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CarAmigo: comment fonctionne ce nouveau concept de partage de voiture ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 18 décembre 2014 12h37 | Ajouter un commentaire

Vous n’utilisez pas votre voiture tous les jours ? Elle traine dans la rue ou dans votre garage ? Depuis peu, une plateforme belge existe pour la louer à des particuliers, pour quelques heures ou quelques jours. Assurance, assistance: tout est prévu pour que cela se passe dans les meilleures conditions. Explications avec l’un des fondateurs de CarAmigo.be.

Mobilité, prix des carburants, pollution… se déplacer en voiture, en 2014, n’a plus rien à voir avec la situation d’il y a 20 ans.

Si les transports en commun sont sans doute l’inévitable solution, force est de constater qu’en Belgique, ils ne sont actuellement pas assez performants que pour être une alternative permanente à la voiture.

Mais on n’arrête pas le progrès: des solutions innovantes fleurissent depuis plusieurs années, principalement grâce aux nouvelles technologies.

Sites web et applications pour smartphone ont effet révolutionné notre manière de communiquer et d’interagir avec des entreprises, des bases de données ou d’autres personnes.

 

Location de voiture entre particuliers

CarAmigo est un bel exemple de cette nouvelle manière d’envisager la mobilité. Ce site belge a vu le jour à la fin du mois de novembre 2014, et se base sur l’idée d’un partage (payant) de voiture: des propriétaires particuliers louent leur véhicule à ceux qui en ont besoin, pour quelques heures ou quelques jours.

Ces propriétaires gagnent quelques dizaines d’euros par jour, et leur voiture est assurée (omnium) durant le prêt. Ceux qui empruntent le véhicule doivent bien entendu payer, et ils bénéficient d’une assistance dépannage de Touring.

Pour mettre ces deux catégories de personne en relation, il y a un site web, disponible également sur mobile, qui référence les voitures disponibles par lieu et par date. Une fois que le locataire a fait son choix, il entre en contact, avec le propriétaire. Puis il y règle sa note.

 

Comment les propriétaires sont-ils payés ?

« Nous avons une grosse base de données de voitures, et nous conseillons donc un montant au propriétaire, mais au final, c’est lui qui fixe le prix« , nous a expliqué Alex Gaschard, un des fondateurs de CarAmigo.

Dans le prix est prévu « 100 km par jour », et ensuite « on conseille au propriétaire de demander 30 centimes par kilomètre supplémentaire ». Mais à nouveau, c’est au propriétaire de mettre ses conditions.

Par exemple, sur les 22 voitures disponibles actuellement (c’est la phase de test avant le lancement des réservations en février prochain), il y a à Ixelles cette petite Peugeot 206+ de 2010, à 25€ par jour (mais tout ne va pas dans la poche du propriétaire, vous allez le voir).

Les conditions requises par CarAmigo sont mises en évidence sur le site. « Avoir 23 ans et 3 ans de permis minimum ; Avoir une carte de crédit au nom de la personne effectuant la réservation ; Faire un usage privé (non professionnel) du véhicule ; Rester en Belgique et dans les pays limitrophes (hors Royaume-Uni) ».

 

Un système d’étoiles et de commentaires

Pour ne pas tomber sur des conducteurs malveillants, « CarAmigo oblige les propriétaires à noter les conducteurs« , sinon ils ne reçoivent pas l’argent de la location. Il faut attribuer des étoiles et on peut laisser un commentaire, pour être plus précis.

Il est en effet essentiel que les locataires soient des gens soigneux et respectueux, sinon le système s’écroule.

« C’est comme pour AirBnB, quand on quitte l’appartement qu’on a loué à un particulier, on le laisse nickel« , a poursuivi M. Gachard. Sur cette célèbre application mobile qu’est AirBnB, on peut louer l’habitation d’un particulier, et il y a un système de notation à la sortie.

Car certes, il y a une assurance omnium. Mais si la voiture est couverte de boue au retour, ou si le locataire se présente avec une heure de retard aux rendez-vous… il n’y a pas grand-chose à faire.

Quant au modèle économique de CarAmigo, qui sert donc à mettre en contact des gens qui n’utilisent pas leurs véhicules tous les jours, avec ceux qui ont besoin occasionnellement d’une voiture, il est basé sur une petite commission. « Si la transaction est de 100€ sur deux jours, par exemple, celui qui prête son véhicule touche 70€, nous prenons 15€ et il reste 15€ pour l’assurance et l’assistance Touring ».

 

Le partage de voiture, une vieille histoire

Le « car-sharing » (partage de voiture ou « autopartage ») est assez vieux dans le principe, mais depuis les années 2000, il se généralise un peu partout dans le monde. Le leader mondial est Zipcar, qui comptait en 2012 730.000 membres, utilisant  11.000 voitures à travers les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Autriche et l’Espagne. En 2010, cela représentait 80% du marché de l’autopartage aux Etats-Unis, et environ 50% des utilisateurs mondiaux.

Son principe est plus proche d’une location intelligente de voiture que d’un réel partage. Vous payez un abonnement et vous recevez une carte magnétique. Vous réservez votre voiture à l’aide d’une application, qui sait où vous êtes et vous indique où sont les voitures les plus proches (l’idée est de s’y rendre à pieds ou en transport en commun).

Une fois que vous avez trouvé la voiture, elle s’ouvre à l’aide de votre carte magnétique, qui permet de savoir à la voiture que c’est bien vous qui l’avez réservée. Vous êtes ensuite facturé à l’heure d’utilisation (à partir de 10$), avec 180 miles gratuits.

 

En Belgique, il y a Cambio

Zipcar n’est pas (encore) disponible dans notre pays. Mais il y a des alternatives. La plus semblable est Cambio, où il y a également des frais fixes (abonnement) et des frais d’utilisation (à l’heure et au kilomètre).

Cambio est une initiative privée, mais soutenue par des partenariats solides avec les transports en commun. « Le projet pilote est né en 2002 à Namur, c’était une ASBL à la base, puis il y a eu des partenariats avec les transporteurs publics, qui sont désormais des actionnaires », nous a confié Frédéric Van Malleghem, directeur de Cambio Bruxelles.

Et ça fonctionne bien. « Nous sommes présents en Wallonie, à Bruxelles, en Flandre et en Allemagne. Et oui, nous sommes une société bénéficiaire, avec une croissance annuelle de 15 à 16%« .

Concrètement, les « 600 voitures présentes dans 30 villes » appartiennent à Cambio, et pour que « les 15.000 utilisateurs » puissent les réserver, « il y a un site web et des applications, qui permette également de localiser ou de signaler les dégâts« .

La concurrence de Cambio est à chercher dans plus directions. « C’est la petite citadine à moins 10.000€, qui pourrait faire réfléchir nos utilisateurs en ville. C’est l’arrivée de Uber, qui est aussi une alternative à la possession de voitures« , a conclu M. Van Malleghem.

Et bien, entendu, il y a désormais CarAmigo. Ce dernier ayant un gros avantage: les voitures sont chez les propriétaires (qui se trouvent un peu partout en Belgique), alors que celles de Cambio sont disponibles à des endroits stratégiques, et donc principalement dans les grandes villes.

Faut-il offrir une « smartwatch » à Noël ? On a essayé trois modèles récents

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 décembre 2014 10h15 | Ajouter un commentaire

Après les smartphones et les tablettes, les montres intelligentes seraient le nouvel ordinateur miniature indispensable… d’après les départements marketing des géants de l’électronique. On a testé trois modèles qui couvrent bien l’offre actuelle. Voici notre verdict.

Elles existent depuis quelques années mais on peine à leur trouver une réelle utilité: les « smartwatch », ces montres intelligentes et connectées, se multiplient en cette fin d’année 2014. Les fabricants, de plus en plus nombreux, comptent bien en vendre pour les fêtes et les traditionnels cadeaux.

Alors, devez-vous vous laisser tenter ? La technologie est-elle déjà au point ou faut-il attendre l’arrivée de la fameuse Watch d’Apple ? On a testé trois modèles récents et surtout, disponibles en Belgique…

 

SONY SMARTWATCH 3 ET ANDROID WEAR

Le dernier modèle de montre intelligente de Sony tourne sous Android Wear, le système d’exploitation mis au point par Google et destiné à tout ce qui est « portable ». C’est ce qu’on appelle le « wearable »: pour l’instant, il s’agit des montres uniquement. Mais cela pourrait évoluer.

Cet OS a de nombreux avantages, le premier étant d’être commun à plusieurs fabricants (LG, Samsung, Motorola, etc). Cela encourage(ra) les développeurs à proposer des (mini) applications, vu que le public s’élargit de jour en jour.

La principale tâche de votre montre sous Android Wear est d’afficher toutes les notifications de votre smartphone (uniquement Android, mais toutes les marques sont concernées). L’écran de 4 cm, pas très brillant (cela préserve la batterie), est tactile. Il faut donc effectuer des gestes vers le haut ou le bas pour faire défiler les « cartes » de notifications, et vers la gauche ou la droite pour effectuer une action sur ces notifications.

 

Une notification Facebook

Exemple: quelqu’un a mis une photo de vous sur Facebook. Votre montre vibre, vous voyez un bout de la notification sur le bas du cadran (le reste étant l’affichage de l’heure – hé oui, ça reste une montre). En faisant un geste du bas vers le haut, vous affichez l’entièreté de la notification (uniquement du texte). Puis viennent les options, avec un geste de droite à gauche. L’unique option est « afficher sur le téléphone ». Reste à prendre son smartphone pour voir la suite, l’application Facebook étant déjà lancée sur la bonne page.

Il est bien entendu possible de lire entièrement les SMS et les messages Whatsapp, par exemple.

Certaines notifications peuvent être « lues », comme celles de Gmail. En appuyant sur l’e-mail, vous pouvez lire son contenu mais aussi y répondre grâce à la reconnaissance vocale. C’est plutôt efficace, mais pas très discret si vous êtes en société.

La plupart des notifications sont assez limitées, avouons-le, et se limitent à la lecture.

Si vous utilisez Google Now, dont l’affichage d’Android Wear s’inspire beaucoup, vous afficherez les scores de vos équipes de foot préférées et l’état de la route maison-travail, toujours sous forme de « cartes ».

 

Une montre autonome

La montre a heureusement son fonctionnement propre. En appuyant une seconde sur l’écran verrouillé, on lance la commande vocale. Vous pouvez alors mettre une alarme ou envoyer un SMS avec votre voix. C’est assez intuitif, même si on n’a pas le côté « conversation » de Siri, sur iPhone.

Il est également possible de lancer quelques applications à la main, comme le minuteur (préinstallé). Mais tout l’intérêt d’Android Wear réside dans un magasin d’applications de plus en plus étoffé. Il faut pour cela passer par l’application « Wear » sur votre smartphone.

Le processus d’installation est un peu confus, selon nous: il n’y a pas vraiment de rayon « wear » sur le Google Play Store. Il faut chercher dans le Google Play Store de base.

On a du taper « Nest Wear » pour trouver une mini application qui contrôle notre thermostat Nest. Heureusement, ça a fonctionné !

 

Compagnon de vie

Bien entendu, il y a le volet « compagnon de vie ». La Smartwatch 3 va compter vos pas et enregistre tout ce que vous faites. C’est ce qu’on appelle le « LifeLog » de Sony. Il permet aux utilisateurs de mémoriser différentes étapes de leur journée, de géolocaliser un restaurant où vous êtes allé, de savoir quels morceaux vous avez écoutés ou quelles photos vous avez prises, tout ça en les inscrivant dans une ligne du temps de la journée.

La SmartWatch est assez autonome, car elle intègre 4 GB de mémoire interne, et vous pourrez y stocker de la musique pour aller courir. Il faut passer par l’application Wear, configurer Google Music, et tout transférer via Bluetooth. C’est fastidieux mais ça fonctionne. Pour écouter cette musique, il faudra un casque Bluetooth, lui aussi.

Sachez enfin que le GPS intégré permet de faire son jogging sans son smartphone, la montre (waterproof) pouvant enregistrer vos déplacements.

Pas de miracle au niveau de l’autonomie: on reste limité à deux jours environ. La recharge se fait avec un simple câble micro-USB.

Environ 220€

 

SAMSUNG GEAR S: LE SMARTPHONE AU POIGNET

Le géant coréen a déjà sorti six modèles de smartwatch en un an, chacune ayant son propre style. Pour reprendre les mots de nos confrères d’Engadget, on a l’impression que la stratégie de Samsung en matière de « wearable » est « Jeter tout sur un mur et voir ce qui colle ». Ses montres, il les appelle « Gear ».

Le modèle le plus dingue et le plus performant est le Gear S, qui vient tout juste d’être disponible en Belgique, et qui atterrit en avance à la rédaction de RTL info.

Cette montre est nettement plus grosse que les autres, et c’est bien normal: il y a un magnifique écran incurvé OLED de 5 cm (plus grand, avec plus de pixels et nettement plus brillant que celui de la Sony), un emplacement pour carte SIM (!), le Wi-Fi, le GPS, le Bluetooth et même un capteur de pulsations. Rien que ça.

Cette montre, au contraire de la Gear Live (sous Android Wear), fonctionne sous un OS maison de Samsung: Tizen. Il y aura donc a priori moins d’applications disponibles.

 

Passer par un smartphone… uniquement au début

Pour initialiser la Gear S et y installer des applications, il faut un smartphone Android de la marque Samsung (avec l’application Gear qu’on ne trouve que via un magasin d’applis spécial de Samsung).
Mais après, c’est tout: vu le Wi-FI et l’emplacement pour carte (nano) SIM, la montre est complètement autonome pour se connecter au réseau, alors que la Sony est entièrement liée au smartphone pour tout ce qui est « données ». L

a Gear S peut donc recevoir toutes vos notifications et lancer toutes les applications, même si le téléphone est dans la voiture et que vous êtes en plein jogging. Ou simplement si vous décidez de l’utiliser de manière totalement autonome, d’en faire un smartphone accroché au poignet.

 

Tactile mais avec un bouton

Cette montre intelligente est bien entendu également tactile, même s’il y a un bouton dans le bas. Une pression verrouille ou déverrouille. Deux pressions lancent la commande vocale « made in Samsung », moins performante que celle de Google.

Le reste de la navigation est une histoire de mouvement.

L’horloge est affichée sur la page principale de l’écran d’accueil. Ensuite, c’est un peu comme sur un smartphone Android, on passe d’écran en écran.

Ceux de gauche sont les notifications que vous avez reçues: mail, Facebook, SMS, etc. Vous pouvez lire ces notifications ou ces messages, les effacer ou les afficher sur votre smartphone (Samsung uniquement…).

 

Widgets et applications

Ceux de droite sont des « widgets » à choisir: contrôle de la musique du smartphone, résumé de votre activité du jour (pas, sommeil, rythme cardiaque,…), évènement à venir du calendrier, météo, contacts favoris (une pression et vous l’appeler), etc…

L’inspiration d’Android se fait bien sentir, au niveau du principe et des écrans. C’est plutôt une bonne idée, a priori.

Parmi le magasin d’applications, vous trouverez quelques trucs intéressants. Si vous installez le mini navigateur Opera comme nous, il vous sera possible de surfer, même si pour entrer une adresse, il faut utiliser le clavier AZERTY (attention, ça n’est pas évident de taper sur son poignet avec un doigt), ou la reconnaissance vocale (parfois délicate aussi).

 

On peut téléphoner avec la Gear S, et sans oreillette…

Le plus dingue avec la Gear S, c’est qu’elle peut être un téléphone à part entière. Téléphone dans le premier sens du terme: recevoir et passer un appel.

On vous conseille l’oreillette Bluetooth, mais elle n’est pas indispensable, car il y a un petit haut-parleur et un micro. On se rapproche des conversations entre Michael Knight et KITT dans K2000…

Mais l’expérience s’est avérée concluante, des deux côtés de la conversation. Vous aurez l’air bête (c’est le lot des tous les pionniers, rassurez-vous).

Enfin, sachez que malgré l’écran et les connectivités plus nombreuses, la Gear S devrait tenir deux jours (maximum), grâce à une batterie plus performante. La montre résiste à l’eau, et se recharge uniquement à l’aide d’un petit support en plastique, qui a l’avantage d’intégrer une petite batterie de 350mAh.

Environ 350€.

 

PEBBLE WATCH: LA PLUS SIMPLE

A l’opposé des deux premiers ténors de l’électronique, on retrouve Pebble. Un petit projet californien né grâce au « crowd funding » en 2013.

L’écran est plus petit, non tactile et en noir et blanc. Il faut appuyer sur des boutons pour interagir.

Pebble affiche, comme la Sony et la Samsung, les notifications du smartphone connecté (Android ou iPhone).

On y retrouve par ailleurs toutes les fonctions de base (musique, chrono, etc), et la montre se configure également via une application sur le smartphone, obligatoire.

Cette application Pebble permet de télécharger des mini applications (météo, contrôle du thermostat connecté, check-in avec Swarm, etc…).

Tout est plus simple et moins ambitieux, mais du coup nettement plus facile à apprivoiser et à utiliser au jour le jour. C’est aussi beaucoup plus discret de la Samsung Gear S.

Mais surtout, la Pebble a une autonomie plus digne pour une montre: entre 5 et 7 jours d’utilisation normale.

 

 

CONCLUSION

Après des semaines de test, et trois modèles différents, il est difficile de trancher… On a cette impression permanente que les constructeurs essaient de créer un besoin, et qu’ils essaient de nous convaincre: « Si, si, je vous jure, c’est utile une smartwatch ». Un matraquage qui n’a pas été nécessaire pour le smartphone, et a priori pas pour la tablette.

La smartwatch de Sony est une bonne approche d’Android Wear, un projet de Google plein de bon sens. Celle de Samsung, un peu dingue, est très encombrante et trop ambitieuse que pour être pratique au quotidien. Enfin, la Pebble, plus modeste, est le compromis idéal pour une première approche de la montre connectée.

Mais on ne peut s’empêcher de se dire que la smartwatch n’a du sens qui si votre smartphone n’est pas accessible, coincé dans votre poche. Ou si vous faites du vélo, et que vous voulez vérifier que le SMS, mail ou appel vaut la peine de s’arrêter.

Et si vous le faites, vous prendrez votre smartphone, car c’est tout de même nettement plus facile…

Reste une catégorie de personnes intéressées: celles qui veulent un « compagnon de vie », qui mesure le nombre de pas quotidiens ou vos pulsations, pour vous rappeler, au cas où vous l’ignoreriez, que vous n’avez pas assez bougé aujourd’hui.

Le plus prudent serait sans doute d’attendre l’arrivée de la Watch d’Apple, pour se faire une idée plus précise de son fonctionnement. Elle débarque au printemps et il est probable qu’à nouveau, Apple parte d’une feuille blanche pour rendre populaire un concept qui existe déjà.

Vous quittez l’Europe cet hiver ? N’oubliez pas cette prise !

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 12 décembre 2014 11h01 | Ajouter un commentaire

Qui ne s’est jamais retrouvé sans batterie cause d’une différence de prise à l’étranger ? La plupart des touristes ou des travailleurs se déplaçant régulièrement. Pour ceux-là, on a la solution…

Vous quittez l'Europe cet hiver ? N'oubliez pas cette prise !

Tous ceux qui ont déjà quitté le continent européen ont déjà fait ce désagréable constat: le monde entier ne s’est pas entendu pour uniformiser les prises de courant. Royaume-Uni et Etats-Unis, pour ne prendre que ces deux destinations connues des touristes, utilisent leur propre format de prise. Trois pattes épaisses pour les premiers, deux petites pattes pour les seconds.

Ces différences avec l’Europe sont très peu pratiques, et bien souvent, un adaptateur est la dernière chose qu’on songe à mettre dans ses bagages. Du coup, arrivé à destination, et parfois même à l’aéroport ou à l’hôtel, on passe à la caisse.

Ces deux établissements ont la malhonnêteté de profiter de votre distraction ou de votre ignorance, pour gonfler les prix. A New-York, dans un bel hôtel, il vous en coutera facilement 25$ pour un simple adaptateur Europe -> USA.

 

Dans 150 pays…

Skross, un fabricant suisse, a eu l’intelligence de sortir un adaptateur universel, qui fonctionne « dans plus de 150 pays dans le monde ». De quoi voyager sans stress.

Ce « World Adapter Pro+ USB » est construit intelligemment: il suffit de faire clisser les pattes dont vous avez besoin pour l’utiliser dans le pays correspondant. Les six fiches différentes supportent une puissance maximale de 2.500 W.

De plus, comme son nom l’indique, il permet de fixer un petit adaptateur supplémentaire pour un faire un double chargeur USB, de quoi s’occuper d’un smartphone et d’une tablette en même temps, par exemple.

Son prix indicatif est de 20€, mais on vous déconseille de l’acheter dans un aéroport ou un hôtel.

Epson EcoTank: l’imprimante qu’on devrait tous acheter, mais on ne le fera pas…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 8 décembre 2014 12h14 | Ajouter un commentaire

Le fabricant japonais Epson a volontairement fixé un prix très élevé pour sa nouvelle imprimante qui utilise des récipients rechargeables à l’aide de bidon d’encre bon marché. On a tenté de comprendre pour quelles raisons le grand public va sans doute passer à côté d’un produit qui devrait pourtant remplacer toutes nos imprimantes…

Le petit monde de l’impression sur papier n’est pas forcément le plus remuant et le plus innovant. Et pourtant, depuis des dizaines d’années, la plupart des ménages se doit d’en posséder une. Pour imprimer un billet d’avion ou une recette, pour les devoirs des enfants, pour l’envoi d’un colis, etc…

Et il est probable que, au regard de votre faible usage (« quelques pages par mois »), vous ayez opté pour une solution bon marché: une imprimante jet d’encre couleur à 50€ environ, que l’on branche quand on en a besoin. Les plus à la pointe d’entre vous, ou ceux qui consomment davantage, ont sans doute opté pour un modèle « laser » équipé du Wi-Fi (environ 100€), qui permet d’imprimer plus sans changer de cartouche, et sans devoir relier le câble USB.

Vous pensez tous faire, plus ou moins, une bonne affaire. Et bien détrompez-vous…

 

Les consommables, un gouffre financier

Car, vous l’avez remarqué, quand il s’agit de remplacer ses cartouches, on tire souvent une drôle de tête. « 15€ pour un petit bout de plastique rempli d’encre ? », « 40€ pour un toner (imprimante laser) qui promet 1.000 pages mais n’en fait que 400? ». Bref, on a l’impression de se faire avoir. Et la vérité n’est pas loin.

Beaucoup de constructeurs ont volontairement baissé le prix des imprimantes (qui, sans doute, à frôler la perte), sachant qu’ils allaient très bien gagner leur vie sur les consommables, ces précieuses cartouches d’encre. Et comme les gens n’ont pas le choix, et que certains commencent à avoir une conscience écologique qui les empêche de se débarrasser d’un appareil en parfait état de marche, ils passent à la caisse, et hurlent sur les enfants qui impriment une photo.

 

Des réservoirs et des bidons, tout simplement

Epson ne se cache pas: le constructeur japonais, dont les imprimantes et les projecteurs représentent le marché principal, vend aussi des modèles à (très) bas prix, se rattrapant sur les cartouches.

Mais si on évoque ce fabricant, c’est parce qu’il a un sacré lapin dans son chapeau. Son système « EcoTank » pourrait vous faire gagner beaucoup d’argent. Il est pourtant d’une simplicité étonnante.

Au lieu d’avoir des cartouches, il y a des réservoirs. Et au lieu d’aller acheter de nouvelles cartouches, vous les remplissez avec les bidons fournis (un bleu, un rouge, un jaune et un noir). « De quoi tenir au moins deux ans pour un ménage avec une consommation normale », nous a expliqué Dominic Schouterden, un des managers d’Epson Belux, lors d’un point presse en banlieue bruxelloise.

Pour être concret, vous pourrez imprimer 4.000 pages en noir, 6.500 pages en couleur. Et après deux ans, pour tout remplir, il suffit d’acheter des bidons à 10€ pièce.
Selon le communiqué de presse d’Epson, cela équivaut à une économie de 65% par rapport aux traditionnelles cartouches.

 

Il y a un mais…

En voilà une bonne nouvelle. On va tous pouvoir faire des économies, alors ? Non, hélas, car les deux modèles d’imprimantes présentés (la L355, avec un simple scanner par-dessus, et la L555, avec fax et avaleur supplémentaires) sont très chers. 299€ pour le petit modèle, 399€ pour le grand. « Un investissement rentabilisé très rapidement à partir de 100 pages par mois, et qui est écologique: pas de cartouches à recycler, pas de trajet au magasin, etc« , selon Epson.

Mais ces arguments vont-il suffire pour vous convaincre à passer à la caisse ? Pas sûr… D’autant qu’il faudra les trouver, ces imprimantes. « On va les mettre dans les magasins spécialisés, comme Selexion, pour que les vendeurs puissent prendre la peine d’expliquer la différence de prix ».

 

Des copies-conformes

Car en effet, ces imprimantes sont des copies-conformes des modèles à bas prix d’Epson. Ce qui ne plaidera pas à leur faveur dans les rayons…

« Si le client voit une imprimante à 50€ et une à 299€, dont la seule différence visible est le réservoir d’encre et les bidons, on sait laquelle il va acheter », a directement avoué M. Schouterden. Il a sans doute raison: même si vous savez qu’après quelques centaines de pages, vous êtes gagnant, il est difficile de débourser 300€ pour une « bête » imprimante. A la limite, le modèle avec fax et avaleur a plus de chance de réussir, car il se rapproche d’un « multifonction » haut-de-gamme.

 

Pas plus cher à fabriquer !

Epson a été honnête: l’imprimante avec bidon ne coûte pas plus cher à produire que celle avec les cartouches. La technologie est globalement la même, et d’ailleurs, après l’avoir examinée à la rédaction durant quelques jours, le fonctionnement est identique, tout comme la qualité d’image (d’ailleurs relativement moyenne si on regarde de près).

Au lieu d’avoir un rac de cartouches fermées à usage unique, c’est un rac des cartouches reliées à des réservoirs disposés sur le côté, et que l’on remplit dès qu’ils sont vides.

 

De l’auto-concurrence

Mais alors, pourquoi cette imprimante coute-t-elle 6 fois plus cher ? C’est une question de stratégie, tout bêtement. Epson ne peut pas se tirer une balle dans le pied en proposant un produit qui concurrencerait, voire anéantirait immédiatement, les ventes de ses autres propres produits. Du coup, il le vend nettement plus cher.

Cela vaut pour les petites imprimantes pour particuliers, les moyennes pour les PME et les grosses pour les entreprises, ces dernières ayant d’immenses réservoirs d’encre.

 

Epson est prêt…

Mais alors, si les petites cartouches traditionnelles d’Epson rapportent plus, pourquoi mettre au point une technologie qui risque de bouleverser le marché ?

La première réponse que l’on a pu déduire de la conférence de presse, c’est qu’Epson est prêt au cas où la concurrence propose ce genre de produit. Et c’est lui qui l’a inventé, donc il gardera sans doute un coup d’avance. Mouais, sans doute

L’autre réponse, et celle-là est plus une devinette, c’est que HP détient 50% du marché belge, et Canon 25%, tout comme Epson. Ces petits bidons seraient, à notre avis, un sacrément bon moyen de faire voler en éclat un marché qu’il ne domine clairement pas. Et pour cause : Epson a « boudé » la Belgique durant quelques années, quand il a fallu inclure une taxe Reprobel dans chaque imprimante vendue.

Qui sait si le Japonais ne prépare pas une grosse offensive ? En tout cas, elle serait payante, soutenue par une bonne campagne publicitaire.

Terminons sur une notre positive, de la bouche d’un des managers d’Epson: « Si le marché évolue, si la concurrence fait la même chose, les prix pourraient baisser« . On n’attend que ça.

HTC Desire 816: une bonne phablette à moins de 300€

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 24 octobre 2014 12h01 | Ajouter un commentaire

Le taïwannais investi dans le segment du milieu de gamme avec une bonne phablette que l’on trouvé déjà à moins de 300€ sur le web. En vaut-elle la peine ?

Quand on pense à HTC, on voit le magnifique One (M8), un smartphone haut-de-gamme en métal brossé et aux bonnes performances.

Mais comme nous l’avait confié le responsable de HTC pour la Belgique et le Luxembourg, il y a du nouveau dans le rayon milieu de gamme du constructeur taïwanais.

Car les chiffres le confirment: les gens achètent de plus en plus de téléphone entre 200 et 300 euros.

D’où la sortie du Desire 816, une phablette de 5,5 pouces (14 cm) avec un cadre en plastique brillant, que l’on trouve déjà à 300€ environ sur le web.

 

Où sont faites les économies ?

On est donc très loin des 600 € du One, et il y a forcément quelques concessions qui sont faites:

La finition, bien entendu, puisqu’on est sur du plastique de base, qui confère un look très « moyen de gamme ». De plus, et c’est ennuyeux, le bouton de verrouillage/déverrouillage est situé tout en haut sur la tranche gauche. Impossible de l’atteindre facilement de la main droite.

La taille est également importante. Il y a de fameux bords au-dessus et en dessous de l’écran. Il a la même taille que le LG G3, mais le cadre encombrant étant nettement plus grand, il parait gigantesque à côté.

La mémoire interne est limitée à 8 GB, ce qui est parfois limite pour ceux qui installent beaucoup d’applications, la plupart d’entre elles ne pouvant pas fonctionner sur la carte microSD.

Enfin, la définition de l’écran est limitée à 1280 x 720 pixels, ce n’est donc pas le Full HD des modèles plus chers. Mais à l’œil nu, honnêtement, ça ne se remarque pas trop, car les écrans de HTC ont toujours été de très bonne qualité, très agréables à regarder et à toucher.

 

Conclusion

Ces petites « économies » faites par HTC pour proposer un bon produit à moins de 300€ ne vous effraient pas ?

Alors si vous cherchez un grand téléphone rapide et réactif (Snapdragon Quad Core 1,6 GHz), qui fait des bonnes photos (13 MP) et qui embarque l’excellente surcouche HTC Sense (avec notamment l’écran BlinkFeed qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent sans devoir lancer d’application), le Desire 816 est l’objet idéal, à moins 300 € sur Amazon.

Si c’est encore trop cher pour vous, sachez qu’il faut passer aux constructeurs chinois. Mais vous serez sans doute déçus par la différence de finition et de surcouche Android, pratiquement inexistante, alors que vous n’économiserez qu’une cinquantaine d’euros.

 

Nikon S6900: un appareil photo spécial « selfie » a-t-il du sens ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 8 octobre 2014 20h37 | Ajouter un commentaire

Il joue dans la cour des très grands avec des reflex pour professionnels, mais Nikon a besoin de vendre et de toucher une clientèle plus jeune et moins fortunée. D’où l’intérêt de ce dernier appareil photo compact, le S6900, que l’on peut tout-à-fait qualifier de « spécial selfie ».

Le célèbre constructeur japonais d’appareil photo, Nikon, n’est pas spécialement à la fête depuis l’avènement des smartphones, qui prennent des photos de plus en plus convenables.

Il n’est pas faux de dire que les meilleurs modèles remplacent aisément les appareils photos compacts entrée de gamme. Certes, il leur manquera toujours un zoom physique pour concurrencer la photographie classique. Mais le fait qu’on ait toujours son smartphone à portée de main, et qu’il y ait toutes les applications derrière pour éditer et partager les photos, est un plus indéniable.

Un plus qui est en train de couler un marché, lentement mais sûrement. « On constate des baisses des ventes au niveau belge de 26% sur les compacts. Les reflex sont également en baisse. Quant aux hybrides (les compacts à objectifs interchangeables), c’est un marché difficile en Europe« , nous a confié Laetitia Henry de Frahan, product manager chez Nikon Belux.

 

Qui veut des (beaux) selfies ?

Pour « élargir sa gamme » et essayer de « conquérir un public plus jeune« , Nikon vient de sortir le S6900, un appareil photo compact spécial selfie, des autoportraits très à la mode qu’il est inutile de définir. Le constructeur a même lancé un concours de selfie sur sa page Facebook.

Il est donc forcément un peu spécial, car l’idée est de prendre des (belles) photos de soi et non de paysage (même s’il sait le faire aussi correctement).

L’appareil photo est donc équipé d’un écran tactile amovible, que l’on peut bien entendu orienter dans tous les sens, de telle manière à voir la photo que l’on va prendre à bout de bras.

Il y a également un bouton déclencheur en façade, l’idée étant d’appuyer dessus avec le pouce alors que vous tenez l’appareil d’une main.

 

Un peu plus loin

C’est la base pour réussir un bon selfie sans faire trembler l’appareil. Mais heureusement, Nikon a été un peu plus loin, en incorporant un petit trépied pour déposer l’appareil et déclencher à distance. Comment ? Grâce à la reconnaissance de mouvement. Si vous passez la main dans un coin de l’écran, même à deux mètres de distance, un minuteur va se déclencher pour prendre la photo quand vous serez prêt.

Si ça ne vous suffit pas, il y a également l’application WMU (pour Wireless Mobile Utility) de Nikon, disponible pour Android et iPhone. Elle permet, à distance à partir de votre smartphone, de cadrer, zoomer et prendre une photo avec le S6900 (et bien d’autres appareils de la gamme, par ailleurs). Cette application permet également de transférer rapidement une photo vers le smartphone, pour la retoucher et/ou la partager immédiatement.

Ajoutez à cela quelques effets et décoration de photos intégrés dans l’interface minimaliste de l’appareil, et vous avez le compact idéal pour une jeune génération qui n’a pas forcément les moyens de s’offrir les smartphones haut-de-gamme, les seuls qui permettent de prendre jolis selfies.

 

Conclusion

Sans être révolutionnaire, le S6900, l’appareil photo le plus « selfie » que Nikon n’ai jamais mis sur le marché, a quelques bonnes idées pour convaincre. Notamment le trépied et le bouton en façade.

Sa connectivité (Wi-Fi et NFC) permet de le relier directement à un smartphone pour partager son selfie (car c’est un peu le but du jeu) sur les réseaux sociaux.

Certains diront qu’avec les 229€ que coute cet appareil, il vaudrait mieux s’acheter un meilleur smartphone. Ils ont en partie raison, mais le S6900 a un zoom 12x, lui…

 

Alors au final, un appareil photo spécial selfie a-t-il du sens en 2014 ?

Oui, car vous ferez de plus beaux selfies que la plupart de vos amis Facebook. Et que vus les prix des smartphones haut-de-gamme capables de faire de belles photos, 229€, ça n’est pas grand chose.

Non, car on imagine mal transporter un appareil photo compact d’une certaine dimension à chaque sortie ou chaque soirée, alors que le selfie est un concept souvent « improvisé ». D’où son succès sur smartphone. Ce qui importe avec le selfie, c’est avant tout le partage en image d’une rencontre, d’un moment ou d’une émotion, et non la qualité de la prise de vue…

Un mois avec la Surface Pro 3 de Microsoft: tablette ou PC?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 septembre 2014 08h32 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Microsoft s’est lancé dans un marché très concurrentiel: celui de constructeur de « tablette » (vous allez comprendre les guillemets) et de smartphone.

S’il a racheté Nokia et ses téléphones Lumia pour devenir un challenger d’Android et d’Apple, Microsoft s’est lancé seul dans le monde des tablettes/ordinateurs.

Et c’est finalement bien logique: qui mieux que celui imagine un système d’exploitation peut concevoir l’appareil supposé l’utiliser de la meilleure des manières ? Le succès des iPhone et iPad a sans doute poussé le créateur de Windows dans cette direction…

Mais ça n’est jamais simple… Même après avoir changé de direction et restructurer ses activités, on ne passe pas aussi facilement du rôle de créateur de système d’exploitation à celui de concepteur d’un produit fini.

 

Du beau matos

Après avoir décliné sa Surface en deux versions (dont une avec Windows RT, qui ne permettait d’installer des programmes qu’à partir du ‘store’, et non des .exe traditionnels), Microsoft rationalise sa gamme et ne propose plus qu’un seul modèle.

Notre exemplaire de test que nous avons utilisé durant 1 mois est le milieu de gamme: processeur Intel Core i5, 128 GB de disque dur SSD, 4 GB de RAM. Son prix est de 999€, ce qui positionne immédiatement la Surface dans la catégorie des ultrabooks, ces ordinateurs ultraportables mais performants.

L’écran est plus grand (12″), mais plus fin (9,1 mm), et ne pèse que 800 grammes.

C’est donc un bel objet, performant et bien pratique couplé à son bon clavier ‘type cover’ (vendu séparément à… 129€), qui peut désormais se replier légèrement sur l’écran pour une meilleure stabilité quand vous l’utilisez sur les genoux. De plus, le pied intégré se plie à présent dans tous les sens: vous trouverez facilement votre position préférée.

 

Une position délicate

Mais à minimum 799€ (processeur i3 et 64GB de stockage, dont une trentaine utilisée par Windows 8.1), on peut difficilement recommander la Surface à ceux qui cherchent une nouvelle tablette. L’iPad dernier cri coute pratiquement la moitié.

Selon la responsable de Microsoft qui nous a présenté la machine, « c’est un ordinateur et une tablette », et on achète donc deux outils en un.

Cet argument est sans doute valable pour les professionnels, qui ont besoin de travailler sur un ordinateur complet sous Windows, mais qui souhaitent également une interface tactile agréable pour le divertissement et certaines tâches professionnelles comme les emails, le calendrier, les démos, etc.

Parmi ces travailleurs modernes, quelques-uns seront ravis de se servir du stylet intelligent fourni. Celui-ci permet notamment de gribouiller des notes ou des croquis assez précisément sur l’application One Note à laquelle il est intimement lié (il suffit d’appuyer sur un de ses boutons pour la lancer).

Pour le grand public, l’argument du ’2 en 1′ tient moins la route. Pour 930 euros (le prix de la Surface la moins chère et du clavier), une famille a tout intérêt à acheter un ordinateur portable classique à 500€ et un iPad à 430€…

 

Conclusion

La Surface Pro 3 de Microsoft est avant tout un très bon ordinateur ultraportable. Son clavier en option, qui inclut désormais une souris tactile (touchpad) d’excellente facture, la transforme en véritable outil de travail, dans toutes les positions envisagées (bureau, genou, avion, lit, etc…). Le tout avec une excellente gestion de l’autonomie.

A configuration égale (i5 et 128 GB), cependant, le MacBook Air d’Apple coute 899€, contre 1.129€ pour la Surface avec clavier. Certes il n’est pas tactile et n’a pas de stylet, mais bon… Microsoft aurait du se retenir de faire une publicité comparative (voir plus bas).

Les clients fortunés (surtout des professionnels) seront sans doute ravis de pouvoir l’utiliser comme une (grande) tablette.

Reste que Windows 8 n’est pas le système d’exploitation rêvé pour une tablette: le magasin d’applications est à des années lumières de celui d’iOS (pour l’iPad). De plus, vous repasserez régulièrement, même sans le vouloir (pour certaines configurations ou applications), sur l’interface traditionnelle du bureau Windows, qui n’est pas du tout conçue pour un usage tactile.

Microsoft fait donc le pari risqué qu’il existe une clientèle prête à mettre le prix pour avoir un ordinateur ultraportable qui puisse devenir une tablette. Au vu du succès des précédents modèles de la Surface, il est probable que le géant du logiciel se trompe. Mais rassurez-vous, ce n’est pas là son business principal. Les Surface sont des vitrines et des porte-drapeaux pour Windows 8, et bientôt Windows 9.

 

Lenco mélange les genres: une enceinte Bluetooth portable qui recharge votre téléphone

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 22 septembre 2014 08h25 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les fabricants d’électronique grand public proposent toujours plus d’enceintes portables.

La plupart d’entre elles fonctionnent donc sur batterie, pour être emmenée partout avec vous et rester à proximité de votre smartphone ou de votre tablette, qui diffusent leur musique via Bluetooth.

Un produit bien pratique mais qui a un gros inconvénient: il vide encore plus vite votre batterie. Tenir une journée devient un challenge, même avec un smartphone tout neuf.

Le produit proposé par Lenco, une marque connue pour ses prix planchers, tente de résoudre le problème.

 

Une autonomie d’une dizaine d’heures

La Grid-7 est une enceinte portable, d’une autonomie d’une dizaine d’heures. Mais qui permet également de recharger la batterie de votre smartphone. Cette autonomie baissera donc de manière inversement proportionnelle à celle de votre téléphone, mais ça vous l’aviez deviné. Il y a un port USB classique auquel vous brancherez votre précieux téléphone, comme s’il s’agissait du petit transformateur.

Côté connectique, c’est assez complet en plus du Bluetooth: lecteur de carte microSD, entrée auxiliaire, sortie casque, NFC (pour lier un smartphone en le touchant).

Une bonne idée de la part de Lenco, mais qui, à 119€, a forcément quelques défauts.

 

Deux bémols

Le premier est l’encombrement: le look est sympa mais l’appareil est plutôt gros (25 x 10 cm) et lourd (1,1 kg). Il est cependant livré avec une bandoulière, qui s’avèrerait indispensable en déplacement car il n’y a pas de poignée.

Le second bémol est la qualité du son. Ça n’a jamais été le point fort de Lenco et cette enceinte ne déroge pas à la règle. Malgré la taille, les basses sont terriblement légères. Et les aigus, pas assez perçants. La voix du chanteur ne se détachera pas. Bref, on ne s’improvise pas mélomane, soyez averti.

Nokia Lumia 930: toujours aussi… Windows Phone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 août 2014 13h03 | Ajouter un commentaire

Robuste, bien fini et bien équipé, l’un des derniers smartphones de l’ère Nokia (désormais englouti par Microsoft) tourne sous Windows Phone 8.1. L’occasion de faire le point sur ce système d’exploitation qui arrive à maturité.

Le Lumia 930 (environ 525€ sur le web) est l’un des dernières smartphones de Nokia, où l’un des premiers de la nouvelle ère de Microsoft Mobile. Le géant américain des logiciels a racheté Nokia pour quelques milliards, et a viré par la même occasion, logique cruelle des « fusion-acquisition », quelques milliers de personnes.

A lire la communication envers la presse, on parle bien d’un smartphone de Microsoft. Même si la marque Nokia est encore présente partout, du téléphone à l’emballage, en passant par les nombreuses applications exclusives de la marque.

Mais on sait qu’il faut quelques mois pour mettre au point un nouveau téléphone. Il faudra sans doute attendre 2015 pour avoir un premier « vrai » smartphone (le nom Lumia devrait rester) de Microsoft Mobile, qui deviendrait le petit cousin de la tablette de la marque, la Surface.

 

Un look inimitable

Alors que tous les constructeurs cherchent à sortir le smartphone le plus fin et le plus léger, Nokia continue de sortir des grosses dalles bien lourdes, de presque 1 cm d’épaisseur (9,8 mm) et pesant 169 grammes.

On est loin des 6,4 mm et des 124 grammes du Huawei Ascend P7, par exemple.

Mais soit, c’est un choix de Nokia, et cela a des avantages: tout d’abord, vu que la finition est toujours aussi parfaite, cela dégage un sentiment de solidité et de robustesse incomparable. On a peur de manipuler un iPhone dernier cri, c’est moins le cas avec le Lumia 930.

Ensuite, cet embonpoint avoué permet de dissimuler une configuration haut-de-gamme (et 32 GB de mémoire interne), un bon capteur photo de 20 MP (qui fait du bon boulot, surtout pour ceux qui aiment zoomer par après et recadrer), une batterie de 2420 mAh (mais qui ne fait pas de miracle: vous ne tiendrez pas deux jours) et le système de charge sans fil Qi (il faut cependant un chargeur non fourni pour en profiter).

 

Windows Phone 8.1: du mieux ?

Le Lumia 930 est également l’occasion de se pencher à nouveau sur Windows Phone, le système d’exploitation de Microsoft qui va fêter son 4e anniversaire l’automne prochain.

La dernière version s’appelle sobrement 8.1. L’OS est plus mûr, et apporte des nouveautés intéressantes: une simple (c’est tout ce qu’on demande) gestion des notifications, des tuiles (la ‘touch’ de Windows Phone) plus « petites » et donc plus modulables (3 colonnes au lieu de 2), un clavier sur lequel votre doigt peut désormais glisser pour écrire.

Ces améliorations comblent un retard avéré, dû au jeune âge, par rapport à iOS et Android, qui se partagent toujours plus de 90% des smartphones vendus dans le monde.

 

Fluide et beau

Il ne manque plus vraiment de fonctionnalités à Windows Phone, et l’interface très originale est vraiment agréable à utiliser. Simple, efficace et surtout, elle offre un écran d’accueil très personnalisable grâce aux tuiles (dynamiques pour certaines) colorées et ayant trois tailles différentes.

Côté fluidité, rien à redire: la config musclée (Snapdragon 800, 2 GB RAM) est plus que ce qu’il n’en faut pour faire tourner l’OS, rapide en toute circonstance, y compris le multitâche.

 

Un problème d’application, encore et toujours…

Il ne reste plus qu’un seul défaut à gommer pour Microsoft: son magasin d’applications, baptisé Market Place, est toujours aussi pauvre. Certes, on a dépassé la barre des 300.000 applications disponibles. Mais il y a beaucoup de bêtises, et il manque des applications essentielles: il n’y a que 6 applications du top 25 de l’App Store qui sont sur le Market Place (analyse de Windows Phone Central en juillet dernier), c’est dire.

YouTube et Snapchat n’ont pas de version officielle ;  les banques belges sont absentes (à part CBC) ;  tous ces objets connectés qui nécessitent une application pour être contrôlés, il faut oublier ; la FIFA n’a pas fait d’application officielle pour la dernière Coupe du Monde (elle est inutile désormais, mais c’est symbolique), Instagram est en bêta, il y a trop de doublons et d’imitations douteuses d’applications célèbres (VLC, Facebook, etc…).

Un dernier problème que Microsoft reconnait ouvertement, expliquant travailler sur « des mises à jour pour clarifier ce problème et supprimer les applications inutiles« .

Evoquons enfin les jeux, qui sont souvent « portés » en version Windows Phone quelques mois après les versions iOS et Android, et pas toujours de la meilleure des manières: mal « optimisés », ils tournent parfois au ralenti ou sollicitent énormément la batterie. Pas de Candy Crush Saga, par exemple, même si la popularité du jeu s’essouffle. Pas de « Simpsons », ni de « Clash of Clans ». Mais cela progresse tout de même, et des titres comme ceux de la saga Angry Birds ont droit à une version Windows Phone dès leur sortie.

 

Conclusion

Le Lumia 930 marque un retour aux sources en matière de design, et rappelle le 920. Epais, costaud et d’une finition irréprochable, il n’est pas le plus discret mais il est très élégant, et dégage une inimitable impression de robustesse.

Tout comme l’OS, Windows Phone 8.1, qui a (encore) gagné en maturité: c’est un modèle de fluidité et d’ergonomie. On a tout le temps envie de le déverrouiller, rien que pour parcourir son écran d’accueil très personnalisé, plein d’informations. Difficile de repasser ensuite à la sobriété lassante de l’interface de l’iPhone, avec sa liste d’icônes passives, dont se contente Apple depuis trop longtemps.

Certes, il manque encore des applications essentielles à un Market Place qui doit s’améliorer, et il est frustrant pour l’utilisateur de voir que la plupart des gros succès sont limités, dans un premier temps, à iOS et Android. Mais ce fossé se résorbe de mois en mois.

A 525€ environ, le Lumia 930 offre des performances de premiers plans, pour un prix inférieur aux modèles haut-de-gamme de Samsung, Apple ou HTC.

 

 

Tomtom GO 5000 : des abonnements à vie, mais un prix élevé

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 19 août 2014 21h56 | Ajouter un commentaire

Tomtom, qui doit faire face à la concurrence acharnée des applications de navigation sur smartphone (y compris la sienne), continue de vendre des GPS « traditionnels ». Connu pour son expertise dans le domaine, le fabricant néerlandais est-il toujours au top ?

Face à une concurrence féroce qui vient des fabricants à bas prix (de qualité moindre mais acceptable par le plus grand nombre) et des applications pour smartphones (certaines sont mêmes gratuites, mais avec de la publicité), Tomtom se casse la tête depuis plusieurs années pour endiguer la chute de son chiffre d’affaire.

L’une des forces de Tomtom, c’est son service d’info-trafic de pointe, qu’il intègre harmonieusement dans son GPS. Sur la droite de l’écran de navigation, on aperçoit une sorte de ligne de parcours, jusqu’à la destination. C’est ce qu’on appelle la « barre de parcours ».

Sur cette ligne apparaissent, entre autre chose et le cas échéant, des bulles rouges avec le nombre de minutes perdues.  Si vous démarrez votre trajet Waterloo – Bruxelles un lundi matin, vous verrez par exemple que « dans 10 km », il y aura « 28 minutes » de perdues à cause d’embouteillages sur une zone de 9 km.

 

Une plus-value indispensable

Et il ne s’agit pas que de vous prévenir. Si les retards deviennent trop importants, le GPS va vous proposer automatiquement un itinéraire alternatif, mais uniquement si celui-ci est plus rapide.

A vous de vérifier, c’est préférable, si le détour proposé en vaut la peine. C’est surtout utile, en réalité, en cas d’accident imprévu, et non aux heures de pointe de la capitale. Vous devez rejoindre Anvers et la E19 est à l’arrêt à cause d’un accident: Tomtom vous préviendra et vous conseillera l’autre route reliant Bruxelles à Anvers, à savoir la A12.

A bien y réfléchir, même si vous connaissez le chemin, il vaut parfois mieux brancher son Tomtom à chaque trajet sur autoroute, toujours dans l’optique d’éviter les mauvaises surprises.

 

Sans abonnement

Au jour le jour, cette fonction trafic devient vite indispensable pour tous ceux qui font qui prennent l’autoroute tous les jours.

Soyons honnête: elle est sans doute le plus gros avantage de ce GO 5000, car il ne faut pas payer d’abonnement de 50€ pour ce service trafic. Tout est compris.

Les appareils moins chers de Tomtom, et les anciens, doivent payer 50€ par an pour les services Live qui incluent le trafic. Mais pas le GO 5000 (299€), le constructeur néerlandais ayant décidé de décliner sa gamme et de vendre (très) chers les modèles avec abonnement à vie.

Les cartes également se mettront à jour à vie sur le GO 5000, ce qui est également un fait à prendre en compte pour ceux qui n’aiment pas devoir payer, après un an, pour que le nouveau rond-point du coin, ou la nouvelle sortie d’autoroute, apparaisse sur son GPS.

 

Quelques défauts

Si la finition de l’appareil, très sobre, est irréprochable, on peut être déçu par la qualité de l’écran, qui n’affiche que 480 x 272 pixels. C’est très peu pour un écran de 5 pouces (13 cm), sachant que les smartphones de cette taille offre souvent le Ful HD (1920 x 1080 pixels). Et surtout, c’est très peu pour un appareil à 299€…

Autre bémol: la fluidité de l’interface. Il y a 4 ans, on se serait contenté de cette latence dans les menus, du manque de réactivité (d’attendre une bonne seconde entre la pression d’une icône et la réaction du GPS). Mais en 2014, Tomtom aurait pu mettre un processeur un peu plus rapide.

 

Conclusion

Le Tomtom GO 5000 est bon GPS, léger, qui démarre rapidement et dont les plus gros avantages sont la gratuité à vie des (indispensables) services de trafic en temps réel, et des cartes.

Vous n’aurez plus ces rappels irritants sur votre GPS, vous incitant à passer à la caisse tous les ans pour mettre à jour une carte ou continuer à utiliser un service.

Ces deux abonnements « gratuits » à vie ne le sont pas vraiment. Car vous payez tout de même 299€ pour un appareil dont l’interface manque cruellement de fluidité, et dont l’écran est de qualité très moyenne. Nous avons même constaté un petit bug graphique récurrent dans l’affichage de certaines consignes (voir photo ci-dessous). Indigne à ce prix…

Si les abonnements offerts à vie ne vous intéressent pas, il y a des modèles de GPS nettement moins chers sur le marché, ou des applications de bonne qualité sur smartphone. Les deux largement en dessous des 100€.

 

La photo du petit bug d’affichage: