FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d’ouvrir votre porte à distance

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 23 mai 2017 09h57 | Ajouter un commentaire

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d'ouvrir votre porte à distance, nous l'avons essayéePour 229€, vous pouvez vous offrir un petit boitier ‘made in Autriche’ qui se fixe sur le côté intérieur de votre porte d’entrée. L’installation est facile, et c’est dès lors une simple application sur un smartphone qui permet d’ouvrir, verrouiller ou déverrouiller la porte via Bluetooth (dans un rayon de 10 mètres maximum). Et pour quelques dizaines d’euros de plus, cette serrure se connecte à internet, décuplant son accès à distance et son potentiel. Flippant, vous pensez ? J’en ai parlé avec le fondateur, Martin Pansy.

La smarthome, ou ‘maison intelligente/connectée’, n’en est qu’à ses débuts. Consacrée ‘nouvelle tendance’ il y a quelques années, elle a attiré de nouveaux acteurs qui ont vendu tout et n’importe quoi très rapidement. Ce qui a finalement détourné l’intérêt du grand public, qui n’y a vu que des gadgets inutiles.

D’autres entreprises, comme Nest (propriété de Google/Alphabet), sont plus prudentes et pensent d’abord aux besoins réels des consommateurs. Nest sort assez peu de produits (un thermostat originel, suivi d’un détecteur de fumée et de caméras de surveillance), mais quand il le fait, c’est d’une simplicité et d’une intuitivité déconcertante. Et surtout, c’est pratique, ce n’est jamais un gadget.

Petit-à-petit, d’autres produits vraiment intéressants apparaissent sur le marché. Le meilleur moyen de se faire une idée de l’intérêt du public et donc du potentiel de réussite, c’est de lancer une campagne de crowdfunding. C’est comme ça que l’aventure de Nuki, une petite entreprise autrichienne, a débuté.

« Tout a commencé il y a trois ans. On trouvait qu’il était stupide d’avoir plusieurs clés à la maison, de devoir toujours chercher après. Et avec le développement de la smarthome, on s’est dit qu’on pouvait se débarrasser d’une clé physique », m’a expliqué Martin Pansy, le CEO de Nuki, en visite à RTL House.

L’idée d’une serrure connectée était née. « Mais il fallait qu’elle soit rétrocompatible avec les portes, clé et serrures existantes, et facile à installer, genre en trois minutes et sans outil« .

Nuki a récolté un franc succès sur Kickstarter. « On a reçu 400.000 euros en 2015, c’est le record pour un produit qui n’est lancé qu’en Europe« , car en effet, toutes les serrures ne sont pas les mêmes. « Aux Etats-Unis, par exemple, c’est moins sécurisé: les clés ne tournent qu’à 90°, contre 720° chez nous« . Ce simple détail change tout dans le développement du produit, car la serrure connectée de Nuki intègre un moteur et un mécanisme conçus pour faire plus de tours de clés. Le tout étant optimisé pour gérer au mieux l’énergie mise à disposition par les 4 piles AA fournies.

Le succès a perduré dans la réalité. « On a commencé par l’Allemagne et l’Autriche en novembre dernier, et là on s’étend. On a déjà 10.000 serrures connectées en peu de temps« , ce qui est beaucoup pour « un produit de luxe, pas de première nécessité« , reconnait son créateur.

La start-up viennoise compte 22 employés actuellement, qui travaillent déjà sur de nouveaux projets. « L’idée c’est de collaborer avec des PME pour gérer les accès des employés, ou encore avec Airbnb, ce qui éviterait par exemple la prise de rendez-vous pour la remise des clés, et enlèverait des problèmes de sécurité« .

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Les socles, la serrure et le bridge. Un pack à 299€…

Une installation enfantine

La plus souvent, l’installation de produit pour la maison connectée est fastidieuse. Il faut le mettre au bon endroit, le connecter à un boitier servant de relais avec le routeur, appuyer sur des boutons, installer l’application, configurer l’utilisation de l’appareil, etc.

Mais Nuki tient ses promesses: en trois minutes, c’est prêt à l’emploi. L’avantage, c’est que les cylindres en Europe sont tous les mêmes (sauf en Suisse, parait-il). Ils ont cette forme typique qui a permis à Nuki de développer un socle standard.

Deux styles de fixation s’offre à vous. Soit votre cylindre dépasse, à l’intérieur, de plus de 3 mm par rapport à la porte. Dans ce cas, vous fixez le socle sur le cylindre avec les trois petites visses incluses (tout comme la clé de serrage). Si, comme c’est souvent le cas, votre cylindre est pratiquement à fleur de la porte (entre 0 et 3mm), alors vous collez simplement le socle, en retirant la protection du puissant autocollant situé dans son dos. Lors de notre test, il s’est littéralement scotché à la porte.

Il suffit ensuite de mettre la clé dans la serrure à l’intérieur, et de mettre le boitier par-dessus, comme expliqué dans la petite notice. On télécharge l’application pour configurer la smart lock et la relier au smartphone, et c’est fait.

Un cylindre à ‘double embrayage’ est nécessaire

Remarque essentielle: il est pratiquement indispensable d’avoir un cylindre de porte dit ‘à double embrayage’ ou ‘d’urgence’, c’est-à-dire un cylindre qui peut être actionné avec une clé même si une deuxième clé est insérée de l’autre côté de la porte.

Une option très pratique qui éviterait bien des ennuis à tout le monde, mais qui n’est pas encore assez répandue chez nous. Selon des chiffres fournis par Nuki, « 50% des cylindres de porte en Belgique » sont ‘à double embrayage’, contre « 70% en Allemagne« , où l’entreprise s’est lancée dans un premier temps.

Avec un simple cylindre, vous seriez obligé, une fois à l’extérieur, d’ouvrir la porte avec l’application uniquement. Et en cas de panne, de bug ou de smartphone sans batterie, vous serez coincé. Avec un cylindre à double embrayage (on en a trouvé un de marque Abus à 30€ sur Amazon…), vous pourrez continuer à utiliser votre clé pour rentrer chez vous. Pensez-y.

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Comment ça marche ?

Une fois connectée, votre téléphone ou tablette peut désormais, en lançant simplement l’application, déverrouiller votre serrure dans un rayon de quelques mètres, car par défaut, elle utilise une connexion Bluetooth pour s’authentifier et déverrouiller la porte.

Le fonctionnement de la smartlock de Nuki est on ne peut plus simple: la partie externe de votre clé, à l’intérieur de la maison bien entendu, est insérée dans la fente du boitier, qui intègre un petit moteur faisant simplement tourner la clé dans tel ou tel sens, pour verrouiller/déverrouiller/ouvrir la porte d’entrée, selon l’action que vous demandez via le smartphone. Vous pouvez également appuyer sur le bouton rond de la smartlock, elle va alors verrouiller ou déverrouiller la porte.

Tout est transparent: on voit la molette encerclant la diode lumineuse qui tourne, entraînant la clé. On peut donc également tourner cette molette à la main, pour verrouiller ou déverrouiller la porte sans user les 4 piles AA fournies (non rechargeables).

Quelques options sympas: elle s’ouvre toute seule !

La base de Nuki est donc assez simple, finalement. L’application, très basique et épurée, permet d’ouvrir une porte avec un ou plusieurs smartphones. En effet, on peut « inviter » les membres de la famille, ou la femme de ménage, pour que leur appli sur leur téléphone soit capable d’ouvrir la porte. Il est même possible de limiter cet accès à une certaine plage horaire.

Si on se limitait à cela, avouons-le, l’intérêt serait assez mince. Cela prend souvent autant de temps de trouver ses clés que son smartphone, et le temps de lancer l’application et que celle-ci soit opérationnelle, on a aussi vite fait d’ouvrir la porte de manière traditionnelle. Pour les plus fainéants, cependant, c’est un bon moyen d’ouvrir la porte à quelqu’un sans se lever. Ou de vérifier si on a verrouillé correctement la porte d’entrée avant de s’endormir.

Mais il y a plus. On peut par exemple activer un mode de (dé)verrouillage automatique (Auto-Unlock) lorsque le smartphone s’approche de la porte, quand on rentre chez soi. Explications détaillées ici. L’idée est très sympa: quand on s’éloigne de plus de 100 mètre de sa maison, et qu’on y revient, une notification de l’application Nuki retentit sur le smartphone, et sur Android 7, on peut, à partir de cette notification, « ouvrir la porte ». En réalité, il ne vaut mieux pas utiliser cette notification, sinon la porte va s’ouvrir plusieurs fois. En effet, la porte s’ouvre toute seule quand on s’approche d’elle… pour peu qu’on lui laisse le temps. D’après mes tests, après environ 20 secondes, la porte était ouverte sans qu’on ait à toucher au smartphone. C’est du vrai ‘auto-unlock’, mais il faut avoir un peu de patience…

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Avec le Bridge, la serrure se connecte à internet: « Au voleur » ?

Mais la smart lock de Nuki prend tout son sens si on installe le Bridge, inclus dans le pack ‘combo’ à 299€ (la serrure seule coûte 229€). Comme son nom l’indique, il sert de pont entre la serrure et l’internet. Vous pouvez donc connecter votre smart lock au réseau, la rendant accessible et ouvrable depuis l’autre bout du monde, toujours via son smartphone. Du moins en théorie, car la connexion n’a pas toujours été possible lors de nos tests en dehors de la maison.

Les plus méfiants d’entre vous (et avec tout ce qu’on entend sur la cybersécurité actuellement, on ne peut pas leur donner tort) soupirent déjà et crient au cambriolage numérique. Impossible en effet de garantir à 100% qu’aucun hacker russe ne pourra jamais ouvrir votre porte à distance.

Encore faut-il qu’il prenne le temps et la peine de le faire pour venir voler chez vous. Si vous avez des œuvres d’art, des voitures de collection ou de milliers de dollars en liquide, il ne faut sans doute pas connecter votre smart lock à internet. Pour les autres, c’est relatif.

Si comme nous, vous aimez le progrès, vous connecterez votre serrure au réseau pour la rendre vraiment accessible à distance. Cela permet non seulement d’ouvrir la porte quand on n’est pas chez soi (ça peut servir, si vous faites confiance à votre belle-famille ou au livreur qui veulent rentrer chez vous, par exemple), mais également, si on va encore un pas plus loin, d’utiliser Nuki Web.

Ce service, hélas inaccessible au moment de notre test, permet de configurer des règles IFTT pour que des appareils connectés parlent entre eux. Par exemple: j’ouvre la porte le soir, donc les lampes connectées Philips Hue s’allument, le thermosat Nest se met sur 20°, etc. Il y a de quoi s’amuser pour les geeks.

Niveau sécurité, Nuki ne plaisante pas et a tenté de nous prouver qu’il n’y avait aucun risque. « La norme Bluetooth 4.0 Low Energy n’inclut pas le cryptage de bout en bout. Nuki a donc implémenté cette fonction lui-même afin d’assurer une totale sécurité à tous les utilisateurs. Un cryptage symétrique de 256 bits (Xsalsa20) est utilisé à cet égard. Le protocole Secure Socket Connections (SSL) contrôle le cryptage de bout en bout entre Nuki, le pont réseau et l’application. Afin d’assurer un fonctionnement fluide, le serveur Nuki fait seulement office de routeur, même si des firewalls sont installés sur le smartphone ou sur l’adaptateur WLAN. Étant donné qu’il ne peut recalculer les crypto-clés utilisées, le serveur est incapable de décrypter les données afférentes. Le même principe vaut pour un intrus qui tenterait d’obtenir l’accès au serveur ou à la connexion internet« .

Voilà pour la théorie. En pratique, c’est comme pour chaque appareil connecté à internet: vous savez qu’il y a toujours un petit risque…

Quelques défauts de jeunesse

Globalement, j’ai été convaincu par le test de la serrure connectée de Nuki. Pouvoir ouvrir sa porte d’entrée à distance n’a rien d’essentiel ou d’indispensable, mais peut faciliter le quotidien par moment. Et si vous osez la connecter à internet, les possibilités d’un vraie smart home se multiplient.

Hélas, lors de notre test, nous avons remarqué quelques défauts de jeunesse, qui peuvent être corrigés ‘facilement’ car il s’agit de software essentiellement. Il s’agit globalement d’un manque de stabilité de l’application et/ou de la connexion entre l’application et la serrure, que ce soit en Bluetooth (10 mètres maximum) ou via internet. Or, quand on parle d’une serrure connectée, on a le droit d’exiger une fiabilité à 100%. On comprend les contraintes de distance ou de sécurité, mais il faudrait que les choses soient plus claires.

Tout d’abord, le plus gênant, c’est le temps de connexion assez long pour que la serrure soit accessible via l’application. Souvent une dizaine de secondes, tout de même, d’après nos calculs. C’est parfois plus long que de prendre ses clés dans une poche et d’ouvrir la porte à la main.

Nous avons également peiné à configurer le Bridge: il n’y a pas de message de confirmation lorsqu’il est connecté à la smart lock, et quand on veut le ‘gérer’, il faut le remettre en mode de configuration initiale. Pas très clair, tout ça, mais on peut heureusement voir comment l’application est connectée à la smart lock, via Blutooth ou via internet.

Plus flippant: si quelqu’un est chez vous, il peut réinitialiser la smart lock en appuyant 5 secondes dessus et en la connectant à l’application de son propre smartphone. Nous l’avons essayé avec deux smartphones différents et en effet, il est très simple de réinitialiser une serrure et de la coupler à un autre téléphone.

Enfin, avouons que nous ne sommes jamais à l’abri d’une ouverture de porte involontaire. Imaginez qu’en vacances, un enfant joue avec votre application et appuie sur le bouton « ouvrir ». Si comme nous, votre porte d’entrée est à serrage, lorsque la smart lock tourne le dernier quart, le pêne de base (le triangulaire donc, pas le ‘verrou’) est déplacé et la porte s’ouvre physiquement de quelques centimètres au moins. On pourrait donc se retrouver avec une porte grande ouverte sans possibilité de la fermer à distance… Un raison de plus pour bien sécuriser son smartphone.

Deux bons smartphones à moins de 300€: lequel choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 15 mai 2017 06h54 | Ajouter un commentaire

Moto G5 Plus, Xperia XA1: quel est le meilleur de ces deux smartphones à moins de 300€ ?

Ils ont chacun leurs qualités et leurs défauts, et prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas forcément mettre 800€ pour avoir un smartphone élégant et fonctionnel. Ce n’est que du côté photo, sans surprise, que le fossé est grand par rapport aux ténors du secteur. J’ai pu comparer le Moto G5 Plus de Lenovo et le Xperia XA1 de Sony, deux smartphones qui viennent de sortir. Un match très serré.

Alors qu’on est en pleine saison de sorties en grandes pompes de nouveaux smartphones haut-de-gamme (Huawei, LG, Samsung et bientôt HTC), des appareils très chers, il est bon de regarder à nouveau dans le milieu du tableau.

Car ne l’oublions pas, le grand public ne met pas souvent 800€ pour un nouveau smartphone qu’il changera probablement deux ans plus tard, âge moyen de nos précieux petites dalles tactiles. Et il a raison. Ces dernières années, on trouve généralement les meilleurs rapports qualité-prix entre 199€ et 299€.

Deux appareils de ce genre sont arrivés à la rédaction de RTL info cette semaine: le Lenovo Moto G5 Plus (299€) et le Sony Xperia XA1 (279€). Que valent ces deux appareils à moins de 300€?

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Look épuré tout en finesse du côté de Sony

Sony Xperia XA1: design parfait, écran et appareil photo très moyens

Lorsqu’on déballe le Xperia XA1, on a du mal à croire qu’on tient en main un smartphone à 279€. Il est fin et léger, mais la finition en métal et l’assemblage rigoureux typique de Sony lui confère une prise en main et un look dignes des plus grands. Et l’écran de 5″ occupe toute la largeur du smartphone, ce qui est très agréable à l’œil.

Seuls les grands bords au-dessus et au-dessous de l’écran trahissent une position dans le milieu de gamme, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digital pour le déverrouillage, une option pratiquement indispensable en 2017. On notera tout de même la présence du port USB Type-C réversible et plus performant.

La fiche technique est prometteuse: Android 7.0 Nougat est plutôt bien animé par une puce mobile Mediatek Helio P20, composée d’un processeur à 8 cœurs Cortex A53 cadencés à 2,3 GHz et d’un GPU Mali T-880 MP2 à 900 MHz. La RAM est de 3 Go, et le stockage interne de 32 Go extensibles via carte microSD. La batterie est de 2.300 mAh (elle est assez endurante), et la résolution HD (1280 x 720 pixels) plutôt logique en regard du prix contenu. Bref, c’est très honnête.

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Un beau smartphone à qui il manque un capteur d’empreinte

Les plus gros défauts du XA1 se situent du côté de l’écran, dont le contraste est ridicule, et la gestion de la luminosité catastrophique. En plein jour, on a l’impression qu’il n’est pas assez rétroéclairé. En pleine nuit, il fait mal aux yeux tellement il reste trop lumineux, malgré le capteur qui l’adapte automatiquement.

Quant aux photos, les 23 MP annoncés n’ont finalement qu’un seul avantage: pouvoir zoomer plus que les autres smartphones de la catégorie. Pour le reste, on est plutôt déçu de la qualité générale des photos, et par une certaine lenteur dans le traitement et le visionnage des clichés, comme s’il y avait trop de pixels pour la puce graphique. Bémol: dans le noir, il absorbe plus de lumière, mais cela correspond également à un lissage excessif. Bref, c’est moyen.

Côté interface, Sony soigne de plus en plus sa surcouche, la rendant un peu plus discrète, même s’il y a encore une dizaine d’applications préinstallées, aussi inutiles et encombrantes que AVG, Xperia Lougne, PlayStation, Amazon etc. Mais elle est esthétique, par contre: les ajouts de couleurs par-ci par-là sont bien dosés. Une expérience globalement agréable.

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Le Lenovo est moins élégant, mais plus fonctionnel

Lenovo Moto G5 Plus: plus performant, mais moins beau

Le fabricant chinois Lenovo souffre en Belgique d’un manque d’image, du moins au niveau des smartphones (pour les PC, il est assez bien apprécié). Après avoir racheté Motorala il y a quelques années, il a finalement décidé, après plusieurs hésitations, de ne plus vraiment utiliser le nom de la marque. On parle donc du Lenovo Moto G5 Plus.

Le gros avantage des smartphones de Lenovo, comme la plupart des marques chinoises, c’est le prix contenu par rapport aux performances. Le G5 Plus ne déroge pas à la règle.

Mais contrairement au Xperia XA1, le design n’a rien de très attirant. C’est du métal qui ressemble à du plastique, le look est un peu grossier par moment, et ne fait pas dans la finesse. Quant aux bordures de l’écran, elles sont épaisses de tous les côtés… On préfère nettement le Moto Z Play de l’an dernier.

Par contre, côté écran et appareil photo, Lenovo fait un peu mieux que Sony. Les 5,2″ affichent du Full HD (1920 x 1080 pixels) avec un meilleur niveau de luminosité, même si on est très loin de la qualité des dalles du haut-de-gamme. L’APN de « seulement » 12 MP a donné de meilleurs résultats que les 23 MP du Xperia. Les couleurs étaient plus soignées, plus fidèles, tandis qu’il y avait plus détails dans les photos, et moins de lissage et de bruit.

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Le meilleur d’Android avec une touche subtile de Lenovo

Le Moto G5 Plus a une fiche technique du même niveau que le Sony, avec une puce Snapdragon 625, 32 GB de stockage interne, 3 GB de RAM. Mais il a la décence d’être équipé d’un capteur d’empreinte digitale à l’avant. Il faut par contre se contenter d’un port micro-USB largement dépassé. On ne peut décidément pas tout avoir.

Côté interface, on est dans de l’Android 7.0 « stock », c’est-à-dire dans la version la plus pure du système d’exploitation de Google, avec le minimum d’ajout logiciel de la part de Lenovo (pas d’application maison, juste un ou deux widgets et des mouvements pour lancer l’appareil photo, par exemple). On peut également se servir du capteur comme unique bouton de navigation Android (home, retour, multitâches), comme sur le Huawei P10. Bref, c’est du tout bon.

Conclusion

Difficile de les départager, ces deux-là. Le Xperia XA1 de Sony (279€) a pour lui un look et une finition très soignés, mais un écran et appareil photo décevants, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digitale, devenu pourtant indispensable en 2017.

Le Lenovo Moto G5 Plus (299€) n’a pas les défauts du Sony, mais son look est assez passe-partout, voire grossier quand on évoque les bordures de l’écran. Son point fort, c’est son interface très proche de la version pure d’Android 7, avec des ajouts très intelligents, comme un lecteur d’empreinte pouvait faire office de navigation Android à un pouce.

Votre choix se portera sur votre préférence: un look nickel ou un capteur d’empreinte intelligent ?

De notre côté, on préfère le déverrouillage par empreinte. En 2017, pour un smartphone à plus de 200€, on ne peut pas s’en passer…

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S’il ne faut en garder qu’un, on prend le Lenovo pour son écran et son capteur d’empreinte

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 27 avril 2017 07h50 | Ajouter un commentaire

Le HTC U Ultra n’est pas qu’un nouveau (grand) smartphone disponible en Belgique. Il est le premier de sa catégorie (vendu en Belgique) équipé un second écran. Son but premier: afficher des informations quand le téléphone est en veille. Mais pas que… RTL info a pu mettre la main sur ce smartphone haut-de-gamme vendu 799€.

Ce smartphone géant a un écran supplémentaire sur le dessus: à quoi sert-il ?

Depuis l’an dernier, certains constructeurs, qui cherchent à se différencier sur un marché du smartphone de plus en plus concurrentiel, ont opté pour l’ajout d’un second écran, nettement plus petit, sur le dessus de l’appareil. LG, notamment, l’a fait avec un modèle destiné uniquement au marché américain.

Chez nous, le HTC U Ultra est le premier du genre, et nous avons pu le tester cette semaine. Il s’agit avant tout d’un smartphone haut-de-gamme, et surtout de très grande taille (le plus imposant jamais construit par le constructeur taïwanais) : 5,7″.

Il a ensuite une configuration solide, avec une puce Snapdragon 821, 4 GB RAM, 64 GB de stockage, un écran WQHD de 2560 x 1440 pixels, appareil photo de 12 MP stabilisé (16 MP à l’avant), charge rapide de la batterie de (seulement) 3.000 mAh. Le prix est assorti: 799€ au lancement.

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Quand le smartphone est en veille, des infos de ce genre sont affichées quand on le soulève

2,05″ et 160 x 1040 pixels pour économiser la batterie

Attardons-nous sur sa particularité principale d’un point de vue esthétique et pratique: il a un second écran, situé au-dessus et à droite de l’affichage principal. Ce petit écran a une diagonale de 2,05″ et affiche 160 x 1040 pixels. A quoi sert-il ?

L’idée de base, c’est d’afficher quelques infos qui vous évitent de réveiller sans cesse votre smartphone pour voir l’heure ou les éventuelles notifications. A la clé, c’est une potentielle économie de batterie…

En soulevant simplement le HTC U Ultra, ce petit écran se réveille et vous apercevez l’heure, la date, l’état de la batterie, la météo et les éventuelles notifications des applications que vous avez choisies.

Une première fonction déjà pratique à nos yeux, équivalente finalement aux options d’écrans always on qu’on retrouve actuellement sur plusieurs smartphones, dont les Galaxy A3 et A5 de Samsung, ou le G6 de LG.

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Quand le smartphone est actif, le second écran peut afficher des raccourcis vers des contacts, par exemple

Une télécommande permanente quand l’écran est actif

En plus de cette fonction de petit écran de veille, il y a celle qu’on décide de lui attribuer quand l’écran principal est actif. Il faut alors le considérer comme un écran déporté que l’on peut transformer une petite télécommande, par exemple.

C’est plutôt bien vu de la part de HTC. Les usages et les fonctionnalités des smartphones sont en constante évolution (et multiplication): il arrive souvent qu’on ait recours au ‘multitâches’, et qu’on doive fermer sa fenêtre Facebook, par exemple pour changer de musique.

C’est du passé avec le U Ultra: un petit contrôleur Spotify peut être actif en permanent sur le second écran, quand vous utilisez votre smartphone. Très pratique.

Mais cela ne se limite pas à la musique. On peut afficher le prochain évènement de l’agenda, des raccourcis vers des contacts (ou applications) à choisir, un rappel fixé par vos soins (ex: changer litière), ou les notifications de certaines applications (mais dès lors il y a des doublons car ces notifications sont forcément affichées dans la zone de notification traditionnelle.

Pour passer de l’un à l’autre, il suffit de faire glisser son doigt dessus vers la droite ou la gauche pour faire défiler les notifications ou les fonctions. Le smartphone retient quelle était la dernière chose affichée (contrôleur Spotify, rappel, agenda, etc).

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Des petits boutons Android pas très bien positionnés, ce qui rend l’utilisation à une main pratiquement impossible

Conclusion

Le HTC U Ultra est un très grand smartphone, qui n’exploite pas spécialement bien l’espace disponible car la batterie n’est que de 3.000 mAh, et surtout car son écran n’occupe que 69% de la face avant (il y a donc de grands bords de part et d’autre).

Un défaut en partie comblé par ce fameux ‘second écran’ qui est finalement bien pratique: quand le téléphone est en veille, on peut alors voir un tas d’informations en soulevant simplement l’appareil ; quand le téléphone est actif, on peut s’en servir comme d’une télécommande ou barre de raccourcis.

Une option bien sympa, donc, mais qui ne justifie pas à elle-seule l’investissement de 799€ demandé par HTC pour son dernier flagship. Le smartphone est certes très performant de manière générale, mais souffre d’un manque d’ergonomie quand on essaie de l’utiliser à une main: les boutons Android sont placés beaucoup trop bas pour être utilisables de manière aisée, et c’est l’inverse pour ceux du volume.

Reste une finition arrière en verre qualifiée de « surface cristalline novatrice aux contours élégants« , selon HTC. Ce qui promet quelques jolis effets de couleurs mais garde bien les traces de doigts. Question de gout, mais c’est assez passe-partout à nos yeux: globalement, on n’a pas l’impression de tenir en main un appareil à 799€, soit le prix du Galaxy S8 de Samsung, star de l’année… Et notez enfin qu’à ce prix-là, vous perdez la prise mini-jack du casque, qui devra donc être sans-fil.









Samsung remet les choses au point: il est bien le roi du smartphone Android

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2017 07h58 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister, à Londres, au lancement du Galaxy S8, le très attendu smartphone haut-de-gamme de Samsung. Derrière l’emblématique iPhone d’Apple, c’est l’un des rares téléphones à plus de 600 euros qui se vend par millions dans le monde entier. La version 2017 (799€) vient avec quelques nouveautés intéressantes. La plus remarquable étant l’écran « infini » qui a contraint Samsung à revoir sa manière de déverrouiller un smartphone.

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Le géant coréen Samsung, qui traverse la période la plus délicate de son histoire suite à l’affaire des Galaxy Note 7 explosifs et de l’héritier familial de l’empire inculpé pour corruption, a donné un petit coup dans la fourmilière du monde des smartphones Android, en manque d’innovation majeure depuis quelques années.

Attendu au tournant, le Galaxy S8, nouveau flagship et star du printemps 2017, a confirmé les nombreuses fuites parues sur le web ces derniers mois, lors d’une conférence de presse organisée à Londres et à New-York, et à laquelle j’ai pu assister.

Il n’est pas révolutionnaire comme Samsung aimerait nous le faire croire, mais offre quelques nouveautés intéressantes. Et prouve qu’en matière d’innovation, il reste le roi du smartphone Android. Les autres font de bons smartphones en 2017, Samsung en a sorti un nouveau.

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Design arrondi à tous les niveaux

Design original

La première chose qui frappe, c’est évidemment le design, en rupture par rapport au reste de l’immense marché des smartphones Android.

Samsung est parvenu à remplir la quasi-totalité de la face avant avec un écran de 5,8″, arrondi sur les coins, et qui revient sur les côtés et le bas de l’appareil. Pour vous donner un ordre d’idée, la diagonale de l’écran baptisé « Infinity Display » est de 14,6 cm, alors que la hauteur totale de l’appareil est de 14,9 cm.

Le S8 est plus étroit que son prédécesseur, faisant passer le ratio de 16:9 à 18:9. Il reste donc relativement manipulable à une main, contrairement à la plupart des ‘phablettes’, ces immenses smartphones avec une diagonale pratiquement équivalente (environ 6″).

La finition est en verre à l’avant et à l’arrière, et il y a une tranche en métal. Il y a trois couleurs pas très originales: noir, argent et gris.

Un écran « infini »

L’effet est impressionnant dès l’allumage de la dalle Quad HD+ (2.960 x 1.440 pixels), toujours aussi lumineuse et colorée. Le S8 est le premier smartphone avec l’appellation ‘Mobile HDR’, un standard dont on parle beaucoup sur les télévisions, et qui est supposé reproduire une plus large gamme de couleurs et de contrastes. Bref, Samsung prouve une fois de plus qu’il reste le maître en la matière.

Forcément, le bouton de déverrouillage servant également de capteur d’empreinte n’avait plus de place sur la face avant. Ce qui était la marque de fabrique de Samsung disparait donc, mais ça rend le S8 nettement plus original et agréable à l’œil. Les boutons Android (accueil, retour et multitâche) sont désormais logiciels (donc incrusté sur l’écran). Quant au capteur d’empreinte, il est relégué à l’arrière du smartphone, à côté de l’appareil photo. Une place peu intuitive a priori.

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La conférence de presse à Londres

D’autres options de déverrouillage intéressantes

Heureusement, Samsung a prévu d’autres options de déverrouillage, et c’est plutôt sympa: un scanner de l’iris (un peu plus lent) et la reconnaissance faciale, qui d’après ce qu’on a pu voir sur les appareils de démo, fonctionnent parfaitement et instantanément. C’est l’une des nouveautés les plus intéressantes du S8.

Enfin, rappelons que le smartphone reste complètement étanche (certification IP 68).

Pour ceux qui aiment les fiches techniques: il y a un processeur huit cœurs 64 bits gravé en 10 nm (une première), 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne (plus port microSD), batterie de 3.000 mAh avec chargement rapide, prise en charge de Galileo (GPS européen), nouveau support de communication rapide (gigabit Wi-Fi et gigabit LTE), port USB Type-C.

Il se transforme (presque) en ordinateur

L’autre grande nouveauté du S8, c’est qu’il est accompagné en option de la DeX Station. Un drôle de nom pour une station d’accueil permettant d’avoir « une expérience PC » pour 149€. On pourra y connecter des périphériques comme un écran, un clavier et une souris (avec ou sans fil)

Le S8 retravaille alors en profondeur l’interface d’Android, pour qu’elle soit plus facilement exploitable en mode « bureau ». Ce sera donc un mélange de l’écran et des fonctions de votre smartphone, avec des applications (la suite Office, quelques logiciels Adobe) retravaillées pour un mode « ordinateur ». Avantage: les fenêtres des applications peuvent être redimensionnées et on peut en afficher plusieurs sur l’écran.

L’idée est belle et le prix pas trop élevé, reste à voir si c’est utilisable au jour le jour, dans un prochain test approfondi.

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Voici ce que permet, en théorie, la DeX…

Un assistant vocal inutilisable chez nous (au lancement)

L’autre nouveauté, c’est l’arrivée d’un assistant personnel et vocal à la sauce Samsung, de longues années après le Siri de l’iPhone 4S. Son équivalent sud-coréen s’appelle Bixby, et peut être activé à l’aide d’un bouton dédié sur la tranche de l’appareil. D’après ce qu’on a pu voir lors de la conférence de presse, Bixby n’est pas qu’une option, mais est intégré au système d’exploitation. Il est capable d’interagir avec plusieurs applications maisons de Samsung (appareil photo, galerie, contacts, SMS, etc…).

La prise en compte du contexte semble intéressante sur le papier: Bixby comprendra que vous êtes dans telle ou telle application et sera donc plus adapté au contenu affiché. Exemple: vous lui demandez (en parlant) d’afficher les photos prises à Londres, par exemple. Ensuite, avec les doigts, vous en retouchez une de manière traditionnelle. Enfin, vous lui parlez à nouveau et lui demandez d’envoyer la photo à un contact bien précis.

Il sera également possible de commander des applications externes à l’avenir. Mais Bixby ne sera disponible qu’en coréen au lancement, puis en espagnol et en chinois par après. Pas de date pour le français, donc cette option n’est clairement pas un argument de vente en Belgique, du moins pour 2017.

A terme, Bixby, issu de 18 mois de développement et du rachat par Samsung d’une petite start-up, sera intégré dans tous les appareils du géant coréen de l’électronique. Encore des promesses pour une maison connectée made in Samsung qu’on attend depuis quelques années.

Notons également que le géant coréen a présenté un nouveau casque de réalité virtuel accompagné d’une télécommande sensible au mouvement, pour une meilleure interaction. Quant à sa caméra 360, elle connait déjà une petite update principalement esthétique (une poignée).

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L’appareil photo n’a pas changé, contrairement au capteur d’empreinte

Conclusion

DJ Koh, le grand patron de la partie mobile de Samsung, a dit à la presse rassemblée à Londres que le Galaxy S8 nous fait « entrer dans une nouvelle ère » du smartphone. C’est bien entendu largement exagéré, et le géant coréen cherche avant tout à tourner la page d’un Note 7 explosif qui a nuit partiellement à son image de marque l’an dernier.

Mais le S8 est incontestablement un très beau smartphone, avec un grand écran dans un châssis arrondi d’une taille qui reste raisonnable. La puissance de feu est là, avec les nouveaux processeurs à huit cœurs gravés en 10 nm (plus performant de 10% mais consommant moins d’énergie) qui font tourner une nouvelle version de Touch Wizz, la surcouche appliquée à Android 7.

L’appareil photo n’a pas vraiment évolué, c’est d’ailleurs le même capteur que sur le S7. Samsung ne joue dans la course aux spécifications, il a raison. On a donc 12 MP à l’arrière mais désormais 8 MP à l’avant pour de meilleurs selfies. Le logiciel a été retravaillé en partie pour mieux détecter les objets et combiner trois photos en une.

Mais ce qui nous semble le plus intéressant, c’est sans conteste la remodélisation de la face avant, qui en plus de permettre un rapport écran / taille sans équivalent et un look très sympa, déplace le capteur d’empreintes digitales à l’arrière, tout en ajoutant la reconnaissance faciale et le scanner d’iris à l’avant pour le déverrouillage.

Quant à la DeX (station d’accueil vendue 149€), elle a un gros potentiel, permettant de transformer le S8 en un genre d’ordinateur sous Android. Reste à voir, lors d’un prochain test, si les promesses seront tenues…

Le Galaxy S8 sera vendu en Belgique le 28 avril à 799€ (le prix du S7 Edge). Une version S8+ (plus grande) sera également commercialisée à 899€. Ils seront livrés avec une paire d’écouteurs intraauriculaires de qualité, de marque AKG.

La nouvelle Gear 360:

Le S8:

Le nouveau casque et sa télécommande :

La TV devient objet d’art, qu’on a envie de placer dans son salon

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 20 mars 2017 14h00 | Ajouter un commentaire

Les termes OLED, HDR et Quantum Dot ne vous parlent pas ? Tant mieux, car Samsung, le premier vendeur de TV dans le monde, a travaillé davantage sur le design et l’intégration de la TV dans le salon, plutôt que des pixels et de la technologie qui les anime. Nous étions au lancement de sa nouvelle série haut-de-gamme, baptisée QLED, à Paris.

La course aux pixels est enfin terminée: le plus gros avantage de cette TV, c'est son câble unique et transparent

Les télévisions sont un marché bien particulier dans le petit monde très agité des « nouvelles technologies ». Elles n’ont pas le rythme de sortie effréné des smartphones, qui chaque année amène des (petites) nouveautés – ce qui est surtout dû au fait que iOS et Android, les deux systèmes d’exploitation concurrents, se mettent à jour annuellement.

En télévision, on parle rarement de rupture au niveau des technologies, mais les constructeurs, marketing et concurrence obligent, jouent forcément des coudes pour convaincre les consommateurs qu’ils sont les meilleurs. Le marché est porteur, même en Belgique, où 700.000 TV sont achetées chaque année.

L’Ultra Haute Définition (UHD, soit 3.840 x 2.160 pixels au lieu de 1.920 x 1.080 pixels), dont on a déjà parlé, est une de ces tentatives un peu vaine de convaincre les utilisateurs de changer de télévision. Mais même après plusieurs essais, nous n’avons jamais vu de différences notables, à moins de se tenir à 1 mètre de sa télévision de 55 pouces (mais qui fait ça ?). Or, les Belges achètent de plus en plus de TV de 55 pouces: de 81.000 en 2015 à 120.000 en 2016 !

Mais même si l’UHD devient la norme petit-à-petit (« c’est 30% de nos ventes« , nous a confié Samsung, N.1 en Belgique), elle n’est pas un argument de vente pour le consommateur.

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Chez Samsung, c’est QLED, et pas OLED

Samsung à contre-courant

Alors que de plus en plus de constructeurs (Sony et Philips viennent d’annoncer de nouveaux modèles) rallient LG et sa technologie OLED, considérée par les spécialistes comme celle offrant la plus belle image, Samsung préfère la réserver à ses smartphones dont les écrans sont clairement parmi les meilleurs.

En TV, il mise sur la technologie ‘Quantum Dot’, dont on vous passera les détails, mais qui globalement offre une très belle image, forcément. Pour la petite histoire, la nouvelle série de téléviseurs haut-de-gamme du géant coréen, QLED, présentée à la presse mondiale à Paris cette semaine, est la seule à reproduire un volume colorimétrique de 100%. Ce qu’on a retenu d’intéressant, c’est que cette nouvelle télévision ne contient pas de Cadmium, un composant nocif utilisé par la plupart des constructeurs.

Mais depuis le début, en fait, Samsung et ses concurrents prétendent chaque année offrir la meilleure qualité d’image grâce à une nouvelle technologie incroyable. Soyons clairs: il y a des petites différences et des petites améliorations régulières, mais le grand public n’a remarqué que deux choses sur les 20 dernières années: le passage du format 4:3 des gros téléviseurs cathodiques au format 16:9 HD des écrans plats, puis le passage de cette HD au Full HD (de 720 x 460 à 1920 x 1080 pixels).

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Lors de la conférence, l’accent était d’abord mis le côté pratique et le « câble invisible » de 15 m maximum

On arrête enfin de parler de pixels !

Certains constructeurs ont compris que cette course aux pixels et aux normes HDR n’étaient clairement pas la préoccupation principale du grand public. La preuve: Samsung, qui domine largement le marché mondial de la télévision, et arrive à 50% de part de marché en Belgique au niveau de la valeur (c’est-à-dire que la moitié de l’argent dépensé par les Belges en TV va chez Samsung), a donné un ton particulier à sa conférence de presse pour le lancement de sa nouvelle série haut-de-gamme baptisée QLED, à la mi-mars à Paris.

C’était la première fois que Samsung organisait un évènement et un lancement mondial pour une TV, et il a mis l’accent dès le départ sur le design, la personnalisation et le côté artistique de ses QLED. Le Coréen est parti d’un double constat: la plupart des foyers ont une TV dans le salon, et celle-ci est allumée en moyenne 4 heures par jour. Le reste du temps, elle trône éteinte et vu que sa taille grandit (la norme devient 55 pouces), elle est loin d’être discrète. De plus, si 80% des consommateurs voudraient la fixer au mur, seuls 20% d’entre eux le font effectivement.

Dès lors, les nouvelles Samsung sont conçues pour être très agréables à l’œil, de face, de côté ou de dos. Le constructeur parle de ‘Ambient Home Experience’, et de ‘Lifestyle’. Derrière ces noms se cachent une bonne idée: des supports / pieds à choisir, qui peuvent être des chevalets, de gros cônes recouverts de bois ou des pieds orientables.

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Réseau, HDMI, optique… tout est concentré dans ce câble relié à un boitier externe

Fini la salade de câble

Lors de la conférence de presse, Samsung a évoqué la ‘kabelsalat’ (salade de câble), un terme allemand qui représente bien ce que devient l’arrière de nos télévisions une fois que tous les appareils y sont reliés (décodeur, console, lecteur Blu-ray, etc).

Pour la série QLED, Samsung, après « trois ans de travail« , a mis au point un câble transparent de 1,8 mm d’épaisseur, et d’une longueur de 15 mètres maximum, reliant la télévision à un petit boitier extérieur (le One Connect qu’on a déjà vu sur des modèles précédents).

Il y a bien sûr encore le câble d’alimentation, mais cela limite à deux, dont un très fin et transparent, le nombre de fils sortant du téléviseur. Il est donc nettement plus simple de dissimuler tous ses appareils et ses câbles dans un petit meuble à côté, ou à l’autre bout du salon.

De plus, Samsung a prévu un montage mural plus discret, la fixation étant intégrée à la télévision, et le support mural étant très fin. Résultat, il y a très peu d’espace entre le mur et l’écran, et l’intégration est plus esthétique.

La série QLED sera commercialisée à la fin du mois de mars en Belgique, les prix commençant à 2.229€ pour le modèle 49 pouces. Il reste à espérer que ce câble invisible, ces pieds design et ce support mural discret seront déclinés pour les téléviseurs moins chers dans les mois/années à venir. « Si cela rencontre un certain succès, c’est possible« , nous a soufflé un responsable belge de Samsung en coulisse.

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« The Frame », la télévision qui devient cadre d’oeuvres d’art numérisées, son écran adoptant des réglages spécifiques dans ce mode

Un cadre numérique de 55 pouces !

Samsung a décidé d’aller encore plus loin, avec sa série Frame, qui sera commercialisée un peu plus tard (fin mai). La télévision (qui ne sera pas une dalle QLED mais un dalle UHD un peu plus simple), peut se transformer en cadre (d’où le nom Frame) et afficher des œuvres d’art ou des photos dans votre salon.

Equipée d’un détecteur de mouvement et de luminosité ambiante, elle affichera du contenu quand il y aura des gens présents dans la pièce, et avec une intensité variable – le but étant de ressembler à un tableau.

Lors de l’évènement, nous avons du nous rapprocher à quelques dizaines de centimètres pour nous rendre compte qu’il s’agissait effectivement d’une télévision et non d’un tableau.

La télévision Frame, vendue un peu plus de 2.000€ en 55 pouces, aura des encadrements en options (bois, couleurs, motifs, etc) vendus 200€. Elle sera vendue en Belgique dans les magasins de décorations, ceux de Vitra en tête, qui proposent déjà actuellement la Serif TV de Samsung, premier percée du constructeur dans la déco…

 

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Un design aussi soigné de derrière que de devant. Notez l’unique sortie des deux câbles, intégrée dans le pied.

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Différents pieds en options, qui camouflent eux aussi la sortie des deux uniques câbles

Le son de votre TV est ridicule ET vous cherchez une enceinte sans-fil pour votre musique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 7 mars 2017 08h38 | Ajouter un commentaire

Le constructeur américain Sonos a sorti un nouveau plateau destiné à transcender le son de votre télévision. Mais il est avant tout spécialiste de l’enceinte réseau, ce qui signifie que sa PlayBase diffusera aisément et intelligemment toute votre musique. Nous avons découvert, à Boston il y a quelques semaines, le lent processus de fabrication de ce nouvel appareil bourré de qualité, mais hélas facturé 799€…

Vous faites certainement partie des personnes qui font souvent ce double constat : le son qui sort de la TV n’est pas terrible (parfois vous n’entendez pas assez les voix pour comprendre ce qui se dit), et l’enceinte Bluetooth sur laquelle vous diffusez la musique de votre smartphone dans le salon ou la chambre n’a rien de pratique (il se déconnecte parfois, et quand vous recevez des messages ou un appel, la musique s’interrompt).

Avant de vous présenter l’appareil qui peut résoudre ces deux (petits) problèmes de la vie quotidienne, évoquons tout de suite son prix de 799€, une petite fortune, hélas. Mais Sonos ne fait pas les choses à moitié : il aura fallu 4 ans et des dizaines d’employés travaillant à temps plein pour mettre au point la PlayBase.

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Sonos, la meilleure manière d’écouter de la musique à la maison…

Le succès de Sonos est à comparer à celui d’Apple : l’entreprise américaine, qui nous a récemment montré les coulisses de ses impressionnantes nouvelles infrastructures à Boston, est partie d’une feuille blanche pour inventer une nouvelle manière d’écouter de la musique dans une maison.

A ses débuts (dans les années 2000), c’était laborieux : il fallait des ‘bridge’, soit des boitiers à relier à son réseau domestique, et qui se chargeaient d’envoyer la musique aux enceintes réseaux de la maison. On parle au pluriel, car Sonos a inventé le concept du son ‘multiroom’ : à partir d’une application (au début uniquement sur PC ou Mac), on devait configurer les enceintes (Salon, chambre, etc) et leur donner accès à sa bibliothèque musicale, du temps où on téléchargeait de la musique,  et qu’on l’écoutait via iTunes, par exemple.

D’une installation parfois lourde (bien que très bien expliquée et documentée), Sonos est passé récemment à quelque chose de beaucoup plus simple, ses enceintes se connectant depuis peu directement à votre réseau (avec ou sans fil).

Et désormais, c’est une application pour smartphone, principalement, qui contrôle le son de la maison, qu’on ait une ou plusieurs enceintes.

Nous avons déjà eu souvent l’occasion de tester des enceintes Bluetooth (qui doivent être connectées directement au smartphone) et des enceintes réseau (notamment du côté de Bose)e, et notre conclusion a toujours été la suivante : c’est Sonos qui tient le bon bout, son matériel comme son logiciel étant parfaitement maîtrisés.

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Un plateau TV savamment conçu

Revenons à notre PlayBase. Comme son nom et sa forme veulent nous le faire croire, c’est un plateau TV, comme il en existe déjà de nombreux modèles de différentes marques, depuis plusieurs années et à des prix variables.

Sonos est parti du principe que 70% des télévisions ne sont pas accrochées au mur, mais déposées sur un meuble. L’entreprise, qui nous a montré à Boston tous les stades du développement de la PlayBase, a mis près de 4 ans à finaliser la production de son dernier appareil en date.

Comme toujours, il a fallu trouver un compromis entre le design et la qualité du son, car souvent le premier contraint le second à faire des concessions. « Nous, on voulait que ce soit le plus fin possible« , nous a confié Ted Solis, le vice-président de Sonos en charge du design. Verdict : 58 mm d’épaisseur, c’est visiblement la limite pour continuer à avoir un son de grande qualité. « Il fallait également que ce soit assez solide pour supporter le poids des TV les plus lourdes, mais on ne pouvait pas utiliser de métal, car sinon il y a des interférences avec le signal Wi-Fi« .

Un sacré challenge donc, avec à la clé l’utilisation d’une résine ultrarésistante, percée en usine de 3.000 petits trous… de taille différente (pour laisser passer plus ou moins d’air, plus ou moins de puissance sonore selon la direction que Sonos veut donner à ses tweeters, ces haut-parleurs qui diffusent les aigus).

Pour les basses, Sonos a imaginé un tubage en forme de S, qui augmente le volume d’air disponible, une méthode qu’on a vu en son temps dans les TV que Bose a commercialisées (de sacrés échecs commerciaux, au passage).

On notera également que même l’arrière du plateau est joliment dessiné. Rien n’a été laissé au hasard, et les ingénieurs en charge du projet nous ont expliqué qu’ils avaient du tout concevoir eux-mêmes, y compris les vis de ce puzzle bien complexe, et les robots qui, en Chine, ont assemblé la PlayBase.

Au final, « il s’agit du plus gros challenge que Sonos ait relevé depuis le début de son existence« , a-t-on appris en marge de la présentation, il y a quelques semaines.

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Conclusion

Sans conteste, si votre TV est dans le salon sur un meuble, que le son qui en sort vous déçoit, et que vous comptiez investir dans une enceinte de qualité pour diffuser votre musique, la PlayBase est une option à prendre sérieusement en compte.

Certes, son prix de 799€ la réserve à ceux qui ont les moyens. Mais Sonos a très intelligemment développé, durant 4 ans, un ‘plateau TV’ durable, solide et puissant. Et surtout, c’est une des enceintes réseau de ce fabricant qui ne se concentre que sur cette catégorie de produit, et le fait avec un certain art.

La PlayBase est vraiment un appareil 2 en 1. Un plateau performant et design sur lequel vous déposerez votre télévision (et y relierez un câble audio optique), et une enceinte réseau qui diffuse elle-même votre musique, que ce soit Spotify, une bibliothèque iTunes ou une radio internet, par exemple.

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Ce robot-aspirateur est plus efficace qu’un Dyson !

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Pratique, Test , le 23 février 2017 07h27 | Ajouter un commentaire

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. Je l’ai comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Ce robot-aspirateur est PLUS EFFICACE qu'un Dyson de dernière génération: notre test

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. On l’a comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Fruit du hasard : nous avons eu en test le Roomba 980, l’un des derniers robots-aspirateurs de la marque iRobot, quelques semaines après avoir acheté, à titre tout-à-fait personnel et durant les soldes (car ça coûte vraiment un os…), un aspirateur traditionnel Dyson.

De quoi pointer clairement – au moment voulu dans ce test – les différences entre un robot à 989€ qui nettoie tout seul, et un aspirateur-balai classique à 429€ qu’il faut bien entendu passer manuellement.

Mais attardons-nous d’abord un instant sur le nouveau modèle d’iRobot. On vous avait déjà parlé il y a quelques années d’un modèle moyen-de-gamme de cette marque américaine qu’on aime assez bien, car elle est l’une des rares qui n’essaient pas de tout faire, tout vendre, mais qui se concentrent sur la robotique, et le font donc très bien.

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L’application, toute simple, qui sert à contrôler notre robot (même en dehors du réseau Wi-fi).

Plus intelligent et connecté

Le Roomba 980 est une version nettement améliorée, même si le mécanisme de base de l’aspiration reste relativement identique : une brossette excentrée qui projette les crasses vers le centre du robot, où se trouvent deux rouleaux en caoutchouc qui tournent de manière concentrique. Ce système, couplé bien entendu à une aspiration, est diablement efficace.

Le constructeur a surtout travaillé, dès lors, sur l’intelligence de ses aspirateurs haut de gamme. En les dotant d’une connectivité pour être contrôlés et configurés par une application de smartphone, même à distance (ça ne les rend pas plus malin pour autant…) ; mais surtout en leur ajoutant une caméra sur le dos pour améliorer leurs déplacements et leur gestion de l’espace environnant.

R980020_SmartLa technologie brevetée iAdapt est dès lors passée en version 2.0. Principal avantage: le robot analyse la pièce en permanence, et sait où il se trouve. Il peut donc nettoyer un étage entier, tout en revenant jusqu’à sa station toutes les 2 heures environ, pour recharger sa batterie, puis continuer sa tâche.

Il est également plus malin qu’auparavant dans ses déplacements, qui nous ont semblé plus cohérents et moins aléatoires. Il va aspirer comme une tondeuse coupe une pelouse, en ligne parallèle. Mais il contourne intelligemment les objets et longe bien les murs avec son côté ‘brossette’.

Gardons les pieds sur terre: il a encore des comportements étranges. Lors de notre test, il a tourné en rond plusieurs fois dans un recoin (pourtant assez grand) d’une pièce, alors qu’il est supposé l’analyser en permanence.

Notons enfin qu’il reconnait le type de sol qu’il aspire. S’il se retrouve au-dessus d’une moquette, la puissance de son aspiration va se décupler dans la seconde: pas de problème, donc, s’il passe sur un tapis au milieu du parquet du salon.

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Le secret du Roomba 980 sur moquette: ses cylindres concentriques en caoutchouc

Plus efficace qu’un Dyson (sur de la moquette)

C’est justement sur ce point que le Roomba devient plus efficace qu’un aspirateur balai traditionnel. Et même s’il s’agit d’un Dyson de la dernière génération. C’est ce qu’iRobot appelle Carpet Boost: la puissance d’aspiration est automatiquement renforcée sur tapis et moquette, « jusqu’à 10 fois« . Le moteur de 3ème génération devient en effet plus efficace et les rouleaux en caoutchouc frottent littéralement le tissu pour déloger les crasses, qui sont ensuite aspirées.

Nous avons voulu en avoir le cœur net et dès notre premier test, il n’y avait aucun doute: le Roomba 980 déloge les crasses du tapis plain situé à l’étage de la maison, là où l’aspirateur-balai Dyson ne fait parfois que la traîner, la déplacer, sans parvenir à la décrocher.

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Efficace sur moquette comme sur parquet

Conclusion

Oui, un robot sur batterie peut être plus efficace qu’un Dyson avec prise pour aspirer certaines surfaces, surtout la moquette dans le cas de notre test. C’est dû en grande partie à sa configuration: deux cylindres concentriques qui frottent le sol et envoient les saletés vers l’aspiration, là où la brosse d’un aspirateur a tendance à les traîner.

Relativisons tout de même ce constat: il s’agit d’une moquette de qualité moindre, assez fine et où les crasses s’accrochent visiblement davantage. Sur un tapis plus moelleux, ou à poils longs, le Dyson sera plus efficace car plus puissant.

Précisions également que cela reste globalement plus rapide et efficace de nettoyer à la main avec un bon aspirateur, dont le réservoir est plus important (si vous utilisez souvent le Roomba, il faudra le vider au moins toutes les semaines), et qui va tout-de-même un peu mieux dans les coins…

Cependant, il suffit d’appuyer sur un bouton ou sur son smartphone pour faire (faire) le ménage. En organisant bien sa journée, il suffit de lever les chaises de la salle à manger, de ranger le salon, d’activer le Roomba puis d’aller faire des courses (car c’est assez bruyant).

En rentrant, la maison sera presque nickel. Une belle économie de temps. Mais pas d’argent: le 980 que nous avons essayé coûte pratiquement 1.000€… Mais c’est du bon matériel, avec des pièces de rechanges (brossette, filtre, etc) facilement commandables sur le site de iRobot. Il y a d’ailleurs un kit de remplacement fourni avec le 980, et deux boitiers pour fermer virtuellement des pièces sans portes.


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Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Essayez cette nouvelle télécommande…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Pratique, Test , le 2 février 2017 21h01 | Ajouter un commentaire

La Spotlight de Logitech va enfin rendre un peu plus « smart » les télécommandes servant à faire défiler les slides d’une présentation. J’ai pu la tester en primeur…

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Cette nouvelle télécommande intelligente devrait les rendre nettement plus agréables…

Logitech, et sa Spotlight (129€, disponible en mars), parvient à innover dans un secteur qui concerne surtout les étudiants et certaines catégories d’employés : la présentation style PowerPoint. Celles qui angoissent la plupart des orateurs, craignant le bug ou l’impossibilité de faire défiler les slides (diapositives).

Cette télécommande intelligente et élégante, fournie avec une housse de transport et fonctionnant sur une batterie qui se recharge très rapidement (avec un nouveau port USB Type-C), deviendra le meilleur ami de certains d’entre vous.

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Installation facile

L’outil de présentation Spotlight est équipé d’un mini stick USB qui se loge intelligemment dans le bas de la télécommande.

Il suffit de le brancher dans un ordinateur (on a essayé avec un PC sous Windows 7 et un autre sous Windows 10, mais cela fonctionne également avec un Mac), d’attendre quelques secondes pour l’installation automatique des pilotes (sous Windows 7), et la télécommande fonctionne automatiquement. La portée est de trente mètres.

Avec certaines machines, la connexion en Bluetooth peut se faire directement, sans passer par l’adaptateur USB inclus.

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Pour Google Slides, Power Point, Keynote, etc…

Lors de notre test, nous avons commencé par lancer un navigateur, avant d’aller sur le site de Google Slide. Il s’agit d’un outil de présentation simple et gratuit, pour créer des ‘diapositives’ qui, mises bout-à-bout, vont composer votre présentation.

Première surprise : avec Edge (le navigateur par défaut de Windows 10) et Chrome (celui de Google), la télécommande a directement rempli son rôle premier, à savoir de faire défiler en avant et en arrière les slides, à l’aide des deux boutons principaux.

Pas de configuration, pas de paramètres à régler… ça fonctionne, un point c’est tout. De plus, le bouton ‘avancer’ est plus gros que le bouton ‘reculer’, ce qui facilite la tâche dans le noir.

La télécommande fonctionne forcément avec PowerPoint, le logiciel payant de Microsoft qui fait partie de la suite Office, et qui intègre davantage d’options. Keynote (logiciel d’Apple vendu 19,99€ sur les Mac) et Prezi (outil de présentation plus original, payable avec abonnement) est également compatible, selon Logitech. Si un PDF est ouvert (y compris dans un navigateur), les boutons servent également à faire défiler les pages du document.

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Mieux qu’un pointeur

Tandis que certaines télécommandes intègrent un pointeur laser, la Spotlight fait nettement mieux et se transforme en souris lorsqu’on utilise sur le bouton du dessus.

En laissant son doigt appuyé sur ce bouton, on peut faire bouger le curseur de la souris en faisant simplement bouger sa télécommande (mais on ne doit pas spécialement  viser l’écran, si on fait tourner le curseur devant soi, cela fera également bouger le pointeur). Il y a sans doute un gyroscope intégré dans la Spotlight de Logitech. Et lorsqu’on relâche ce bouton et que le curseur s’arrête, on peut appuyer brièvement dessus et cela équivaut à un clic.

C’est étonnant, mais c’est diablement efficace et cette option ‘souris’ fonctionne avec l’OS en entier, pas uniquement avec les outils de présentation. On peut donc contrôler l’ensemble de l’ordinateur à distance, sans devoir retourner près de celui-ci.

Sachez également que couplée à une application (Mac OSX ou Windows), la télécommande peut éclairer une zone de la présentation tout en obscurcissant le reste. Elle fait office de lampe de poche, finalement. Cela aide à captiver l’audience sur un élément précis du slide. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction, les applications n’étant pas encore disponibles au moment du test.

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Deux smartphones qui en jettent à moins de 250€

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 5 janvier 2017 08h05 | Ajouter un commentaire

Alcatel avec son Shine Lite (199€), et Wiko avec son uFeel Prime (249€), m’ont envoyé leur dernier smartphone. Deux appareils au look premium (métal et verre), mais au prix contenu. Est-ce une équation réaliste ? Mon verdict à l’issue du comparatif.
Ces deux smartphones affichent un look 'premium' mais coûtent moins de 250€: que valent le Wiko uFeel Prime et l'Alcatel Shine Lite ?

Alcatel et Wiko ont plusieurs points communs. Tout d’abord, ces deux marques ont attaqué le marché très concurrencé du smartphones avec des modèles à (très) bas prix il y a quelques années. Histoire de se faire un nom. Et depuis quelques temps, elles essaient de monter en gamme. Ce qui est assez logique: on gagne très peu d’argent quand on vend des smartphones à 99€, et les marges évoluent souvent proportionnellement au prix de l’appareil.

Notons tout de même que le succès est davantage au rendez-vous pour Wiko, l’entreprise est N.2 en France, N.4 en Belgique et depuis peu, N.5 au niveau européen. Wiko a d’ailleurs presque doublé les effectifs de son siège marseillais. Alcatel a des parts de marché nettement moins importantes, mais travaille activement à créer son image de marque.

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Look irréprochable du côté d’Alcatel

Français ?

Ce qui nous amène au second point commun: la France. Wiko est une jeune entreprise basée à Marseille, où les 250 employés s’attellent à concevoir de nouveaux smartphones, et désormais des accessoires connectés (en 2017, on aura droit à des casques, oreillettes, enceintes et bracelets d’activité). Le matériel, bien entendu, est fabriqué en Chine.

L’histoire d’Alcatel est plus mouvementée. Bien qu’appartenant à 100% au chinois TCL depuis 2005, une grande partie de l’équipe est restée française. Le suffixe encombrant One Touch est parti cette année, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Bref, on a des Français indépendants d’un côté, et dépendants d’une maison mère chinoise de l’autre.

Cette origine a son importance: des Européens qui développent (bien) des smartphones, avec une bonne surcouche logicielle pour Android, ont parfois plus de chance de mieux comprendre, culturellement et sociologiquement, les besoins et les envies des utilisateurs européens.

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Avec ses bords irréguliers, le Wiko semble moins bien fini

Look et design: victoire d’Alcatel

Wiko nous a envoyé son uFeel Prime, et Alcatel son Shine Lite, la même semaine. L’occasion de répondre à une question importante: peut-on vendre des smartphones pas chers, avec un look premium ?

Les deux smartphones ont la même taille d’écran (5″), et tournent sous Android Marshmallow (6.0). Le uFeel recevra sans doute en 2017 la mise-à-jour vers Android 7. Ce ne sera pas le cas du Shine d’Alcatel, qui a par ailleurs une version d’Android plus épurée. Wiko modifie pas mal les icônes et les menus d’applications. C’est très coloré et orienté ‘jeunes générations’, mais assez bien pensé.

Extérieurement, on l’a dit, les deux smartphones s’orientent clairement vers le premium. Pas de plastique, beaucoup d’aluminium ou de verre, on se rapproche des modèles haut-de-gamme des grands constructeurs.

A l’examen, cependant, l’Alcatel donne une plus grande impression de solidité, de finition plus maîtrisée. Ses deux faces en verre sont bien assemblées, et même si les arrêtes sont un peu tranchantes, la prise en main est bonne. On regrette juste la position du capteur d’empreintes (un peu trop au milieu à l’arrière, l’index ne tombe pas naturellement dessus), et celle des boutons (le déverrouillage est trop haut sur la tranche, au-dessus du volume).

Le uFeel Prime a un côté plus ‘cheap’. Il ressemble de loin à un petit HTC 10, voire à un Samsung Galaxy S6. De près, cependant, on note un assemblage un peu spécial de l’écran 2,5D (qui ressort donc légèrement). On voit que l’usinage est approximatif, les bords métalliques de la coque en haut, sur notre modèle de test, sont plus épais que ceux du bas et des côtés. En revanche, le capteur d’empreinte est bien positionné à l’avant.

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Rien de flagrant de loin, mais de près, l’écran du uFeel Prime est mieux défini…

Qualité de l’écran: le uFeel l’emporte

Dans la zone de prix des 200€, il est rare de rencontrer des écrans Full HD (1920 x 1080 pixels). C’est pourtant le cas du uFeel Prime. Cette meilleure définition de l’écran apporte plus de détails et de netteté de l’image, qui en devient plus confortable. Il suffit de regarder les contours des icônes d’application pour s’en rendre compte. Ce n’est pas vilain chez Alcatel, mais on remarque tout de même un petit côté ‘flou’.

Au niveau de la luminosité, le Shine d’Alcatel l’emporte de peu, et semble plus fidèle au niveau des couleurs. Mais on parle de détails…

On apprécie en revanche l’intégration des boutons Android en dehors de l’écran sur le Shine, ce qui agrandit la surface de travail disponible (ce n’est pas le cas sur le uFeel Prime).

Photos: tous les deux moyens

Lors de notre test, les deux smartphones ont rapidement montré leurs limites en termes de mise au point, de fidélité des couleurs et de capacité en zone sombre. A ce prix-là, c’est tout-à-fait normal, cependant.

Dans de faibles conditions lumineuses, le uFeel s’est mieux débrouillé, rendant plus de détails alors que le Shine est à la ramasse. Pour les couleurs, c’est l’inverse, le capteur Sony 13 MP qui équipe le Wiko a tendance à les saturer, Alcatel (et ses 13 MP) est plus fidèle.

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Deux bons smartphones en métal de 5 pouces

Fiche technique: avantage au uFeel Prime

Au niveau de la puissance, on est dans le milieu de gamme de part et d’autre. En théorie, la puce Snapdragon 430 du uFeel Prime (8 cœurs à 1,4 GHz) devrait surpasser la Mediatek MT6737 du Shine, (4 cœurs à 1,3 GHz). Dans la pratique, après avoir essayé plusieurs applications et jeux, on n’a pas remarqué de grandes différences. Sans doute grâce à l’écran moins bien défini du Shine, qui nécessite moins de puissance graphique.

En revanche, il y a 4 GB de RAM chez Wiko, contre seulement 2 chez Alcatel. Lorsqu’on passe souvent d’une application à une autre, cela peut se ressentir: le uFeel les ouvrira plus rapidement, car elles resteront légèrement actives en arrière-plan, alors que le Shine devra les rouvrir complètement.

Côté stockage, on a 32 GB interne chez Wiko, contre 16 GB chez Alcatel. C’est un argument important, qui justifie à lui seul la différence de prix de 50€…

Conclusion

Le uFeel Prime de Wiko (249€) et l’Alcatel Shine Lite (199€) sont deux smartphones que nous vous recommandons en cette fin d’année. Leur look est réussi: on quitte l’apparence des appareils à bas prix. Et globalement, ce sont deux smartphones agréables à utiliser.

A l’usage, la puissance est suffisante pour faire tourner les applications assez rapidement (attention cependant aux jeux en 3D gourmands). Au niveau de la photo, c’est du moyen-de-gamme, donc évitez les zones peu éclairées.

Il est difficile de les départager, d’autant que le uFeel Prime justifie les 50 € supplémentaires avec une meilleure fiche technique (écran, RAM, stockage, batterie). Et cela se ressent un peu à l’usage: le smartphone de Wiko est un peu plus fluide, et son écran plus agréable à regarder.

Cependant, si on en revient au concept du « smartphone pas cher au look premium », c’est Alcatel qui l’emporte, avec une finition plus homogène et plus maîtrisée techniquement.

ALCATEL SHINE LITE (199€)



WIKO UFEEL PRIME (249€)


OnePlus, le « tueur d’iPhone », sort le 3T moins de six mois après le 3…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 décembre 2016 18h17 | Ajouter un commentaire

A peine 6 mois après le OnePlus 3, le constructeur chinois de smartphone, qui fait toujours office d’OVNI, propose déjà un modèle 3T, qui remplace son prédécesseur. Une stratégie étonnante, à plus d’un point. Mais cela fait-il du 3T une mauvaise affaire ? RTL info a déjà pu essayer celui qu’on appelait le « tueur d’iPhone », qui s’attaque en réalité davantage à tous les modèles haut-de-gamme sous Android (Samsung, Huawei, HTC, Sony, LG, …)

OnePlus, le

OnePlus est une entreprise bien surprenante. La jeune société chinoise, qui vend des smartphones haut-de-gamme à prix très contenus grâce à une manière résolument moderne d’envisager la distribution et la publicité, fait un carton à chaque sortie de nouveau modèle.

2016 était l’année du OnePlus 3. Sorti en juin dernier à 399€ avec une configuration digne d’un flagship de constructeur traditionnel (on pense au Galaxy S7 de Samgung, au 10 de HTC, au G5 de LG, au XZ de Sony, etc), il a rapidement été en rupture de stock.

Soit OnePlus est très prudent et ne veut pas surproduire, soit il joue sur le côté « inaccessible » et « il faut aller vite pour faire la bonne affaire » qui lui a assuré une grande notoriété, surtout à ses débuts quand des invitations étaient nécessaires pour s’offrir le OnePlus 1, 2 ou X.

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Pas de différence extérieure entre le 3T (devant) et le 3 (derrière)

Quel avenir pour le 3 ?

Quoi qu’il en soit, il fut difficile de commander le OnePlus 3 quelques semaines seulement après sa commercialisation. Et on ne peut toujours plus l’acheter actuellement, même si l’appareil est toujours présenté sur le site de la marque, unique plateforme de vente de ces smartphones.

Certains ont évoqué un problème d’approvisionnement d’écrans auprès du fournisseur, OnePlus n’étant qu’un assembleur de composants. Mais l’écran du 3T serait le même que celui du 3 (même si on a remarqué quelques nuances). Difficile donc de savoir ce qui a mené à cette stratégie étonnante… Cela pourrait être le slogan de la marque, Never Settle (« ne reste jamais immobile« , « ne te pose jamais« )

La firme a laissé entendre récemment que le OnePlus 3 ne serait plus commercialisé qu’en Asie, le 3T prenant le relais aux Etats-Unis et en Europe. La raison est peut-être simplement un succès inattendu du côté de OnePlus pour le 3… tous les constructeurs rêvent de ces problèmes de luxe !

Parfaitement identique à l’extérieur

Le 3T a été officialisé en novembre dernier. Extérieurement, il est totalement identique au 3. Le design unibody en aluminium mat est toujours aussi agréable à l’œil et au toucher.

Pour le différencier de son ainé, il y a tout de même une nouvelle couleur par défaut. On ne parle plus de gris mais de Gunmetal, un gris plus foncé et très élégant. Une couleur Soft Gold sera disponible bientôt.

En dehors de cette couleur, tout est identique au modèle sorti plus tôt cette année.

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L’écran est supposé être identique, mais à luminosité égale, on constate des différences: celui du 3T (à droite) est meilleur

Encore meilleur à l’intérieur

Pour assumer sa stratégie un peu déroutante, OnePlus a revu à la hausse, autant que possible, la configuration de son OnePlus 3T. L’intérieur de l’appareil, lui, n’est donc plus vraiment identique au modèle 3.

Tout d’abord, il y a une nouvelle puce, la SnapDragon 821, légèrement plus rapide que la 820 (mais ça ne se remarque pas vraiment à l’usage). Tous les jeux tournent avec les détails au max, cela a toujours été la force de OnePlus: une bête de course à prix d’ami. Les 6 GB de RAM sont toujours là, au cas où. Mais rappelons que des tests d’ouvertures successives et rapides d’applications, en confrontation avec des smartphones équipés de 3 GB de RAM, n’ont pas montré de réels avantages.

Finalement, la meilleure amélioration du 3T, c’est l’autonomie. Comptez sur gain de 30% par rapport au 3, grâce à une batterie plus costaude (3.400 mAh contre 3.000), et une puce SnapDragon 821 qui optimise encore un peu plus sa consommation.

Autre changement: une version en 128 GB est disponible, uniquement en Gunmetal, et pour un supplément de 40€ seulement.

Sachez enfin que l’appareil photo principal n’a pas changé en théorie (16 MP), mais on a remarqué quelques différences. La qualité reste au rendez-vous, même si, comme c’est généralement le cas, dès qu’il fait un peu sombre, il y a du bruit sur l’image. Cependant, les caractéristiques de l’appareil photo frontal a été revu à la hausse: vos selfies se feront désormais en 16 MP, au lieu de 8 MP, ils seront donc plus détaillés.

Conclusion

Oui, en quelques mois, on peut encore améliorer un smartphone au rapport qualité/prix imbattable. On ne connait pas vraiment les raisons de la sortie d’un deuxième OnePlus en 2016, pratiquement identique au premier, mais le 3T est toujours une aussi bonne affaire.

On continue à adorer le concept de OnePlus: de très bons smartphones à prix contenu. Les économies se faisant sur la distribution (vente uniquement en ligne) et le marketing (réseaux sociaux et construction d’une grande communauté de fans). Des fans qui peuvent soutenir – le mot est employé par OnePlus – le concept en achetant les produits dérivés: t-shirts, sacs, accessoires.

Concrètement, les différences entre le nouveau OnePlus 3T et le 3 sorti en juin dernier ne sont pas flagrantes. A l’extérieur, il n’y a que la couleur qui change. A l’intérieur, il y a une configuration encore plus costaude, même si au final, il n’y a que le gain en autonomie (environ +30%) qui saute aux yeux.

L’appareil photo principal a aussi été modifié. On reste un peu en-deçà des ténors de 2016 (Samsung Galaxy S7, LG G5), les petits défauts apparaissant logiquement dans les cas de faibles conditions lumineuses. Mais globalement, le 3T s’en sort plutôt bien.

L’interface a été légèrement retravaillée également. On est toujours sur de l’Android 6 (la version 7 sera bientôt disponible en mise-à-jour), mais la surcouche OxygenOS est passée en version 3.5.3. C’est légèrement plus moderne au niveau des notifications, des paramètres et de Shelf, l’écran de gauche des OnePlus qui reprend l’essentiel (applis et contacts fréquents, notes), ce dernier ajoutant au 3T un ‘centre de gestion’ (quota de data, autonomie, stockage).

Ce qui nous amène au prix, qui lui aussi a changé. OnePlus continue de s’embourgeoiser, et le prix grimpe un peu à chaque modèle. 339€ pour le 2 (été 2015), 399€ pour le 3 (juin 2016), et désormais 439€ pour le 3T (479€ pour la version 128 GB).

Notons tout de même, pour être complet, que ces hausses annuelles se font également chez les grands fabricants…


La couleur Gunmetal à droite est du plus bel effet…

 
Quelques changements subtils dans le panneau des raccourcis

/oneplusparametre
Une interface OxygenOS légèrement revue, ici dans les paramètres