majeure partie est moins épaisse que l’iPhone 4), il est très élégant, avec une coque arrière finement écaillée du plus bel effet.

Et l’OS ?

On le sait, cependant, un smartphone actuel n’est rien sans la qualité de son système d’exploitation. Le Galaxy S II tourne sous un Android 2.3 rapide, l’écran étant très réactif et l’interface d’une excellente fluidité. Si l’OS de Google reste légèrement en retrait de celui d’Apple (iOS) au niveau de la simplicité d’utilisation, de la stabilité du système et de la facilité de configuration, la surcouche de Samsung comble une partie de ces défauts.

Vous le savez peut-être: tous les fabricants de smartphones utilisant Android rajoutent une « surcouche » logicielle (application, option de configuration, graphisme de l’interface, etc). Si HTC était la référence en la matière, Samsung le rattrape avec le Galaxy S II.

Double emploi

Notamment grâce à Social Hub, qui rassemble – de manière parfois brouillonne, hélas – toutes vos boites email et vos réseaux sociaux. Vaste programme, qui s’avère utile car tout est accessible sous une seule application. Deux problèmes constatés:

  • dédoublement des notifications Gmail (une alerte de Gmail et une alerte de Social Hub) souvent irritant
  • accès limité au flux Facebook (ou Twitter): l’application originale téléchargeable est plus complète.

L’idée est donc bonne, mais devrait être davantage intégrée à Android, et non « rajoutée ».

Par contre, l’application (et le widget) gérant le multitâche est enfin performante. A mettre sur l’écran d’accueil de préférence, le widget indique le nombre d’applications actives et permet de les fermer en un « clic ».

Quant à l’Android Market, le magasin d’application, il reste un endroit plus brouillon (plus ouvert donc on y trouve de tout) et moins contrôlé (on y trouve aussi n’importe quoi) que l’App Store.

Conclusion

Quelle belle machine ! Rapide, fine et performante, elle est plus moderne que l’iPhone 4 (juin 2010). Au niveau logiciel, cependant, le smartphone d’Apple reste en tête grâce à l’ergonomie de son interface (mise à jour régulièrement) et surtout grâce à son « unicité »: Apple fabrique l’appareil et développe l’OS, l’un étant bâti autour de l’autre, et vice-versa.

Mais Android et Google s’améliorent de mois en mois (Google+ vous propose, par exemple, l’upload automatique de toutes les photos prises avec le smartphone sur votre espace privé). Reste un prix élevé (649 euros au lancement), même s’il diminue: on trouve le Galaxy S II à 549 euros sur le web, soit 90 euros de moins qu’un iPhone 4 bientôt remplacé…

Samsung veut concurrencer l’iPad grâce à un « abonnement tablette »

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 31 mai 2011 13h45 | Ajouter un commentaire

tabApple et son iPad ont une belle avance sur la concurrence en matière de tablette. Celles tournant sous Android comblent petit-à-petit le fossé d’un an qui donne un avantage indiscutable à l’iPad, qui en est déjà à sa deuxième génération.

Aux grands maux, les grands remèdes. Samsung, leader de l’électronique grand public (en termes de volumes de vente), fut l’un des premiers à dégainer en automne dernier, avec sa première Galaxy Tab (7 pouces de diagonale) tournant sous Android 2.1. Alors qu’un modèle 10,1 pouces est en vente dans les grandes enseignes, sous un Android 3.0 plus adapté, Samsung veut marquer le coup.

Le premier « abonnement tablette »

Pour ce faire, il s’est associé à Belgacom pour une visibilité accrue et une publicité importante, vu les moyens de communication de l’opérateur belge. La formule ? Un « abonnement tablette »…

Pour 39,90 euros par mois, vous aurez:

  • la tablette Samsung Galaxy Tab (la petite de 7 pouces sous Android 2.1. Pour la grande de 10 pouces sous 3.0, ajoutez 10 euros par mois…)
  • internet à domicile, grâce à l’abonnement Internet Confort: vitesse maximum de 12,5 Mbps, volume mensuel de 50 GB. Soit une offre standard qui convient à la plupart des ménages.
  • internet mobile: une carte 3G à insérer dans votre tablette, qui vous permet de surfer en dehors d’un réseau Wi-Fi. Offrant un volume mensuel de téléchargement de 250 MB. Un quota vraiment limite pour une utilisation nomade intensive. C’est moins de 10 MB par jour. Il faudra surveiller le nombre de photos téléchargées (ou uploadées sur Facebook, par exemple), et pratiquement oublier le streaming vidéo, très gourmand en quantité de données.

Mon avis

Cet abonnement à 40 euros par mois (web à la maison, web mobile et location de la tablette) n’a rien d’une arnaque ou d’un attrape client, mais elle ne diminue pas réellement les prix de la 3G (web mobile, donc), qui restent si chers en Belgique. Sachant que l’abonnement Internet confort est normalement facturé 33 euros par mois, votre abonnement au web mobile vous revient à 7 euros/mois pour 250 MB. L’offre la plus proche en web mobile de Belgacom est une carte rechargeable de 10 euros pour 500 MB, valable un mois. Ce n’est donc pas Byzance, mais vu que la tablette Samsung vous est prêtée, ce n’est pas une mauvaise idée si vous n’en avez pas.

iPad 2, Liberty Tab ou PlayBook: quelle est la meilleure tablette ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 20 mai 2011 14h55 | Ajouter un commentaire

L’iPad règne en maître sur le marché des tablettes depuis son lancement en 2010. La concurrence arrive en retard, avec les tablettes sous Android 3.0 et un invité surprise : BlackBerry et son PlayBook. Pour faire votre choix, lisez ce comparatif. Regardez également l’émission ‘Les Teknophiles’ pour la présentation visuelle.

c1Délicat dossier que ce comparatif entre l’iPad 2 d’Apple (iOS 4), la Liberty Tab de Packard Bell (Android 3.0) et le PlayBook de BlackBerry (BlackBerry Tablet OS).

Pas de chance pour la concurrence, l’iPad d’Apple en est déjà à sa deuxième version, alors que les autres constructeurs, excepté Samsung et sa Galaxy Tab lancée en automne 2010, en sont à leurs grands débuts. C’est le cas de Packard Bell avec cette Liberty Tab (en réalité, une Acer A500 « recarrossée »), et de BlackBerry avec ce Playbook. Or on le sait, qui dit « première », dit souvent « défauts à corriger ».

Matériel  –  avantage iPad 2

L’iPad2 (9,7 pouces) est très bien fini, comme la plupart des produits Apple. Très fin, assez léger, sobre et élégant… c’est un appareil attractif, assurément. Le petit interrupteur sur la tranche permet désormais de couper le son ou d’empêcher la rotation de l’écran (à définir dans les réglages).

La Liberty Tab (10,1 pouces) est la moins bien finie. Les plastiques brillants ne donnent pas une image de qualité perçue. La tablette couine, car elle est assez grande, mais par forcément rigide. Sa taille est un avantage et un inconvénient. Elle affiche entièrement des sites web traditionnels, mais sera moins facilement transportable et manipulable. De nombreux « netbooks », qui vivent sans doute leurs derniers mois de production, affichent des diagonales identiques de 10,1 pouces environ.

Le PlayBook, le plus petit avec son écran de 7 pouces, donne une bonne impression à la prise en main. Son plastique mat est de qualité, sa finition est irréprochable. On regrette que le bouton de mise en veille et sortie de veille soit si petit. Les zones en dehors de l’écran sont tactiles elles aussi, elles permettent d’accéder au gestionnaire des tâches, ou d’afficher un petit menu contextuel. Une bonne idée. L’avantage se situe au niveau de la manipulation: on peut « couvrir » le clavier avec ses deux pouces, et la transporter partout, même si elle ne rentre pas dans toutes les poches.

A noter qu’il est impossible de relier en USB et d’ajouter du contenu à la Liberty Tab et au PlayBook. Qui ne sont pas encore commercialisés chez nous, ceci expliquant sans doute cela. J’ai pourtant téléchargé Acer Sync et BlackBerry Device Manager, comme il est préconisé sur les sites des fabricants. Mais, sur Mac comme sur PC, ça n’a pas fonctionné.

c5dosUnivers et synchronisation – avantage Liberty Tab

Comparer des tablettes, c’est avant tout comparer les nouveaux OS mobiles. Et c’est donc comparer des « mondes » différents. iOS, Android et BlackBerry OS sont assez distincts, mais chacun à son univers.

Google, avec ses nombreux services en ligne gratuits, est sans doute le plus intéressant sur le papier. Gmail, contacts, calendrier, photos Picasa, vidéo YouTube… vos contenus sont « dans les nuages » (sur les serveurs de Google, donc), et la synchronisation se fait en Wi-Fi (ou en 3G, mais c’est plus lent et plus cher).

Apple est moins « gratuit », et moins souple. Pour synchroniser certaines données en Wi-Fi (et les stocker directement sur les serveurs d’Apple) il faut payer un abonnement à MobileMe (79 euros par an, tout de même, pour 20 Go). Sans cela, la synchronisation des données se fait obligatoirement via iTunes. Tout comme les mises à jour et la gestion des versions de l’OS. Ce qui lui assure une grande stabilité, et une personnalisation pointue des données à synchroniser.

Sur ce point-là, BlackBerry est nettement plus discret. Il est orienté professionnel, on le sait, et est donc obsédé par la sécurisation des données. A tel point qu’il n’existe pas encore de client de messagerie sur sa tablette, sortie pourtant il y a plusieurs mois aux USA. Pour les mails, calendrier et contact, il faut relier en Bluetooth son PlayBook à son smartphone BlackBerry. Des possesseurs de smartphone qui retrouveront quelques similitudes graphiques au niveau de l’OS mais celui-ci est nouveau, et a été mis au point avec une société que vient de racheter la marque RIM (Research In Motion, qui fabrique les BlackBerry).

c6_platInterface – avantage iPad 2

Sans doute plus qu’avec des ordinateurs portables, la qualité de l’interface est primordiale pour une tablette, comme pour un smartphone. Chaque tablette a son style.

La Liberty Tab offre l’interface la plus personnalisable: widgets (comme un petit cadre Facebook avec les derniers statuts de vos amis), icones, raccourcis… les possibilités sont nombreuses. Revers de la médaille: un manque de fluidité par rapport à la concurrence (plus de données à charger et à actualiser sur l’écran d’accueil), et des risques de « bug » accrus. Pour le reste, la navigation est similaire à celle d’Android pour smartphone, sauf qu’il s’agit de flèches. Une vers la gauche (« précédent ») pour revenir d’un niveau en arrière dans un menu ou dans la navigation. Une vers le haut pour (« accueil ») pour afficher les panneaux d’accueil avec les icones. Le multitâche se lance en appuyant sur une icône à côté des flèches: les fenêtres avec les applications ouvertes s’affichent sous forme de diaporama vertical. Hélas, on ne peut pas fermer ces applications facilement (il faut passer par le menu paramètres, et encore…).

Le PlayBook joue la simplicité. Les icônes sont dans le bas de l’écran, et vous pouvez les classer par catégorie (favoris, jeux, medias,…), les afficher toutes ou une partie seulement. Son point fort: la gestion du multitâche: quand vous utilisez une application, il suffit de faire glisser votre doigt du bas vers le haut, dans le bas de l’écran, pour faire apparaître, au-dessus des icônes, un carrousel avec les applications en marche. Il suffit de toucher la petite croix à côté d’une application pour l’arrêter. Sinon, il y a des petites icônes de paramètres qui restent visibles, en haut à droite de l’écran. Pratique. Elles se trouvent dans le bas de l’écran sur la Liberty Tab. Elles n’existent pas sur l’iPad.

Venons-en, à l’iPad. C’est lui qui, se basant sur l’iPhone, a dessiné les bases des nouvelles tablettes, et qui a fait décoller leur popularité en les rendant plus « grand public » et « divertissement » que les très austères (et presque inutilisables) modèles qui tournaient alors sous Windows 7. En matière de fluidité et d’ergonomie, iOS (le système d’exploitation de l’iPad, proche de celui de l’iPhone) est une référence absolue. Le multitâche est on ne peut plus simple, en double cliquant sur le bouton « Accueil », on affiche, dans le bas, les icônes des applications en marche. Il suffit de cliquer sur l’une d’elle pour lancer l’application. Ou de laisser son doigt appuyé pour pouvoir les arrêter. Cette interface ne plante jamais. Vraiment jamais, alors que les autres, après quelques minutes d’utilisation et de configuration, montrent rapidement certains ralentissements. L’iPad est plus verrouillé (moins personnalisable), mais d’une stabilité constante… c’est Apple.

comparatif_jourPhotos – avantage Liberty Tab

Ce n’est pas l’usage principal, mais ça peut entrer en compte dans le choix de certains. La qualité des photos est assez différente d’un appareil à l’autre. La Liberty Tab est la seule équipée d’un flash, et donc elle surclasse les autres dans les faibles conditions de luminosité. Pour le reste, il n’y a pas de miracle: la qualité est semblable à celle d’un smartphone, donc assez faible. Les tests ont montré que l’iPad 2 donnait l’image la plus nette, mais que le PlayBook rendait mieux les couleurs, et affichait moins de « bruit » (parasites) dans les zones sombres.

Et les documents ? – avantage PlayBook

Comment ces trois systèmes d’exploitation gèrent-ils l’arrivée de documents ? Différemment, à nouveau. Pour notre test, nous avons analysé ce que l’on pouvait faire avec deux pièces jointes (un tableau Exel et une présentation Power Point) dans un mail reçu.

L’iPad propose uniquement de l’ouvrir, et de l’imprimer. Si vous en voulez plus, il faudra acheter des applications tierces (et payantes, généralement), gérant les documents Office ou les PDF, et stockant vos fichiers sur des serveurs distants.

La Liberty Tab, via Gmail, propose de l’afficher, de voir un aperçu ou de l’enregistrer. Ensuite, vous pouvez gérer les fichiers présents sur votre tablette avec différentes applications. Il est également possible de stocker le tout sur les serveurs de Google, via votre compte Gmail.

Le PlayBook propose également de les enregistrer. Par la suite, via les applications « Word – , Sheet – ou Slideshow to go », vous retrouvez la liste des documents correspondants présents sur votre tablette. Très simple et très fonctionnel.

comparatif_nuitLiaison HDMI – avantage PlayBook

Via un câble (non fourni) Mini-HDMI vers HDMI, vous pourrez relier votre Liberty Tab ou votre PlayBook. Pour l’iPad, il faut l’adaptateur maison, puis un simple câble HDMI.

Ils font tous les trois leur boulot. Mais l’iPad ne veut pas zoomer en mode miroir: vous aurez donc des bords noirs sur votre téléviseur, car ce n’est pas le même format. Heureusement, pour des films, il adapte le format et remplit votre écran de télévision, sortant du mode miroir (l’iPad devient un contrôleur).

Le PlayBook a cette originalité au niveau des PowerPoint: ce n’est plus tout à fait le mode miroir, car on peut choisir d’avoir la liste des slides sur la gauche de l’écran (de la tablette uniquement), pour revenir plus facilement de l’un à l’autre. Les professionnels seront ravis.

Surfer – avantage iPad

Aller sur internet: c’est l’une des choses que vous ferez sans doute le plus avec une tablette. On a longtemps parlé du fait que l’iPad, comme l’iPhone, ne supportait pas le Flash. C’est toujours vrai. Mais cela n’apporte que très peu de frustration car il est difficile de trouver un site sur lequel l’iPad ne s’en sort pas.

Un petit test de vitesse. Pour afficher complètement la page d’accueil du blog « Les Teknophiles » :

  • Liberty Tab: 9,2 sec
  • iPad: 15,7 sec
  • PlayBook : 16,3 sec

Mais la vitesse n’est pas tout. Ces chiffres sont à tempérer par le fait que la Liberty Tab a un navigateur qui ressemble plus à celui d’un smartphone. Certains sites le considèrent d’ailleurs comme tel, et redirige automatiquement vers la version mobile. C’est le cas de www.rtl.be, qui devient automatiquement m.rtl.be, une version différente et nettement plus petite, car adaptée aux écrans des téléphones.

De plus, sur certains sites un peu plus complexes comme routes.tomtom.com, qui affiche une carte du trafic en temps réel, le Liberty Tab est à la ramasse et ne s’en sort pas. Contrairement à l’iPad et au PlayBook, qui ont sensiblement les mêmes qualités de surf, même si la tablette d’Apple est plus réactive sur le défilement des pages.

100_3063Connectivité – avantage Liberty Tab, si ça marche

Elles sont toutes Wi-Fi et Bluetooth, avec une sortie mini jack. Mais la Liberty Tab se présente comme la plus connectable, avec un port USB classique, un port Mini-USB, un slot pour carte Micro SD, une sortie Mini-HDMI. Mais hélas, rien ne se passe (sauf un bug) lorsqu’on branche une clé USB. Et la liaison avec l’ordinateur en mini USB ne fonctionne pas avec le logiciel Acer Sync. Sans doute des bugs dus au fait que c’est une tablette Packard Bell tournant sous un OS prévu par Acer, et qui seront corrigés lors de la sortie, en juillet.

L’iPad, comme on l’a vu, est assez verrouillé. Un seul port: celui d’Apple, pour relier la tablette à l’ordinateur. Il existe un adaptateur (39 euros) pour profiter d’une sortie HDMI.

Prix – avantage Liberty Tab

La Liberty Tab a l’avantage du prix. Dans les configurations de base (16 GB et Wi-Fi, pas de 3G):

  • Liberty Tab: 399 euros – sort en juillet
  • iPad: 479 euros – disponible
  • BlackBerry: 499 euros – sort en juillet

Remarque: les prix sont à confirmer, sauf pour l’iPad 2, qui existe déjà. Le Liberty Tab et le PlayBook devraient sortir en juillet.

Conclusion: quelle tablette faut-il acheter ?

A l’heure de la conclusion, difficile de trancher. L’iPad est le plus stable et le mieux fini, son OS ne plante jamais et est très agréable à utiliser. De plus, son autonomie est au-dessus de la concurrence. Sans oublier que des millions de développeurs sortent des applications géniales sur l’App Store. Mais son gestionnaire de fichier fermé et sa faible connectique pourront en gêner plus d’un.

Google ne contrôlant pas l’utilisation d’Android, il y aura de tout pour les tablettes tournant sous son OS. La Liberty Tab, un cran en-dessous au niveau finition et ergonomie, a de nombreux atoûts, à commencer par ses écrans d’accueil personnalisables. Et si certains widgets plantent, cela reste un plaisir d’agencer son bureau comme on le désire. Les tablettes Android peuvent également compter sur le très riche – et très gratuit – univers Google. Mail, photos, calendrier, contacts, vidéos, etc… Le tout sera très bien intégré.

Le PlayBook de BlackBerry est un objet à part. Bien construit, il lui manque encore quelques applications maison – comme la gestion des mails… – pour être attractif. Il est clair qu’il aura les mêmes caractéristiques que les smartphones de la marque : orienté « pro », sécurisé à l’extrême, et dédié au monde de l’entreprise. Mais il se débrouille bien en multimédia !

Impossible d’en choisir une, mais si vous êtes un adpete de Google et de ses services gratuits, alors foncez sur la Liberty Tab, 80 euros moins cher que l’iPad, qui reste la référence en matière d’interface, d’applications disponibles et d’autonomie. Le PlayBook est plus petit, et livré avec une petite housse bien pratique pour être transporté partout, très facilement.

Le Nikon D7000 brade les reflex « pro »

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 9 mai 2011 13h23 | Ajouter un commentaire

nikon-d7000-kitLe Nikon D7000 est le dernier modèle du fabricant japonais destiné aux amateurs avertis désirant aller plus loin dans la photographie. La prouesse de Nikon: avoir rendu accessibles au « grand public » des technologies issues du monde professionnel. Vous devrez vous investir pour maîtriser l’outil, mais le jeu en vaut la chandelle : boitier résistant aux éclaboussures avec prise en main optimale ; viseur optique couvrant 100 % du champ photographié, autofocus proposant 39 collimateurs…

Sans oublier le principal: la qualité des photos, sans défaut, grâce notamment à une gestion du bruit électronique parfaite. Par rapport à la concurrence, cette qualité se traduit par une fidélité des couleurs et de la lumière, en mode automatique. Son prix (1.100 euros sans objectif) est conséquent, mais vu qu’on atteint le niveau des appareils professionnels vendus 3.000 ou 4.000 euros il y a quelques mois, personne n’est volé.

Le plus:

  • Rapport qualité / finition / prix
  • Excellente réactivité dans la mise au point
  • Nombreux réglages disponibles

Les moins:

  • Mode vidéo pas très convainquant
  • Ecran LCD fixe à l’arrière
  • Peu de préréglages de scène

La concurrence

Pentax K-5: il a corrigé les principaux défauts du K-7, et reste un sérieux concurrent au D7000 par son approche semi-professionnelle au niveau de la finition et de la qualité des clichés. Reste son prix, plus élevé que Nikon. (1.250 euros boitier nu)

L’alternative

Canon EOS 600D: légère évolution du 550D, cet appareil a de nombreuses qualités, dont celle de réussir facilement la plupart des photos que vous prendrez. Mais le prix, comparé à sa « simplicité », est assez élevé, malgré l’écran amovible. (800 euros boitier nu)

Ordi vraiment portable: MacBook Air ou HP Pavilion ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 30 avril 2011 10h20 | Ajouter un commentaire

macbookDans « ordinateur portable », les constructeurs oublient parfois la signification exacte de l’adjectif « portable ». Il n’est pas rare, en effet, que l’autonomie d’un laptop 17 pouces (la diagonale préférée des Belges), ne dépasse pas l’heure d’utilisation nomade. La faute à l’écran très lumineux, au processeur puissant mais gourmand, au disque dur de grande capacité tournant rapidement et à la carte graphique de bonne qualité, sur ce genre d’appareil. Plus on a de place, plus on peut y mettre des composants issus d’un PC de bureau, moins chers que ceux miniaturisés des petits portables, mais moins adaptés à leur côté « nomade ».

Si votre priorité, c’est l’autonomie, voici deux ordinateurs – parmi tant d’autres – qui sont vraiment portables, avec une diagonale de 11 pouces, soit environ 30 cm. Ils sont petits et assez légers, et leur autonomie dépasse les 4 heures d’utilisation. Tous deux ont fait l’impasse sur les lecteurs optiques (pas de CD ni de DVD).

D’un côté, un premier prix, le HP Pavilion DM1-3100 vendu 400 euros. De l’autre, un « dernier prix », le Mac Book Air d’Apple, vendu 1.000 euros. Retenez une chose: plus c’est fin, plus c’est cher. Pour les raisons évoquées plus haut: la miniaturisation des composants de l’ordinateur, et son agencement plus délicat.

Quelles différences ?

Bien entendu, on compare ici deux systèmes d’exploitation très différents. Le Mac Book Air tourne sous Mac OS et le HP Pavilion sous Windows 7 édition familiale. L’un comme l’autre vous permettront d’effectuer toutes les tâches de l’informatique grand public, à savoir naviguer sur le web, chatter avec vidéo (webcam et micro intégrés), écouter de la musique, regarder des films, stocker vos photos/vidéos, installer des logiciels bureautiques comme Office (Word, Exel, Power Point, etc) et même certains jeux (mais pas les plus récents). Bref, ce que font la majorité des utilisateurs.

Inutile de rentrer dans le débat « PC ou Mac ? », mais rappelons la stabilité et la rapidité d’exécution incomparable de Mac OS ; et le côté plus « compatible », car plus populaire, de Windows 7.

Matérielhp

Après, c’est une question d’argent, hélas. Un point délicat pour le Mac Book Air, car il en demande plus, mais il en offre moins. Pour 1.000 euros, le portable d’Apple est équipé d’un disque dur de seulement 64 GB SSD (très fin, très rapide, peu gourmant en énergie mais très cher), de 2 GB de RAM et d’un processeur Intel Core 2 Duo de 1,4 GHz.

Pour 400 euros, le HP offre 500 GB de stockage, 3 GB de RAM et un AMD bicoeur de 1,6 GHz. Mais en plus, 3 ports USB (contre 2 pour le Mac), une sortie VGA (moniteur externe) et une sortie HDMI (moniteur ou TV).

Vous l’avez compris, les points forts du portable de HP sont le disque dur, la connectique et le prix très concurrentiel.

Le Mac Book séduit ailleurs :

Un silence presque total, alors que le HP ventile rapidement
Une épaisseur et un poids record : entre 0,3 cm et 1,7 cm, pour 1 kg. Le HP est nettement plus gros: entre 3,2 et 2,1 cm, pour 1,6 kg.
Une autonomie de 5 heures en usage continu, contre 4 heures pour le HP.
Un pavé tactile pour la souris très efficace et précis. HP est en retrait au niveau du défilement et de la fluidité.

Conclusion

Difficile de choisir, après ce que nous venons de détailler. Ces deux portables offrent un belle autonomie, et prennent relativement peu de place. Si votre critère principale est le rapport prix / prestations, alors foncez sur le HP, qui vous en donne beaucoup pour 400 euros. Si vous cherchez un système très stable et rapide, nomade au point de pouvoir être glissé dans une farde, alors optez pour le Mac Book Air. Vous le payerez cher (1.000 euros), mais vous ne regretterez pas votre achat.