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Nikon S6900: un appareil photo spécial « selfie » a-t-il du sens ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 8 octobre 2014 20h37 | Ajouter un commentaire

Il joue dans la cour des très grands avec des reflex pour professionnels, mais Nikon a besoin de vendre et de toucher une clientèle plus jeune et moins fortunée. D’où l’intérêt de ce dernier appareil photo compact, le S6900, que l’on peut tout-à-fait qualifier de « spécial selfie ».

Le célèbre constructeur japonais d’appareil photo, Nikon, n’est pas spécialement à la fête depuis l’avènement des smartphones, qui prennent des photos de plus en plus convenables.

Il n’est pas faux de dire que les meilleurs modèles remplacent aisément les appareils photos compacts entrée de gamme. Certes, il leur manquera toujours un zoom physique pour concurrencer la photographie classique. Mais le fait qu’on ait toujours son smartphone à portée de main, et qu’il y ait toutes les applications derrière pour éditer et partager les photos, est un plus indéniable.

Un plus qui est en train de couler un marché, lentement mais sûrement. « On constate des baisses des ventes au niveau belge de 26% sur les compacts. Les reflex sont également en baisse. Quant aux hybrides (les compacts à objectifs interchangeables), c’est un marché difficile en Europe« , nous a confié Laetitia Henry de Frahan, product manager chez Nikon Belux.

 

Qui veut des (beaux) selfies ?

Pour « élargir sa gamme » et essayer de « conquérir un public plus jeune« , Nikon vient de sortir le S6900, un appareil photo compact spécial selfie, des autoportraits très à la mode qu’il est inutile de définir. Le constructeur a même lancé un concours de selfie sur sa page Facebook.

Il est donc forcément un peu spécial, car l’idée est de prendre des (belles) photos de soi et non de paysage (même s’il sait le faire aussi correctement).

L’appareil photo est donc équipé d’un écran tactile amovible, que l’on peut bien entendu orienter dans tous les sens, de telle manière à voir la photo que l’on va prendre à bout de bras.

Il y a également un bouton déclencheur en façade, l’idée étant d’appuyer dessus avec le pouce alors que vous tenez l’appareil d’une main.

 

Un peu plus loin

C’est la base pour réussir un bon selfie sans faire trembler l’appareil. Mais heureusement, Nikon a été un peu plus loin, en incorporant un petit trépied pour déposer l’appareil et déclencher à distance. Comment ? Grâce à la reconnaissance de mouvement. Si vous passez la main dans un coin de l’écran, même à deux mètres de distance, un minuteur va se déclencher pour prendre la photo quand vous serez prêt.

Si ça ne vous suffit pas, il y a également l’application WMU (pour Wireless Mobile Utility) de Nikon, disponible pour Android et iPhone. Elle permet, à distance à partir de votre smartphone, de cadrer, zoomer et prendre une photo avec le S6900 (et bien d’autres appareils de la gamme, par ailleurs). Cette application permet également de transférer rapidement une photo vers le smartphone, pour la retoucher et/ou la partager immédiatement.

Ajoutez à cela quelques effets et décoration de photos intégrés dans l’interface minimaliste de l’appareil, et vous avez le compact idéal pour une jeune génération qui n’a pas forcément les moyens de s’offrir les smartphones haut-de-gamme, les seuls qui permettent de prendre jolis selfies.

 

Conclusion

Sans être révolutionnaire, le S6900, l’appareil photo le plus « selfie » que Nikon n’ai jamais mis sur le marché, a quelques bonnes idées pour convaincre. Notamment le trépied et le bouton en façade.

Sa connectivité (Wi-Fi et NFC) permet de le relier directement à un smartphone pour partager son selfie (car c’est un peu le but du jeu) sur les réseaux sociaux.

Certains diront qu’avec les 229€ que coute cet appareil, il vaudrait mieux s’acheter un meilleur smartphone. Ils ont en partie raison, mais le S6900 a un zoom 12x, lui…

 

Alors au final, un appareil photo spécial selfie a-t-il du sens en 2014 ?

Oui, car vous ferez de plus beaux selfies que la plupart de vos amis Facebook. Et que vus les prix des smartphones haut-de-gamme capables de faire de belles photos, 229€, ça n’est pas grand chose.

Non, car on imagine mal transporter un appareil photo compact d’une certaine dimension à chaque sortie ou chaque soirée, alors que le selfie est un concept souvent « improvisé ». D’où son succès sur smartphone. Ce qui importe avec le selfie, c’est avant tout le partage en image d’une rencontre, d’un moment ou d’une émotion, et non la qualité de la prise de vue…

Un mois avec la Surface Pro 3 de Microsoft: tablette ou PC?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 septembre 2014 08h32 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Microsoft s’est lancé dans un marché très concurrentiel: celui de constructeur de « tablette » (vous allez comprendre les guillemets) et de smartphone.

S’il a racheté Nokia et ses téléphones Lumia pour devenir un challenger d’Android et d’Apple, Microsoft s’est lancé seul dans le monde des tablettes/ordinateurs.

Et c’est finalement bien logique: qui mieux que celui imagine un système d’exploitation peut concevoir l’appareil supposé l’utiliser de la meilleure des manières ? Le succès des iPhone et iPad a sans doute poussé le créateur de Windows dans cette direction…

Mais ça n’est jamais simple… Même après avoir changé de direction et restructurer ses activités, on ne passe pas aussi facilement du rôle de créateur de système d’exploitation à celui de concepteur d’un produit fini.

 

Du beau matos

Après avoir décliné sa Surface en deux versions (dont une avec Windows RT, qui ne permettait d’installer des programmes qu’à partir du ‘store’, et non des .exe traditionnels), Microsoft rationalise sa gamme et ne propose plus qu’un seul modèle.

Notre exemplaire de test que nous avons utilisé durant 1 mois est le milieu de gamme: processeur Intel Core i5, 128 GB de disque dur SSD, 4 GB de RAM. Son prix est de 999€, ce qui positionne immédiatement la Surface dans la catégorie des ultrabooks, ces ordinateurs ultraportables mais performants.

L’écran est plus grand (12″), mais plus fin (9,1 mm), et ne pèse que 800 grammes.

C’est donc un bel objet, performant et bien pratique couplé à son bon clavier ‘type cover’ (vendu séparément à… 129€), qui peut désormais se replier légèrement sur l’écran pour une meilleure stabilité quand vous l’utilisez sur les genoux. De plus, le pied intégré se plie à présent dans tous les sens: vous trouverez facilement votre position préférée.

 

Une position délicate

Mais à minimum 799€ (processeur i3 et 64GB de stockage, dont une trentaine utilisée par Windows 8.1), on peut difficilement recommander la Surface à ceux qui cherchent une nouvelle tablette. L’iPad dernier cri coute pratiquement la moitié.

Selon la responsable de Microsoft qui nous a présenté la machine, « c’est un ordinateur et une tablette », et on achète donc deux outils en un.

Cet argument est sans doute valable pour les professionnels, qui ont besoin de travailler sur un ordinateur complet sous Windows, mais qui souhaitent également une interface tactile agréable pour le divertissement et certaines tâches professionnelles comme les emails, le calendrier, les démos, etc.

Parmi ces travailleurs modernes, quelques-uns seront ravis de se servir du stylet intelligent fourni. Celui-ci permet notamment de gribouiller des notes ou des croquis assez précisément sur l’application One Note à laquelle il est intimement lié (il suffit d’appuyer sur un de ses boutons pour la lancer).

Pour le grand public, l’argument du ’2 en 1′ tient moins la route. Pour 930 euros (le prix de la Surface la moins chère et du clavier), une famille a tout intérêt à acheter un ordinateur portable classique à 500€ et un iPad à 430€…

 

Conclusion

La Surface Pro 3 de Microsoft est avant tout un très bon ordinateur ultraportable. Son clavier en option, qui inclut désormais une souris tactile (touchpad) d’excellente facture, la transforme en véritable outil de travail, dans toutes les positions envisagées (bureau, genou, avion, lit, etc…). Le tout avec une excellente gestion de l’autonomie.

A configuration égale (i5 et 128 GB), cependant, le MacBook Air d’Apple coute 899€, contre 1.129€ pour la Surface avec clavier. Certes il n’est pas tactile et n’a pas de stylet, mais bon… Microsoft aurait du se retenir de faire une publicité comparative (voir plus bas).

Les clients fortunés (surtout des professionnels) seront sans doute ravis de pouvoir l’utiliser comme une (grande) tablette.

Reste que Windows 8 n’est pas le système d’exploitation rêvé pour une tablette: le magasin d’applications est à des années lumières de celui d’iOS (pour l’iPad). De plus, vous repasserez régulièrement, même sans le vouloir (pour certaines configurations ou applications), sur l’interface traditionnelle du bureau Windows, qui n’est pas du tout conçue pour un usage tactile.

Microsoft fait donc le pari risqué qu’il existe une clientèle prête à mettre le prix pour avoir un ordinateur ultraportable qui puisse devenir une tablette. Au vu du succès des précédents modèles de la Surface, il est probable que le géant du logiciel se trompe. Mais rassurez-vous, ce n’est pas là son business principal. Les Surface sont des vitrines et des porte-drapeaux pour Windows 8, et bientôt Windows 9.

 

Lenco mélange les genres: une enceinte Bluetooth portable qui recharge votre téléphone

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 22 septembre 2014 08h25 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les fabricants d’électronique grand public proposent toujours plus d’enceintes portables.

La plupart d’entre elles fonctionnent donc sur batterie, pour être emmenée partout avec vous et rester à proximité de votre smartphone ou de votre tablette, qui diffusent leur musique via Bluetooth.

Un produit bien pratique mais qui a un gros inconvénient: il vide encore plus vite votre batterie. Tenir une journée devient un challenge, même avec un smartphone tout neuf.

Le produit proposé par Lenco, une marque connue pour ses prix planchers, tente de résoudre le problème.

 

Une autonomie d’une dizaine d’heures

La Grid-7 est une enceinte portable, d’une autonomie d’une dizaine d’heures. Mais qui permet également de recharger la batterie de votre smartphone. Cette autonomie baissera donc de manière inversement proportionnelle à celle de votre téléphone, mais ça vous l’aviez deviné. Il y a un port USB classique auquel vous brancherez votre précieux téléphone, comme s’il s’agissait du petit transformateur.

Côté connectique, c’est assez complet en plus du Bluetooth: lecteur de carte microSD, entrée auxiliaire, sortie casque, NFC (pour lier un smartphone en le touchant).

Une bonne idée de la part de Lenco, mais qui, à 119€, a forcément quelques défauts.

 

Deux bémols

Le premier est l’encombrement: le look est sympa mais l’appareil est plutôt gros (25 x 10 cm) et lourd (1,1 kg). Il est cependant livré avec une bandoulière, qui s’avèrerait indispensable en déplacement car il n’y a pas de poignée.

Le second bémol est la qualité du son. Ça n’a jamais été le point fort de Lenco et cette enceinte ne déroge pas à la règle. Malgré la taille, les basses sont terriblement légères. Et les aigus, pas assez perçants. La voix du chanteur ne se détachera pas. Bref, on ne s’improvise pas mélomane, soyez averti.

Nokia Lumia 930: toujours aussi… Windows Phone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 août 2014 13h03 | Ajouter un commentaire

Robuste, bien fini et bien équipé, l’un des derniers smartphones de l’ère Nokia (désormais englouti par Microsoft) tourne sous Windows Phone 8.1. L’occasion de faire le point sur ce système d’exploitation qui arrive à maturité.

Le Lumia 930 (environ 525€ sur le web) est l’un des dernières smartphones de Nokia, où l’un des premiers de la nouvelle ère de Microsoft Mobile. Le géant américain des logiciels a racheté Nokia pour quelques milliards, et a viré par la même occasion, logique cruelle des « fusion-acquisition », quelques milliers de personnes.

A lire la communication envers la presse, on parle bien d’un smartphone de Microsoft. Même si la marque Nokia est encore présente partout, du téléphone à l’emballage, en passant par les nombreuses applications exclusives de la marque.

Mais on sait qu’il faut quelques mois pour mettre au point un nouveau téléphone. Il faudra sans doute attendre 2015 pour avoir un premier « vrai » smartphone (le nom Lumia devrait rester) de Microsoft Mobile, qui deviendrait le petit cousin de la tablette de la marque, la Surface.

 

Un look inimitable

Alors que tous les constructeurs cherchent à sortir le smartphone le plus fin et le plus léger, Nokia continue de sortir des grosses dalles bien lourdes, de presque 1 cm d’épaisseur (9,8 mm) et pesant 169 grammes.

On est loin des 6,4 mm et des 124 grammes du Huawei Ascend P7, par exemple.

Mais soit, c’est un choix de Nokia, et cela a des avantages: tout d’abord, vu que la finition est toujours aussi parfaite, cela dégage un sentiment de solidité et de robustesse incomparable. On a peur de manipuler un iPhone dernier cri, c’est moins le cas avec le Lumia 930.

Ensuite, cet embonpoint avoué permet de dissimuler une configuration haut-de-gamme (et 32 GB de mémoire interne), un bon capteur photo de 20 MP (qui fait du bon boulot, surtout pour ceux qui aiment zoomer par après et recadrer), une batterie de 2420 mAh (mais qui ne fait pas de miracle: vous ne tiendrez pas deux jours) et le système de charge sans fil Qi (il faut cependant un chargeur non fourni pour en profiter).

 

Windows Phone 8.1: du mieux ?

Le Lumia 930 est également l’occasion de se pencher à nouveau sur Windows Phone, le système d’exploitation de Microsoft qui va fêter son 4e anniversaire l’automne prochain.

La dernière version s’appelle sobrement 8.1. L’OS est plus mûr, et apporte des nouveautés intéressantes: une simple (c’est tout ce qu’on demande) gestion des notifications, des tuiles (la ‘touch’ de Windows Phone) plus « petites » et donc plus modulables (3 colonnes au lieu de 2), un clavier sur lequel votre doigt peut désormais glisser pour écrire.

Ces améliorations comblent un retard avéré, dû au jeune âge, par rapport à iOS et Android, qui se partagent toujours plus de 90% des smartphones vendus dans le monde.

 

Fluide et beau

Il ne manque plus vraiment de fonctionnalités à Windows Phone, et l’interface très originale est vraiment agréable à utiliser. Simple, efficace et surtout, elle offre un écran d’accueil très personnalisable grâce aux tuiles (dynamiques pour certaines) colorées et ayant trois tailles différentes.

Côté fluidité, rien à redire: la config musclée (Snapdragon 800, 2 GB RAM) est plus que ce qu’il n’en faut pour faire tourner l’OS, rapide en toute circonstance, y compris le multitâche.

 

Un problème d’application, encore et toujours…

Il ne reste plus qu’un seul défaut à gommer pour Microsoft: son magasin d’applications, baptisé Market Place, est toujours aussi pauvre. Certes, on a dépassé la barre des 300.000 applications disponibles. Mais il y a beaucoup de bêtises, et il manque des applications essentielles: il n’y a que 6 applications du top 25 de l’App Store qui sont sur le Market Place (analyse de Windows Phone Central en juillet dernier), c’est dire.

YouTube et Snapchat n’ont pas de version officielle ;  les banques belges sont absentes (à part CBC) ;  tous ces objets connectés qui nécessitent une application pour être contrôlés, il faut oublier ; la FIFA n’a pas fait d’application officielle pour la dernière Coupe du Monde (elle est inutile désormais, mais c’est symbolique), Instagram est en bêta, il y a trop de doublons et d’imitations douteuses d’applications célèbres (VLC, Facebook, etc…).

Un dernier problème que Microsoft reconnait ouvertement, expliquant travailler sur « des mises à jour pour clarifier ce problème et supprimer les applications inutiles« .

Evoquons enfin les jeux, qui sont souvent « portés » en version Windows Phone quelques mois après les versions iOS et Android, et pas toujours de la meilleure des manières: mal « optimisés », ils tournent parfois au ralenti ou sollicitent énormément la batterie. Pas de Candy Crush Saga, par exemple, même si la popularité du jeu s’essouffle. Pas de « Simpsons », ni de « Clash of Clans ». Mais cela progresse tout de même, et des titres comme ceux de la saga Angry Birds ont droit à une version Windows Phone dès leur sortie.

 

Conclusion

Le Lumia 930 marque un retour aux sources en matière de design, et rappelle le 920. Epais, costaud et d’une finition irréprochable, il n’est pas le plus discret mais il est très élégant, et dégage une inimitable impression de robustesse.

Tout comme l’OS, Windows Phone 8.1, qui a (encore) gagné en maturité: c’est un modèle de fluidité et d’ergonomie. On a tout le temps envie de le déverrouiller, rien que pour parcourir son écran d’accueil très personnalisé, plein d’informations. Difficile de repasser ensuite à la sobriété lassante de l’interface de l’iPhone, avec sa liste d’icônes passives, dont se contente Apple depuis trop longtemps.

Certes, il manque encore des applications essentielles à un Market Place qui doit s’améliorer, et il est frustrant pour l’utilisateur de voir que la plupart des gros succès sont limités, dans un premier temps, à iOS et Android. Mais ce fossé se résorbe de mois en mois.

A 525€ environ, le Lumia 930 offre des performances de premiers plans, pour un prix inférieur aux modèles haut-de-gamme de Samsung, Apple ou HTC.

 

 

Tomtom GO 5000 : des abonnements à vie, mais un prix élevé

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 19 août 2014 21h56 | Ajouter un commentaire

Tomtom, qui doit faire face à la concurrence acharnée des applications de navigation sur smartphone (y compris la sienne), continue de vendre des GPS « traditionnels ». Connu pour son expertise dans le domaine, le fabricant néerlandais est-il toujours au top ?

Face à une concurrence féroce qui vient des fabricants à bas prix (de qualité moindre mais acceptable par le plus grand nombre) et des applications pour smartphones (certaines sont mêmes gratuites, mais avec de la publicité), Tomtom se casse la tête depuis plusieurs années pour endiguer la chute de son chiffre d’affaire.

L’une des forces de Tomtom, c’est son service d’info-trafic de pointe, qu’il intègre harmonieusement dans son GPS. Sur la droite de l’écran de navigation, on aperçoit une sorte de ligne de parcours, jusqu’à la destination. C’est ce qu’on appelle la « barre de parcours ».

Sur cette ligne apparaissent, entre autre chose et le cas échéant, des bulles rouges avec le nombre de minutes perdues.  Si vous démarrez votre trajet Waterloo – Bruxelles un lundi matin, vous verrez par exemple que « dans 10 km », il y aura « 28 minutes » de perdues à cause d’embouteillages sur une zone de 9 km.

 

Une plus-value indispensable

Et il ne s’agit pas que de vous prévenir. Si les retards deviennent trop importants, le GPS va vous proposer automatiquement un itinéraire alternatif, mais uniquement si celui-ci est plus rapide.

A vous de vérifier, c’est préférable, si le détour proposé en vaut la peine. C’est surtout utile, en réalité, en cas d’accident imprévu, et non aux heures de pointe de la capitale. Vous devez rejoindre Anvers et la E19 est à l’arrêt à cause d’un accident: Tomtom vous préviendra et vous conseillera l’autre route reliant Bruxelles à Anvers, à savoir la A12.

A bien y réfléchir, même si vous connaissez le chemin, il vaut parfois mieux brancher son Tomtom à chaque trajet sur autoroute, toujours dans l’optique d’éviter les mauvaises surprises.

 

Sans abonnement

Au jour le jour, cette fonction trafic devient vite indispensable pour tous ceux qui font qui prennent l’autoroute tous les jours.

Soyons honnête: elle est sans doute le plus gros avantage de ce GO 5000, car il ne faut pas payer d’abonnement de 50€ pour ce service trafic. Tout est compris.

Les appareils moins chers de Tomtom, et les anciens, doivent payer 50€ par an pour les services Live qui incluent le trafic. Mais pas le GO 5000 (299€), le constructeur néerlandais ayant décidé de décliner sa gamme et de vendre (très) chers les modèles avec abonnement à vie.

Les cartes également se mettront à jour à vie sur le GO 5000, ce qui est également un fait à prendre en compte pour ceux qui n’aiment pas devoir payer, après un an, pour que le nouveau rond-point du coin, ou la nouvelle sortie d’autoroute, apparaisse sur son GPS.

 

Quelques défauts

Si la finition de l’appareil, très sobre, est irréprochable, on peut être déçu par la qualité de l’écran, qui n’affiche que 480 x 272 pixels. C’est très peu pour un écran de 5 pouces (13 cm), sachant que les smartphones de cette taille offre souvent le Ful HD (1920 x 1080 pixels). Et surtout, c’est très peu pour un appareil à 299€…

Autre bémol: la fluidité de l’interface. Il y a 4 ans, on se serait contenté de cette latence dans les menus, du manque de réactivité (d’attendre une bonne seconde entre la pression d’une icône et la réaction du GPS). Mais en 2014, Tomtom aurait pu mettre un processeur un peu plus rapide.

 

Conclusion

Le Tomtom GO 5000 est bon GPS, léger, qui démarre rapidement et dont les plus gros avantages sont la gratuité à vie des (indispensables) services de trafic en temps réel, et des cartes.

Vous n’aurez plus ces rappels irritants sur votre GPS, vous incitant à passer à la caisse tous les ans pour mettre à jour une carte ou continuer à utiliser un service.

Ces deux abonnements « gratuits » à vie ne le sont pas vraiment. Car vous payez tout de même 299€ pour un appareil dont l’interface manque cruellement de fluidité, et dont l’écran est de qualité très moyenne. Nous avons même constaté un petit bug graphique récurrent dans l’affichage de certaines consignes (voir photo ci-dessous). Indigne à ce prix…

Si les abonnements offerts à vie ne vous intéressent pas, il y a des modèles de GPS nettement moins chers sur le marché, ou des applications de bonne qualité sur smartphone. Les deux largement en dessous des 100€.

 

La photo du petit bug d’affichage:

 

Test Cogito Classic: une montre connectée qui prend le problème à l’envers

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 août 2014 11h20 | Ajouter un commentaire

Cogito a pris le problème à l’envers en proposant une « smartwatch » originale: c’est avant tout une (belle) montre, mais elle est tout de même connectée, se limitant à de petites icônes d’alertes. Bonne idée ?

Les « smartwatchs », ces montres connectées à votre smartphone et qui commencent (tout doucement) à proposer des fonctionnalités intéressantes, ont un énorme défaut: leur autonomie.

Même les derniers modèles de LG et Samsung doivent être rechargés, au mieux, tous les deux jours. Plutôt gênant: qui a envie d’ajouter un chargeur, un câble et un appareil sur sa table de nuit ?

Ceux que l’autonomie ridicule (pour une montre) dérange peuvent se retourner vers la Cogito. Durée de vie des piles: entre 6 mois et 1 an !

Il s’agit d’une vision différente de la montre connectée, car sa fonction première est d’être… une montre. Aiguilles, mécanisme classique (d’origine japonaise), forme en cercle: Cogito a pris le problème à l’envers en fabriquant d’abord une montre, puis en la dotant de quelques fonctionnalités pour la rendre « smart ».

 

Des icônes

Oubliez le très bel écran OLED et incurvé de la Gear Fit de Samsung: sur votre Cogito, lorsqu’il se passe quelque chose sur votre téléphone, votre montre va vibrer (très légèrement), émettre un bip et une icône va vous indiquer si vous avez reçu un message, un mail, la personne ou le numéro de celui qui vous appelle, l’état de la batterie et le nom de l’événement dans votre calendrier.

Enfin, si la batterie de votre téléphone est sous les 20%, la montre va vous prévenir à intervalle régulier (même s’il est en charge, ce qui est un peu bête).

C’est tout, c’est peu mais… c’est déjà ça.

 

Via une application

Le tout étant, bien entendu, paramétrable, via l’application indispensable « Connected watch » (gratuite). Je vous déconseille d’activer les alertes email, au risque de voir votre montre sonner toute la journée. Il est également possible de mettre la montre en mode « vibreur » uniquement.

Bon à savoir: la nuit, en cas d’alerte (appel ou message, forcément), votre montre va faire du bruit même si votre téléphone est en mode vibreur ou « Ne pas déranger ».

Sachez enfin que l’alerte message rassemble intelligement vos activités SMS, WhatsApp, Facebook Messenger, etc.

 

Des petites options sympas en plus

Votre montre connectée permet de contrôler la musique qui est diffusée sur votre smartphone. Petite remarque: il n’y a que le lecteur de musique intégré d’iOS qui est concerné (pas les autres applications comme Spotify, par exemple).

Envie de prendre une photo à distance, après avoir bien positionné votre smartphone ? Via l’application dédiée « Connected watch », vous pouvez lancer une version très simplifiée de l’appareil photo de votre téléphone. C’est relativement limité: en appuyant sur le bouton coloré, vous prendrez une photo à distance. Il n’est pas possible de prendre une vidéo, par exemple.

Enfin, sachez qu’à part le look, il y a peu de différences entre les modèles « Classic » (179$) et « Pop » (129$). La moins cher ne fait qu’éclairer quatre icônes: appels entrants, SMS, notifications des réseaux sociaux comme Facebook ou WhatsApp, et une dernière pour les évènements et le niveau de la batterie. Elle ne peut pas afficher le nom de l’appelant, par exemple. Toutes les deux peuvent aller sous l’eau.

 

Conclusion

Au final, la Cogito Classic que nous avons essayée plusieurs semaines nous a laissé une bonne impression. Elle a du sens: contrairement aux nouvelles montres connectées de Samsung et LG (nettement plus riches en termes de fonctionnalités), la Cogito ne doit pas être rechargée tous les deux jours. Elle est équipée de deux piles qui ont une autonomie annoncée entre 6 mois et 1 an.

Rien que pour ça, elle mérite le titre de « montre », d’autant plus que son look est soigné et qu’il y a toujours les aiguilles pour vous donner l’heure de manière traditionnelle.

Bien entendu, on se limitera à quelques icônes pour être prévenu de ce qui se passe sur son smartphone connecté. Ce qui, au final, s’avère plutôt inutile, à moins de passer sa journée en déplacement. Et encore: si vous recevez un SMS et que vous êtes dans le métro, vous serez obligé de sortir votre téléphone pour savoir qui a envoyé quoi… Dans l’absolu, savoir qu’on a reçu un SMS n’est d’aucune utilité. Mais bon, c’est une montre et… elle est connectée.

On est donc à l’opposé du concept qui se développe de plus en plus: celui d’Android Wear, un système d’exploitation pour appareil « porté » mis au point par Google. Avec les montres équipées de Samsung et LG, on peut télécharger une liste sans cesse enrichie d’applications : météo, santé, sport, alarmes, WhatsApp, trafic, contrôle vocal, etc… Mais tous les soirs, ou presque, il faudra retirer la montre et la faire charger…

A vous de voir !

Canon PowerShot N100 : l’appareil photo spécial selfie !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 juin 2014 09h50 | Ajouter un commentaire

On vous en parle assez souvent, votre fil d’actualité Facebook ou Twitter en est rempli, et même les Diables Rouges s’y mettent : le fameux selfie.

Vous avez besoin d’une définition (vraiment?) : pour faire simple, c’est un autoportrait à bout de bras, réalisé avec l’appareil photo d’un smartphone.

 

Les fabricants d’appareil photo s’y mettent !

Alors qu’on pensait le selfie limité aux téléphones, les voilà qui débarquent, sous une forme légèrement différente il est vrai, dans les rayons des spécialistes de la photographie, dont ceux de Canon, éternel rival de Nikon.

Rassurez-vous : le PowerShot N100 est avant tout un appareil photo compact milieu de gamme (349€), doté d’un zoom 5x à l’avant et de modes de prises de vue (uniquement) automatiques.

 

Un capteur… à l’arrière

Samsung avait intégré sur un de ses modèles, il y a quelques années, un mini écran sur la face avant de l’appareil, ce qui permettait de cadrer (un peu) mieux les autoportraits.

Canon prend le problème dans l’autre sens, si l’on veut : il a ajouté un capteur sur la face arrière de l’appareil. Selon le communiqué de presse, l’idée est « d’enregistrer simultanément les émotions du photographe et du sujet ».

 

Comment ça marche ?

L’appareil photo est équipé d’un sélecteur inédit, qui permet de prendre deux photos en même temps : celle du paysage que vous venez de cadrer de manière traditionnelle, avec le bel écran Full HD ; mais également, et c’est là que le selfie nous rattrape, une photo de votre tête au moment ou vous prenez le cliché.

L’appareil ajoute ensuite votre petite tête dans le coin supérieur droit de la photo. Vous l’aurez compris : il vaut mieux éviter la grimace genre « ébloui par le soleil » ou « est-ce que j’ai bien cadré, je ne suis pas sûr de comprendre ?»

Un autre mode enregistre une petit vidéo de votre tête durant les quelques secondes que durent la prise de vue (mise au point, déclenchement, etc). Cette option nous semble un peu tirée par les cheveux…

 

Conclusion

Le Canon PowerShot N100 surfe de manière plutôt originale sur la vague du selfie. Le résultat est plutôt amusant. Nous l’avons testé lors de la rencontre Belgique-Tunisie, où il prend tout son sens : une photo du terrain et du stade, avec dans un coin, votre petite bouille ravie de supporter les Diables.

Cette idée du « dual shot » existe au travers de plusieurs applications pour smartphone, comme la « belge » Frontback. Moins narcissique que le « selfie » traditionnel, ce principe de mettre deux photos en une permet surtout de raconter une histoire. « J’ai été voir les Diables Rouges au stade, regardez comme ils sont beaux. Mais en plus, moi, je me suis bien amusé« …

Rassurez-vous: il ne s’agit que d’un « mode » pour ce compact à la finition exemplaire. Le N100 peut tout aussi bien faire office d’appareil photo traditionnel doté des dernières fonctionnalités, et il fera tout aussi bien son job. Son prix devrait tourner aux alentours des 349€, prix de lancement.

 

50 tables de kicker contrôlées avec une application Facebook: « On nous a pris pour des fous »

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 13 juin 2014 13h35 | Ajouter un commentaire

Ils sont fous, ces Allemands ! Une agence de pub a mis au point une compétition de kickers qui se contrôlent à distance, via Facebook. 50 tables se trouvent dans un hangar à Francfort. On a été jeté un oeil…

Il est probable que vous en ayez déjà marre qu’on vous serve de la Coupe du Monde à toutes les sauces…

Mais ce que nous avons pu visiter ce mercredi 11 juin, à la veille du coup d’envoi de l’évènement sportif le plus regardé au monde, n’y est que lointainement lié. Or, il devrait intéresser tous les amateurs de nouvelles technologie et de réseaux sociaux.

Un tournoi international de « kicker » (vous allez comprendre les guillemets), qui se joue via…. Facebook. A la clé ? Quelques cadeaux pour les participants, et pour la nation victorieuse de la finale, « on ne sait pas encore, mais il y aura quelque chose », nous a promis Sarah Thomas, responsable Facebook du groupe Lidl, commanditaire de ce projet complètement fou.

 

Comment ça marche ?

Dans un hangar perdu au milieu d’un vieux zoning industriel de Francfort, on trouve 50 petites tables de kicker, divisées en deux parties. Chacune d’elles est un espace de tir au but, façon penalty (un tireur, un gardien, un goal et un ballon, donc).

Ces tables sont des concentrés de mécaniques et de nouvelles technologies. Caméras, bras articulés, modem, tableau électrique… Il y a tout ce qui faut pour permettre aux fans de la page Facebook du géant allemand de la grande distribution de s’affronter à distance, via le réseau social.

 

Pas vraiment un kicker un direct

Un duel se résume à trois penaltys par joueur, tour-à-tour gardien puis buteur. Le contrôle est forcément limité, « et se base sur un penalty dans FIFA 14 » (un jeu vidéo de football sur console), nous a expliqué Dominik Heinrich, le responsable de ce projet, travaillant pour une célèbre agence internationale de publicité.

En gros : vous cliquez au bon moment pour choisir la direction, et ensuite pour la puissance de la frappe. Votre adversaire en fait autant avec la direction du plongeon, et sa rapidité. « C’est donc surtout de la chance », reconnaissent volontiers les concepteurs.

 

Tout est automatique

Il n’y a aucune intervention humaine, mais la scène du penalty est bien réelle. Tout est automatisé, y compris la vidéo filmée en direct, et qui est montrée aux opposants quelques secondes plus tard.

Le hangar de Francfort cliquote donc dans tous les sens, mais le bruit des cinquante tables de kicker est contenu, car limité à des petits bonshommes qui touchent (assez mollement) une balle en plastique. Une scène assez surréaliste, à vrai dire…

 

8 mois de travail

L’agence de pub et ses créatifs ont bien bossé entre le début du projet (novembre 2013) et son lancement (juin 2014).

« Au début, on était environ 6, pour créer le prototype et le montrer à Lidl. Ensuite pour la production en série, 54 personnes ont bossé pendant plusieurs mois. C’est un projet d’envergure ».

Un gros projet, mais surtout un concept unique. Fou, d’accord, mais unique en son genre…

 

Tout ça pour une campagne Facebook

Le marketing a bien changé, diront certains. En effet, consacrer un tel budget (les chiffres ne sont pas dévoilés) pour amuser les fans d’une page Facebook, c’est clairement une première dans le monde de la grande distribution.

« Le but n’est pas de gagner encore plus de fans », explique Sarah Thomas, qui est tout de même très fière de nous annoncer que le cap est 11 millions (sur 23 pays) est atteint. « C’est de les fidéliser, de les divertir ».

 

Étonnant de la part de Lidl ?

Une ambition qui peut étonner, vue de Belgique, où Lidl a (de moins en moins) une image « discount » qui n’a rien à faire, a priori, avec une campagne à plus d’un million d’euros.

« Ce n’est pas pour autant que nos prix vont augmenter », nous garantit-on du côté de Lidl Belgique. « On a de bonnes parts de marché, qui permettent d’investir dans d’autres domaines, comme le marketing et la communication », nous a expliqué Julien Wathieu, porte-parole.

Logitech Powershell: faut-il craquer pour cette manette iPhone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Mobilité , le 28 mai 2014 18h06 | Ajouter un commentaire

Depuis la sortie d’iOS 7, la dernière version de l’interface des iPhone et iPad, il est possible d’y connecter une manette de jeu. Mais cela en vaut-il la peine ?

Les accessoires pour iPhone ont toujours été un marché très juteux. La raison principale: le grand nombre d’appareils présents dans le monde entier, et surtout une continuité dans le design sur deux générations.

Les iPhone 4 et 4S (depuis 2010) ont gardé un format similaire sur deux ans, et Apple continue d’en construire et d’en vendre. Il en existe donc des dizaines de millions sur terre.

 

5 et 5S, le nouveau duo gagnant

Les iPhone 5 et 5S (le modèle actuel) ont également des mensurations identiques, ce qui a ouvert la voie pour une nouvelle génération de housse, coque, station d’accueils, réveil, etc…

La concurrence change de format et de design à chaque génération: il suffit de voir les Samsung Galaxy S 2, 3, 4 et 5 depuis quatre ans. Ce qui est moins encourageant pour les fabricants d’accessoires, qui en produisent en quantité moindre, et donc à des prix plus élevés.

 

Powershell pour iPhone 5/5S

Il n’y a donc logiquement que pour l’iPhone 5/5S que des fabricants ont osé commercialiser une « coque batterie et manette de jeu ». Nous avons testé le Powershell Controller + Battery du suisse Logitech, spécialisé dans les accessoires.

Il faut la voir comme une manette de jeu pour iPhone (à partir de iOS7), dans laquelle vous devrez d’ailleurs insérer le smartphone. Elle a une batterie intégrée pour recharger durant un certain temps votre iPhone.

 

Maniabilité à revoir

L’idée de Logitech est bonne, mais il faudra sans doute attendre la prochaine génération pour corriger quelques défauts. A commencer par la maniabilité. Le curseur doit être enfoncé avec une certaine force pour agir, ce qui peut être gênant dans certains jeux.

De plus, il manque cruellement un « stick » comme sur les manettes de PlayStation et Xbox. C’est dommage, surtout pour les jeux en ’3D’ comme GTA San Andreas.

 

Pas assez de jeu

L’autre problème de cette manette est le manque de jeux compatibles. Mais ça n’est pas de la faute de Logitech.

Les développeurs ne prennent pas forcément la peine d’inclure cette option dans leur jeu, sans doute parce qu’il n’y a pas encore beaucoup de manettes sur le marché. Bref, c’est l’histoire de l’œuf et de la poule…

On retrouve tout de même une centaine de titres sur cette page: http://gaming.logitech.com/fr-fr/microsite/powershell-game-list, parmi lesquels GTA San Andreas et Sonic. Mais c’est trop peu…

 

Conclusion

La meilleure chose à savoir sur cette manette de Logitech, baptisée Powershell Controller + Battery, est que son prix a fortement baissé depuis son lancement il y a quelques mois, à cause des défauts qu’on vient d’avancer.

Du coup, à environ 50€ sur Amazon, ça devient une bonne affaire, ne fut-ce que pour sa batterie de secours intégrée.

La concurrence est plutôt limitée: la Moga Ace Power coûte 99€.

 

Samsung Galaxy S5 + Gear Fit: le couple idéal ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 14 mai 2014 14h05 | Ajouter un commentaire

Vous avez déjà tout lu et entendu sur le Samsung Galaxy S5, le dernier « porte-drapeau » du constructeur coréen, qui sort chaque année un nouveau smartphone haut-de-gamme. Le design n’a pas tellement changé, mais l’interface colorée est rafraichissante, les menus d’Android bien aménagés, et la fluidité sans faille, grâce à un moteur bien puissant.

En 2014, Samsung a consacré « son petit plus » à la santé, équipant son téléphone d’un capteur de rythme cardiaque et d’une application S Health enrichie. Mais c’est surtout couplé à sa dernière « smartwatch » (appelée Gear Fit) que le S5 devient un vrai compagnon de route. On a testé durant deux semaines l’alliance ultime des geeks et/ou des fans de « santé électronique ».

 

Gear Fit combine, et ça c’est malin

Gear Fit est sans doute le modèle de « smartwatch » le plus abouti. Car contrairement aux autres modèles, qui doivent choisir entre « écran déporté pour smartphone » ou « bracelet d’activité », la Gear Fit s’offre le luxe de faire les deux.

De plus, esthétiquement, c’est une réussite: la montre très rectangulaire affiche des informations colorées sur un bel écran incurvé de 4,67 cm de diagonale, le design est élégant et discret, le bracelet interchangeable et confortable… Du beau travail.

La montre se réveille et affiche l’heure, la date et la météo sur son écran d’accueil, dès que vous levez le poignet, ou lorsque vous appuyez sur l’unique bouton, situé sur la tranche.

A vous de définir le sens de l’affichage, en mode portrait ou paysage.

 

Une montre connectée

Comme les montres de Sony, par exemple, elle permet de savoir ce qu’il se passe sur le smartphone Samsung (Galaxy S ou Note) auquel elle est reliée de manière permanente en Bluetooth, et d’en prendre (un peu) le contrôle. A vous de configurer les notifications qui vous intéressent, via l’application « Gear Fit Manager ».

Par défaut, il y a les appels entrants (décliner l’appel ou envoyer un SMS prédéfini), les alarmes et les rendez-vous. Ces notifications vibrent légèrement au poignet, s’affichent et font un petit bruit. Pas mal pour les SMS également, que vous pouvez lire, et auxquels à nouveau, vous pouvez répondre par un message prédéfini (impossible d’écrire quoi que ce soit).

Le reste, c’est à vous de voir, mais je vous déconseille d’activer trop de notifications, car vous n’avez certainement pas envie que votre poignet vibre à chaque mail reçu ou à chaque notification Facebook.

Deux autres options sympathiques à l’usage: le contrôle multimédia du smartphone (chanson suivante ou précédente, réglage du volume), et « Localisez mon téléphone » (qui lance une musique sur l’appareil, et allume la torche), au cas ou vous ne le retrouvez plus.

 

La santé, c’est important

La partie « Gear » bouclée, passons à la partie « Fit ». Il s’agit, vous l’avez compris, du moniteur d’activité. Marchez-vous assez ? Dormez-vous bien ? Avez-vous envie qu’on vous encourage à faire des exercices, tout en surveillant votre rythme cardiaque ?

Si les réponses à ces questions sont plutôt « Oui », alors la Gear Fit peut vous intéresser. Elle fonctionne idéalement en symbiose avec l’application S Health (qui veut dire Santé en anglais), qui se chargera de rassembler et d’afficher toutes les données collectées par la montre.

Cette application de Samsung va au-delà des statistiques: vous pouvez enregistrer vos apports caloriques, en indiquant ce que vous avez mangé via une base de données. L’écran d’accueil de l’application, ensuite, indique les calories dépensées et celles ingurgitées. Dans le cadre d’un régime, cela peut servir, et surtout motiver.

 

Un podomètre, mais pas que

Revenons à la Gear Fit: lorsque vous la mettez pour la première fois à votre poignet, il faut lancer le podomètre, qui va ensuite compter tous vos pas. Sur la montre, vous pouvez consulter ce nombre, pour voir où vous en êtes, ou consulter l’historique (nombre de pas par jour).

C’est également sur celle-ci que vous lancerez vos « exercices ». Vous avez le choix entre « Course », « Marche », « Vélo » et « Randonnée », ces deux derniers modes sollicitant également le GPS du smartphone Samsung connecté.

Le cardiofréquencemètre intégré prend ici tout son sens. Il indique votre rythme cardiaque en direct, et si vous optez pour l’option « automatique », il vous indiquera, tenant compte de vos données physiques préalablement enregistrées, si vous devez augmenter ou diminuer votre effort.

Enfin, l’option sommeil, à déclencher quand vous sentez que vous allez vous endormir, vous donne, au réveil, quelques informations sur la nuit que vous venez de passer. Le nombre d’heures (facile vu que vous arrêtez le mode sommeil à la main), mais également votre activité durant la nuit. En gros, cela vous donne le nombre de minutes durant lesquelles vous étiez « agité », et donc quand vous avez bougé les bras. Pas d’une grande utilité, finalement. Il aurait fallu ajouter d’autre mesures, comme le rythme cardiaque, pour analyser plus finement la chose.

 

Conclusion

Contrairement à 2013, où le Galaxy S4 avait mis l’accent sur des gadgets à la limite du ridicule (souvenez-vous du défilement automatique en suivant le mouvement des yeux), Samsung a intégré dans son nouveau porte-drapeau la notion de « Santé ». C’est tout de même un peu plus utile.

Il s’agit à nouveau d’une tendance que Samsung ne fait que suivre, mais le géant coréen le fait bien, grâce à une application « S Health » simple mais efficace. Sachez que le Galaxy S5 permet, lui aussi, de mesurer votre rythme cardiaque grâce à un capteur situé sur le dos de l’appareil, rendant la manœuvre parfois délicate.

« S Health » prend tout son sens si vous achetez également la « Gear Fit » du constructeur. En plus d’être un petit écran de contrôle déporté pour votre smartphone (vous pourrez parcourir les notifications, par exemple), c’est un moniteur de vos activités physiques.

Certes, il y a des défauts: il faut recharger un appareil de plus, tous les deux ou trois jours; le prix (199€) est assez élevé; et la montre épuise (un peu) la batterie du smartphone car elle est reliée en Bluetooth en permanence.

On peut également se poser des questions sur l’intérêt, au-delà de l’aspect geek/gadget, d’avoir un compte-rendu détaillé du nombre de pas effectués, du fait que vous ayez bougé durant le sommeil, etc. C’est la tendance du « quantified self »: se mesurer en permanence. Pourquoi pas ?

Mais soyons clair: la Samsung Gear Fit est actuellement le seul modèle qui combine le bracelet d’activité et la montre connectée. Et il le fait très bien.