Cette Mercedes roule déjà toute seule: nous l’avons essayée

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juin 2015 09h12 | Ajouter un commentaire

Bardée d’options, de capteurs et d’assistance à la conduite, cette voiture de série du constructeur allemand est capable de freiner, accélérer et de tourner sans votre intervention. Mercedes n’a donc pas attendu Google pour développer sa voiture autonome. RTL info a passé une semaine avec cette Classe S très, très intelligente…

Cela ne fait aucun doute: l’aboutissement de tous les systèmes d’aide à la conduite, apparus il y a des dizaines d’années avec l’ABS (qui empêchait alors les roues de se bloquer lors d’un freinage), est la voiture autonome, capable de se déplacer sans intervention humaine.

Si Google dépense sans compter depuis longtemps pour avancer dans un domaine où il semble assez seul, les grands groupes automobiles n’attendent pas dans leur coin que la technologie du géant californien soit au point.

Depuis longtemps, des véhicules comme Volvo freinent tout seul en ville pour éviter un obstacle. Mais c’est du côté de Mercedes que nous avons pu mettre la main sur un système très avancé d’aide à la conduite, qui a l’avantage d’être déjà disponible en option sur certains modèles. Preuve que la technologie est tout à fait au point.

Dans sa limousine (la Classe S), plusieurs systèmes d’aide à la conduite travaillent de concert pour la faire rouler toute seule dans certaines conditions.

Qu’entend-on par « rouler toute seule » ?

Le cas de figure idéal pour expliquer comment cette voiture roule toute seule, c’est une autoroute encombrée. Heureusement, près de Bruxelles, ça ne manque pas.

Il suffit dès lors d’activer le régulateur de vitesse très sophistiqué de Mercedes sur 30 km/h (vitesse faible par défaut), tout en veillant à ce que le bouton « volant » soit allumé (il ne faut pas le réactiver à chaque fois, bien entendu). Ensuite, la magie opère.

Le « Distronic+ » (nom du régulateur de vitesse version 2.0), à l’aide des nombreux capteurs disséminés un peu partout sur la voiture, prend le contrôle entier de la voiture: accélération (pour rester à 30 km/h), freinage (pour garder une distance de sécurité minimale avec la voiture de devant) et volant (il bouge tout seul pour que la voiture reste sur sa bande).

capteurs

Comment ça marche ?

Toutes nos tentatives de « pilote automatique » ont été fructueuses, ce qui est plutôt logique vu que c’est une voiture de série…

Pour rouler toute seule, cette voiture blindée de nouvelles technologiques se fie à ses nombreux capteurs. On en aperçoit 4 dans le pare-brise, au niveau du rétroviseur. Un gros dans la calandre, sous l’étoile Mercedes. Et plusieurs (caméras et capteurs) en dessous des rétroviseurs latéraux.

Chacun remplit son rôle. Les rétros filment les lignes blanches présentes sur les voies rapides, afin de permettre à la voiture de contrôler le volant pour garder la bonne trajectoire.

Les multiples capteurs situés à l’avant analysent ce qu’il se passe devant vous. Ils font freiner la voiture (plus ou moins) en douceur s’il y a un véhicule devant vous qui est moins rapide. C’est également eux qui disent quand la voie est dégagée et quand votre voiture peut dès lors atteindre son rythme de croisière, soit la vitesse que vous avez fixée avec le régulateur de vitesse Distronic+.
Un pilote automatique exigeant

Pour que la voiture roule de manière entièrement autonome durant plus de 10 secondes, vous permettant par exemple de lire un email sur votre smartphone ou de vous détendre avec les sièges massant, votre vitesse ne doit pas dépasser les 30 km/h.

Au-delà de 30 km/h, pour des raisons sécuritaires et réglementaires, vous devez toucher le volant lorsque la grosse icône lumineuse vous le demande, sur le tableau de bord. Vous pouvez ensuite le relâcher, mais il faudra à nouveau le reprendre en main 10 secondes plus tard. La technologie perd un peu de son intérêt, dès lors.

Il y a une autre exigence pour que le volant bouge tout seul: la présence des lignes blanches au sol. En cas de travaux ou de bandes partiellement effacées, l’icône avec le volant vert devient grise. Ce qui n’empêche pas le freinage et l’accélération de rester automatiques, car eux se basent sur les « détecteurs d’obstacle » situés à l’avant de la voiture et dans le parebrise.

Enfin, sachez que le « pilotage automatique » à haute vitesse peut vous causer des frayeurs. La voiture tourne toujours légèrement, pour éviter les coups de volant. Du coup, elle semble parfois dévier un peu trop de sa trajectoire. Lors de notre test, la voiture s’est rapprochée un peu trop fort à notre goût d’un camion – et nous n’avons pas attendu de voir jusqu’où elle allait…

Donc vous l’aurez deviné: le volant qui bouge tout seul, c’est surtout utile pour les embouteillages.

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Elle sait aussi se garer toute seule

Au-delà du fait que cette voiture roule toute seule, ses nombreux capteurs la rendent vraiment plus intelligente que la moyenne.

Lors d’une marche arrière ou d’une manœuvre, une caméra arrière s’affiche sur le très grand écran du tableau de bord. Classique. Ce qui l’est moins, c’est la simulation d’une vue de haut qui s’affiche juste à côté, comme si une caméra vous filmait perpendiculairement à la route, à 3 mètres du sol. Cela est rendu possible grâce aux caméras placées sous les rétroviseurs latéraux. Vous voyez donc tout ce qui est autour de la route, et la distance qui vous sépare du mur, de la voiture, de la bordure, etc…

Cette très longue Classe S peut également se garer toute seule. Elle sait faire un créneau (cela existe depuis longtemps ailleurs), mais aussi se garer perpendiculairement à la route, comme pour trouver une place dans un parking de supermarché. Il suffit de rouler doucement avec son clignoteur, et lorsque l’espace est suffisant, la voiture vous propose de se garer à votre place. Il suffit d’appuyer légèrement sur l’accélérateur pour la lancer, et de changer les vitesses (D pour avancer ou R pour reculer) si la voiture doit s’y prendre à deux fois pour se placer correctement dans une place un peu exigüe.

Sachez également que cette voiture hybride, grâce à ces modes de conduite économes, répartit de manière optimale l’utilisation de sa batterie située dans le coffre pour alterner entre moteur essence et moteur électrique. Si vous entrez une destination, c’est encore mieux: elle va faire en sorte que l’autonomie électrique soit épuisée à l’arrivée, elle prendra alors plus ou moins souvent le relais. L’idée étant qu’à la maison ou au bureau, vous la branchiez à une prise pour recharger la batterie en quelques heures. Résultat: 3,7 litres/100 pour aller jusqu’à RTL House, à 40 km de notre domicile.

Conclusion

Après une semaine de test, et de nombreux passagers épatés (ou effrayés au début…) par le pilotage automatique de cette Mercedes Classe S, le verdict est sans appel: la voiture roule effectivement toute seule sur autoroute ou sur voie rapide (avec des lignes blanches correctes).

Elle accélère, freine et tourne elle-même, de telle sorte qu’elle restera sur sa bande de circulation, à la vitesse souhaitée, tout en gardant une distance raisonnable avec la voiture de devant.

A haute vitesse, le volant doit être tenu au moins une fois toutes les 10 secondes, ce qui rend le pilotage un peu moins automatique. La gestion du régulateur de vitesse, qui tient compte de la distance avec la voiture de devant, vous évite néanmoins de devoir freiner puis réenclencher lecruise control. Vous pouvez théoriquement traverser la Belgique sur autoroute sans toucher aux pédales !

Sous les 30 km/h, dans des embouteillages par exemple, ce pilotage automatique prend tout son sens. Il peut vous emmener sur des dizaines de kilomètres sans que vous ne deviez faire quoi que ce soit. Libre à vous de lire un livre ou de consulter votre smartphone sans crainte. Même si on doute que la police vous croie sur parole en cas de flagrant délit de téléphone au volant…

Google n’est donc pas le seul à essayer de faire rouler des voitures de manière autonome. Mercedes est déjà bien avancé dans le domaine, et surtout, il propose déjà cette option dans quelques modèles. La nouvelle Classe E aura d’ailleurs, elle aussi, toute une panoplie d’assistances à la conduite. On ne manquera pas de la tester dans quelques mois…

 

Huawei P8: quand le Made In China s’embourgeoise…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 6 juin 2015 09h53 | Ajouter un commentaire

Huawei P8. Derrière ce nouveau smartphone se cache une petite révolution: l’entrée d’un constructeur chinois dans la cour des smartphones haut-de-gamme, dont le prix forcément plus élevé (499€) reste en deçà de la concurrence. RTL info a essayé cet appareil qui prouve que le Made in China n’a plus à rougir, et a de solides arguments.

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Alors qu’une majeure partie de nos appareils électroniques est fabriquée en Chine – des smartphones aux frigos, en passant par les aspirateurs et les télévisions – le « Made In China » a toujours mauvaise presse.

Pourtant, les sociétés chinoises ont évolué ces dernières années. Et très rapidement. C’est via l’un des marchés les plus fleurissants de l’électronique qu’elles se sont fait connaître auprès du grand public européenne, et donc belge: le smartphone.

L’un des exemples les plus frappants est Huawei. Ce nom difficilement prononçable  cache une énorme multinationale fondée en 1988, qui a débuté avec la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs. Pour faire simple, il s’agissait d’antennes GSM.

Petit-à-petit, il a diversifié ses activités, se concentrant tout de même sur les télécoms: serveurs informatiques, modems et… smartphones.

« Bel ouvrage »

Comme d’autres entreprises chinoises (on pense à ZTE), Huawei, qui signifie « Bel ouvrage », a d’abord fabriqué des smartphones « sous marque blanche ». Des entreprises, souvent des opérateurs, y apposaient leur propre logo à l’arrière.

Cette pratique n’a plus tellement la cote, c’est pourquoi depuis quelques années, des marques chinoises ont fait leur apparition sur le marché des smartphones, en marque propre. En Belgique, Huawei a visiblement trouvé la bonne stratégie, car en deux ans, le fabricant est pris de grosses parts de marché.

Surtout considérée comme une marque « low cost » (car c’est dans ce segment qu’il vend beaucoup d’appareils) Huawei vise désormais plus haut, notamment avec le P8 qui vient de sortir, et qui est déjà sur le bureau de RTL info.

 

huawei006Dans la cour des grands

Les premiers smartphones Huawei que nous avons essayés il y a deux ans étaient faits de plastique bon marché et embarquaient une version d’Android très basique.

Le P8 est la preuve qu’il s’agit d’une histoire ancienne. Désormais, comme Samsung, LG, Sony ou HTC, Huawei se donne une identité propre en soignant le look, la qualité des photos et l’interface.

La configuration parle d’elle-même: boitier en aluminium de 6,4 mm d’épaisseur, écran Full HD de 5,2″, processeur 8 cœurs et 64 bits, 3GB de RAM, 16GB de stockage, appareil photo 13 MP à l’arrière, 8 MP à l’avant. Bref, on est dans le haut du panier.

Huawei ajoute également des petites fonctionnalités originales, bien que moyennement utiles: des gestes par forcément intuitifs en dehors de l’écran, des pressions avec l’articulation du doigt, une reconnaissance vocale en anglais pour retrouver le smartphone sous les couvertures, etc…

Pas de doute, le Chinois est entré dans la cour des grands. Ce n’est pas pour autant qu’il va les battre à la récré, mais au moins il y est.

 

huawei001Une finition haut-de-gamme (trop) proche de l’iPhone 6 ?

Ce qui nous a surtout frappé, et finalement ce qui prouve que Huawei veut aussi commercialiser (et augmenter ses marges avec) des « flagships » comme l’iPhone 6 d’Apple et le Galaxy S6 de Samsung, c’est la qualité de la finition et des matériaux utilisés.

Du métal et du verre: le P8 ressemble de loin aux deux icônes qu’on vient d’évoquer.

Certains diront qu’il ressemble même un peu trop à l’iPhone 6. C’est vrai que les grilles de haut-parleurs sur la tranche inférieure, et les bandes blanches dans le cerclage en métal et dans le dos, sont d’inspiration très californienne. Mais qui s’en plaindra, finalement ?

 

huawei003Conclusion

A 499€ (16 GB de stockage interne), le P8 de Huawei marque l’entrée du Chinois dans la cour des grands. C’est un sacré défi, car à la récré, il y a déjà Apple, Samsung, Sony, HTC et LG qui font les malins.

Le plus gros argument de Huawei, c’est son prix. Il est environ 200€ moins cher que les autres. Des économies ont du se faire quelque part, mais ce n’est pas au niveau de la finition et du design (écran sans bordure du plus bel effet), ni de la qualité des photos. Il fait pratiquement jeu égal sur ces aspects qui ont leur importance au moment de choisir un smartphone.

Là où on peut chipoter, c’est sur la puissance des puces embarquées (en retrait par rapport au Galaxy S6, notamment), de l’autonomie un peu décevante (il a perdu 30% de sa batterie durant une nuit, sans être utilisé une seule fois…), de la luminosité maximale inférieure aux autres cadors du secteur. Mais n’oublions pas que la facture est plus légère (200€ de moins).

Reste un « problème » qui ne se chiffre pas: l’image de marque de Huawei. Elle a bien évolué en deux ans, mais elle reste moins sexy que Samsung ou Apple, malgré des investissements colossaux en marketing et en sponsoring, notamment dans le monde du football. Et qu’on se le dise: le plus grand stand du dernier Mobile World Congress que nous avons visité, c’était celui de Huawei…

Le Chinois, qui s’embourgeoise, estime qu’une clientèle est prête à dépenser 499€ pour acheter un de ses smartphones. Même en Chine, un pays où émerge progressivement une classe moyenne.

L’avenir nous dira s’il avait raison, mais on a déjà une petite idée…

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LG G4: mais pourquoi est-il plus cher ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mai 2015 17h36 | Ajouter un commentaire

G4002Il y a quelques semaines, on vous évoquait la sortie du LG G4, dernier porte-drapeau du constructeur coréen qui s’est fait une excellente réputation dans le monde des smartphones depuis deux ans.

La seule véritable originalité de l’appareil était d’être équipé d’un dos en cuir. En réalité, il s’agit simplement d’une coque interchangeable, qui sera livrée d’office pour 50€ de plus.

Le G4 que nous avons essayé durant deux semaines est donc un modèle standard, à 649€, avec un dos en plastique qui a la particularité d’être légèrement alvéolé. Une coque esthétiquement très réussie, mais qui ne donne pas à l’appareil la finition haut-de-gamme qu’on est en droit d’attendre d’un smartphone à ce prix-là.

Car les HTC One M9 (749€), Samsung Galaxy S6 (699€) et iPhone 6 (699€) sont pratiquement au même niveau de prix. Et la présence de métal et/ou de verre sur ces appareils leur donne une allure indéniablement plus robuste et « haut-de-gamme ».

Quel écran…

Le LG G4 a cependant de nombreux arguments qui peuvent attirer une certaine clientèle, à commencer par un écran à couper le souffle. Ses 5,5 pouces (l’équivalent de l’iPhone 6 Plus, le grand) affichent 2560 x 1440 pixels, ce qui donne un nombre très élevé de « pixels par pouce » (534). En gros, l’œil humain est incapable d’apercevoir le moindre petit carré: les contours des courbes sont tellement lisses qu’on peine à croire qu’il s’agisse d’un écran…

Le principal avantage de cette abondance de pixels et de la taille importante de l’écran, c’est l’affichage (parfait) des icônes (5 par rangées horizontales) et des widgets, des photos, des vidéos, des jeux, etc… C’est clairement une bête de course.

G4008De très belles photos

L’appareil photo est l’autre point fort de ce G4. Un mode manuel permet de prendre des photos comme les pros, tandis que le mode automatique utilise à merveille les 16 MP du capteur arrière ou les 8 MP du capteur avant (vive les selfies).

C’est aussi l’un des premiers smartphones à permettre d’enregistrer les images en format RAW. Ces photos ne reçoivent aucun traitement, elles sont brutes en provenance du capteur d’image. Cela permet par exemple de modifier la balance des blancs après coup, avec un logiciel de retouche spécialisé. Un mode qui plaira aux amateurs avertis, mais la majorité des utilisateurs s’en moquera…

Conclusion

Un smartphone à 649€, ça doit en jeter plein la vue, et pas uniquement quand on allume l’écran. Le premier reproche que l’on fera à LG, c’est un design trop passe-partout (à moins d’avoir opté pour la version cuir à 699€), là où son aîné, le G3, avait fière allure malgré l’absence de métal dans son châssis. La face avant de ce LG ne se distingue pas assez des smartphones milieu de gamme.

Or, la concurrence dans le milieu de gamme, justement, est devenue féroce, le public ayant bien compris qu’à 200€, on pouvait déjà trouver un bon smartphone…

Pour le reste, au niveau de la puissance et de la qualité de l’interface que LG ajoute à Android 5.1, on est clairement dans du très bon. Le Coréen a un style sobre et élégant, tout en restant efficace et pratique.

Si seulement il avait gardé un prix plus en retrait de Samsung (il n’y a que 50€ de différence avec le Galaxy S6), ou s’il avait embarqué un capteur d’empreinte digitale (pratique pour déverrouiller un S6 ou un iPhone), voire la recharge rapide ou sans fil…

On se consolera avec une batterie de 3000 mAh amovible (mais qui va en acheter une nouvelle dans un an ?), qui permet d’ajouter une carte microSD, ce que Samsung a abandonné…

4K, UHD: faut-il déjà acheter ce genre de TV, quels sont les contenus actuellement disponibles ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 19 mai 2015 17h18 | Ajouter un commentaire

A l’aide du dernier modèle de télévision haut-de-gamme de Samsung, nous avons dressé le portrait de la UHD, la Ultra Haute Définition. De quoi s’agit-il, quelle est l’offre actuelle de contenu disponible, et cela en vaut-il la peine ?

4KCela plusieurs années qu’on parle de la 4K ou de la UHD (un synonyme plus standardisé pour Ultra Haute Définition). Il s’agit de la future norme de taille de l’image pour les vidéos. On devrait plutôt parler de définition de l’image, car c’est une histoire de quantité de pixels.

Au lieu d’en avoir 1920 de large sur 1080 de haut, on a désormais 3840 pixels sur 2160. Ce qui donne finalement une image avec quatre fois plus de détails, car quatre fois plus de pixels (8 millions contre 2 millions avec la Full HD).

Une notion encore floue

Ça, c’est la théorie. La pratique, c’est qu’on ne connait jamais vraiment la qualité de l’image que l’on regarde. Entre un Blu-ray 1080p (Full HD de base, donc), un Blu-ray « masterisé en 4K » et un flux de Netflix en UHD, il est bien difficile de dire qui affiche la meilleure image…

Car pour acheminer une telle quantité de pixels (et donc de données), le service de visionnage illimité de films et de séries qu’est Netflix doit compresser son flux de vidéo, l’envoyer sur votre TV via internet, puis le décompresser. Tout ça entraîne forcément une perte de qualité de l’image, du moins actuellement.

« Le streaming de Netflix correspond aux critères de la norme UHD. Il y a donc en effet plus de pixels, mais il n’y a pas que ça qui fait une bonne image. C’est pourquoi un Blu-ray, à côté, peut sembler meilleur« , nous a confirmé Bruno Tazer, marketing manager TV et Audio chez Samsung Belgique.

Tout ça ne sert pas trop la cause de la Ultra Haute Définition, car la notion est parfois galvaudée, alors qu’il n’existe qu’une seule Full HD.

Où trouver de la UHD, chez nous, et maintenant ?

« Actuellement, pour bénéficier de la UHD sur une télévision compatible, il y a donc quelques séries et quelques films via le service de Netflix (dans sa version spéciale à 12€ par mois, NDLR), et certaines vidéos YouTube en 4K (il y a une application sur les téléviseurs) ».

Les américains ont droit à d’autres services de téléchargement et de streaming en UHD, comme Amazon. Mais pour les Belges, il faut se contenter de ça, et c’est un peu maigre.

Pour les puristes, et finalement pour profiter vraiment d’une UHD optimale, il faut utiliser le disque dur spécial qui sera bientôt commercialisé par Samsung, et qui contiendra du contenu en 4K.

« Il y aura déjà des films préinstallés et des documentaires en UHD. On pourra, via la télévision, télécharger et stocker du nouveau contenu« . Il faudra sans doute être patient pour obtenir un film, car le fichier devrait être, malgré la compression, 2x plus volumineux qu’un Blu-ray, qui pèse déjà environ 25 GB.

Sachez enfin qu’en septembre, le Blu-ray Ultra HD va sortir. « Il faudra acheter un nouveau lecteur » pour lire ces disques d’une capacité de 66 à 100 GB (contre 25 à 50 pour l’instant), nous a confirmé Samsung. Bruno Tazer estime que « son succès dépendra du prix des lecteurs et des films », que nous ne connaissons pas encore.

En effet, la concurrence du streaming est généralisée, et si Netflix est l’un des rares à proposer une offre avec un bon rapport qualité-prix en Belgique, il ne le restera sans doute pas longtemps.

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L’interface épurée de la Smart TV selon Samsung.

Voit-on vraiment la différence ?

Voilà pour la disponibilité, très maigre, de la UHD à l’heure actuelle. Mais qu’en est-il de la qualité d’image. Est-ce à nouveau une révolution visuelle ?

Sincèrement, non. Même avec les films en UHD stockés sur le disque dur de Samsung (nous avons regardé Life of Pi), on ne prend pas de claque. Certes, les contours sont plus nets, les couleurs plus riches (mais c’est surtout la télévision qui fait ça…), la profondeur de champs est remarquable. Mais il n’y pas le grand écart qu’était le passage de l’analogique à la HD, il y a quelques années.

En réalité, la UHD est surtout appréciable si votre téléviseur est de (très) grande taille, car même à 1 mètre de distance d’un écran de 55 pouces, vous ne verrez aucun « carré », aucun vilain amas de pixels qu’on remarque en se rapprochant trop près d’une TV.

A ce niveau-là, en effet, la UHD vous décroche la mâchoire, car la quantité de détails affichés et appréciables est gigantesque. Mais pour la voir, il faut tellement s’approcher de l’écran qu’il est impossible de regarder un film sans avoir le tournis.

Pour faire simple, disons que d’une distance raisonnable, on remarque peu la différence entre un Blu-ray et un film en UHD. Nous l’avons testé auprès de plusieurs personnes: rares sont celles qui ont remarqué les pixels supplémentaires de la UHD de Netflix, alors que beaucoup ont apprécié la profondeur et la richesse des couleurs du Blu-ray.

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L’écran de la UE55JS9000L, 3.799€, et bel et bien courbé…

 

Conclusion

A l’heure actuelle, il nous semble prématuré pour investir des centaines d’euros supplémentaires dans une télévision 4K. L’offre de contenu est très limitée, et le gain de qualité d’image est perceptible, mais pas transcendant.

Seulement, c’est toujours la même histoire: dans un an ou deux, la Ultra Haute Définition sera la norme. On filmera en 4K avec nos smartphones et nos appareils photos, la plupart des professionnels utiliseront aussi cette norme, et tous nos écrans pourront afficher ces millions de pixels supplémentaires. Du coup, on hésite à ne pas vous recommander l’achat d’une TV UHD, du moins si vous comptez la conserver 4 ou 5 ans. D’autant plus qu’on trouve déjà des modèles UHD à environ 1.000€ en 40 pouces.

Cependant, même si la UHD se généralise à l’avenir, ne vous attendez pas à une claque visuelle. La formule est identique avec les fameux MP (méga-pixels) des appareils photos: il ne suffit pas d’avoir des millions de pixels pour avoir une belle image.

Et la distance entre vos yeux et une télévision a ses limites. Pour apprécier la UHD, il faudrait être… trop près de l’écran.

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La UHD, c’est quatre fois plus de pixels.

Un smartphone courbé et… en cuir: voici le LG G4

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 30 avril 2015 12h08 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen avait du pain sur la planche pour concurrencer un Samsung Galaxy S6 qui est promis à un succès international. Si le G4 (649€ – 699€) de LG n’aura pas l’appui marketing et commercial de son concurrent, il n’en demeure pas moins un des plus élégants smartphones jamais construits, avec un dos… en cuir. J’ai assisté à son lancement à Londres, et j’ai pu le tester pendant quelques minutes.

G3VOn vous le répète chaque semaine: il est de plus en plus difficile de se démarquer dans la jungle des smartphones sous Android. Le succès des marques chinoises est venu compliquer la tâche des « anciens » comme Samsung et LG.

Le premier coréen a ébloui la galerie il y a quelques semaines avec un Galaxy S6 Edge à l’écran courbé sur les côtés. Le second a présenté, ce mardi à Londres, le successeur d’une gamme qui a permis à LG de se faire une solide place sur le marché: les G2, G3 et désormais, G4.

Des courbes, du cuir

En Angleterre, la presse européenne a découvert un smartphone… en cuir (sur le dos, bien entendu). Il a fallu 12 semaines à LG pour intégrer du cuir dans son G4. Une matière qui serait « sélectionnée à la main« , et aurait subi « un traitement spécial pour être résistant« , à en croire les intervenants de la conférence de presse, qui se tenait dans l’église désacralisée One Marylebone, à côté de Regent’s Park, au cœur de Londres.

L’idée est plutôt originale, est correspond bien au concept du design « Slim Arc » que la marque veut imposer, même sur ses modèles entrée de gamme. Un arc léger, c’est finalement ce qu’est le LG G4. Son écran est très subtilement courbé. A l’inverse de Samsung qui a arrondi les bords verticaux, LG « plie » légèrement l’ensemble du smartphone, mais dans l’autre sens. A l’œil, on ne voit rien. Mais si on dépose l’écran sur la table, on aperçoit un espace.

Tout ça pour quoi ? Surtout pour le design et pour la prouesse technique (car mine de rien, ça complique un peu les choses de plier un téléphone). LG annonce cependant une durée de vie améliorée de 20%, surtout grâce au fait que la prise en main étant améliorée par la courbure et par le cuir (ça ne glisse pas), on le laissera moins vite tomber. De plus, son écran se griffera moins car il n’est pratiquement pas en contact avec la table.


Un très bon appareil photo

Beau, le LG G4 l’est assurément. Il serait d’une « élégance confortable« : le marketing a bien bossé en Corée.
Son dos en cuir, inédit dans le monde en ébullition des smartphones, ne passe pas inaperçu et offre, il est vrai, une préhension améliorée. Mais LG ne peut se contenter de ça pour concurrencer le Galaxy S6, le HTC One M9 et l’iPhone 6.

Il a donc, à nouveau, évoqué longtemps les mérites de l’appareil photo de son nouveau flagship. Comme sur le G3, on parle ici d’autofocus au laser. Un terme barbare qui signifie qu’en 0,276 seconde, la mise au point est faite. C’est sûrement vrai, mais on n’a jamais remarqué une différence notable avec la concurrence (du moins sur le modèle précédent).

Il n’y a pas que ça: une double pression sur l’un des boutons de volumes (toujours situés au dos de l’appareil chez LG, très pratique), et l’appareil photo entre en action. « Cela prend 0,6 seconde« , nous a-t-on promis. Plus ou moins équivalent à ce que fait le Galaxy S6 de Samsung, et la plupart des smartphones de Sony.

g4compaMême dans la pénombre

A chaque sortie de smartphone, ces derniers mois, on évoque des « photos exceptionnelles, même lors d’une faible luminosité ambiante« . L’ouverture (F 1.8) permet d’aller chercher « 80% de lumière en plus« , tandis que la taille du capteur (1/2.6″) est « 40% plus grande« . Tout ça en comparaison avec la moyenne des smartphones haut-de-gamme actuels.

Lors de notre prise en main, nous avons en effet remarqué quelques belles performances, mais cela demande un test plus approfondi, dans quelques semaines on l’espère.

Il y a également un mode manuel, qui permet de retarder la vitesse d’obturation, afin d’obtenir des photos avec de jolis effets (comme par exemple les phares de voitures d’une autoroute qui font des lignes jaunes et rouges).

Ajoutez à cela une stabilisation de l’image renforcée (avec un axe supplémentaire), et vous avez là un très bon « photophone », qui conviendra parfaitement aux amateurs comme « second appareil », à côté de leur gros reflex.


Et l’interface ?

LG continue d’améliorer des fonctions déjà présentes sur le G3, et mais en a rajoutées quelques-unes:

« Galerie photo »: pour visionner des photos organisées selon une ligne du temps ou en albums, en fonction de la date et du lieu

« Event Pocket »: pour créer un seul calendrier unifié en glissant/lâchant les rendez-vous et événements depuis de multiples agendas et sites sociaux.

« Smart Notice »: pour recevoir des notifications personnalisées (météo, voyages, etc) en fonction des habitudes de l’utilisateur.

Il y a également la suite Google Office préinstallée, et une bonne intégration de celle-ci dans le smartphone. De plus, les utilisateurs du G4 recevront un espace de stockage additionnel gratuit de 100 Go sur Google Drive pendant deux ans.

Enfin, avec l’option MirrorLink, les propriétaires d’une Volkswagen (et peut-être bientôt d’autres véhicules) pourront afficher une version ‘voiture’ de l’interface de leur G4 sur l’écran embarqué de leur véhicule: affichage des contacts, GPS, musique, etc.


lgpConclusion

En 2015, c’est LG qui a dégainé le dernier, après HTC et Samsung, pour présenter son nouveauflagship. Le G4 était attendu au tournant et d’après ce qu’on a vu à la conférence de presse, et notre première prise en main, il a réussi son pari.

Au niveau du design, le constructeur coréen a opté pour une finition en cuir (disponible dans de nombreuses couleurs, mais uniquement en brun et noir chez nous) et une courbe qui donnent au téléphone une fière allure.

Au niveau du matériel, il s’est concentré sur l’appareil photo, et il a plutôt bien fait ça.

La batterie de 3.000 mAh amovible ne fera pas de miracle (une bonne journée d’utilisation), mais il y a un port pour carte microSD, que Samsung a du abandonner sur son Galaxy S6.

Reste le prix: LG, qui avait toujours été un cran en-dessous de Samsung, l’a désormais rejoint. Le G4 en finition « Cuir Brun » ou « Cuir Noir » sera commercialisé fin mai en Belgique au prix de vente recommandé de 699 euros (32 GB). Pour être moins cher que le Galaxy S6 (32 GB), il faudra opter pour la finition en plastique « Metallic Grey », à 649 euros.

C’est le plus gros défaut du G4, à côté du fait qu’il n’y a pas de lecteur d’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone.

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.

Philips Fidelio B5: un kit home cinéma portable et polyvalent

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 avril 2015 08h51 | Ajouter un commentaire

p2Philips persiste sur un marché de plus en plus concurrencé: celui des barres de son.

Tous les fabricants veulent vous vendre un truc discret pour améliorer le son des TV qui sont de plus en plus fine. Il faut désormais être original pour convaincre. Des grands noms comme LG et Samsung sont venus concurrencer Yamaha, par exemple.

Philips avait présenté au CES son « Fidelio B5″, qui est plutôt un kit de son pour TV, car la barre est accompagnée de deux enceintes satellites et d’un caisson de basses.

Où est l’originalité, dès lors ? Dans le fait que les deux enceintes et le caisson fonctionnent sans-fil, mais surtout qu’ils disposent d’une batterie leur permettant de fonctionner une petite dizaine d’heures. Après cela, il faut les remettre sur leur base de recharge, très simplement.

Ce qui peut être très pratique pour ne pas devoir mettre le son trop fort. Il suffit d’approcher au maximum les enceintes, par exemple tout près de votre divan, à hauteur de vos oreilles.

Il sait où se trouvent les enceintes satellites

p1Philips a pensé à tout: l’unité centrale, la barre de son, sait où se trouvent les deux satellites et adapte leur volume en fonction, afin de livrer un son équilibré et bien balancé.

Sachez également que les enceintes peuvent fonctionner en Bluetooth de manière autonome. Vos enfants peuvent en prendre chacun une, et y relier leur smartphone ou leur tablette.

Bref, un produit très pratique, au design étudié, et avec un son d’excellente facture.

Un seul défaut: son prix, de 789€… C’est un investissement conséquent, alors qu’il y a des barres de son correctes qui se vendent à 200€ (mais la spatialisation est nettement moins bonne, et les basses moins profondes que sur le Fidelio B5).

HTC One: toi, je t’ai déjà vu quelque part…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 31 mars 2015 16h21 | Ajouter un commentaire

htc1Le dernier fleuron du constructeur taïwanais ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur. Est-ce une tare ? Nous l’avons essayé durant deux semaines.

Dans la guerre sans merci que se livrent chaque jour les très (trop) nombreux fabricants de smartphone sous Android, il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

Alors que Samsung a opté pour un écran incurvé sur les côtés de son Galaxy S6 Edge qui sort dans quelques jours, un autre grand nom du smartphone est sur le point de mettre en vente un nouvel appareil haut-de-gamme: HTC.

Le Taïwanais n’a pas pris de risque, en reconduisant pratiquement à l’identique le design des versions précédentes de son célèbre One. Le M9 est donc facilement reconnaissable, avec sa carapace en métal, ses deux grilles de haut-parleurs et ses discrètes lignes blanches. Originalité: il y a deux tons dans le métal: sur notre exemplaire de test, le dos était gris, et les bords dorés. C’est qu’il soigne son apprence, ce nouveau One… HTC promet que ce métal est inrayable, tout comme l’écran.

Quoi de neuf ?

A part des performances forcément plus musclées, grâce à un processeur Qualcomm Snapdragon 810 et 3 Go de RAM, les principales nouveautés du cru 2015 d’un smartphone toujours aussi haut-de-gamme sont logicielles.

En effet, la surcouche « Sense » en version 7.0 est très réussie, et apporte son lot de nouveautés sous Android Lollipop (5.0.2), surtout au niveau de la personnalisation de l’interface. Cela passe par des thèmes à télécharger gratuitement, et qui modifient les icônes, les fonds d’écrans, les menus, etc. Ces thèmes eux-mêmes sont personnalisables, par exemple à partir d’un photo personnelle.

Il y a également ce groupe d’icônes d’applications sur l’écran d’accueil, qui varie en fonction de l’endroit où l’on se trouve (travail, maison et sortie). Les applis les plus utilisées s’affichent automatiquement, après quelques jours d’utilisation. Amusant mais loin d’être indispensable.

N’oublions pas « BlinkFeed », une petite exclu d’HTC. Il s’agit d’un écran supplémentaire, à l’extrême gauche de votre bureau, qui rassemble tous les contenus qui vous intéressent (articles thématiques à choisir, fil d’actus Facebook et Twitter, etc). Cela peut s’avérer pratique à l’usage, même si le contenu est essentiellement français. Pour les fainéants qui n’ont pas le courage de lancer plusieurs applis pour se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde ou sur les réseaux sociaux, BlinkFeed pourrait devenir incontournable.

Quel son!

Le HTC One M9 parvient à encore améliorer le son produit par les haut-parleurs stéréo, qui sont par ailleurs sur le devant du téléphone. C’est pour cette raison qu’il y a encore de fameux « bords » en haut et en bas, pour accueillir le « BoomSound ». On sent même la spatialisation générée timidement par la technologie Dolby intégrée. Au final, si on tient bien le smartphone devant soi, on peut apprécier un vrai son stéréo, d’une qualité rarement atteinte sur un téléphone. Du très bon travail.

Quant à l’appareil photo, HTC a rangé l’optique supplémentaire qu’il y avait à l’arrière, et a mis un bon capteur de marque Toshiba de 20 MP. Là aussi, la qualité est au rendez-vous, sans bouleverser le genre. Quant à l’appareil photo frontal, il est de 4 MP, et permet de beaux petits selfies, même dans des conditions de lumières plutôt basses.

htc2


Conclusion

Le HTC One dans sa version M9 est un bien bel objet. Son châssis en métal (argent sur le dos, doré sur les côtés) est une prouesse technique qui demande beaucoup de travail pour l’assemblage, même si au final, cela passe assez inaperçu.

Le design n’a pas vraiment changé, mais la finition est proche de la perfection: solidité, assemblage, rigidité… C’est juste parfait à prendre en main.

On se pose alors la question: faut-il forcément modifier un style qui a fait ses preuves, même si c’était il y a trois ans ? Dans l’absolu, non. Pensez à Porsche et sa 911, qui peaufine une même silhouette depuis des dizaines d’années.

Mais dans le cas présent, on parle de smartphone, ces appareils que l’on remplace en moyenne tous les deux ans, et dont le nouveau modèle arrive chaque année…

Du coup, même si le HTC One M9 n’a aucun défaut apparent, on se demande s’il connaitra le succès promis au Galaxy S6 et à l’iPhone 6, surtout à cause de son prix: 749€ (32 GB de stockage interne). Il s’adresse avant tout aux puristes de HTC.

On a testé la réparation de smartphone à domicile

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 26 mars 2015 09h29 | Ajouter un commentaire

Changer l’écran de son téléphone plutôt que d’aller en acheter un nouveau: vous êtes de plus en nombreux à le faire. Les boutiques se multiplient et pour se démarquer, une enseigne a décidé de réparer votre smartphone… chez vous. J’ai testé le concept pour vous.

t1Cela fait très longtemps que la plupart des gens changent de téléphone portable en moyenne tous les deux ans. Une batterie qui s’essouffle, un écran griffé, un gros coup dans le coin après une chute, une interface trop lente… les problèmes ne manquent pas.

Pour le « téléphone lent », il n’y a hélas pas grand-chose à faire : les systèmes d’exploitation et les applications se mettent très souvent à jour, pour exploiter l’évolution technique des nouveaux modèles, plus puissants et/ou avec plus de fonctionnalité. On n’arrête pas le progrès (même si parfois on aurait bien envie…)

Vous êtes de plus en plus nombreux à réparer

En revanche, pour les autres soucis que rencontrent de nombreux smartphones, il est possible de faire quelque chose pour éviter de le remplacer. Un principe très simple, finalement, qui s’appliquait à tous nos appareils il y a une vingtaine d’années: les faire réparer !

Ça n’est pas nouveau, mais visiblement les Belges se de plus en plus disposés à le faire. Le magasin iFixTech, qui ne comptait à l’origine qu’un seul réparateur (son fondateur…), a désormais plusieurs employés et a même investi dans des machines pour fabriquer lui-même la « vitre » qui compose les écrans.

« Cela a grandement réduit le coût des pièces, et donc la facture finale pour le client », nous a expliqué Jeremy Golender, qui nous a rendu une petite visite un peu particulière.

t2Un service à domicile

En effet, après un premier magasin à Overijse et un second Avenue Louise à Bruxelles, la petite société a lancé un nouveau service il y a quelques mois: la réparation de smartphone à domicile. Nous l’avons testée pour vous !

La première étape est de remplir un formulaire sur le site iFixTech.be, ou d’appeler la boutique (il sera bientôt possible de le faire via une application). Il faut expliquer le problème, donner ses disponibilités, etc…

Ensuite, un rendez-vous est fixé, et un technicien vous rend une petite visite. Il se déplace avec une voiture bien reconnaissable (surmontée d’un grand smartphone…), des petits outils et un grand buvard pour ne pas salir votre table et ni perdre de petites pièces.

S’il s’agit d’un simple remplacement d’écran cassé, cela peut aller très vite. Nous avons testé le service de réparation à domicile avec un Nokia Lumia 1020 complètement mort, tombé sur l’écran et qui ne réagissait plus à rien. La vitre était brisée sur toute sa surface.

« C’est souvent uniquement l’écran. Parfois, on peut se contenter de remplacer la vitre, le reste des composants étant encore fonctionnel. Mais ce n’est pas le cas avec tous les smartphones ».

t3Seulement 10 minutes

Dix minutes (et une dizaine de manipulations délicates) plus tard, l’appareil démonté puis remonté avec un nouvel écran se réveille. Ce n’était donc que ça… Test réussi !

Jusqu’à présent, « ce sont surtout les entreprises qui sont intéressées par ce service à domicile, qui est par ailleurs très répandu dans d’autres pays », selon Jeremy.

La facture dans notre cas s’élevait à 200€, hors frais de déplacement. Mais ce sont surtout les pièces de notre écran qui coutaient cher. A titre d’exemple, une telle réparation pour un iPhone 4/4S ne coûte plus que 65€ (alors qu’il fallait compter 140€ il y a deux ans).

Un forfait de 15 euros pour les déplacements

Le déplacement est facturé 15 euros au particulier, mais pour les entreprises, « nous envisagerons peut être un service à domicile gratuit en fonction du nombre d’appareils à réparer ».

L’avantage de la réparation à domicile ? Le gain de temps. Si vous allez en boutique avec votre appareil cassé, il n’y aura peut-être aucun technicien disponible pour le réparer directement. Vous devrez soit attendre, soit revenir le chercher quelques heures plus tard.

Or, être séparé si longtemps de son smartphone, c’est… difficile pour certains.

FixMeStick: la clé USB de la dernière chance pour réanimer votre PC

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 19 mars 2015 16h15 | Ajouter un commentaire

f1FixMeStick pourrait devenir votre clé USB préférée: elle est capable de débarrasser votre ordinateur de tous ses virus dans devoir lancer Windows, souvent paralysé par ces logiciels malveillants.

C’est le mal du 21e siècle: des milliers de personnes, pour ne pas dire des millions, sont victimes chaque jour de l’infection… de leur ordinateur.

Certains vont même jusqu’à en acheter un autre, pensant que tout est perdu, que leur machine est trop lente parce qu’elle a « déjà » 4 ans. Souvent, c’est à cause de la présence de virus, ou plutôt de logiciels malveillants au sens large, qui monopolisent les ressources de l’ordinateur pour en analyser le contenu, transmettre des informations à des serveurs, lancer des fenêtres ‘pop-up’.

Dans la plupart des cas, ces ‘malwares’ sont tellement envahissants qu’ils paralysent les ordinateurs moins récents (et donc moins puissants), rendant également inutilisables les logiciels antivirus.

Impossible de scanner le disque dur, et donc d’isoler ces petits logiciels pour les empêcher de nuire.

Un antivirus qui n’a pas besoin de Windows !

Dans ces cas les plus désespérés, il devient alors nécessaire de réinstaller complètement Windows. Un processus long qui entraîne la perte de données personnelles… pour autant qu’on puisse retrouver le CD d’origine (ce qui pour la plupart des gens et un casse-tête).

Mais il y a une alternative, et elle permettra même conserver toutes les données personnelles: le FixMeStick. Il s’agit d’une clé USB qui contient plusieurs logiciels de sécurité (Kaspersky, Sophos et Vipre), et qui le gros avantage de tourner sous son propre système d’exploitation.

L’ordinateur n’a donc pas besoin de démarrer Windows (ou Mac OS) pour faire tourner les antivirus. Il démarre le propre OS du stick USB, une interface assez simplifiée qui vous permet d’analyser le disque dur, de repérer les logiciels malveillants et de les empêcher de nuire.

De plus, cela empêche les virus et autres spyware d’être actifs, car ils se lancent automatiquement au démarrage de Windows.

F2Et dans la pratique ?

Voilà pour la théorie. Nous sommes passés à la pratique en essayant de redonner vie à un ‘vieil’ ordinateur portable sous Windows Vista, qui mettait environ 10 minutes à démarrer, pour être ensuite pratiquement inutilisable. Nous avions auparavant essayé de supprimer les logiciels suspects et de faire tourner un antivirus, mais l’ordinateur se paralysait au bout de quelques tentatives.

Dans un premier temps, vue la lenteur de la machine, nous avons essayé la manière forte: forcer le démarrage immédiat à partir de la clé USB, en appuyant sur F8, F9, F10, F11 ou F12 juste après avoir allumé l’ordinateur.

Des options de démarrage ont fini par apparaître, mais jamais la possibilité de lancer immédiatement l’OS du stick USB. Une opération plus délicate, sans doute réservé aux experts.

Un peu de patience

Nous avons dès lors suivi la procédure standard: démarrer Windows normalement, puis dès que possible lancer le fichier « FixMeStick.exe » présent sur la clé USB. Comme l’ordinateur était très lent, cela a pris 15 bonnes minutes avant que le petit programme s’exécute.

Il a alors redémarré l’ordinateur dans le mode adéquat, à savoir l’OS du stick USB, qui a dès lors pu faire son job comme promis.

Après deux bonnes heures, le scan minutieux était terminé, et les (très nombreux) logiciels malveillants mis en quarantaine.

Quelques heures plus tard, l’ordinateur était mis à jour sans trop de souci, avec les dernières versions de Windows Vista, et à nouveau utilisable comme au premier jour (même si la batterie n’a plus que quelques minutes d’autonomie…).

Du bon travail, donc.

Le FixMeStick est dispo sur internet et chez Vandenborre au prix recommandé de 59€. Cependant, les antivirus qu’il contient seront véritablement efficaces durant 1 an: après, il faudra payer pour les maintenir à jour.

Ce petit appareil ne servira donc peut-être qu’une seule fois, mais cela vous évitera d’acheter un nouvel ordinateur ou de faire appel à un professionnel pour récupérer vos données privées.