En ce moment

Darksiders, God of War et Prince of Persia: trois héros qui crèvent l’écran

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 9 mars 2010 20h00 | Ajouter un commentaire

Cette semaine, je vais vous parler de trois excellents jeu d’actions/beat’em all: Prince of Persia: les Sables Oubliés, God of War III et Darksiders. Le premier ne sort pas tout de suite (sans doute fin mai 2010), le deuxième sort bientôt (une démo est par ailleurs disponible gratuitement sur le PlayStation Store) et le troisième est disponible depuis quelques semaines.

Difficile de figer ces trois jeux d’actions pour consoles dans une seule catégorie. Pour God of War, troisième chef d’œuvre du genre, cela se rapproche néanmoins très fort du beat’em all (pour tuez-les tous: votre évolution dans les niveaux vous amène à affronter des centaines de monstres et une dizaine de boss). Darksiders et Prince of Persia sont, quant à eux, des jeux plus orientés actions/aventure, car il y a de la réflexion et des énigmes en plus. Ce qui rassemble ces trois jeux – et ce qui est l’objet de ce post – c’est qu’ils ont une architecture commune: un héros vachement balaise. Je vais donc évoquer ces trois jeux sous l’angle de leur personnage.

kratosGod of War III

La démo de God of War III est enfin disponible pour tout le monde sur le PlayStation Store. Pourtant, elle date déjà (salon de l’E3 en 2009). GOW est une série exclusive à la PlayStation, développée par Sony. Le genre destiné à faire pencher l’acheteur pour sa PS3 au lieu d’une Xbox ou d’une Wii. God of War a débuté sur PS2. Ce fut une belle claque visuelle, tout comme le deuxième opus (2007) considéré comme l’un des plus beaux jeux de la console. Son personnage, c’est Kratos, un ancien soldat de l’armée spartiate (un gros dur, donc). Il a eu la mauvaise idée d’invoquer Arès, le dieu grec de la guerre, pour échanger son âme contre la victoire lors d’une bataille difficile. De fil en aiguille, il se créé une très mauvaise réputation auprès des dieux de l’Olympe, ce qui n’est pas une bonne idée quand on est un héros de jeu vidéo. Le résultat de ces batailles est graphiquement magistral. Le monde antique représenté de manière bien diversifiée par les studios US de Sony (Santa Monica) est à couper le souffle. L’animation de Kratos est d’une rare précision et sa panoplie de coups, sauts et combos place God of War au sommet de la hiérarchie des beat’em all sur PlayStation. C’est forcément un peu violent (+18) mais l’intensité et l’immersion sont phénoménales. A essayer d’urgence. Sa personnalité est très sombre: dans les premiers épisodes, Kratos est déchiré par le décès de sa famille (qu’il a lui même tuée…) et devient une brute sanguinaire, sans autre ambition que la vengeance. Chassé de l’Olympe à nouveau, il n’a qu’une envie: tuer les dieux.

guerreDarksiders

Le héros de Darksiders s’appelle Guerre. Un nom qui ne confère pas un grand charisme à notre héros, qui demeure un beau bébé. Au premier abord, Darksiders ressemble un peu trop à God of War, dont je viens de parler. Son gameplay est identique, et même certaines combinaisons de touches… Vu que son maître est un excellent exemple, Guerre se contrôle avec autant de plaisir de Kratos. Mais Darksiders est moins linéaire que GOW. La liberté d’action laisse de la place à la réflexion, et la durée de vie du jeu est  sensiblement plus élevée. Si ses influences sont nombreuses et assumées, Guerre n’en reste pas moins un fameux guerrier (il est physiquement plus énorme que Kratos, qui garde des proportions humaines) s’empêtrant dans un apocalypse teinté de parabole religieuse. Côté personnalité, on n’apprend pas grand chose… à part qu’il ne faut pas l’emmerder. Avec une certaine subtilité (pas dans les bastons, là c’est du lourd), un scénario bien écrit et des graphismes bien léchés, Darksiders est un excellent compromis entre deux grands genres du jeu vidéo. Disponible également sur Xbox360.

princePrince of Persia: les Sables Oubliés

Faut-il vous présenter le Prince de Perse ? Il a pourtant été l’un des premiers jeu d’action-aventure en progression écran par écran. Il se déroulait dans un univers inspiré des contes des Mille et Une Nuits. C’était du classique: le jeune prince devait éviter les pièges de l’infâme Sultan usurpateur, combattre les gardes et résoudre les énigmes pour rejoindre la sortie afin de délivrer la princesse prisonnière, le tout en un temps limité. Après un énorme succès dans le début des années 90, la série est tombée aux oubliettes pour mieux renaître après le rachat par Ubisoft en 2001. Prince of Persia: les Sables du Temps sort en 2003 et relance les aventures nettement mises à jour du jeune guerrier. Le titre est un succès et le quatrième opus (Les Sables Oubliés, multiplateforme) a été dévoilé ce mardi par Ubisoft. Vous constaterez directement que notre héros est le petit freluquet du trio. POP est, il est vrai, un peu moins gore que les deux autres titres. La violence laisse plus de place aux acrobaties et aux énigmes, et notre Prince est plus élégant que brutal. D’ailleurs, il a souvent sa petite copine, c’est dire.

Laisser un commentaire