Test du Samsung Galaxy S II: plus fort que l’iPhone 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 2 août 2011 16h03 | 4 commentaires

samSamsung est un ogre: au début de l’année, il présentait le Google Nexus S, le smartphone Android « officiel » mis en avant par Google lui-même, et sur lequel les développements logiciels promettaient un OS toujours au top.

Pas rassasié, le grand fabricant (au niveau quantitatif) a sorti récemment le remplaçant du Galaxy S, un succès datant… de l’été 2010. Le Galaxy S II est donc le 3e smartphone haut de gamme de Samsung en moins d’un an. Qui a dit qu’Apple exagérait en sortant un nouvel iPhone tous les 15 mois ?

Le plus fort…

Heureusement, Samsung améliore chaque fois sa copie. Le Galaxy S II est à l’heure actuelle le smartphone le plus performant et le plus rapide du marché, dont la fiche technique parle d’elle-même :

  • grand écran « Super Amoled Plus » de 4,3 pouces (3,5 pour l’iPhone 4),
  • processeur double-cœur de 1,2 GHz,
  • 1 GB de mémoire vive
  • poids plume (117 grammes seulement, contre 140 pour l’iPhone),
  • bête de multimédia (nombreux formats vidéo acceptés),
  • autonomie exceptionnelle pour ce genre d’appareil,
  • bon appareil photo de 8 MP
  • stockage interne de 16 Go (avec slot pour micro-sd)

Son excellente forme, le S II la doit surtout à son processeur SoC (System on Chip). L’Exynos 4210, son petit nom, tourne à 1,2 GHz sur chacun de ses deux cœurs. Il est donc plus rapide que l’A5 d’Apple ou que le Tegra 2 de nVidia, « limités » à 1 GHz.

En plus d’être léger et très fin (sa majeure partie est moins épaisse que l’iPhone 4), il est très élégant, avec une coque arrière finement écaillée du plus bel effet.

Et l’OS ?

On le sait, cependant, un smartphone actuel n’est rien sans la qualité de son système d’exploitation. Le Galaxy S II tourne sous un Android 2.3 rapide, l’écran étant très réactif et l’interface d’une excellente fluidité. Si l’OS de Google reste légèrement en retrait de celui d’Apple (iOS) au niveau de la simplicité d’utilisation, de la stabilité du système et de la facilité de configuration, la surcouche de Samsung comble une partie de ces défauts.

Vous le savez peut-être: tous les fabricants de smartphones utilisant Android rajoutent une « surcouche » logicielle (application, option de configuration, graphisme de l’interface, etc). Si HTC était la référence en la matière, Samsung le rattrape avec le Galaxy S II.

Double emploi

Notamment grâce à Social Hub, qui rassemble – de manière parfois brouillonne, hélas – toutes vos boites email et vos réseaux sociaux. Vaste programme, qui s’avère utile car tout est accessible sous une seule application. Deux problèmes constatés:

  • dédoublement des notifications Gmail (une alerte de Gmail et une alerte de Social Hub) souvent irritant
  • accès limité au flux Facebook (ou Twitter): l’application originale téléchargeable est plus complète.

L’idée est donc bonne, mais devrait être davantage intégrée à Android, et non « rajoutée ».

Par contre, l’application (et le widget) gérant le multitâche est enfin performante. A mettre sur l’écran d’accueil de préférence, le widget indique le nombre d’applications actives et permet de les fermer en un « clic ».

Quant à l’Android Market, le magasin d’application, il reste un endroit plus brouillon (plus ouvert donc on y trouve de tout) et moins contrôlé (on y trouve aussi n’importe quoi) que l’App Store.

Conclusion

Quelle belle machine ! Rapide, fine et performante, elle est plus moderne que l’iPhone 4 (juin 2010). Au niveau logiciel, cependant, le smartphone d’Apple reste en tête grâce à l’ergonomie de son interface (mise à jour régulièrement) et surtout grâce à son « unicité »: Apple fabrique l’appareil et développe l’OS, l’un étant bâti autour de l’autre, et vice-versa.

Mais Android et Google s’améliorent de mois en mois (Google+ vous propose, par exemple, l’upload automatique de toutes les photos prises avec le smartphone sur votre espace privé). Reste un prix élevé (649 euros au lancement), même s’il diminue: on trouve le Galaxy S II à 549 euros sur le web, soit 90 euros de moins qu’un iPhone 4 bientôt remplacé…

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