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En direct du BlackBerry World: le PlayBook, ça vaut quoi ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 3 mai 2011 21h34 | Ajouter un commentaire

sam_0028Après avoir lu des critiques assez dures envers le PlayBook de BlackBerry, il était temps d’essayer cette tablette pour s’en faire une idée personnelle. Ce que j’ai pu faire au BlackBerry World.

Si la présentation du vice-président Software de RIM (Alan Panezic, qui a suivi le développement de l’OS) était un peu flatteuse, elle a eu le mérite de me mettre dans une optique plutôt craintive avant de le prendre en main.

Car je le dis tout de suite, le PlayBook est un bon produit, à l’OS complètement original bien qu’inspiré par celui de smartphone de la marque. Le tactile est poussé à l’extrême. Il n’y a même pas de bouton « home », comme sur un iPad. Il faut glisser son doigt de bas en haut, dans le bas de l’écran, pour faire apparaître le multitâche, soit toutes les applications ouvertes, sous la forme d’un « cover flow ». Très pratique à l’usage. Si l’une des applications qui tournent derrière est en mouvement (vidéo, appareil photo), elle le restera durant cette « gestion des tâches ».

Presque intuitif

Tout se configure facilement grâce aux petites icônes d’état, en haut à droite de l’écran de 7 pouces (9,7 pour l’iPad et de 1024 x 600 px). C’est plus facile que sur l’iPad, qui requiert d’entrer dans le menu de paramètres. Le tout est donc assez intuitif et agréable à utiliser (nettement plus qu’une tablette bas de gamme tournant sous Android).

Mais à mon sens, le PlayBook n’aurait pas du reprendre cette interface en étage issue du BlackBerry. Avec des zones horizontales au milieu de l’écran, faisant office de catégories d’applications. C’est un concept issu d’une navigation avec des touches, ce n’est pas fait pour le tactile (voir la photo ci-dessous).

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Il a ce qu’il faut

RIM a bien compris qu’une tablette, vu les standards « imposés » par l’iPad d’Apple, devait être au point au niveau de la fluidité, de la rapidité et de la réactivité de l’écran. C’est le cas, avec une configuration pourtant assez classique: 1 GB de RAM, processeur 1 GHz.

Le mutlitâche ne souffre aucun ralentissement visible, à première vue. L’OS a donc été (bien) développé par QNX. Un bon code (ce qui sert à « construire » l’application) permet d’utiliser au mieux les ressources matérielles d’un appareil. QNX est un OS basé sur Linux, racheté par RIM. Il a servi de base pour les interfaces de l’armée US et d’autres administrations civiles d’envergure. Le tout, vous l’imaginez, de manière très sécurisée.

Reengineer

Sous ce terme anglais dont vous choisirez la meilleure traduction, se cache, selon Alan Panezic, une petite révolution pour les développeurs d’applications, mais pour toutes les chefs d’entreprise également. C’est une nouvelle façon de définir des processus de business, une nouvelle manière de travailler, et de faire travailler ses équipes sur le terrain.

Un exemple qui touchera le plus de monde: le moyen très simple de gérer ses présentations (Power Point par exemple). Vous branchez le câble mini-HDMI sur un projecteur ou une TV, et vous avez un mode miroir amélioré, qui vous permet de mettre le Playbook en mode « présentation », et donc de contrôler les slides sans affecter ce qui est diffusé.

RIM aime Flash

C’est une route qu’Apple évite depuis le début de ces appareils mobiles, pour des raisons de stabilité et de sécurité : intégrer Flash dans ses navigateurs. Le PlayBook joue, a contrario, la compatibilité totale des contenus en Flash. Avec un argument majeur: beaucoup de site d’e-commerce sont en Flash. A nouveau, l’aspect « pro » est mis en avant.

On fait confiance à RIM pour mettre au point de nouvelles manières d’envisager le travail mobile. Le tout dans un environnement sécurisé.

Pas vraiment prêt

Malgré tout, le PlayBook n’est pas prêt, et c’est bien dommage. Disponible uniquement en Amérique du Nord pour le moment, la tablette de BlackBerry a de nombreux atouts, mais elle n’a pas encore de client de messagerie, par exemple. C’est un comble pour une tablette, mais pour l’instant, les icônes Gmail et Hotmail ne sont que des raccourcis lançant le navigateur web.

Le seul moyen de consulter l’ensemble de ses mails est de relier, en Bluetooth, son PlayBook à son BlackBerry, puis de lancer l’application « BlackBerry Bridge ». Ce qui permet à la tablette d’utiliser les comptes de messagerie du smartphone, avec une certaine lenteur due à la liaison Bluetooth.

Il en va de même pour Facebook, dont l’application sort en mai, mais qui n’est pas encore téléchargeable à l’heure d’écrire ses lignes (3 mai). L’icône est, à nouveau, un simple raccourci lançant le navigateur web.

Pas de date de sortie en Europe…

BlackBerry a-t-il eu raison de lancer sa tablette alors qu’il lui manque quelques applications capitales ? Ceux qui veulent utiliser la tablette pour lire leurs mails doivent avoir un BlackBerry, ce qui limite déjà grandement le nombre de clients potentiels.

Etrangement, il est impossible de connaître une date de sortie en Europe. Et quand on constate qu’il n’y a que l’anglais incorporé, et qu’on ne peut choisir qu’entre deux pays lors de la configuration (US et Canada), on constate qu’il y a encore du chemin à parcourir. « Dans quelques mois », c’est la déclaration officielle. Il en va de même pour la disponibilité du client de messagerie.

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