4K, UHD: faut-il déjà acheter ce genre de TV, quels sont les contenus actuellement disponibles ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 19 mai 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

A l’aide du dernier modèle de télévision haut-de-gamme de Samsung, nous avons dressé le portrait de la UHD, la Ultra Haute Définition. De quoi s’agit-il, quelle est l’offre actuelle de contenu disponible, et cela en vaut-il la peine ?

4KCela plusieurs années qu’on parle de la 4K ou de la UHD (un synonyme plus standardisé pour Ultra Haute Définition). Il s’agit de la future norme de taille de l’image pour les vidéos. On devrait plutôt parler de définition de l’image, car c’est une histoire de quantité de pixels.

Au lieu d’en avoir 1920 de large sur 1080 de haut, on a désormais 3840 pixels sur 2160. Ce qui donne finalement une image avec quatre fois plus de détails, car quatre fois plus de pixels (8 millions contre 2 millions avec la Full HD).

Une notion encore floue

Ça, c’est la théorie. La pratique, c’est qu’on ne connait jamais vraiment la qualité de l’image que l’on regarde. Entre un Blu-ray 1080p (Full HD de base, donc), un Blu-ray « masterisé en 4K » et un flux de Netflix en UHD, il est bien difficile de dire qui affiche la meilleure image…

Car pour acheminer une telle quantité de pixels (et donc de données), le service de visionnage illimité de films et de séries qu’est Netflix doit compresser son flux de vidéo, l’envoyer sur votre TV via internet, puis le décompresser. Tout ça entraîne forcément une perte de qualité de l’image, du moins actuellement.

« Le streaming de Netflix correspond aux critères de la norme UHD. Il y a donc en effet plus de pixels, mais il n’y a pas que ça qui fait une bonne image. C’est pourquoi un Blu-ray, à côté, peut sembler meilleur« , nous a confirmé Bruno Tazer, marketing manager TV et Audio chez Samsung Belgique.

Tout ça ne sert pas trop la cause de la Ultra Haute Définition, car la notion est parfois galvaudée, alors qu’il n’existe qu’une seule Full HD.

Où trouver de la UHD, chez nous, et maintenant ?

« Actuellement, pour bénéficier de la UHD sur une télévision compatible, il y a donc quelques séries et quelques films via le service de Netflix (dans sa version spéciale à 12€ par mois, NDLR), et certaines vidéos YouTube en 4K (il y a une application sur les téléviseurs) ».

Les américains ont droit à d’autres services de téléchargement et de streaming en UHD, comme Amazon. Mais pour les Belges, il faut se contenter de ça, et c’est un peu maigre.

Pour les puristes, et finalement pour profiter vraiment d’une UHD optimale, il faut utiliser le disque dur spécial qui sera bientôt commercialisé par Samsung, et qui contiendra du contenu en 4K.

« Il y aura déjà des films préinstallés et des documentaires en UHD. On pourra, via la télévision, télécharger et stocker du nouveau contenu« . Il faudra sans doute être patient pour obtenir un film, car le fichier devrait être, malgré la compression, 2x plus volumineux qu’un Blu-ray, qui pèse déjà environ 25 GB.

Sachez enfin qu’en septembre, le Blu-ray Ultra HD va sortir. « Il faudra acheter un nouveau lecteur » pour lire ces disques d’une capacité de 66 à 100 GB (contre 25 à 50 pour l’instant), nous a confirmé Samsung. Bruno Tazer estime que « son succès dépendra du prix des lecteurs et des films », que nous ne connaissons pas encore.

En effet, la concurrence du streaming est généralisée, et si Netflix est l’un des rares à proposer une offre avec un bon rapport qualité-prix en Belgique, il ne le restera sans doute pas longtemps.

smarttv
L’interface épurée de la Smart TV selon Samsung.

Voit-on vraiment la différence ?

Voilà pour la disponibilité, très maigre, de la UHD à l’heure actuelle. Mais qu’en est-il de la qualité d’image. Est-ce à nouveau une révolution visuelle ?

Sincèrement, non. Même avec les films en UHD stockés sur le disque dur de Samsung (nous avons regardé Life of Pi), on ne prend pas de claque. Certes, les contours sont plus nets, les couleurs plus riches (mais c’est surtout la télévision qui fait ça…), la profondeur de champs est remarquable. Mais il n’y pas le grand écart qu’était le passage de l’analogique à la HD, il y a quelques années.

En réalité, la UHD est surtout appréciable si votre téléviseur est de (très) grande taille, car même à 1 mètre de distance d’un écran de 55 pouces, vous ne verrez aucun « carré », aucun vilain amas de pixels qu’on remarque en se rapprochant trop près d’une TV.

A ce niveau-là, en effet, la UHD vous décroche la mâchoire, car la quantité de détails affichés et appréciables est gigantesque. Mais pour la voir, il faut tellement s’approcher de l’écran qu’il est impossible de regarder un film sans avoir le tournis.

Pour faire simple, disons que d’une distance raisonnable, on remarque peu la différence entre un Blu-ray et un film en UHD. Nous l’avons testé auprès de plusieurs personnes: rares sont celles qui ont remarqué les pixels supplémentaires de la UHD de Netflix, alors que beaucoup ont apprécié la profondeur et la richesse des couleurs du Blu-ray.

courbure
L’écran de la UE55JS9000L, 3.799€, et bel et bien courbé…

 

Conclusion

A l’heure actuelle, il nous semble prématuré pour investir des centaines d’euros supplémentaires dans une télévision 4K. L’offre de contenu est très limitée, et le gain de qualité d’image est perceptible, mais pas transcendant.

Seulement, c’est toujours la même histoire: dans un an ou deux, la Ultra Haute Définition sera la norme. On filmera en 4K avec nos smartphones et nos appareils photos, la plupart des professionnels utiliseront aussi cette norme, et tous nos écrans pourront afficher ces millions de pixels supplémentaires. Du coup, on hésite à ne pas vous recommander l’achat d’une TV UHD, du moins si vous comptez la conserver 4 ou 5 ans. D’autant plus qu’on trouve déjà des modèles UHD à environ 1.000€ en 40 pouces.

Cependant, même si la UHD se généralise à l’avenir, ne vous attendez pas à une claque visuelle. La formule est identique avec les fameux MP (méga-pixels) des appareils photos: il ne suffit pas d’avoir des millions de pixels pour avoir une belle image.

Et la distance entre vos yeux et une télévision a ses limites. Pour apprécier la UHD, il faudrait être… trop près de l’écran.

comparaison
La UHD, c’est quatre fois plus de pixels.

Un smartphone courbé et… en cuir: voici le LG G4

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 30 avril 2015 12h08 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen avait du pain sur la planche pour concurrencer un Samsung Galaxy S6 qui est promis à un succès international. Si le G4 (649€ – 699€) de LG n’aura pas l’appui marketing et commercial de son concurrent, il n’en demeure pas moins un des plus élégants smartphones jamais construits, avec un dos… en cuir. J’ai assisté à son lancement à Londres, et j’ai pu le tester pendant quelques minutes.

G3VOn vous le répète chaque semaine: il est de plus en plus difficile de se démarquer dans la jungle des smartphones sous Android. Le succès des marques chinoises est venu compliquer la tâche des « anciens » comme Samsung et LG.

Le premier coréen a ébloui la galerie il y a quelques semaines avec un Galaxy S6 Edge à l’écran courbé sur les côtés. Le second a présenté, ce mardi à Londres, le successeur d’une gamme qui a permis à LG de se faire une solide place sur le marché: les G2, G3 et désormais, G4.

Des courbes, du cuir

En Angleterre, la presse européenne a découvert un smartphone… en cuir (sur le dos, bien entendu). Il a fallu 12 semaines à LG pour intégrer du cuir dans son G4. Une matière qui serait « sélectionnée à la main« , et aurait subi « un traitement spécial pour être résistant« , à en croire les intervenants de la conférence de presse, qui se tenait dans l’église désacralisée One Marylebone, à côté de Regent’s Park, au cœur de Londres.

L’idée est plutôt originale, est correspond bien au concept du design « Slim Arc » que la marque veut imposer, même sur ses modèles entrée de gamme. Un arc léger, c’est finalement ce qu’est le LG G4. Son écran est très subtilement courbé. A l’inverse de Samsung qui a arrondi les bords verticaux, LG « plie » légèrement l’ensemble du smartphone, mais dans l’autre sens. A l’œil, on ne voit rien. Mais si on dépose l’écran sur la table, on aperçoit un espace.

Tout ça pour quoi ? Surtout pour le design et pour la prouesse technique (car mine de rien, ça complique un peu les choses de plier un téléphone). LG annonce cependant une durée de vie améliorée de 20%, surtout grâce au fait que la prise en main étant améliorée par la courbure et par le cuir (ça ne glisse pas), on le laissera moins vite tomber. De plus, son écran se griffera moins car il n’est pratiquement pas en contact avec la table.


Un très bon appareil photo

Beau, le LG G4 l’est assurément. Il serait d’une « élégance confortable« : le marketing a bien bossé en Corée.
Son dos en cuir, inédit dans le monde en ébullition des smartphones, ne passe pas inaperçu et offre, il est vrai, une préhension améliorée. Mais LG ne peut se contenter de ça pour concurrencer le Galaxy S6, le HTC One M9 et l’iPhone 6.

Il a donc, à nouveau, évoqué longtemps les mérites de l’appareil photo de son nouveau flagship. Comme sur le G3, on parle ici d’autofocus au laser. Un terme barbare qui signifie qu’en 0,276 seconde, la mise au point est faite. C’est sûrement vrai, mais on n’a jamais remarqué une différence notable avec la concurrence (du moins sur le modèle précédent).

Il n’y a pas que ça: une double pression sur l’un des boutons de volumes (toujours situés au dos de l’appareil chez LG, très pratique), et l’appareil photo entre en action. « Cela prend 0,6 seconde« , nous a-t-on promis. Plus ou moins équivalent à ce que fait le Galaxy S6 de Samsung, et la plupart des smartphones de Sony.

g4compaMême dans la pénombre

A chaque sortie de smartphone, ces derniers mois, on évoque des « photos exceptionnelles, même lors d’une faible luminosité ambiante« . L’ouverture (F 1.8) permet d’aller chercher « 80% de lumière en plus« , tandis que la taille du capteur (1/2.6″) est « 40% plus grande« . Tout ça en comparaison avec la moyenne des smartphones haut-de-gamme actuels.

Lors de notre prise en main, nous avons en effet remarqué quelques belles performances, mais cela demande un test plus approfondi, dans quelques semaines on l’espère.

Il y a également un mode manuel, qui permet de retarder la vitesse d’obturation, afin d’obtenir des photos avec de jolis effets (comme par exemple les phares de voitures d’une autoroute qui font des lignes jaunes et rouges).

Ajoutez à cela une stabilisation de l’image renforcée (avec un axe supplémentaire), et vous avez là un très bon « photophone », qui conviendra parfaitement aux amateurs comme « second appareil », à côté de leur gros reflex.


Et l’interface ?

LG continue d’améliorer des fonctions déjà présentes sur le G3, et mais en a rajoutées quelques-unes:

« Galerie photo »: pour visionner des photos organisées selon une ligne du temps ou en albums, en fonction de la date et du lieu

« Event Pocket »: pour créer un seul calendrier unifié en glissant/lâchant les rendez-vous et événements depuis de multiples agendas et sites sociaux.

« Smart Notice »: pour recevoir des notifications personnalisées (météo, voyages, etc) en fonction des habitudes de l’utilisateur.

Il y a également la suite Google Office préinstallée, et une bonne intégration de celle-ci dans le smartphone. De plus, les utilisateurs du G4 recevront un espace de stockage additionnel gratuit de 100 Go sur Google Drive pendant deux ans.

Enfin, avec l’option MirrorLink, les propriétaires d’une Volkswagen (et peut-être bientôt d’autres véhicules) pourront afficher une version ‘voiture’ de l’interface de leur G4 sur l’écran embarqué de leur véhicule: affichage des contacts, GPS, musique, etc.


lgpConclusion

En 2015, c’est LG qui a dégainé le dernier, après HTC et Samsung, pour présenter son nouveauflagship. Le G4 était attendu au tournant et d’après ce qu’on a vu à la conférence de presse, et notre première prise en main, il a réussi son pari.

Au niveau du design, le constructeur coréen a opté pour une finition en cuir (disponible dans de nombreuses couleurs, mais uniquement en brun et noir chez nous) et une courbe qui donnent au téléphone une fière allure.

Au niveau du matériel, il s’est concentré sur l’appareil photo, et il a plutôt bien fait ça.

La batterie de 3.000 mAh amovible ne fera pas de miracle (une bonne journée d’utilisation), mais il y a un port pour carte microSD, que Samsung a du abandonner sur son Galaxy S6.

Reste le prix: LG, qui avait toujours été un cran en-dessous de Samsung, l’a désormais rejoint. Le G4 en finition « Cuir Brun » ou « Cuir Noir » sera commercialisé fin mai en Belgique au prix de vente recommandé de 699 euros (32 GB). Pour être moins cher que le Galaxy S6 (32 GB), il faudra opter pour la finition en plastique « Metallic Grey », à 649 euros.

C’est le plus gros défaut du G4, à côté du fait qu’il n’y a pas de lecteur d’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone.

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.

Philips Fidelio B5: un kit home cinéma portable et polyvalent

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 avril 2015 08h51 | Ajouter un commentaire

p2Philips persiste sur un marché de plus en plus concurrencé: celui des barres de son.

Tous les fabricants veulent vous vendre un truc discret pour améliorer le son des TV qui sont de plus en plus fine. Il faut désormais être original pour convaincre. Des grands noms comme LG et Samsung sont venus concurrencer Yamaha, par exemple.

Philips avait présenté au CES son « Fidelio B5″, qui est plutôt un kit de son pour TV, car la barre est accompagnée de deux enceintes satellites et d’un caisson de basses.

Où est l’originalité, dès lors ? Dans le fait que les deux enceintes et le caisson fonctionnent sans-fil, mais surtout qu’ils disposent d’une batterie leur permettant de fonctionner une petite dizaine d’heures. Après cela, il faut les remettre sur leur base de recharge, très simplement.

Ce qui peut être très pratique pour ne pas devoir mettre le son trop fort. Il suffit d’approcher au maximum les enceintes, par exemple tout près de votre divan, à hauteur de vos oreilles.

Il sait où se trouvent les enceintes satellites

p1Philips a pensé à tout: l’unité centrale, la barre de son, sait où se trouvent les deux satellites et adapte leur volume en fonction, afin de livrer un son équilibré et bien balancé.

Sachez également que les enceintes peuvent fonctionner en Bluetooth de manière autonome. Vos enfants peuvent en prendre chacun une, et y relier leur smartphone ou leur tablette.

Bref, un produit très pratique, au design étudié, et avec un son d’excellente facture.

Un seul défaut: son prix, de 789€… C’est un investissement conséquent, alors qu’il y a des barres de son correctes qui se vendent à 200€ (mais la spatialisation est nettement moins bonne, et les basses moins profondes que sur le Fidelio B5).

HTC One: toi, je t’ai déjà vu quelque part…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 31 mars 2015 16h21 | Ajouter un commentaire

htc1Le dernier fleuron du constructeur taïwanais ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur. Est-ce une tare ? Nous l’avons essayé durant deux semaines.

Dans la guerre sans merci que se livrent chaque jour les très (trop) nombreux fabricants de smartphone sous Android, il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

Alors que Samsung a opté pour un écran incurvé sur les côtés de son Galaxy S6 Edge qui sort dans quelques jours, un autre grand nom du smartphone est sur le point de mettre en vente un nouvel appareil haut-de-gamme: HTC.

Le Taïwanais n’a pas pris de risque, en reconduisant pratiquement à l’identique le design des versions précédentes de son célèbre One. Le M9 est donc facilement reconnaissable, avec sa carapace en métal, ses deux grilles de haut-parleurs et ses discrètes lignes blanches. Originalité: il y a deux tons dans le métal: sur notre exemplaire de test, le dos était gris, et les bords dorés. C’est qu’il soigne son apprence, ce nouveau One… HTC promet que ce métal est inrayable, tout comme l’écran.

Quoi de neuf ?

A part des performances forcément plus musclées, grâce à un processeur Qualcomm Snapdragon 810 et 3 Go de RAM, les principales nouveautés du cru 2015 d’un smartphone toujours aussi haut-de-gamme sont logicielles.

En effet, la surcouche « Sense » en version 7.0 est très réussie, et apporte son lot de nouveautés sous Android Lollipop (5.0.2), surtout au niveau de la personnalisation de l’interface. Cela passe par des thèmes à télécharger gratuitement, et qui modifient les icônes, les fonds d’écrans, les menus, etc. Ces thèmes eux-mêmes sont personnalisables, par exemple à partir d’un photo personnelle.

Il y a également ce groupe d’icônes d’applications sur l’écran d’accueil, qui varie en fonction de l’endroit où l’on se trouve (travail, maison et sortie). Les applis les plus utilisées s’affichent automatiquement, après quelques jours d’utilisation. Amusant mais loin d’être indispensable.

N’oublions pas « BlinkFeed », une petite exclu d’HTC. Il s’agit d’un écran supplémentaire, à l’extrême gauche de votre bureau, qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent (articles thématiques à choisir, fil d’actus Facebook et Twitter, etc). Cela peut s’avérer pratique à l’usage, même si le contenu est essentiellement français. Pour les fainéants qui n’ont pas le courage de lancer plusieurs applis pour se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde ou sur les réseaux sociaux, BlinkFeed pourrait devenir incontournable.

Quel son!

Le HTC One M9 parvient à encore améliorer le son produit par les haut-parleurs stéréo, qui sont par ailleurs sur le devant du téléphone. C’est pour cette raison qu’il y a encore de fameux « bords » en haut et en bas, pour accueillir le « BoomSound ». On sent même la spatialisation générée timidement par la technologie Dolby intégrée. Au final, si on tient bien le smartphone devant soi, on peut apprécier un vrai son stéréo, d’une qualité rarement atteinte sur un téléphone. Du très bon travail.

Quant à l’appareil photo, HTC a rangé l’optique supplémentaire qu’il y avait à l’arrière, et a mis un bon capteur de marque Toshiba de 20 MP. Là aussi, la qualité est au rendez-vous, sans bouleverser le genre. Quant à l’appareil photo frontal, il est de 4 MP, et permet de beaux petits selfies, même dans des conditions de lumières plutôt basses.

htc2


Conclusion

Le HTC One dans sa version M9 est un bien bel objet. Son châssis en métal (argent sur le dos, doré sur les côtés) est une prouesse technique qui demande beaucoup de travail pour l’assemblage, même si au final, cela passe assez inaperçu.

Le design n’a pas vraiment changé, mais la finition est proche de la perfection: solidité, assemblage, rigidité… C’est juste parfait à prendre en main.

On se pose alors la question: faut-il forcément modifier un style qui a fait ses preuves, même si c’était il y a trois ans ? Dans l’absolu, non. Pensez à Porsche et sa 911, qui peaufine une même silhouette depuis des dizaines d’années.

Mais dans le cas présent, on parle de smartphone, ces appareils que l’on remplace en moyenne tous les deux ans, et dont le nouveau modèle arrive chaque année…

Du coup, même si le HTC One M9 n’a aucun défaut apparent, on se demande s’il connaitra le succès promis au Galaxy S6 et à l’iPhone 6, surtout à cause de son prix: 749€ (32 GB de stockage interne). Il s’adresse avant tout aux puristes de HTC.

On a testé la réparation de smartphone à domicile

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2015 09h29 | Ajouter un commentaire

Changer l’écran de son téléphone plutôt que d’aller en acheter un nouveau: vous êtes de plus en nombreux à le faire. Les boutiques se multiplient et pour se démarquer, une enseigne a décidé de réparer votre smartphone… chez vous. J’ai testé le concept pour vous.

t1Cela fait très longtemps que la plupart des gens changent de téléphone portable en moyenne tous les deux ans. Une batterie qui s’essouffle, un écran griffé, un gros coup dans le coin après une chute, une interface trop lente… les problèmes ne manquent pas.

Pour le « téléphone lent », il n’y a hélas pas grand-chose à faire : les systèmes d’exploitation et les applications se mettent très souvent à jour, pour exploiter l’évolution technique des nouveaux modèles, plus puissants et/ou avec plus de fonctionnalité. On n’arrête pas le progrès (même si parfois on aurait bien envie…)

Vous êtes de plus en plus nombreux à réparer

En revanche, pour les autres soucis que rencontrent de nombreux smartphones, il est possible de faire quelque chose pour éviter de le remplacer. Un principe très simple, finalement, qui s’appliquait à tous nos appareils il y a une vingtaine d’années: les faire réparer !

Ça n’est pas nouveau, mais visiblement les Belges se de plus en plus disposés à le faire. Le magasin iFixTech, qui ne comptait à l’origine qu’un seul réparateur (son fondateur…), a désormais plusieurs employés et a même investi dans des machines pour fabriquer lui-même la « vitre » qui compose les écrans.

« Cela a grandement réduit le coût des pièces, et donc la facture finale pour le client », nous a expliqué Jeremy Golender, qui nous a rendu une petite visite un peu particulière.

t2Un service à domicile

En effet, après un premier magasin à Overijse et un second Avenue Louise à Bruxelles, la petite société a lancé un nouveau service il y a quelques mois: la réparation de smartphone à domicile. Nous l’avons testée pour vous !

La première étape est de remplir un formulaire sur le site iFixTech.be, ou d’appeler la boutique (il sera bientôt possible de le faire via une application). Il faut expliquer le problème, donner ses disponibilités, etc…

Ensuite, un rendez-vous est fixé, et un technicien vous rend une petite visite. Il se déplace avec une voiture bien reconnaissable (surmontée d’un grand smartphone…), des petits outils et un grand buvard pour ne pas salir votre table et ni perdre de petites pièces.

S’il s’agit d’un simple remplacement d’écran cassé, cela peut aller très vite. Nous avons testé le service de réparation à domicile avec un Nokia Lumia 1020 complètement mort, tombé sur l’écran et qui ne réagissait plus à rien. La vitre était brisée sur toute sa surface.

« C’est souvent uniquement l’écran. Parfois, on peut se contenter de remplacer la vitre, le reste des composants étant encore fonctionnel. Mais ce n’est pas le cas avec tous les smartphones ».

t3Seulement 10 minutes

Dix minutes (et une dizaine de manipulations délicates) plus tard, l’appareil démonté puis remonté avec un nouvel écran se réveille. Ce n’était donc que ça… Test réussi !

Jusqu’à présent, « ce sont surtout les entreprises qui sont intéressées par ce service à domicile, qui est par ailleurs très répandu dans d’autres pays », selon Jeremy.

La facture dans notre cas s’élevait à 200€, hors frais de déplacement. Mais ce sont surtout les pièces de notre écran qui coutaient cher. A titre d’exemple, une telle réparation pour un iPhone 4/4S ne coûte plus que 65€ (alors qu’il fallait compter 140€ il y a deux ans).

Un forfait de 15 euros pour les déplacements

Le déplacement est facturé 15 euros au particulier, mais pour les entreprises, « nous envisagerons peut être un service à domicile gratuit en fonction du nombre d’appareils à réparer ».

L’avantage de la réparation à domicile ? Le gain de temps. Si vous allez en boutique avec votre appareil cassé, il n’y aura peut-être aucun technicien disponible pour le réparer directement. Vous devrez soit attendre, soit revenir le chercher quelques heures plus tard.

Or, être séparé si longtemps de son smartphone, c’est… difficile pour certains.

FixMeStick: la clé USB de la dernière chance pour réanimer votre PC

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 19 mars 2015 16h15 | Ajouter un commentaire

f1FixMeStick pourrait devenir votre clé USB préférée: elle est capable de débarrasser votre ordinateur de tous ses virus dans devoir lancer Windows, souvent paralysé par ces logiciels malveillants.

C’est le mal du 21e siècle: des milliers de personnes, pour ne pas dire des millions, sont victimes chaque jour de l’infection… de leur ordinateur.

Certains vont même jusqu’à en acheter un autre, pensant que tout est perdu, que leur machine est trop lente parce qu’elle a « déjà » 4 ans. Souvent, c’est à cause de la présence de virus, ou plutôt de logiciels malveillants au sens large, qui monopolisent les ressources de l’ordinateur pour en analyser le contenu, transmettre des informations à des serveurs, lancer des fenêtres ‘pop-up’.

Dans la plupart des cas, ces ‘malwares’ sont tellement envahissants qu’ils paralysent les ordinateurs moins récents (et donc moins puissants), rendant également inutilisables les logiciels antivirus.

Impossible de scanner le disque dur, et donc d’isoler ces petits logiciels pour les empêcher de nuire.

Un antivirus qui n’a pas besoin de Windows !

Dans ces cas les plus désespérés, il devient alors nécessaire de réinstaller complètement Windows. Un processus long qui entraîne la perte de données personnelles… pour autant qu’on puisse retrouver le CD d’origine (ce qui pour la plupart des gens et un casse-tête).

Mais il y a une alternative, et elle permettra même conserver toutes les données personnelles: le FixMeStick. Il s’agit d’une clé USB qui contient plusieurs logiciels de sécurité (Kaspersky, Sophos et Vipre), et qui le gros avantage de tourner sous son propre système d’exploitation.

L’ordinateur n’a donc pas besoin de démarrer Windows (ou Mac OS) pour faire tourner les antivirus. Il démarre le propre OS du stick USB, une interface assez simplifiée qui vous permet d’analyser le disque dur, de repérer les logiciels malveillants et de les empêcher de nuire.

De plus, cela empêche les virus et autres spyware d’être actifs, car ils se lancent automatiquement au démarrage de Windows.

F2Et dans la pratique ?

Voilà pour la théorie. Nous sommes passés à la pratique en essayant de redonner vie à un ‘vieil’ ordinateur portable sous Windows Vista, qui mettait environ 10 minutes à démarrer, pour être ensuite pratiquement inutilisable. Nous avions auparavant essayé de supprimer les logiciels suspects et de faire tourner un antivirus, mais l’ordinateur se paralysait au bout de quelques tentatives.

Dans un premier temps, vue la lenteur de la machine, nous avons essayé la manière forte: forcer le démarrage immédiat à partir de la clé USB, en appuyant sur F8, F9, F10, F11 ou F12 juste après avoir allumé l’ordinateur.

Des options de démarrage ont fini par apparaître, mais jamais la possibilité de lancer immédiatement l’OS du stick USB. Une opération plus délicate, sans doute réservé aux experts.

Un peu de patience

Nous avons dès lors suivi la procédure standard: démarrer Windows normalement, puis dès que possible lancer le fichier « FixMeStick.exe » présent sur la clé USB. Comme l’ordinateur était très lent, cela a pris 15 bonnes minutes avant que le petit programme s’exécute.

Il a alors redémarré l’ordinateur dans le mode adéquat, à savoir l’OS du stick USB, qui a dès lors pu faire son job comme promis.

Après deux bonnes heures, le scan minutieux était terminé, et les (très nombreux) logiciels malveillants mis en quarantaine.

Quelques heures plus tard, l’ordinateur était mis à jour sans trop de souci, avec les dernières versions de Windows Vista, et à nouveau utilisable comme au premier jour (même si la batterie n’a plus que quelques minutes d’autonomie…).

Du bon travail, donc.

Le FixMeStick est dispo sur internet et chez Vandenborre au prix recommandé de 59€. Cependant, les antivirus qu’il contient seront véritablement efficaces durant 1 an: après, il faudra payer pour les maintenir à jour.

Ce petit appareil ne servira donc peut-être qu’une seule fois, mais cela vous évitera d’acheter un nouvel ordinateur ou de faire appel à un professionnel pour récupérer vos données privées.

Voici le nouveau Samsung Galaxy S6 (et son grand frère arrondi)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 mars 2015 10h12 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen, qui a perdu beaucoup de part de marché (sur les smartphones) en 2014, mise tout sur son Galaxy S6 et S6 Edge, deux smartphones présentés la veille du Mobile World Congress de Barcelone. J’ai déjà pu essayer l’appareil qui sortira à la mi-avril.

samAlors que le Mobile World Congress n’a pas encore commencé, quelques fabricants ont tenté d’être la star de l’événement en présentant leur nouvel étendard la veille de coup d’envoi du plus grand salon des technologies mobiles – et Dieu sait si elles sont nombreuses et diversifiées.

Alors que le taïwanais HTC a montré un One toujours aussi beau à voir (du magnifique métal brossé) et à utiliser (un surcouche Android parmi les meilleurs), Samsung a tenu, dimanche soir, son désormais célèbre « Unpacked », version 2015.

Avec un appareil qui doit aider le Coréen à regagner des parts de marché, après une « petite » chute en 2014 (de 34% à 20%): le Galaxy S6 (et le S6 Edge), qui est, vous l’aurez compris, la sixième itération d’un téléphone qui a fait rentrer Samsung dans la cour des fabricants « premium ».

Acheter cela comme un ordinateur

Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons une chose: comme pour le HTC One M9, on reste un peu sur sa faim en termes de nouveautés fracassantes. Il faut dire que depuis un certain temps, les smartphones se suivent et se ressemblent. En réalité, les constructeurs ont fait le tour de la question, et ne savent plus trop quoi faire pour se démarquer.

Il faut s’y faire, en choisissant son smartphone comme on choisit un nouvel ordinateur. Et ne pas attendre chaque année une nouvelle fonction, une nouvelle application incroyable. Après tout, on a acheté pendant 20 ans des ordinateurs qui n’avaient de nouveaux que la vitesse du processeur.

Pourquoi arrondir les bords de l’écran ?

Néanmoins, cette année, Samsung a confirmé son envie de vendre des smartphones avec des écrans arrondis sur les deux côtés verticaux de l’appareil. Après le Galaxy Note Edge, place au Galaxy S6 Edge, présenté en même temps que le « simple » Galaxy S6. Mais il lui a volé toute la vedette, du moins pour ceux qui cherchent des téléphones originaux.

Le S6 Edge est assez cher: 849€ pour la version 32 GB. Outre un design vraiment inédit (forcément avec un écran arrondi), le Edge a deux petites fonctions amusantes: vous pouvez assigner une couleur à 5 contacts différents, et lorsque l’un d’eux vous appelle, les bords arrondis clignoteront avec la couleur liée. De telle sorte que si votre smartphone repose sur l’écran, vous saurez qui vous appelle sans devoir le retourner, ou sans devoir aller le chercher s’il n’est pas tout près de vous.

L’autre intérêt de cette courbure est de faire office de petit réveil. Posé sur le dos, la nuit, il peut afficher l’heure sur sa tranche si vous le tapotez.

Vous l’avez compris, cette courbure est avant tout une question de design. Un design heureusement très réussi, Samsung ayant, de plus, opté pour de nouveaux coloris, dont un « vert émeraude » très réussi.

Une courbure qui a l’air d’un gadget, mais qui demande une solide maitrise de la fabrication d’écran. Seuls Samsung et LG, les deux plus grands constructeurs d’écrans au monde, peuvent se permettre de s’amuser à tordre nos smartphones. « Il faut chauffer les composants à 800 degrés pour pouvoir plier l’écran », a-t-on appris lors de la conférence de presse.

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Et à l’intérieur ?

Forcément, conférence de presse oblige, le S6 est « le plus beau smartphone de l’histoire de Samsung », et la preuve que pour le constructeur coréen, « le futur, c’est maintenant ».

Au final, en y regardant de plus près, à part le Edge courbé, le S6 de base est simplement une nouvelle version d’un smartphone haut-de-gamme, rapide et au design soigné.

Il faut oublier l’étanchéité du Galaxy S5, et le port microSD. Tout se passe désormais dans la mémoire intégrée qui va de 32 GB à 128 GB. Un espace minimum suffisant pour la plupart des utilisateurs, cependant.

On a appris que le processeur dernière génération était encore plus petit, plus puissant mais moins gourmand en énergie.

L’écran de 5,1 pouces est « quad HD Super Amoled », ce qui veut dire en langage Samsung: avec beaucoup de pixels, des couleurs très criardes et un contraste extraordinaire.

Quelques petites nouveautés

Le S6, qui ne diffère du S6 Edge que par les courbures de l’écran, est prêt pour la recharge sans fil. Il est compatible avec les deux normes les plus courantes. Le socle de recharge sans fil est hélas vendu en option à 49€ (mais offert pour les précommandes).

Samsung a également fait un gros effort sur l’appareil photo, qui ferait (mais c’est à vérifier) des miracles en conditions de basse luminosité. De plus, et ça on a pu le vérifier: lorsque le smartphone est verrouillé, il ne faut que 0,7 seconde pour utiliser l’appareil photo, en appuyant deux fois sur le bouton d’accueil.

Enfin, toujours selon les dires de Samsung, la batterie du Galaxy S6, d’une capacité classique, pourrait être rechargée « en 10 minutes pour une durée d’utilisation de 4H », et serait « deux fois moins longue à recharger entièrement qu’un iPhone 6″.

En conclusion, ce S6, qui était baptisé « project 0″, a pour ambition de faire oublier le S5, qui n’a pas convaincu le public, et de revenir en force dans la lutte contre l’iPhone 6 d’Apple. Le design est là, la qualité Samsung aussi (écran, finition, surcouche logicielle). Les nouveautés ne sont pas extraordinaires mais à part la taille, l’iPhone 6 n’avait rien de renversant par rapport à la génération précédente. La lutte s’annonce donc serrée.

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On a testé la tablette avec projecteur intégré de Lenovo

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 17 février 2015 18h41 | Ajouter un commentaire

Les constructeurs de tablettes Android, qui inondent le marché avec des prix et des qualités très variables, doivent redoubler d’originalité pour se démarquer. Le chinois Lenovo a choisi d’utiliser une grosse poignée dans laquelle il a insérer une béquille (pour multiplier les positions), une batterie et… un projecteur ! Tout cela n’est-il que de la poudre aux yeux ? RTL info a passé deux semaines avec la Yoga Tablet 2 Pro, environ 450€.

Même si le marché de la tablette, toujours largement dominé par Apple et son célèbre iPad, est en stagnation pour la première fois depuis 2010, cet outil reste un remplaçant partiel de nos outils informatiques.

Avec Android, le système d’exploitation de Google pour smartphone et tablette, tous les constructeurs peuvent proposer leur modèle, avec des prix, des qualités et des innovations qui vont du ridiculement mauvais à l’excellent.

De quoi s’amuser

Le constructeur chinois Lenovo, surtout connu chez nous pour ses ordinateurs portables, est au niveau mondial un grand fabricant de smartphone et de tablette. En attendant que les téléphones (ceux que nous avons pu manipuler sur des salons internationaux avaient un rapport qualité prix appréciable) débarquent sur notre continent, il faut se retourner vers les tablettes pour apprécier le sérieux de l’entreprise, qui prouve que le « Made in China » n’est plus (toujours) ce qu’il était.

Avec des marchés aussi gigantesques que la Chine et l’Inde, Lenovo a de l’argent à consacrer à la recherche et au développement. De quoi s’amuser à sortir des produits inédits, dont la Yoga Tablet 2 PRO, qui a l’originalité d’intégrer un petit projecteur, une béquille et une batterie dans sa poignée tubulaire.

Un projecteur, vraiment ?

Il va de soi que pour des raisons de coût, d’usage de la batterie et d’espace, la puissance de ce qu’on appelle un « pico-projecteur » est assez limitée. On parle de 30 à 40 lumens, ce qui n’est pas très lumineux.

L’image projetée est de 854 x 480 pixels (en-dessous de la HD, donc), ce qui est nettement moins que l’écran de la tablette: une dalle de 13,3 pouces (34 cm, c’est très grand…) affichant 2560 x 1440 pixels (au-dessus du Full HD).

Selon la documentation, la distance idéale de projection est de 2 mètres, ce qui permet d’avoir une image de 50 pouces (127 cm).

Il faudra dès lors une obscurité quasi-totale, vue la puissance limitée du projecteur. Et avec une telle taille, le manque de pixels se voit assez bien.

Comme vous l’imaginez, la luminosité faiblit proportionnellement à la distance de projection. Ce qui équivaut à dire: au plus sombre est la pièce, au plus loin sera la distance acceptable de projection, et au plus grande sera l’image.

Sachez qu’il est recommandé de sortir le pied intégré pour une position idéale de la tablette. Celle-ci utilise cependant un capteur pour connaitre l’inclinaison de l’appareil, et donc ajuster le « trapèze » de l’image en fonction (mais les résultats sont discutables, nous l’avons essayé).

Il y a également une toute petite molette d’ajustement de la netteté en fonction de la distance de projection, près de l’ampoule de projection. Mais elle n’est pas très précise.

Gadget ? Oui et non… Il faut le voir comme un pico-projecteur, qui n’a pas l’ambition d’être un home cinéma. Pour de photos et des vidéos, c’est franchement utile dans la pénombre. Pour un film entier, cela peut le faire, mais le positionnement de la tablette est délicat. Quant à la qualité de l’image, sachant que le projo est intégré dans la poignée d’une tablette à 450€, il n’y a pas de quoi se plaindre.

Et à part ça ?

Hormis cette fonction de projection inédite sur une tablette, la Yoga Tablet 2 Pro se distingue – et c’est pour ça qu’on l’appelle Yoga – par un éventail intéressant de positions disponibles.

Vous pouvez la tenir à la verticale, comme un journal, à l’aide de la protubérance tubulaire. C’est plutôt sympa pour des applications comme Facebook et Twitter, qui affichent un fil d’actualité continu. Mais comme elle est grande et que son format est très « 16:9″, c’est assez encombrant et lourd pour une seule main (1 kg).

L’idéal, selon nous, est la position « tilt », soit presque à plat, mais dont un côté est relevé par la béquille intégrée. Elle permet de travailler confortablement si vous devez taper un texte, même si à nouveau, vu le format 16:9, la place occupée par le clavier équivaut à la moitié de l’écran.
La position chevalet, soit debout mais reposant sur le pied réglable, est pratique pour regarder un film ou en faire un « cadre » pour montrer des photos ou des documents, sans devoir la tenir.

Autre nouveauté sur cette tablette: la position « accrochée », rendue possible grâce au trou dans le pied pivotant. Vous pouvez la suspendre à un crochet, un clou, etc. Un peu gadget mais ça peut servir…

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Un « vieil » Android ?

La Yoga Tablet 2 Pro tourne sous Android 4.4.2, une version sortie en décembre 2013. On est donc loin de Lollipop (Android 5.0) qui devient progressivement le nouveau standard pour les smartphones et les tablettes.

Mais le « vieil » Android a été largement remanié par Lenovo, qui a ajouté de nombreuses fonctions supplémentaires (deux applications ouvertes et affichées en même temps, un menu glissant dans le bas de l’écran avec les réglages, etc).

Ce n’est donc pas l’expérience ultime d’Android, mais pour le commun des mortels, c’est un détail.

Conclusion

La Yoga Tablet 2 Pro est avant tout une (très) grande tablette: 13,3 pouces. Ce qui permet de placer un bel écran lumineux et détaillé (2560 x 1440 pixels). Mais tout ça est gourmand en énergie, vous l’imaginez. Et vu qu’elle est équipée d’un processeur Intel Atom Z3745, moins puissant et plus énergivore que les puces plus récentes, la batterie n’est pas des plus durables.

La configuration est cependant sérieuse: 2 GB de RAM, un stockage interne de 32 GB (dont 6,5 GB utilisé par le système d’exploitation), extensible via microSD et un appareil photo convenable de 8MP.

Elle a deux signes distinctifs: tout d’abord un petit projecteur intégré dans la poignée, qui se rapproche plus d’un gadget vue sa puissance forcément contenue, mais qui reste utilisable dans l’obscurité. Pourquoi pas, après tout ?

Ensuite, il y a le nombre de positions rendues possibles grâce au pied intégré pivotant. La stabilité est au rendez-vous quel que soit le mode choisi, et c’est franchement une excellente idée.

Si ces deux caractéristiques vous branchent, foncez car le prix est contenu: on la trouve déjà à 450€ sur Amazon. Vous en aurez (largement) pour votre argent.

PowerBot: enfin un robot aspirateur utilisable ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 10 février 2015 12h21 | Ajouter un commentaire

Je me suis rendu au forum européen de Samsung cette semaine. De quoi découvrir et essayer les dernières nouveautés, qui vont de la télévision au lave-vaisselle. En passant par un certain robot-aspirateur…

Les robots aspirateurs existent depuis années, et en tant qu’acteur majeur de l’électronique grand public, Samsung se doit de consacrer une partie de son immense budget « recherche et développement » à cette catégorie de produits.

Le dernier-né du géant sud-coréen s’appelle « PowerBot », son nom faisant référence à la puissance enfin décente de l’aspiration (60 fois plus qu’un modèle antérieur de la marque), et au fait qu’il s’agisse d’un robot…

« Les clients se plaignaient surtout du manque d’aspiration des robots. Le PowerBot atteint enfin une puissance identique aux aspirateurs traditionnels« , nous a expliqué l’un des responsables produits de Samsung Belgique, en marge du forum européen qui se tenait à Monaco.

Mais il y a nettement plus important que la puissance d’aspiration: la facilité d’utilisation, et l’intelligence du robot. Et là aussi, il y a de fameux progrès.

Des capteurs et des caméras

Le PowerBot est équipé de plusieurs capteurs qui analysent en permanence son environnement: il contourne donc intelligemment les pieds d’une table, même s’ils sont très fins, en les frôlant plutôt qu’en faisant demi-tour. Démonstration à l’appui, cela s’avère en effet efficace.

Au sommet de l’appareil, il y a également une caméra qui réalise une cartographie de votre maison. « Cela permet de tracer le chemin de nettoyage optimal. Grâce à des puces informatiques, à 10 capteurs et à cette caméra, le robot recrée une carte complète de la maison. Il sait ainsi toujours où il se trouve« , nous a expliqué Jan Van Riet, un des nombreux product managers belges.

Ces différents capteurs repèrent également la saleté. Lors de la démonstration au forum, l’aspirateur a remarqué qu’on venait de verser du riz devant lui, et il a tout nettoyé, dans un bruit très contenu (nettement moins qu’un aspirateur classique).

Différents modes et… un pointeur laser !

Le PowerBot est également facile à utiliser, car il va se recharger tout seul à sa station d’accueil une fois que toutes les pièces sont propres, où lorsque sa batterie est plate, bien entendu.

Au niveau des modes de fonctionnement, « il y a 7 modes au total, dont un full automatique et une programmation manuelle« , pour le faire travailler uniquement lorsque vous êtes au travail, par exemple.

Si ça ne suffit pas, il y a une télécommande équipée d’un pointeur laser rouge, qui va automatiquement attirer l’aspirateur. Pointez des petites crasses et le petit robot débarque…

Sachez enfin que sa brosse est plus large que les autres modèles: 31 cm au lieu d’une vingtaine habituellement.

Conclusion

Le PowerBot VR9000 de Samsung est sans doute le seul aspirateur qu’un homme peut offrir à sa compagne sans la décevoir, ou passer pour un goujat. Il est surtout le meilleur ami des allergiques aux tâches ménagères.

Le fait qu’il soit autonome change tout: auparavant, la gestion de la batterie, la mise en place et la propreté relative demandaient parfois autant de temps que de sortir son vieil aspirateur, surtout si on devait nettoyer des pièces de taille moyenne.

Efficace et intelligent, il est forcément assez cher: 999€