Cette TV adapte sa luminosité aux conditions de visionnage

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 26 juin 2019 13h09 | Ajouter un commentaire

Il ne faut pas se leurrer: depuis l’arrivée du Full HD il y a bien longtemps, il devient délicat pour les téléviseurs de proposer des innovations susceptibles de justifier le remplacement d’un appareil en bon été de fonctionnement.

Le consommateur, et c’est une bonne nouvelle pour l’environnement, ne passe à la caisse que lorsqu’un appareil est en panne, pour faire simple.

Les constructeurs font ce qu’ils peuvent, cependant, pour attirer l’œil du client. Samsung et LG, les deux fabricants les plus populaires, ne jouent pas que sur la qualité d’image. Il y a également la partie logicielle, de plus en plus importantes, car beaucoup d’utilisateurs ne se contentent plus des chaînes linéaires de leur décodeur, mais ont besoin d’applications performantes pour le streaming de contenu vidéo ou musicale, pour des petits jeux vidéo, etc.

Luminosité adaptive 

Et encore au-dessus de cette couche, il y a quelques petites options qui peuvent faire la différence. Qui n’a jamais été gêné dans son salon quand le soleil est trop présent et que l’image est à peine visible ? LG a pensé à eux et l’un de ses derniers fleurons, le 65OLEDC9, adapte sa luminosité à la lumière présente dans la pièce. Un peu comme un smartphone, finalement, dont l’écran est moins lumineux le soir dans votre chambre, que le midi en plein soleil.

Cette option n’est pas assez mise en avant par le constructeur, selon moi. En effet, il faut aller dans les réglages > affichage, et trouver le sous-menu “économie d’énergie”. Là, il convient d’opter pour “auto”, mais c’est le choix par défaut. Aucune trace de cette option dans les caractéristiques du téléviseur sur sa page web officielle, par exemple, qui préfère évoquer le design et la qualité du nouveau processeur d’image a9 teinté d’AI (intelligence artificielle).

Un bien bel objet

Et on peut comprendre les choix du service marketing de LG. En effet, le 65OLEDC9 est très sobre: comme souvent avec l’OLED, une partie important du téléviseur n’est qu’une fine couche de verre protégeant la dalle proprement dite, très fine (voire souple). Lors de la manipulation, c’est un peu effrayant, on craint de la casser tellement elle est fine. L’électronique et le son sont rassemblés dans le bas, tandis que le double pied accentue la discrétion en étant pratiquement dissimulé.

Au niveau de la qualité d’image, difficile de faire mieux que les écran OLED de LG depuis quelques années. Cela reste, selon moi, la meilleure image disponible, avec des noirs invisibles (alors qu’ils sont “éclairés” et donc grisés sur les dalles non OLED), des couleurs vives, un contraste profond. Difficile à l’oeil nu de voir des améliorations par rapport aux générations précédentes, malgré la prise en charge des normes Dolby Vision et Atmos.

Quant à webOS, l’interface maison de LG, elle gagne en rapidité et en réactivité grâce au nouveau processeur. Elle est dès lors plus intuitive à utiliser, surtout avec la télécommande qui fait office de pointeur. On peut aussi utiliser le curseur, mais dans certaines conditions, c’est plus rapide de viser et d’appuyer sur OK. Qui dit OS maison, dit magasin d’applications maison. Et là, on se méfie toujours. À part Netflix et Amazon Prime (et Spotify), celui-ci ne propose finalement qu’un tas de petits logiciels inconnus et inutiles. Les deux services de streaming vidéo populaires ont droit à un bouton dédié sur la télécommande, et c’est diablement pratique…

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