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Sony Ericsson Xperia Xplay: une histoire de marques…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 25 mars 2011 12h09 | 3 commentaires

plays2Sony Ericsson a présenté mercredi soir à la presse belge son agenda 2011, qui débute dans quelques semaines avec les sorties des nouveaux Xperia, le petit nom des smartphones de la marque, qui se concentre plus que jamais sur ce marché (environ 80 % m’a-t-on dit). Quatre nouveaux téléphones vont donner un coup de jeune à la gamme vieillissante des X8 et X10, un peu à la traîne avec leur Android 1.6 (le système d’exploitation, ou l’interface pour parler simplement), même si certains smartphones ont pu être mis à jour.

La première bonne nouvelle, c’est que Sony Ericsson continue son partenariat avec Android, et ne se risque pas à développer son propre système d’exploitation, une stratégie risquée qui a coûté très cher à Nokia, par exemple. Android 2.3, ou Gingerbread (pain d’épice, allez savoir d’où viennent ces surnoms), est à ce jour le meilleur concurrent de iOS, qui équipe l’iPhone. Il existe bien entendu Windows Phone 7, mais son interface est très différente, bien que d’excellente qualité.

Il faut ajouter que Android est l’OS qui équipe le plus de smartphones en Belgique, devant celui de l’iPhone. Bien entendu, Android se trouve sur de nombreuses marques de smartphones, alors que iOS ne se trouve que sur l’iPhone d’Apple, ce qui rend les statistiques un peu bancales. Parmi tous les smartphones équipés d’Android, Sony Ericsson en a vendu 18 % en 2010. L’ambition pour 2011 est de passer à 30 %. La concurrence la plus féroce est signée HTC et Samsung.

Après ces chiffres qui aident souvent à comprendre les stratégies des fabricants, passons au principal: les nouveaux smartphones. 4 modèles de la marque étofferont les vitrines en 2011, avec comme attraction principal, au niveau de l’innovation, le Xperia Play. Ils tourneront tous sous Android 2.3.

Xperia Play

Comme son nom l’indique, le Xperia Play est un smartphone orienté jeu. C’est un subtile jeu de marque, une spécialité de Sony Ericsson, apparenté à un nom aussi mythique de Sony. En grossissant le trait, les écrans des nouveaux Xperia sont brandés Bravia (TV), les capteurs photo/vidéo sont des Exmor (APN), les fonctions baladeur numérique sont frappées du logo Walkman, etc. Restaient les caractéristiques « jeu vidéo », que Sony Ericsson a réussi à brander en sortant « le premier mobile à être certifié PlayStation« .

Alors que tout le monde – moi le premier – attendait une PSP (console portable de Sony) flanquée d’une fonction GSM, les deux sociétés bien distinctes (budget) du groupe Sony ont préféré sortir une nouvelle PSP (NGP, dans les mois à venir) et un nouveau smartphone orienté jeu vidéo, soit notre Xperia Play. Orienté jeu vidéo car en faisant coulisser l’écran, on ne découvre pas un clavier mais des commandes similaires à celles de la PlayStation 3, avec les joysticks analogiques (plutôt complexes à utiliser), les 4 boutons, le curseur et les gachettes L et R sur la tranche. Les similitudes s’arrêtent là, c’est pour ça que je parle de jeu de marques.

En effet, le Xperia Play tourne sous Android 2.3, la dernière (et très bonne) version de l’OS de Google. La plupart des jeux seront donc issus de l’Android Market, et donc développés pour tous les smartphones Android. Mais un magasin baptisé « PlayStation Suite » est installé sur le Play, et permettra de jouer aux jeux téléchargés, ou d’en acheter d’autres. C’est là qu’est l’originalité du concept, et sa fragilité aussi: il faudra compter sur les développeurs tiers (mais PlayStation a déjà un solide répertoire potentiellement adaptable) pour fournir des jeux utilisant les commandes originales de l’appareil, à savoir ce qui se cache sous l’écran: les boutons et joysticks.

Sony Ericsson étant généreux, le Xperia Play sera fourni de série (pour 550 euros tout de même) avec 6 jeux exploitant les fonctionnalités de la machine. Dont Fifa 2010, Tetris, Les Sims 3, etc… J’ai pu essayer Fifa 2010, qui a pris un sacré coup de vieux et qui est, à nouveau, une histoire de marque (et de marketing, donc) car l’expérience de jeu est moyenne. Selon Sony Ericsson, 80 jeux seront disponibles à la sortie, prévue en mai 2011.

arc2Quant à l’appareil lui-même, il est un peu épais, mais cela convient parfaitement au jeu vidéo, car la prise en main est optimale. A titre d’exemple, c’est plus agréable et facile à manipuler qu’une Nintendo 3DS. Et comparé aux nombreux smartphones tactiles proposant des jeux, c’est nettement plus ergonomique que des joysticks tactiles, simulés donc imprécis.

Xperia Arc

Mais il n’est pas uniquement question de jeu, chez Sony Ericsson. A côté des Xperia Pro (avec clavier) et Neo, deux téléphones ayant bonne allure, sous Android 2.3 et à 400 € chacun, on trouve l’ARC. Un bel essai stylistique avec des formes alléchantes, une finesse indéniable (8,7 mm au mieux) et un poids contenu (117 gr). Sa particularité: ses capacités multimédia, avec un capteur photo/vidéo 8,1 MP qui donne de bons résultats, même dans la pénombre. Et un câble HDMI fourni, permettant de relier l’appareil à une TV pour y montrer clichés et séquences, voire pour surfer. C’est bien foutu, et ça marche: nous l’avons bien entendu essayé sur une TV Sony, mais la compatibilité est telle que le simple fait de relier les appareils suffit à allumer l’écran sur la bonne sortie, puis à pouvoir parcourir le contenu avec la télécommande. Une vraie réussite, à confirmer avec les TV d’autres marques. Il vous en coutera 500 euros, pour un Android Phone de qualité, avec un design soigné et dont la surcouche Sony Ericsson est devenue presque transparente. Et c’est tant mieux.

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