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Archives du avril, 2010

HP achète Palm et se met au smartphone !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 29 avril 2010 16h53 | Ajouter un commentaire

belga-picture-17807432Je vous parle souvent des grandes manoeuvres commerciales qui visent à regrouper une série de services pour proposer une offre complète et fidéliser le client. Apple, Google et Microsoft s’y essaient, avec plus ou moins de réussite. HP veut y jouer aussi. Le premier constructeur d’ordinateurs a racheté Palm mercredi soir. Rien que ça ! Le montant: 1,2 milliard de dollars.

Je n’y connais pas grand chose en économie, mais c’est sûrement une bonne affaire: Palm est en difficulté et, lui qui dominait le monde des PDA (vous vous souvenez, ces « organiseurs de poche » qui faisaient agenda et mini ordinateur), il peine à se positionner sur le marché des smartphones. Palm tentait depuis un an de se relancer avec les téléphones Pre et Pixi, pour lesquels il a créé le système d’exploitation webOS. Mais les ventes sont restées décevantes, et le groupe a encore perdu 22 millions de dollars entre novembre et janvier, deux fois plus que lors du trimestre précédent. En Europe, Palm est même devenu anecdotique, avec une visibilité quasi nulle.

webOs va-t-il rebondir ?

« La combinaison de la puissance financière et de la présence mondiale de HP avec la plate-forme sans égale webOs renforcera la capacité de HP à mieux participer aux marchés très rentables et en pleine expansion des ‘smartphones’ et des appareils mobiles connectés« , font valoir les deux groupes dans un communiqué. Palm tentait depuis un an de se relancer avec les téléphones Pre et Pixi, pour lesquels il a créé le système d’exploitation webOS. Mais les ventes sont restées décevantes, et le groupe a encore perdu 22 millions de dollars entre novembre et janvier, deux fois plus que lors du trimestre précédent.

Bonne chance à ce nouvel acteur ! La concurrence, on le sait, amène toujours les acteurs d’un secteur à se surpasser. On attend que ça…

La sortie de l’iPhone 4G se précise

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 28 avril 2010 18h36 | Un commentaire>

gizL’iPhone 4G se précise. Apple vient de lancer les invitations pour le WWDC 2010, sa conférence dédiée aux développeurs. Elle aura lieu du 7 au 11 juin prochain, et se penchera surtout « sur l’iPhone OS 4, le système d’exploitation mobile le plus avancé au monde« , précise un responsable.

On se souvient qu’il y a un an, peu après cette WWDC consacrée en partie à l’iPhone OS 3, Steve Jobs, dans un keynote, avait présenté l’iPhone 3GS. Pour 2010, la date du keynote n’a pas encore été annoncée. Mais si Apple reste logique avec sa politique commerciale, l’iPhone 4G devrait suivre de quelques semaines la présentation de l’iPhone OS 4. Donc fin juin, début juillet.

Patience, donc. Et pour ceux qui veulent voir à quoi ressemblera le prochain téléphone à la pomme, jetez un œil ici.

Red Steel 2 et Just Dance: qui a dit que la Wii était morte ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 23 avril 2010 15h13 | Un commentaire>

rsOn entend souvent que la Wii, trop vieille, n’a plus grand-chose à offrir. Ceux qui disent ça n’ont pas essayé deux des meilleures ventes de ces derniers mois, Red Steel 2 et Just Dance. Le premier, je vous en ai déjà parlé après une rencontre avec son créateur, le passionnant Jason Vandenberghe. J’ai pu l’essayer plus en détails et il continue de me plaire. C’est plutôt simple à prendre en mains, mais on peut ensuite s’amuser à sabrer et dégommer ses ennemis avec un certain art. Assez répétitif mais diablement efficace, RS2 reste un titre à part, un des rares jeux d’action nécessitant une telle débauche d’énergie.

Le scénario ne marquera pas les esprits. Le jeu est construit comme une succession d’arènes. A chaque fin de mission, le jeu vous ramène à un point de départ à partir duquel vous est attribuée la suite des évènements. Le but de ces missions est un prétexte à la baston. Une fois en route, on se retrouve ponctuellement « enfermé » dans une zone, avec un nombre d’ennemis qu’il faudra éliminer pour en sortir.

Au final, RS2 est difficile à classer. Il est plus proche du gros jeu d’arcade mais se positionne sur un créneau à part. Si l’apprentissage est parfois laborieux, une fois le jeu en main et les techniques acquises, on prend son pied durant les combats, défouloirs bien sympa.

On danse ?just

Avec Just Dance, la Wii essaie de contrer Sing Star, l’excellent jeu accompagné de micros de Sony, qui amène le karaoké dans votre salon (avec les clips originaux en prime). Comme son nom l’indique, Just Dance est un jeu de danse, où des mouvements vous sont imposés (surtout les bras, et la main tenant fermement la Wiimote) sur une petite collection de morceaux (une trentaine de chansons, pas toujours adaptées à de beaux petits pas de danse).

Le registre est un peu mince mais le but du jeu est de voir vos amis essayer de se déhancher et agiter les bras en respectant les consignes. Le résultat est assez amusant, même si Just Dance n’est pas le jeu de rythme de l’année. Mais il a le mérite d’exister, et les variantes du multijoueur vous feront passer des soirées cocasses.

L’iPad en test: mieux que prévu !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 20 avril 2010 18h09 | 4 commentaires

ipad1C’est une petite exclusivité, vu qu’il est loin d’atterrir dans la boutique en ligne belge d’Apple ou dans les enseignes officielles en Belgique. L’iPad a fait un détour par notre rédaction, passant dans mes mains durant quelques heures. Le temps d’un premier contact rapide mais qui, pour tout ceux qui sont familiers de l’iPhone, est suffisant.

Étrangement, je vais commencer par ma conclusion: c’est mieux que ce que j’imaginais ! Pour ceux qui n’ont pas lu mon précédent post, j’y émettais de grands doutes sur l’utilité de l’iPad, et je me posais cette question: « L’iPad a-t-il sa place sur un marché saturé ? » Est-ce que cela a changé depuis que j’ai pu l’essayer ? Oui et non.

Avant de m’expliquer, je voudrais évoquer des aspects techniques (de base) : l’iPad, pour ceux qui n’en étaient pas sûrs, est un bien un iPhone géant. L’OS qui le fait tourner propose la même interface tactile, toujours aussi agréable et conviviale. L’appareil est beau, bien fini et très épuré. Apple fait bien les choses, comme toujours. L’écran est d’une belle luminosité, et comme on le tient plus près qu’un ordinateur portable, on en apprécie d’autant plus les qualités. Le son est correct pour un appareil de cette épaisseur. On peut comprendre les dialogues d’une vidéo, ou écouter un morceau de musique, sans grincer des dents. Ce qui n’était pas le cas avec l’iPhone. Maintenant, évoquons ce qui nous intéresse: qu’en penser ?

L’iPad, c’est bien parce que…

… il offre une nouvelle façon de vivre ses loisirs numériques. Feuilleter ses photos comme un album, zoomer et dézoomer en pinçant ou écartant les doigts, c’est vraiment sympa. Une sorte de mélange entre les clics d’une souris pour le diaporama et le feuilletage d’un album traditionnel (avec les inter-pages en très fin papier cassant en moins). Je dirais qu’on retrouve un côté convivial de partage (on montre ses photos à l’ancienne), sans les inconvénients. Tout comme lire ses mails et écouter sa musique. Tout est plus grand, plus beaux, donc plus simple.

… il permet de surfer d’une nouvelle manière. Si le Safari (browser) qui équipe l’iPad n’est pas encore parfait à cause de l’absence de Flash et d’autres plugins occasionnant des bugs d’affichage fréquents, il est diablement efficace. C’est l’iPhone sans ses inconvénients liés à la taille de l’écran (visibilité et encodage de texte) et à la capacité du navigateur. On surfe plus vite, plus intelligemment.

… il pourrait sauver la presse papier ! Oui, tout à fait. C’est une exclu qui n’engage que moi mais parfaitement, Monsieur, je pense que l’iPad (et le concept de la tablette PC en général, qui n’en est qu’à ses débuts) va sauver la presse papier qui peine à dégager des revenus sur ses sites gratuits. Car de ce que j’ai pu voir (les versions dédiées de USA Today et du New-York Times, entre autres), l’iPad fait un bond de 10 ans en arrière en nous faisant, à nouveau, feuilleter le journal. On touche/clique bien sûr les infos qui nous intéressent, mais une fois qu’on rentre dans l’article, on retrouve le format journal et le message d’une publicité, à l’image du papier, est tout de suite plus percutant. C’est difficile à croire et à expliquer, mais vous le verrez (ou pas): la publicité retrouve une place importante et parvient – là où les sites traditionnels échouent  (la faute aux infâmes pop-up et mouseover) – à faire passer un message sans déranger. C’est ce qui m’a le plus frappé au contact de l’iPad !

L’iPad, c’est bof parce que…ipad2

… c’est un peu lourd pour un ebook. En effet, l’iPad se veut aussi être un lecteur de livre électronique. Avec plusieurs formats possibles, de ce que j’ai pu voir. Si la lecture est agréable (luminosité, police et couleur réglables), le fait de porter cet objet (environ 700 gr) en fait un livre bien encombrant et un peu trop lourd. Assis, il est difficile de trouver une position permettant de lire tranquillement durant 1h. Voire impossible. Si on se couche dans le lit, sur le côté, l’écran basculera automatiquement. A moins de changer la configuration, c’est gênant… Concernant le « Digital Books », sorte de livre électronique interactif, qui est lu et qui offre des petits jeux, j’y perçois un potentiel éducatif énorme ! Plus besoin de lire les histoires, ni de convaincre les enfants de lire un livre. Une vraie nouveauté !

… c’est hyper restrictif. Format Apple oblige, ne penser pas faire ce que vous voulez avec votre iPad. Applications via AppStore, musique et vidéo via iTunes, etc… Apple continue de verrouiller ses appareils. C’est bien car cela garantit la stabilité du système et l’uniformité des synchronisation. C’est moins bien pour les geeks qui aiment avoir le champ libre sur leur « ordinateur ».

Conclusion

Je revois mon jugement, trop hâtif, sur l’iPad. Ça m’apprendra à juger des appareils sans les avoir essayés. L’iPad montre, comme l’iPhone, la voie à suivre à la concurrence pour une nouvelle ère des loisirs numériques. Celle qui fusionne le plaisir de feuilleter (un album photo, un journal, un livre) et les avantages de l’informatique. Pour ces raisons, l’iPad a tout son sens. Hélas, il pêche par un système assez fermé, par un navigateur perfectible et par un poids un peu trop élevé pour prétendre au titre de « livre électronique » confortable.

L’iPad retardé en Europe: manque de prévoyance ou coup de pub gratuit ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 14 avril 2010 15h08 | 2 commentaires

ipadOn vient d’apprendre que le lancement de l’iPad dans le reste du monde est retardé. En cause: son succès fracassant aux Etats-Unis. Apple avance une demande bien plus forte qu’attendu des consommateurs américains. « Bien que nous ayons livré plus de 500.000 iPad durant sa première semaine, la demande est bien plus forte que prévu et va sans doute continuer à dépasser notre offre durant encore plusieurs semaines, au fur et à mesure que les gens découvrent et touchent l’iPad« , explique très commercialement Apple dans un communiqué. Le lancement international est dès lors repoussé d’un mois, et devrait avoir lieu fin mai. Les prix de vente, quant à eux, seront fixés le 10 mai.

Tout cela me semble savamment orchestré… « Bah tiens ! Encore un coup de bluff d’Apple pour faire mousser toute l’Europe !« , vais-je entendre ce week-end. On se souvient du buzz de l’iPhone (qu’on ne pouvait carrément pas acheté en Belgique, au début, faute de vente liée avec un opérateur), qui persiste encore et qui donne toujours au produit une grande attractivité. Même à 600 euros !

Ce qui est rare est cher

La rareté d’un produit, et son côté exclusif, ça fait vendre. Il suffit de voir les milliers de « séries limitées » qui apparaissent dans tous les domaines (voitures de luxe, matériel en tout genre, vêtements, etc…), et qui cartonnent, la plupart du temps.

Apple l’a bien compris, et aurait tort de se priver de ce coup de pub absolument gratuit. Plus on attend, plus on parle. Plus on en parle, plus on en vend. Plus on en vend, plus on doit attendre pour en avoir un… la boucle est bouclée. De là à dire que Steve Jobs a prévu le coup en ne prévoyant « que » 500.000 iPad pour ses débuts, il n’y a qu’un pas que je n’oserai pas franchir dans ces colonnes. Mais la coïncidence, vous en conviendrez, est assez flagrante.

Les nouvelles télés sont là: qu’ont-elles de plus à offrir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 13 avril 2010 15h56 | 3 commentaires

philRien de tel pour se faire une idée de ce que nous réservent les téléviseurs de demain que de se rendre chez l’un de leurs fabricants et de discuter avec son responsable marketing (André Van Limbergen). C’est ce que j’ai fait chez Philips, qui présentait il y a peu sa nouvelle gamme de téléviseurs (dont les séries 7000, 8000 et 9000), prévue à partir des mois d’avril/mai.

Première info, et ce n’est pas vraiment une surprise, 90 % de la nouvelle gamme proposera des dalles équipées de LED. L’occasion de rappeler – beaucoup l’ignorent, dont certains commerçants – que le LED n’est pas un nouveau type de télévision. Il s’agit d’un écran LCD dont le rétro-éclairage est différent, en l’occurrence nettement meilleur au niveau des contrastes, et moins gourmand en énergie. Le haut de gamme de Philips, la série 9000, propose un LED pro, qui promet un taux de contraste encore supérieur (10.000.000 : 1). Difficile de voir la différence avec un LED de base à mon sens, sauf si la télé est en plein soleil.

Concernant l’Ambilight, qui caractérise les télés Philips (elles projettent des couleurs sur le mur de derrière, en rapport avec ce qui passe sur son écran), il y a une (légère) nouveauté: on peut choisir la couleur de son mur. L’écran la retient et projette des couleurs mieux adaptées. Rien de bien transcendant jusqu’à présent (je ne vous parle pas de la fréquence de rafraichissement de 400 hz, presque inutile)… passons donc au chapitre qui est sur toutes les lèvres des vendeurs et de certains acheteurs: la 3D.

Une 3D encore théorique

Philips, comme la majorité des constructeurs, cède aux sirènes de la 3D. Enfin, il s’agit plus d’être « 3D Ready », car les contenus 3D n’existent pas vraiment à l’heure actuelle. Tout cela se développe, notamment via l’association « Blu-Ray 3D », qui tentent de fixer des standards techniques. Les séries 8000 et 9000 seront donc « 3D Ready », avec un prix de départ de 1799 euros pour le 40 pouces. Concrètement, une télé « 3D Ready » est similaire à 98 % à une télé « 2D ». Les 2 % qui diffèrent concernent à la fois le hardware (le matériel) et le software (le logiciel). Ces deux-là intègrent la gestion de la diffusion de deux images décalées, qui permettent au spectateur – à l’aide de lunettes dédiées – de voir une séquence en 3D (comme le « cinéma 3D » actuel). Selon notre spécialiste du jour, que j’ai cuisiné pour comprendre le truc, c’est le standard actuel pour prétendre afficher le label « Full HD 3D ». Et le seul moyen de rendre un vrai effet 3D sur un téléviseur.

Je parlais de lunettes: elles seront développées par Philips et vendues à part, avec un transmetteur unique branché sur la TV pour calibrer le signal, au prix coquet de 249 euros (pour deux paires). La paire unique coutera 99 euros.

phil2Une diffusion de contenus locaux simplifiés

Si tous les nouveaux téléviseurs de Philips sont estampillés DLNA (ils sont capables, branchés au réseau de la maison, de diffuser le contenu – photos, sons, vidéos – de l’ordinateur), ils proposent maintenant le « WiFi media connect ». Il s’agit d’un truc simple et pratique, qui rendra plus facile et plus rapide la diffusion des ces contenus à partir d’un ordinateur. Ceux-ci, équipés du WiFi n (la dernière norme de WiFI, la plus puissante), communiqueront directement avec le téléviseur. Pour faire simple, disons qu’ils agiront comme un projecteur. Plus besoin de les brancher au réseau ou de les configurer. Plus besoin non plus d’un logiciel de diffusion de vidéo (avec souvent des restrictions au niveau des types de fichiers): ce que lit votre ordi, votre télé pourra le diffuser. Cependant, il faudra un ordinateur d’une certaine puissance de calcul pour ce faire, même si M. Van Limbergen m’assure que des tests ont été menés à bien. Petit bémol: pour les séries 7 et 8000, il faudra acheter un dongle WiFi à 49 euros (intégré dans le 9000).

Une VOD propre

Une autre chouette nouveauté, qui devrait marcher, c’est la gestion propre de contenu « on demand ». Jusqu’à présent, il faut passer par son décodeur (Belgacom TV, Billi, Numericable ou Voo) pour accéder à la VOD (louer un film ou revoir une émission TV). Philips lance, à partir d’avril, sa propre plate-forme : le Philips Net TV. Si les films sont logiquement payants (autour des 3 euros, comme sur les décodeurs), la « cath-up TV », qui permet de revoir des émissions des chaînes, sera sans doute gratuite. « On va essayer« , dit-on chez Philips, qui négocie actuellement avec les grandes chaînes. Aux Pays-Bas, RTL jouera le jeu. Comme ARD en Allemagne et ARTE en France.

Voilà donc ce qu’offrent les télés de demain: la 3D (mais il faudra attendre les contenus 3D…), le LED (pour un contraste amélioré) et une connectivité accrue avec l’entourage multimédia. Et quand je dis demain, c’est vraiment demain (avril, mai et juin de cette année selon les produits).

Quels concurrents pour l’iPad ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 6 avril 2010 17h27 | 3 commentaires

wepadLa « tablette informatique à écran tactile » iPad, disponible depuis le samedi 3 avril pour les consommateurs américains, est le dernier produit phare d’Apple. Le géant de l’informatique et des loisirs numériques a enregistré 300.000 ventes sur cette seule journée. La plupart des magasines/sites/journalistes spécialisés ont vanté les mérites de cet objet de luxe pour certains, de l’outil informatique nomade par excellence pour d’autres.

Ce qu’on peut lire sur Engadget.com (voir le test détaillé), une référence outre atlantique, c’est que « (…) le client d’un iPad a deux profils types. Le premier: quelqu’un qui regarde plus loin que le présent et qui voit le potentiel d’un produit comme l’iPad… qui y croit et qui est excité par ce potentiel. C’est aussi une personne qui peut s’offrir ce qui s’apparente à un article de luxe. Le second est un individu qui n’a pas énormément de tâches à faire avec l’iPad et qui aimerait que son expérience de l’informatique soit plus aisée, plus rapide et plus simple. »

Déjà un vrai concurrent ?

Plus près de chez nous, en Allemagne, le constructeur Neofonie contre-attaque déjà avec son WePad. Une tablette au design proche de celle d’Apple, mais qui tournerait sous Android, le système d’exploitation opensource et gratuit de Google. Il équipe déjà des smartphones HTC ou LG, par exemple. Le WePad propose un écran plus large (30 cm contre 25 cm pour l’iPad), une webcam en façade, un lecteur de carte mémoire pouvant étendre celle qui est intégrée (de 16 Go), la gestion de Flash et Adobe AIR, un multi-tâches et un processeur plus rapide. Soit tout ce que les premiers détracteurs d’Apple reprochent déjà à l’iPad. Il possédera évidement le Wi-Fi, Bluetooth, la 3G en option mais également 2 ports USB. Sur le papier, ça semble alléchant.

En revanche, côté logiciel, je suis plus sceptique. Comme pour certains téléphones, le WePad tentera d’imposer sa propre suite de logiciel. Il propose ainsi sa propre plateforme de téléchargement d’applications, baptisée de manière très originale WePad AppStore. Heureusement, l’Android Marketplace sera de la partie. Un double système qui devrait perturber l’utilisateur lambda. Ce n’est pas tout. Neofonie voit grand, très grand: la recherche de mots-clés en interne sera assurée par le moteur maison WeFind et côté contenus, le WePad offrira un logiciel dédié à la lecture de magazines (WeMagazine Reader), et permettra le téléchargement et la lecture de livres électroniques.

HP présente sa « Slate »

Du côté de HP, le premier constructeur d’ordinateur, on lève le voile sur la tablette équipée de Windows 7. Toujours selon le site Engadget.com, la Slate serait équipé d’un écran tactile multi-touch de 8,9 pouces (résolution 1024 x 600 pixels), donc légèrement plus petit que celui de l’iPad, et ferait appel à un processeur Intel Atom Z350 cadencé à 1,6 GHz (contre une puce Apple A4 1 GHz pour l’iPad). Niveau stockage: 32 et 64 Go (contre 16, 32 et 64 Go pour l’iPad), mais avec un lecteur de carte mémoire pour d’accroître cette capacité.

La Slate offrirait également des connectivités Wi-Fi, 3G (en option) et GPS, ainsi que des sorties audio et vidéo (support du HDMI ?). Avec deux capteurs photo/vidéo, l’un en façade pour faire office de webcam, l’autre à l’arrière pour faire des photos et filmer. Une fonctionnalité qui fait défaut à l’iPad, pour l’instant.

Que vaut Windows 7 ?

Après Mac OS et Android, ce sera au tour de Windows 7 de prouver son efficacité dans une tablette. Rappelons que cet OS de Microsoft a été, en partie, conçu pour les interfaces tactiles. Comme pour le WePad, le fabricant américain y a toutefois ajouté une surcouche maison, « encore plus adaptée à la tablette« , selon HP. Le terminal prendrait en charge, tout comme les autres versions de Windows 7,  les vidéos et animations en format Flash sur le Web.

Le prix de la Slate reste une inconnue. HP n’en parle pas sur son minisite. Des rumeurs évoquent 549 dollars pour la version 32 Go, et 599 dollars pour la version 64 Go. A titre de comparaison, l’iPad coûte entre 499 dollars (16 Go et Wi-Fi) et 829 dollars (64 Go, Wi-Fi et 3G).

La fin des consoles de jeu vidéo ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo , le 1 avril 2010 15h03 | 11 commentaires

sony_playstation3C’est une info qui revient souvent: « la fin des consoles est pour bientôt« … Mais pourquoi évoque-t-on cela, alors que le secteur du jeu vidéo génère de plus en plus d’argent ? Principalement à cause des dernières avancées technologiques en matière de cloud computing (ou cloud gaming) et de vitesse des réseaux. Pour certains analystes, il y aura encore une PS4, une Xbox3 et une Wii2, mais plus rien après.

A bien y réfléchir, c’est plus que probable. Le cloud gaming est, grossièrement, le fait de placer un terminal chez l’utilisateur tout en faisant tourner le jeu sur une machine distante, le joueur n’ayant plus à se soucier de la marque de sa console ou de la configuration de son ordinateur. Pour être encore plus clair, c’est comme s’il y avait une énorme PlayStation à Bruxelles (capable de faire tourner des millions de jeux en même temps), et que toutes les télés de Belgique s’y reliaient – moyennant paiement, bien entendu.

Tout cela tient la route. Il est aisé de prévoir, à l’image des « box » des fournisseurs internet/TV ou de la PlayStation 3, que bientôt un seul appareil, relié à votre télé, vous donnera accès à tout type de contenus. Télé classique, vidéo à la demande (VOD), jeu vidéo, web, etc…

Les « jeux web » explosent

Parallèlement, et c’est la deuxième raison de la possible mort annoncée des consoles, le boom des jeux sous navigateurs web est symbolique d’un changement de mentalité. L’allemand BigPoint, l’un des principaux acteurs du secteur des « jeux gratuits en ligne », a prévu un budget de 12 millions de dollars pour son prochain titre. Il y a 200.000 joueurs par jour sur leur portail. 80 % ne paient pas, mais 20 % déboursent une vingtaine d’euros par mois pour avoir des options (loin d’être indispensables) en plus.

L’avenir du jeu vidéo s’élargit. En dépassant le stade confiné des consoles et en se dématérialisant, il pourrait toucher un public encore plus large. Reste la qualité et le contrôle de cette qualité. Sur l’AppStore d’Apple, on trouve 150.000 jeux. Mais combien en valent la peine ? Les jeux flash sur internet se comptent par milliers, mais il y a combien d’attrape-clics parmi ceux-ci ?

Conclusion

Personnellement, je crois que les consoles ne proposant que le jeu vidéo seront bientôt obsolètes. Sony l’a visiblement compris, sa PS3 étant bien plus qu’une console (lecteur Blu-ray, accès au web et au PlayStation Store, jeu en ligne, lecture des vidéos sur votre ordinateur en réseau, clips musicaux à la demande (VidZone), etc… Il y aura donc des producteurs de « box de divertissement », qui pourraient même relayer la télé si des protocoles et des standards étaient mis en place. Dans ces box, le jeu vidéo sera bien sûr présent (à distance ou via un support physique), et il y aura des exclus. Un peu comme Belgacom TV a les droits sur le foot belge, Sony achètera les droits de faire jouer ses « abonnés » en exclu à tel ou tel jeu.