Ce robot-aspirateur est plus efficace qu’un Dyson !

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Pratique, Test , le 23 février 2017 07h27 | Ajouter un commentaire

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. Je l’ai comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Ce robot-aspirateur est PLUS EFFICACE qu'un Dyson de dernière génération: notre test

Le Roomba 980 est arrivé à la rédaction de RTL info. Ce robot aspirateur gagne en intelligence dans ses déplacements et en connectivité, mais surtout en efficacité sur un revêtement souvent difficile à aspirer correctement: les moquettes. On l’a comparé à un Dyson traditionnel de dernière génération.

Fruit du hasard : nous avons eu en test le Roomba 980, l’un des derniers robots-aspirateurs de la marque iRobot, quelques semaines après avoir acheté, à titre tout-à-fait personnel et durant les soldes (car ça coûte vraiment un os…), un aspirateur traditionnel Dyson.

De quoi pointer clairement – au moment voulu dans ce test – les différences entre un robot à 989€ qui nettoie tout seul, et un aspirateur-balai classique à 429€ qu’il faut bien entendu passer manuellement.

Mais attardons-nous d’abord un instant sur le nouveau modèle d’iRobot. On vous avait déjà parlé il y a quelques années d’un modèle moyen-de-gamme de cette marque américaine qu’on aime assez bien, car elle est l’une des rares qui n’essaient pas de tout faire, tout vendre, mais qui se concentrent sur la robotique, et le font donc très bien.

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L’application, toute simple, qui sert à contrôler notre robot (même en dehors du réseau Wi-fi).

Plus intelligent et connecté

Le Roomba 980 est une version nettement améliorée, même si le mécanisme de base de l’aspiration reste relativement identique : une brossette excentrée qui projette les crasses vers le centre du robot, où se trouvent deux rouleaux en caoutchouc qui tournent de manière concentrique. Ce système, couplé bien entendu à une aspiration, est diablement efficace.

Le constructeur a surtout travaillé, dès lors, sur l’intelligence de ses aspirateurs haut de gamme. En les dotant d’une connectivité pour être contrôlés et configurés par une application de smartphone, même à distance (ça ne les rend pas plus malin pour autant…) ; mais surtout en leur ajoutant une caméra sur le dos pour améliorer leurs déplacements et leur gestion de l’espace environnant.

R980020_SmartLa technologie brevetée iAdapt est dès lors passée en version 2.0. Principal avantage: le robot analyse la pièce en permanence, et sait où il se trouve. Il peut donc nettoyer un étage entier, tout en revenant jusqu’à sa station toutes les 2 heures environ, pour recharger sa batterie, puis continuer sa tâche.

Il est également plus malin qu’auparavant dans ses déplacements, qui nous ont semblé plus cohérents et moins aléatoires. Il va aspirer comme une tondeuse coupe une pelouse, en ligne parallèle. Mais il contourne intelligemment les objets et longe bien les murs avec son côté ‘brossette’.

Gardons les pieds sur terre: il a encore des comportements étranges. Lors de notre test, il a tourné en rond plusieurs fois dans un recoin (pourtant assez grand) d’une pièce, alors qu’il est supposé l’analyser en permanence.

Notons enfin qu’il reconnait le type de sol qu’il aspire. S’il se retrouve au-dessus d’une moquette, la puissance de son aspiration va se décupler dans la seconde: pas de problème, donc, s’il passe sur un tapis au milieu du parquet du salon.

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Le secret du Roomba 980 sur moquette: ses cylindres concentriques en caoutchouc

Plus efficace qu’un Dyson (sur de la moquette)

C’est justement sur ce point que le Roomba devient plus efficace qu’un aspirateur balai traditionnel. Et même s’il s’agit d’un Dyson de la dernière génération. C’est ce qu’iRobot appelle Carpet Boost: la puissance d’aspiration est automatiquement renforcée sur tapis et moquette, « jusqu’à 10 fois« . Le moteur de 3ème génération devient en effet plus efficace et les rouleaux en caoutchouc frottent littéralement le tissu pour déloger les crasses, qui sont ensuite aspirées.

Nous avons voulu en avoir le cœur net et dès notre premier test, il n’y avait aucun doute: le Roomba 980 déloge les crasses du tapis plain situé à l’étage de la maison, là où l’aspirateur-balai Dyson ne fait parfois que la traîner, la déplacer, sans parvenir à la décrocher.

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Efficace sur moquette comme sur parquet

Conclusion

Oui, un robot sur batterie peut être plus efficace qu’un Dyson avec prise pour aspirer certaines surfaces, surtout la moquette dans le cas de notre test. C’est dû en grande partie à sa configuration: deux cylindres concentriques qui frottent le sol et envoient les saletés vers l’aspiration, là où la brosse d’un aspirateur a tendance à les traîner.

Relativisons tout de même ce constat: il s’agit d’une moquette de qualité moindre, assez fine et où les crasses s’accrochent visiblement davantage. Sur un tapis plus moelleux, ou à poils longs, le Dyson sera plus efficace car plus puissant.

Précisions également que cela reste globalement plus rapide et efficace de nettoyer à la main avec un bon aspirateur, dont le réservoir est plus important (si vous utilisez souvent le Roomba, il faudra le vider au moins toutes les semaines), et qui va tout-de-même un peu mieux dans les coins…

Cependant, il suffit d’appuyer sur un bouton ou sur son smartphone pour faire (faire) le ménage. En organisant bien sa journée, il suffit de lever les chaises de la salle à manger, de ranger le salon, d’activer le Roomba puis d’aller faire des courses (car c’est assez bruyant).

En rentrant, la maison sera presque nickel. Une belle économie de temps. Mais pas d’argent: le 980 que nous avons essayé coûte pratiquement 1.000€… Mais c’est du bon matériel, avec des pièces de rechanges (brossette, filtre, etc) facilement commandables sur le site de iRobot. Il y a d’ailleurs un kit de remplacement fourni avec le 980, et deux boitiers pour fermer virtuellement des pièces sans portes.


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Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Essayez cette nouvelle télécommande…

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Pratique, Test , le 2 février 2017 21h01 | Ajouter un commentaire

La Spotlight de Logitech va enfin rendre un peu plus « smart » les télécommandes servant à faire défiler les slides d’une présentation. J’ai pu la tester en primeur…

Vos présentations PowerPoint vous angoissent ? Cette nouvelle télécommande intelligente devrait les rendre nettement plus agréables…

Logitech, et sa Spotlight (129€, disponible en mars), parvient à innover dans un secteur qui concerne surtout les étudiants et certaines catégories d’employés : la présentation style PowerPoint. Celles qui angoissent la plupart des orateurs, craignant le bug ou l’impossibilité de faire défiler les slides (diapositives).

Cette télécommande intelligente et élégante, fournie avec une housse de transport et fonctionnant sur une batterie qui se recharge très rapidement (avec un nouveau port USB Type-C), deviendra le meilleur ami de certains d’entre vous.

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Installation facile

L’outil de présentation Spotlight est équipé d’un mini stick USB qui se loge intelligemment dans le bas de la télécommande.

Il suffit de le brancher dans un ordinateur (on a essayé avec un PC sous Windows 7 et un autre sous Windows 10, mais cela fonctionne également avec un Mac), d’attendre quelques secondes pour l’installation automatique des pilotes (sous Windows 7), et la télécommande fonctionne automatiquement. La portée est de trente mètres.

Avec certaines machines, la connexion en Bluetooth peut se faire directement, sans passer par l’adaptateur USB inclus.

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Pour Google Slides, Power Point, Keynote, etc…

Lors de notre test, nous avons commencé par lancer un navigateur, avant d’aller sur le site de Google Slide. Il s’agit d’un outil de présentation simple et gratuit, pour créer des ‘diapositives’ qui, mises bout-à-bout, vont composer votre présentation.

Première surprise : avec Edge (le navigateur par défaut de Windows 10) et Chrome (celui de Google), la télécommande a directement rempli son rôle premier, à savoir de faire défiler en avant et en arrière les slides, à l’aide des deux boutons principaux.

Pas de configuration, pas de paramètres à régler… ça fonctionne, un point c’est tout. De plus, le bouton ‘avancer’ est plus gros que le bouton ‘reculer’, ce qui facilite la tâche dans le noir.

La télécommande fonctionne forcément avec PowerPoint, le logiciel payant de Microsoft qui fait partie de la suite Office, et qui intègre davantage d’options. Keynote (logiciel d’Apple vendu 19,99€ sur les Mac) et Prezi (outil de présentation plus original, payable avec abonnement) est également compatible, selon Logitech. Si un PDF est ouvert (y compris dans un navigateur), les boutons servent également à faire défiler les pages du document.

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Mieux qu’un pointeur

Tandis que certaines télécommandes intègrent un pointeur laser, la Spotlight fait nettement mieux et se transforme en souris lorsqu’on utilise sur le bouton du dessus.

En laissant son doigt appuyé sur ce bouton, on peut faire bouger le curseur de la souris en faisant simplement bouger sa télécommande (mais on ne doit pas spécialement  viser l’écran, si on fait tourner le curseur devant soi, cela fera également bouger le pointeur). Il y a sans doute un gyroscope intégré dans la Spotlight de Logitech. Et lorsqu’on relâche ce bouton et que le curseur s’arrête, on peut appuyer brièvement dessus et cela équivaut à un clic.

C’est étonnant, mais c’est diablement efficace et cette option ‘souris’ fonctionne avec l’OS en entier, pas uniquement avec les outils de présentation. On peut donc contrôler l’ensemble de l’ordinateur à distance, sans devoir retourner près de celui-ci.

Sachez également que couplée à une application (Mac OSX ou Windows), la télécommande peut éclairer une zone de la présentation tout en obscurcissant le reste. Elle fait office de lampe de poche, finalement. Cela aide à captiver l’audience sur un élément précis du slide. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction, les applications n’étant pas encore disponibles au moment du test.

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Deux smartphones qui en jettent à moins de 250€

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 5 janvier 2017 08h05 | Ajouter un commentaire

Alcatel avec son Shine Lite (199€), et Wiko avec son uFeel Prime (249€), m’ont envoyé leur dernier smartphone. Deux appareils au look premium (métal et verre), mais au prix contenu. Est-ce une équation réaliste ? Mon verdict à l’issue du comparatif.
Ces deux smartphones affichent un look 'premium' mais coûtent moins de 250€: que valent le Wiko uFeel Prime et l'Alcatel Shine Lite ?

Alcatel et Wiko ont plusieurs points communs. Tout d’abord, ces deux marques ont attaqué le marché très concurrencé du smartphones avec des modèles à (très) bas prix il y a quelques années. Histoire de se faire un nom. Et depuis quelques temps, elles essaient de monter en gamme. Ce qui est assez logique: on gagne très peu d’argent quand on vend des smartphones à 99€, et les marges évoluent souvent proportionnellement au prix de l’appareil.

Notons tout de même que le succès est davantage au rendez-vous pour Wiko, l’entreprise est N.2 en France, N.4 en Belgique et depuis peu, N.5 au niveau européen. Wiko a d’ailleurs presque doublé les effectifs de son siège marseillais. Alcatel a des parts de marché nettement moins importantes, mais travaille activement à créer son image de marque.

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Look irréprochable du côté d’Alcatel

Français ?

Ce qui nous amène au second point commun: la France. Wiko est une jeune entreprise basée à Marseille, où les 250 employés s’attellent à concevoir de nouveaux smartphones, et désormais des accessoires connectés (en 2017, on aura droit à des casques, oreillettes, enceintes et bracelets d’activité). Le matériel, bien entendu, est fabriqué en Chine.

L’histoire d’Alcatel est plus mouvementée. Bien qu’appartenant à 100% au chinois TCL depuis 2005, une grande partie de l’équipe est restée française. Le suffixe encombrant One Touch est parti cette année, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Bref, on a des Français indépendants d’un côté, et dépendants d’une maison mère chinoise de l’autre.

Cette origine a son importance: des Européens qui développent (bien) des smartphones, avec une bonne surcouche logicielle pour Android, ont parfois plus de chance de mieux comprendre, culturellement et sociologiquement, les besoins et les envies des utilisateurs européens.

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Avec ses bords irréguliers, le Wiko semble moins bien fini

Look et design: victoire d’Alcatel

Wiko nous a envoyé son uFeel Prime, et Alcatel son Shine Lite, la même semaine. L’occasion de répondre à une question importante: peut-on vendre des smartphones pas chers, avec un look premium ?

Les deux smartphones ont la même taille d’écran (5″), et tournent sous Android Marshmallow (6.0). Le uFeel recevra sans doute en 2017 la mise-à-jour vers Android 7. Ce ne sera pas le cas du Shine d’Alcatel, qui a par ailleurs une version d’Android plus épurée. Wiko modifie pas mal les icônes et les menus d’applications. C’est très coloré et orienté ‘jeunes générations’, mais assez bien pensé.

Extérieurement, on l’a dit, les deux smartphones s’orientent clairement vers le premium. Pas de plastique, beaucoup d’aluminium ou de verre, on se rapproche des modèles haut-de-gamme des grands constructeurs.

A l’examen, cependant, l’Alcatel donne une plus grande impression de solidité, de finition plus maîtrisée. Ses deux faces en verre sont bien assemblées, et même si les arrêtes sont un peu tranchantes, la prise en main est bonne. On regrette juste la position du capteur d’empreintes (un peu trop au milieu à l’arrière, l’index ne tombe pas naturellement dessus), et celle des boutons (le déverrouillage est trop haut sur la tranche, au-dessus du volume).

Le uFeel Prime a un côté plus ‘cheap’. Il ressemble de loin à un petit HTC 10, voire à un Samsung Galaxy S6. De près, cependant, on note un assemblage un peu spécial de l’écran 2,5D (qui ressort donc légèrement). On voit que l’usinage est approximatif, les bords métalliques de la coque en haut, sur notre modèle de test, sont plus épais que ceux du bas et des côtés. En revanche, le capteur d’empreinte est bien positionné à l’avant.

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Rien de flagrant de loin, mais de près, l’écran du uFeel Prime est mieux défini…

Qualité de l’écran: le uFeel l’emporte

Dans la zone de prix des 200€, il est rare de rencontrer des écrans Full HD (1920 x 1080 pixels). C’est pourtant le cas du uFeel Prime. Cette meilleure définition de l’écran apporte plus de détails et de netteté de l’image, qui en devient plus confortable. Il suffit de regarder les contours des icônes d’application pour s’en rendre compte. Ce n’est pas vilain chez Alcatel, mais on remarque tout de même un petit côté ‘flou’.

Au niveau de la luminosité, le Shine d’Alcatel l’emporte de peu, et semble plus fidèle au niveau des couleurs. Mais on parle de détails…

On apprécie en revanche l’intégration des boutons Android en dehors de l’écran sur le Shine, ce qui agrandit la surface de travail disponible (ce n’est pas le cas sur le uFeel Prime).

Photos: tous les deux moyens

Lors de notre test, les deux smartphones ont rapidement montré leurs limites en termes de mise au point, de fidélité des couleurs et de capacité en zone sombre. A ce prix-là, c’est tout-à-fait normal, cependant.

Dans de faibles conditions lumineuses, le uFeel s’est mieux débrouillé, rendant plus de détails alors que le Shine est à la ramasse. Pour les couleurs, c’est l’inverse, le capteur Sony 13 MP qui équipe le Wiko a tendance à les saturer, Alcatel (et ses 13 MP) est plus fidèle.

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Deux bons smartphones en métal de 5 pouces

Fiche technique: avantage au uFeel Prime

Au niveau de la puissance, on est dans le milieu de gamme de part et d’autre. En théorie, la puce Snapdragon 430 du uFeel Prime (8 cœurs à 1,4 GHz) devrait surpasser la Mediatek MT6737 du Shine, (4 cœurs à 1,3 GHz). Dans la pratique, après avoir essayé plusieurs applications et jeux, on n’a pas remarqué de grandes différences. Sans doute grâce à l’écran moins bien défini du Shine, qui nécessite moins de puissance graphique.

En revanche, il y a 4 GB de RAM chez Wiko, contre seulement 2 chez Alcatel. Lorsqu’on passe souvent d’une application à une autre, cela peut se ressentir: le uFeel les ouvrira plus rapidement, car elles resteront légèrement actives en arrière-plan, alors que le Shine devra les rouvrir complètement.

Côté stockage, on a 32 GB interne chez Wiko, contre 16 GB chez Alcatel. C’est un argument important, qui justifie à lui seul la différence de prix de 50€…

Conclusion

Le uFeel Prime de Wiko (249€) et l’Alcatel Shine Lite (199€) sont deux smartphones que nous vous recommandons en cette fin d’année. Leur look est réussi: on quitte l’apparence des appareils à bas prix. Et globalement, ce sont deux smartphones agréables à utiliser.

A l’usage, la puissance est suffisante pour faire tourner les applications assez rapidement (attention cependant aux jeux en 3D gourmands). Au niveau de la photo, c’est du moyen-de-gamme, donc évitez les zones peu éclairées.

Il est difficile de les départager, d’autant que le uFeel Prime justifie les 50 € supplémentaires avec une meilleure fiche technique (écran, RAM, stockage, batterie). Et cela se ressent un peu à l’usage: le smartphone de Wiko est un peu plus fluide, et son écran plus agréable à regarder.

Cependant, si on en revient au concept du « smartphone pas cher au look premium », c’est Alcatel qui l’emporte, avec une finition plus homogène et plus maîtrisée techniquement.

ALCATEL SHINE LITE (199€)



WIKO UFEEL PRIME (249€)


OnePlus, le « tueur d’iPhone », sort le 3T moins de six mois après le 3…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 décembre 2016 18h17 | Ajouter un commentaire

A peine 6 mois après le OnePlus 3, le constructeur chinois de smartphone, qui fait toujours office d’OVNI, propose déjà un modèle 3T, qui remplace son prédécesseur. Une stratégie étonnante, à plus d’un point. Mais cela fait-il du 3T une mauvaise affaire ? RTL info a déjà pu essayer celui qu’on appelait le « tueur d’iPhone », qui s’attaque en réalité davantage à tous les modèles haut-de-gamme sous Android (Samsung, Huawei, HTC, Sony, LG, …)

OnePlus, le

OnePlus est une entreprise bien surprenante. La jeune société chinoise, qui vend des smartphones haut-de-gamme à prix très contenus grâce à une manière résolument moderne d’envisager la distribution et la publicité, fait un carton à chaque sortie de nouveau modèle.

2016 était l’année du OnePlus 3. Sorti en juin dernier à 399€ avec une configuration digne d’un flagship de constructeur traditionnel (on pense au Galaxy S7 de Samgung, au 10 de HTC, au G5 de LG, au XZ de Sony, etc), il a rapidement été en rupture de stock.

Soit OnePlus est très prudent et ne veut pas surproduire, soit il joue sur le côté « inaccessible » et « il faut aller vite pour faire la bonne affaire » qui lui a assuré une grande notoriété, surtout à ses débuts quand des invitations étaient nécessaires pour s’offrir le OnePlus 1, 2 ou X.

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Pas de différence extérieure entre le 3T (devant) et le 3 (derrière)

Quel avenir pour le 3 ?

Quoi qu’il en soit, il fut difficile de commander le OnePlus 3 quelques semaines seulement après sa commercialisation. Et on ne peut toujours plus l’acheter actuellement, même si l’appareil est toujours présenté sur le site de la marque, unique plateforme de vente de ces smartphones.

Certains ont évoqué un problème d’approvisionnement d’écrans auprès du fournisseur, OnePlus n’étant qu’un assembleur de composants. Mais l’écran du 3T serait le même que celui du 3 (même si on a remarqué quelques nuances). Difficile donc de savoir ce qui a mené à cette stratégie étonnante… Cela pourrait être le slogan de la marque, Never Settle (« ne reste jamais immobile« , « ne te pose jamais« )

La firme a laissé entendre récemment que le OnePlus 3 ne serait plus commercialisé qu’en Asie, le 3T prenant le relais aux Etats-Unis et en Europe. La raison est peut-être simplement un succès inattendu du côté de OnePlus pour le 3… tous les constructeurs rêvent de ces problèmes de luxe !

Parfaitement identique à l’extérieur

Le 3T a été officialisé en novembre dernier. Extérieurement, il est totalement identique au 3. Le design unibody en aluminium mat est toujours aussi agréable à l’œil et au toucher.

Pour le différencier de son ainé, il y a tout de même une nouvelle couleur par défaut. On ne parle plus de gris mais de Gunmetal, un gris plus foncé et très élégant. Une couleur Soft Gold sera disponible bientôt.

En dehors de cette couleur, tout est identique au modèle sorti plus tôt cette année.

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L’écran est supposé être identique, mais à luminosité égale, on constate des différences: celui du 3T (à droite) est meilleur

Encore meilleur à l’intérieur

Pour assumer sa stratégie un peu déroutante, OnePlus a revu à la hausse, autant que possible, la configuration de son OnePlus 3T. L’intérieur de l’appareil, lui, n’est donc plus vraiment identique au modèle 3.

Tout d’abord, il y a une nouvelle puce, la SnapDragon 821, légèrement plus rapide que la 820 (mais ça ne se remarque pas vraiment à l’usage). Tous les jeux tournent avec les détails au max, cela a toujours été la force de OnePlus: une bête de course à prix d’ami. Les 6 GB de RAM sont toujours là, au cas où. Mais rappelons que des tests d’ouvertures successives et rapides d’applications, en confrontation avec des smartphones équipés de 3 GB de RAM, n’ont pas montré de réels avantages.

Finalement, la meilleure amélioration du 3T, c’est l’autonomie. Comptez sur gain de 30% par rapport au 3, grâce à une batterie plus costaude (3.400 mAh contre 3.000), et une puce SnapDragon 821 qui optimise encore un peu plus sa consommation.

Autre changement: une version en 128 GB est disponible, uniquement en Gunmetal, et pour un supplément de 40€ seulement.

Sachez enfin que l’appareil photo principal n’a pas changé en théorie (16 MP), mais on a remarqué quelques différences. La qualité reste au rendez-vous, même si, comme c’est généralement le cas, dès qu’il fait un peu sombre, il y a du bruit sur l’image. Cependant, les caractéristiques de l’appareil photo frontal a été revu à la hausse: vos selfies se feront désormais en 16 MP, au lieu de 8 MP, ils seront donc plus détaillés.

Conclusion

Oui, en quelques mois, on peut encore améliorer un smartphone au rapport qualité/prix imbattable. On ne connait pas vraiment les raisons de la sortie d’un deuxième OnePlus en 2016, pratiquement identique au premier, mais le 3T est toujours une aussi bonne affaire.

On continue à adorer le concept de OnePlus: de très bons smartphones à prix contenu. Les économies se faisant sur la distribution (vente uniquement en ligne) et le marketing (réseaux sociaux et construction d’une grande communauté de fans). Des fans qui peuvent soutenir – le mot est employé par OnePlus – le concept en achetant les produits dérivés: t-shirts, sacs, accessoires.

Concrètement, les différences entre le nouveau OnePlus 3T et le 3 sorti en juin dernier ne sont pas flagrantes. A l’extérieur, il n’y a que la couleur qui change. A l’intérieur, il y a une configuration encore plus costaude, même si au final, il n’y a que le gain en autonomie (environ +30%) qui saute aux yeux.

L’appareil photo principal a aussi été modifié. On reste un peu en-deçà des ténors de 2016 (Samsung Galaxy S7, LG G5), les petits défauts apparaissant logiquement dans les cas de faibles conditions lumineuses. Mais globalement, le 3T s’en sort plutôt bien.

L’interface a été légèrement retravaillée également. On est toujours sur de l’Android 6 (la version 7 sera bientôt disponible en mise-à-jour), mais la surcouche OxygenOS est passée en version 3.5.3. C’est légèrement plus moderne au niveau des notifications, des paramètres et de Shelf, l’écran de gauche des OnePlus qui reprend l’essentiel (applis et contacts fréquents, notes), ce dernier ajoutant au 3T un ‘centre de gestion’ (quota de data, autonomie, stockage).

Ce qui nous amène au prix, qui lui aussi a changé. OnePlus continue de s’embourgeoiser, et le prix grimpe un peu à chaque modèle. 339€ pour le 2 (été 2015), 399€ pour le 3 (juin 2016), et désormais 439€ pour le 3T (479€ pour la version 128 GB).

Notons tout de même, pour être complet, que ces hausses annuelles se font également chez les grands fabricants…


La couleur Gunmetal à droite est du plus bel effet…

 
Quelques changements subtils dans le panneau des raccourcis

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Une interface OxygenOS légèrement revue, ici dans les paramètres

TEST: l’immense Mate 9 de Huawei, monstre de puissance

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 17 novembre 2016 10h25 | Ajouter un commentaire

Le constructeur chinois Huawei, N.3 incontesté et très ambitieux du marché du smartphone derrière Samsung et Apple, a présenté à la presse il y a quelques jours son Mate 9, un très grand et très puissant téléphone. Certains estiment qu’il peut combler l’absence du Galaxy Note 7 de Samsung, plébiscité par les critiques, mais qui a disparu des rayons après de solides problèmes techniques.

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Un design efficace, sans prise de risque

Le Samsung Galaxy Note 7, qui avait été unanimement apprécié par l’ensemble de la presse internationale (celle qui a eu le temps de le tester, aux Etats-Unis surtout), a du tirer sa révérence plus tôt que prévu, soit après quelques semaines seulement, suite à des problèmes de batteries ayant mené à l’explosion de plusieurs modèles.

En cette fin d’année, il y a donc une place à prendre dans le segment des (très) grands smartphones. On parle de presque 6″, soit plus de 15 cm de diagonale.

Et Huawei, le grand rival de Samsung sur le marché très concurrencé des smartphones Android, a semble-t-il pris la balle au bond. Alors que son Mate 8 est sorti au début de l’année 2016, il renouvelle déjà son smartphone le plus haut-de-gamme en novembre 2016. C’est donc l’un des très rares cas de deux générations d’un même modèle qui sortent la même année. Impossible de savoir si le Mate 9, que RTL info a déjà pu essayer en primeur, a été avancé pour profiter du faux-pas de Samsung. Mais on peut le supposer…

Un grand classique

Quoi qu’il en soit, voici le Mate 9 de Huawei, le smartphone que le grand fabricant chinois destine « aux utilisateurs professionnels en déplacement » dans sa communication. L’écran est de 5,9″ (15 cm), ce qui est souvent la limite maximale. Certains parlent de phablette à ce stade, même si le nom est tombé en désuétude. L’utilisation à une main est délicate avec un appareil de cette dimension, mais il a forcément l’avantage des écrans géants: un site web, une application, un jeu… tout est plus pratique ou plus impressionnant. Surtout que la dalle Full HD est très réussie, avec une belle luminosité, des couleurs fidèles (et ajustables), et un contraste élevé.

La comparaison avec le Note de Samsung s’arrête cependant là: ne cherchez pas d’écran courbé sur les côtés, de stylet ou de résistance à l’eau (IP68), trois caractéristiques qui différenciaient le flagship coréen du reste de la meute Android.

Au niveau du design et du concept, en effet, Huawei n’a pas pris trop de risque. On garde une ligne héritée du Mate S, sorti en septembre 2015: une conception dite ‘unibody’ en aluminium avec un dos légèrement courbé, une dalle en verre résistant à l’avant avec un écran occupant une grande partie de la face, des angles savamment biseautés, une finition sans défaut.

Bref, c’est du très bon, la prise en main est excellente, mais c’est du très classique. Et finalement, le Mate 9 est un grand smartphone Android. Mais n’oublions pas que le Note 7 de Samsung coûtait 849€ minimum, contre 699€ pour le Mate 9.

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Deux capteurs, un autofocus laser, un flash et le capteur d’empreinte

Très rapide, et un meilleur « double capteur » photo

Le Mate 9 est le premier smartphone de Huawei embarquant la dernière puce maison, baptisée Kirin 960. Elle rassemble des composants graphiques et des processeurs à huit cœurs dernier cri. Résultat: des performances de premier ordre, une rapidité à toute épreuve, même dans les jeux les plus exigeants. Impossible de le faire ralentir, celui-là, nous avons essayé…

Le smartphone serait également capable d’analyser vos comportements d’utilisation, afin d’optimiser l’utilisation des ressources, et de conserver une rapidité au fil des mois.

C’est au niveau de la photographie que le Mate 9 fait un pas en avant. Le partenariat avec Leica, concrétisé le printemps dernier avec le Huawei P9 et ses deux capteurs à l’arrière, est poursuivi sur le grand smartphone chinois.

Résultats: deux capteurs également, agencés verticalement cette fois. Il y a un capteur traditionnel de 12 MP en couleurs et un autre de 20 MP en noir et blanc. Combinées, les deux images prises donnent un résultat intéressant. La présence de deux lentilles permet surtout de jouer avec la profondeur de champs, et c’est très efficace: on peut faire de jolis effets Bokeh, soit rendre nette un plan et flou le reste, même après avoir pris la photo. C’est très joli pour les portraits, notamment, et cela a été légèrement amélioré sur le Mate 9 par rapport au P9.

Cette seconde génération de double capteur mise en place avec Leica apporte deux petits plus: un « zoom hybride » 2x, nettement plus efficace que les « faux » zooms de la concurrence. Le principe est le même: l’image est « rognée » dans celle de 20 MP pour simuler un zoom. Comme ce que proposait le Nokia Lumia 1020 et ses 41 MP, il y a très longtemps. C’est également en partie ce que fait l’iPhone 7 Plus d’Apple avec ses deux capteurs. Le résultat est satisfaisant, même si on note une légère perte de qualité de l’image.

L’autre petit plus, c’est la stabilisation optique des capteurs: on peut prendre des vidéos en tremblant légèrement, c’est plutôt pratique.

Au final, le Mate 9 fait forcément de belles photos en plein jour, mais nous a laissé sur notre faim dès qu’on passait en conditions de luminosité plus faibles. A ce petit jeu-là, le Galaxy S7 de Samsung et le G5 de LG gardent une certaine avance.

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Des notifications bien plus intelligentes

Une interface retravaillée, une grande autonomie

L’un des plus grandes qualités du Mate 9, c’est d’être l’un des rares smartphones Android de 2016 équipés de la version 7.0 du système d’exploitation de Google, baptisé ‘Nougat’.

La surcouche de Huawei, EMUI 5.0, exploite très bien les nouveautés de Nougat, qui se situent surtout dans une gestion plus subtile des notifications. Au final, l’expérience utilisateur est plus fluide et agréable, et il y a enfin la possibilité de ranger les applications dans un tiroir, plutôt que de devoir les laisser toutes sur les écrans d’accueil (ce que Huawei imposait depuis le début).

Comme pour le Mate 8, Huawei a inséré une grande batterie dans son Mate 9. On parle ici de 4.000 mAh, c’est près du double de la concurrence. Cela permet deux jours d’utilisation presque complet (on a tout de même atteint les 10% de batterie le lendemain après-midi).

Mais qu’importe cette autonomie quand on a la SuperCharge à disposition. Chaque fabricant y va de sa propre technologie, mais le résultat est souvent le même: en moins d’une heure, la batterie retrouve presque 100% de sa capacité ! En soi, c’est déjà un excellent argument de vente…

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Un bien grand écran !

Conclusion

La fiche technique du Mate 9 parle d’elle-même: puce Kirin 960 débordant de puissance, 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne extensible, double capteur photo avec effet Bokeh, immense batterie de 4.000 mAh promettant deux jours d’autonomie, écran 5,9″ très lumineux et contrasté.

Le tout dans un design raffiné, bien que très sobre et classique. On est clairement dans un smartphone orienté ‘business man’, sans fioriture, mais d’une grande efficacité en toutes circonstances.

Va-t-il convaincre ceux qui voulaient s’offrir un Galaxy Note 7 ? Pas forcément, car le Mate 9 est « juste » un grand smartphone très performant, à un prix relativement contenu (699€). Le smartphone à tendance explosive de Samsung, lui, avait un écran courbé sur les côtés et un stylet, ce qui permettait des options inédites (même si elles restaient pour beaucoup des options ‘gadgets’). Et il était étanche, en plus. Mais il coûtait 849€ avec une fiche technique relativement identique.

Enfin, si le cœur vous en dit, sachez qu’une version ‘Porsche Design’ du Mate 9, avec un écran plus petit mais courbé, et une fiche technique plus impressionnante encore, est également en vente à plus de 1.200€.

InControl, un ordinateur de bord entièrement personnalisable

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 2 novembre 2016 19h26 | Ajouter un commentaire

Le système InControl, qui équipe de nombreuses Jaguar et Land Rover, est une interface rafraichissante dans le monde assez fermé des ordinateurs de bord. On a testé en profondeur les possibilités du système de « info-tainment » (information et divertissement) des marques anglaises.

La voiture, comme de nombreux autres domaines d’activité de la vie courante, est chamboulée par l’arrivée des nouvelles technologies. L’an prochain, la jeune marque Tesla, qui connait un succès inédit grâce à ses voitures électriques à la fois puissantes et endurantes (mais encore très chères avant l’arrivée du Model 3), promet que son système de pilotage automatique sera capable de traverser les Etats-Unis tout seul…

La voiture autonome est donc à nos portes, même s’il faut encore compter quelques années avant que le grand public puisse se l’offrir, et qu’une règlementation mondiale ou européenne intègre ces voitures d’un nouveau genre dans la circulation.

En attendant cette prochaine révolution automobile, les constructeurs continuent d’améliorer l’intelligence de leurs voitures, en les dotant d’un ordinateur de bord de plus en plus performant.

Chaque marque évolue à son rythme dans ce domaine, et certaines sont plus en avance que d’autres. Les sommes investies sont assez importantes pour refaire complètement une interface. Au-delà du développement de l’outil informatique, il faut prendre en compte le fait que l’ordinateur de bord doit interagir avec des dizaines de capteurs présents dans la voiture, et qu’il ne doit pas surtout pas énerver ou distraire le conducteur.

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InControl, c’est l’écran à droite, mais aussi derrière le volant

InControl de Jaguar et Land Rover

Le marques anglaises Jaguar et Land Rover ont plus ou moins fusionné en 2008, alors qu’elles étaient toutes deux intégrées dans le groupe indien Tata, après avoir appartenu à BMW et Ford auparavant. De nombreuses technologies sont donc mises en commun, et c’est logiquement le cas du nouvel ordinateur de bord.

Il s’appelle InControl, et le groupe est parti d’une page blanche pour ce logiciel vraiment rafraichissant au niveau du design et des fonctionnalités. Il a en réalité deux écrans: celui inséré dans la console centrale (8 pouces, tactile, avec toutes les commandes possibles), et celui qui se place derrière le volant, remplaçant les traditionnels cadrans avec aiguilles (12 pouces, non tactile bien entendu).

Attardons-nous sur la console centrale, qui est le cerveau d’InControl. La rapidité et la fluidité sont omniprésent, y compris pour la navigation, grâce à l’utilisation d’un disque dur SSD pour la cartographie, et d’un processeur récent.

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La fonction la plus sympa, c’est de composer son écran d’accueil avec ses favoris

Des écrans d’accueil personnalisables

Les smartphones sont devenus des outils indispensables, touchant un public de plus en plus large. Jaguar et Land Rover se sont donc logiquement inspirés de la manière dont nous utilisons ces appareils.

La fonction la plus intéressante, c’est d’avoir décomposé l’interface en écrans d’accueil, que l’on peut personnaliser. Il y a toujours celui de base, avec quatre grands rectangles pour les fonctions principales (musique, téléphone, climatisation, navigation). Mais en allant vers la gauche, on peut personnaliser un écran vide, en ajoutant à chaque case une fonction parmi un choix assez vaste, en provenance de la navigation, de la musique ou du téléphone, chacun ayant une couleur associée.

En composant le nôtre rapidement, nous avons placé une icône « ne pas déranger », qui désactive la notification des appels entrants. On a également placé un raccourci vers un contact favori: une seule pression permet de l’appeler. Au niveau de la musique, on a opté pour un bouton de sélection de source, et un grand rectangle de contrôle. Pour la navigation, on a placé « Annuler le guidage », quand on ne veut plus être ennuyé par la navigation.

A l’instar de Windows, on peut augmenter la taille des icônes, celles-ci affichant dès lors plus de détails.

Dommage qu’il n’y ait pas, par exemple, une option Spotify, Deezer ou Apple Music, pour pouvoir mettre une playlist, un artiste ou un album en raccourci.

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Si le coeur vous en dit, vous pouvez surfer sur le web (quand la voiture est à l’arrêt)

Connectée, forcément

InControl a plus d’intérêt avec l’option InControl Connect Pro, qui ajoute une carte SIM dans notre Jaguar de test. Celle-ci devient dès lors connectée, et cela apporte des options de contrôle supplémentaire.

La voiture est donc reliée au réseau, et à l’aide de l’application Jaguar Remote à installer sur votre smartphone, vous pouvez connaître sa position, la faire klaxonner ou allumer ses phares à distance, et savoir si elle est verrouillée.

Vous pouvez également faire de votre voiture un hot-spot Wi-Fi, mais vu la démocratisation des abonnements à l’internet mobile sur smartphone, l’intérêt est limité à des passagers étrangers…

Il y a également une application Route Planner, qui permet de planifier un itinéraire à l’avance sur le smartphone, de l’envoyer à la voiture, puis de terminer le voyage à pied jusqu’au bon endroit.

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Le ‘CarPlay’ à la sauce Jaguar: les InControl Apps, assez pauvres hélas (on veut Spotify!)

Un genre de CarPlay à la sauce Jaguar Land Rover…

Le groupe a voulu aller encore plus loin en développant son propre système intégrant le plus possible son smartphone dans l’ordinateur de bord, à l’instar de ce que permet Android Auto et CarPlay d’Apple, dont on a déjà parlé.

Il existe donc l’application pour smartphone Jaguar Apps, qui va gérer le tout. En réalité, l’appli propose une sélection d’applications tierces assez peu connues du Google Play Store (recherche d’hôtel, liseur de news, suiveur de trajet, etc), mais qui sont compatibles avec l’ordinateur de la Jaguar.

Quand vous entrez dans votre voiture et que vous reliez avec un câble USB votre smartphone, elle met automatiquement sa console centrale en mode ‘simplifié’, comme CarPlay, et n’affiche que le contenu du téléphone (contacts, calendrier, musique), ainsi que les applications dont on vient de parler, si vous les avez téléchargée.

Cette option est un peu redondante, et fait de l’ombre inutilement à l’excellent ordinateur de bord InControl, qui va déjà chercher contacts et musique sur le smartphone. L’affichage du calendrier est sympa, mais pas indispensable…

Le plus dommage, sans conteste, c’est de ne pas pouvoir (pour l’instant, du moins) utiliser de service musical comme Spotify ou Deezer via cette interface. Elle aurait eu plus de sens…

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Parfois quelques bugs pour connecter la voiture…

Quelques défauts corrigeables

Le système des Jaguar et Land Rover est relativement jeune, il n’a que quelques mois. Il souffre donc de quelques maladies de jeunesse. Nous avons constaté quelques bugs d’affichage, notamment lorsqu’on entre une destination pour le GPS au moment d’une manœuvre en marche arrière. L’écran affichant la voiture et la proximité des obstacles (en même temps que les ‘beep’ de plus en plus rapprochés) a tendance à s’incruster. Il est resté bloqué au-dessus de la navigation, sans possibilité de le retirer durant quelques minutes. Et ce à plusieurs reprises.

La connectivité est également capricieuse. La carte SIM de l’opérateur Orange inclue dans le InControl Connect Pro a du mal à trouver du réseau rapidement, tandis qu’il faut réactiver à chaque fois le Wi-Fi à la main, quand on est à la maison, pour avoir un réseau plus puissant.

Des défauts qui peuvent être corrigés facilement par les développeurs du groupe, à l’aide d’une ou l’autre mise-à-jour.

Quoi qu’il en soit, la solution InControl, de série sur la plupart des Jaguar et Land Rover récentes (il faut ajouter 1.000€ pour la partie Connect Pro), est l’un des ordinateurs de bord les plus innovants et intuitifs à utiliser.

D’autres photos de notre test:











Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 17 octobre 2016 06h21 | Ajouter un commentaire

L’entreprise allemande Devolo a enrichi sa gamme ‘Home Control’, qui rend votre maison intelligente et contrôlable pour peu que vous preniez la peine de configurer vos propres règles. La sirène est l’un des nouveaux produits. A 79€, elle permet, si vous avez déjà le kit de base (219€) de fabriquer votre propre système d’alarme, assez simplement. Cela en vaut-il la peine ?

Alarme ‘low-cost’ : comment installer cette sirène à 79€, et peut-on lui faire confiance ?

La maison connectée a pris un petit coup dans l’aile ces derniers mois. On la considérait comme un marché d’avenir très porteur, mais le grand public ne se précipite pas pour rendre smart sa maison, à l’aide de divers objets connectés.

Lors du dernier IFA de Berlin (le plus grand salon des nouvelles technologies), Samsung n’a même pas mis en avant sa solution d’objets connectés pour la maison. Le Coréen parlait plutôt de ‘smart living’, soit la communication entre les appareils de Samsung, du frigo à la TV en passant par la tablette et l’aspirateur. Mais point de trace des différents capteurs qu’il a englobés en rachetant SmartThings il y a quelques années.


Devolo agrandit son portfolio

Et pourtant, des marques poursuivent dans le domaine des petits capteurs et des appareils permettant de contrôler et surveiller sa maison. Parmi les noms les plus connus, Panasonic, LG, Alcatel (pour ne citer qu’eux), continuent à promouvoir ce concept, même si vous n’en entendez pas vraiment parler en Belgique.

L’entreprise allemande Devolo est une des rares à prendre la peine de faire connaître on système Home Control, dont nous vous avons déjà parlé. Sa particularité : une grande modularité. Vous achetez les détecteurs/capteurs dont vous avez besoin, et vous configurez vous-mêmes les règles qui vous intéressent (exemple : si la fenêtre de la salle de bain est ouverte, la vanne thermostatique du radiateur de la pièce se ferme).

De nouveaux appareils viennent enrichir la gamme, un an plus après le lancement : un détecteur d’humidité, un autre pour l’eau, et une sirène. Attardons-nous sur ce dernier objet, qui permet de faire de son Home Control un alarme ‘low-cost’.

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Enfin une sirène : 79€…

Au moment de lancer sa solution, Devolo n’avait sans doute pas l’ambition de faire de sa solution ‘Home Control’ un système de sécurité anti-intrusion. Il n’y avait pas de sirène.

Du coup, la seule règle que vous pouviez inventer si votre détecteur de mouvement s’activait durant la nuit, c’est l’allumage d’une lampe ou d’une radio (sur une prise contrôlée par le système), ou une notification (un email ou un SMS payant).

Ce souci est gommé par la sortie de la sirène de Devolo (79€). Elle est discrète, légère et d’une petite taille. Elle peut se déposer ou s’accrocher au mur. Elle a forcément besoin d’un câble et d’un petit bloc d’alimentation, fournis. Comme les autres appareils de la gamme, elle se relie sans-fil à la centrale du Home Control, un bloc que vous insérez dans une prise murale.


Installation facile, mais…

Malgré sa petite taille, la sirène de Devolo est assez puissante : 110 décibels, de quoi réveiller toute la maison. Elle est équipée d’une batterie lui donnant 24 heures d’autonomie en cas de coupure de courant.

L’installation est assez simple, même s’il faut chaque fois passer par l’interface web pas toujours très stable, et dont l’affichage pose parfois problème, selon les navigateurs et les appareils (Devolo nous a promis qu’une véritable application – et non une ‘web app’ comme maintenant – sera bientôt disponible).

Le principal problème qu’on rencontre : l’appareil est relié au système, mais l’interface ne s’actualise pas assez vite, et on pense que ce n’est pas le cas. Alors on recommence l’installation et les ennuis commencent…

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Vous devez créer vous-même la règle

Reste ensuite à créer votre règle d’alarme. Devolo part toujours du principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même : à vous d’imaginer comment sécuriser votre maison.

C’est cependant assez simple : il y a des capteurs d’ouverture et de mouvements dans la gamme Home Control. Il suffit de créer une règle (c’est très simple) stipulant que si ces détecteurs s’activent, la sirène retentit.

Hélas, lors de notre tentative, nous n’avons pas réussi à demander à cette règle d’alarme de s’activer automatiquement entre minuit et 6h, par exemple. Il faut l’activer et la désactiver à la main, via le site web, la pseudo-application ou… la petite télécommande du système Home Control (4 boutons peuvent être configurés, deux d’entre eux pour activer ou désactiver la règle d’alarme, par exemple).

Tout a bien fonctionné lors de nos tests. Dès que notre détecteur de mouvement du garage s’est activé, la sirène a retenti. C’est gagné.

Pour couper cette sirène, il faut retourner dans l’application et désactiver l’appareil ‘sirène’ (ou programmer un bouton de la télécommande, ou spécifier dans la règle que la sirène doit retentir 1 minute.

Sachez que vous pouvez attribuer d’autres fonctions à cette sirène, car il y a trois mélodies disponibles. Par exemple, trop d’humidité dans une pièce pourrait faire sonner doucement la sirène pour vous prévenir rapidement.


Des limites

Si tout fonctionne relativement bien avec cette alarme (quand l’application ou la page web de configuration fonctionne correctement), rappelons tout de même les limites de ce genre d’appareil, par rapport à des systèmes professionnels.

Tout d’abord, la sirène est à l’intérieur : si vous n’êtes pas là, il est pratiquement inutile d’activer l’alarme, vos voisins n’entendront pas (sauf en appartement…).

Ensuite, elle est ‘vulnérable’. Si le voleur la trouve la fracasse avec un marteau, c’est fini. Ce n’est pas un boitier en métal, sécurisé en hauteur à l’extérieur de la maison.

Enfin, il n’y a pas de liens avec l’extérieur : personne ne va prendre la peine d’aller voir chez vous, ou de vous appeler si l’alarme sonne.

Toutes des options qui sont cependant très chères : un bon système d’alarme coute plusieurs milliers d’euros, et il y a des abonnements mensuels ou annuels pour de la ‘télésurveillance’. Chez Devolo (voir tous les produits), on parle de moins de 300€ pour le kit de base et la sirène, et il n’y a aucun abonnement ni entretien…

Il faut considérer ce genre de solution comme des moyens de faire fuir des voleurs qui rentrent chez vous la nuit par effraction, quand vous êtes là. La sirène vous réveillera, et en théorie elle fera fuir les intrus, qui évitent d’habitude toute confrontation. Si vous n’êtes pas là, vous pouvez configurer l’envoi d’un email, mais même pas (encore) la réception d’une notification via l’application (qui sera bientôt transformée en vraie appli).al2

Bose QC 35: le top en matière de casque audio avec réduction de bruit (mais quel prix…)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 26 septembre 2016 08h27 | Ajouter un commentaire

A condition d’accepter de casser sa tirelire, le QC 35 de Bose est sans conteste l’un des meilleurs casques audio du moment. Il a tout ce dont la génération actuelle, très mobile, a besoin: il est sans fil, équipé de la réduction de bruit active et diffuse un son de grande qualité. J’ai pu le tester durant une quinzaine de jours.

Ce casque audio annule le bruit ambiant et est complètement sans fil: il n'a qu'un seul défaut…

Comme souvent dans le monde de l’électronique: ce qui est plus performant que la moyenne coute cher. C’est le cas du dernier casque de Bose, le spécialiste de l’audio qu’il faut situer dans le « premium accessible ».

En effet, il existe de nombreuses autres marques plus méconnues, qui vantent des qualités sonores très pointues, et dont les prix sont d’une autre dimension. Bose se situe entre ces marques hors de prix et les marques plus abordables.

En réalité, pour les amateurs exigeants, Bose a tout ce qu’il faut. Seuls les professionnels du son, ou ceux dotés d’une oreille très pointue, peuvent en demander plus.

Le seul reproche souvent fait à Bose, et qui est à nouveau d’application dans le casque dont on va parler, c’est le fait d’y aller parfois un peu fort sur les basses, dans les réglages par défaut. Mais généralement, le grand public adore et n’y touche pas !

Réduction active du bruit

Bose a récemment perfectionné son modèle phare de casque audio à réduction de bruit active. Rappelons que c’est l’Américain qui a inventé cette technologie qui consiste à « écouter » le bruit ambiant via un petit micro, et à diffuser dans le casque isolé les ondes contraires pour annuler une partie du brouhaha.

Le QuietComfort 25, qui excellait déjà dans le domaine, cède sa place au QC 35 en 2016, dont le principal atout est d’intégrer le sans-fil.

Il est cependant très doué pour annuler effectivement le bruit ambiant, même si comme toujours, vous continuerez d’entendre assez bien les sons aigus (comme les voix d’enfants). Les sons plus « sourds », comme les bruits de pas, les vibrations du train ou de l’avion, les portes qui se ferment, sont incroyablement réduits, voire annulés…

Une efficacité toujours aussi surprenante. De plus, il suffit d’allumer le casque (même sans diffuser de musique) pour apprécier cette réduction de bruit ambiant. Idéal pour la sieste dans un endroit bruyant.

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Beaucoup de plastique

Extérieurement, le casque n’a pas beaucoup changé par rapport aux versions précédentes. Il est très souple et très léger (285 grammes), et on peut plier facilement les pavillons pour le placer dans son étui de rangement rigide fourni.

Pour garder un poids contenu (et donc assurer un confort d’écoute prolongé), Bose a utilisé beaucoup de plastique, ce qui ne donne pas spécialement un aspect premium au casque. Mais la souplesse est au rendez-vous: on peut le tordre assez bien, et s’assoir dessus sans trop de crainte.

Sa durée de vie est donc assurée, mais vous n’êtes pas à l’abri de coups ou de griffes sur les parties en plastique.

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Sans fil mais avec boutons

Le sans-fil est arrivé à maturité pour les casques audio. Les batteries sont plus performantes et moins encombrantes qu’auparavant, et tous les smartphones sont équipés d’un Bluetooth optimisé (qui consomme moins d’énergie). Comptez une portée de maximum 10 mètres avec le smartphone, si l’environnement est dégagé. Dans une maison, c’est nettement moins. L’idée, de toute façon, est d’avoir le smartphone en poche.

Bose a donc retiré le câble jack traditionnel, mais il en fournit un (assez court, hélas): il y a en effet toujours une entrée (micro-jack), au cas où vous tombez à cours de batterie.

Vu que le câble a disparu, il a fallu mettre les commandes sur un des pavillons. On retrouve donc un bouton d’allumage et d’appairage, deux boutons de volume et un bouton multifonction.

bose03Une bonne autonomie et une application

Côté autonomie, il y a du changement. Le QC35 abandonne la pile pour une recharge de batterie via micro USB. Et il a bien fait…

On parle d’une autonomie de 20 heures en ‘Bluetooth + réduction de bruit active’. C’est très confortable: même en usage quotidien, on peut tenir facilement plusieurs semaines. Si vous préférez utiliser le câble fourni, tout en continuant à jouir de la réduction de bruit active, vous passez alors à 40 heures d’autonomie.

Bose a également prévu une application (Bose Connect) pour gérer les paramètres du casque, comme la langue du guide vocal (qui annonce par exemple la durée de vie restante de la batterie à l’allumage), le laps de temps avant la mise en veille automatique, etc.

Conclusion

Sans surprise, Bose a fait du bon travail. Son QuietComfort (QC) 35 a tout du casque idéal: il est sans-fil mais avec une bonne autonomie, il réduit très bien le son ambiant et la qualité du son est toujours aussi bonne.

Comme on peut le craindre, il faut mettre le prix. Le QC 35 ne se trouve pas en dessous de 379€, et les baisses de prix sont plutôt rares chez Bose. C’est assez cher pour un casque audio: gare au vol à l’arrachée dans la rue ou le métro…

Le seul reproche qu’on fera au QC 35, vu le prix, est le look très « plastique dur », du moins dans la version grise que nous avons essayée.

Voici « la première smartwatch qu’on ne peut pas reconnaître » (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 6 septembre 2016 06h16 | Ajouter un commentaire

Samsung était l’une des premières grosses cylindrées de l’électronique à ouvrir les hostilités de l’IFA, le plus grand salon mondial des nouvelles technologies. Il a montré à la presse une nouvelle montre connectée, la Gear S3, que RTL Info a pu essayer en primeur.

IFA : voici

Samsung aime qu’on parle de lui avant les autres. C’est comme ça, quand on est N.1 dans la plupart des domaines de l’électronique grand public.

C’est pour cette raison qu’il a fait un gros évènement la veille du début de l’IFA, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies et à tous les appareils électroniques, du frigo à la TV.

Comme l’an dernier, c’est au Tempodrom de Berlin que la presse internationale était rassemblée pour découvrir la Gear S3, un an après une présentation identique pour la Gear S2.

Il s’agit donc de montre connectée, ou de « smartwatch », un marché « qui double régulièrement, même en Belgique, où il ne se porte pas trop mal« , a-t-on appris d’un responsable belge de la marque.

La Gear S3 est déjà la 6e montre ou bracelet connecté que Samsung commercialise en 3 ans. « Le marché a progressé de 80% environ pour la Belgique, entre les 6 premiers mois de 2015 et ceux de 2016 ».

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Le modèle ‘Classic’, plus élégant

Quoi de neuf ?

La Gear S3 ne doit pas être vue comme un remplaçant de la S2, car elle garde la plupart des qualités qui ont fait le succès de la première smartwatch « qui s’est réellement vendue » dans le monde, et aussi en Belgique. Le design est toujours rond, et ressemble encore plus à une vraie (et belle) montre.

Première info importante : la S3 est nettement plus imposante que la S2. 44 mm de diamètre contre 38, cela se remarque. L’épaisseur et le bracelet sont également moins discrets. C’est définitivement un modèle masculin.

La roue dentelée qui tourne et fait office de navigateur dans le menu circulaire est toujours là, et heureusement, car c’est ce qui a fait le succès de la version 2015.

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Des bracelets de 22 mm standards et donc échangeables à souhaits

Plus précise pour les sportifs

Il y a davantage de capteurs pour mesurer l’activité physique de celui qui la porte au poignet. C’est surtout grâce au GPS intégré que la précision augmente, même si le smartphone n’est pas à proximité. Ceux qui aiment apprécieront la présence du baromètre, de l’altimètre et du tachymètre.

L’écran est ‘Always On’ en option, ce qui fait que de loin, comme on l’a entendu durant la conférence de presse, « c’est la première fois qu’on ne peut pas reconnaître à distance qu’il s’agit d’une smartwatch ».

Bonne nouvelle : le micro et le haut-parleur ont fait leur retour. On peut donc à nouveau décrocher et discuter avec la montre, si le smartphone est dans un sac, par exemple. Et si on n’a pas peur d’être ridicule…

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Le modèle ‘Frontier’, plus robuste

Meilleure autonomie, 399€

Vu que l’épaisseur est plus importante, il y a davantage de place pour insérer une batterie plus conséquente. On parle d’une autonomie de 3 à 4 jours, au lieu de 2 ou 3 auparavant.

Il y a à nouveau deux modèles : Classic et Frontier. Mais il n’y a que le look qui change (cuir et tradition d’un côté, métal ou plastique et sportif de l’autre).

Le prix est forcément assez élevé : 399€ pour les deux, dès le 28 octobre. La Gear S2 va continuer à être dans les rayons, et son prix devrait baisser, espérons aux alentours des 249€.


Canon EOS M10: n’ayez plus peur des appareils photo hybrides

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 août 2016 13h48 | Ajouter un commentaire

Enfin un petit appareil photo à objectifs interchangeables aussi petit et facile à utiliser qu’un compact…

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Le monde de la photo est en pleine restructuration. Les fabricants traditionnels d’appareils photos doivent faire face à l’explosion des smartphones, qui ont améliorent constamment la qualité de leur petit capteur photo.

Ils doivent trouver la parade pour ne pas se contenter de fabriquer des gros reflex pour les professionnels ou amateurs avertis.

Cela passe par des petits compacts pas chers ou très robustes (pour ceux qui n’ont pas de smartphone), mais la qualité des photos n’est pas forcément meilleure que les téléphones haut-de-gamme (il n’y a que le zoom qui est optique et non numérique).

Cela passe également par le développement de la gamme dite « hybride », il s’agit des appareils photos au format compact, mais dont les objectifs (de meilleure qualité) sont interchangeables. Et bonne nouvelle: les constructeurs commencent à rendre cette technologie abordable. C’est le cas de Canon, qui nous a prêté son EOS M10, la version allégée du M3. On le trouve à 369€ environ sur le web, en kit avec un petit objectif 15-45mm bien pratique.

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Simplicité

Canon a été à l’essentiel. Clairement, ce M10 est destiné aux amateurs de belles photos qui opteront pour le mode de réglage automatique, baptisé ‘Auto Hybride’. A aucun moment il n’est nécessaire d’avoir des connaissances au niveau de la photo. Sachez néanmoins que le capteur est de 18 Mpx, et que la sensibilité va de 100 à 12.800 ISO.

Le boitier est de petite taille mais tient bien dans la main grâce à son poids contenu (301 grammes) et à deux zones préhensiles bien positionnées. Sa finition est sans défaut, il y a peu de boutons de réglage.

L’idée, c’est de zoomer ou dézoomer, de cadrer et d’appuyer sur le bouton déclencheur. Vous aurez une belle photo, à tous les coups (c’est presqu’aussi simple…).


Pas de viseur

Pour cadrer, les amateurs de photo sur smartphone ne seront pas dépaysés. Il n’y a plus de viseur, mais un bon écran tactile de 7,5 cm de diamètre (avec le multitouch).

Par défaut, l’appareil est d’ailleurs réglé pour que l’écran, comme sur certains smartphones, puisse servir à prendre la photo. Lorsqu’on touche une zone, l’autofocus la rend nette et la photo est prise. Rapide et pratique, surtout s’il y a beaucoup de plans intéressants situés à des profondeurs différentes: on appuie sur la zone que l’on veut nette et la photo est prise (et à nouveau réussie pratiquement à tous les coups).

Et belle, aussi. Car c’est la grande qualité de l’EOS M10 (relativement à son prix contenu): réussir de très bons clichés en toute circonstances. Lors de notre test, il n’a jamais été pris en défaut.

L’appareil est compatible avec toute la gamme d’objectifs EF de la marque. Vous pouvez donc, si vous en avez les moyens, vous offrir une multitude d’options pour prendre des photos de très loin ou de très près.

canon04Connecté au smartphone

On est en 2016 et il est impossible d’ignorer les smartphones et leurs capacités à retoucher et partager les photos. Il existe donc une application, Canon Camera Connect, pour prendre une photo à distance (on ne sait pas zoomer, cependant) et transférer simplement une sélection de photos vers le smartphone.

La connexion entre les appareils se fera en Wi-Fi. Ce qui veut dire que si vous êtes chez vous, le smartphone devra se déconnecter du réseau local pour se connecter à l’appareil photo. Heureusement, la fonction NFC permet de faire cette connexion relativement simplement et automatiquement, en approchant le smartphone de l’EOS M10.

Des options relativement pratiques, surtout pour les jeunes qui ont pris l’habitude de se passer d’un ordinateur traditionnel dans lequel il faudrait insérer la carte SD ou utiliser le câble USB 3.0 fourni (qui offrira cependant un transfert plus rapide).

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Conclusion

L’EOS M10 prouve qu’il ne faut pas se ruiner pour avoir des photos d’excellente qualité. Cet hybride de petite taille vous assure de belles photos en toute circonstance, et la différence avec un smartphone, aussi cher soit-il, sautera rapidement aux yeux.

A environ 369€ avec un objectif très polyvalent (15-45mm), il est simple d’utilisation, petit, léger et bien fini. Et surtout, il est transformable car compatible avec la large gamme d’objectifs EF de Canon. Notez également que la connexion avec un téléphone est rapide et simple, pour transférer des photos ou faire une télécommande à distance.

On regrette juste une réactivité à la traîne. Il faut attendre une grosse seconde pour reprendre une photo, le temps que celle-ci s’enregistre sur la carte SD, et que l’appareil soit à nouveau disponible. Parfois agaçant.

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