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Exclu: test de Assassin’s Creed Brotherhood

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 16 novembre 2010 17h30 | 3 commentaires

a1Il est rare de pouvoir tester complètement un jeu avant sa date de sortie. J’ai pourtant reçu Assassin’s Creed Brotherhood (Xbox) lundi, soit trois jours avant son lancement officiel, le jeudi 18 novembre. Basé sur le même moteur graphique que le deuxième volet, ACB se présentait au départ comme une suite, une grosse extension dans une autre ville d’Italie. A savoir Rome, où l’on avait laissé Ezio au cœur du mystère, lors de la bataille finale (victorieuse) dans la chapelle Sixtine.

On le retrouve donc logiquement à la tête de la cité. Mais Ezio a muri, et s’impose en maître dans une Rome de la Renaissance. Rapidement attaqué, il va devoir poursuivre son combat contre les Templiers, en ralliant à sa cause les guildes des voleurs, des mercenaires et des courtisanes. Et bien entendu, en recréant celle des assassins. Je ne vous en dirai pas plus mais sachez que toutes les intrigues ne seront pas dévoilées. Il s’agit de garantir les suites qui sont certainement déjà en préparation.

a2Jouabilité améliorée

Les habitués de la série ne seront pas perdus: le gameplay est identique et a subtilement évolué, pour ne pas ennuyer le joueur ni le perdre dans de nouvelles manipulations. Les assassinats, qui restent la base du jeu, ont gagné en fluidité et en intelligence. Et en nombre: car au delà des combos, vous pouvez, en étant précis, enchaîner les coups mortels uniques. Très puissant.

L’autre grande nouveauté est le recrutement d’assassins, pour des missions diverses. D’où le nom « Brotherhood », fraternité en français. Vous la dirigez, et pouvez envoyer vos sbires effectuer vos tâches ingrates si vous préférez tuer en solo. Mais rapidement, leur aide sera la bienvenue : les batailles en seront d’autant plus épiques.

Beau et « classe »

La réflexion se mêle donc intelligemment à l’action. C’est la grande force de AC en général: l’environnement très soigné, la profondeur des personnages et la fluidité parfaite des mouvements font que le jeu ne tombe jamais dans la tuerie basique, dans le bain de sang gratuit. Et pourtant, de nombreuses âmes périront à nouveau dans ce troisième volet.

a1Tant qu’on parle d’environnement, évoquons Rome. Si comme moi dans Assassin’s Creed II, vous avez été subjugué par la beauté et la fidélité de la Toscane (Florence, San Gimignano surtout), vous serez ébloui par celle de Rome, la Ville éternelle. Forcément plus grande que la cité florentine et que Venise, Rome est d’une rare finesse. La qualité graphique est semblable, mais j’ai vu plus de détails dans les bâtiments. C’est renversant et vous risquez, entre deux missions, de prendre du plaisir en flânant simplement, en écoutant les gens parler, vivre… Arpentez le Colisée et vous aurez l’impression d’avoir voyagé dans le temps. Cette ville a une âme, en vrai comme dans ce jeu presque historique (l’histoire est romancée mais repose, comme dans AC II, sur des faits réels).

Multijoueur

Vous vous en doutez, le mode multijoueur d’AC n’est pas une boucherie et une course aux « frags » (nombre de victimes). A nouveau, c’est plus subtil, et vos talents de dissimulation et de discrétion vous serviront plus que vos armes. La forme: rassemblez des dizaines d’assassins dans une ville, et mettez un contrat sur chacun d’eux. Il ne reste plus qu’à identifier votre cible (pas toujours évident) puis à lui faire un sort avant que celui à vos trousses n’en fasse de même. Cela apporte une certaine durée de vie, mais ce n’est pas l’essence même du jeu à mes yeux.

Conclusion

Beau, subtil et prenant, Assassin’s Creed Brotherhood transcende son prédécesseur. Sans être bouleversée, la jouabilité est finement améliorée et offre une expérience de jeu magnifique. Si vous foncez, vous terminerez le jeu en 15 heures. Comptez le double en finissant les missions annexes. Sans compter le multijoueur.

Le mode multijoueur en vidéo :

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