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Archives du avril, 2011

Ordi vraiment portable: MacBook Air ou HP Pavilion ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 30 avril 2011 10h20 | Ajouter un commentaire

macbookDans « ordinateur portable », les constructeurs oublient parfois la signification exacte de l’adjectif « portable ». Il n’est pas rare, en effet, que l’autonomie d’un laptop 17 pouces (la diagonale préférée des Belges), ne dépasse pas l’heure d’utilisation nomade. La faute à l’écran très lumineux, au processeur puissant mais gourmand, au disque dur de grande capacité tournant rapidement et à la carte graphique de bonne qualité, sur ce genre d’appareil. Plus on a de place, plus on peut y mettre des composants issus d’un PC de bureau, moins chers que ceux miniaturisés des petits portables, mais moins adaptés à leur côté « nomade ».

Si votre priorité, c’est l’autonomie, voici deux ordinateurs – parmi tant d’autres – qui sont vraiment portables, avec une diagonale de 11 pouces, soit environ 30 cm. Ils sont petits et assez légers, et leur autonomie dépasse les 4 heures d’utilisation. Tous deux ont fait l’impasse sur les lecteurs optiques (pas de CD ni de DVD).

D’un côté, un premier prix, le HP Pavilion DM1-3100 vendu 400 euros. De l’autre, un « dernier prix », le Mac Book Air d’Apple, vendu 1.000 euros. Retenez une chose: plus c’est fin, plus c’est cher. Pour les raisons évoquées plus haut: la miniaturisation des composants de l’ordinateur, et son agencement plus délicat.

Quelles différences ?

Bien entendu, on compare ici deux systèmes d’exploitation très différents. Le Mac Book Air tourne sous Mac OS et le HP Pavilion sous Windows 7 édition familiale. L’un comme l’autre vous permettront d’effectuer toutes les tâches de l’informatique grand public, à savoir naviguer sur le web, chatter avec vidéo (webcam et micro intégrés), écouter de la musique, regarder des films, stocker vos photos/vidéos, installer des logiciels bureautiques comme Office (Word, Exel, Power Point, etc) et même certains jeux (mais pas les plus récents). Bref, ce que font la majorité des utilisateurs.

Inutile de rentrer dans le débat « PC ou Mac ? », mais rappelons la stabilité et la rapidité d’exécution incomparable de Mac OS ; et le côté plus « compatible », car plus populaire, de Windows 7.

Matérielhp

Après, c’est une question d’argent, hélas. Un point délicat pour le Mac Book Air, car il en demande plus, mais il en offre moins. Pour 1.000 euros, le portable d’Apple est équipé d’un disque dur de seulement 64 GB SSD (très fin, très rapide, peu gourmant en énergie mais très cher), de 2 GB de RAM et d’un processeur Intel Core 2 Duo de 1,4 GHz.

Pour 400 euros, le HP offre 500 GB de stockage, 3 GB de RAM et un AMD bicoeur de 1,6 GHz. Mais en plus, 3 ports USB (contre 2 pour le Mac), une sortie VGA (moniteur externe) et une sortie HDMI (moniteur ou TV).

Vous l’avez compris, les points forts du portable de HP sont le disque dur, la connectique et le prix très concurrentiel.

Le Mac Book séduit ailleurs :

Un silence presque total, alors que le HP ventile rapidement
Une épaisseur et un poids record : entre 0,3 cm et 1,7 cm, pour 1 kg. Le HP est nettement plus gros: entre 3,2 et 2,1 cm, pour 1,6 kg.
Une autonomie de 5 heures en usage continu, contre 4 heures pour le HP.
Un pavé tactile pour la souris très efficace et précis. HP est en retrait au niveau du défilement et de la fluidité.

Conclusion

Difficile de choisir, après ce que nous venons de détailler. Ces deux portables offrent un belle autonomie, et prennent relativement peu de place. Si votre critère principale est le rapport prix / prestations, alors foncez sur le HP, qui vous en donne beaucoup pour 400 euros. Si vous cherchez un système très stable et rapide, nomade au point de pouvoir être glissé dans une farde, alors optez pour le Mac Book Air. Vous le payerez cher (1.000 euros), mais vous ne regretterez pas votre achat.

Deux tablettes signées Sony: les photos

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 26 avril 2011 07h29 | 4 commentaires

En automne 2011, Sony proposera deux nouvelles tablettes, dont l’une est en deux parties qui se replient, pour être plus facilement transportable. Ça me fait penser aux premiers « organiseurs » apparu au siècle dernier. L’autre est aussi originale, car son dessin en forme de journal plié pourrait lui accorder une prise en main aisée.

On ne sait pas encore grand chose à leur sujet:

  • elles tourneront sous Android 3.0
  • elles seront compatibles Wi-Fi et WAN (3G et 4G)
  • la S1 aura un écran de 9,4 pouces (l’iPad 2 est à 9,7)
  • la S2 aura deux écrans de 5,5 pouces, un peu comme une Nintendo DS, qui pourront être dédiés à des fonctions différentes
  • il ne devrait pas y avoir de fonction « téléphone » comme sur la Samsung Galaxy Tab, car ce secteur est réservé à Sony Ericsson.
  • elles sortent en automne 2011

Des Nokia sous Windows Phone en 2012: c’est officiel

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 21 avril 2011 17h47 | Ajouter un commentaire

nokiaOn en parlait depuis un petit temps, mais il n’y avait pas encore de date officiellement annoncée par Nokia et Microsoft pour la sortie du premier smartphone finlandais tournant sous Windows Phone.

« Le but est de livrer des quantités suffisantes en 2012« , a expliqué un porte-parole de Nokia, confirmant plusieurs rumeurs du web. Il a ajouté que les ingénieurs de Nokia planchent actuellement sur le portage des applications et fonctionnalités actuelles des smartphones de Nokia vers l’environnement de Windows Phone.

On sait que cet OS de Microsoft, qui équipe déjà plusieurs smartphones de HTC, Samsung et LG, est plutôt verrouillé. Mais il y a une certaine largesse pour les fabricants, au niveau des applications préinstallées et de la boutique virtuelle intégrée distribuant ces applications.

Nokia et Microsoft feront des efforts pour que les développeurs Symbian (l’actuel OS critiqué des smartphones de Nokia) transitent en douceur vers Windows Phone.

Infos et vidéos via ce lien: http://mashable.com/2011/04/21/microsoft-nokia/

Les bénéfices effrayants d’Apple

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 21 avril 2011 13h29 | Ajouter un commentaire

Mais que vont-ils faire avec tous ces milliards de dollars ? Apple vient des publier ses chiffres pour le deuxième trimestre fiscal, soit les trois premiers mois de 2011. 6 milliards de bénéfice net, sur un chiffre d’affaire record de 24,6 milliards de dollars. Tout cela s’explique par des ventes à faire rêver n’importe quel fabricant. Apple a en effet vendu, sur 3 mois, pas moins de 18,6 millions d’iPhone (+113% par rapport à la même période en 2010), le seul smartphone de la marque. Contre « seulement » 4,7 millions d’iPad. Des ordinateurs Mac, Apple en a écoulé 3,76 millions.

Steve Jobs, forcément, est content. « Avec cette croissance du chiffre d’affaires trimestriel de 83 % et une croissance des bénéfices de 95 %, nous progressons toutes voiles dehors« , a déclaré le CEO d’Apple. « Nous continuerons d’innover sur tous les fronts pendant le reste de l’exercice« , ajoute-t-il.

Les magasins « Phone House » appartiennent à… Belgacom !

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 15 avril 2011 14h14 | 2 commentaires

phone22 millions d’euros. C’est le prix en action qu’a payé Belgacom pour s’offrir la chaîne des 114 magasins « The Phone House ». Ils étaient indépendants, et proposaient tous les abonnements de tous les opérateurs. Ils le seront moins: « The Phone House Belgique continuera donc à proposer sous la même enseigne, une gamme étendue de Smartphones, GSM, ordinateurs portables et accessoires ainsi que des produits et services voix et internet multi-opérateurs », peut-on en effet lire dans le communiqué.

Bizarre, tout de même qu’une boutique appartenant à Belgacom propose des abonnements Mobistar… Mais Belgacom laisse la porte ouverte pour l’avenir, dans l’idée de « réaliser à termes des synergies opérationnelles ». Comprenez: « Pour l’instant, les magasins The Phone House vendent des abonnements concurrents à Belgacom, mais bon, ça va pas durer ou alors ça va changer subtilement ».

C’est un peu troublant pour les consommateurs que nous sommes, et qui considéraient « The Phone House » comme indépendant.

Votre adresse « @skynet.be » ou « @voo.be » ne sera plus supprimée d’office

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 14 avril 2011 16h39 | 10 commentaires

webVous êtes nombreux à vous faire piéger: en changeant d’abonnement, par exemple en passant de Belgacom (pour l’accès à internet) à Voo, vous perdez votre compte Skynet, et donc votre adresse e-mail. Sans avertissement, sans courrier, sans explication.

C’est pour cette raison que l’Institut belge des services postaux et des télécommunications a approuvé un nouveau « code de conduite » destiné aux FAI, les Fournisseurs d’Accès à Internet, comme Belgacom, Voo, etc…

6 mois de plus

A partir de ce samedi, en effet, les FAI seront tenus de maintenir l’accès au compte e-mail de l’utilisateur et à son espace web personnel qu’il aurait pu activer, durant encore 6 mois au moins après la fin du contrat d’abonnement.

En gros, si vous décidez, peu importe la raison, de changer de FAI, vous ne perdrez plus votre adresse e-mail liée à votre abonnement, ni votre petit site web perso (si vous en aviez un).

Informer, communiquer…

Pour être précis, sachez que dorénavant, lorsqu’un client résilie son abonnement internet, son fournisseur est désormais tenu de l’informer sur les facilités qu’il continue à lui offrir ainsi que la manière dont l’utilisateur peut les demander.

Ainsi, les FAI doivent continuer à fournir l’accès au compte e-mail de l’utilisateur ou transférer ses courriels vers une autre adresse qu’il aura lui-même renseignée, et ce pendant 6 mois au minimum.

Oubliez Skynet, pensez Gmail

Ceci étant dit, je ne peux que trop vous conseiller d’utiliser un « webmail », à savoir un mail indépendant de votre FAI, comme Hotmail ou Gmail, par exemple. Gmail a l’avantage d’être bien intégré dans les nombreux services de Google, d’être une messagerie en ligne performante et innovante,  qui plus est peu envahie par la publicité.

Vous pouvez stocker vos mails sans crainte de faire « exploser » votre boite, même si les pièces jointes sont lourdes (environ 7 GB disponibles). Il est également possible, à partir de votre compte Gmail, de chatter avec Google Talk, par écrit, par voix ou par vidéo. Et le plus important: c’est entièrement gratuit, et ce n’est pas du tout lié à votre abonnement internet.  Bref, n’hésitez plus, oubliez les adresses des FAI et prenez ceux du web.

Nintendo 3DS: les jeux à acheter, ceux à éviter

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 13 avril 2011 14h10 | Ajouter un commentaire

Voitures, combats, détente, action… l’engouement des éditeurs de jeu vidéo pour la Nintendo 3DS est impressionnant. De nombreux jeux existent déjà, et d’autres sont sur le point d’arriver ou font l’objet d’annonces fracassantes. Ce n’est pas tous les jours qu’une nouvelle console suscite tant l’enthousiasme des développeurs…

Il faut dire qu’elle rend enfin la 3D accessible aux plus grands nombres: un prix contenu (249 euros), pas de lunettes nécessaires, une molette pour augmenter ou réduire (voir annuler) l’effet 3D de tous les jeux, des options loisirs (parfois) intéressante, comme la prise de photo en 3D… bref, tout le monde y croit, à cette console, et de nombreuses personnes l’ont déjà achetée. 303.000 exemplaires partis en deux jours, en Europe. C’est le chiffre qu’a annoncé la semaine dernière Nintendo. De quoi continuer à motiver les éditeurs de jeu vidéo, assurés de vendre des milliers d’exemplaires.

Car ce qui fait la force d’une console, on le sait, ce sont ses jeux vidéo. Voici une petite sélection testée par mes soins :

sfStreet Fighter IV 3D Edition: l’un des jeux les plus mythiques des bornes d’arcade, et qui a fait vendre des millions de consoles (dont la Super Nintendo), revient en 3D. Il s’agit de l’adaptation de la version des consoles de salon, en 3D. Techniquement, tout est maîtrisé, et l’effet 3D réglable apporte une vrai sentiment d’immersion. Il y a de nombreux personnages disponibles (35), ayant chacun leur combo et leur attaque personnelle. Des combinaisons parfois difficiles à réaliser, mais il existe des touches de raccourcis sur l’écran tactile. Un jeu de baston classique, dont le concept a pris de l’âge (on s’en lasse), mais qui prend tout son sens en multi joueur, via internet ou en réseau local.

lcThe Lapins Crétins 3D: les lapins loufoques continuent leur voyage dans le temps entamé sur la Wii. Cette-fois, la plate-forme est à l’honneur, avec de nombreux niveaux (60) d’une durée honorable, répartis sur 4 époques de l’histoire. Sur ce genre de jeu (plateforme en deux dimensions, au niveau du jeu, pas de l’effet), la 3D se ressent un peu moins. Les Lapins ont perdu leur côté déjantés des autres épisodes, pour offrir un contenu de jeu plus conséquent, bien qu’assez simple dans la progression.

Rayman 3DS: depuis Rayman 2 (1995…), notre héros revit la même histoire sur différents supports. Cette version 3D est donc un portage de la version DS classique, qui vous fait combattre les Pirates Robots venus de l’espace, à travers de nombreux niveaux. L’avantage est que l’effet 3D est très prenant: les éléments du décor sortent littéralement de l’écran dans certaines circonstances, et ça donne plutôt bien. Ceux qui avaient du mal avec lu curseur simple de la DS seront ravis d’utiliser le joystick de la 3DS, qui donne plus de précision.

Asphalt 3D et Ridge Racer 3D: deux jeux de courses totalement orientés arcade. Pas de besoin de freiner, vous l’aurez compris. L’avantage de Ridge Race: des virages à prendre en dérapage, ce qui donne un peu du challenge, malgré le côté redondant des courses. L’avantage d’Asphalt 3D: des vraies voitures attirantes (40), comme Aston Martin ou Ferrari. Mais la réalisation d’Asphalt est vraiment limite, au niveau du style de jeu comme des graphismes et des bugs…

pilotPilotwings Resort: vous connaissez surement le monde réaliste et presque trop parfait de Nintendo, qu’il utilise pour ses titres « Wii Sport » et pour la Wii Fit. Une belle île ensoleillée, qui se voit désormais flanquée d’une école de pilotage. Les deux nouveautés de la console sont exploitées à merveille: l’effet 3D et le joystick. Avion, aile delta ou fusée-propulseur: de nombreuses missions vous attendent, mais vous prendrez autant de plaisir à voler simplement dans et autour de l’île.

Sonos ZonePlayer: toute votre musique dans toute votre maison

Par Mathieu Tamigniau dans Test , le 7 avril 2011 10h39 | Ajouter un commentaire

sonos1Il est souvent difficile de profiter de sa musique en toute simplicité dans différentes pièces de sa maison. Les plus prévoyants, au moment de rénover, auront peut-être prévu des câbles pour enceintes parcourant leur habitation. Mais ils devront alors acheter un amplificateur multizone souvent couteux, et relier celui-ci à leur bibliothèque musicale (leur ordinateur, généralement).

Sonos a mis au point un « Multi-Room Music System », pour gérer la diffusion de sa musique, ou de radios internet, dans n’importe quelle pièce d’une maison, pour peu qu’elle soit équipée d’un ZonePlayer, l’appareil chargé de diffuser le son. Le modèle S5 des ZonePlayer est une fine enceinte multivoies (5 haut-parleurs), dont le son est de bonne qualité (surtout au niveau des basses). Il n’a aucun bouton de contrôle, si ce n’est au niveau du volume sonore.

Première étape: le matériel

Le but est de gérer la diffusion avec un ordinateur ou, encore mieux, avec un smartphone ou un iPad. Pour cela, vous l’imaginez, il faudra configurer et installer plusieurs éléments. En réalité, il faut relier tous les « diffuseurs » (les ZonePlayer, soit les enceintes) à votre réseau local, donc à votre modem-routeur.

Idéalement, ce sera par un câble réseau. Mais comme il est difficile d’en trouver un dans la chambre, par exemple, Sonos a prévu un ZoneBridge. Ce petit boîtier, une fois relié en filaire à votre routeur, pourra communiquer en Wi-Fi avec le ou les ZonePlayer, qui devront alors uniquement être relié à une prise de courant.

Deuxième étape: le logiciel

Voilà pour le matériel. Maintenant, passons au logiciel… Car le Sonos est un système autonome, qui préfère gérer lui-même la partie software. Avantage: des paramètres sur mesure et une configuration personnalisable. Inconvénient: un lecteur musical bien loin de la qualité d’un iTunes, par exemple.

Vous devez installer un logiciel assez lourd pour Mac ou PC (les deux sont fournis), puis configurer votre ordinateur pour qu’il accepte d’être dirigé « de l’extérieur ». Cela concerne l’accès aux dossiers musicaux, puis des réglages des préférences de consommation pour ne pas que l’ordinateur se mette en veille lors de l’écoute d’une liste de lecture. Certaines étapes sont plus délicates que d’autres, mais dans l’ensemble, le logiciel vous guide et vous explique la marche à suivre.

Plusieurs contrôleurs

Le logiciel (appelé Sonos Controller) existe aussi en application iPhone/iPod Touch/iPad (gratuite). Vous avez donc plusieurs possibilités pour contrôler votre musique, et surtout la ou les zones dans la(les)quelle(s) elle sera jouée.

Par exemple, vous ne souhaitez pas forcément diffuser la musique dans la cuisine ni dans la chambre, mais bien dans le salon et la salle à manger. Il vous suffit d’activer/désactiver les zones concernées par un simple clic. Le volume des ZonePlayer (il en faut un dans chaque pièce, je le rappelle) peut heureusement être modifié ou coupé sur l’appareil même.

Conclusion

La qualité et la stabilité ont un prix: 399 € par ZonePlayer S5 (diffuseur), et 99 € pour le ZoneBridge si vous ne pouvez pas relier vos ZonePlayer par un câble réseau à votre routeur. Tout le reste est compris: logiciel et application pour iPhone/iPad, cette dernière se révélant particulièrement pratique pour tout contrôler du bout des doigts.

A ce prix, vous aurez tout le loisir de diffuser votre musique et vos stations radio internet (du monde entier, donc) dans telle ou telle pièce de votre maison. Avec un son, une finition et une stabilité du système pratiquement sans défaut. A ce niveau, le Sonos est sans réel concurrent si vous ne souhaitez pas passer de câbles dans toute votre maison.

Red Bull Mobile en Belgique: bon plan ou coup de pub ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 5 avril 2011 17h23 | Un commentaire>

rmL’empire Red Bull répond aux lois du capitalisme: pour survivre, il faut s’étendre. Après avoir dépensé des centaines de millions de dollars pour créer une image de marque en béton, il s’agit de rentabiliser l’investissement. Même si les millions de cannettes énergétiques continuent de rapporter des fortunes à la société autrichienne, il faut diversifier l’activité. Red Bull Mobile est donc né. En Belgique, il a été présenté lundi 4 avril à la presse. La carte SIM gratuite peut déjà être commandée en ligne (redbullmobile.be), et l’offre sera dans les Mobistar Center le 26 avril, puis partout ailleurs dès le mois de mai.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une offre d’abonnement téléphonique, uniquement en prépayé chez nous (elle existe ailleurs dans le monde depuis plusieurs années). Et avec les infrastructures de Mobistar, dont l’offre prépayée Tempo manque de charisme. Or du charisme, Red Bull en déborde.

Un monde « trop cool »

Cool, tendance, extrême… la marque aux taureaux ne manque pas d’arguments pour séduire une clientèle jeune, celle qui achète justement des cartes prépayées au lieu de s’abonner. Il est donc logique qu’une telle alliance intervienne, d’autant plus que l’argument phare de Red Bull, c’est l’accès au « Red Bull World« . Soit la lourde machine commerciale et évènementielle de la marque, qui va des sports extrêmes (ski, surf, acrobatie en moto, en avion, etc…) aux sports classiques (F1, WRC, football, etc…), en passant par la musique (festival, spectacle).

En devenant « Red Bull Mobile », vous aurez accès à ces contenus via votre smartphone (Wi-Fi ou 1 GB de données cellulaires par recharge de 10 euros): infos, vidéos, musiques, jeux… tout ce qui porte un taureau rouge. De tout et de rien, donc, même s’il faut avouer qu’il y a des vidéos impressionnantes et une certaine actualité, surtout pour les jeunes. Ça tombe bien, c’est d’eux qu’il s’agit.

Ce contenu est dit « exclusif ». Argument discutable : il n’est pas difficile de visionner des vidéos d’un saut record en moto, ni de connaître les dernières infos liées à la marque. Passons. Il y a également l’accès à des évènements mais là, il faudra attendre. On parle d’un concours pour gagner un paddock pass pour le prochain GP de F1 de Spa-Francorchamps.

m2Offre téléphonique: du bon et du mauvais

Une offre téléphonique doit bien entendu permettre de téléphoner et d’envoyer des SMS. Et là, Red Bull Mobile compte sur l’aspect communautaire. Pour 10 euros, vous avez 600 minutes et 5.000 SMS vers d’autres abonnés Red Bull Mobile. C’est à la fois beaucoup, et pas grand chose. Car il faudra compter sur le fait que cette offre soit un succès, à l’image de Jim Mobile en Flandre, par exemple. Et donc, que tous vos contacts (ou ceux de vos enfants) soit également Red Bull Mobile.

Pour communiquer avec des personnes liées à d’autres opérateurs, cela coûtera 0,3 € par minute, ou 0,12 € par SMS. Soit un prix assez élevé, nettement plus (près du double) que Carrefour Mobile, par exemple.

Point très important à signaler: le GB de données cellulaires (DATA) disponibles à chaque recharge ne vaut que pour l’accès au portail Red Bull Mobile (voir plus haut). Inutile d’espérer surfer ailleurs, lire vos mails ou consulter Facebook. Pour cela, il faudrait prendre une option durement facturée à 3 € les 25 MB. « Mais l’offre débute seulement, nous serons à l’écoute de nos clients pour leur proposer d’autres formules« , a tenté de rassurer Benoit Schyns, CEO de Mobistar, lors de la conférence de presse. Bonne idée…

Conclusion

L’idée n’est pas mauvaise et devrait séduire un public jeune. Red Bull a une image de marque qui fait rêver tous les patrons. Pour 10 euros par recharge, vous communiquerez beaucoup avec les abonnés Red Bull Mobile, mais très peu vers les autres opérateurs. Vous pourrez surfer beaucoup (1 GB) sur le contenu Red Bull, à l’intérêt très ciblé, mais pas du tout sur le reste du réseau. Ceci étant dit, les prix sont dans la moyenne, et il y aura des packs avec des téléphones Samsung (un Star II wifi et un Galaxy Mini sous Android 2.2) flanqués, bien entendu, du logo de la marque. Attention à l’intoxication…