Archives du septembre, 2010

La tablette Blackberry se dévoile

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 29 septembre 2010 18h04 | Un commentaire>
Crédits: RIM

Crédits: RIM

Il fallait s’y attendre, tout le monde y passe et suit gentiment la tendance actuelle des tablettes. Des tablettes qui existent depuis longtemps mais qui, rendues « in » par l’arrivé de l’iPad, deviennent incontournables.

Quoi qu’il en soit, RIM, l’entreprise qui fabrique les célèbres smartphones Blackberry, s’y met aussi. Mais visera, comme c’est le cas pour certains constructeurs depuis longtemps, un marché professionnel dans un premier temps. La preuve: le PlayBook, c’est son petit nom, ne sera pas équipé du 3G pour surfer en dehors d’un réseau Wi-Fi.

On en sait déjà un peu plus sur ses composants: écran tactile de 7 pouces, caméras HD (devant et derrière), multitâche, processeur dual-core à 1 Ghz, logiciels Blackberry de messagerie intégrés, Wi-Fi. La PlayBook de RIM est attendue au 2e trimestre 2011.

Ce sera donc un OS propre à RIM, donc un nouveau concurrent à Android, iOS, Windows 7, qui équipe la très grande majorité des tablettes actuelles. Que nous ne demandons qu’à essayer !

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Crédits: RIM

Crédits: RIM

Microsoft Kinect: le test de la révolution pour Xbox

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 27 septembre 2010 14h08 | Un commentaire>

microLe système Kinect de Microsoft pourrait bien être la bouée de sauvetage de la Xbox, tirant ses ventes vers le haut pour les années à venir. Le Kinect, c’est plus qu’une caméra reconnaissant des mouvements. C’est une véritable extension de la console, qui offre des possibilités infinies pour les jeux et pour d’autres applications.

Mais commençons par la technique. Le Kinect est une caméra robotisée (elle peut s’orienter manuellement ou automatiquement pour suivre votre visage), équipée de deux micros sur les cotés, et complétée par deux sensors captant la profondeur de champ. Elle est grande et plutôt cossue, et l’assemblage est de qualité.

« Minority Report »

Bien entendu, la première fonction du Kinect est de révolutionner l’implication physique du joueur dans son expérience vidéoludique. La donne est simple: la caméra et les sensors identifient et localisent l’entièreté du corps humain qu’ils « captent ». Selon les besoins des applications, 20 points du corps sont utilisés, ou « des millions ». Mais avec 20 points entre la tête et les pieds, la plupart de vos mouvements pourront être pris en compte.

Fini les manettes, donc. Dès que vous insérez un disque de jeu Kinect, vous pourrez contrôler la Xbox avec vos mains. Ça fait très « Minority Report », ce film dans lequel Tom Cruise contrôle une interface avec ses mains. C’est moins rapide et moins précis tout de même, ne rêvons pas, mais c’est le même principe.

Quels jeux ?

La sortie du Kinect a lieu le 10 novembre en Europe. Microsoft, qui développe activement ce système depuis moins de deux ans, est dans la dernière ligne droite. Tous les jeux ne sont pas achevés et l’interface n’est pas terminée, mais j’ai pu en essayer quelques uns. Le responsable de Microsoft m’a parlé d’une quinzaine de jeux à la sortie. Le Kinect sera livré avec le jeu « Kinect Adventures! », qui vous fera parcourir des rivières sur un bateau gonflable. A vous de vous pencher d’un côté ou de l’autre pour trouver le meilleur parcours, de sauter et d’agiter les bras pour toucher des bonus. Rigolo.

Vient le « Kinect Sports », logiquement. Avec une course sprint, qui se joue facilement à deux (il suffit que votre concurrent se place à côté de vous), vous devrez courir sur place le plus vite possible pour être le plus rapide. Plutôt amusant mais vite lassant, à mon avis. J’ai aussi essayé le foot, qui consiste à donner des coups de pieds dans telle ou telle direction. Pas de déplacement à gérer, heureusement. C’est un peu chaotique mais c’est déjà plus interactif. Il y a du potentiel pour les amateurs.

Que faire avec les jeux de course ? Microsoft tente le coup avec un volant virtuel que vous devrez imaginer, dans « Joy Ride ». Pour tourner à gauche et à droite, il suffit de tourner vos mains comme si vous teniez un volant. La voiture avance toute seule, mais vous pouvez lui donner un coup d’accélérateur ou de frein en avançant ou en reculant votre buste. Comme si vous étiez dans une voiture sans ceinture ni dossier. L’intérêt est déjà plus limité, et ça ne fonctionne que moyennement pour les virages (aucune précision). La très sérieuse simulation Forza devrait connaître ce genre d’option.

shaUn vrai coach sportif

Ce qu’a réussi avec brio Nintendo avec la Wii Fit, Microsoft devrait le transcender grâce à « Your Shape », développé par Ubisoft qui s’est déjà fortement investi dans le développement de programme pour le Kinect. Le succès de ce programme de fitness me semble inévitable. Là où il fallait une balance et des manettes pour faire des exercices, il suffira d’un tapis pour obéir à toutes les injonctions de votre coach. Je n’ai vu qu’une démo du soft, mais c’est clair que ça va cartonner.

Même style pour « Central Dance », ou vous devrez danser en rythme pour gagner des points. A nouveau – sans vouloir démolir la Wii – c’est comme Just Dance, mais en 10 fois mieux. C’est nettement plus précis et plus complet, car il prend tous les mouvements du corps en compte (et pas juste le bras qui agite la manette).

En dehors des jeux, il y aura aussi des « vidéo-chat » de qualité avec vos amis (abonnement nécessaire à Xbox Live), et Microsoft promet d’innombrables applications de « serious gaming ».

149 euros

Les prix de lancement du Kinect est de 149 euros, avec le jeu « Kinect Adventures ». Il y aura des packs intéressant (Xbox + Kinect pour 299 euros ou 349 euros avec un disque 250 GB). Ça semble cher, mais si l’on compte les manettes et la caméra nécessaires pour le PlayStation Move, on arrive à plus de 100 euros, pour une expérience vidéoludique « en mouvement » nettement moins innovante. Le Kinect est donc un succès en devenir, qui dépendra de la qualité des applications développées. Microsoft réussit un gros coup.

Comparez gratuitement Fifa 2011 et PES 2011

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 24 septembre 2010 13h15 | 3 commentaires

footOn critique parfois les contenus en ligne des consoles de jeu vidéo, mais force est de constater que ce que propose gratuitement la PlayStation 3 a beaucoup d’avantages pour les consommateurs que nous sommes. Depuis quelques jours, les démos jouables et gratuites de Fifa 2011 et Pro Evolution Soccer 2011 sont disponibles. C’est quand même la meilleure solution pour comparer deux jeux: les essayer l’un après l’autre. Ces démos sont disponibles gratuitement sur PC également.

Mon avis sur les deux ? Fifa fait un excellent travail sur la réalisation, les menus, l’animation et le jeu. Il est plus accessible: il est facile de marquer un but dès la première mi-temps de la démo. Avec PES, dont la réalisation est légèrement en retrait, le côté « arcade » du jeu s’efface au profit de la simulation. C’est donc nettement plus dur.

C’est donc une question de choix: vous êtes un grand fan de foot et vous voulez un jeu exigeant, très proche de la réalité: optez pour PES. Si vous cherchez du fun immédiat, des buts et du grand show, optez pour Fifa.

Encore une victoire pour YouTube

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 23 septembre 2010 11h56 | Un commentaire>

belga-picture-13800634C’est une question difficile, pour les juges, pour les entreprises de média au sens large. YouTube est-il responsable des vidéos protégées uploadées par ses utilisateurs ? La question se pose avec le sport, entre autres. Des vidéos des championnats anglais, italien ou espagnol, qui se négocient des dizaines de millions d’euros par des chaînes de TV, sont régulièrement disponibles sur YouTube peu de temps après le coup de sifflet. Idem pour la Ligue des champions.

Bref, le droit international n’a pas encore tranché la question et les plaintes/procès se font au niveau national. En Espagne, Telecinco a perdu son procès contre le géant de la vidéo, qui appartient à Google. La chaîne espagnole considérait que « la diffusion sur le site internet (de YouTube) de divers enregistrements audiovisuels (…) entraînait une violation des droits de propriété intellectuelle de Telecinco« , indique le jugement, relayé par AFP.

Impossible de contrôler les 500.000.000 de vidéos !

Mais « il est matériellement impossible de contrôler la totalité des vidéos qui sont mises à disposition des usagers, car il y en a actuellement plus de 500 millions« , note le juge. « YouTube n’est pas un fournisseur de contenus et donc, il n’a pas l’obligation de contrôler ex ante l’illégalité de ceux qu’il héberge sur son site web, son unique obligation est justement de collaborer avec les détenteurs de droits pour, une fois l’infraction identifiée, procéder au retrait immédiat des contenus« , poursuit-il.

« C’est le jugement le plus important en Europe sur cette question des droits d’auteur« , a réagi auprès Bill Echikson, porte-parole de Google pour l’Europe du sud et de l’Est, l’Afrique et le Moyen-Orient, rappelant que des procès similaires ont été lancés contre YouTube en France, par TF1, en Italie, par Mediaset (maison mère de Telecinco), et en Allemagne, par Peterson.

Le jeu vidéo dans les nuages est (presque) là

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 22 septembre 2010 18h06 | 5 commentaires

onliveblogLa rentrée 2010 est définitivement riche en actu jeu vidéo. Après le PlayStation Move, le Microsoft Kinect (dont je vais vous parler très bientôt), Belgacom se lance dans l’aventure. Enfin, façon de parler. L’opérateur belge veut diversifier ses activités, comme on dit. Après la TV, elle s’attaque au « jeu dans les nuages », ou « cloud gaming ».

Le principe du cloud computing (terme englobant les logiciels en général, pas seulement les jeux vidéos), c’est de délocaliser les « moyens techniques ». En gros, vous n’avez besoin que d’un écran, car le logiciel et tous les calculs nécessaires durant votre travail, se font sur des gros ordinateurs distants. La rapidité actuelle de la bande passante permet de faire transiter si rapidement une grande quantité de données, que vous pouvez travailler (ou jouer) en temps réel.

Economie

L’avantage est bien entendu une économie au niveau du matériel. Plus besoin d’une nouvelle console, ou de mettre à jour les composants de son ordinateur. Pour schématiser, vous jouez sur une console (très) distante, reliée à votre écran par un énooorme câble matérialisé par votre connexion internet.

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, en ce qui vous concerne, Belgacom a finalisé son offre de jeu dématérialisé, en partenariat étroit avec OnLive (qui a créé tout ça: en fait, c’est déjà accessible sur PC et Mac). Il teste actuellement le service avant son lancement à grande échelle sur TV, prévu pour l’année 2011. Les jeux seront donc « fournis » instantanément via internet aux clients Belgacom sur PC, Mac ou téléviseurs. C’est du jeu en streaming, si on veut. J’ai demandé à Belgacom, qui finalise son offre commerciale (abonnement mensuel, promo packs ?) et les aspects techniques. Visiblement, il faudra une « box » a brancher sur le décodeur, en ce qui concerne la TV. Pour les ordinateurs, ça fonctionne déjà mais directement auprès de onlive.com.

Quels prix, quels jeux ?

Le prix des services d’OnLive n’a pas encore été déterminé. Le catalogue mis à disposition des clients, qui compte actuellement 27 jeux, sera étoffé d’ici au lancement du service. Belgacom n’est pas encore en mesure d’annoncer la date précise de ce lancement (début 2011 sans doute), mais fera des tests auprès du grand public (inscrivez-vous sur ce site).

Cependant, en cherchant un peu (wouaw, j’ai trouvé www.onlive.com), on se rend compte qu’il y a des grandes licences et des jeux récents. Comme Mafia II, ou Assasin’s Creed II. Les tarifs sont soit à la location « pass de 3 ou 5 jours », soit à la « vente » (en réalité, vous achetez un accès intemporel au jeu). Les prix sont bien étudiés: entre 5 et 9 euros pour une location, et entre 20 et 60 euros pour un « achat ». Ça parait cher, mais d’un côté, vous économisez le prix de la console (entre 200 et 300 euros) ou de l’ordinateur (environ 500 euros pour une bonne configuration).

Conclusion

Je crois que c’est l’avenir, et que ça pourrait générer des pertes colossales pour les fabricants de consoles. D’ailleurs, en y aura-t-il encore ? Oui, pour des Kinect, des jeux en mouvement, des Wii Fit, etc. La mutation de l’industrie du jeu a vidéo a commencé, qu’on se le dise. Reste à faire accepter aux gens de payer un jeu sans le recevoir, sans le télécharger. Ils paient le droit d’y jouer, le même prix que s’ils l’avaient acheté. Il faudra des mentalités ouvertes, ou des prix concurrentiels.

Tous les détails de l’offre TV de Mobistar

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 21 septembre 2010 07h45 | 40 commentaires

mobiCa y est ! Quelques heures avant sa conférence de presse (11h ce mardi), Mobistar a envoyé son communiqué de presse concernant son offre de télévision. Parmi le flot d’infos commerciales, le plus intéressant dans l’offre TV de Mobistar est qu’elle combine plusieurs technologies disponibles. Le décodeur TV est flexible dans la mesure où il capte les signaux de télévision satellitaires (via DVB-S), les signaux terrestres (DVB-T) et les signaux IPTV. Dans un premier temps, les chaînes TV ne seront disponibles que via le satellite, à installer de votre côté mais payé par Mobistar (bon de 120 euros offerts chez un installateur agréé).

Ce sera le « plus » de Mobistar TV: le satellite garantit une qualité d’images importante, nécessaire à la HD et à la 3D. Disponible partout en Belgique (et pas seulement dans les zones couvertes par le VDSL2+), il permet d’accéder à « plus de 500 chaînes de télévision et de radio« , selon le communiqué. A voir le détail des chaînes. Via Internet, le client a accès à des services interactifs (comme les offres de Belgacom TV, Voo, etc) et au contenu à la demande (VOD).

La TV sur l’iPhone ?

Selon l’opérateur, les clients peuvent regarder, enregistrer et gérer leurs émissions préférées tant sur leur téléviseur que sur leurs appareils mobiles. C’est l’autre info du jour: la télécommande ou le smartphone (ex. : iPhone) permettrait aux utilisateurs de chercher, enregistrer, programmer, regarder ou revoir des programmes sur l’écran de leur choix, quand ils le souhaitent. Sur la papier, ça sonne bien. A voir, à nouveau, ce que ça donnera dans les faits. Dans un premier temps, ça se limitera à la fonction enregistrement et télécommande.

Le décodeur TV/enregistreur est équipé d’un disque dur amovible et interchangeable de 320 GB (200 heures) pour enregistrer des émissions.

Dès le 8 octobre 2010, Mobistar TV sera proposé uniquement via le « Starpack », une offre combinant la téléphonie mobile et fixe et un accès à l’internet mobile et un accès illimité à l’Internet fixe. Les clients Mobistar qui optent pour cette formule paient 55 euros par mois.

live1Ce que vous aurez pour 55 euros/mois

1. La télé par satellite (images en SD/HD/3Dà, avec près de 500 chaînes de radio et TV, location et installation du décodeur TV et équipement satellite (d’une valeur de 120 euros) inclus.

2. Un accès illimité à l’Internet fixe, location de la Livebox 2.0 incluse (WIFI et DNLA compatible).

3. La téléphonie mobile, tout de même, avec une option Circle pour appeler plus vos proches.

4. 40 heures d’appels de fixe à fixe à tout moment.

5. Une promo/essai d’un an à l’Internet mobile (via clé USB à brancher sur votre ordi portable, ou via une carte sim pour tablette, sans doute).

Qu’en penser ?

A première vue, les tarifs de Mobistar sont dans la moyenne. Mais ce que l’opérateur de téléphonie mobile propose semble assez intéressant surtout avec l’ajout du satellite. La TV serait donc plus généreuse, et le décodeur a l’air plus doué que ces concurrents BelgacomTV, Voocorder, etc… (l’interface du menu et le zapping sont rapides). Maintenant, il faut voir si vous êtes prêts à mettre une antenne sur votre maison (une petite discrète j’espère). Si vous le faites, pour 55 euros, vous devriez en avoir pour votre argent. Internet illimité, TV avec 500 chaînes, abonnement mobile et appels presque illimité (40h) de fixe à fixe.

Reste à voir si les promesses vont se concrétiser. Je tâcherai d’être parmi les premiers à tester cette nouvelle offre, bien entendu…

« Facebook phone »: des rumeurs, rien de plus

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 20 septembre 2010 11h28 | Ajouter un commentaire

faceLa semaine passée, le site Techcrunch a lancé la rumeur d’un smartphone développé par Facebook. Cette idée démentie formellement par le principal intéressé n’a pas vraiment de sens. Voici pourquoi:

Tout d’abord, Facebook est une entreprise de software. On ne s’improvise pas constructeurs de téléphone. Cela valait aussi pour Google, vous allez me dire, qui a cependant « sorti » un Google phone. Mais ce n’était qu’une version spéciale d’un téléphone HTC (la marque était inscrite sur l’appareil », avec une surcouche logiciel spéciale Google).

Cet exemple de Google amène un autre argument démontant l’idée d’un « Facebook phone »: Google a développé un OS pour smartphone (Android, qui équipe de plus en plus de téléphone). Il avait donc logiquement envie de faire comme Apple et de sortir son téléphone équipé de son OS. Facebook, lui, est une application déjà disponible – et très téléchargée – sur la plupart des téléphones portables d’un certain niveau. Il serait donc absurde que Facebook se lance dans la construction d’un téléphone – avec tous les risques financiers que cela engendre – alors que son produit est déjà très présent.

« Nous travaillons à une intégration profonde dans les plateformes existantes, rien de plus. Mais dès que l’on dit cela, les gens veulent parler d’un ‘Facebook phone’, parce que ça sonne bien », a conclu un représentant de Facebook sur le site Cnet.com.

Belgacom TV sur PC: les contraintes techniques

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 15 septembre 2010 17h43 | 13 commentaires

11Belgacom vient d’annoncer en grande pompe « La TV sur votre téléviseur et votre téléphone« . L’opérateur historique, qui n’en finit pas de sortir des nouveautés ou des augmentations de bande passante / volume de téléchargement (et de prix aussi, dommage), tente de contrer la concurrence qui s’organise: Mobistar TV (bientôt), Billy, Numéricable, Voo, Telesat, etc… Il va donc proposer « sa » télévision sur ordinateur. Certains ordinateurs sont équipés d’un tuner TV (ou peuvent l’être), donc ce n’est pas une nouveauté, me direz-vous. Oui et non, vous allez comprendre.

En clair, tous les clients Belgacom TV pourront également regarder « leur » télé sur l’ordinateur de la maison, sans devoir acquérir une nouvelle télé et donc un nouveau décodeur. Ce qui paraît pratique pour les ados qui ne veulent pas regarder Arte avec leurs parents le mercredi soir.

Pas gratuit

Premier hic: ce sera payant. 3,5 euros par mois pour diffuser Belgacom TV sur un PC, via un logiciel dédié. Un abonnement supplémentaire pour regarder la TV sur son ordi, ça sera dur à faire passer. Mais c’est moins que les 6 euros de location d’un deuxième décodeur, nécessaire si on a deux TV chez soi.

Deuxième hic, et je ne l’avais pas précisé mercredi : il faudra être relié, en filaire, à sa b-box 2. Belgacom me l’a confirmé aujourd’hui : « le client devra disposer de l’équipement suivant pour bénéficier de Belgacom TV sur PC :

  • au minimum un décodeur et un poste de télévision
  • un modem b-box2
  • le modem doit être équipé du micrologiciel adéquat (instructions du programme)
  • la TV sur PC n’est pas accessible en mode Wi-Fi. Le modem et l’ordinateur doivent être raccordés à l’aide du câble Ethernet ou d’un PLC, la solution sans fil via le réseau électrique
  • un abonnement Belgacom TV et bien sûr un ordinateur »

De la VOD

Visiblement – cela sortira en décembre 2010 – ce logiciel devrait être proche de l’interface de Belgacom TV vu qu’on pourra aussi louer des films pour 24h. Cette fonction sera disponible pour tout le monde, même si vous n’avez aucun abonnement. C’est de la simple VOD sur PC en fait, rien de spectaculaire. C’est déjà disponible sur bien d’autres sites, et sur une PlayStation 3 connectée, par exemple. C’est dans l’air du temps, vu que la France a commencé sa campagne de répression « Hadopi », contre le téléchargement illégal. Par contre, qui dit VOD sur PC, dit aussi, pour les débrouillards, possibilité d’enregistrer le film loué.

Plusieurs fournisseurs s’en vantent, mais c’est plutôt anecdotique: les clients Belgacom TV pourront programmer leur décodeur à distance via leur GSM ou leur PC. Pratique pour ceux qui oublient d’enregistrer un programme. Ce service sera gratuit, tout comme l’application nécessaire.

belga-picture-17875467Belgacom s’approprie enfin le foot en ligne

Alors qu’il possède depuis plusieurs années la totalité des droits sur le football belge, je m’étonnais chaque fois que Belgacom n’en fasse rien sur internet. Il y a eu plusieurs moutures de sites et de partenariats, mais rien de terrible. A partir du mois d’octobre, Belgacom 11 (la chaîne de football) sera également disponible sur ordinateur et GSM. Et ce, également pour les clients qui ne possèdent pas d’abonnement :

  • Sur internet : par journée de championnat, il sera possible de regarder en direct jusqu’à 3 matchs de la Jupiler Pro League (en streaming forcément) sur www.belgacom11.be. Hélas (mais logiquement), ce sera payant, mais moins cher que sur la TV: 3,5 euros par match (contre 6, 8 ou 10 euros sur la télé). Le paiement pourra s’effectuer au moyen d’une carte de crédit ou via SMS. Chaque dimanche soir vers 22 h 45, il sera possible de regarder gratuitement des résumés de tous les matchs de la journée de championnat sur www.belgacom11.be. Ces résumés resteront disponibles pendant 3 semaines.
  • Sur GSM, une application permettra de regarder gratuitement chaque dimanche soir à 22 h 45 des résumés de tous les matchs de la journée de championnat, ainsi que les dernières nouvelles, notamment en termes de chiffres et de résultats. L’application Belgacom11 Mobile sera gratuite.

Conclusion

En plus de ces petites nouveautés que je trouve plutôt sympathiques – même si une formule devrait être trouvée pour englober tous ces petits abonnements qui alourdissent la facture – il y a un peu de 3D. Une « chaîne vitrine » (373) sur Belgacom TV, avec des films en 3D et des bandes annonces. Il faudra bien entendu être équipé (TV, lunettes) pour en profiter.

Globalement, tout ça me semble positif. La concurrence amène l’innovation. Et c’est aussi logique: on se dirige de plus en plus vers une multiplication/fusion des supports de diffusion. Internet n’est plus cantonné au PC (on surfe sur sa télé, son téléphone, sa console), et la télévision classique (broadcasting) quitte tout doucement la « télévision », qui devient un écran diffuseur comme un autre.

Une vraie nouveauté, alors ? Oui, car on aura toute la TV de Belgacom (donc les bouquets auxquels on a souscrits) sur son ordinateur, uniquement au moyen d’une connexion internet. Et donc, sur un portable par exemple. Alors qu’avec un PC équipé d’un tuner, l’offre est limitée à celle de la TNT (pauvre en Belgique) et il faut un câble de télédis ou une antenne.

J’essaie de contacter Voo cette semaine pour savoir où ils en sont, et Mobistar TV pour avoir plus d’infos !

Mario a 25 ans: chronique du plombier italien le plus adulé

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 14 septembre 2010 18h07 | 8 commentaires

superC’était hier: Mario, le plombier qui a popularisé la Nintendo, a eu 25 ans. Mon premier jeu vidéo, ma première console… le premier jeu que j’ai terminé. Sans système de sauvegarde, avec juste « des vies » qu’il fallait veiller à ne pas gaspiller. Une musique toute simple, aussi, que l’on reconnaitrait entre mille. Beaucoup de bons souvenirs…

Logique, donc, de rendre hommage aux pionniers. Un quart de siècle après que l’équipe du légendaire Shigeru Miyamoto a apporté la dernière touche à « Super Mario Bros » pour NES, Mario est devenu l’un des personnages de jeu vidéo les plus célèbres au monde.

« Mario Bros » a traversé les langues, les âges et les barrières culturelles pour devenir actuellement la série de jeux vidéo la plus vendue de tous les temps. Il s’en est écoulé plus de 240 millions au total, dans le monde entier. « Stimulés par le progrès technologique, nous avons toujours aimé créer les jeux de Super Mario Bros. Cette série a constamment tiré parti des dernières avancées technologiques et est née de la créativité de bon nombre de mes amis, des travailleurs acharnés qui forment une véritable équipe« , commente Shigeru Miyamoto dans un communiqué officiel, devenu PDG du secteur Analyse et développement de jeux chez Nintendo.

Les dates

1985 - Super Mario Bros. pour NES fait ses débuts au Japon. Mario y vit sa première grande aventure. Le jeu vidéo allait devenir l’un des mieux vendus de tous les temps. Il s’est d’ailleurs écoulé à 40 millions d’exemplaires.

1988 - Mario s’envole ! Les joueurs découvrent un Mario qui vole grâce à sa cape magique jaune et est capable de se déguiser en de multiples personnages : c’est Super Mario 3 sur NES.

1989 - Lancement de la Game Boy avec Super Mario Land : le jeu propulse Mario sur la console portable.

1990 - Les fans découvrent avec Super Mario World pour Super NES un adorable dinosaure baptisé Yoshi, qui devient rapidement l’inséparable compagnon de Mario.

1993 - Tous les classiques de Mario sont réunis dans une superbe collection – Super Mario All-Stars – lancée sur SNES.

1996 - Mario passe à la 3D ! Mario devient le premier personnage de jeu vidéo doté de mouvements complets dans un environnement de console de salon 3D et 360 degrés, dans Super Mario 64 pour Nintendo 64.

2001 - Mario connaît sa propre série Super Mario Advance sur Game Boy Advance.

2002 - Super Mario Sunshine étrenne les véritables débuts de Mario sur Nintendo GameCube. Mario est doté d’une liberté de mouvement sans précédent alors qu’il se lance dans le nettoyage de l’Île Delfino.

2003 - Un des plus légendaires jeux de plate-forme de tous les temps accède au petit écran avec Super Mario Advance 4: Super Mario Bros 3. Il est fidèlement recréé pour Game Boy Advance.

2006 - New Super Mario Bros. débarque sur Nintendo DS et compte à ce jour plus de 22,49 millions d’exemplaires vendus dans le monde (à la fin mars 2010).

2007 - Super Mario Galaxy (Wii) Mario s’aventure aux confins de l’espace et révolutionne les jeux de plates-formes en 3D. Découverte de niveaux sphériques et utilisation originale de la gravité.

2009 - New Super Mario Bros. Wii : l’aventure classique en 2D part à l’assaut de la Wii ; pour la première fois dans l’histoire de la série Super Mario, les joueurs peuvent coopérer ou s’affronter à quatre maximum, en mode multijoueur simultané.

2010 – Super Mario Galaxy 2 : Mario repart en mission galactique dans la suite du premier Super Mario Galaxy (2007). Le jeu permet d’incarner Luigi, le frère de Mario, dans certains niveaux et offre un rôle-titre à l’adorable Yoshi.

Halo Reach: la fin de la saga de Bungie

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 14 septembre 2010 15h36 | Ajouter un commentaire

Encore une nouveauté jeu vidéo, mais cette fois-ci uniquement sur Xbox: la plus grosse licence exclusive de la console de Microsoft, « Halo », accueille le petit dernier: « Reach ». Depuis mardi, le prologue de la célèbre trilogie « Halo » est en effet disponible. Voici le synopsis:

« Avant la défaite de l’alliance covenante sur Terre, avant le sauvetage de l’humanité toute entière, une terrible bataille eut lieu. Son enjeu n’était autre que la planète Reach et ce combat allait changer à jamais le cours de l’histoire… Halo Reach: le premier chapitre de l’histoire de notre survie va enfin pouvoir commencer. Rejoignez l’unité NOBLE pour une mission épique aux conséquences capitales pour la race humaine toute entière. Grâce au courage et au sacrifice des Spartans, faites en sorte que la première résistance de l’humanité ne soit pas la dernière ! »

La franchise “Halo” est une exclusivité de la Xbox 360 et du réseau Xbox LIVE. La sortie du jeu a été anticipée : plus de 2,7 millions de joueurs ont participé à la version multi-joueurs beta de « Halo : Reach » en mai, triplant le chiffre historique de la version beta « Halo 3″.

Conçu exclusivement pour Xbox 360, « Halo : Reach » sera disponible en édition standard, limitée et légendaire.