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Comment répare-t-on un smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 25 avril 2013 16h11 | Ajouter un commentaire

Cet autodidacte de la région bruxelloise a appris lui-même à remplacer les écrans cassés, les batteries faibles ou les boutons défectueux. Rencontre.

Vous n’êtes pas sans savoir que les smartphones et les tablettes prennent une place de plus en plus importante dans la vie des gens. Remplaçant de l’agenda, du bloc-notes, de l’ordinateur (pour certaines tâches), et de bien d’autres choses, ces appareils mobiles ont une grande faiblesse: leur fragilité.

Même si vous en prenez grand soin, en achetant une housse ou d’autres types de protection, il arrive souvent, vu leur manipulation très fréquente, qu’on les laisse tomber, qu’on les griffe ou qu’on leur donne un petit bain involontaire.

D’autant qu’il existe désormais de nombreux jeux, même pour les plus petits, ceux-ci étant déjà très à l’aise avec l’usage du tactile, et très demandeurs pour utiliser le téléphone de papa.

 

En 2013, on répare…

Il y a quelques années, réparer l’écran d’un smartphone coûtait plus cher que de le remplacer, et prenait de longues semaines. Car rien, ou presque, n’était organisé. On pouvait le renvoyer, via l’endroit où on l’avait acheté, au constructeur. Mais il fallait compter plusieurs centaines d’euros, ce qui excédait parfois la valeur de l’appareil. La faute aux frais de port, et au manque de procédure. Du coup, l’envie de mettre quelques euros de plus pour avoir un nouveau modèle prenait le dessus.

Mais nous sommes en 2013 et les choses ont changé. On ne rachète plus, on répare. C’est la crise, bien sûr, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a une explosion des smartphones en Belgique ces dernières années, voire ces derniers mois. Certains d’entre eux sont chers et difficile à obtenir (on pense à l’iPhone, mais il n’est plus aussi seul qu’avant). Et surtout on ne peut plus s’en passer…

Il y a donc, depuis quelques temps, des « laboratoires » en région bruxelloise, qui peuvent réparer certains smartphones ou tablettes dans l’heure, pour un prix relativement raisonnable. Nous avons rencontré un petit nouveau, iFixTech.

 

D’où vient l’idée de Jeremy ?

Peu motivé par deux années d’étude en Ingénieur commercial, Jeremy Golender a eu l’idée de se lancer dans la réparation de smartphones et de tablettes suite à une amère expérience. « Mon téléphone ne fonctionnait plus. Je l’ai amené chez le revendeur qui m’a fait un devis de 300€, avec une attente de quelques semaines. J’ai décidé de trouver une solution moi-même. J’ai été voir sur le web et j’ai trouvé une vidéo qui expliquait comment résoudre le problème. Il fallait faire un point de soudure sur la carte-mère du smartphone. J’ai acheté les petits outils nécessaires et, avec un peu d’aide, j’ai réussi à le réparer« , nous confie-t-il dans son petit bureau/atelier d’Overijse.

Puis, avec le bouche à oreille, il a réparé ceux de ces connaissances. « J’avais une petite clientèle. A l’époque (il y a un an, NDLR), c’était plutôt rare comme service. J’ai ensuite monté ma société, pour structurer tout ça« . Et à ce jour, l’activité est soutenue: « J’envisage de trouver quelqu’un, car je ne veux pas trop faire attendre les gens qui déposent leur appareil. Ça fait partie du concept« .

 

Quel genre de réparation ?

A priori, iFixTech peut réparer toutes les tablettes et tous les smartphones. Et assez rapidement, si les pièces sont de stock, ce qui ne concerne que les produits Apple. L’iPhone et l’iPad ont ce drôle de rapport popularité/prix/rareté, poussant leurs nombreux propriétaires à les réparer au lieu de les remplacer.

« Les écrans, les boutons d’accueil et les batteries des iPhone et iPad, ce sont des remplacements ou des réparations fréquentes. On peut le faire dans l’heure« , nous explique Jeremy.

Dans cette jeune enseigne, cependant, toutes les marques sont concernées. « Samsung, BlackBerry, Nokia… on peut tout réparer« . Mais dans ces cas de figures, hélas, il n’y a pas de stock. Car il y a trop de gammes et de modèles différents parmi la petite dizaine de fabricants populaires en Belgique. Le stock serait pratiquement impossible à gérer. « On fait d’abord un devis, puis on commande la pièce. Cela prend alors plus de temps, environ une semaineMais aucun téléphone n’est impossible à ouvrir et donc, à réparer« . Et le meilleur assistant de Jeremy, « c’est YouTube« , admet-il.

 

Pour une fois, Apple est moins cher

Les pièces de rechange, de l’écran au bouton en passant par la batterie, Jeremy les commandes sur le web. « On achète des pièces OEM (« Original Equipment Manufacturer », fabricant de pièces détachées plus ou moins officielles) de qualité équivalente aux originales. Elles viennent d’Asie, et elles sont garanties six mois« .

Et dans le domaine des pièces détachées, Apple est pour une fois le moins cher. Bien entendu, le géant californien n’a rien à voir dans la distribution de ces pièces de rechange. Il préfère bien entendu que les gens achètent un nouveau modèle. Mais la gamme d’Apple est plutôt homogène (l’iPhone 4 et 4S sont encore en vente, et partagent de nombreuses pièces ou formats de pièces).

Ces tablettes et smartphones sont, de plus, très répandus dans le monde entier. La demande est grande, l’offre suit, les quantités augmentent et les prix diminuent. CQFD. Sur Amazon.fr, on peut ainsi trouver un kit complet (les deux faces de l’iPhone 4S, plus les outils), pour 45€. Evidemment, il faut la patience et l’habileté pour le faire soi-même.

Cette grande disponibilité des pièces détachées n’existe pas chez la concurrence. « Un écran de Samsung Galaxy SIII est plus rare, donc ça coûte plus cher« . Soit 259€… Pour un iPhone 4 ou 4S, il faut compter 130€, or il faut tout démonter. Avec l’iPhone 5, cependant, les prix s’envolent: « L’écran seul coute plus de 200€… »

 

Comment ça marche ?

Sans dire que c’est facile, le démontage et le remontage d’un smartphone ne demandent pas de connaissances poussées en micro-informatique. Il « suffit » de suivre les tutoriels que l’on trouve sous forme de vidéos sur le web, en toute gratuité. « Une fois qu’on a ouvert plusieurs appareils de marque différentes, on note des similitudes dans les composants et l’assemblage. Les réparations les plus fréquentes peuvent être faites en une heure. Quand il y a eu un contact avec du liquide, cependant, il faut plus de temps à cause de l’oxydation« .

Nous avons observé le travail minutieux de Jeremy. Ses outils de précision sont maniés avec dextérité, car certains composants sont fragiles. Ils doivent être démontés l’un après l’autre, dans un ordre précis, comme si on changeait la boite de vitesse d’une voiture.

Et certains appareils, même les plus chers, sont parfois mal montés. « Certaines têtes de visses sont inutilisables. Il faut alors utiliser une pince« . Patience, délicatesse et doigté sont les meilleures vertus si vous désirez tenter l’aventure.

Sachez que ce réparateur autodidacte n’a jamais rien cassé. « Je touche du bois« , conclut-il.

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