Voici le premier smartphone 5G qui sera lancé en Europe

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 décembre 2018 07h19 | Ajouter un commentaire

Le patron de OnePlus, Pete Lau, a annoncé mercredi soir que la fabricant sera le premier à lancer un smartphone 5G grand public en Europe. Pas en Belgique, hélas: il fera d’abord son entrée sur le marché britannique, où l’opérateur N.1 va déployer progressivement son réseau de nouvelle génération.

Celui qui devrait s’appeler le OnePlus 7 sera propulsé par la nouvelle plateforme mobile haut de gamme de Qualcomm, le Snapdragon 855, qui jouera un rôle crucial car ces puces contiennent un tas de choses, désormais, dont le « modem » 5G. Le OnePlus 7 sortira en 2019, probablement au printemps si le constructeur chinois reste sur une logique de deux smartphones par an.

Cette annonce a été faite lors d’un sommet de Qualcomm par rapport à sa technologie Snapdragon, qui anime une grande partie des smartphones Android dans le monde.

Fallout 76: le multijoueur imposé dans le célèbre jeu vidéo post-apocalyptique

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 23 novembre 2018 16h23 | Ajouter un commentaire

Je vous préviens tout de suite: Fallout est tout simplement mon jeu vidéo préféré, depuis 20 ans. Fallout, c’est la plus connue des franchises de jeu vidéo post-apocalyptique. Elle a même inventé le concept en 1997, tandis qu’à l’époque, il s’agissait d’un jeu de rôle en 2D isométrique. Les graphismes n’étaient pas terribles: c’est l’ambiance qui comptait, les décors nucléaires, les personnages et animaux atypiques…

Avec Fallout 3, en 2008, les nouveaux éditeurs (Bethesda) se lancent dans le FPS (vue de tir à la première personne). Un pari risqué mais qui fait mouche, car si le style change, l’ambiance reste très fidèle à l’esprit original, et la mayonnaise prend. Fallout 4 va dans le même sens en 2015, mais avec des graphismes nouvelle génération (pour Xbox One et PlayStation 4).

Dès lors, on attendait un Fallout 5. Mais il faut se contenter de Fallout 76, qui ose imposer (oui, imposer…) un mode multijoueur.

Pas vraiment multijoueur, pas vraiment solo

Certes, l’idée de parcourir les terres désolées des Appalaches (on est en Virginie Occidentale, dans les Etats-Unis en 2102) avec des amis peut être amusante.

Hélas, les mécanismes multi-joueurs sont limités, et on peut tout-à-fait terminer le jeu en mode solo – même s’il faut un abonnement Xbox Gold (ou l’équivalent PlayStation) pour lancer le jeu. D’ailleurs, il n’y a pas vraiment d’intérêt à se grouper, à part pour finir certaines quêtes plus facilement.

Ce qui me fait dire que Fallout 76 est finalement un genre d’extension, une option multijoueur de Fallout 4 dont il garde la majorité du gameplay et de l’interface (avec ses défauts).

Personnellement, la solitude fait partie de Fallout. Se sentir seul et perdu dans un monde dévasté, et devoir s’en sortir à tout prix, c’est ce qui est le plus jouissif dans la franchise. Je me suis joint à un groupe, mais chacun évolue où il veut sur la carte, et partage son inventaire. Je préfère me débrouiller tout seul…

Du craft omniprésent

Fallout 76 impose également davantage le craft, c’est-à-dire le fait de construire et réparer des objets (armes, armures, bâtiments). Il faut pour cela sans cesse récupérer plein de bibelots, qu’il faut ensuite recycler dans un établi pour en extraire la matière première.

Le joueur doit y consacrer beaucoup trop de temps à mon goût, car sa capacité à transporter du matériel est limitée…

Mais c’est indispensable, car vos armes et armures tombent en rade assez vite. C’était déjà le cas pour les armures dans Fallout 4, mais pas les armes. Celles-ci s’abiment souvent de manière injustifiée dans Fallout 76, après une seule baston. Et j’ai déjà laissé tomber des bons flingues tellement j’en avais marre de les réparer…

Des bons côtés, tout de même

Heureusement, le monde ouvert de Fallout 76 est vaste, riche et beau. Les décors sont variés (voir une petite partie de la carte ci-dessus), les ambiances changeantes, les ennemis plus moches les uns que les autres. Comme dans Fallout 4, il existe d’innombrables missions secondaires très riches, qui n’ont souvent rien à voir avec la quête principale (dont on ne vous révélera rien, mais elle est assez classique).

Grosse particularité: il n’y a plus de personnages non joueurs. C’est-à-dire qu’à part vos amis et des quidams croisés par ci, par là, vous n’échangerez pas avec d’autres humains. Il y a certes des robots, des messages, un tas de quêtes liées à l’histoire de la région, mais jamais des missions où il faut interagir, tuer ou communiquer avec d’autres personnages plus ou moins humains, comme dans Fallout 4.

Finalement, Fallout 76 est un monde post-apocalyptique avec plein de goules, monstres et animaux bizarres, mais les seuls survivants « humains », ce sont ceux de l’abri 76 que vous quittez en début de partie. C’est-à-dire vous, et les autres joueurs du serveur sur lequel vous jouez… N’essayez pas de les tuer, vous perdrez du temps et deviendrez une cible à abattre.

Conclusion

En conclusion, je suis un peu déçu par Fallout 76, qui n’est ni multijoueur (c’est pourtant un mode imposé), ni solo (mais on peut terminer sans se joindre à un groupe). J’aurais largement préféré un mode solo basique, mais je suis sans doute un peu trop vieux jeu…

Certes, l’ambiance est toujours là, et les décors aussi. On se plait à traîner dans les terres désolées où des guerres nucléaires ont transformé à jamais le monde. Mais les nombreuses contraintes (multijoueur, craft, pas de personnage non joueur) n’améliorent pas du tout la franchise mythique.

J’ai hâte de retrouver dans Fallout 5 une vision plus classique du jeu…

Pour un avis plus complet et éclairé, voici celui de la référence JeuxVideo.com :

Envoyez du Wi-Fi dans tous les coins de votre maison grâce à la technologie « mesh »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 novembre 2018 15h39 | Ajouter un commentaire

Comme la plupart des foyers, le vôtre est sans doute équipé d’un modem/routeur qui amène internet chez vous, et qui le diffuse via des ports réseau et le Wi-Fi.

Mais si vous possédez une maison, il est fort probable que dans certaines zones, il n’y ait pas ou peu de signal. Impossible pour un enfant de travailler correctement sur un ordinateur dans sa chambre, ou pour vous de regarder un film sur Netflix dans le lit, via une tablette. De plus, avec l’augmentation des produits connectés dans une maison, avoir du Wi-Fi partout est devenu indispensable.

Jusqu’à présent, il existait des solutions comme le CPL (courant porteur en ligne), qui, via des boitiers placés sur des prises de courant, se servent du réseau de câble électrique présent dans toutes les maisons pour envoyer du réseau partout. Mais cette solution manque souvent de stabilité et de fiabilité, et si le boitier en question est équipé de Wi-Fi, il émet son propre « réseau », différent du principal (le smartphone ou l’ordinateur doit alors passer de l’un à l’autre).

Maillez votre maison

C’est pourquoi la technologie « mesh » (maille en anglais) est en train de faciliter grandement les choses. Son principe de base, c’est d’utiliser tous les émetteurs de signal ou de réseau, et de les fusionner dans un même réseau. C’est principalement du travail logiciel au sein des routeurs et des répéteurs Wi-Fi, mais ça fonctionne drôlement bien.

Pour faire le test, on a pris un répéteur de chez AVM, le fabricant allemand de matériel de réseau est une référence au niveau de la qualité de fabrication de ses appareils et des logiciels qui y sont intégrés.

Il s’agit en particulier du Fritz!WLAN Repeater 1750E (99€), mais d’autres modèles et d’autres marques utilisent la même technologie.

Installation simple, utilisation transparente

La meilleur technologie est la plus simple, la plus invisible. Le principe du mesh, c’est ça. Et avec le répéteur Wi-Fi d’AVM, c’est un jeu d’enfant. Il suffit de brancher le boitier dans une prise électrique à mi-distance entre le routeur (comme la Bbox 3 de Proximus) et la zone à couvrir. Idéalement, sur le palier de l’étage d’une maison.

Ensuite, vous appuyez sur le bouton de connexion WPS du boitier, et endéans les deux minutes, sur le même bouton WPS situé sur le routeur. Et c’est fait. Sans vous en rendre compte, et sans devoir reconfigurer tout le matériel en le liant à un nouveau réseau, vous avez étendu le Wi-Fi à toute votre maison. Le boitier utilise donc les mêmes SSID (identité de réseau sans-fil), et s’il y en a deux (comme sur les Bbox, un pour le 2.4 GHz et un pour le 5GHz), il va les mixer au mieux pour aller chercher le réseau sur le routeur, tout en le diffusant vers les appareils à connecter.

Particulièrement performant, le Repeater 1750E élargit la portée du réseau local sans fil dans la bande des 5 GHz avec des vitesses pouvant théoriquement atteindre les 1300 Mbit/s (450 Mbit/s pour la bande des 2.4 GHz).

Un port Gigabit sous le capot

Pour plus d’options, il est toujours possible, via le navigateur d’un appareil connecté au boitier avec ou sans fil, d’aller sur http://fritz.repeater afin de configurer, ou de comprendre le « maillage » de votre maison.

Sachez que sous le Repeater 1750E, il y a un port réseau Gigabit, ce qui signifie que vous pouvez brancher un ordinateur, un décodeur ou tout ce qui a besoin d’une bonne connexion câblée.

Bref, c’est simple, on ne se rend pas compte de grand-chose mais ça fonctionne: plus de problème de Wi-Fi…

Que vaut le dernier smartphone de Wiko, spécialiste « français » de l’entrée de gamme ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 9 novembre 2018 13h15 | Ajouter un commentaire

On vous le répète assez souvent, le marché du smartphone est impitoyable. A part Apple qui  accapare l’écrasante majorité des bénéfices grâce à ses iPhone ultrapopulaires (et chers…), Samsung qui est présent depuis très longtemps avec une solide force de frappe commerciale, et Huawei qui ne cesse de conquérir des parts des marché, très peu d’entreprises parviennent à gagner beaucoup d’argent.

Pour y arriver, elles doivent jouer sur les prix, réduire leur marge et miser sur le nombre d’appareils écoulés, tout en étant innovantes en matière de marketing. OnePlus est certainement le meilleur exemple en la matière, on vient d’en parler lors de la sortie du 6T.

D’autres acteurs dits pure player (dont le smartphone est l’unique ou principal objet) parviennent, difficilement parfois, à tirer leur épingle du jeu. Et l’un d’eux est basé à Marseille : Wiko. Rappelons cependant que l’entreprise française est contrôlée à 100% par Tinno, une société chinoise qui lui fabrique ses smartphones.

Depuis toujours, Wiko vise l’entrée et le début du milieu de gamme. La stratégie est théoriquement de monter en gamme, mais c’est très compliqué et la marque reste principalement présente sous la barre des 200€.

Quoi de neuf avec le View 2 Plus ?

Wiko a soigné le look de son View 2 Plus, un appareil vendu 249€ en Belgique. Le dos est en plastique imitation verre poli, et l’effet est assez réussi en gris. La finition est bonne et on a l’impression de tenir un objet solide, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Wiko. Seul hic: le port microUSB, qui en 2018 est devenu assez rare (pas de charge ni de transfert de données rapide, non réversible…).

L’écran d’environ 6″ avec encoche occupe une belle partie de la face avant. Il n’est hélas que HD, c’est-à-dire qu’il a une résolution de seulement 1512 x 720 pixels, ce qui peut se ressentir sur un smartphone de cette taille (on « voit » parfois les pixels).

Bon point: le stockage de 64 GB, la puce Snapdragon 450 épaulée par 4 GB de RAM, la batterie de 4.000 mAh. Tout ça assure un fonctionnement correct au quotidien et une autonomie d’environ deux jours.

Les photos sont toujours le point faible des appareils dans cette gamme de prix, et le View 2 Plus ne déroge pas à la règle. Il est cependant possible de réussir des effets ‘bokeh’ sans trop de souci pour faire de beaux portraits. Pour le reste, de jour, les photos sont agréables, mais dès qu’il fait un peu sombre, on perd nettement en qualité.

En conclusion, faut-il craquer pour le View 2 Plus ? Tout est une question de priorité. Dans cette gamme de prix, il faut accepter les concessions. Celles de Wiko ne sont pas liées à la performance ni au stockage (64 GB, c’est confortable) mais plutôt à l’écran, à l’usage de plastique et à l’absence d’un port USB Type-C (il faut se contenter d’un microUSB).

Logitech Craft: pourquoi mettre 199€ dans un clavier ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 23 octobre 2018 13h57 | Ajouter un commentaire

L’accessoiriste suisse Logitech, qui utilise désormais la marque ‘logi’ pour son matériel de bureau, a sorti il y a quelques mois le Craft. Un ovni dans le petit monde des claviers sans-fil, un accessoire devenu très pratique car il évite les câbles sur le bureau et n’a besoin que de très peu d’énergie (deux piles = plusieurs années).

Pourquoi un ovni ? Car il coûte 199€ à la base, ce qui est déjà rare pour un clavier. Ce prix élevé a pour cause une finition en aluminium impeccable. On est sur du très haut-de-gamme: le Craft est lourd, bien assemblé, discret. Son look est résolument moderne: aucun problème pour le laisser sur le bureau en permanence, ni pour travailler dans la pénombre car il est rétroéclairé. De plus, il est très silencieux: les touches incurvées très fines s’enfoncent délicatement, c’est agréable pour l’oreille et confortables pour les doigts. Comptez également sur un clavier complet, avec pavé numérique et espace pour les flèches du curseur. Une belle largeur, donc, pour un espace de travail idéal. Sachez également qu’il se connecte en Bluetooth (jusqu’à 3 appareils peuvent être enregistrés) ou via le récepteur USB propre à Logitech (Unifying) inclus. Il est équipé d’une batterie rechargeable par via un câble USB Type-C fourni.

L’autre caractéristique du Craft, c’est la molette « cliquable » située sur le coin supérieur du clavier. Par défaut, elle va régler le volume Windows, ce qui n’est pas terriblement utile sachant qu’il y a des touches pour ça. Mais si vous utilisez l’application Logitech Options (144 MB tout de même), vous pouvez assigner à cette molette toute une série de commandes liées à certains logiciels. La suite Office (Word, Excel, PowerPoint) est concernée, mais ça n’est pas toujours très utile. Par exemple, sous Word, vous pourrez agrandir du texte sélectionné ou changer de police. Le plus intéressant est dans la suite de logiciel de création graphique d’Adobe: Photoshop, Illustrator, InDesign et Premiere Pro (dans leur version CC uniquement). La molette peut être assignée au zoom/dézoom, ce qui est sans doute le plus pratique, car sollicité régulièrement. Elle peut également, en fonction du contexte, modifier la luminosité, la taille de l’image, l’opacité, la taille du texte, etc. C’est pratique mais pas indispensable car dans ces quelques logiciels, il y a de multiples manières/raccourcis pour arriver à un même résultat. Cependant, ça aidera certains d’entre nous à gagner un peu de temps au jour le jour… Notez que d’autres logiciels pourront en profiter à l’avenir, car il y a un kit de développement disponible.

Nos conclusions sur le Craft de Logitech sont mitigées. Il est certes très design mais 199€, c’est une belle somme pour ce qui reste un clavier sans fil. La molette est originale mais elle nécessite l’installation d’un logiciel pour la configurer, et peut s’avérer utile sur un nombre limité d’applications (surtout la suite créative d’Adobe mais uniquement en version CC). Le Craft a du sens pour les graphistes ou ceux qui font de la retouche d’images et qui gagneront du temps. Pour les autres, c’est un peu cher, mais c’est très « exclusif »…

Tomb Raider est de retour : Lara Croft perd son décolleté, et c’est une très bonne chose

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 17 octobre 2018 19h04 | Ajouter un commentaire

Les #MeToo et #BalanceTonPorc ont eu des conséquences plutôt inattendues : les concepteurs du jeu vidéo Tomb Raider ont rhabillé Lara Croft, la célèbre aventurière connue pour ses tenues très moulantes et son décolleté qui n’a rien à faire dans un jeu d’action.

C’est une très bonne chose, d’autant plus que le jeu gagne encore en intensité et en beauté. Résumons rapidement : il y a quelques années, il y a eu un énième ‘reboot’ de la série. Une nouvelle trilogie débutait et se concentrait sur les origines de Lara Croft, sa jeunesse si on veut.

Après une île asiatique pleine de tempêtes, le grand froid et ses gardes immortels, Lara débute le dernier chapitre en Amérique du Sud, au Pérou, dans la jungle.

Ne vous attendez pas à une révolution dans le gameplay, car l’éditeur ne fait que l’affiner au fil des trois épisodes. Heureusement, celui-ci est diablement efficace, que ce soit dans les déplacements de Lara ou dans ses innombrables tueries de vilains mercenaires.

Le style ne change pas, mais il est propre aux jeux d’aventure modernes : Lara trouve un site historique bien caché, elle y dérobe malgré elle un objet précieux et puis, c’est le bordel.

Shadow of the Tomb Raider est cependant l’épisode le plus sombre de la série, car la plus célèbre des héroïnes de jeu vidéo provoque des cataclysmes, et c’est un peu de sa faute… Elle doit venir à bout du Docteur Dominguez, chef des Trinitaires, un genre de secte qui est l’ennemi fil-rouge de la trilogie.

Un savant changement de rythme

La nouvelle trilogie commencée en 2014 apportait une nouveauté : Lara devait survivre dans des environnements hostiles, explorer, découvrir. C’est un peu comme une trame parallèle à la quête principale (souvent, sauver le monde…), et qui amène un rythme différent, plus lent, mais très bien géré.

Avec son arc à flèche, Lara Croft doit tuer des animaux pour pouvoir se créer des tenues, débloquer des options d’armes, etc… Selon ses envies, le joueur va y consacrer beaucoup de temps pour également trouver tous les défis annexes (des ‘tombeaux’), ou zapper cette partie pour se plonger dans l’action.

C’est tellement beau que la magie opère à nouveau

Des phases de jeu plus traditionnelles qui sont assez nombreuses et très dynamiques. Et même si, comme on l’a dit, on évolue dans une thématique archi-connue, le jeu est tellement beau, les plans et les paysages tellement soignés, la bande sonore tellement adéquate, qu’on est happé par ce troisième opus de l’ère moderne de Tomb Raider, et qu’on ne veut plus éteindre la console.

Donc oui, Lara Croft est plus habillée qu’auparavant, mais c’est tout-à-fait normal et ça ne lui donne que plus de crédit en tant que jeune aventurière incroyablement courageuse et endurante.

Disponible sur PS4, Xbox One et PC pour environ 50€.

Samsung en tête de la course aux capteurs photo: il y en a QUATRE sur le dos du Galaxy A9

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 octobre 2018 08h28 | Ajouter un commentaire

Samsung est pour l'instant en tête de la course aux capteurs photos: il y en a QUATRE sur le dos de son dernier smartphone

Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté ce jeudi à Milan son dernier smartphone, le Galaxy A9. Une gamme située dans le milieu e la fourchette des prix, même s’il faudra débourser 599€ pour s’offrir cet appareil aux dimensions généreuses: 6,3″.

Mais au-delà de ce grand écran Super AMOLED qu’on sait déjà très agréable à l’œil, c’est l’arrière du Galaxy A9 qui attire l’attention, car Samsung compte dessus pour gagner la course au nombre d’appareils photos. On n’en compte pas moins de 4, alors que son concurrent chinois, le Huawei P20 Pro, en avait mis 3 au printemps dernier.

Difficile de savoir exactement à quoi rime cette course… On sait que des smartphones avec un seul capteur sont capables de réussir de très bonne photo. C’est le cas notamment du Pixel 3 présenté cette semaine par Google, et il mise tout sur la photographie !

Tout ce qu’on peut imaginer…

D’après le communiqué de presse, le quadruple appareil photo du Galaxy A9 de Samsung permet un zoom 2X, un grand angle pour capturer une plus grande image, une ‘lentille de profondeur’ (Depth Lens) qui permettrait de régler précisément la profondeur de champ et la zone de mise au point. Quant à l’objectif principal de 24MP, il permettrait de capturer plus de lumière.

Toutes ces promesses doivent se traduire par des avantages concrets pour le grand public, au moment de dégainer son smartphone. Et pour ça, il faudra attendre un test détaillé, prochainement.

Au-delà de cet aspect photographique, le Galaxy A9 est un smartphone avec une fiche technique moyenne: 128 GB de stockage interne et 6G de RAM, puce huit cœurs, batterie solide de 3.800 mAh. Pas d’étanchéité, pas de fonctions avancées de déverrouillage (simple capteur d’empreinte digitale à l’arrière).

Des coques de smartphone à la fois très protectrices et jolies, c’est possible ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 21 septembre 2018 16h30 | Ajouter un commentaire

C’est ce qu’essaie en tout cas de faire Rhinoshield, une société taïwanaise qui s’étend de plus en plus à l’international. Le marché de la protection de smartphone est en hausse constante. Les gens achetant presque systématiquement une housse, un étui, une coque ou une protection d’écran pour cet appareil qui prend de plus en plus de place dans nos vies.

C’est en 2012 à Taïwan que deux frères ont fondé la société. Des ingénieurs spécialisés dans la science des matériaux. Ils ont réussi une belle campagne sur kickstarter pour un projet de coque de style bumper (un genre de cerclage du smartphone, qui ne recouvre pas les faces avant et arrière) très résistante aux impacts. Il y a dans le matériau utilisé (shockspread) une structure en nid d’abeille qui absorbe bien les chocs. Le smartphone résiste ainsi aux chutes d’une hauteur allant jusqu’à 3,5 m.

Solides mais pas moches

« Rhinoshield vient de rhino – rhinocéros – et shield – bouclier en anglais », nous a expliqué Ludovic Corvers, un Liégeois expatrié à Taïwan pour s’occuper du développement de la marque sur les marchés francophones, notamment.

Mais dans un marché aussi vaste, avec des rayons remplis de produits à bas prix, comment se différencier ? « On mise sur la qualité de la protection (on dépasse les standards militaires américains), mais on fait attention au design, car il faut que les coques soient également jolies ».

Raison pour laquelle la nouvelle gamme Mod NX a été mise sur pied. Ce sont des coques dites modulaires: on peut se contenter du bumper (cerclage) de la couleur de son choix, mais on peut ajouter une face arrière (il y a de nombreux motifs) et modifier la couleur des boutons de volume et de verrouillage. Prix de départ: 30€.

On a mis la main sur quelques modèles et on sent la qualité du plastique utilisé, qui devrait être plus résistant que la coque achetée 3€ sur un marché. « Les coques et protection anti-chocs en shockspread sont produites dans le sud de Taïwan » par une usine tierce, sous la supervision de Rhinoshield.

Deux bémols

Deux petits bémols: les coques de Rhinoshield, dont le but premier est de bien protéger vos smartphone, rappelons-le, sont assez imposantes. Plutôt épaisses, elles dénaturent un peu le design de plus en plus fin et élégant des smartphones haut-de-gamme.

Autre reproche, mais il est bien logique car il faut bien calculer son coup, la liste de smartphones compatibles est limitée: selon les modèles, ça se limite aux iPhone uniquement, ou bien ça englobe les flagships de Samsung et OnePlus. « On essaie d’anticiper le succès d’un nouveau modèle. Avec l’iPhone, c’est facile », mais pour le reste, ça dépend du marché. Or, Rhinoshield vend principalement à Taïwan, où les modèles les plus populaires ne sont pas les mêmes qu’en Europe.

Donc pour répondre à la question initiale: oui, il est possible de trouver des coques très protectrices et jolies. Mais, forcément épaisses pour rester efficaces, elles vont alourdir le design de votre appareil.

Coque modulaire Mod NX

 

Coque complète Solid Suit

Cette barre de son Sony en envoie dans tous les sens, même verticalement

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 5 septembre 2018 15h29 | Ajouter un commentaire

Comme tous les appareils électroniques, les barres de son doivent se renouveler et proposer régulièrement des nouveautés. Alors qu’en réalité, ce qu’on leur demande n’a pas vraiment changé depuis le début: améliorer sensiblement le son médiocre qui sort des téléviseurs.

Sony a une réputation à maintenir dans le domaine du son. C’est lui qui porte la norme ‘Hi-res audio’ depuis le début, persuadé que le grand public est sensible à l’argument du son haut-de-gamme. Il a sorti récemment un nouveau kit barre de son avec caisson de basse, le HT-ZF9. C’est plutôt cher (environ 799€), mais il prétend imiter une installation avec… 8 enceintes (7 plus un caisson de basse). Et surtout, il pourrait projeter le son verticalement.

Pari réussi ?

La barre de son HT-ZF9 de Sony est le plus perfectionné des modèles de la gamme 2018. Il n’est pas très encombrant malgré un format un peu aplati. Il n’y a que trois haut-parleurs sur la barre, et un subwoofer inclus qui se connecte sans fil à la barre: vous pouvez donc le placer où vous le souhaitez dans la pièce.

Contrairement à ce qu’on peut croire, la puissance est bien là. Si vous aimez les films d’action ou d’aventure bien souvent fournis avec des formats audio dernier cri (Dolby Atmos ou DTS:X), vous serez comblé. On en prend plein les oreilles: ça va très fort, mais les voix restent bien distinctes malgré la profusion de basses, gérée à la perfection. On n’en demande pas plus.

Quant aux effets surround, on se demande comment Sony s’y prend, mais on est effectivement enveloppé et le son semble venir de partout, avec seulement trois haut-parleurs orientés dans la même direction.

On vous passe les détails, mais en appliquant un certain filtre, les ingénieurs parviennent à faire du son 3D, y compris verticalement. C’est bluffant: on entend vraiment les objets de déplacer de haut en bas…

Bien entendu, il faut que le contenu diffusé soit compatible, donc il faut idéalement un Blu-ray 4H UHD avec des formats audio de grande qualité, ou un streaming Netflix en qualité maximale (UHD, avec l’abonnement le plus cher). Si vous diffusez une chaîne de télévision, il est fort probable que ne profitiez pas vraiment de ces effets verticaux. Et le bouton ‘Vertical Sound’ qui amplifie cet effet ne nous a pas convaincus.

Trop complexe ?

Le grand problème actuel du home cinema, c’est la complexité des sources et des canaux de diffusion. Les formats audio/vidéo se multiplient alors que l’équipement des particuliers et leur mode de consommation (streaming ou support physique) n’a jamais été aussi éclaté.

Beaucoup utilisent encore des DVD à la qualité d’image déplorable sur les grandes télévisions, d’autres préfèrent louer des films via leur décodeur Proximus ou Voo, et une petite partie des utilisateurs est équipée d’un lecteur Blu-ray dernier cri. Impossible de savoir qui est capable de diffuser quoi et comment… Dans la plupart des cas, votre barre de son haut-de-gamme sera donc sous utilisée, même si elle fera forcément mieux que les haut-parleurs de votre télévision.

Quoi qu’il en soit, et on l’a remarqué en passant de l’application Netflix (UHD) de la télévision au lecteur Blu-ray UHD fourni par Sony, la multiplication des formats est trop complexe pour le grand public qui n’y comprend rien. Et  même la barre de son, qui peut faire office d’ampli en reliant les sources HDMI (deux maximum), est parfois perdue, jusqu’à ne plus pouvoir diffuser le son en provenance de la TV ou du lecteur.

On est loin, par exemple, de la simplicité d’utilisation d’une barre de son Sonos (reliée en optical audio ou HDMI ARC), qui n’évoque jamais la compatibilité des formats, mais qui mise tout sur l’expérience de l’utilisateur.

Une barre de son intelligente, tout de même

La barre de son de Sony ne démérite pas pour autant. Vu qu’elle peut être reliée en HDMI à la télévision, elle affiche une interface de configuration à l’écran, ce qui est plutôt pratique (pas besoin de bouton et d’un écran sur la barre). Cette interface vous permet d’utiliser tout le potentiel ‘connecté’ du HT-ZF9: Spotify Connect, Chromecast et même Google Assistant.

Les deux premiers permettent à un smartphone ou une tablette de diffuser des musiques de Spotify ou des vidéos provenant de certaines applications (sous Android surtout) sur la barre de son et/ou la TV.

Google Assistant, à l’instar des enceintes Google Home, permet de parler à la barre de son en commençant par « Ok Google ». Ça sert à poser des questions, mais également à contrôler les objets connectés de la maison et la musique de Spotify.

Trois fonctions qui peuvent être très utiles au jour le jour.

Conclusion

Sans aucun doute, la barre de son HT-ZF9 de Sony offre des prestations haut-de-gamme dans un format très contenu. Le prix est élevé (799€ au lancement) mais la qualité, le rendu et la spatialisation du son sont vraiment une plus-value lorsque vous regardez un film, une série ou simplement un programme TV (car les voix se détacheront magistralement du reste).

L’effet vertical est bien présent mais il faut être dans les bonnes conditions: une source vidéo de qualité (Blu-ray UHD), et un emplacement bien en face et au milieu de la barre de son. Cet effet vertical est amusant mais ce n’est qu’un détail.

Autre qualité du fer de lance de Sony: la connectivité. Que vous utilisiez l’application Spotify ou YouTube, vous pourrez diffuser le son ou la vidéo sur la barre de son et la TV en un ‘clic’. La ZF9 est également compatible avec Google Assistant, l’assistant vocal intelligent aux multiples fonctions.

Le nouveau décodeur de Proximus TV est sorti: quels sont ses avantages et comment l’obtenir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Test , le 30 août 2018 07h47 | Ajouter un commentaire

Le nouveau décodeur de Proximus TV est sorti et il y a du nouveau: quels sont ses avantages et comment l'obtenir ?

Plus petit, capable de diffuser de la 4K (image de très haute définition) et équipé d’une télécommande Bluetooth: la V6 du décodeur de Proximus a tout pour plaire. Mais comment l’obtenir ?

Pour attirer les plus jeunes qui ont tendance à préférer les vidéos de leurs YouTubeurs préférés sur leur smartphone ou leur tablette, il est important que nos télévisions soient au moins aussi efficaces dans ce domaine.

Mais vous le savez, en Belgique, il est nécessaire de passer par un décodeur pour avoir accès aux chaînes de télévisions traditionnelles. Des décodeurs plutôt encombrants dans votre salon, qui ralentissent la navigation entre les chaînes et manquent clairement de réactivité.

Proximus l’a bien compris et a renouvelé son décodeur. La dernière version (V6) est sortie discrètement cet été, et elle a pas mal d’avantages par rapport aux versions précédentes.

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Premier constat: la V6 (au-dessus) a perdu du poids par rapport à la V5

Petit mais costaud: 4K !

Le dernier décodeur de Proximus est développé par Huawei, déjà partenaire de l’opérateur historique pour une grande partie du matériel réseau (antennes 4G, etc…). Et c’est une vraie nouvelle version, pas juste une petite mise-à-jour.

Premièrement, c’est le premier décodeur compatible 4K (ou UHD pour Ultra Haute Définition). Il est prêt pour le futur mais ne vous emballez pas: même si votre TV est compatible (elles sont presque toutes estampillées 4K désormais en boutique), les contenus avec des images d’environ 4.000 x 2000 pixels sont plutôt rares. La grande majorité des chaînes de télévision n’a pas les caméras ni les moyens de transmission pour une telle qualité d’image. Il faut passer par Netflix (abonnement le plus cher) ou YouTube, qui ont une partie grandissante de leur énorme catalogue de vidéos en 4K.

Parlons ensuite du matériel: le décodeur V6 est nettement plus petit et plus courbé, car tout se miniaturise. Il prend moins de place sur votre meuble et est plus discret, c’est toujours bon à prendre.

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La prise Peritel, c’est terminé…

Pas de Wi-Fi intégré, pas de disque dur

Il a toute la connectique nécessaire mais n’intègre pas encore le Wi-Fi pour être placé loin du routeur, l’appareil qui apporte internet dans votre maison. Il faut toujours relier le décodeur à l’aide d’un câble réseau directement à votre routeur, ou via d’autres options de transmission de signal (courant porteur en ligne, adaptateur Wi-Fi) vendues séparément.

Notez que, comme sur la version précédente, il n’y a pas de disque dur intégré. L’enregistrement de vos programmes est donc virtuel: il vous donne droit à un revisionnage à partir des serveurs de Proximus, pour faire simple, et ce durant une période limitée (par défaut: 60 jours).

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Une télécommande plus pratique

Sa télécommande peut fonctionner en Bluetooth: quel avantage ?

L’une des grosses nouveautés du V6 est anecdotique pour certains: le décodeur et la télécommande peuvent communiquer via Bluetooth (portée théorique: 10 mètres). Il n’est donc plus nécessaire de viser le récepteur infrarouge traditionnel.

Et c’est diablement pratique pour ceux qui cachent ce décodeur dans une armoire (ou qui aimeraient le faire), ou pour les appareils qui ne sont pas placé à côté

Notez qu’il faut activer l’option Bluetooth dans les paramètres, car ce n’est pas le cas par défaut.

Tant qu’on parle de la télécommande, sachez qu’elle a changé après pratiquement 10 ans: elle est plus fine, plus élégante, plus légère.

Quelques petites nouveautés logicielles

Au niveau du logiciel, il n’y a pas de grandes nouveautés. L’interface a été complètement revue par Proximus il y a moins de trois ans et on garde le même graphisme, les mêmes menus.

Il y a cependant un constat très important: le zapping est plus rapide. Difficile de le mesurer mais par rapport à la version précédente, on a encore grappillé quelques dixièmes de seconde. On se rapproche du zapping de notre bonne vieille TV cathodique et analogique, quasiment instantané.

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On a également noté un nouveau bouton idéalement placé (voir le += ci dessus), entre ceux du zapping et du volume. Il s’agit d’un bouton ‘applications’, qui affiche à l’écran un très petit menu permettant d’aller directement sur Netflix ou YouTube. On aurait aimé avoir directement sur la télécommande des boutons physiques Netflix et YouTube, les deux seules applications vraiment utilisées sur les TV connectées, mais il faut se contenter de ce bouton raccourci intermédiaire, qui a le mérite d’exister. Peut-être que Proximus va agrandir la liste d’applications à lancer via ce bouton à l’avenir…

Comment l’obtenir ?

Et maintenant, la grande question: comment l’obtenir ? La réponse n’est pas simple…

L’opérateur a cessé de vendre ses décodeurs (ça lui a valu des tracas avec Test-Achats): la location est la seule option. C’est 8€ par mois, tout de même (6€ à partir du deuxième décodeur loué). Mais l’avantage, c’est qu’il est garanti tout le temps, et remplacé en cas de problème ou de nécessité (changements techniques du côté de Proximus).

Mais si votre modem actuel fonctionne très bien, et que vous voulez quand même obtenir le V6 qui, on vient de le dire, a quelques avantages importants (surtout si vous possédez la 4K), comment faire ?

On a posé la question à Proximus. Première possibilité: prendre un nouveau ‘pack’: « Tous les clients (anciens et nouveaux) qui prennent un pack Tuttimus, Familus ou Minimus » peuvent demander le nouveau décodeur, nous a expliqué le porte-parole.

Et si vous avez déjà souscrit à l’un de ces nouveaux packs ? « Les clients Tutimus, Familus et Minimus qui louent leur décodeur ont en effet la possibilité de demander l’échange de leur ancien décodeur vers ce nouveau modèle. Ils peuvent pour cela, soit se présenter dans un shop de Proximus, soit appeler le 0800 33 800. Dans les deux cas, le nouveau décodeur sera envoyé à l’adresse du client« .

Donc pour résumer, si vous avez un ancien abonnement ou le plus petit pack actuel de Proximus (Internet + TV), impossible d’obtenir le nouveau décodeur pour le moment. Il faudra attendre que votre décodeur tombe en panne (et que les stocks de ‘vieux’ décodeurs de l’opérateur soient épuisés…).