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Archives du mai, 2011

Samsung veut concurrencer l’iPad grâce à un « abonnement tablette »

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 31 mai 2011 13h45 | Un commentaire>

tabApple et son iPad ont une belle avance sur la concurrence en matière de tablette. Celles tournant sous Android comblent petit-à-petit le fossé d’un an qui donne un avantage indiscutable à l’iPad, qui en est déjà à sa deuxième génération.

Aux grands maux, les grands remèdes. Samsung, leader de l’électronique grand public (en termes de volumes de vente), fut l’un des premiers à dégainer en automne dernier, avec sa première Galaxy Tab (7 pouces de diagonale) tournant sous Android 2.1. Alors qu’un modèle 10,1 pouces est en vente dans les grandes enseignes, sous un Android 3.0 plus adapté, Samsung veut marquer le coup.

Le premier « abonnement tablette »

Pour ce faire, il s’est associé à Belgacom pour une visibilité accrue et une publicité importante, vu les moyens de communication de l’opérateur belge. La formule ? Un « abonnement tablette »…

Pour 39,90 euros par mois, vous aurez:

  • la tablette Samsung Galaxy Tab (la petite de 7 pouces sous Android 2.1. Pour la grande de 10 pouces sous 3.0, ajoutez 10 euros par mois…)
  • internet à domicile, grâce à l’abonnement Internet Confort: vitesse maximum de 12,5 Mbps, volume mensuel de 50 GB. Soit une offre standard qui convient à la plupart des ménages.
  • internet mobile: une carte 3G à insérer dans votre tablette, qui vous permet de surfer en dehors d’un réseau Wi-Fi. Offrant un volume mensuel de téléchargement de 250 MB. Un quota vraiment limite pour une utilisation nomade intensive. C’est moins de 10 MB par jour. Il faudra surveiller le nombre de photos téléchargées (ou uploadées sur Facebook, par exemple), et pratiquement oublier le streaming vidéo, très gourmand en quantité de données.

Mon avis

Cet abonnement à 40 euros par mois (web à la maison, web mobile et location de la tablette) n’a rien d’une arnaque ou d’un attrape client, mais elle ne diminue pas réellement les prix de la 3G (web mobile, donc), qui restent si chers en Belgique. Sachant que l’abonnement Internet confort est normalement facturé 33 euros par mois, votre abonnement au web mobile vous revient à 7 euros/mois pour 250 MB. L’offre la plus proche en web mobile de Belgacom est une carte rechargeable de 10 euros pour 500 MB, valable un mois. Ce n’est donc pas Byzance, mais vu que la tablette Samsung vous est prêtée, ce n’est pas une mauvaise idée si vous n’en avez pas.

Tomtom se la joue « Queen » pour éviter les embouteillages

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 27 mai 2011 16h50 | Ajouter un commentaire

breakFace à une concurrence de plus en plus au point techniquement, Tomtom se démarque en terme de gestion du trafic et des embouteillages. Il a mis en place une fameuse infrastructure qui affiche en temps réel l’état de la circulation dans de nombreux pays « occidentaux » (Afrique du Sud, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède).

Cette carte est utilisable en ligne à l’adresse routes.tomtom.com. Grosso modo, elle est transférée sur les GPS Tomtom, qui en tiennent compte dans l’itinéraire qu’ils vous proposent pour atteindre la destination souhaitée. Si vous devez atteindre le nord de Bruxelles et que le ring est plus bouché par l’ouest que par l’est, il vous indiquera le meilleur chemin avec comme critère le temps de parcours.

« HD Traffic »: au point, mais…

Cette technologie appelée « HD Traffic », je l’ai déjà essayé plusieurs fois, et cela fonctionne parfaitement (actualisation rapide de l’état des routes). Même si dans certains cas, l’itinéraire proposé s’avère tellement fastidieux pour gagner 10 minutes, qu’il est parfois plus simple d’espérer que les bouchons se résorbent avant de rejoindre la zone qui « coince ». Car il reste difficile de prévoir la dissipation des embouteillages: si vous avez 30 minutes de route avant de les rejoindre, il est possible que la situation ait évoluée, or votre Tomtom vous aura envoyé par un autre chemin.

Ceci étant dit, c’est une vraie valeur ajoutée pour les Tomtom. Et pour être sûr que tout le monde le sache, il lance une énorme campagne promo qui s’appelle « Break Free » (libérez-vous des embouteillages) :

  • droits d’utilisation de la célèbre chanson de Queen « I Want to Break Free » qui sera l’hymne de toute la campagne.
  • lors de son lancement, TomTom diffusera des sketches « Break Free », écrits et interprétés par John Cleese.
  • toutes les vidéos Break Free, y compris des interprétations de ‘I Want to Break Free’ par des automobilistes bloqués dans les embouteillages, seront disponibles sur les pages Facebook de TomTom.
  • concours de karaoké, à l’aide d’une application pour iPhone, chacun pourra s’enregistrer en vidéo en train de chanter, puis la partager sur le Facebook officiel. A la clé: une Renault…

Bref, Tomtom investit lourdement pour mettre en avant son avantage indéniable sur la concurrence (gestion des embouteillages), qui s’équipe encore – sans trop oser en parler – d’un « TMC » pratiquement inutile, qui tente de faire la même chose sans y parvenir.

Telenet lance l’iPhone 4 à 1 €. Oui, mais…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 25 mai 2011 13h31 | 2 commentaires

telÇa rassemble à une bonne affaire: Telenet profite des possibilités de vente couplée en Belgique, qui est légale depuis plusieurs années (si vous vous abonnez pour X mois chez nous, nous vous vendons un beau et cher téléphone à 20 euros), en proposant l’iPhone 4 à 1 euro. Prix normal: 639 euros.

Alors, 638 euros d’économie ? Pas vraiment, car pour bénéficier de ce prix, il faut prendre un abonnement de 75 euros par mois chez Telenet, qui se met à la téléphonie. Pour rappel, le câblo-opérateur proposait jusqu’à présent les mêmes services que Voo (TEL fixe, NET, TV). Pour y greffer la téléphonie mobile, il fallait frapper un grand coup. D’où l’idée de cette vente couplée.

Revenons à l’abonnement Walk&Talk iPhone 75, qui ne peut être souscrit que si vous êtes déjà client depuis 4 mois au moins chez Telenet (pour le NET, la TV ou la TEL fixe). Avec comme corollaire immédiat: habiter une zone couverte par l’opérateur, soit la Flandre et quelques communes du nord de Bruxelles.

Vous le comprenez, cette offre est de moins en moins intéressante, surtout vu le prix (75 euros), qui ne couvre que l’abonnement GSM. A ce prix-là, vous avez un abonnement plutôt classique : 400 minutes par mois ou 500 SMS, 1 GB d’internet mobile… rien d’extraordinaire.

Sans faire de pub, sachez qu’Allo RTL, pour 45 euros par mois options comprises, offre 300 minutes vers tous les réseaux plus 300 minutes vers BASE/Allo RTL, 300 SMS et 2 GB d’internet mobile…

Conclusion: Telenet gonfle le prix de ses abonnements pour compenser le prix des iPhone 4, qu’il a forcément payé un prix élevé (Apple ne fait de cadeau à personne).

iPhone 5: un écran courbé ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 25 mai 2011 07h20 | Ajouter un commentaire

ipLa dernière rumeur concernant l’iPhone 5 annonce un écran courbé, comme on pouvait le trouver sur l’iPod Nano 4G.

C’est le site taïwanais DigiTimes qui rapporte l’info, citant des sources industrielles, comme c’est souvent le cas lors de rumeurs: « un tel fabricant d’une telle pièce pour Apple pense que… ».

Dans le cas présent, Apple aurait acheté 200 ou 300 machines destinées à couper le verre, car les fabricants habituels ne voudraient pas s’équiper de machines si chères.

Pas d’agenda…

Sans surprises, il n’y a pas d’agenda relatif à la production de ces écrans, et donc de la future génération d’iPhone. Une rumeur qui me semble difficile à concevoir, tant le prochain iPhone ne devrait pas être une évolution majeure par rapport à la génération actuelle.

D’autres sites spécialisés, dont le bien informé MacRumors, sont de cet avis: ils privilégient l’idée d’un iPhone 4S qui ne serait qu’une mince évolution de l’iPhone 4, comme le 3GS l’a été à l’époque.

iPad 2, Liberty Tab ou PlayBook: quelle est la meilleure tablette ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 20 mai 2011 14h55 | Un commentaire>

L’iPad règne en maître sur le marché des tablettes depuis son lancement en 2010. La concurrence arrive en retard, avec les tablettes sous Android 3.0 et un invité surprise : BlackBerry et son PlayBook. Pour faire votre choix, lisez ce comparatif. Regardez également l’émission ‘Les Teknophiles’ pour la présentation visuelle.

c1Délicat dossier que ce comparatif entre l’iPad 2 d’Apple (iOS 4), la Liberty Tab de Packard Bell (Android 3.0) et le PlayBook de BlackBerry (BlackBerry Tablet OS).

Pas de chance pour la concurrence, l’iPad d’Apple en est déjà à sa deuxième version, alors que les autres constructeurs, excepté Samsung et sa Galaxy Tab lancée en automne 2010, en sont à leurs grands débuts. C’est le cas de Packard Bell avec cette Liberty Tab (en réalité, une Acer A500 « recarrossée »), et de BlackBerry avec ce Playbook. Or on le sait, qui dit « première », dit souvent « défauts à corriger ».

Matériel  -  avantage iPad 2

L’iPad2 (9,7 pouces) est très bien fini, comme la plupart des produits Apple. Très fin, assez léger, sobre et élégant… c’est un appareil attractif, assurément. Le petit interrupteur sur la tranche permet désormais de couper le son ou d’empêcher la rotation de l’écran (à définir dans les réglages).

La Liberty Tab (10,1 pouces) est la moins bien finie. Les plastiques brillants ne donnent pas une image de qualité perçue. La tablette couine, car elle est assez grande, mais par forcément rigide. Sa taille est un avantage et un inconvénient. Elle affiche entièrement des sites web traditionnels, mais sera moins facilement transportable et manipulable. De nombreux « netbooks », qui vivent sans doute leurs derniers mois de production, affichent des diagonales identiques de 10,1 pouces environ.

Le PlayBook, le plus petit avec son écran de 7 pouces, donne une bonne impression à la prise en main. Son plastique mat est de qualité, sa finition est irréprochable. On regrette que le bouton de mise en veille et sortie de veille soit si petit. Les zones en dehors de l’écran sont tactiles elles aussi, elles permettent d’accéder au gestionnaire des tâches, ou d’afficher un petit menu contextuel. Une bonne idée. L’avantage se situe au niveau de la manipulation: on peut « couvrir » le clavier avec ses deux pouces, et la transporter partout, même si elle ne rentre pas dans toutes les poches.

A noter qu’il est impossible de relier en USB et d’ajouter du contenu à la Liberty Tab et au PlayBook. Qui ne sont pas encore commercialisés chez nous, ceci expliquant sans doute cela. J’ai pourtant téléchargé Acer Sync et BlackBerry Device Manager, comme il est préconisé sur les sites des fabricants. Mais, sur Mac comme sur PC, ça n’a pas fonctionné.

c5dosUnivers et synchronisation – avantage Liberty Tab

Comparer des tablettes, c’est avant tout comparer les nouveaux OS mobiles. Et c’est donc comparer des « mondes » différents. iOS, Android et BlackBerry OS sont assez distincts, mais chacun à son univers.

Google, avec ses nombreux services en ligne gratuits, est sans doute le plus intéressant sur le papier. Gmail, contacts, calendrier, photos Picasa, vidéo YouTube… vos contenus sont « dans les nuages » (sur les serveurs de Google, donc), et la synchronisation se fait en Wi-Fi (ou en 3G, mais c’est plus lent et plus cher).

Apple est moins « gratuit », et moins souple. Pour synchroniser certaines données en Wi-Fi (et les stocker directement sur les serveurs d’Apple) il faut payer un abonnement à MobileMe (79 euros par an, tout de même, pour 20 Go). Sans cela, la synchronisation des données se fait obligatoirement via iTunes. Tout comme les mises à jour et la gestion des versions de l’OS. Ce qui lui assure une grande stabilité, et une personnalisation pointue des données à synchroniser.

Sur ce point-là, BlackBerry est nettement plus discret. Il est orienté professionnel, on le sait, et est donc obsédé par la sécurisation des données. A tel point qu’il n’existe pas encore de client de messagerie sur sa tablette, sortie pourtant il y a plusieurs mois aux USA. Pour les mails, calendrier et contact, il faut relier en Bluetooth son PlayBook à son smartphone BlackBerry. Des possesseurs de smartphone qui retrouveront quelques similitudes graphiques au niveau de l’OS mais celui-ci est nouveau, et a été mis au point avec une société que vient de racheter la marque RIM (Research In Motion, qui fabrique les BlackBerry).

c6_platInterface – avantage iPad 2

Sans doute plus qu’avec des ordinateurs portables, la qualité de l’interface est primordiale pour une tablette, comme pour un smartphone. Chaque tablette a son style.

La Liberty Tab offre l’interface la plus personnalisable: widgets (comme un petit cadre Facebook avec les derniers statuts de vos amis), icones, raccourcis… les possibilités sont nombreuses. Revers de la médaille: un manque de fluidité par rapport à la concurrence (plus de données à charger et à actualiser sur l’écran d’accueil), et des risques de « bug » accrus. Pour le reste, la navigation est similaire à celle d’Android pour smartphone, sauf qu’il s’agit de flèches. Une vers la gauche (« précédent ») pour revenir d’un niveau en arrière dans un menu ou dans la navigation. Une vers le haut pour (« accueil ») pour afficher les panneaux d’accueil avec les icones. Le multitâche se lance en appuyant sur une icône à côté des flèches: les fenêtres avec les applications ouvertes s’affichent sous forme de diaporama vertical. Hélas, on ne peut pas fermer ces applications facilement (il faut passer par le menu paramètres, et encore…).

Le PlayBook joue la simplicité. Les icônes sont dans le bas de l’écran, et vous pouvez les classer par catégorie (favoris, jeux, medias,…), les afficher toutes ou une partie seulement. Son point fort: la gestion du multitâche: quand vous utilisez une application, il suffit de faire glisser votre doigt du bas vers le haut, dans le bas de l’écran, pour faire apparaître, au-dessus des icônes, un carrousel avec les applications en marche. Il suffit de toucher la petite croix à côté d’une application pour l’arrêter. Sinon, il y a des petites icônes de paramètres qui restent visibles, en haut à droite de l’écran. Pratique. Elles se trouvent dans le bas de l’écran sur la Liberty Tab. Elles n’existent pas sur l’iPad.

Venons-en, à l’iPad. C’est lui qui, se basant sur l’iPhone, a dessiné les bases des nouvelles tablettes, et qui a fait décoller leur popularité en les rendant plus « grand public » et « divertissement » que les très austères (et presque inutilisables) modèles qui tournaient alors sous Windows 7. En matière de fluidité et d’ergonomie, iOS (le système d’exploitation de l’iPad, proche de celui de l’iPhone) est une référence absolue. Le multitâche est on ne peut plus simple, en double cliquant sur le bouton « Accueil », on affiche, dans le bas, les icônes des applications en marche. Il suffit de cliquer sur l’une d’elle pour lancer l’application. Ou de laisser son doigt appuyé pour pouvoir les arrêter. Cette interface ne plante jamais. Vraiment jamais, alors que les autres, après quelques minutes d’utilisation et de configuration, montrent rapidement certains ralentissements. L’iPad est plus verrouillé (moins personnalisable), mais d’une stabilité constante… c’est Apple.

comparatif_jourPhotos – avantage Liberty Tab

Ce n’est pas l’usage principal, mais ça peut entrer en compte dans le choix de certains. La qualité des photos est assez différente d’un appareil à l’autre. La Liberty Tab est la seule équipée d’un flash, et donc elle surclasse les autres dans les faibles conditions de luminosité. Pour le reste, il n’y a pas de miracle: la qualité est semblable à celle d’un smartphone, donc assez faible. Les tests ont montré que l’iPad 2 donnait l’image la plus nette, mais que le PlayBook rendait mieux les couleurs, et affichait moins de « bruit » (parasites) dans les zones sombres.

Et les documents ? – avantage PlayBook

Comment ces trois systèmes d’exploitation gèrent-ils l’arrivée de documents ? Différemment, à nouveau. Pour notre test, nous avons analysé ce que l’on pouvait faire avec deux pièces jointes (un tableau Exel et une présentation Power Point) dans un mail reçu.

L’iPad propose uniquement de l’ouvrir, et de l’imprimer. Si vous en voulez plus, il faudra acheter des applications tierces (et payantes, généralement), gérant les documents Office ou les PDF, et stockant vos fichiers sur des serveurs distants.

La Liberty Tab, via Gmail, propose de l’afficher, de voir un aperçu ou de l’enregistrer. Ensuite, vous pouvez gérer les fichiers présents sur votre tablette avec différentes applications. Il est également possible de stocker le tout sur les serveurs de Google, via votre compte Gmail.

Le PlayBook propose également de les enregistrer. Par la suite, via les applications « Word – , Sheet – ou Slideshow to go », vous retrouvez la liste des documents correspondants présents sur votre tablette. Très simple et très fonctionnel.

comparatif_nuitLiaison HDMI – avantage PlayBook

Via un câble (non fourni) Mini-HDMI vers HDMI, vous pourrez relier votre Liberty Tab ou votre PlayBook. Pour l’iPad, il faut l’adaptateur maison, puis un simple câble HDMI.

Ils font tous les trois leur boulot. Mais l’iPad ne veut pas zoomer en mode miroir: vous aurez donc des bords noirs sur votre téléviseur, car ce n’est pas le même format. Heureusement, pour des films, il adapte le format et remplit votre écran de télévision, sortant du mode miroir (l’iPad devient un contrôleur).

Le PlayBook a cette originalité au niveau des PowerPoint: ce n’est plus tout à fait le mode miroir, car on peut choisir d’avoir la liste des slides sur la gauche de l’écran (de la tablette uniquement), pour revenir plus facilement de l’un à l’autre. Les professionnels seront ravis.

Surfer – avantage iPad

Aller sur internet: c’est l’une des choses que vous ferez sans doute le plus avec une tablette. On a longtemps parlé du fait que l’iPad, comme l’iPhone, ne supportait pas le Flash. C’est toujours vrai. Mais cela n’apporte que très peu de frustration car il est difficile de trouver un site sur lequel l’iPad ne s’en sort pas.

Un petit test de vitesse. Pour afficher complètement la page d’accueil du blog « Les Teknophiles » :

  • Liberty Tab: 9,2 sec
  • iPad: 15,7 sec
  • PlayBook : 16,3 sec

Mais la vitesse n’est pas tout. Ces chiffres sont à tempérer par le fait que la Liberty Tab a un navigateur qui ressemble plus à celui d’un smartphone. Certains sites le considèrent d’ailleurs comme tel, et redirige automatiquement vers la version mobile. C’est le cas de www.rtl.be, qui devient automatiquement m.rtl.be, une version différente et nettement plus petite, car adaptée aux écrans des téléphones.

De plus, sur certains sites un peu plus complexes comme routes.tomtom.com, qui affiche une carte du trafic en temps réel, le Liberty Tab est à la ramasse et ne s’en sort pas. Contrairement à l’iPad et au PlayBook, qui ont sensiblement les mêmes qualités de surf, même si la tablette d’Apple est plus réactive sur le défilement des pages.

100_3063Connectivité – avantage Liberty Tab, si ça marche

Elles sont toutes Wi-Fi et Bluetooth, avec une sortie mini jack. Mais la Liberty Tab se présente comme la plus connectable, avec un port USB classique, un port Mini-USB, un slot pour carte Micro SD, une sortie Mini-HDMI. Mais hélas, rien ne se passe (sauf un bug) lorsqu’on branche une clé USB. Et la liaison avec l’ordinateur en mini USB ne fonctionne pas avec le logiciel Acer Sync. Sans doute des bugs dus au fait que c’est une tablette Packard Bell tournant sous un OS prévu par Acer, et qui seront corrigés lors de la sortie, en juillet.

L’iPad, comme on l’a vu, est assez verrouillé. Un seul port: celui d’Apple, pour relier la tablette à l’ordinateur. Il existe un adaptateur (39 euros) pour profiter d’une sortie HDMI.

Prix – avantage Liberty Tab

La Liberty Tab a l’avantage du prix. Dans les configurations de base (16 GB et Wi-Fi, pas de 3G):

  • Liberty Tab: 399 euros – sort en juillet
  • iPad: 479 euros – disponible
  • BlackBerry: 499 euros – sort en juillet

Remarque: les prix sont à confirmer, sauf pour l’iPad 2, qui existe déjà. Le Liberty Tab et le PlayBook devraient sortir en juillet.

Conclusion: quelle tablette faut-il acheter ?

A l’heure de la conclusion, difficile de trancher. L’iPad est le plus stable et le mieux fini, son OS ne plante jamais et est très agréable à utiliser. De plus, son autonomie est au-dessus de la concurrence. Sans oublier que des millions de développeurs sortent des applications géniales sur l’App Store. Mais son gestionnaire de fichier fermé et sa faible connectique pourront en gêner plus d’un.

Google ne contrôlant pas l’utilisation d’Android, il y aura de tout pour les tablettes tournant sous son OS. La Liberty Tab, un cran en-dessous au niveau finition et ergonomie, a de nombreux atoûts, à commencer par ses écrans d’accueil personnalisables. Et si certains widgets plantent, cela reste un plaisir d’agencer son bureau comme on le désire. Les tablettes Android peuvent également compter sur le très riche – et très gratuit – univers Google. Mail, photos, calendrier, contacts, vidéos, etc… Le tout sera très bien intégré.

Le PlayBook de BlackBerry est un objet à part. Bien construit, il lui manque encore quelques applications maison – comme la gestion des mails… – pour être attractif. Il est clair qu’il aura les mêmes caractéristiques que les smartphones de la marque : orienté « pro », sécurisé à l’extrême, et dédié au monde de l’entreprise. Mais il se débrouille bien en multimédia !

Impossible d’en choisir une, mais si vous êtes un adpete de Google et de ses services gratuits, alors foncez sur la Liberty Tab, 80 euros moins cher que l’iPad, qui reste la référence en matière d’interface, d’applications disponibles et d’autonomie. Le PlayBook est plus petit, et livré avec une petite housse bien pratique pour être transporté partout, très facilement.

Sony rouvre (enfin) son PlayStation Network

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 15 mai 2011 16h26 | Un commentaire>

psnIl en aura fallu du temps… Près d’un mois après le vol de données des comptes d’utilisateurs de ses plateformes en ligne, le géant japonais annonce enfin leur sécurisation. Une opération visiblement très délicate, qui a entraîné la fermeture complète des services durant plusieurs semaines.

Le système Sony Online Entertainment (ou SOE, 24 millions de comptes dans le monde) a été attaqué les 16 et 17 avril, tandis que le PlayStation Network (ou PSN, 77 millions d’inscrits) a été piraté entre les 17 et 19 avril.

Voici ce qu’affirme Sony dans un communiqué (reçu dimanche):

« A la suite d’une attaque informatique sur le centre de données de l’entreprise situé à San Diego, en Californie« , Sony avait fermé « le réseau PlayStation et les services Qriocity le 20 avril afin de mener une enquête et d’améliorer la sécurité de son réseau« .

« Sony va commencer ce jour une restauration progressive par région du réseau PlayStation Network et des services Qriocity« .

« La phase de rétablissement va comprendre le retour à la normale de presque tous les jeux de Sony Online Entertainment (SOE), de presque tous ses forums et sites de jeux, et de nouvelles fonctionnalités qui demandent aux joueurs de réinitialiser leurs mots de passe« , peut-on lire.

« En travaillant étroitement avec des sociétés de sécurité extérieures et respectées, le groupe a mis en place des mesures de sécurité supplémentaires qui renforcent les barrages contre les activités non autorisées, et fournissent aux utilisateurs une meilleure protection de leurs données personnelles« , détaille Sony.

Sony annonce en outre « des améliorations considérables dans la sécurité des données, y compris l’ajout et la mise à jour de technologies de sécurité avancées, de nouveaux logiciels de contrôle, des tests de vulnérabilité du réseau, et des niveaux renforcés de cryptage et de pare-feux« .

« Je voudrais exprimer mes plus sincères regrets pour le dérangement que cet Incident vous a causé, et veux vous remercier pour la patience dont vous avez fait preuve pendant que nous travaillions au processus de restauration« , a commenté Kazuo Hirai, l’un des hauts dirigeants de Sony Corporation, à l’attention des utilisateurs du service.

Quelles données ?

Pour rappel, parmi les informations piratées pourraient figurer les noms, adresse, date de naissance, sexe, numéro de téléphone, identifiant et mot de passe des internautes.

Sony n’exclut pas que des coordonnées bancaires aient interceptées, y compris le numéro de compte, le nom du client et du titulaire du compte, ainsi que l’adresse du client. Jusqu’à présent, rien ne prouve que ces données ont été utilisées frauduleusement.

Les Chromebooks de Google vont-ils tuer Windows ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 13 mai 2011 12h54 | Un commentaire>

smsOn le sait, Microsoft a bâti une grande partie de sa fortune en parvenant à intégrer dans chaque ordinateur vendu son OS, Windows. Un monopole qui lui a permis d’imposer Office, l’autre vache à lait de l’empire californien. Mais depuis quelques années, les choses changent. Apple, qui reste très minoritaire sur le marché mondial des ordinateurs (à cause d’un prix assez élevé, sans doute), gratte des parts de marché. Mais c’est Google, sans aucun doute, qui pourrait déstabiliser le colosse au pied d’argile.

En annonçant la sortie le mois prochain des premiers ordinateurs portables tournant sous Chrome OS (les « Chromebooks » de Acer et Samsung), Google a concrétisé son projet annoncé dès l’été 2009 de viser au coeur Microsoft, en lançant des ordinateurs capables de se passer du système d’exploitation Windows de son rival.

Chrome OS

En juillet 2009, Google avait annoncé que son système d’exploitation (OS), c’est-à-dire le programme qui fait tourner la machine, s’appellerait Chrome, tout comme son navigateur lancé l’année précédente.

Logique que les deux programmes aient le même nom: Chrome OS reposant entièrement sur le principe de l’informatique dématérialisée, où les programmes ne sont pas chargés dans l’ordinateur mais accessibles en ligne, sa pièce maîtresse est Chrome le navigateur, le logiciel qui permet d’accéder à internet.

Via Chrome, Google va gèrer lui-même à distance les mises à jour, les procédures de sécurité, etc. L’avantage du système, promet Google, c’est qu’avec un Chromebook « il n’y aura pas besoin d’attendre plusieurs minutes pour que l’ordinateur démarre et que le navigateur s’ouvre« .

Tout en ligne

« Vous pourrez lire vos courriels en quelques secondes. Grâce aux mises à jour automatiques, les programmes sur Chromebook deviendront plus rapides au fil du temps. Vos applis, jeux, photos, musiques, films et documents seront accessibles où que vous soyez et vous n’aurez pas à vous inquiéter si vous perdez votre ordinateur ou si vous oubliez de sauvegarder vos dossiers« , ajoute Google.
Enfin, ce modèle sera beaucoup moins gourmand en énergie: « les Chromebooks dureront une journée d’utilisation sur une seule charge, donc il n’y a pas besoin d’emporter partout le cordon d’alimentation« , selon le groupe californien. Google a mis plus longtemps que prévu pour sortir ces nouveaux appareils, d’abord annoncés pour l’automne 2010 et testés depuis décembre.

Mon avis

Si les Belges sont prêts à franchir le pas du dématérialisé, les Chromebooks vont bouleverser l’équilibre actuel, c’est presque certain. Je crois que de nombreuses personnes n’imaginent même pas qu’il est possible de se passer d’un Windows très lourd, très lent et qui plante encore trop souvent. Car elles ont toujours connu ça… Si les prix d’Apple sont un frein évident à l’essor de l’excellent Mac OS, ceux des Chromebooks pourraient avoir raison du monopole de Microsoft.

Attention, cependant: qui dit service en ligne, dit « tout le temps connecté ». Les portables devraient donc, sans doute, être équipés d’une carte 3G pour pouvoir être utilisés en dehors d’un réseau Wi-Fi accessible. Or, les prix de la 3G (l’internet mobile), facturés par les opérateurs de téléphonie mobile, sont très élevés en Belgique. Et tout le monde ne dispose pas d’une connexion ADSL rapide…

Packard Bell se met à la tablette: Liberty Tab !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 11 mai 2011 16h47 | Ajouter un commentaire

Appartenant au groupe Acer, qui a déjà sorti son « Iconia Tab » (A500) tournant sous Android 3.0, Packard Bell a du attendre un peu avant de commercialiser sa Liberty Tab. Lors d’une conférence de presse, mercredi matin, il a « dévoilé » sa tablette Android à la presse belge. Elle sera disponible seulement en juillet en Belgique, et en août pour les versions 3G. Elle sera identique à sa cousine:

  • écran 10,1 pouces (25,6 cm) au format 16:10, avec 1280×800 pixels
  • processeur Nvidia Tegra 2 dual core
  • 1 GB RAM
  • 260 x 177 x 13.3 mm pour 730 gr
  • Android 3.0
  • deux caméras: 5 MP derrière, 2 MP devant. Visioconférence possible avec Google Talk
  • connectivité imposante: USB 2.0, Mini USB, slot Micro SD, Bluetooth, mini-jack, mini HDMI
  • GPS pour la localisation
  • disponible en 16 GB à 399 euros, et en 32 GB à 499 euros
  • Wi-Fi uniquement pour l’instant
  • disponible en rouge cerise ou blanc perle
  • accessoires vendus séparément, dont un clavier Bluetooth (prix inconnu), un dock avec télécommande (59 euros) et une petite housse pliable pour le support (29 euros)

A NOTER: avant un test avancé, je note tout de même un prix qui est enfin inférieur à l’iPad 2 d’Apple (vendu 479 euros dans la même configuration). Alors que le PlayBook de BlackBerry débutera à 499 euros (16 GB aussi), la tablette Android de Packard Belle sera 80 euros moins cher que l’iPad, et ça pourrait être un argument percutant pour le grand public.

Un test ultime iPad2 vs. Liberty Tab vs. PlayBook (BlackBerry) est à paraître dans les jours à venir, sur RTL.be et dans les Teknophiles.

Stay tuned…

liberty1

Google se met à la musique: stockez et diffusez vos morceaux

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 10 mai 2011 15h19 | Ajouter un commentaire

gooGoogle a lancé mardi un nouveau service de gestion et de stockage des collections de disques personnelles des internautes, permettant d’accéder sur tous supports à toutes ses chansons numériques, afin de rendre plus séduisant encore le système Android.

Le service Google Music – qui pourrait concurrencer la radio personnalisée sur internet Pandora, le libraire-disquaire Amazon, voire la boutique en ligne iTunes d’Apple – ne vend pas de musique.

Mais il permet de consolider des collections qui peuvent se trouver éparpillées sur divers appareils, ou sur divers comptes (iTunes, Amazon ou autre) « sans s’embêter pour des histoires de câbles, de transferts de dossier ou d’épuisement de capacité de stockage », a souligné le groupe.

Pour l’instant, Google Music n’est disponible qu’en version expérimentale, aux Etats-Unis uniquement et sur invitation, mais à terme le groupe de Mountain View (Californie) prévoit une présence mondiale.

« Quand vous téléchargez de la musique sur ce nouveau service, vous pouvez l’écouter sur le web sur n’importe quel appareil compatible », a déclaré un responsable de Google, Paul Joyce, en présentant « Google Music Beta » lors d’une conférence annuelle du groupe à destination des développeurs organisée à San Francisco.

Les internautes pourront entreposer sur leur compte jusqu’à 20.000 chansons, mais pas les échanger ni les copier. La plupart des titres seront écoutables en flux (streaming) sur des appareils connectés à internet. Quand l’internaute sera hors-ligne, il pourra écouter soit les titres récemment entendus, soit une sélection de chansons spécifiquement sélectionnées pour cet usage.

Un autre dirigeant du groupe, Jamie Rosenberg, a présenté Google Music comme « une plateforme très convaincante pour faciliter la distribution de la musique ».

Il a expliqué que Google avait tenté de s’associer aux grands labels musicaux, mais que ceux-ci avaient fixé des conditions « pas raisonnables ».

En mars, le distributeur Amazon avait déjà lancé des services similaires, Cloud Drive et Cloud Player, permettant de stocker en ligne des vidéos ou des musiques pour y accéder via un ordinateur, un « smartphone » ou une tablette informatique.

Alors qu’Amazon a prévu de faire payer les internautes au-delà de 5 gigaoctets de stockage, Google Music est gratuit, du moins pour le moment.

Apple, un des premiers disquaires au monde grâce à iTunes, travaillerait à un service similaire de stockage virtuel pour écoute à la demande. En décembre 2009, Apple avait acheté le site Lala.com, qui permettait déjà d’écouter en streaming des collections musicales.

En se mettant également sur le créneau, « Google essaie de donner un atout de plus à sa plateforme Android (ndlr: un système d’exploitation pour appareils portables), parce qu’il veut qu’il soit dominant », a estimé Michael Pachter, analyste chez Wedbush Morgan Securities.

Essentiel pour défendre l’attractivité d’Android, Google Music en soi n’est pas forcément révolutionnaire pour des consommateurs qui ont déjà d’autres options de stockage en ligne.

« Un autre vendeur pour le même service au même prix, ce n’est pas passionnant », selon M. Pachter. « Mais intégré à tous les appareils sous Android, il peut apporter un avantage concurrentiel à Google ».

Il se vend quotidiennement quelque 400.000 appareils sous Android, selon Google, et il y en a déjà 100 millions en circulation, deux ans et demi après la sortie du premier « Google Phone », à l’époque le G1 de HTC.

(mise à jour avec AFP)

Le Nikon D7000 brade les reflex « pro »

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 9 mai 2011 13h23 | Ajouter un commentaire

nikon-d7000-kitLe Nikon D7000 est le dernier modèle du fabricant japonais destiné aux amateurs avertis désirant aller plus loin dans la photographie. La prouesse de Nikon: avoir rendu accessibles au « grand public » des technologies issues du monde professionnel. Vous devrez vous investir pour maîtriser l’outil, mais le jeu en vaut la chandelle : boitier résistant aux éclaboussures avec prise en main optimale ; viseur optique couvrant 100 % du champ photographié, autofocus proposant 39 collimateurs…

Sans oublier le principal: la qualité des photos, sans défaut, grâce notamment à une gestion du bruit électronique parfaite. Par rapport à la concurrence, cette qualité se traduit par une fidélité des couleurs et de la lumière, en mode automatique. Son prix (1.100 euros sans objectif) est conséquent, mais vu qu’on atteint le niveau des appareils professionnels vendus 3.000 ou 4.000 euros il y a quelques mois, personne n’est volé.

Le plus:

  • Rapport qualité / finition / prix
  • Excellente réactivité dans la mise au point
  • Nombreux réglages disponibles

Les moins:

  • Mode vidéo pas très convainquant
  • Ecran LCD fixe à l’arrière
  • Peu de préréglages de scène

La concurrence

Pentax K-5: il a corrigé les principaux défauts du K-7, et reste un sérieux concurrent au D7000 par son approche semi-professionnelle au niveau de la finition et de la qualité des clichés. Reste son prix, plus élevé que Nikon. (1.250 euros boitier nu)

L’alternative

Canon EOS 600D: légère évolution du 550D, cet appareil a de nombreuses qualités, dont celle de réussir facilement la plupart des photos que vous prendrez. Mais le prix, comparé à sa « simplicité », est assez élevé, malgré l’écran amovible. (800 euros boitier nu)